28/03/2016
07:18:09
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Un Premier ministre prit entre deux feux

Le Premier ministre, Antoine Carbasier, entre dans la pièce. Il scrute la pièce de ses yeux, personne n'est encore arrivé. Un grand moment de soulagement. Il va sur le canapé et s'allonge. Après quelques minutes, il se lève et lit une note sur son bureau tout en soufflant de tout son être au fil de la lecture peu ravissante somme toute.

Le ministre de la Défense est au Grand-Kah et cette idée l'inquiète à chaque instant de la journée. Il avait tant à faire, il avait autre chose à faire que de s'inquiéter pour cette visite. Des rapports à lire, des rapports urgents pensa-t-il soudainement en référence aux rapports des services de renseignements. Des interviews à donner pour faire bonne figure, la préparation des questions au gouvernement qui auront lieu demain à l'assemblée puis à la chambre des nobles. En se parlant tout seul il déclare :

Hummm, on n'est pas rendu mon cher, dit-il tout en prenant son portable et regardant s'il a reçu un message ou appel. Mais rien de tout ça. Alors il émit des cris bizarres avec sa bouche pour se détendre, évacuer la pression il ne le savait pas lui-même. Il regarde les dernières actualités dans la presse Gan-tainaise en n'espérant pas voir une maladresse de son ministre de la Défense. Mais rien dans la presse à l'heure actuelle, ce qui ne le soulagea pas du tout.

Quel fils de pute. Il tient tout le parti par les couilles et je suis impuissant. Gnegegnen on devrait négocier avec le Grand Kah. Je t'en foutrais du Grand kah, mais dans les chiottes et paf on tire la chasse là d'eau. Pourquoi il veut tant négocier avec eux ? Il ne comprend pas qu'on va se foutre à dos la Loduarie qui est pile à côté de nous. Humm ça tiendrait qu'à moi, j'aurais déjà accepté une rencontre avec la Loduarie. Mais bon, il semblerait que Gary veuille négocier avec ses connards d'anarchiste. On est où là ? Trop de personnes au sein du gouvernement semblent le soutenir pour que j'y puisse faire quelque chose. En espérant qu'il réussira ce qu'il veut faire. La bonne nouvelle, c'est qu'il me fait chier que sur ce dossier pour l'instant

Mais le bruit de porte qui s'ouvre l'interrompt dans ses pensées. Un homme jeune d'environ un mètre soixante-dix, bien plus petit que le Premier ministre, fait son apparition. Agé de trente-deux ans cela fait de lui le ministre le plus jeune du gouvernement. Cela lui avait valu beaucoup de critiques sur ses capacités à occuper un ministère aussi important que le sien. Mais l'amitié qui noue Antoine Carbasier et l'homme dans la pièce était trop forte pour qu'Antoine lui refuse le ministère de l'Intérieur. D'autant plus qu'il était sacrément bon en politique. Ayant un réseau au sein du parti assez développé. Moins développé que Gary Hubert, mais pas loin. Enlaçant l'homme le Premier ministre dit :

-Comment tu vas Julien Tutard ? Ca me fait plaisir de te voir.

-Bien merci, sûrement moins fatigué que toi. Il faut que je t'emmène avec moi au sein de mon ministère. Tu verras les mecs se la coulent douce comparé à toi.

-Que veux-tu ? Je n'y peux rien si mon gouvernement, c’est ouvert aux nations du monde. J'ai fait quatre rencontres, dont un sommet en dix jours. C'est du jamais-vu pour notre nation. Un programme spatial qui prend trente pour cent de mon temps et je mets de côté Gary.

-D'ailleurs, concernant le programme spatial. Je vais tenir plusieurs réunions entre les différents acteurs au ministère. Pour savoir comment intervenir pour mieux protéger les secrets industriels. Je pense qu'on peut renforcer nos moyens en changeant de doctrine. De plus, j'ai pris l'initiative d'engager des formations concernant nos forces de sécurité, dont les pompiers pour prévoir divers risques. Que cela soit incendie, terrorisme ou autre. C'est tout nouveau tout cela. Je t'en reparlerai.
Concernant Gary, je crois savoir de quel problème tu parles. Il est allé voir tous les députés pour leur demander s'ils soutiendraient un accord avec le Grand-Kah. Selon les propos qu'on m'a rapportés, trente pour cent le soutiennent. Mais en comptant les voix de la gauche qui votera pour très certainement l'accord passera. D'autant plus que les militaires sont tout joyeux de recevoir un matériel tout neuf et aux derniers standards technologiques.


-Tout ça ne me plaît guère. Mais je n'ai pas le choix de céder sur la question du Grand-Kah. En espérant qu'il sait ce qu'il fait et que le Grand-Kah peut-être un partenaire de confiance. Il se rend compte qu'on risque de foutre en rogne la Loduarie ? C'est notre proche voisin putain.

