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RAPPORT RENDU 16.01.2013
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COUR SOCIAL
16 janvier 2013
Rapport au Gouvernement
sur l'aide humanitaire et l'assistance au développement apporté par la République Fédérale de Tanska
La Cour Sociale, saisie le 8 octobre 2012 par le Gouvernement fédéral sur la participation de la République Fédérale de Tanska en matière d'aide humanitaire et d'assistance au développement fournit par la République Fédérale de Tanska et des organismes basés dans la République Fédérale de Tanska, rend le rapport suivant
La République fédérale de Tanska est fondée sur les valeurs de la dignité humaine, de l'Etat de droit, de liberté et du respect des droits humains. Son action humanitaire doit être cohérente avec les objectifs de développement et d'assistance humanitaire. L'objectif général de la vocation assistancielle est d'aider au développement durable ainsi qu'à la protection des droits humains, en particulier ceux de l'enfant, et ceux sans entraver, autant que faire se peu, à la paix et à la sécurité des citoyens, en particuliers ceux sous l'administration directe ou indirecte de la République.
Se faisant, la République se doit d'autoriser et d'encourager l'assistance humanitaire et l'aide au développement de pays dans son voisinage et dans des espaces plus éloignés. Une attention singulière et particulière doit être apportée au respect des droits humains et à l'absence primordiale de tout financement direct ou indirect de pouvoirs politiques entravant la dignité humaine d'un quelconque groupe que ce soit et ceux afin de ne pas contrevenir au Code Humanitaire en vigueur.
Ainsi, le Gouvernement fédéral doit veiller à la cohérence de de sa politique humanitaire et de développement dans l'instauration de coopérations bilatérales et multilatérales. Il doit porter une attention particulière à la bonne tenue, par conditionnalité des subventions ou tout autre moyen jugé justifié par le gouvernement, d'engagements des acteurs tanskiens publics actifs à l'étranger à l'égard des points précédemment évoqués.
La Cour Sociale indique ainsi que toute aide humanitaire et assistance au développement devra être particulièrement surveillée par le gouvernement, le Congrès Fédéral et tous les Parlements.
Diagnostic général
Au cours de l'année 2012, l'action de Tanska (gouvernementale, civile et privée) s'est principalement - et presque exclusivement - caractérisée par une aide humanitaire non conditionnée délivrée à des pays en proie à des troubles politiques ou environnementaux élevés. L'assistance au développement a été minime et non pilotée par une politique gouvernementale définie.
République Démocratique du Wanmiri
Le principal pays à avoir reçu une aide humanitaire est la République Démocratique du Wanmiri. La population civile de l'île de Dhavalae, au sud du territoire principal, a été victime d'une importante éruption volcanique le 2 juin 2012 suivie d'un ensemble de répliques. Le bilan - encore imparfait à ce jour - fait état de plus de 100 000 morts et de centaines de milliers de blessés, disparus ou réfugiés. Une importante action humanitaire internationale s'est ensuite mise en place.
Tanska y a participé via une action fédérale coordonnée ayant consistée en la livraison de matériel médicale, de véhicules de déblaiement livrés aux services publics wanmirien, d'une aide alimentaire et d'une aide de personnel pris en charge avant tout par la Force Navale d'Auto-Défense. Le secteur civil s'est aussi mis en marche, caractérisé en premier lieu par l'aide de la Rauði Krossinn, première organisation tanskienne dans l'aide humanitaire. Pays parmi les plus peuplés au monde en dépassant les 100 millions d'habitants, comme la Republik Sosialis Negara Strana proche, le Wanmiri figure aussi parmi les pays avec un index de développement les plus faibles au monde - là aussi, comme le Negara Strana voisin -, et ceux en dépit de la proximité avec d'autres pays bien plus développés comme la Troisième République Jashurienne dont le niveau de développement moyen équivaut à la Province Fédérale d'Etelämanner. L'importance de l'aide humanitaire déployée dans les semaines et mois suivant l'éruption n'ont cependant pas permis d'apporter une réponse suffisante aux besoins de la population locale.
Les incertitudes liées à la situation sécuritaire (alimentaire et médicale) ainsi que le besoin de renforcer les structures étatiques, couplées à la lutte contre le détournement des fonds internationaux et la possible ingérence étrangère profitant du drame humain ont impactés négativement les capacités institutionnelles - peu préparées face à l'ampleur du drame - à assumer leurs fonctions régaliennes. Sur cet aspect, Tanska s'est trouver incapable de mettre en œuvre une assistance utile et durable au gouvernement wanmirien dans le renforcement des institutions et de leurs capacités de gouvernances locales et nationales.
Alors qu'une partie importante de la population - difficilement chiffrable -, en particulier sur l'île de Dhavalae, se trouve dans une situation d'insécurité alimentaire notoire et que les indicateurs de santé - affectés par l'ampleur du drame - estimés sont au plus bas, l'aide humanitaire tanskienne s'est résumée à une action trop ponctuelle. De son côté, le tissu humanitaire à cependant put fournir une aide humanitaire de longue durée mieux insérée dans les logiques de gouvernances locales sans ajouter un niveau supplémentaire dans l'échelle déjà trop longue de la mise en place de l'aide humanitaire locale.
