22/03/2019
18:03:09
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Activités intérieures des Territoires Impéraux d'Outre-Mer

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Alors que le ciel de janvier était dégagé, il faisait bon et la place grouillait d'activités. Njowga Nielsen attendait ce moment depuis longtemps et cet évènement avait pris beaucoup de temps à être préparé. Au centre de la place pavée, un barnum avec des boissons se trouvait à côté d'une estrade de fortune constituée d'une caisse de marchandise. À la louche, on pouvait surement compter mille personnes qui buvaient un verre sur des tables de pique-nique, en train d'observer les affiches et les œuvres exposées en plein air ou à écouter les groupes de musiciens locaux. Il était 15 heure et demi sur sa montre, il décida donc de monter sur l'estrade et demanda le silence dans un micro, l'assistance se tut et le regarda.

– Mes chers amis, nous sommes réunis aujourd'hui afin de célébrer notre culture locale et clamer haut et fort nos attentes, nos satisfactions et nos mécontentements à Estham !

Un bruit sourd de chuchotement entre les spectateurs traversa l'assemblée et des clameurs d'assentiments jaillirent çà et là.

- Comme vous le savez, depuis de nombreuses années, le collectif s'efforce de faire connaitre et de mettre à l'honneur notre culture, nous avons été actifs plus que jamais durant le règne de feu Michael V. Pour certain, porteur d'un ordre retrouvé, pour d'autre, tyran désordonné, dur et froid. Une chose est sûre, nous avons été plus que jamais délaissés et oublié durant son règne, où nous n'avions même pas la nationalité nordiste ! Cette situation était évidemment inacceptable, c'est pourquoi nous avons voulu protester. Mais, nos marches ont été réprimées, nos vidéos et documentaires censurés, nos affiches brulées et déchirées, nous avons vu une vraie haine de la métropole envers nous, à la limite du racisme. Avec le Mokhaï, nous, les oubliés du faste de la métropole, nous avons été les seuls à ne pas pleurer, mais à rires et chanter quand Michael V est mort. Pour être honnête, nous n'attendions rien de son successeur présumé, l'ex-prince Cadmen, mais nous avions en nous, un petit fantasme politique, un rêve, qui était de voir une autre personne de la famille prendre le pouvoir et arborer une politique progressiste et comme un prophète pour nous, Maximilien II est apparu sur la place des Maréchaux en compagnie de la famille impériale, des ministres et autres dignitaires. Il s'est dressé sur l'estrade et le doyen Rudd a posé la couronne impériale sur sa tête.
Je pense que vous vous rappelez tous la joie que ça a était dans nos rues. Mais, aujourd'hui, au début de cette nouvelle année, après un an et demi de règne, il est temps de faire le point et de rendre des comptes.
Premier point, celui qui nous vient en premier, notre statut. Notre plus chère revendication, le statu quo entre la métropole et les territoires d'outre-mer, et nous l'avons eu ! Nous sommes désormais tous et toute nordiste, avons le pouvoir de porter des députés à l'assemblée lors des prochaines élections, je vous annonce au passage me présenter pour les élections de 2012.
Ensuite, la promotion de notre culture, sur ce point, nous sommes plus mitigés. Il n'y a pas eu d'avancées significatives, mais nous pouvons nous réjouir de l'intégration spontanée de l'Empire au Forum de Coopération d'Afaréen du Nord et le rapprochement diplomatique de l'Empire avec certaines puissances locales. Cependant, la politique du gouvernement vis-à-vis de ses territoires d'outre-mer n'a pas l'aval de députés afaréens puisqu'il n'y en a pas encore, c'est pourquoi nous allons demander, par référendum d'initiative populaire, une dissolution et de nouvelles élections de l'Assemblée afin de mieux intégrer nos attentes avec ce projet. Si cela ne se fait pas, nous demanderons au moins la mise en pause de ce projet jusqu'aux nouvelles élections ou la coordination des fonctionnaires gérant cette opération et des autorités locales et régionales.