-Non seulement, il s'en rend compte et compte s'en servir. Plusieurs conseillers au sein de mon ministère m'ont avoué ce matin qu'il compte utiliser la Petite Guerre froide entre les deux nations pour négocier un prix nettement à la baisse concernant l'achat d'arme. Je doute que ça marche sincèrement. Oh, j'ai failli oublié. Mais malgré la réticence des députés, le chef de notre parti à l'assemblée m'a assuré du soutien de tous les députés concernant un plus grand laxisme dans la distribution de visas si cela doit advenir.

Le Premier ministre n'a pas le temps de répondre, que les portes s'ouvrent suivi d'une bribe de conversation entre deux personnes. La première personne visible, une femme des moins élégantes du Royaume. La députée et proche du Premier ministre était une femme petite et en surpoids assurément. Avec sa coupe qui ne lui va pas du tout et les lunettes de travers, elle donne un air non-sérieux. Mais tous ceux qui la connaissent savent son intelligence et son humour.
La deuxième personne fut tout son contraire. Une femme des plus élégante. Catherine Merdique, qui porta un nom malheureux, est une femme grande, imposante avec ses yeux en amande brûlant de passion assurément. La ministre de l'éducation marcha toute en élégance avec un pas assuré.

Quelques minutes, plus tard, alors que le Premier ministre et tout le monde sont assis autour d'une table.

- Notre prévision de croissance sur le trimestre est comprise entre trois à quatre pour cent sur l'année et pourrait atteindre environ quinze à vingt pour cent. Ce qui est énorme et risque de provoquer une inflation de l'ordre de cinq pour cent. La banque centrale va augmenter les taux directeurs de zéro virgule cinq pour cent sur une période de deux mois. De plus mon ministère, travail sur plusieurs mesures pour aider les entreprises en cas d'inflation trop forte. Notamment concernant les factures d'électricité pour les TPE/PME. En-dehors de cela tous les indicateurs économiques sont positif, le chômage baisse de plus zéro virgule trois pour cent. Ce qui est un très bon chiffre, dit la députée.

-Et donc ? Baser la communication du gouvernement sur un unique axe est très risqué tout de même. Je ne sais pas sincèrement. Si les chiffres économiques se dégradent ça sera la fin pour nous. L'opposition va nous étriller. Les républicains y arrivent déjà assez bien, si on peut éviter de ramener dans la danse les partis royalistes, je suis preneur.

-Ce n'est pas idéal certes, mais tu marqueras une rupture franche avec Gary. Il est là l'intérêt. Si tu arrives à maintenir des chiffres économiques, aussi bon, l'influence de Gary sur le parti va diminuer et la tienne augmenter. C'est sûrement ta place qui se joue là. Tu en as marre de Gary, tu as perdu sur le Grand-Kah c'est trop tard. Mais là, tu peux gagner les prochaines batailles avec l'économie, répondit Catherine Merdique.

- De plus, tu peux faire fuiter les dernières merdes qui lui collent au cul dans la presse. Avec un peu de chance malgré tout le talent politique et l'influence qu'il a, il ne pourra pas tenir son poste de ministre. Antoine, tu peux prendre le contrôle du parti plus que tu l'as actuellement. C'est clair et net. Plusieurs députés te soutiennent, même un bon nombre, plus que, le soupçonne, Gary pour sûr. On est minoritaire au sein du gouvernement à te soutenir, mais à l'assemblée, c'est tout le contraire. S'il réussit à obtenir un accord favorable avec le Grand-Kah, des députés iront vers lui. C'est pour ça qu'il te faut une grande réussite pour ta propagande interne et envers l'opposition.

Bon ok. Mais permettez moi de modifier un peu le plan. Il est ministre de la Défense et des armées, on est d'accord ? Il faut que je montre une autorité. Julien, ton ministère va devoir serrer la vis. En-dehors des visas bien sûr. Nous devons adopter une politique plus sécuritaire de ce qui était prévue. Penche-toi sur la question en lien avec le ministère de l'Économie. Mais une augmentation des effectifs de polices de plus de dix pour cent sur trois ans. Cela baissera le niveau des policiers recruté mais pas grave. Regarde les besoins par branche.
De plus, voit pour déloger quelques camps de migrants. Avant de déloger quoi que ce soit vient me demander. Il faudra trouver un camp médiatiquement connu pour plus d'effet. On se rendra sur place, dans le plus grand village le proche tous les deux pour faire une conférence de presse. L'opposition va s'en donner à cœur joie. Mais on aura de quoi répliquer avec l'économie et la diplomatie. On s'ouvre au monde, ils n'ont pas eu les couilles de le faire.