La constatation de ces graves défaillances et de l'absence d'une vision à long terme est à l'origine de l'inefficacité mesurable de l'aide humanitaire tanskienne. L'assistance au développement, inexistante dans l'action gouvernementale, doit être mise en place dans un soucis des principes démocratiques en places et à encourager, du respect de l'Etat de droit sans enfreindre à la primauté de l'importance des droits humains. Elle doit être pensée en concertation et en coopération avec le gouvernement wanmirien et les interlocuteurs locaux d'une part, avec les organisations civiles tanskiennes agissant sur place d'autre part. Un dialogue politique exigeant est néanmoins jugé nécessaire avant toute assistance au développement afin d'assurer une mise en cohérence entre les moyens tanskiens et les objectifs poursuivis par l'action publique wanmirienne.
De son côté, le gouvernement tanskien, sans imposer de vu, devra se concentrer sur le renforcement de la gouvernance démocratique, en passant par le renforcement des capacités des institutions étatiques à agir en cas de crise ainsi qu'une meilleure intégration des acteurs de la société civile wanmirienne. La réforme du système de perception et de coordination de l'aide internationale, au sein des pouvoirs publics wanmirien, est une priorité de premier ordre pour parvenir à cette fin.
Les besoins éducatifs et de santé des Wanmiriens sont par ailleurs immenses. Si une partie de la jeunesse part à l'étranger - quand elle n'est pas exploitée -, celle qui reste dans un pays avec la plus forte natalité mondiale doit disposer de perspectives. Sur ce point, la capacité institutionnelle et les ressources aux mains de l'Etat sont insuffisants et ne suffisent pas à absorber la croissance actuelle et à venir. Le système doit être sensiblement amélioré si il veut être capable de répondre aux enjeux de la croissance démographique wanmirienne. Sur ce point, l'envoi de financements en provenance des Wanmiriens établit à l'étranger pourrait être en particulier utilisé par le gouvernement pour se tourner vers le renforcement du système éducatif et d'employabilité de la jeunesse wanmirienne. La valeur ajoutée que Tanska peut apporter dans le système éducatif wanmirien est significatif à condition de bien prendre en compte les besoins et les attentes des populations d'une part, du gouvernement d'autre part.
Royaume constitutionnel du Valkoïnenland
Le Valkoïnenland (la ville de Kønstantinopolis) a reçu une aide humanitaire caractérisée par l'emploi de la force militaire dans le cadre d'une situation politique marquée par une extrême complexité.
Pays autoritaire instable, le Valkoïnenland a vu une guerre civile émerger en mai 2012 à laquelle s'est ajoutée une crise migratoire aigüe se traduisant par une ingérence étrangère notoire en provenance du Kölisburg, pays frontalier. En proie à un grave affaiblissement des institutions à tous les niveaux (manque d'autonomie, faiblesse de la lutte contre la corruption, sous formation endémique du personnel, impossibilité d'organiser des élections, absence de réponse coordonnée à la crise, manquement grave des institutions à la sauvegarde de la dignité de la population civile réfugiée), le gouvernement central à eu un rôle néfaste dans la gestion de la crise dont il n'a pas su éviter la tournure dramatique.
Les événements tragiques ont conduit des forces rebelles aux revendications floues à menacer de plus en plus le fonctionnement économique et politique du pays l'approchant de l'effondrement. A partir du début du mois de juin, la ville portuaire de Kønstantinopolis (extrême sud du pays) s'est vue assiégée par forces rebelles. La situation humanitaire grave s'est ainsi dangereusement approchée d'un désastre, d'autant plus que la ville comptait, avant-guerre, près d'un million d'habitants. Dans ce contexte de détérioration continue du cadre social et face à la catastrophe approchant, l'Organisation des Nations Démocratiques, sur proposition de Tanska et en accord avec le gouvernement central a soumis au vote du Conseil Militaire la mise en place d'une opération militaire.
Déclenchée le 28 juin, l'opération Beach Wizard avait pour but de permettre l'ouverture d'un couloir humanitaire vers la population assiégée, et de repousser les forces rebelles hors de portée de la ville. Effectuée par les seules forces de l'OND, l'opération s'est couronnée de succès et à permis la livraison d'une aide humanitaire de premier ordre et de limiter l'incertitude pesant sur les civils. Le gouvernement du Valkoïnenland en a alors profiter pour renforcer ses moyens défensifs, ouvrant la voie à un approvisionnement propre et, tout en rejoignant l'Union Economique Eurysienne, cette action a entraîné le départ progressif des forces de l'OND au courant du mois d'août.
Le gouvernement fédéral n'a pas sur par ailleurs réussi à entraver l'ingérence du Kölisburg. Profitant de la crise des réfugiés et des faiblesses institutionnelles, le
République Démocratique Parlementaire du Belezov-Kolčovo
Relativement à l'abri de la crise sécuritaire régionale (notamment en Tcharnovie), l'ex-Okaristan est tombé dans la guerre civile au courant de l'année 2012 à la suite d'une révolte armée contre le gouvernement communiste en place. La crise politique devenu guerre civile s'est ensuite traduit par une quasi-guerre régionale faisant suite à l'intervention armée illégale, au début de l'été 2012, du régime Lorenzien de Loduarie. Ce dernier a premièrement bombardé de forces coalisés soutenant les rebelles démocratiques avant d'ensuite envahir illégalement l'oblast de Zlagingrad, dans l'est du pays.