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Drapeau et logo officiel du Parti du Renouveau Afaréen

Au sein de la ville de Kankela, les dignitaires du Parti du Renouveau Afaréen, le PRA se réunissaient. Sur le bâtiment flottait le drapeau de l'Empire et le drapeau du parti. Le PRA avait fait de très bons scores pour sa première élection. 7.5% des sièges au total et 35% des députés des territoires afaréens nordistes. Le parti en avait réussi une implantation locale forte par des actions organisées avant même qu'il n'arrive à l'Assemblée. Ses objectifs étaient clairs : le développement des régions afaréennes de l'Empire, la lutte contre le séparatisme, une meilleure égalité entre la métropole et les TIOM, la protection des cultures locales. Le gouvernement et le PSI avaient apprécié l'engagement du parti dans la lutte contre les mouvements séparatistes et son attachement à ce que l'Empire reste uni. Et ils ne voyaient que des avantages au développement des deux régions d'outres-mer et à l'égalité entre la métropole et celles-ci. C'était d'ailleurs un des objectifs et engagements de l'Empereur. Les deux partis avaient donc trouvé des terrains d'entente multiple et le PRA avait intégré la coalition gouvernementale en détresse depuis Michael V qui avait laissé le camp du soutien à l'empereur en miette. Heureusement cela commençait à revenir à la normale et le PSI à tendre vers la majorité absolue, cependant les alliances étaient nécessaires. Depuis l'annonce du divorce entre la Droite Libérale et son candidat actuel premier ministre (qui au passage était un cas particulier, une sorte de cohabitation, car la Droite Libérale n'était pas le parti majoritaire, mais cette fleur avait été faite pour s'assurer du soutien de celui-ci) le PRA est devenu l'allié le plus important du PSI qui, sans lui, n'aura sûrement pas la majorité absolue à l'Assemblée.
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Par une journée de mai ensoleillée, les membres de la tribu Nyotaisi se rassemblèrent dans les champs de leur territoire pour récolter les champs de Humidicola qui servira de fourrage aux bêtes des élevages, notamment aux Ndama, une race bovine pour laquelle les nyotaisi se sont spécialisés. Cependant, ce n'était pas un jour banal. C'était d'abord évidemment un jour de fête, car les traditions ancestrales de cette tribu installée historiquement dans la région, bien avant l'arrivée des colons aleuciens, sont toujours respectées et bel et bien ancrées. La tribu bénéficiant d'un statut officiel nommé "entité locale native", statut qui induit une large autonomie, une propriété exemptée d'impôts sur un territoire donné, territoire qui correspond relativement bien aux territoires historiques de celle-ci, et donc une intervention minime de l'État ; cette tribu recevait donc la visite d'un invité spécial en ce jour de fête et de récolte. Un invité très spécial, puisqu'il s'agit de l'Empereur en personne qui se rend en visite dans la province Makolaise.

Le soleil était scintillant et n'était pas encore à son plus haut dans le ciel, il n'était que neuf heures, cependant il diffusait une douce chaleur de printemps. Un léger vent soufflait sur les cultures et faisait onduler gracieusement les grandes tiges de Humidicola. Du fourrage sera élaboré en partie grâce à cette graminée, mais également avec des racines et des feuilles déjà récoltées ou qui le seront bientôt. Un petit garçon courait autour de sa mère en riant et en bâtant l'air avec une branche souple. Baraka, ce petit garçon, si figea d'un coup en voyant avancer un homme inconnu dans le champ. Vêtu d'un pantalon noir et d'une chemise bleu clair, sa veste sur une épaule, il avançait, d'un air serein. Ses yeux marron brillaient d'une lueur rassurante et vive, laissant transparaitre un esprit tout aussi vif. Il dégage l'aura des grands hommes de son temps. Nul doute, le petit enfant savait que c'était l'Empereur dont on parlait temps partout au sein de l'Empire. L'Empereur qui avait, selon le récit que la population aimait entendre et construire, rétabli la paix et la prospérité. L'Empereur, par ce qu'il représente et les changements profonds dans sa manière de concevoir le pouvoir et dans l'initiative de la réforme des institutions pour plus de démocratie, avait certes participé à cela, mais c'était aussi et surtout grâce à l'action de nouveaux gouvernements d'une génération et d'une ambition nouvelle.