Le Premier ministre tape du poing sur la table à l'annonce de la dernière phrase. Signe de la prise de conscience qu'il pouvait gagner le combat contre Gary Hubert. Il en rêvait, il peut le faire. Faire tomber Gary Hubert l'homme qui contrôle le parti dans l'ombre depuis au moins dix ans. Les casseroles qu'il a au cul et connu de tous sont les seules raisons qui explique qu'il soit pas Premier ministre actuellement. Les yeux d'Antoine Carbasier brillent intensément oubliant presque l'affaire du Grand-Kah, acceptant cette défaite dans cette bataille. Tout en retrouvant une vitalité. La même vitalité qui l'a fait élire Premier ministre, gagner la bataille électorale contre le MRU.
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Padure : Réunion à la résidence Faure ! Partie I


Image d'Illustration
Image d'illustration


L'ambiance dans la pièce était une ambiance de curiosité et d'envie. En effet, les différents membres et spécialistes présents ici ont été choisis sur le volet. Seuls les plus hauts éminents experts du pays sont présents dans la pièce de la Résidence Faure, lieu de travail du Premier ministre du Royaume de Teyla. On entendait de nombreux bribes de conversations dans la pièce pouvant comporter environ une vingtaine de personnes assissent. En place debout, elle pouvait accueillir sans doute le double de personne, mais ici les équipes de la Résidence Faure ont installé une table et des chaises pour l'occasion. Une télé fine et grande, un écran plat, accroché au mur diffuse la première chaîne d'information en continu du pays. Les journalistes parlaient des élections municipales et de la catastrophe inattendue pour le parti politique au pouvoir à Manticore, la capitale du pays, mais aussi au niveau national avec l'arrivé d'un nouveau parti politique sur la scène internationale dirigé par un ancien député du parti Les Royalistes. Mais les sujets des conversations sont tout autre. On parle en majorité de Padure. En effet, c'est la raison de la convocation de tant d'experts à la Résidence Faure. L'humanité à très peu d'information sur Padure et sa forêt. Très peu exploré, seul l'aventurier Aurélien Audebert est revenu vivant récemment de la forêt avec des échantillons de la flore de la région. La flore semble avoir des particularités exceptionnelles après les premières études des échantillons sans qu'on n'en sache énormément. Tout cela en plus de l'envie de la Reine de trouver des réponses aux diverses expéditions, dont celle d'une armée militaires entière, on convaincu le pays, mais avant tout le gouvernement d'entamer les préparatifs pour une expédition pour la région de Padure.

Quand le Premier ministre rentre dans la pièce avec à sa droite le ministre Julia Guichard, députée et membre du parti Les Royaliste tout en étant une fidèle du Premier ministre, les brides de conversation se tuent dans le vide de la pièce. On attendait Julien Tatard ministre de l'Intérieur et proche du Premier ministre plus tard dans la journée, revenant d'un déplacement dans un commissariat des forces de l'ordres. Trois membres importants du parti au pouvoir et des institutions présent pour une réunion sur Padure. Cela montre la volonté forte du gouvernement de mener une expédition sur zone et de mettre tous les moyens possibles pour réussir. Tout le monde s'installe autour de la grande table à laquelle on a posé des verres d'eau et des étiquettes pour les noms et prénoms de chaque personne présente. D'un signe de tête, le Premier ministre, Antoine Carbasier, indique à tous de s'assoir. Tout le monde s'exécute et s'assit même le Premier ministre posant ses dossiers et documents brutalement sur la table, comme un soulagement d'être enfin assis. Levant la tête sur ton auditoire, posant ses mains sur la table, stylo dans la main droite, il déclare :

- Bonjour à tous et toutes, c'est avec un grand plaisir, mais avant tout sérieux que le gouvernement de Sa Majesté vous a réunit ici. En effet, nous allons devoir anticiper bon nombre de potentielles situations, et même problèmes qu'on pourra rencontrer. Je vous assure toute la détermination du gouvernement pour monter cette expédition qui se voudra avant tout scientifique et à la recherche des réponses pour l'histoire avec un grand H. Donc cette réunion risque de durer pas mal de temps, j'en suis désolé. Il se pourrait même qu'au fil des rapports nous soyons dans l'obligation de nous revoir pour mettre à jour nos connaissances sur la zone géographique de Padure. J'espère avoir été clair pour vous tous. Dernière chose, nous sommes ici dans une réunion répondant au niveau secret, des niveaux secret défense. Nous déclassifierons les documents en temps voulu. C'est-à-dire une fois après nos premiers pas effectués à Padure. Est-ce bien clair ? Une fois que tout le monde a dit oui, le Premier ministre reprit : bien, je vous prie de me dire ce qu'on sait sur cette forêt qui reste mystérieuse à bien des égards, il me semble.

