26/03/2016
22:46:24
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Activités étrangères en Communaterra

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Activités étrangères en Communaterra

Ce topic est ouvert à tous les joueurs possédant un pays validé. Vous pouvez publier ici les RP concernant les activités menées par vos ressortissants en Communaterra. Ceux-ci vous permettront d’accroître l'influence potentielle de votre pays sur les territoires locaux. Veillez toutefois à ce que vos écrits restent conformes au background développé par le joueur de la Communaterra, sinon quoi ils pourraient être invalidés.


Personnages immunisés contre les tentatives d'assassinat :
(Rappel des règles)
  • Xaiomara, Présidente du Conseil National Prolétaire
  • Lyudmila Pavlichenko, Gardienne de la Révolution du Peuple.
  • Erato, Présidente du Comité de Bon Gouvernement.
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Lettre d'un citoyen de la Section Défense


Maiko, conformément à tes demandes je me suis rendu plus au sud pour voir à quoi pouvait bien ressembler cette nouvelle révolution. Pas qu’il faille couper l’herbe sous le pied à un comité qui préfère rester dans l’expectative, mais tu as raison en disant qu’il vaut mieux avoir de l’avance. On pourrait même aller jusqu’à dire : il vaut mieux savoir dans quoi on s’engage avant de réellement s’y lancer. Donc à moins de te prévenir : nos nouveaux voisins du sud sont peut-être même pires que leurs prédécesseurs. L’empire était une chiure ridicule refusant de rejoindre le cimetière des nations, je te l’accorde. Mais ce que j’ai vu ici dépasse et de loin la monarchie en terme de ridicule. C’est bien simple, leur révolution est un contre-exemple absolu. Pour le moment je n’ai pas encore vu une qualité du pays qui ne soit pas aussitôt contrecarrée par douze imbécilités.

Dans l’ensemble je suis aussi tenté de décrire la région comme sujette à une forme d’autocratie révolutionnaire. Ces gars se réclament de l’horizontalité mais ils sont très, très loin d’en être. On impose pas des changements aussi drastiques à une population en moins d’un an. Entre leurs lois absurdes et le tribunal révolutionnaire chargé de les faire respecter je commence à avoir une idée assez précise de ce à quoi nous faisons face : une autocratie d’un genre nouveau, camouflant ses desseins sous l’apparence du chaos. C’est une masse informe de miliciens assoiffés de sang suivant les recommandations imbéciles d’une poignée de chefs de guerre. En ça je rejoins le citoyen Kaleb : on dirait le Mokhaï pré-intervention. Au moins ces imbéciles ne peuvent pas non-plus saquer les eurycommunistes : ils devraient rapidement se retrouver isolés sur la scène internationale.

Dans l’ensemble la menace reste assez évidente. Elle se traduit notamment par la morgue ostentatoire des nouveaux révolutionnaires et de la junte dirigeant leur territoire. Leurs ambitions nient jusqu’à l’existence du Kah et font comme si leur révolution était autre-chose qu’une parodie de notre propre lutte. Qui disait que l’Histoire se répétait sous la forme d’une face ? En tout cas notre travail sera aisé. Il suffit d’exporter les publications du pays. De faire un état de lieu de l’ambiance morose qui caractérise des pans entiers de la société : faire un focus sur les exécutions de traites ou d’individus à penssée divergente, de mettre en avant la nature profondément autocratique de ces bandes violentes et de signaler les objectifs carrément réactionnaires de l’ensemble. J’ai cru comprendre qu’ils envisageaient de créer des institutions similaires au LiberalIntern, mais inféodées à leurs objectifs révisionnistes. En bref ils continuent d’ignorer l’Histoire mondiale de la révolution et de se présenter comme l’étendard brillant et unique d’une forme de "libération" que personne ne souhaite. Il faudra surveiller l’impact réel de leurs ambitions et envisager sérieusement de militer en faveur d’un anéantissement total des révisionnistes. Comme tu l’as si bien dit lors du cinquième congrès, on a déjà trop à faire avec les Eurycommunistes pour faire avec un fils bâtard. Celui-là ferait de toute façon bien de se souvenir de ce qui arrive à ses pairs. Mordred finit tué et son père disparaît avec la promesse d’un retour. A la nuance près que son père est un roi et nous non : nous avons ce qu’il manquait à Arthur, si tu me permets l’analogie. Bref. Je crois qu’on peut dors-et-déjà voter en faveur d’une action directe et voir qui serait près à partir. Les gars représentent moins un risque qu’une opportunité tout compte fait. Il faut juste nous y prendre assez tôt et guetter les opportunités qu’ils finiront bien par nous offrir. Les dégénérés de ce type finissent toujours par le faire, et même les mous de la Convention devront bien nous donner raison.

Je te ferai rapidement parvenir mon rapport et mes conclusions au cas par cas.

Salut et fraternité,
Grahams

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Le Petit abruti

Dans cette nouvelle édition du petit abruti, votre journal anarchiste préféré, nous allons vous parler tout en douceur du système de Communaterra qui est tout simplement un ramassis de conneries couronné par les petites castes qui se réclament du peuple et qui est un pays soit-disant démocratique.

Communaterra : La dictature bourgeoise.

Vous êtes membre d'un comité? Vous y avez été forcé? Super! Vous avez déjà le tableau de la petite oligarchie bourgeoise de Communaterra qui veut vous forcer à participer à sa vie politique dont tout le monde se fiche. En effet, dès votre naissance on vous conditionne dans la dictature politique et la politique politicienne de Communaterra qui de toute façon, ne vous laisse pas le choix. Comité de quartiers, Comité d'auto-gestion, bref, vous devez obligatoirement être membre de leur soit-disant grand idéal populaire. Ici, vous n'avez pas le choix vous devez forcément participer à la vie politique et être membre d'un comité. D'ailleurs si vous êtes membres d'un comité vous êtes membres de tous les comités ce qui ne vous laisse pas le choix quant à la vie politique de la nation. La petite dictature bourgeoise aux pouvoirs qui se réclament soi-disant du peuple, en réalité, vous force à participer sans même que vous ne soyez d'accord avec le pouvoir en place. Par ailleurs, ce qui se disent "pour la démocratie" en réalité ce sont déjà élu ou alors représentant. La démocratie directe en Communaterra n'existe pas ou alors existe uniquement si vous êtes tiré au sort. Si vous êtes tiré au sort, là encore, vous n'avez pas le choix de participer à la vie politique. Vous êtes obligé d'être complice de l'État criminel et sanguinaire. En fait, c'est un État fasciste puisque vous ne pouvez pas décider pour vous-même et pour votre politique d'autant plus qu'on vous force à faire quelque chose dont vous n'avez pas forcément envie.

Voilà, bienvenue dans la dictature d'un pays qui se dit soi-disant une démocratie directe gouverné par les comités qui eux-mêmes se disent soi-disant comme venant du peuple, alors que, il regroupe en fait une petite caste qui s'octroie tous les pouvoirs puisqu'un membre du comité est membre de tous les autres comités. Vous nous direz "Tous citoyens a donc accès aux comités". À cela, on vous répond que non. Pourquoi ? Et bien en fait pour certains comités comme le CST si vous n'avez pas été élu au CST vous ne pouvez pas entrer au CPGGMA qui est un sous-comité. Et oui, pour pouvoir entrer dans un sous comité il faut déjà être membre du comité principal en sachant que dans la plupart des cas, les sous comité sont les comités les plus importants puisqu'ils sont décisionnaire sur la politique nationale et notamment l'armement dans le cas du CPGGMA. Autrement dit, si demain les membres du CST qui sont tous volontaires pour participer au CPGGMA décide de prendre le contrôle de l'armée et du pays alors on ne peut rien faire puisqu'ils sont venus de façon soi-disant démocratique. Donc, une petite caste décide pour les décisions les plus importantes du pays pendant que nous nous nous sommes relayer il y a des petits comités de quartier qui sont décisionnaire sur le voisinage et sur le fait que certains n'ont pas tondus leur pelouse.

Nous ne sommes absolument pas représenté comme nous le devrions dans toute démocratie directe. De plus, avec ce système de tirage au sort la représentation est clairement sexiste puisqu'on ne peut pas assurer une parité à 50/50 puisqu'on laisse le hasard décider. En plus de ne pas être représentatif, l'état actuel de la nation fait que nous sommes une dictature sexiste, misogyne et en plus de ça discriminante vis-à-vis de tout le monde. Oui, nous laissons le hasard de décider donc nous ne pouvons pas être sure que chaque personne est représenté et que chaque personne peut faire valoir ses droits. Actuellement, il est possible que des petits groupes fasciste soit au pouvoir puisqu'ils ont été tiré au sort et nous ne saurions rien. Aussi, on nous dit que tous membres tiré au sort ou élu peut être révoqué sauf que ces mêmes membres sont révoqué par qui ? Par les membres élus ou représentants. Autrement dit le pouvoir ne peut se détruire que par lui-même. Gouverné par une petite caste bourgeoise et privilégiée, c'est une oligarchie qui dirige et nous sommes en pleine dictature et ça il se cache bien de le dire.

Ne soyons plus des pantins de la petite caste dirigeante, soyons plus leur petite victime et surtout ne nous laissons plus avoir par la dictature en place qui est soi-disant un régime de démocratie directe qui voudrait représenter la totalité de ses citoyens quand en réalité, il ne représente que leurs propres intérêts. On ne peut plus laisser faire ça et il faut que l'on se réveille et que l'on fasse la révolution contre un régime qui depuis six très longs mois est en fait un régime de dictature qui prend progressivement racine. On ne peut pas les laisser s'installer et surtout appliquer une censure qui n'en finit plus. Nous devons abolir tous les pouvoirs et tous les comités en place pour qu'enfin la vraie démocratie qui passe par le peuple pour le peuple et en son nom soit réelle. Fini les petits dirigeants bourgeois, fini les gens au pouvoir il est temps de laisser place au peuple qui demande à être réellement écouté et à pouvoir exercer son pouvoir. Ils disent respecter les droits humains quant au réalité il n'écoute personne que ce soit l'opposition ou bien leur propre camp. Il n'écoute personne et n'en font qu'à leur tête ils ne veulent pas de débats ou de discussions. D'ailleurs, des centaines de médias ont dû s'arrêter sous prétexte que leur mode d'organisation ne convenait pas au régime dictatorial alors qu'un média est libre il peut et doit être dirigé par tout le monde. Ils ont museler les médias, l'opposition et le peuple entier en faisant fermer des centaines de médias et en ne laissant que ceux qui vont dans leur sens et dont l'organisation leur convienne. Car oui, les médias ne pouvons plus être organisé il est beaucoup plus compliqué de faire paraître des articles et donc il est beaucoup plus compliqué au peuple ainsi qu'à l'opposition de s'exprimer. Nous, grâce a notre journal et notre système innovant, nous passons entre les mailles du filet. N'importe qui, peut s'exprimer et réellement donner son avis et montrer la vérité sur le régime de dictature en place. Le régime en place doit tomber si nous voulons pouvoir nous exprimer librement.