L'Empereur rejoint donc le groupe d'hommes et de femmes natives, habillé de peaux de bêtes et de tissus aux motifs variés issus de la tradition locale. Avant de rejoindre le groupe d'adulte, suivit plus en retrait par sa compagne, la future impératrice et deux soldats de la Garde Impériale devant assurer sa sécurité ; bien que l'Empereur se savait en sécurité ici et ne craignait en aucune sorte ses sujets aux sourires et aux regards chaleureux et hospitaliers ; il s'accroupit et se mit à hauteur de l'enfant qui devait avoir une sept ou huit ans. Il le regarda en souriant et l'enfant, intimidé, baissa le regard.

- Bonjour mon grand. Comment te nommes-tu ? demanda le souverain.

- Baraka mons... enfin... votre maj...,
bafouilla l'enfant, ne sachant pas comment appeler cet homme qu'il imaginait toujours coiffé d'une couronne.

L'Empereur sourit et ria légèrement à la confusion de l'enfant et le rassura en le gratifiant d'un passage de main dans ses cheveux courts pour le taquiner.

- Les grandes personnes disent Votre Majesté, mais toi, tu es jeune, appelle-moi Maximilien, ça me fera me sentir moins vieux, je n'ai que trente-trois ans, je me sens encore jeune !


L'enfant sourit timidement et l'Empereur se releva. Il alla vers un homme d'âge mûr portant ce qu'il avait reconnu comme les attributs du chef de tribu, à savoir un collier de bois et de pierres riches et un tatouage sur le front. Les deux hommes s'échangèrent une chaleureuse poignée de main.

- C'est un honneur, et un plaisir de vous recevoir en ce jour de fête dans notre tribu Majesté. Nous vous souhaitons vous témoigner notre reconnaissance pour le vent nouveau que vous avez insufflé aux relations entre les natifs afaréens et les autorités impériales. Nous avons le sentiment d'un vrai respect mutuel que nous ne connaissions pas sous le règne de vos prédécesseurs et il est rare de constater la bonne situation et les bonnes relations entre les natifs et les métropolitains.

- Il nous parait naturel que la situation soit ainsi excellence. Dès lors que nous collaborons dans le respect, la bienveillance et la recherche transpartisane de paix, il me semble que nous réussirons toujours à nous entendre. Si aujourd'hui l'heure n'est plus au séparatisme, il me semble que c'est bien plus l'œuvre native qui l'a permis ces dernières années, vous n'avez trouvé en moi qu'un allié.

- C'est donc en amis que nous partagerons les festivités de ce soir, Majesté.

L'homme sourit et s'incline tandis que l'Empereur abaisse légèrement la tête en signe de respect mutuel.

- Et pour sceller cela, je vais retarder mon emploi du temps et vous donner main-forte. Si vous l'acceptez bien sûr, je souhaiterais vous aider dans cette récolte !

L'Empereur donne sa veste à sa compagne, retrousse ses manches et retire un bouton pour être plus à l'aise.

- Cela nous touche beaucoup Majesté, je suis ravi de pouvoir partager ce moment important pour notre tribu. Ces travaux agricoles sont rythmés par la musique, les champs et la danse, j'espère que vous apprécierez donc ce labeur en notre compagnie.

- J'en suis certain, excellence ! C'est un plaisir pour moi de pouvoir participer à cela, et un honneur que vous me faites.

Les tam-tam et les joueurs d'instruments divers autour s'enflamment et la récolte commence. Le son emplit l'air et transporte l'atmosphère fraternelle et joyeuse de l'unité des peuples de l'Empire. Armé d'une longue branche taillée de motifs comme le reste des membres de la tribu, l'Empereur abat les cultures et l'enfant avec qui il avait échangé quelques mots plus tôt, se et à sa suite pour former des tas avec ces plantes arrachées à la terre.