Une femme, dont le charisme transpire à travers son regard et sa voix commence à parler sans même lever la main auparavant. C'était Claire Auchoir historienne du pays ayant fait un chemin d'étude exemplaire. Elle a lu et étudié Le récit d'exploration du Général Duan Gengxin mandaté par Sa Majesté l'Empereur Ushong et du sire seigneur du château de Moartea, Ionel Martinescu. Elle dépasse tous les hommes et femme de la pièce en taille avec son un mètre quatre-vingt-seize. Cela ne la gêne pas le moins du monde, elle en prend même un certain plaisir intérieurement sans jamais l'avoir manifesté extérieurement.

- Monsieur le Premier ministre, Madame la Député, messieurs, dames ce que nous savons de Padure et de sa forêt est, sans aucun doute, insignifiant quant à notre savoir de notre planète et des lieux qui la composent. Nos principales sources, de savoir ne sont pas contemporaine bien au contraire, cela complique encore plus notre tâche ici. Je pense que bon nombre de scientifiques pourront affirmer le fait que l'écosystème, la faune et la flore de la forêt ont certainement évolué à travers les siècles. Comme nous les anciennes sociétés, civilisations et peuples se sont très peu enfoncés dans Padure et dans sa forêt. On dénombre un nombre conséquent d'expédition ne revenant pas de la forêt dans divers récits. La plus célèbre est celle de l'année mille quatre cent soixante-quinze. Une armée entière conséquente, nous pensons pénètre dans la forêt afin de trouver un chemin plus rapide à travers le continent. Mais l'armée ne réapparaît jamais et aucun corps ne fut retrouvé jusqu'à maintenant et selon de toutes les sources d'époques et historiques que nous possédons. Un livre du XVIIIe siècle décrit les abords de la forêt. Un livre assez complet bien qu'ils ne s'enfoncent pas dans la forêt. Mais on y décrit des phénomènes bizarres et particuliers.

Un homme d'une cinquante d'année prend la suite de la conversation. Un biologiste non connu du grand public comparé à la femme qui a pris précédemment la parole. Une voix aiguë, mais un débit très rapide tout en ayant une articulation non travaillée, non recherchée. Durant ce temps, discrètement le ministre de l'Intérieur, Julien Tutard, rentre dans la pièce, fait un signe de la main pour dire bonjour à toute l'assistance. Il s'installe sans faire le moins de bruit possible et regarde le locuteur.

[i]-D'un point de vue géographique, faune et flore. Nous avons remarqué une très forte densité d'arbre, des pins. Nous n'avons à l'heure actuelle repéré aucune autre espèce d'arbre. Concernant la faune elle est loin d'être étoffée et nombreuse. Les activités magnétiques de la forêt de Padure sont particulières. Nous n'avons pour l'instant pas d'explications, mais les boussoles ou autres types d'appareil ne fonctionnent plus du tout. La zone est très humide étant donné qu'une tentative de largage de Napalm n'a pas fonctionné du tout. Je ne peux pas vous en dire plus pour l'instant. Nous n'avons pas assez d'études pour en savoir plus. [/i]

-Bien merci, reprit le Premier ministre un peu frustré au vu du peu de réponses possible. Comme vous le savez, le gouvernement a passé commande dans les différents ministères auprès de diverses entreprises pour qu'on puisse monter une expédition et notamment un camp. Du coup, nous allons devoir mettre une stratégie en place. Mais je vais laisser la parole au ministre de l'Intérieur.

-Bon comme vous le savez, l'une des priorités sera bien sur la protection du camp et des personnes au sein du camp, même une fois qu'elles seront à l'intérieur de la forêt. Pour cela, nous avons préparé un plan qui suivra plusieurs étapes. Dans les premières arrivées nous allons envoyer une trentaine de soldats qui auront le pouvoir de police et militaire sur la zone du camp seulement. Cela est mis en place pour éviter tout débordement de la part des civils comme des militaires. En plus de cela, il faut ajouter une vingtaine de soldats des forces spéciales pour avoir une bonne force expérimentée sur place et assurer la sécurité de tous en cas t'attaque venant d'un ennemi que nous n'avons pas vu venir. La question, c'est que vous préconisez d'un point de vue sécuritaire sur tous les aspects donc alimentaire, sanitaire, etc. Je pense que vous m'avez compris, dit-il avec un sourire apparent.
Assemblée nationale
Séance à huit-clos

Discours d'Angel Rojas aux députés en séance à huit-clos à la suite des actions des autorités loduarienne en Eurysie - Pax Teylica.