Mort à la dictature en place !
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Affiche de Propagande en Communaterra ayant pu être aperçue dans les rues après la publication d'une édition du "Petit abruti"
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Discours d'un militant anarchiste

"Aujourd'hui je me tiens devant vous et dans la rue pour m'adresser au nom de tous les kommunautaros anarchiste qui veulent instaurer un régime qui n'est pas dictatorial ni criminel ni sanguinaire. Bon peuple de Communauterra, arrêtons ce régime dictatorial des comités et des castes oligarchiques qui nous impose une vision du monde étonnée et totalement fausse en plus de nous conditionner dans leur dictature et de nous forcer à ne voir que comme eux et par eux. Arrêtons de nous faire embrigader, arrêtons de nous faire dicter la façon dont nous devrions et dont nous devons voir les choses cela suffit nous ne pouvons plus laisser place à la dictature des castes oligarchiques. J'appelle à la révolution nationale est anarchique et surtout à faire tomber le régime de dictature en place et laisser place au peuple qui mérite vraiment d'être écouté et d'être entendu. Nous en avons marre de ne pas être écouté et d'être représenté par des gens qui pensent tout savoir et avoir la science infuse quand en réalité, ils ne connaissent rien à la vie et ne sont au pouvoir que depuis six mois. Il est temps que cela cesse et que nous mettions fin à une dictature qui depuis déjà quelques semaines plonge le pays dans la misère et dans le sang. Massacre, génocide, censure, ils sont prêtes à tout pour muscler l'opposition ainsi que les bons citoyens qui veulent s'exprimer et qui en ont le droit. Sous couvert de représentation et de démocratie, en réalité ils se servent du pouvoir et le concentrent. Ne nous y trompons pas ils ne sont pas là pour représenter le peuple mais bien pour la servir comme toutes les dictatures. Peuple est en droit de s'exprimer librement et de façon directe comme le veut le soi-disant régime démocratique en place qui en réalité, agit par représentation. Le droit des peuples et des personnes de s'exprimer librement et fondamentale est universel. Nous ne pouvons plus leur laisser de la place. Le moment n'est pas encore venu d'écrire l'histoire du pouvoir des anarchistes de Communaterra. Et s'il était venu je vous le dis, je pense que nous devons nous intéresser au présent. Ces six derniers mois, la dictature insupportable et oligarchique a pris place et a commencé à s'enraciner tout en supprimant les libertés individuelles. L'hiver de l'an dernier, notre situation aux niveaux des libertés individuelles étaient très difficile : nous devions comme vous vous en souvenez, subir des attaques nouvelles, énormes, imprévisibles des représentants des représentants de la révolution. Aussi, le pouvoir en place ne s'est pas gêné pour nous attaquer, nous agresser et surtout massacrer le peuple à grands coups de machette et de coups de fusil. Et c'est pourquoi, demeurant sur nos positions, nous devions dire avec une entière fermeté et une pleine confiance que nous vaincrions ; nous devions appliquer le mot d'ordre : "tout pour la victoire" et "tout pour la guerre".Aujourd'hui encore, nous devons appliquer ces mots et nous devons continuer la bataille puisqu'elle ne fait que commencer. Tractés, répandez et propagez l'information. Informons-nous des atrocités que commet actuellement le régime en place qui est un régime totalitaire et de dictature qui vante les mérites d'une démocratie directe alors qu'il n'en est rien.

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Affiche de propagande que le citoyen montre à la foule réunie devant lui

C'est ça que nous voulons, c'est une démocratie directe où les régimes politiques n'existe plus et seuls les citoyens sont décisionnaire sur leurs propres politiques. Les citoyens n'ont pas à être conditionnée par leurs sexes, leur appartenance ou encore leurs idées politiques. Nous devons être une démocratie libre qu'il respecte tout le monde et surtout qui passe uniquement par le peuple. Nous devons en finir avec la représentation bourgeoise qui se dit soi-disant pour la démocratie et qui en fait est uniquement composé d'une petite caste oligarchique qui se permet ensuite de se réclamer comme étant pour la démocratie et la liberté individuelle. Arrêtons de nous faire croire que nous pouvons être décisionnaire dans n'importe quel comité et que nous avons un réel pouvoir quand en fait nous n'avons rien. Non, on ne peut pas tout dire on ne peut pas tout faire il suffit juste d'ouvrir les yeux pour le comprendre. Nous ne sommes pas décisionnaire surtout et pourtant c'est notre destin, c'est nos libertés et c'est notre politique. Nous devons faire mourir la dictature remplacer le régime qui se dit soi-disant démocratique actuellement qui en fait est réservé un petit groupe. Ne nous fait pas croire que nous sommes réellement tiré au sort et que rien est trafiqué ou encore que nous sommes élus de façon démocratique. Certains ne savent même pas où aller voter et on nous fait croire dans les enseignements et dans l'éducation que nous avons tous des droits alors que certains n'ont même pas conscience des enjeux parce qu'on ne leur en parle pas. Pire, on dit à certains qui voter quoi voter et comment voter et parce qu'ils n'ont pas d'autres choix pour être aidé. Aussi, on nous fait croire que chaque personne est représentée au sein des comités alors qu'en réalité nous n'en savons rien et par le jeu du hasard on pourrait un jour, se retrouver avec des groupes fasciste aux pouvoirs parce qu'ils ont été soi-disant tiré au sort. Arrêter le trafic des élections, arrêter ce régime et surtout abolissez la dictature en place car en réalité on nous ment et le peuple n'est pas du tout représentés. Ce n'est pas une démocratie directe, c'est une dictature totalitaire. Il est temps que tous les hommes et toutes les femmes puissent prendre leur destin en main et être réellement décisionnaire sur leur pays et profiter pleinement de leur liberté individuelle qu'elle soit de participer ou non àla vie politique. Arrêtons les mensonges, arrêtons la censure, arrêtons ce système de dictature qui en réalité ne fait que conditionner les personnes et ne permet pas à tout le monde d'être représenté.

Mort à la dictature en place!

Le militant descend de sa petite estrade en distribuant une bonne centaine d'affiche que certains s'empressent déjà d'aller coller un peu partout. Le militant est acclamé pour son discours et l'idée d'une autre forme de pouvoir, sans régime cette fois commence à germer dans la tête de certains...
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Une réunion secrète

Dans une petite maison close, deux personnes, deux femmes se rencontrent. Deux femmes plutôt anarchistes, plutôt ultra avec quelques désaccords politiques mais avec surtout une idée commune : Des femmes libres. Elles sont deux femmes et elles sont insoumises. Pures féministes, elle ne veulent pas d'un monde contrôlé uniquement par l'homme mais partagée, égalitaire.
Pour ces femmes, le corps et l'esprit doivent être affranchis des dogmes sociaux et, si elles pensaient voir leur rêve réalisé avec la récente révolution elles se sont vite retrouvée déçues. Ainsi, elles se parlent et communique secrètement sur la situation.


Lola Espinar : Camarade.

María Carballo : Lola.

La situation est tendue mais les deux femmes n'ont pas le choix, elles doivent mettre de côté leur différent.

Lola Espinar : Alors Maria, la lutte des femmes t'intéresse finalement? Tu t'es dis que la Révolution ne te convenait pas?

María Carballo : Lola, je t'en prie. Arrête un peu ça. Tu sais très bien que toute ma vie mon combat s'est résumé à La Défense des droits des femmes et à l'émancipation du corps. C'est encore une vaste blague cette révolution et la prostitution si elle n'est pas illégale est maintenant carrément inexistante. Les hommes et les pouvoirs en place ne veulent pas que nous ayons droits sur nos corps, ne me dit pas que tu trouves ça normal Lola.

Lola Espinar : Je n'ai jamais dis que je trouvais ça normal, je dis juste que je te revoie encore dans les rangs des révolutionnaires qui sont soit-disant pour l'émancipation des femmes. Tu m'as beaucoup déçue Maria.

María Carballo : Écoute, j'y ai cru en cette révolution. J'ai vraiment cru que finalement les femmes auraient le droit de disposer comme elle l'entende de leurs droits et de leur corps. C'est un crime de croire et d'avoir de l'espoir?

Lola Espinar : Je ne t'en veux pas Maria, tu sais bien que je ne t'en voudrais jamais. En revanche, je t'avais prévenue que ce n'était pas cette révolution qui allait tout changer. Ne te vexe pas cependant.

María Carballo : Je ne suis pas là pour parler de nos avis sur la politique actuelle ou du passé. Je suis là pour la condition des femmes, est-ce que tu me suis?

Lola Espinar : Tu sais bien que sur ce sujet, nous serons toujours de très bonnes amies.

María Carballo : Ça me fait plaisir de l'entendre. Alors, dis-moi tout : Qu'en penses les filles? Je trouve ça scandaleux qu'on ne soit absolument pas représentée et que pire qu'avant, le pouvoir en place cette fois ai carrément décidé de nous évincer. Avant nous étions des criminelles, à la rigueur pourquoi pas mais maintenant nous sommes carrément inexistantes ! C'est un scandale.

Lola Espinar : : Tu t'en doutes, elles pensent pareil. Certaines se sont retrouvées à la rue et j'ai pu en récupérer beaucoup avec d'autres maisons closes aux alentours mais maintenant beaucoup de filles ne savent plus comment vivre. La nouvelle révolution est venu tout perturber car maintenant on est entre la légalité et le clandestin. C'est un espèce de nouveau statut qui est insupportable pour elles.

María Carballo : Cette situation est vraiment insupportable. Je n'en reviens pas que le pouvoir en place nous délaisse comme ça et ne nous donne même pas un statut particulier au vu des efforts que nous avons fourni dans la révolution. C'est tout à fait scandaleux de ne pas être reconnu pour le mérite de notre travail et notre combat pour le droit des femmes et l'affirmation de leurs droits sur leur propre corps. Nous devrions faire quelque chose.

Lola Espinar : : Commençons par en parler auprès des comités on verra bien ce que ça donne par la voix de la réforme et si jamais, on sait très bien comment ça peut se passer.
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Le Petit abruti