Les branches fendent l'air, décapitent avec dextérité et précision les tiges qui ondulent et s'effondre sur le sol comme autant de guerriers tombés au combat. L'Empereur et les natifs, main dans la main, travaillant aux champs. Le photographe officiel de l'Empereur, en retrait avec la future impératrice qui joue avec les enfants les plus jeunes dont les mères sont aux champs également, enregistre ce moment paraissant naturel pour certain, surréaliste pour d'autre.
Manifeste pour la Maison Commune Impériale


Coalition des forces démocrates afaréennes pour l'autonomie, la dignité et le renouveau



Deux ans après la tragédie et l'horreur que furent l'Holocauste d'Estham, dont les échos résonnent encore dans chaque foyer, chaque port, chaque région et chaque cité de l'Empire, les peuples afaréens, partie intégrante du pays, souhaitent voir leurs voix s'unir pour être entendues d'autant plus fort, avec un espoir inébranlable en l'avenir et un attachement viscéral au dialogue, à la paix et à la démocratie. Nous sommes les héritiers d'une histoire complexe, parfois douloureuse, souvent mal comprise, mais que nous ne pourrons jamais renier Nous sommes les représentants d'une terre qui fut colonisée, exploitée, transformée, mais aussi construite, métissée, et aujourd'hui aimée. Nous sommes les porteurs d'une mémoire qui ne demande ni oubli ni vengeance, mais reconnaissance, justice et dépassement des tensions inutiles, dépassement de notre potentiel collectif. Et aujourd'hui, nous prenons la parole d'une voix qui se veut la plus unie et fédératrice possible, en tant que groupe de partis démocrates afaréens ancré dans la tradition réformiste et partenaire historique des forces de dialogue, de bonne intelligence, de nuance, pour affirmer notre conviction en l'avenir : celui-ci ne réside pas dans la rupture, mais dans la refondation.

Nous rejetons sans ambiguïtés les discours d'indépendance qui prospèrent sur la fatigue des peuples, les blessures encore ouvertes et les simplifications dangereuses. Ces discours prétendent offrir la dignité par la séparation, la souveraineté par l'isolement, la réparation par la rupture. Mais ils ignorent volontairement les réalités économiques, les interdépendances et les liens humains, les équilibres sécuritaires et les aspirations profondes de nos populations qui ne sont désormais plus dissociables, mais bien mêlées. Ils oublient que nos territoires ont choisi, à plusieurs reprises dans leur histoire, et de manière démocratique pour les plus récentes, de rester au sein de l'Empire non par contrainte, mais par volonté. Ils feignent d'ignorer que la richesse afaréenne est déjà convoitée, que les équilibres régionaux sont fragiles, et que l'indépendance, dans le contexte actuel du continent afaréen en recomposition, serait moins une libération qu'une exposition brutale aux appétits extérieurs et aux instabilités internes.

Mais refuser l'indépendance ne signifie pas accepter le statu quo ou pire, une soumission néocoloniale. Bien au contraire, nous souhaitons oeuvrer contre cela. Nous affirmons que l'Empire doit changer, profondément, durablement et plus que tout, sincèrement. L'heure n'est plus à la gestion verticale ni à l'uniformité administrative après que l'on ait pu voir les conséquences sans précédant du séisme que furent l'Holocauste d'Estham et la décapitation de notre centre administratif. L'heure est venue d'une transformation institutionnelle majeure, d'un nouveau pacte politique et social entre les territoires afaréens et la métropole, fondé sur le respect, la responsabilité partagée et la reconnaissance des identités et des cultures. C'est pourquoi nous appelons solennellement à voter OUI au référendum à venir, afin de convoquer une assemblée constituante, issue d'élections libres, pluralistes et représentatives de toutes les composantes de l'Empire. Nous saluons cette décision et cet engagement de Son Excellence le Premier Ministre et de Sa Majesté l'Empereur, d'entendre les aspirations d'un peuple encore blessé et qui a compris qu'il était nécessaire de changer pour mieux avancer. Au sein de cette assemblée une fois élue, les députés de nos partis devront porter la voix des territoires afaréens avec une légitimité renouvelée, et jeter les bases d'une Constitution nouvelle, décentralisée, équilibrée et ambitieuse. Nous le ferons sans hostilité, dans le dialogue constructif, avec exigence et une vision humaniste pour notre avenir commun.