Honorables députés,

C'est avec honneur et sens du devoir que je me présente aujourd'hui, dans une séance privée extraordinaire. Depuis un an et sept mois, j'ai eu l'honneur de servir le Royaume de Teyla, le Parlement et, bien entendu, le peuple teylaise. L'action de mon gouvernement est tournée vers tous les teylais et les teylaises. Durant mon mandat, qui n'est pas terminé, le Royaume de Teyla a vécu plusieurs évènements d'importance et parfois tragiques, hélas. Malgré les obstacles, nous n'avons jamais dévié du chemin du succès, qu'il soit économique ou diplomatique. La politique économique menée sous mon gouvernement et le gouvernement précédent permet au Royaume de Teyla d'être la sixième puissance économique mondiale et la deuxième sur notre continent. Désormais, nous faisons partie du cercle restreint des grandes puissances. Il n'y a pas une nation eurysienne qui néglige la puissance du Royaume de Teyla, car, honorables députés, soyons clairs : nous sommes puissants. Notre puissance militaire, économique et diplomatique nous permettent de défendre nos intérêts nationaux.

Jadis, cette puissance nous a permis de répandre la guerre et de soumettre des peuples. Aujourd'hui, nous nous engageons à transformer cette même puissance en un instrument de paix sous l'égide du Royaume de Teyla. Désormais, cette puissance nous permettra d'établir et de maintenir la paix, d'apporter la stabilité aux peuples et aux nations du continent eurysien. Nous œuvrerons afin que cette région prospère et résiste aux appels de la guerre.

Cette évolution signifie un changement majeur pour le Royaume de Teyla et pour le continent eurysien. Les investissements économiques prévus, rendus possibles grâce aux actions de mon gouvernement et de la diplomatie teylaise, marquent également un tournant historique. Notre présence ne se limite plus au continent, mais s'étend à l'échelle mondiale. Nous intensifierons nos efforts pour permettre à des pays, tels que la République de Lermandie, d'améliorer les conditions de vie de leur population. Le libéralisme social qui nous a permis d'atteindre les sommets apportera la prospérité aux populations étrangères, toujours dans le respect de l'égalité, de la justice et de la souveraineté nationale des peuples. C'est en améliorant la confiance vis-à-vis de nos entreprises que les nations étrangères embrasseront les entreprises teylaises qui sont compétentes. C'est pourquoi le gouvernement soumettra au Parlement prochainement plusieurs projets de lois afin d'améliorer la compétitivité des entreprises du Royaume de Teyla, mais aussi de s'assurer que nos valeurs soient respectées. En ce sens, pour la compétitivité de nos entreprises, nous multiplierons les accords commerciaux de libre-échange et de baisse des droits de douane en étroite coopération avec le Parlement, mais aussi les instances de contrôle qui verront leurs moyens renforcés. En effet, le libre-échange ne rime pas avec concurrence déloyale, nous devons nous assurer que les nations respectent nos normes, notre culture et nos lois afin de pouvoir commercer avec le Royaume de Teyla.

Cette évolution de l'utilisation de notre puissance économique doit se faire tout en regardant notre passé pour apprendre et comprendre nos erreurs. Soyez assurés que mon action est de construire des chapitres d'histoire où la coopération et la paix domineront, là où certains s'évertuent à ce que la guerre et la destruction soient les maîtres de notre monde, de notre histoire. Je refuse ce destin, je refuse ce chemin qu'empruntent les régimes totalitaires. Il s'agit du destin de millions, de milliards d'êtres humains, oui, des êtres humains que nous ne pouvons pas laisser de côté.


Acceptez-vous la guerre ?

Non ! Répondent en criant les députés de la majorité et de l'opposition.

Acceptez-vous les pleurs des enfants, des femmes ?

Non ! Répondent en criant les députés de la majorité et de l'opposition.

Acceptez-vous les destruction de ville entières, les pillages impunies ?

Non ! Répondent en criant les députés de la majorité et de l'opposition.

Acceptez-vous la division et la haine que veulent répandre ces dictateurs ?

Non ! Répondent en criant les députés de la majorité et de l'opposition.

En rejetant les actes qui ne montrent aucun signe de civilisation, vous montrez toute la conviction et tout le courage qui animent cette Assemblée, mais aussi du Royaume de Teyla. En embrassant cette voie, nous montrons l'exemple aux nations et aux peuples hésitants. L'histoire s'écrit à chaque instant et nous l'écrivons actuellement, comme nous l'écrirons dans les jours et les mois à venir. Notre responsabilité est de changer le cours de l'histoire dans le but d'éviter ces massacres, ces destructions, ces pleurs qui se répètent sans conséquence. Nous avons les moyens nécessaires pour proclamer la "Pax Teylica" et la faire respecter en Eurysie de l'Ouest. N'est-il pas temps de montrer toute la puissance du Royaume de Teyla et de montrer aux dictateurs de ce monde qu'ils ne peuvent rien face à notre puissance démocratique, notre justice, nos valeurs ?