Bonjour à tous et toutes, si vous lisez ceci aujourd'hui c'est que vous avez décidé de lire une nouvelle édition de votre journal anarchiste préféré le petit abruti. Aujourd'hui encore, comme l'a dit précédemment un autre citoyen dans une édition précédente je vais pouvoir moi aussi me exprimer librement à travers ce journal est cette édition pour vous faire paraître mon ressenti sur le pouvoir en place c'est la dictature totalitaire qui est installé depuis déjà six très longs mois en Communaterra. On peut le dire, à ce rythme là ce n'est même plus une dictature c'est carrément du fascisme. Et oui, sous couvert d'idéal socialiste ou communiste en réalité ce n'est ni plus ni moins que du fascisme déguisé et on nous fait croire que nous avons la liberté alors qu'en réalité, on réduit au silence, on censure et on ne reconnaît même pas certains corps de métier. Vous voulez des exemples? Le pouvoir en place en donne pleins ! Parlons de la prostitution : sous le régime précédent, les femmes n'était pas considéré et était délaissé voir même battu pour une profession qu'elles exerçaient. Sous l'empire, bien ce que ce corps de métier soit illégal les femmes avaient au moins le mérite d'être reconnues en tant que criminelles. Aujourd'hui, le pouvoir totalitaire en place ne reconnaît même pas ce corps de métier et a décrété que celui-ci était inexistant alors qu'ils étaient les premiers à crier sur tous les trois tu es la femme devait s'émanciper et que son corps ne devait plus être une marchandise. Ainsi, nous appelons à la révolution de la place de la femme dans la société et là en allant contre la dictature totalitaire et le pouvoir qui est en place qui voudrait s'approprier tous les droits. Il nous avait promis des réformes quant à la place de la femme et au final, elles sont plus conditionné que jamais elles ne sont pas reconnus pour leurs valeurs ainsi que leurs combats. Nous ne devons plus nous laisser faire et plus qu'une lutte des classes, nous devons lutter pour le droit à chacun et à chacune d'avoir sa place, son métier, et surtout d'utiliser son corps, son esprit et son âme comme il entend. Nous devons finir avec la petite caste bourgeoise au pouvoir qui est en fait une oligarchie déguisée en plus d'être totalement désorganisé et dénuée de crédibilité. La femme doit se réveiller et doit se révolter. Le pouvoir en place, aussi, conditionne les libertés individuelles puisqu'il nous permet de nous exprimer mais uniquement quand cela va dans son sens car nous, anarchiste, nous ne voulons pas de régime politique et nous ne voulons pas non plus de celui-ci mais ça, ils ne le comprennent pas. Ils pensent nous avoir en nous réservant une petite zone mais nous ne voulons pas une zone, nous voulons une révolution totale. Il est temps que la dictature des régimes prennent fin et que les anarchistes se réveille et abolissent tous les régimes et notamment celui en place qui est plus dictatorial que le précédent. Actuellement, nous sommes gouvernés par des petits groupes qui sont appelés "comités" et qui constitue l'essence même de ce pouvoir oligarchique. Aussi débile et dénoué de crédibilité qu'il est, ce pouvoir est aussi illégitime et ne représente en rien le peuple. Pire, il est incompréhensible et permet donc de créer la confusion. Nous ne pouvons pas laisser faire ça et nous devons renverser tous les régimes qui veulent nous imposer des choses et des devoirs. L'idéal qu'ils vante, c'est le leur et pas le nôtres et encore moins celui du peuple. Vous ne serez pas surpris d'apprendre en plus de ça si un régime était réellement légitime est arrivé par la volonté du peuple besoin de génocide plusieurs centaines de milliers de personnes. Pourtant, ils sont massacrés, tu es génocide des centaines de milliers de personnes juste pour arriver au pouvoir et s'assurer d'une place. Car oui, c'est comme ça que l'oligarchie fonctionne si elle veut arriver au pouvoir. Dans un premier temps, ils ont l'air idéal de petit-bourgeois et ensuite le chercher à l'opposé et donc pour ça, il faut arriver par la violence et génocide et tout un peuple qui est innocent. Par cette révolution, c'est une petite minorité qui a pris soi-disant les intérêts du peuple pour les siens et qui ensuite, une fois arrivée au pouvoir, a fait tout l'inverse. Nous devons exécuter c'est chiant qui ont pris le pouvoir et qui nous ont bernés avec leurs beaux idéaux révolutionnaires alors qu'en réalité, ce n'est qu'un massacre, meurtre et génocide au nom soi-disant des libertés individuelles qu'ils ne respectent absolument pas. Il est hors de question que la lutte anarchiste laisse faire ça et nous ne nous arrêterons pas tant que nous nous lèverons chaque matin avec un régime toujours plus totalitaire en place dans notre pays. C'est fasciste au pouvoir ne sont ni plus ni moins que des criminels qui ont asservis le peuple. Les femmes doivent être libre de pouvoir pratiquer le travail du sexe que ce soit dans la pornographie ou bien dans la prostitution et doivent demeurer libre de faire ce qu'elles veulent de leur corps. Aussi, les hommes ont ce droit et doivent pouvoir reprendre en main leur destin ainsi que leur travail. Il est totalement incompréhensible de voir que le régime totalitaire en place qui se veut pour les libertés individuelles interdit des choses aussi fondamental que de pouvoir disposer librement de son corps. En matière de sécurité, le régime totalitaire en place est extrêmement culotté : le régime totalitaire en place a soi-disant interdit la torture pour le bien des hommes et nous respectons ceci cependant, interdire quelque chose qu'ils ont pratiqué pendant la révolution c'est extrêmement culotté. Torture, génocide, massacres ou encore meurtre, le régime totalitaire et fasciste en place ne s'est pas gêné pour faire massacrer des femmes et des hommes innocents qui étaient, avant d'être des objets de politiques, des humains. Aussi, pour notre jeunesse, vous avez le droit et le devoir de participer à la politique (autrement dit, le régime vous y oblige) en revanche vous n'avez pas le droit de profiter des plaisirs de la vie et vous n'avez pas non plus le droit d'intervenir dans la justice. Si vous avez 15 ans, félicitations vous avez votre majorité politique. En revanche, ce n'est qu'à l'âge de 17 ans que vous pourrez enfin décider de ce qui est juste et bon. Pour une révolution qui se dit pour la justice c'est extrêmement dégradant et problématique de voir qu'en réalité, on ne permet pas à tous de bénéficier de la justice et d'y participer avec une restriction sur l'âge. Surtout, je ne vous parle même pas de cette dictature fasciste qui vous oblige au service militaire. En communaterra, vous n'avez pas le choix vous devez être complice de l'État criminels et totalitaire en vous soumettant à sa volonté et en étant au choix : son petit soldat ou son petit pantin. Vous êtes forcé et vous êtes enrolé dans l'armée pour qu'on vous gave de propagande guerrière et qu'on vous incite à la guerre. L'État criminel et sanguinaire au pouvoir ici, en Communaterra doit immédiatement prendre fin et son régime doit tomber avant qu'il ne fasse plus de dégâts. Pire encore, bien que nous soyons anti-religions, nous sommes aussi contre toute forme de génocide perpétuée par le régime et nous devons reconnaître qu'ils ont été extrêmement violent en massacrant, tuant et en décapitant des prêtres ou encore des imams et des personnalités religieuses. Il est insupportable de voir que le régime en place ne peut reconnaître la fraternité entre les hommes mais ne reconnaît que la camaraderie entre ceux qui sont d'accord avec lui. Voilà pourquoi d'ailleurs, nous appelons ce régime de terreur un régime totalitaire et dictatorial. Ils ne reconnaissent que ceux qui sont d'accord avec eux et nous donne les miettes des libertés que nous méritons. Ne vous laissez pas avoir, le régime totalitaire en place est en réalité un État fasciste qui se cache derrière le socialisme. Il ne véhicule aucune des valeurs socialistes ou ultra libertaires qu'ils défendent et sont là uniquement pour massacrer, tuer génocide le plus de personnes possible. D'ailleurs, pour continuer sur la religion, ils défendent la soi-disant liberté de culte grand en réalité ils interviennent directement dans celui-ci et ne laisse ni les peuples, ni les gens décider de leurs croyances et du fonctionnement de l'organisation pourtant la base de tout système démocratique. Nous, anarchistes de communaterra, nous appelons à l'abolition de ce régime fasciste et à la fin de la collaboration de certains anarchistes avec le régime totalitaire en place. Nous devons mettre fin aux comités oligarchiques qui se revendique comme émanant du peuple. Aussi, nous adressons une lettre ouverte aux citoyens ainsi qu'aux membres des comités oligarchiques :

Anarchistes de Communaterra a écrit :
Monsieur, madame, bande de chiens,

Bien que vous soyez des ordures à la tête d'une petite caste bourgeoise, nous avons matière à penser que vous n'êtes pas dénué de raison ou de logique, puisque vous avez réussi à prendre le pouvoir de façon tyrannique et en massacrant des populations innocentes toute entière. Bien qu'absolument infectes, nous vous pensons cependant assez malin pour vous rendre compte que vous n'êtes que des ordures en ayant pris le pouvoir selon la soi-disant "volonté du peuple". Puisque nous estimons encore une fois, que vous êtes malins, nous vous invitons à quitter vos comités et à arrêter cette mascarade étatique. Nous vous invitons très sérieusement à considérer cet appel à quitter vos fonctions car lorsque le temps sera venu, nous n'aurons plus aucune pitié pour vous et pour tous les tyrans. Nous ne vous laisserons jamais en paix et nous ne cesseront jamais de lutter pour la fin du régime tyrannique en place que vous avez instauré tant qu'il ne sera pas tombé. Vous êtes des tyrans et des assassins et croyez-le, les anarchistes, les vrais, n'aurons pas de répit tant que vous serai au pouvoir et que vous continuerez à vous en servir sous prétexte de libertés. Sachez-le, si vous pensiez la lutte anarchique de votre côté vous vous êtes trompés. Nous mettrons à feu et à sang l'état de Communaterra si il le faut mais nous n'aurons jamais de répit tant que vous serez dans vos petits comités bourgeois. Nous ne cesseront pas la lutte pour les libertés et pour le respect des droits humains fondamentaux. Nous ne pouvons que vous inviter à quitter vos postes, vos comités et surtout à partir de Communaterra pour ne plus jamais revenir. Nous vous invitons, aussi, si vous ne savez pas nager, à privilégier le passage par la mer lorsque vous quitterez Communaterra en vous priant, s'il vous plaît, de bien vouloir utiliser une planche de bois trouée pour vous échapper.

Chiens, la lutte anarchique vous salut.

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Affiche de propagande diffusée dans le journal.
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Aujourd'hui, en Communaterra, un petit groupe de jeune militants anarchistes a décidé d'oganisé une action pacifiste. Leur but? Dénoncer la politique gouvernementale du régime en place. Comment? Ils offrent de l'air.

Militant : Offrez-vous la politique du gouvernement ! Allez-y ! N'ayez pas peur de prendre un peu de politique de la dictature fasciste en place !

En effet, les militants ont eu pour projet de mettre de l'air en bouteille, de l'étiqueter et enfin de l'offrir sur les places de marché, dans les rues ou tout simplement dans les grandes avenues à fin de militer de façon pacifique contre le régime dictatorial mis en place par la récente révolution. Les militants anarchistes ils sont jeunes mais débordent d'idées. En effet, ses militants ont décidé en mettant l'air en bouteille de symboliser la politique actuelle du régime et de faire passer un message aux citoyens qui est le suivant : "La politique du régime dictatorial actuel sur les libertés individuelles, c'est ça." Ces dernières semaines, des prises de position similaires ont lieu dans des journaux notamment "le petit abruti" qui est un journal qui se revendique comme anarchiste et qui, depuis quelques éditions, va à l'encontre du pouvoir en place. Ainsi, ce type d'action pourrait bien se multiplier dans les jours à venir...

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Image d'une bouteille offerte symbolisant la politique du pouvoir en place
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Réponse à l'action ci-dessous. (Cliquez pour voir)Indulgens a écrit :
Le Petit abruti

Dans cette nouvelle édition du petit abruti, votre journal anarchiste préféré, nous allons vous parler tout en douceur du système de Communaterra qui est tout simplement un ramassis de conneries couronné par les petites castes qui se réclament du peuple et qui est un pays soit-disant démocratique.

Communaterra : La dictature bourgeoise.

Vous êtes membre d'un comité? Vous y avez été forcé? Super! Vous avez déjà le tableau de la petite oligarchie bourgeoise de Communaterra qui veut vous forcer à participer à sa vie politique dont tout le monde se fiche. En effet, dès votre naissance on vous conditionne dans la dictature politique et la politique politicienne de Communaterra qui de toute façon, ne vous laisse pas le choix. Comité de quartiers, Comité d'auto-gestion, bref, vous devez obligatoirement être membre de leur soit-disant grand idéal populaire. Ici, vous n'avez pas le choix vous devez forcément participer à la vie politique et être membre d'un comité. D'ailleurs si vous êtes membres d'un comité vous êtes membres de tous les comités ce qui ne vous laisse pas le choix quant à la vie politique de la nation. La petite dictature bourgeoise aux pouvoirs qui se réclament soi-disant du peuple, en réalité, vous force à participer sans même que vous ne soyez d'accord avec le pouvoir en place. Par ailleurs, ce qui se disent "pour la démocratie" en réalité ce sont déjà élu ou alors représentant. La démocratie directe en Communaterra n'existe pas ou alors existe uniquement si vous êtes tiré au sort. Si vous êtes tiré au sort, là encore, vous n'avez pas le choix de participer à la vie politique. Vous êtes obligé d'être complice de l'État criminel et sanguinaire. En fait, c'est un État fasciste puisque vous ne pouvez pas décider pour vous-même et pour votre politique d'autant plus qu'on vous force à faire quelque chose dont vous n'avez pas forcément envie.