Nous défendons l'émergence d'un modèle de pays c onstitutifs, dans lequel chaque territoire, chaque entité historique, chaque peuple de l'Empire disposerait de compétences élargies, d'institutions propres, et d'une capacité réelle à orienter son développement selon ses spécificités culturelles, sociales et économiques. Ce modèle ne devra pas devenir une fragmentation, mais une articulation, une Maison Commune, où l'unité ne se fera pas par l'effacement des différences et l'assimilation brutale qui tue autant qu'elle empoisonne, mais se construit par leur reconnaissance et leur mise en dialogue. Dans cette maison commune impériale, les territoires afaréens ne seront plus des périphéries administrées, mmais des piliers politiques à part entière, des acteurs souverains dans leurs domaines, des partenaires égaux dans la définition du destin collectif. C'est l'horizon que nous souhaitons pour nous et nos enfants. Et cette refondation ne peut se faire sans un travail de vérité. Nous demandons une nouvelle étape dans la reconnaissance pleine et entière des crimes coloniaux commis en Afarée, que cela soit envers nos territoires ou l'ensemble des nations afaréennes ayant pu être touché par l'impérialisme nordiste, par les violences, les déplacements forcés, les politiques d'exploitation, les humiliations culturelles, les traités inégaux. Nous ne réclamons pas cela pour raviver les fractures, mais pour les refermer dignement. Cette reconnaissance doit s'accompagner d'un effort mémoriel sincère, d'un enseignement historique rééquilibré, et de politiques de réparation symbolique et matérielle, comme la restitution nécessaire d'œuvres précoloniales volées.

Mais nous affirmons tout autant que l'histoire afaréenne ne se résume pas à la souffrance. Elle est aussi faite de résistances, de créations, d'adaptations, de renaissances. Elle a existé avant la colonisation. Elle est une richesse vivante que nous devons préserver et transmettre. Les langues afaréennes, les structures communautaires, les savoirs traditionnels, les expressions artistiques, les systèmes de pensée locaux ne sont pas des reliques du passé et des vestiges archaïques incompatibles avec la modernité, mais des ressources pour l'avenir, pour reconquérir notre identité et savoir qui nous sommes, d'où nous venons et où nous allons. Leur sauvegarde ne doit pas être un geste unique mais une politique publique structurante et de long terme, intégrée à l'éducation en Afarée comme en Aleucie, à la gouvernance locale, à l'économie culturelle et à la diplomatie impériale. Pour l'ouverture, la richesse culturelle, le savoir et la compréhension, nous réclamons également que le Swahili, langue partagée par la majorité des peuples afaréens faisant partie de l'Empire, soit une langue officielle à égalité avec le nordiste, et que celle-ci soit enseignée à tous les élèves du pays, y compris en Aleucie.

Dans le même esprit, nous appelons à une révision profonde des équilibres économiques au sein de l'Empire. Les territoires afaréens ne peuvent, ne doivent pas, porter seuls le poids de la reconstruction nationale après Estham. Leurs ressources, notamment minières, ne peuvent être mobilisées sans une logique de co-développement équitable et durable, de redistribution transparente et de respect des écosystèmes locaux. Les nouvelles infrastructures afaréennes ne doivent pas seules soutenir les réfugiés. La solidarité impériale ne peut être à sens unique. Elle doit être un engagement réciproque, où chaque partie contribue selon ses moyens, mais où aucune n'est sacrifiée au nom de l'intérêt général. Nous souhaitons aider toutes les personnes qui ont subi ce cauchemar, nous le faisons et le continuerons. Cela ne doit cependant pas amener à une nouvelle exploitation irréfléchie de nos ressources.

Enfin, nous insistons sur la nécessité d'un engagement renforcé de l'Empire dans le continent afaréen. Celui-ci traverse aujourd'hui des mutations profondes : recompositions politiques, transitions démographiques, tensions géopolitiques, opportunités économiques inédites et tragédie cramoisienne. Les territoires afaréens de l'Empire peuvent et doivent jouer un rôle de pont, de médiateur, de moteur dans cette dynamique. Mais cela suppose une stratégie claire, une présence diplomatique active, des investissements plus ambitieux et une vision stratégique à long terme.

Nous, partis démocrates afaréens, unis dans notre diversité, affirmons que l'heure n'est ni à la rupture ni à la résignation. Elle est à la refondation. Elle est à l'audace politique. Elle est à la reconstruction partagée. Elle est à l'espoir. Voter OUI, c'est ouvrir la voie à une nouvelle ère pour l'empire. Voter OUI, c'est choisir la dignité sans isolement, l'autonomie sans fragmentation, la mémoire sans rancoeur. Voter OUI, c'est bâtir ensemble la Maison Commune de demain.
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