La "Pax Teylica" n'est pas seulement des mots, ni qu'une vision. C'est un programme que je m'efforcerai d'éclaircir dans les semaines à venir et que j'ai en partie décrit précédemment. Cette vision, non ce devoir, devra être accompagné par des moyens économiques, militaires et diplomatiques. Nous devrons renforcer notre souveraineté dans les nouvelles technologies, qui sont la croissance de demain. La prochaine loi sur l'intelligence artificielle donnera au Royaume les moyens de ses ambitions tant sur l'aspect civil que militaire. Ce n'est pas seulement l'aspect économique qui doit être pris en compte pour assurer notre puissance et ainsi la "Pax Teylica". Nos infrastructures doivent perpétuellement suivre l'évolution de la technologie, suivre l'évolution de la société sur l'utilisation des moyens à leur disposition pour se déplacer, pour se nourrir, pour se guérir et pour se divertir. L'éducation doit permettre l'élévation des élèves dans les domaines dans lesquels ils sont compétents et qui les intéressent afin d'obtenir le meilleur de chaque personne. C'est en allant vers ces politiques, tout en réduisant les inégalités, que nous réussirons à la mise en œuvre de la "Pax Teylica" sur le long terme.

La "Pax Teylica" est aussi une œuvre diplomatique et militaire. Le développement de notre réseau diplomatique en Eurysie et ailleurs est une réussite de mon gouvernement, mais aussi du précédent gouvernement. La paix ne peut réussir sans des partenaires fiables où la coopération est de mise tant sur le plan économique que militaire. Mon gouvernement n'a pas choisi entre économie et militaire, il mène des actions dans les deux domaines pour permettre l'instauration d'un cadre sécuritaire au Royaume de Teyla pour son peuple. Nous nous réjouissons des commandes militaires auprès des entreprises de la défense teylaise de la part de nos partenaires de l'Organisation des Nations Démocratiques. Ces commandes montrent tout le sérieux de nos entreprises, les compétences industrielles de nos entreprises ainsi que la qualité de nos équipements. Elles montrent toute l'importance de l'Organisation des Nations Démocratiques, décriée par les groupuscules politiques ne voulant pas être pris au sérieux, tant l'Organisation des Nations Démocratiques montre tout le prestige du Royaume de Teyla et de ses partenaires chaque jour passant.

C'est pourquoi les actes récents de la Loduarie communiste sont intolérables sur plusieurs points, mais le plus important de tous sur le plan moral.


Les députés du Mouvement Royaliste et d'Union ( la majorité ), les Royalistes, Parti Monarchique pour la Liberté et le Progrès, Droite républicaine, Gauche Républicaine et du Parti Royaliste se lèvent et applaudissent le Premier ministre durant toute la suite du discours, le Premier ministre élève la voix sous le tonnerre des applaudissements renforçant l'historicité du moment présent.

En tant que société, nous nous sommes engagés à respecter des lois, une morale commune et des principes communs. Ils ont pour points communs la justice, l'égalité, l'équité économique, la liberté et le respect de la dignité humaine. Les actions du régime loduarien violent fortement ces principes fondamentaux. Le régime loduarien se proclame représentant du peuple, des peuples, il n'en est rien. En honorant Corentin Lori et Marie Lori, morts sous les balles loduariennes, dont les raisons énoncées par le régime loduarien ne peuvent nous satisfaire, nous reconnaissons le sacrifice de leur vie qu'ils ont fait pour nos valeurs et nos principes. La vie de deux Teylais a été prise de manière injuste, ne l'oublions jamais, car il est de notre devoir de nous souvenir de nos morts, de leurs sacrifices. Je veux réaffirmer devant vous, honorables députés, avant de continuer, ma conviction profonde envers les principes qui guident notre Royaume. Être Teylais, ce n'est pas seulement avoir une carte d'identité, mais être lié par ses valeurs et par des liens de compassion et de deuil commun quand un de nos compatriotes meurt.