Voilà, bienvenue dans la dictature d'un pays qui se dit soi-disant une démocratie directe gouverné par les comités qui eux-mêmes se disent soi-disant comme venant du peuple, alors que, il regroupe en fait une petite caste qui s'octroie tous les pouvoirs puisqu'un membre du comité est membre de tous les autres comités. Vous nous direz "Tous citoyens a donc accès aux comités". À cela, on vous répond que non. Pourquoi ? Et bien en fait pour certains comités comme le CST si vous n'avez pas été élu au CST vous ne pouvez pas entrer au CPGGMA qui est un sous-comité. Et oui, pour pouvoir entrer dans un sous comité il faut déjà être membre du comité principal en sachant que dans la plupart des cas, les sous comité sont les comités les plus importants puisqu'ils sont décisionnaire sur la politique nationale et notamment l'armement dans le cas du CPGGMA. Autrement dit, si demain les membres du CST qui sont tous volontaires pour participer au CPGGMA décide de prendre le contrôle de l'armée et du pays alors on ne peut rien faire puisqu'ils sont venus de façon soi-disant démocratique. Donc, une petite caste décide pour les décisions les plus importantes du pays pendant que nous nous nous sommes relayer il y a des petits comités de quartier qui sont décisionnaire sur le voisinage et sur le fait que certains n'ont pas tondus leur pelouse.

Nous ne sommes absolument pas représenté comme nous le devrions dans toute démocratie directe. De plus, avec ce système de tirage au sort la représentation est clairement sexiste puisqu'on ne peut pas assurer une parité à 50/50 puisqu'on laisse le hasard décider. En plus de ne pas être représentatif, l'état actuel de la nation fait que nous sommes une dictature sexiste, misogyne et en plus de ça discriminante vis-à-vis de tout le monde. Oui, nous laissons le hasard de décider donc nous ne pouvons pas être sure que chaque personne est représenté et que chaque personne peut faire valoir ses droits. Actuellement, il est possible que des petits groupes fasciste soit au pouvoir puisqu'ils ont été tiré au sort et nous ne saurions rien. Aussi, on nous dit que tous membres tiré au sort ou élu peut être révoqué sauf que ces mêmes membres sont révoqué par qui ? Par les membres élus ou représentants. Autrement dit le pouvoir ne peut se détruire que par lui-même. Gouverné par une petite caste bourgeoise et privilégiée, c'est une oligarchie qui dirige et nous sommes en pleine dictature et ça il se cache bien de le dire.

Ne soyons plus des pantins de la petite caste dirigeante, soyons plus leur petite victime et surtout ne nous laissons plus avoir par la dictature en place qui est soi-disant un régime de démocratie directe qui voudrait représenter la totalité de ses citoyens quand en réalité, il ne représente que leurs propres intérêts. On ne peut plus laisser faire ça et il faut que l'on se réveille et que l'on fasse la révolution contre un régime qui depuis six très longs mois est en fait un régime de dictature qui prend progressivement racine. On ne peut pas les laisser s'installer et surtout appliquer une censure qui n'en finit plus. Nous devons abolir tous les pouvoirs et tous les comités en place pour qu'enfin la vraie démocratie qui passe par le peuple pour le peuple et en son nom soit réelle. Fini les petits dirigeants bourgeois, fini les gens au pouvoir il est temps de laisser place au peuple qui demande à être réellement écouté et à pouvoir exercer son pouvoir. Ils disent respecter les droits humains quant au réalité il n'écoute personne que ce soit l'opposition ou bien leur propre camp. Il n'écoute personne et n'en font qu'à leur tête ils ne veulent pas de débats ou de discussions. D'ailleurs, des centaines de médias ont dû s'arrêter sous prétexte que leur mode d'organisation ne convenait pas au régime dictatorial alors qu'un média est libre il peut et doit être dirigé par tout le monde. Ils ont museler les médias, l'opposition et le peuple entier en faisant fermer des centaines de médias et en ne laissant que ceux qui vont dans leur sens et dont l'organisation leur convienne. Car oui, les médias ne pouvons plus être organisé il est beaucoup plus compliqué de faire paraître des articles et donc il est beaucoup plus compliqué au peuple ainsi qu'à l'opposition de s'exprimer. Nous, grâce a notre journal et notre système innovant, nous passons entre les mailles du filet. N'importe qui, peut s'exprimer et réellement donner son avis et montrer la vérité sur le régime de dictature en place. Le régime en place doit tomber si nous voulons pouvoir nous exprimer librement.

Mort à la dictature en place !


Sous le firmament infini de la Communaterra, un splendide jour de juin s'éveille, baignant le marché animé de la Zone Anarchiste de Jurnima dans une atmosphère enchanteresse. Le soleil, un disque d'or flamboyant, émerge lentement à l'horizon, dispersant les dernières nuances indigo de la nuit pour céder la place à un ciel d'un bleu céleste.

Les premiers rayons du soleil, doux et caressants, filtrent à travers le feuillage généreux des arbres alentour, créant une mosaïque d'ombres dansantes sur le sol pavé du marché. La lumière, d'une clarté éblouissante, fait scintiller les teintes chatoyantes des étals regorgeant de produits locaux, donnant vie à une palette visuelle éclatante.

Une brise légère, emprunte de la fraîcheur maritime caractéristique de la région, flotte dans l'air, portant avec elle des notes subtiles d'embruns. Les drapeaux anarchistes qui flottent au gré du vent dessinent des arabesques rebelles dans le ciel. Cette brise apporte un soulagement bienvenu aux visiteurs, balayant délicatement les rayons du soleil et créant une atmosphère des plus agréables.

Les arômes délectables des produits du terroir s'entremêlent harmonieusement, créant une symphonie olfactive envoûtante. Les fruits juteux exhument des effluves sucrées, tandis que les herbes aromatiques diffusent des fragrances fraîches et énergisantes. Les étals débordent de couleurs éclatantes, offrant une variété de délices qui titillent les sens.

Au firmament, des nuages duveteux parsèment le ciel, ajoutant une dimension théâtrale à cette scène pittoresque. Ces nuages, semblables à des pinceaux célestes, esquissent des tableaux éphémères en se déplaçant lentement, offrant par moments une ombre douce aux visiteurs affairés. Le contraste entre la chaleur du soleil et la fraîcheur de l'ombre crée une ambiance idéale pour flâner entre les étals.

Les ruelles pavées, chauffées par les premiers rayons solaires, réfléchissent une lumière chaleureuse, accentuant l'atmosphère conviviale du marché. Des artistes de rue, inspirés par la beauté du jour, s'adonnent à leurs créations sous le regard attentif des passants curieux.

Les terrasses ombragées des cafés locaux accueillent les visiteurs assoiffés, proposant des boissons artisanales rafraîchissantes. Le bourdonnement joyeux des conversations, les rires partagés et les accords de musiques diverses créent une symphonie humaine, ajoutant une note sociale à cette journée exceptionnelle.

En ce jour de juin, la météo bienveillante de la Communaterra, orchestrée par une nature généreuse, contribue à sublimer l'expérience du marché anarchiste de Jurnima. Chaque élément météorologique semble être en parfaite harmonie avec l'esprit libre et rebelle qui anime la communauté, offrant un tableau atmosphérique idyllique pour célébrer la diversité, la créativité et la camaraderie.


Au cœur du marché animé de la Zone Anarchiste de Jurnima, une marchande passionnée dévoile un éventail chatoyant de tissus, une palette de couleurs et de textures qui raconte l'histoire d'une pratique bien-aimée en Communaterra : la couture. Tout autour, des badauds curieux s'arrêtent pour admirer ces étoffes étalées avec soin, chacune représentant une possibilité infinie pour créer, personnaliser et donner vie à des vêtements uniques.

La marchande, une artiste du textile, se tient fièrement derrière son étal, offrant des tissus d'une qualité exceptionnelle aux passants intéressés. Elle entame des conversations passionnées avec chaque personne qui s'arrête, expliquant avec zèle la provenance éthique des matières premières et le processus de fabrication artisanal derrière chaque pièce. Son enthousiasme est contagieux, faisant ressentir l'amour qu'elle investit dans son métier.

Malgré l'abolition de la monnaie, la valeur accordée au travail reste omniprésente. La marchande, avec un sourire radieux, met en avant la renommée qui découle du talent et du dévouement dans l'art de la couture.

Elle encourage chaque visiteur à ressentir la texture luxueuse de ses étoffes, à s'immerger dans les teintes vibrantes et à envisager les possibilités infinies qu'offrent ces matériaux d'exception. Même si l'argent a été aboli, la tradition de la négociation a survécu, les interactions entre marchands et clients devenant des performances théâtrales où le plaisir de l'échange et de la persuasion persiste.

Dans cet univers où l'artisanat et la créativité règnent en maîtres, la couture est bien plus qu'une simple nécessité vestimentaire. C'est un moyen d'expression, une célébration et du savoir-faire. La marchande, véritable ambassadrice de cette tradition, incarne l'esprit de la Communaterra où la richesse se mesure à la qualité des compétences, à la renommée méritée, et à la capacité de se reposer et de profiter du fruit de son labeur. Choisir un tissu devient ainsi un acte artistique, un hymne à l'autonomie et à la beauté que chacun peut créer de ses propres mains.

La marchande, immergée dans ses tissus aux couleurs vives, ne put ignorer les hurlements stridents qui brisaient la quiétude du marché anarchiste de Jurnima. Intriguée, elle tourna la tête vers l'homme déclamant avec passion les mots imprimés sur son journal provocateur, "Le Petit Abruti". Son regard perça l'atmosphère animée du marché pour se poser sur le papier agité dans les airs.

Bien que la marchande fut une fervente partisane de la liberté d'expression, la nature calomnieuse et mensongère des propos la heurta profondément. Son engagement envers la Communaterra et sa vision révolutionnaire en fut une raison suffisante. Elle saisit l'opportunité de faire entendre une voix de résistance face à ce flot de critiques infondées.

D'un pas déterminé, la marchande se dirigea vers l'homme hurlant, sa figure empreinte de défi. Dans un mouvement gracieux, elle déposa l'étoffe qu'elle tenait dans ses mains sur l'étal, révélant une magnifique épée à la garde ouvragée. Son geste silencieux exprimait sa volonté de défendre l'honneur de la Communaterra.

"Voici mon ultime offre, monsieur le calomniateur. Abandonnez vos propos diffamatoires ou préparez-vous à affronter la lame de la vérité", déclara-t-elle d'une voix assurée, son regard perçant transmettant une détermination sans faille.

Les spectateurs, attirés par la confrontation, observaient le face-à-face tendu. La marchande incarna un symbole de résistance, une défenseuse intrépide de la révolution. L'homme, déconcerté par la réaction ferme et inattendue, bafouilla quelques mots avant de décamper précipitamment, semblant réaliser qu'il avait provoqué une force bien au-delà de ses attentes.

La marchande, armée de son épée et d'une dignité inébranlable, reprit sa place derrière l'étal. Les regards qui la suivaient étaient empreints d'admiration et de respect. Elle retourna à ses tissus, repliant l'étoffe avec la même grâce avec laquelle elle avait brandi son épée, affirmant silencieusement que dans la Communaterra, la vérité était plus tranchante que la calomnie, et la résistance plus forte que les attaques infondées.