Le pays est, en fin d'année 2012, divisé en trois. La partie nord, proche de la piraterie pharoise s'est détachée du Kolčovo avec l'accord du nouveau gouvernement installé devenant ainsi indépendante de jure mais de facto sous contrôle indirect pharois. La partie ouest, sous contrôle du nouveau gouvernement est contrôlé par ses forces soutenus des forces coalisés régionales tandis que l'oblast est est sous occupation loduarienne. Fatigué par le conflit, le gouvernement kolcovien a partiellement capitulé le 14 novembre 2012 face aux demandes loduariennes acceptant une indépendance - qui est en réalité une occupation militaire loduarienne - de l'oblast est sans consultation des forces coalisés.
L'action humanitaire tanskienne, dans ce contexte extrêmement mouvant et instable est avant tout issue de la société civile. C'est en particulier Rauði Krossinn qui est intervenu dans la région pour venir en aide aux populations civiles victimes des combats dans la partie ouest du pays. Cette activité humanitaire se caractérise donc par sa forte imprévisibilité ainsi que son incertitude dans sa durée. De plus, du fait de la proximité avec la Lodaurie Communiste - alertée de la présence d'humanitaires tanskiens -, le gouvernement a pris la décision de ne pas intervenir en son nom, y compris pour ne mener qu'une politique humanitaire et de développement.
Néanmoins, la possible stabilisation actuelle du pays, du moins de sa région ouest, laisse entrevoir la possibilité de participer, aux côtés du gouvernement kolcovien, à la définition de priorités centrales en cas de future assistance tanskienne. Tout d'abord, l'accent doit être mis sur le renforcement de la gouvernance démocratique et la stabilité locale. L'étendue et la gravité des problèmes issus de la guerre civile, les changements frontaliers admis ou forcés amènent à retenir cet axe comme principal domaine d'action. De plus, la différence territoriale des régions occidentales du pays sont à prendre en compte. En effet, si les régions frontalières avec le Luminor ont majoritairement échappés à la destruction mais sont marquées par l'afflux de réfugiés, les régions cotières ont eux subit directement les affrontements armés et la violence de l'intervention illégale loduarienne. Dans ce contexte, la prise en compte des différences territoriales doit permettre une approche différenciée. Elle nécessite cependant une plus grande proximité avec les acteurs locaux, en particuliers ceux d la société civile en prenant compte de la déconcentration et/ou de la décentralisation des échelons locaux de pouvoirs.
Conclusions générales
L'aide humanitaire et l'assistance au développement doivent être mieux coordonnés et mieux concertés.
Des leçons doivent être apprises des manquements cités. En particulier, le manque de préparation et la faible coordination entre les acteurs gouvernementaux et ceux issus de la société civile tanskienne obligent à concevoir une cellule de gestion de crise humanitaire au sein du gouvernement. Celle-ci devra inclure, en plus des acteurs publics, des interlocuteurs de la société civile complémentaire ou indispensable à une possible action fédérale.
L'appui à la gouvernance, en particulier dans la gestion des ressource financières, matérielles et humaines tout en incitant à la transparence, au contrôle et à la sanction doivent être les principales voies de toute assistance au développement. Celle-ci peut venir en complément à l'aide humanitaire mais elle ne doit pas soustraire Tanska à son rôle humanitaire si nécessaire, et ceux y compris en cas d'urgence.
Le secteur privé est un acteur central du dialogue avec l'Etat et il doit être davantage pris en compte dans la constitutions de plans d'actions construits en coopération avec les autorités. Il est impératif que chaque assistance au développement soit traitée individuellement, pays par pays, et ceux même si une politique globale d'aide humanitaire et d'assistance au développement venait à être définie par le Gouvernement fédéral, ce que la Cour Sociale soutien.
Enfin, il est primordial pour le Gouvernement fédéral de prendre appui sur les acteurs issus des provinces fédérales de la République. Potentiellement plus proches des espaces visés, ces territoires disposent aussi d'expertises, de ressources humaines et matérielles qu'il ne faut pas négliger en plus d'être une composante essentielle de la Fédération. Si l'aide humanitaire au Wanmiri a bien été faite en prenant fortement appui sur la province de Kyli, les actions au Valkoïnenland ou au Kolcovo n'ont pas, ou trop peu, inclus la province fédérale d'Halvø.
Si trois pays et trois actions différentes ont seulement été évoquées ici, il est évident que le gouvernement fédéral, en coopération avec les pouvoirs provinciaux, le secteur privé et la société civile, ne doit se soustraire à toute étude supplémentaire. Il est encouragé à entamer des dialogues constructifs en collaboration avec des pays partenaires ou amenés à l'être sans contrevenir à ses obligation sociales et humanistes.