Les actes de la Loduarie ne peuvent rester sans réponse de notre part, car ces actions sont illégitimes, illégales, mais aussi immorales. Nous savons les autorités loduariennes capables de massacres, d'actes envers les populations indescriptibles tant l'inhumanité caractérise les actions commises. Le Royaume de Teyla prendra les mesures appropriées pour assurer la sécurité du Royaume de Teyla et de ses citoyens. Nous ne pouvons nous abaisser et accepter cette violence, cette inhumanité qui menace les populations eurysiennes chaque jour. C'est pourquoi j'informe l'Assemblée nationale d'une opération militaire conjointe avec nos partenaires et de l'Organisation des Nations Démocratiques en Mer Blanche. Cette opération militaire enverra un message clair au régime loduarien et permettra de neutraliser la menace loduarienne et de s'assurer que l'inhumanité de la force militaire loduarienne n'envahisse la Translavya. Plusieurs décisions militaires seront prise par mon gouvernement et j'en informerai la députation dans les délais convenues par la Consitution. Désormais, nous serons intraitables quant au déclenchement de conflits armés en Eurysie de l'Ouest, mais aussi des conflits que pourraient déclencher la Loduarie communiste. Cette opération militaire n'est en aucun cas une déclaration de guerre et fut pensée afin d'éviter une possible guerre. Si la guerre advient, cela sera uniquement le choix de la Loduarie communiste et de ses autorités.

Je tiens à informer, en tant que Premier ministre et chef du gouvernement de Sa Majesté, que j'inviterai chaque semaine les présidents des groupes parlementaires représentés à l'Assemblée nationale pour que chaque parti politique soit au courant de la continuité des opérations militaires que doit mener le Royaume de Teyla pour assurer sa sécurité et rétablir un cadre sécuritaire. Les opérations militaires ne doivent pas mettre à l'arrêt notre démocratie, au contraire. Nous devons privilégier le dialogue entre nous pour trouver un consensus sur les réponses à apporter. La démocratie est notre force, nous ne l'oublions jamais.

Mes derniers mots sont en l'honneur des forces militaires teylaises et étrangères qui prendront part à cette opération militaire. Ils font l'honneur du Royaume de Teyla. Leur dévouement et leur professionnalisme sont sans égal et sont la fierté du Royaume entier. Le Royaume de Teyla se tient derrière eux !

Honorables députés, les temps à venir seront cruciaux pour faire de la "Pax Teylica" une réussite.

Vive la Couronne, Vive Teyla !
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Topographie du Royaume de Teyla ( trouver un vrai topics plus tard )


GVUGF
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Un parti à construire ! - AE de Velsna

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Louis de Charlerie était de retour dans son hôtel au cœur de la capitale de la Grande République après une journée éprouvante physiquement. Il avait passé la journée à téléphoner à des connaissances et des vieux amis rencontrés lors de son périple philosophique afin de convaincre les cercles des ex-vinolistes d'accepter ses services. Ses tentatives d'argumentations n'étaient pas intensives ni ne ressemblaient à une tentative de forcer le passage, bien au contraire. Cela n'aurait donné aucun résultat face à des gens qui ont perdu leur leader, leur chef lors d'une bataille qui était remplie de trahison. Ses coups de téléphone étaient nécessairement empreints de condoléances pour la perte de Vinola et parfois pour la perte d'un ou des proches de la personne qu'il appelait. Il sondait minutieusement les chances des ex-vinolistes pour les prochaines élections. Les rares tentatives de pronostics n'étaient clairement pas en leur faveur, mais Louis voyait là une opportunité.

Il espérait avoir une marge suffisante pour reconstruire un parti à son "image" et capable de se faire une place sur la scène nationale et politique de la Grande République de Velsna. La vision que portait le philosophe et peut-être futur conseiller était centrée sur deux axes pour la prochaine campagne électorale afin de permettre à la faction des vinolistes d'être représentée au Sénat avec au minimum quatre-vingts sièges. Il estimait qu'un résultat au-delà résulterait de l'exploit, un exploit qui se voyait mal se faire immédiatement, le plan que construit Louis avec l'aide de ses notes permettra au parti d'avoir une grande influence et de prétendre à gouverner la Grande République sur le moyen et long terme. Sur le court terme, il suffisait d'avoir une représentation suffisante, menée sous le signe d'une campagne de rassemblement et de bloquer Matteo Digrassi dans ses critiques vis-à-vis du mouvement des Vinolistes. Les critiques des comparses de Digrassi seraient fatales au mouvement, au regard de l'influence de celui-ci après sa victoire dans la guerre civile selon Louis de Charlerie.

Toutefois, en cette soirée et une partie de la nuit, il mit de côté les coups de téléphone, les nombreux témoignages remplis de tristesse, de désespoir et parfois d'espoir. Son esprit était occupé par des préoccupations purement législatifs et électoralistes. L'objectif de cette soirée, était de permettre aux vinolistes la création d'un parti politique ayant du sens, qui est efficace au sein de la société Velsnienne. Louis scrutait, sous une faible lumière, les livres et les sites internes évoquant les lois électorales, notamment les nouvelles qui abordent la création des partis politiques. Une nouveauté amenée par la fin de la guerre civile au sein de la société Velsnienne, il se demandait comme cette dernière allait être accueillie par la population. Digrassi allait-il créer un parti politique ou se la jouer à l'ancienne pour aller chercher les mouvements conservateurs ? Il savait l'homme très attaché à l'ancien système de la Grande République, mais il savait l'homme stratège afin que celui-il préserve la colonne vertébrale de l'ancien régime. Il pouvait créer un parti donc, selon Louis.