La marchande, armée de son épée et d'une dignité inébranlable, reprit sa place derrière l'étal. Les regards qui la suivaient étaient empreints d'admiration et de respect. Elle retourna à ses tissus, repliant l'étoffe avec la même grâce avec laquelle elle avait brandi son épée, affirmant silencieusement que dans la Communaterra, la vérité était plus tranchante que la calomnie, et la résistance plus forte que les attaques infondées.

La Communiste dégaîne son épée face à l'homme.
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Réponse à ces affiches colléesIndulgens a écrit :
https://zupimages.net/up/23/52/usp1.png
Affiche de Propagande en Communaterra ayant pu être aperçue dans les rues après la publication d'une édition du "Petit abruti"

Le crépuscule peignait le ciel de teintes chaudes au-dessus du marché animé de Jurnima. Les affiches, propagateurs des mots venimeux du "Petit Abruti", s'étalaient tel un défi à la résistance tranquille du marché anarchiste. Un groupe de jeunes anarchistes, liés par l'idéal de la Communaterra, décida de mettre un terme à cette propagation toxique.

Les ombres dansantes des jeunes se glissèrent parmi les allées du marché, déterminées à arracher ces feuilles de calomnie. Leurs visages exprimaient une détermination farouche, résolus à défendre l'intégrité de leur communauté. Les affiches, comme des parasites sur les murs, captèrent l'attention de ces gardiens de la vérité.

Cependant, alors qu'ils s'approchaient d'une affiche, ils se retrouvèrent soudain nez à nez avec les collègues de l'homme calomniateur. Un moment de tension s'installa dans l'air, chacun campant sur ses positions. Les jeunes anarchistes ne reculèrent pas, leurs regards flamboyants dénonçant l'injustice des propos affichés.

La confrontation silencieuse se transforma en un échange intense de regards, comme si les yeux pouvaient transmettre les convictions profondes et la loyauté envers la Communaterra. La tension monta, mais aucune parole ne fut échangée, car les regards suffirent à exprimer la ferveur de deux visions du monde antagonistes.

Les jeunes anarchistes, agissant d'une seule voix, arrachèrent les affiches une à une, déchirant le voile des mensonges. Les collègues de l'homme calomniateur, confrontés à cette détermination, choisirent de se retirer plutôt que de provoquer une confrontation physique.

Le marché, une fois de plus, reprit son souffle paisible. Les jeunes anarchistes, fiers de leur acte de défiance, savaient que leur geste symbolisait la force de la communauté face à l'obscurantisme. La vérité et la résistance, incarnées par ces jeunes gardiens de l'anarchie, restaient inaltérables dans le crépuscule réconfortant de Jurnima.

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Discours un anarchiste pas content.



Mesdames et Messieurs, je n'ai pas l'habitude de faire ça mais aujourd'hui je me dois de me tenir devant vous pour vous exprimer mon ressentiment sur le pouvoir dictatoriale en place qui est venu par une révolution sanglante. J'ai un idéal cet idéal est socialiste. Je n'aurais jamais pensé que la révolution à laquelle j'aspirai, viendrais dans la violence et dans le sang ainsi que les génocides qui, tuant toute une partie de mes camarades, à aussi tuée des centaines de milliers d'êtres humains qui ne demande qu'à être libéré. Oui, je me tiens devant vous pour critiquer le pouvoir actuellement en place qui est un pouvoir semblant et génocidaire qui ne veut pas notre intérêt mais qui s'en sert au nom de tes soi-disant "libertés individuelles". Peuple, camarades, nous avons le pouvoir de faire stopper ce régime sanglant et dictatorial et de le mettre à terre. Comme beaucoup de citoyens l'ont déjà fait dans le journal du petit abruti, moi aussi j'appelle à mettre fin au régime politique ainsi qu'aux régimes totalitaires en place ici. Nous devons mettre fin à un régime qui privilégie une petite caste bourgeoise qui se cache derrière des comités dont personne n'a jamais entendu parler et qui se prétend être un régime de paix quand on réalité il ne fait que tuer, massacrer et génocider. Anarchiste de tous les pays, unissez-vous contre le régime dictatorial en Communaterra qui ne veut que le mal du peuple qui se sert de ce même peuple justement pour lui faire du mal. Arrêtons l'hypocrisie, le régime en place est un régime dictatorial qui ne veut que le module tu peux appeler et se sert des réels projets socialistes pour assouvir sa soif de pouvoir ainsi que sa soif de vengeance envers des innocents qui n'ont rien demandés. Le régime dictatorial en place doit prendre fin et nous devons brûler ce qui on restera. Encore, sous l'empire du dictateur nous avions la chance de pouvoir nous exprimer et si ce n'était pas le cas au moins nous ne risquions pas de nous faire fusiller ou de nous faire agresser. Aujourd'hui, en plus de risquer de se faire fusiller de se faire agresser par les autorités dictatoriales en place, le régime a mis en place un système de terreur et de violence si inouïe que même entre nous, camarade, nous nous aguerrissons si nous estimons qu'il y a un avis dissident qui s'exprime ou qui naît. Arrêtons de nous entre-tuer car ils veulent nous diviser. C'est envers eux que nous devons en vouloir et c'est contre eux que nous devons nous battre. Disons-le, le régime en place n'a que pour projet de tous nous massacrer et si jamais il n'arrive pas à ses fins et c'est pour ça que nous devons continuer la révolution mais cette fois elle doit prendre une autre forme : la révolution doit continuer et ne doit pas s'arrêter mais cette fois nous devons nous retourner contre ce qui nous ont trahi et nous ont promis plus de liberté alors qu'en réalité, ils font exactement la même chose que les autres régimes c'est-à-dire imposer leurs idéaux fascistes et totalitaire sans même laisser place à l'opposition pour qu'elle puisse s'exprimer. D'ailleurs, même ceux qui sont dans leur camp ils les exécutent. Mettons fin au régime de terreur en place qui ne nous laisse aucune liberté. PIRE, le régime en place totalitaire a abolit l'argent et c'est bien la seule et unique bonne chose qu'ils ont fait. EN REVANCHE, ils ont laissés le monde entier capitaliser sur la vie des kommunautaros en les laissant utiliser leurs devises et leur monnaie! Le pouvoir en place estime qu'elle n'a aucune valeur mais aux yeux du monde entier elle a une gigantesque valeur ! Le pouvoir en place se fiche complètement du peuple et conditionne son existence à la vie du monde! Le pouvoir en place qui est un régime de terreur et est né dans la violence vend les kommunautaros au monde entier et veut nous faire taire! Nous n'allons pas nous taire! J'appelle à la rébellion de tous les kommunautaros qui trouve la fin des régimes politiques et l'abolition du système en place comme juste! J'appelle les kommunautaros qui trouve la capitalisation des vies sur notre territoires par des puissances étrangères comme étant une atteinte grave à nos libertés et à nos vies! Mort à tous les chiens au pouvoir !

Après sa déclaration, le jeune militant passe en boucle une musique de révolte venu d'un rappeur kolisien qui critique le régime en place.
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Du mouvement à la frontière !

Jacques et Bernadette Loiseau avançaient péniblement, traînant derrière eux un lama sur lequel étaient empaquetés des vivres et quelques possessions. La progression était difficile pour tous le monde, que ce soit le couple, le lama, et les sept autres personnes les accompagnant. Le sol était jonché de racines épaisses, des lianes tissaient de véritables toiles d'araignées à échelle humaine entre les arbres, tandis que les fougères arborescentes encombraient l'espace. Jacques ouvrait la marche à coup de coutelas, traçant un chemin dans ce rempart végétal et Bernadette tenait en longe le lama.

-Putain, moi qui appréhendais déjà de l'abandonner une fois passée la frontière ! S'exclama Bernadette, En fait on irait bien plus vite en portant notre matos ! Il n'avance pas, prend son temps, et me crache dessus dès que je le tire trop, qu'est ce que ça pue !

-On a senti ! Répondit Jacques tout en poursuivant inlassablement sa progression.

L'expédition s'arrêta un moment et le meneur regarda sa boussole et sa carte, uniques façon à leur portée de se repérer.

-On devrait bientôt atteindre la rivière Pouldlo, là on aura juste à suivre le courant jusqu'à Communaterra. De là on aura juste une journée de marche encore et on aura passé la frontière.

Profitant de la pause pour reprendre son souffle, Bernadette répondit.

-On aurait pas pu plonger dans la forêt juste avant le poste frontière ? On aurait économisé une bonne journée ! C'est pas comme si les hommes en patrouille nous auraient arrêté !

Jacques lui fit signe de se taire tout en jetant un œil aux accompagnateurs. Lui et Bernadette étaient des agents à la solde du Duché de Sylva, parmi d'autres envoyés en Communaterra pour avoir du renseignement humain sur place. Non pas que le modèle horizontal komunteranos soit imperméable aux informations, mais il est toujours mieux d'avoir sur place des yeux et oreilles. Par contre les neuf autres voyageurs étaient de réels migrants, vivant dans un village perdu assez pauvre et rêvant du modèle vanté en Terre Commune. S'étaient donc mêlés à eux les agents qui avaient déjà une proximité avec ledit village.
Le convoi se remit en marche, jusqu'à ce que soudainement s'écrie Jacques :

-Haaa bordel de putain de chié de merde !!! Raaah !

-Mais qu'est ce qui t'arrive ?! Toute la jungle va nous entendre !

-Une scolopendre ! Y'avait une scolopendre de merde dans les feuilles ! Elle m'a mordu la pute ! Purée ça brûle !

-Ah zut, attends laisse moi regarder, on peut encore purger la morsure. Ça n'arrêtera pas la douleur mais ça s'atténuera en intensité et sur le temps. Par contre tu ne passeras pas à côté des démangeaisons.

Les démangeaisons, toute la troupe baignait déjà dedans de toute façon : lianes urticantes, moustiques, épines, la forêt entière hurlait sa détestation de l'Homme dans une litanie permanente. Petit encouragement malgré tout, les voyageurs commencèrent à entendre le bruit de la rivière.

-Enfin, on va établir ici un campement, puis on reprendra la route !


Pas de feu, quasiment pas de lumière, seuls les lueurs de la lune éclairaient doucement le sol. La lune était aux trois quart et réfléchissait beaucoup de lumière, mais qu'une faible portion seulement filtrait à travers la canopée. Même au-dessus de la rivière, les branches des arbres se joignaient des deux bords pour faire un toit dissimulateur.
Pas de lampe torche, ou plutôt plus de lampe torche : l'un des voyageurs a allumé la sienne et fut quasi instantanément recouvert de moustique même au travers de sa tente. Jacques se demandait si ces gens étaient bien des ruraux, comment pouvaient-ils aussi mal connaître le pays dans lequel ils vivaient depuis leur naissance ? Même les citadins sylvois étaient exposés à la forêt et savaient ce genre de chose, mais ces migrants là venaient naïvement avec des tentes grandes ouvertes.

Pas de feu non plus pour s'éclairer ou se réchauffer (la nuit était fraîche), mais cette fois-ci parce que tout le bois aux environs était trempé : c'était la saison des pluies, et même autrement l'humidité de Sylva est perpétuelle.

Surveillant que tous les "civils innocents" étaient dans leur tente, Jacques commença à parler à sa compagnes dans la sienne :

-Que fera t'on une fois sur place ?

-On sera dans la zone d'Artadozonejo et on se dirigera vers le village le plus proche.

-Oui mais et après ? On leur dira quoi ? Déjà tu parle leur langue toi ?

-L'espéranto ? Non, par contre j'ai quelques rudiments en espagnol. Vraiment quelques rudiments je dis, et toi ?

-L'espagnol ? Ça va, la plupart des mots ressemblent au français, faut juste mettre des -os ou -as à la fin.

