Posté le : 04 juin 2023 à 14:27:21
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Chapitre Ier : La Pédagogie en vigueur dans les établissements pour jeunes filles de l'OCC
1.1 Généralités
Parmi les types de structures que gèrent les clarisses de l'OCC, l'on trouve les établissements de jeunes filles. Ils sont divisés en trois niveaux selon les découpages classiques : Primaire, Collége (que l'on nomme logiquement secondaire) et Lycée (que l'on nomme tout aussi logiquement tertiaire). Idéalement, les trois niveaux sont accolés, en sorte qu'il est courant qu'une jeune fille intègre l'établissement en classe préparatoire et n'en ressortent qu'une fois obtenue son diplôme de fin d'étude (peu importe le nom que lui donne chaque pays, son existence est presque un invariant). Si la jeune fille est pensionnaire (ou à plus forte raison orpheline), il est même possible qu'elle garde sa chambre durant toute sa scolarité.
1.2 Discipline
La première chose qui saute aux yeux, si l'on est un observateur étrangers (à plus forte raison si l'on est issu d'un des nombreux pays gangrenés par le postmodernisme) est l'ordre et la discipline qui règne en ces établissements.. Les punitions, que modère parfois la législation des pays hôtes (les sœurs respectent toujours la loi, si ce n'est pas possible alors elles ne s'installent pas ou bien elles partent), reposent sur les châtiments corporels et vexations diverses dans le but d'établir un rapport de force. La jeune fille doit impérativement apprendre à garder sa place sans jamais vouloir se substituer à son futur époux. Tout lui sera cependant donné pour qu'en cas de besoin, elle puisse palier les manques de son mari (ou se débrouiller en cas de veuvage), mais cela concerne davantage les compétences professionnelles car, même veuve, une fois ne doit pas chercher à se hisser au niveau des hommes. On objectera que c'est ce que font, en Prima, les vieilles matrones, c'est exact, c'est aussi ce que font les religieuses, mais les vieilles matrones et les religieuses ne représentent pas l'idéal féminin malgré toute la légitime considération que l'on peut avoir pour elles.
1.3 Régularité
Le lever et le coucher sont imposés par les cloches, idem pour les repas, les classes, l'étude ou la récréation. La régularité est la règle pour tout ce qui regarde l'organisation quotidienne de l'école. Le lever et le coucher sont imposés par la sonnerie des cloches, idem pour les repas, les classes, l'étude ou la récréation. La régularité est la règle pour tout ce qui regarde l'organisation quotidienne de l'école, le but étant que la jeune fille puisse avoir un cadre propice à l'apprentissage de ce qu'elle doit savoir pour honorer sa condition future et les impératifs naturels de son sexe.
1.4 Uniformité
L'uniformité est recherchée pour créer un certain esprit communautaire ainsi qu'une pression sociale utile à l’intériorisation des principes que l'on tient à enseigner. Elle passe, bien entendu, par l'uniforme. Il varie selon l'établissement. En généréal il se compose soit d'une robe et d'un tablier, selon les mœurs primaines, soit dans les pays les plus touchés par la modernité, des chaussettes longues, d'une jupe plissée et d'un chemisier avec soit un chandail, soit une veste. Pour le reste les cheveux se doivent porter long (sinon il faudra porter une perruque), en revanche en ce qui concerne les coiffures, bijoux et maquillage, cela est laissé à l’appréciation de l’abbesse en charge de l'établissement. Certains établissement permettent la préciosité (c'est le cas le plus fréquent) d'autres l'interdise. En tout état de cause, la vulgarité, elle, n'est jamais tolérée, pas plus que le travestissement, total ou partiel.
1.5 Enseignement général
L'enseignement général se plie d'abord, bien entendu, aux référentiels des concours et examens du pays hôte ainsi que ses programmes. Cela assuré, L'enseignement se porte prioritairement sur l'acquisition des savoirs fondamentaux : Lecture, écriture, calcul. Puis sur les savoirs identitaires : histoire, religion et culturel : arts, remien, langue étrangère et musique. Les sciences sont un peu la variable d'ajustement, une fois assuré le programme et les exigences de l'état, elles sont enseignées mollement selon les sœurs érudites disponibles car l'on peut vouloir des femmes d'esprits et cultivées mais personne ne veut une femme savante. Évidemment si une sœur du couvent touche un salaire d'une université pour l'enseignement et la recherche, cela est courant, il va de soi que les cours de science seront d'un haut niveau, sinon ils seront seulement suffisants. Enfin, en ce qui concerne le sport, les sports féminins sont favorisés, notamment la danse et la gymnastique
1.6 Enseignement pratique
Cet enseignement est placé presque au même niveau que les enseignements généraux. Il a pour vocation de permettre à la jeune fille de devenir une femme capable d'assurer la gestion du foyer (et de permettre aussi l'allégement des frais de fonctionnement de l'établissement par la limitation de ses frais de fonctionnement...). On parle alors d'éducations ménagères. On pense bien sur au ménage, mais il faut aussi apprendre la blanchisserie, la couture, la cuisine, le tricotage, sans oublier la puériculture, l’hygiène intime et domestique, et l'économie ménagère. Une fille sortant d'une école de l'OCC sait théoriquement gérer son ménage à tout point de vue, et ce qu'elle soit prolétaire ou princesse.
1.7 Enseignement moral et religieux
Comme cela a déjà été sous entendu ça et là, l'enseignement d'un savoir être de bonne épouse est un pilier essentiel. L'OCC se vante de donner au monde de vraies femmes et non des singes savants. C'est pourquoi la méthode appuie tellement sur des méthode intériorisation de la morale et de l'habitus de bonne épouse. Il en va de même pour l'instruction religieuse sans laquelle il ne peut y avoir de fondations dures à une instruction durable. Aussi ces demoiselles entendent-elles la messe tout les jours avant les cours et peuvent-elle se confesser une fois la semaine.
1.8 Coûts
L'OCC n'est pas une entreprise, elle n'a donc pas vocation à faire des profits. Les coûts d'inscriptions sont donc souvent proportionnés aux revenus des parents (gratuits pour les orphelines, évidemment). Hors de Prima ou des autres pays concordataires, les parents riches doivent payer d'avantage pour subvenir à la scolarisation des enfants pauvres. Le cout est également dégressif pour les familles nombreuses, il serait absurde d'enseigner le principe de la famille sans la favoriser dans la pratique. Enfin, il est rare qu'une demoiselle soit mise à la porte d'un établissement des sœurs pour une affaire d'argent.