Louis cherchait avant toute chose la liberté accordait par la loi, aux partis politiques dans leurs organisations, leurs formations. Il estimait que l'organisation d'un parti disait beaucoup de la réelle idéologie du parti politique et de la façon dont celui-ci gouvernera une fois au pouvoir. Toutefois, comment naviguer entre les contraintes légales et ses envies afin de permettre la montée en puissance d'un mouvement démocratique et hostile à la Loduarie Communiste ? Alors que l'aube commençait à s'infiltrer dans la chambre, il commença à écrire une proposition qu'il enverra bien entendu aux ex-vinolistes, si ceux-ci l'acceptèrent en tant que conseiller.

La forme du parti politique devait être démocratique, tout en ayant des éléments de démocraties directs, un aspect qui l'espère sera dans le programme pour la campagne électorale en devenir. Il devait y avoir des postes innovants, afin de se démarquer des partis ou plutôt des factions politiques traditionnelles :

Représentants des cités : Comme l'indique le nom de la fonction, les représentants des cités seront les porte-parole de leurs communautés/cités au sein des organes politiques du parti. L'objectif est d'avoir deux représentants pour chaque cité, qui seront élus par tout le corps électoral de la cité, même ceux ne payant pas le cens, afin de donner le goût du vote à toutes les classes sociales et que ces dernières se sentent représentées par le parti politique vinoliste. Si le parti politique voulait être un parti politique au-dessus des partis afin de rassembler le peuple sous la forme d'un contrat républicain d'après-guerre, il devait être inclusif et permettre la représentation des cités au sein du parti politique. Il estimait que la représentation des cités permettrait d'obtenir des moyens de négociation et des appuis forts pour les ultimes négociations après les élections.

De plus, les représentants des cités seraient des acteurs pouvant remonter les doléances et le sentiment des citoyens depuis le terrain aux organes du parti politique, car Louis souhaite proposer que ces représentants aient accès au Parlement du parti politique ou siègent au bureau national. Ils pourront faciliter la communication du parti au sein des cités, qui pourraient être fermées aux vinolistes. Un représentant de la cité, au sein d'un parti politique certes, sera écouté et relayé dans la presse locale à n'en pas douter selon le philosophe.

Représentants des invisibles : Cette fonction, comme l'élection des représentants des cités par ceux ne payant pas le cens, répond aux aspirations démocratiques des Vinolistes et de la nation qui soutenait plus ou moins les vinolistes durant la guerre civile. Les représentants des invisibles, au nombre de quinze, seront les représentants et les porte-paroles des citoyens ne payant pas l'impôt et n'ayant de fait pas le droit de vote aux élections nationales. Ces représentants seront élus par ceux ne payant point le cens.

Les représentants des invisibles auront, tout comme les représentants des cités, des fonctions de porte-parole au sein des cités, des catégories proches de leurs rôles. En plus des portes paroles nationaux.

Représentants des producteurs : Afin de ne pas effrayer les milieux économiques et les milieux aisés, Louis recommande de mettre en place des rôles de représentants des producteurs. Ces représentants, issus des diverses "conventions des secteurs économiques", auront pour mission de porter la voix des entreprises quelles que soient leurs tailles au sein des instances du parti vinoliste. Ils seront élus par l'ensemble du corps électoral, y compris ceux ne payant pas le cens, mais ils n'auront qu'un rôle consultatif au sein des organes politiques du parti. L'objectif de cette démarche n'est pas uniquement de rassurer les milieux économiques et les entreprises. En réalité, Louis espère que cette forme de démocratie directe pour l'élection des représentants des producteurs créera un élan syndicaliste favorable aux idées du parti. Il prend au sérieux la menace du P.E.V malgré tout, il sait très bien que le P.E.V tentera de récupérer les mouvements syndicalistes pouvant être créés par cette démarche. Afin d'éviter cela, il a plusieurs cordes à son arc, dont la mise en avant du secteur tertiaire jugé moins favorable au P.E.V par Louis de Charlerie.

Louis s'affala sur le lit et dit :

« En espérant que cela marche, on affinera après les élections, mais cela est une base solide pour avoir un groupe de quatre-vingts députés. En ayant représenté les entreprises, les cités et les adhérents du parti politique au sein de représentant plus traditionnelle, on s'inscrit pour avoir un large soutien pour les négociations d'après les élections. »
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