Bernadette regarda éberlué Jacques quand bien même elle voyait à peine dans l'obscurité.

-Une fois sur place, tu me laisseras parler, hein ?


La troupe se leva péniblement. La pluie battait et, si les arbres protégeaient partiellement du vent, leur couverture verte offrait le plus perméable des parapluies et des filets d'eau arrosaient les voyageurs.

-Dépêchons, dépêchons ! Si on tarde trop, on sera parti pour une autre nuit dehors ! Là, on peut espérer passer la frontière avant demain !

La marche reprit, plus aisément le long de la rive. Elle était recouverte de rochers et il fallait parfois patauger dans l'eau sur un fond extrêmement glissant à cause des algues, mais c'était toujours plus rapide que couper à travers les bois.
C'est vers quinze heures que se dessinait la frontière, assez nettement. Les arbres changeaient, la forêt toute entière était moins dense, moins encombrée de lianes et plantes.

-C'est quand même pratique cette frontière bien nette, avec la forêt qui a gentiment distingué nos deux pays, plaisanta Jacques.

-En fait c'est logique, de la même façon que les montagnes centrales délimitent "gentiment" Sylva. Ce sont des frontières naturelles contre lesquelles nos ancêtres ont arrêté leur progression. C'est pareil avec la forêt, ils l'ont occupé et se sont arrêtés en même temps qu'elle. Ceux qui ont continué par delà, se sont adaptés à un autre environnement et se sont naturellement distingués.

La marche se poursuivit inlassablement et vers dix sept heures, les migrants établissaient un nouveau campement. On se félicitait d'avoir passé la frontière et on célébrait cette nouvelle vie (ou réussite de la première phase de leur mission, pour le couple Loiseau).

-Et maintenant ? S'interrogea l'un des migrants, On continue au hasard ?

-Non, dit Jacques en montrant sa carte, Un village se trouve normalement au bord de cette rivière, on va la suivre jusqu'à croiser des gens. Bernadette parle très bien espagnol (petite réaction de la concernée, signifiant plus qu'elle se débrouillait qu'autre chose), elle nous présentera et expliquera la situation. On sera normalement bien accueillis.

La nuit s'entamait encore une fois dans les tentes. Les moustiques semblaient moins présents mais on se gardait d'allumer les lampes torches. Par contre on s'était autorisé un petit feu. Jacque et Bernadette passaient en revu leur matériel.

-Bon, la seule chose capitale à garder avec nous, ce sont les téléphones satellites et leurs batteries de rechange. Nous devrons les allumer uniquement pour passer des appels et les éteindre autrement pour économiser l'énergie. On ne pourra pas les recharger sur place, et ils devront rester secret autrement ils risquent de les confisquer et se méfier. Dans quel paquetage on les planque ?

Bernadette regardant dans le matériel en réponse à Jacques. Ce point avait été abordé lors de la préparation de la mission. C'était un détail essentiel puisqu'ils ne pourront espérer communiquer autrement leurs informations à moins de devoir régulièrement faire des aller et retour à la frontière... inutile de préciser le lot de complications que cela représenterait.

-Bon, déjà on oublie de se les carrer dans nos fondements. Ces gadgets sont énormes et je ne parle pas du lot de batterie. Les vêtements, ça ne passera pas forcément, il risque de vouloir nous en donner d'autres. La bouffe, pareil. De toute façon y'en a quasiment plus. Purée mais quelle idée de nous filer d'aussi gros trucs ! Dire qu'ils comptaient juste qu'on planque ça dans un sac étanche, l'abandonne avant de rejoindre un village, et le récupère pendant la nuit !

Écoutant son compère parler, Bernadette lui montra l'un des banjo avec un manche creusé.

-Après il y avait la deuxième option préparée en amont, celle de les planquer dans les instruments de musique.

-Ouais bon... on n'a pas d'autre choix. Fixe bien le petit couvercle hein, je ne veux pas que le téléphone tombe quand on leur fera une démonstration !

En effet, cela sonnait comme une évidence qu'ils auront à jouer de la musique. En fait, on avait même prévu d'utiliser la musique et le chant comme langage pour exprimer des émotions. Ce serait extrêmement archaïque, mais permettrait à chacun de dire un semblant de chose même sans déjà parler espagnol.

-Et le lama ?

-Comme prévu, on l'abandonnera. On tient à éviter la moindre embrouille avec les locaux donc pas d’exploitation animale.

-Mais il sera perdu et va mourir non ?

-Ce n’est pas notre problème. Pis bon le bestiau n’est pas débile. Il broutera et longera le chemin du retour jusqu’à chez lui.

Bernadette n’était pas rassurée pour autant. Quand bien même il vivrait, le lama sera seul et n’aura plus de congénères.


Le réveil fut bien plus facile le matin. Pas de pluie, seul un soleil doux qui se levait. La troupe se remit en marche le long de la rivière, jusqu'à atteindre le village. Il y avait une espèce de malaise une fois arrivé. Seule Bernadette parlait espagnol, expliquant qu'ils venaient des forêts au nord et cherchaient ici un refuge plus juste. Les autres se contentaient d'acquiescer en parlant français et essayant d'appuyer dans une démonstration fort risible d'onomatopée les propos de Bernadette.


Le couple des Loiseau n'étaient pas les seuls agents envoyés par Sylva, dissimulés dans des petits groupes de migrants. Une bonne vingtaine avait été envoyé au total pour le moment, toujours avec des appareils dissimulés pour communiquer avec leurs responsables selon des protocoles très strictes. Pour le moment, ils avaient pour mission d'observer le climat ambiant et les décisions publiques, après quoi ils serviront de fondation à des missions d'infiltration plus poussées.
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nouveau logotype du Clëron ?

IMMERSION AU SEIN DE LA COMMUNATERRA, L’UTOPIE QUI VOULAIT ÊTRE VRAIE.

Pays neuf dont le régime a changé il y a juste un an, la Communaterra se veut la grande défenseur des libertés collectives et populaires, et un modèle pour le monde. Régime communiste ne se ralliant ni aux libertaires ni aux eurycommunistes, les deux grandes factions actuelles, la Communaterra donne des leçons au Monde sur sa gouvernance. Mais quelles leçons ?


Thémond Gomez - notre correspondant en Communaterra

Il n’est pas rare en se promenant en Communaterra de se faire haranguer en pleine rue par un révolutionnaire surexcité. C’est là la preuve d’une ferveur bien présente, et les autorités Communaterriennes, émanant officiellement de la population même, ne se privent pas de s’en vanter régulièrement. Pourtant, il suffit de s’attarder plus longuement sur le paysage qui entoure le visiteur attentif pour apercevoir la silhouette de ceux qui, par ces temps troublés, font profils bas. La révolution a-t-elle profité à tous ? Comment vivent les religieux au Communaterra ? Les opposants ? Que dire de la démocratie ? Le pays a présenté à la face du Monde une révolution-éclaire et se targue d’un régime stable établi en une petite année. Un tel processus peut-il être sincère ou est-ce de la poudre aux yeux ? Qu’en est-il de l’alternance des pouvoirs ? En un mot : y a-t-il une unité populaire ?

Pour ce reportage, nous avons dû faire immersion dans le pays communaterrien. Rien de plus facile : la liberté d’expression y est garantie et celle de la presse l’est également. Tout ici est transparent. Pourtant, pour une raison inexplicable, seuls les journaux « indépendants, contrôlés par des associations ou coopératives autogérés, et non affiliés à des États non-prolétaires ou à quelconque forme de patronat capitalisto-bourgeois » sont admis à avoir une accréditation officielle pour les institutions. La liste des honnêtes médias potentiellement refusée est longue. Et bien sûr, Le Clëron en fait partie, ce qui a tôt fait d’élever les doutes sur la définition communaterrienne de "liberté". Dans les rues, des citoyens un peu trop opposants à l’unité populaire peuvent être pointés du bout du doigt, voir du bout de la dague, comme c’est arrivé dans la Zone Anarchiste de Jurnima il y a quelques jours contre un… anarchiste, probablement trop capitaliste.

On pouvait s’y attendre, après une révolution fraîche, le règne de la terreur se promène sournoisement en Communaterra. Mais il n’est pas évident à déceler. Ici, pas de prison d'État ni de répression sanguinaire. Mais une volonté de révolution permanente a été sciemment installée : les Comités des Autogestions sont tenus de préparer les citoyens à la guerrilla. Étonnant mélange donc, que cette société, où pour faire tenir le corps social debout, on dresse ses membres les uns contre les autres. Mais il s'agit là de l'héritage même de l'histoire de ce peuple, habitué depuis le début des troubles à la lutte fratricide. À commencer par la plus inconcevable qui soit : la guerre des sexes. Les femmes dressées contre les hommes, voilà comment la Révolution Communaterrienne a commencé. Par la guerre au sein même des foyers. Le Communaterra est un pays profondément fracturé, divisé, où la méfiance est reine.

Les révolutionnaires sont-ils majoritaire parmi la population ? Difficile à savoir. C'est bien sûr ce que prétendent les institutions en place, pour qui un peuple avec une volonté commune semble être une évidence. Mais soit, accordons au révolutionnaires le bénéfice du doute et supposons que le pays soutient largement la révolution. Que leur a-t-elle apporté ? Le Communaterra fonctionne aujourd'hui selon le principe de la démocratie directe, dans un système extrêmement fédéral. Il n'existe en fait aucun organe capable de légiférer sur l'ensemble du territoire. L'État est composé d'une myriade de comités dont les compétences sont diverses, sensés permettre au peuple de se gouverner lui-même. Mais en fin de compte, la conception de la Loi est obscure. Il existe bien le Comité National Prolétaire (CNP), composé de membres tirés au sort parmi les huiles des subdivisions régionales (75%) et les comités exécutifs (25%). Mais le CNP n'est habilité que pour le budget et la Loi Fondamentale. L'évolution de la Loi Communaterrienne est un mystère. Et pourtant on ne peut pas dire qu'elle a ébloui les juristes du monde entier par sa perfection.

« La Communaterra a une législation ahurissante pour la plupart de mes confrères, car elle est plus fondée sur l'idéologie que sur n'importe quelle forme de bon sens » avance Jean-Jacques Globert, ancien juriste à l'Arrët ohh Paje, la cour constitutionnelle de Gallouèse. « Un exemple parmi d'autres, la majorité des citoyens. Les jeunes jouissent de leurs droits à 15 ans, mais sont irresponsables devant la justice avant 17 ans. C'est un monde à l'envers où l'on délivre les droits au citoyen avant ses devoirs ». Mais c'est surtout la légitimité de la loi qui pose problème. « La loi a été édictée comme de façon divine à la Révolution, et aucune institution n'est compétente pour l'amender. Comme si une loi pouvait être éternelle, et comme si une poignée de révolutionnaires détenait la la justice absolue ». Plus inquiétant encore, la justice est également dans les mains des comités, ou des agents de maintient de la paix. « De cette volonté idéologique de donner le pouvoir à tous et tout le temps naît une bouillie juridique ou les pouvoirs ne sont pas séparés », renchérit le politologue attaché au Clëron Bastien Lorvegeant.

