Quand a-t-elle commencé ? Pourquoi ? Si vous demandez à un paysan local, quelque part dans la campagne, il vous répondra qu'il ne sait plus; ou plutôt qu'il ne sait pas, qu'il est né avec... En des temps immémoriaux, il semblait que cette guerre faisait déjà rage. De mémoire d'ancêtre, le doyen du village (62 ans) vous dira qu'ainsi il en a toujours été et qu'à jamais il en sera ainsi, dans ce pays meurtri...
Quand, comment, pourquoi la guerre ? Heureux êtes-vous si vous trouvez la réponse dans ce résumé du conflit gondolais, des années 1920 à nos jours.

Avant la guerre
Un autre facteur de dissention dans le pays a été l'orientation politique a choisir pour le jeune État indépendant. De nombreux courants politiques n'ont pas hésité à prendre les armes contre l'occupant, réclamant par la suite leur part du gâteau.
Avant de commencer à parler des guerres, il faut bien saisir plusieurs choses :
- Le Gondo n'est un pays que parce que ses colonisateurs en ont tracé les frontières, l'état-nation a été imposé par le haut.
- Le Gondo existe depuis suffisamment longtemps pour qu'un sentiment national existe, principalement dans les grandes métropoles littorales. Il profite aux Kwandaouis.
- La guerre en 2010 est très clairement dans l'une de ses phases les plus calmes depuis longtemps même si l'arrivée d'acteurs internationaux risque d'envenimer les choses.

Carte représentant les principales ethnies au Gondo.
En blanc, de multiples ethnies moins importantes.
La Guerre coloniale (1923-1958)
Mais les séparatistes ne sont pas satisfaits par un tel dénouement. La population Likra révoltée en 1923 se constitue en Organisation de l'Armée Indépendante (OAI) et continue de lutter contre toute forme d'envahisseur. En 1935, les pitsi proclament la République Indépendante Pitsi (RIP) qui prend aussi les armes contre le gouvernement et parvient à conquérir une vraie autonomie.
Du côté politique, de même troubles existent. En 1933 à Sainte-Loublance, le régime multi-ethnique est remplacé par un Royaume Kwandawoui. Mécontente, une Armée Républicaine du Gondo (ARG) se constitue, regroupant plusieurs ethnies dont des blancs restés sur place. Elle prend le pouvoir en 1945 et obtient en 1958 le départ du corps expéditionnaire gallèsant. Une junte militaire se constitue en 1946 pour rétablir l' "ordre légitimiste kwandaoui" incarné par le roi. Pour lui faire face, un autre groupe voit le jour : la République Socialiste du Gondo est déclaré indépendante à Cereira en 1951.
Des troubles antérieurs
En 1958, le Gondo est donc libéré de toute emprise coloniale et la guerre devient officiellement civile. En 1959, l'ARG se reconstitue et reprend l'offensive. En 1963, la République Socialiste du Gondo parvient à s'imposer à Sainte-Loublance comme l'État central du territoire. Elle n'appliquera pas de politique communiste, trop occupée à tenter de pacifier le pays et à se faire reconnaître comme le gouvernement central. Pour ce faire, son armée envahit la République Indépendante Pitsi à partir de 1969. Les crimes de guerres qui ont été commis lors de cette campagne son toujours le sujet du enquête au Gondo, et son impact est majeur sur la société actuelle. Les pitsi réclament la reconnaissance de cet épisode comme un génocide. En 1971, la junte militaire Kwandaoui coupe les axes de communication entre la pointe de Kergouël et le reste du pays, créant un désastre humanitaire, une famine historique chez les Likras et dans la région de Porzh-Erwan.
En 1974, la junte Kwandaoui prend le pouvoir par un coup d'État sur la république socialiste et installe une dictature militaire, qui est alors le synonyme d'une période plus calme dans les conflits.
L'émergence des acteurs actuels
Chassés du pouvoir, certains officiers de la junte se regroupent au sein du Groupement Armé Légitimiste Kwandaoui (GALK). Ce mouvement bien équipé en matériel et formé au combat est la principale menace au gouvernement dans les années 1990. Il est dirigé d'abord par le colonel Doué, éliminé au profit du lieutenant-colonel Rémien-Belleville, lui-même chassé par le capitaine Melwa.
Dans le nord du pays, plusieurs mouvement pitsi prennent les armes contre le sud du pays, tortionnaire et illégitime. C'est notamment en 1987 que le Mouvement Indépendantiste Pitsi voit le jour. Il fusionne en 2002 avec le Mouvement Pitsi Liberté pour former le Mouvement Indépendantiste Pitsi - Liberté.
Enfin, parmi les mouvements likras qui se divisent et s'affaiblissent dans les années 1990, le Mouvement Likra (créé en 1962) marque les esprit par une attaque au bazooka sur la préfecture de Togubele, ville hors de l'ethnie Likra. Cette organisation commence alors à gagner en influence, pour la première fois en 20 ans.
La situation en 2010
Dans les années 2000, le gouvernement de la IVéme République du Gondo a réussi à trouver un équilibre au sein de la société. Malgré quelques temps difficiles pour les Kwandaouis, représailles des grandes années du GALK, la population des côtes et des villes s'apaise. Les mouvements pitsi se sont retirés dans l'arrière pays, sous l'impulsion du MIPL. Le GALK a commencé à essuyer de sérieux revers, et est aujourd'hui en voie de reddition selon les autorités. Ils gardent malgré tout la main sur du matériel de qualité et représentent une menace, passés sous le commandement du caporal Alkwera en 2009. Le vrai ennemi de cette décennie est de loin le MLL : le Mouvement de Libération Likra, gigantesque fédération de mouvements de l'est du pays. Il est l'œuvre de Patience Anihilé-Sangwa, femme politique likra arrêtée en 2005, qui est officiellement décédée selon le pouvoir en place. C'est un point de tension tenace qui pousse aujourd'hui le Président Désiré Flavier-Bolwou a relancer l'offensive contre les rebelles, malgré des années de d'apaisement qu'il avait lui-même voulu.
Enfin, l'Armée Démocratique n'est plus une menace depuis qu'elle s'est retiré au nord, dans les montagnes, mais contrôle malheureusement la frontière fortunéenne, empêchant le gouvernement d'agir contre l'émigration.

Carte représentant les zones de contrôle des rebelles au Gondo
Source : Ministère de l'intérieur et des Armées
A VENIR : UNE FICHE PAR MOUVEMENT REBELLE