Finalement, la République des Comités de Communaterra n'est-elle pas qu'un énième État-régime qui finira tôt ou tard par montrer son décalage avec les aspirations réelles de la population ? Pas forcément. Il faut tout de même créditer les Comités d'une certaine réussite, dans leur système idéologique en tout cas. Le fonctionnement décentralisé et communautaire semble avoir bel et bien élevé un goût pour la politique chez le peuple communaterrien. Une ferveur certaine a gagné les rues, et les citoyens prennent à cœur leur nouveau rôle. Seulement, est-ce assez pour faire une démocratie ? « Non, hélas », prévient Lorvegeant. « De nombreux critères sont nécessaires au bon fonctionnement d'une démocratie, et certains d'entre eux, essentiels, ne sont pas remplis ». Le politologue point du doigt l'absence de vie partisane, d'alternance des pouvoirs, de séparation des pouvoirs. « Bref, l'autoritarisme au nom d'une pensée unique. Le risque, c'est qu'une aristocratie, au sens étymologique du terme, prenne le pouvoir ». Et c'est presque le cas : de nombreuses communautés ne sont pas écoutées au Communaterra : paysans, traditionalistes, ou encore croyants.

Gonzalo Gutierrez est un agriculteur de la Zone de Ricajlando, dans l’Est du pays. Nous l’avons rencontré dans sa ferme coopérative du district le plus au nord. Il s’est dit libre de se confier. « Je dis ce que je veux, la Revolution n’a rien changé là-dessus ». Il garde néanmoins quelques réserves : « j’en connais qui n’oseraient pas parler, par peur qu’une mégère rouge ne leur tombe dessus ! » Nous l’avons interrogé sur sa vie depuis la Révolution. « Dans le monde paysan, c’est sûr que ça a été un choc. Déjà, elles s’en sont pris aux hommes, qu’on leur piquait leur liberté et je sais pas quoi. Enfin des femmes de la ville surtout. Nos femmes à nous, elles savent bien comment c’est le travail à la ferme. On partage tout, et chacun son rôle. » Selon lui, les Révolutionnaires communaterriens n’ont pas assez pris en compte les réalités du monde rural. « Chez nous, on est fier de sa terre, c’est ça notre dignité dans le travail. Alors oui, ça veut dire se comparer. On a toujours été une communauté qui s’entraide, on se connais tous. Mais on ne peut pas tout se mélanger entre fermes. »

On pourrait s’attendre à ce que le fonctionnement démocratique de la Communaterra favorise l’implication des paysans dans la production. Et pourtant c’est l’effet inverse que l’on observe. Si le fonctionnement interne des fermes a été démocratisé avec les Comités des Autogestions (CA), ceux-ci voient leur politique dictée par le Comité Sectoriel des Travailleur•euse•s autogéré•e•s à l’Agriculture (CST-A), dont les membres représentent équitablement toutes les branches, mais pas proportionnellement en nombre tous les travailleurs. On en arrive donc parfois à la situation dans laquelle se trouve le secteur de M.Gutierrez, où les artisans (industrie du lait, du grain, etc.) sont majoritaires au CST-A. «  On n’a plus la main sur nos récoltes, c’est absurde ! En fait d’émancipation, on s’est fait spolier notre terre », avance l’intéressé. Il va même plus loin : « Avant, il n’y avait jamais eu de grande exploitation des prolétaires dans le monde agricole comunaterrana ! », défendant comme d’autres une agriculture de petits propriétaires. Même si cette affirmation est à nuancer, la rancœur est bel et bien présente.

Une amertume largement répandue semble-t-il, si bien qu’une affichette d’opposition, souvent vue dans les rues de Nekompromisa, la qualifie de « majorité silencieuse enchaînée ». Est-il possible qu’il s’agisse bien là d’une majorité d’opposants ? Si de nombreux experts restent prudents, certains estiment que oui. Rémi Lavallier en fait partie. Statisticien du groupe d’étude Demokratos, défenseur de la démocratie libérale, il s’appuie pour cela sur les derniers chiffres de l’appartenance religieuse avant la Révolution. Avant les événements de 2011, la population de l’Empire était à 60% catholique rémienne. « Or la population catholique a beaucoup souffert de ces événements : les prêtres ont été martyrisés, les églises brûlées, les croyants persécutés, et ce par une minorité armée » affirme le militant, non sans exagération. Mais, fait troublant, après qu’un groupe de femmes ait fondé une Église concurrente, sous l’étrange appellation "protestante", et après que la révolution se soit achevée, le chiffre tombe à 0,3%. Une conversion ridiculement efficace, qui laisse la plupart des experts dubitatifs. « Il faut être stupide pour ne pas voir que les chiffres sont faux » déclare un professeur d’université alguereno, dont la prise de position a fait le tour du monde sur la toile.

Ce chiffre des 60% constitue donc une base pour affirmer que les opposants à la révolution sont majoritaires, de l'avis de Léopold Dutertre, docteur en Sciences Politiques, spécialiste des modèles communistes et auteur de l'essai Les lendemains qui chantent (Léëque, 2009). « Même si l’année 2011 a dû ébranler l’Eglise Catholique dans le pays, il est probable qu’une forte minorité contestataire demeure. Et sans élection libre à l’échelle nationale, impossible de savoir si la révolution a satisfait les Communaterriens. La Constitution n’a jamais été soumise au suffrage du peuple. Ainsi la seule conclusion fiable sur le nombre d’opposants et de déçus est la même que tout à l’heure sur la Loi : il est impossible de le savoir tant les révolutionnaires au pouvoir sont sûrs de leur légitimité et de leur supériorité ». La Communaterra est donc peut-être une démocratie qui s'aveugle, et s'auto-persuade d'être un exemple. Mais dans ce cas, il est difficile de voir qui occupe le pouvoir. L'aristocratie nobiliaire de l'Empire a, pour la majeure partie, quitté le pays. « C'est une nouvelle "aristocratie", littéralement le pouvoir des plus compétents, qui s'exerce. Malgré les tirages aux sorts, les élections régulées par la terreur dans les rues assure à une caste dirigeante, incarnée par le CBG [Comité de Bon Gouvernement, ndlr], une majeure partie de la gouvernance. Sachant bien sûr que les lois sont surtout figées ! La question en Communaterra n'est pas de savoir qui a le pouvoir maintenant, mais qui l'a eu hier pour établir ce système ».

Nous revenons de loin. D'une démocratie qui se veut exemplaire, la Communaterra nous apparaît désormais comme une démocratie imparfaite, ou la volonté existe mais est instrumentalisée par une caste. Cet écosystème gouvernant, peut-être déjà reflet des attentes d'une minorité de la population, organise et entretient la discorde dans une société meurtrie et divisée, afin de servir ses vues d'immobilisme. Les comités sont chargés d'organiser la vie au jour le jour, selon un principe de démocratie du travail qui n'a pas été adapté à tous et vire parfois à la dictature de la minorité. Il jouent le jeu - et probablement d'ailleurs les idéalistes de cette castes y croient-ils - de la démocratie totale mais incomprise. « Bien sûr il faut replacer tout ceci dans le contexte marxiste : la vieille idée de la dictature prolétarienne s'applique, et c'est tout de suite moins choquant, rappelle Dutertre. Mais les intérêts du prolétariat ne sont pas respectés de façon évidente en Communaterra ». Les dirigeants de la République s'appuient sur un peuple à la voix unanime, alors que justement, unanime, il est loin de l'être. La Communaterra se veut une expression populaire unie que l'on se doit d'écouter, et elle est en réalité l’archétype d’une société profondément fracturée, au bord de l’implosion.
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Le Petit abruti

COMMUNATERRA : Quand la liberté atteint ses limites.

Bonjour à tous. Aujourd'hui, je suis un citoyen comme les autres qui écrit comme tous les autres citoyens dans ce journal collaboratif pour éclaircir un point crucial au sujet de notre pays. En effet notre pays qui, à mon sens, et tout de même une belle réussite a quand même énormément de défauts et de choses à revoir. Je ne suis pas fondamentalement contre la révolution qui a eu lieu et je ne suis pas non plus fondamentalement contre ceux qui ne sont pas d'accord avec celle-ci. D'un point de vue personnel, je suis pour la défense de toutes les libertés de tous les droits des citoyens quel qu'il soit. Je ne revendique d'aucune idéologie bien qu'aujourd'hui, j'écrive dans un journal anarchiste. Je ne suis pas pour le fascisme je ne suis pas non plus spécialement pour l'anarchisme ni même pour le système actuellement en place à vrai dire. Aujourd'hui, je veux faire le récit d'un citoyen comme les autres qui au quotidien en vidant le régime en place et qui constate chaque jour, les différences mais aussi les points communs avec l'ancien régime. Aujourd'hui citoyens, voici l'histoire comme je la vois :

1989 : Lushañe, empereur.

D'un point de vue personnel, je n'ai jamais été en accord avec les idées qu'il mettait en avant contrairement à son père qui lui était beaucoup plus libéral. Cette empereur à vrai dire selon moi que c'est une énorme crise sociale qui de façon directe ou en direct a forcément causé un moment le malheur de notre peuple. Pour le moment, noter que je ne vous parle pas des réformes qui ont eu lieu dans les années 2005 à aujourd'hui. Pour le moment, je vous parle des années 90 qui ont selon moi d'ores et déjà été secoué par certaines petites crises sociales mais qui sont manifestés à l'échelle de région voir deux communes. De là d'où je viens (et je ne le révèlerai pas), il n'était pas rare d'entendre des fermiers ou de simples paysans se plaindre de leurs conditions de vie et de travail tout comme on pouvait entendre des cadres de grandes entreprises se plaindre des mêmes choses ce qui est quand même assez évocateur de la difficulté de vivre sous son règne. Malgré tout, avec l'avancée que notre monde a connu je peux dire que les années 90 n'ont pas été trop malheureuses non plus. Il est vrai que par moment c'était très difficile et je peux vous le dire car je me rappelle encore de ma mère qui me disait parfois qu'elle n'avait pas faim le soir parce que nous ne pouvions pas faire manger toute notre famille à notre faim. Ainsi, je n'irai pas dire que c'était le paradis mais en tout cas nous avions les moyens de vivre à peu près correctement selon les normes mondiales. Puis, sont venus les années 2000 et là je peux vous dire que c'était beaucoup plus dur qu'avant. Si vous lisez ceci, vous les avez sûrement connu ces années 2000 et notamment la décennie 2000-2010 où il a été très compliqué parfois de se faire entendre socialement. Que ce soit les grands patrons ou le petit citoyen, nous nous rappelons tous des manifestations qui était quand même assez violemment réprimées.
Je ne peux pas dire que le libéralisme au niveau des libertés était restreint mais en tout cas, le libéralisme dans son atmosphère économique était assez mauvais. Il faut dire que même avant la réforme de 2009, on pouvait déjà avoir que l'empereur commencé à libéraliser énormément de secteur et qu'il n'y avait quasi plus de nationalisation des entreprises ou même des biens. Ceci, a eu un aspect à la fois positif et un côté négatif qui a été le revers de la médaille. En effet, selon moi dénationalisait à peu près tout ça était une bonne chose car cela a laissé beaucoup plus de liberté notamment au niveau de la propriété aux citoyens mais il faut voir aussi, qu'il n'avait pas forcément les moyens d'entretenir les biens qui leurs était restitués. Il faut aussi comprendre que plus de nationalisation a aussi voulu dire que l'état avait donc moins d'argent donc si d'un côté on restituer des biens aux gens, on réduisait aussi les aides sociales puisque l'État avait moins d'argent et donc moins de possibilité d'investir dans le social. Aussi d'un point de vue religieux, il faut le dire les gens étaient majoritairement je pense en tout cas par chez moi, attaché à la religion et la révolution qui est en place a profondément traumatisé ces personnes et les a poussées à la colère et la révolte. Pour le moment, revenons-en quand même au sujet d'avant 2010. Comme je le disais, dans les années 2000 il n'était pas impossible de vivre mais c'était d'autant plus dur que les 10 premières années de règne de l'empereur. D'expérience personnelle, j'ai perdu mon emploi pour "coupe budgétaire" et bien que j'ai réussi à en trouver un autre rapidement, j'ai appris en faite deux mois plus tard après avoir été renvoyé de mon ancienne entreprise où je travaillais qu'elle s'est effondrée et a dû déposer le bilan. Voilà aussi les ravages que la libéralisation a fait sur les entreprises et non pas seulement sur les citoyens. Maintenant, 2009.

2009 : La réforme constitutionnelle.

Je l'avoue, j'ai vu c'est très forme comme un traumatisme et j'ai bien cru que j'allais devoir fuir le pays parce que je n'étais pas sûre de pouvoir et de vivre de façon correcte. La crise sociale de 2009 a réellement plongé ma famille dans la fin et surtout la pauvreté comme beaucoup d'autres. Il faut le dire, cette crise qu'on le veuille ou non à frapper tout le monde que ce soit de façon directe ou indirecte. Je refuse d'entendre quelqu'un dire que cette crise ne la pas frappé car selon moi, soit il ment soit il était aussi riche que l'empereur. La crise sociale qui a provoqué cette réforme était vraiment très violente et selon moi, à ce moment il y avait encore un point de retour et on pouvait encore revenir en arrière malgré cette réforme. Puis, elle venu la seconde réforme celle de 2011. Je viens de m'étonnerait pas plus sur les deux à trois années qui sépare le temps de l'application de la réforme de 2009 parce que vous savez déjà à quel point elle a été compliqué et je ne pense pas qu'il est bon pour nous tous, autant que pour moi, de ressasser un passé aussi douloureux. Nous en venons donc à 2011.

2011 : Aïe.

De façon très honnête et sincère, j'ai été absolument contre la réforme de 2011 et je n'ai pas passé je pense ne stresse qu'une seule journée chez moi à ne pas manifester depuis septembre 2011 et durant la fin d'année. De septembre à décembre, j'ai chaque jour été manifester contre cette réforme que j'ai trouvé absolument abjecte et inapproprié au vu des évolutions et du progrès de notre pays. L'IVG, je la laisse aux femmes. Je considère que ce combat n'est pas le mien et que je n'ai pas mon mot à dire dessus. Si les femmes veulent l'IVG ou non, je considère que c'est à elles d'en décider ainsi. En revanche, concernant l'infériorité de la femme par rapport à l'homme dans la société ça je suis en droit de m'exprimer dessus et même si je n'ai pas le droit, je le dis, je trouve ça absolument abjecte. Comme je l'ai dit plus haut, dans une société aussi évolué que la nôtre et même sous l'ancien régime, j'estime que c'est très forme n'aurais jamais dû voir le jour et qu'ils était tout à fait inapproprié que l'empereur s'octroie le droit de le dire et en plus de le faire ratifier. Pire, dès qu'il l'a annoncé sa décision a été inscrit directement dans la constitution sans même avoir consulté le peuple et ça je trouve ça absolument abjecte aussi. Repensons cinq minutes à ce que j'ai dit plutôt : Lorsque son père était au pouvoir c'était beaucoup mieux et jamais il n'aurait fait ça j'en suis persuadé.
Ainsi, nous sommes en 2011 en pleine crise sociale à cause de la réforme de 2009 et maintenant, la femme est carrément considérée comme inférieure à l'homme. À ce moment, j'estime que le point de non-retour est atteint puisque les élitistes ainsi que tous ceux qui attendaient précisément ce moment, vont prendre chacune des opportunités pour rallier le peuple à sa cause aussi cruelle qu'elle soit. Évidemment, quand je dis ça je parle aussi du régime actuel. Je crois que le pire, ça a été la nuit du 21 au 22 octobre quand les femmes ont pris les hommes pour aller assassiner des hommes. Comment pouvez-vous croire qu'en tuant, massacrant et en génocide dans des personnes votre combat peut mieux falloir que d'autres ? J'ai toujours trouvé ça absolument scandaleux que pour faire passer ses idées, il faille tuer des gens. Bref, je ne remet pas en cause leur idée de vouloir se défendre mais je remets simplement en cause la façon dont elles le font car je trouve ça absolument cruel est complètement idiot mais bon, que voulez-vous ? Après tout dans un contexte aussi tendu, il fallait bien s'attendre à ce que les fascistes et les psychopathes prennent des armes pour aller tuer leurs frères. En revanche, je dois dire que je ne m'attendais pas à ce qu'une partie de la population décide de prendre part à ce grand massacre pour simplement aller casser des gueules les verser le sang. Ainsi, en octobre 2011 nous nous retrouvons en pleine révolution à laquelle j'ai malheureusement participé.

2011 : La révolution sanglante.

Voilà que, les femmes ayant manifestée leur bon droit, les syndicats décide de prendre part à l'affrontement alors qu'ils n'ont pas leur mot à dire dans la lutte des femmes et décide finalement de politisé tout ça sous le nom d'une révolution communiste. Comme d'habitude, les fascistes prennent des luttes qui ne sont pas les leurs ils vont bien sûr, engendrer massacrer meurtre sur leur passage. Les syndicats appellent à prendre les armes et depuis le 1er novembre, les usines sont occupés et l'empereur commence très sérieusement à se faire du souci. À ce moment-là, je n'ai plus été du côté de cette partie de la révolution mais plutôt de l'autre qui était toujours pour le maintien d'un régime similaire au régime impérial mais quand même beaucoup plus libérale les réduisant très nettement les pouvoirs attribué à l'empereur. Aussi, j'ai aussi entendu l'église catholique appeler désespérément c'est fidèle à la raison et surtout pour éviter tout débordement. Évidemment, l'appel est noble et pacifique puisqu'ils n'ont pour seul objectif, que le retour au calme. De là, j'ai pensé que les tensions finirait par s'apaiser puisque tout le monde réaliserai que si on doit manifester, on ne peut pas manifester en génocidant en tout le monde. Alors, je dois dire quand même que la qualification de sorcières des femmes qui se battent pour leur bon droit et selon moi beaucoup trop exagéré et n'aurait pas eu lieu d'être. Cependant, il faut dire que l'appel à la paix est au calme reste quand même noble surtout au vu des tensions qu'il y a eu. Et alors là, je crois que je n'ai jamais vu autant de violence de ma vie. Cette révolution s'est déchaîné dans toute sa violence et dans toute son inhumanité en allant tuer, massacrer, assassiner des gens voir même des enfants dans les couvent, les églises et même les orphelinats. Aujourd'hui, pour ce qui va suivre, je dois dire que je le regrette en partie car je sais que c'est extrêmement douloureux et que si certains reconnaissent leurs proches, cela va être très douloureux de voir ça mais au regard de l'histoire j'estime avoir accompli un grand acte. À cette époque, j'avais toujours mon appareil photo. Actuellement, j'ai encore cet appareil photo et j'ai toujours la mémoire de celui-ci avec les images que je publie ici. Je regrette en partie d'avoir pris ces photos car elles sont immonde et selon moi j'ai fait preuve de grande inhumanité en tant que citoyen du monde en faisant ça mais, au regard de l'histoire, cela laissera une trace afin que personne n'oublie ce qui s'est passé durant cette révolution. Juste en dessous, j'avertis le public sensible que j'ai pris des photos des massacres dans les orphelinats notamment et dans les églises qui ont été brûlées :

HRP : STOP, ON S'ARRÊTE DEUX MINUTES.
Les images suivantes : La première a été recouverte de noir mais quelques morceaux de la photo sont visibles. La seconde, elle, ne contient que de vulgaires bandes noires cachant à peine l'image. JE DÉCONSEILLE QUICONQUE étant une âme sensible ou pensait à tort l'être de regarder les images suivantes. Ne vous inquiétez pas, le citoyen va faire une description des images juste après.

STOP
https://zupimages.net/up/24/01/gt8d.png

IMAGE LA PLUS VIOLENTE DES DEUX.
https://zupimages.net/up/24/01/yqte.png

SI VOUS ESTIMEZ AVOIR ÉTÉ CHOQUÉ PAR SES IMAGES EN CONNAISSANCE DE CAUSE, JE VOUS PRIE DE VOULOIR ME CONTACTER SUR DISCORD POUR EN PARLER. UNE IMAGE PEUT CHOQUER QUELQUES SECONDES, LE TRAUMATISME QUI EN DÉCOULE CHOQUE POUR PLUSIEURS ANNÉES.

On reprend ici.

Sur la première photo, vous le voyez comme je l'ai vu. J'ai vu une femme, pleine de sang. Une nonne. Elle, elle s'occupait de la communion pour une petit église d'un village perdu. La gorge tranchée, le vêtements pleins de sang, elle est en sang et pourtant ses yeux sont encore ouverts. À ce moment, elle vivait encore. Elle m'a suppliée de chercher le curé de son village dans l'orphelinat. Celui-ci était parti protégé les enfants et elle voulait qu'il lui donne les derniers sacrements. Je n'ai jamais été fervent croyant mais j'ai toujours respecté les croyances d'autrui. Quand j'ai voulu chercher le curé et que je me suis rendu plus loin, dans un petit jardin c'est là que je les aient vu : Les enfants. Ils ont été entassés comme de vulgaires cadavres d'animaux les uns contre les autres, contre la pierre. Du sang, partout. Coups de pieds, marque de strangulation et perforations. Les révolutionnaires qui sont passés juste avant moi dans cette orphelinat ont massacrés tout le monde et ont torturé tous ses enfants. J'avoue avoir fondu en larmes et hurler de toute la force de mes cordes vocales lorsque j'ai vu tout ça. Je suppose que si vous lisez ça ce n'est pas pour vous apitoyer sur mon sort ou sur mes états dame donc je vous propose de reprendre.
La révolution donc.

Après massacre génocide, L'Impératrice décidera de mettre fin à tout ça en ce suicidant et en tuant juste avant son mari. Elle qui pensait que c'était le seul moyen de mettre fin à tout ça, elle est morte innocente de tous les crimes commit durant cette révolution. Aujourd'hui, nous sommes six mois après la révolution le 23 juin 2012 et je m'exprime au nom de tous les kommunautaros qui ne reconnaisse par un régime qui s'installer par la terreur et le déferlement de violence de l'Homme. Il est insupportable de voir que tant de gens, tant de personnes et surtout le temps d'être humain sont morts simplement pour avoir pensé ou alors avoir cru en quelque chose. Certains, n'était même pas au courant de la révolution qui était en train de se jouer on avait aucun moyen d'exprimer leurs idées ou même de faire ressentir qu'il n'était pas d'accord avec l'empereur. Ces personnes-là, innocentes et les mains blanches, ont été assassinées au même titre que les opposants du régime en place. Aujourd'hui, on veut me faire croire à une ferveur populaire qui a pris place en Communaterra et qui est amené à tout ça. Très sincèrement, je pense que tout cela n'est le fruit que d'une petite élite qui, jalouse du pouvoir de l'empereur, À transformer une révolution de bon sens qui avait pour seul et unique but d'affirmer les droits humains en un terrible déferlement de violence qui a mené un régime de terreur qui aujourd'hui amène la censure et la colère dans toutes les rues. Aujourd'hui, dans la rue, vous craignez lorsque vous exprimer vos idées et vous vous faites agresser si vous ne prêtez pas fidélité au régime en place. Alors voici ma question qui est ouverte à tous les citoyens :

Quand on vous demande de prêter fidélité à un régime qui s'est instauré par la terreur et exerce une répression sanglante sur son propre peuple et que, sans broncher, vous croyez avec ferveur et, aveuglément, en cet idéal violent, qu'est-ce qui vous différencie réellement d'un fasciste?

Camarade Python.
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