
Monsignore Léandro Silvario, Archevêque de Rio de Canossa & Gouverneur de Canossa de Paltoterra - Sa Grâce Juan di Forenza, Doge Consort & Amiral de CanossaDing Dong. Voilà les sons qui s'élevaient ça et là dans tout Rio, des dizaines d'églises, de chapelles ainsi que la cathédrale elle même donnaient de la voix à travers les instruments de métaux trônant au sommet des clochers. Par douze fois elles sonnèrent, mais points de plaies divines ou de travaux herculéens à l'horizon, seulement les douze coup annonçant Midi. Comme à son habitude en cette heure, la plus haute autorité spirituelle comme temporelle de la ville, et même de toute la province s'était retirée au coeur du summum de l'art gothique des lieux, agenouillé devant l'autel de la Cathédrale Santa Maria del Rio, Léandro Silvario adressait avec ferveur ses prières à son padrone céleste. Ce jusqu'à ce que les lourdes portes de l'édifice religieuses soient entrouverte, laissant émerger un homme en costume arborant des lunettes teintés, il ne lui fallut à ce dernier moins d'une minute pour traverse l'ensemble de la voie centrale des lieux, s'arrêtant à quelques pas seulement du Saint homme perdu dans ses plaidoiries à destination des cieux.Homme de main - "Veuillez excuser cette pauvre âme venant troubler vos prières Monsignore, mais sa Grâce l'envoi vous annoncer que le navire est prêt à lever l'ancre. Une voiture attends devant la Cathédrale afin de vous mener au port."
L'archevêque de Rio qui avait maintenu jusqu'à présent ses yeux clos et ses mains jointes sembla sortir de ce que certains nommaient cyniquement, une torpeur mystique, faisant un signe de croix en toute hâte, il s'empara d'un bout de bois traînant à terre non loin, s'appuyant sur ce dernier pour se relever. Il s'agissait là en soit d'une canne qui si elle fut autrefois richement décorée et surtout ornée, n'était désormais plus que l'ombre de ce qu'elle fut, usée par le temps et un service fidèle.Léandro Silvario - Vous ne faites qu'accomplir la volonté de l'Amiral mon fils, il n'y a nul pardon à quémander. Toutefois, nous vous serions reconnaissant de nous aider à atteindre le transport que vous avez mandaté pour notre personne."
L'intéressé acquiesça simplement d'un hochement de tête, rejoignant sur le champ l'homme d'église afin de l'assister dans sa marche, ce qui était bienvenue en soit, car le poids de l'âge commençait à peser sur ses épaules. Il fallut attendre quelques minutes pour que les deux individus émergent enfin hors de la cathédrale, ce tandis qu'une haie d'honneur attendait sur le parvis de cette dernière, s'étendant jusqu'à une voiture employée pour les voyages officiel qui patientait sur la chaussée. Une chaussée qui était à dire vraie pleine de vie, voyant une foule conséquente s'amasser ça et là jusqu'à gêner la circulation, ceci afin d'acclamer et ovationner Monsignore Silvario qui rendait bien cela à travers quelques signes de mains et sourires à destination de la foule, ce jusqu'à disparaître derrière les vitres teintés du véhicule qui ne se fit pas prier pour démarrer, prenant la route du port de Rio.Juan di Forenza - Toujours aussi populaire Padre. La ville ne seras plus la même en votre absence, les fidèles vont pleureront votre départ.
Tel furent les mots que prononça l'Amiral de Canossa que l'homme d'église pu retrouver à ses côtés à l'arrière de la voiture. Un rapide coup d'oeil lui étant adressée fut sans équivoque, l'homme était rayonnant, arborant ses plus beaux atours officiels que l'on ne voyait d'ordinaire que durant quelques cérémonies et réceptions.Léandro Silvario - Oh je vous en prie mon fils. Nous ne serons partis que quelques jours, nos ouailles s'en remettront. De même que notre administration, celle ci n'est pas composée de simples d'esprits. Mais nous n'allons pas discuter uniquement de ce que nous abandonnons le temps de notre séjour en dehors de Canossa tout de même. Fis de ces considérations, alors dites moi donc, où allons nous ? Les dernières missives d'Upsal annonçaient une impossibilité de mettre en oeuvre ce sommet tant attendu, et cela fait au moins une bonne semaine que vous conservez le secret de qui sera le nouvel organisateur.
L'amiral laissa naître en bordure de son faciès un léger sourire.Juan di Forenza - C'est là le protocole Padre, je le crains. Il fallait se coordonner avec le nouvel organisateur, s'accorder sur la sécurité, l'arrivée, l'apport de cadeaux, l'ensemble de la délégation et ainsi de suite. Fort malheureusement, vous aviez déjà fort à faire, il aurait été criminel de vous rajouter plus de travail à accomplir encore. Mais, je ne vous fais plus languir, notre destination est Tiarmina, petite bourgade tout à fait charmante de la côte orientale du Yuhanaca. Et bien que d'après les informations fournis par nos hôtes, nous n'aurons pas l'occasion de rencontrer l'Empereur, le Chancelier ainsi que la princesse impérial seront présents et feront office de représentants de l'empire.
Le vieillard arqua un sourcil à l'écoute de ces mots, passant sa main dans sa barbe tout en réfléchissant.Léandro Silvario - Oh voilà qui s'annonce intéressant. Ce sera là l'occasion d'évoquer le sujet des détroits qui tient en à coeur à votre chère épouse. Et quels présents avez vous choisis au juste afin de faire bonne impression ?
Le Doge Consort s'empara d'un petit carnet émergeant d'une des poches à l'intérieure de son veston, tournant magistralement les pages de ce dernier jusqu'à poser le doigt sur ce qu'il cherchait.Juan di Forenza - Un assortiments de masques de céramiques des carnaval de Fortuna et de Rio et une série de chevalières ornées de pierres précieuses taillés et incrustés par les meilleurs orfèvres de Marisma.
L'homme d'église laissa apparaître le début d'une grimace sur son faciès, non pas à cause des présents en eux même, mais plutôt car il manquait quelque chose d'après lui.Léandro Silvario - Ah c'est fort bien... C'est fort bien.. Cependant, il manquerait quelqu...
Le vieil homme avait à peine entamé sa remarque que l'amiral pris immédiatement sa suite.Juan di Forenza - Quelques grands crus de la métropole, Castillo Pontevada de 1876 avec son jumeau, Arsigliere de 1879. Ne vous inquiétez point Padre, nous avons pensé à tout et fait joindre quelques bouteilles.
Léandro Silvario - Eh, je ne sais pas si je dois être heureux que vous ayez pensé à ceci sans que je doive vous le rappeler, où si je dois être effrayée de n'avoir plus besoin de penser à ces choses là.
Son interlocuteur haussa les épaules, laissant disparaître ses notes là où elles étaient apparu, la discussion continua, débordant sur des sujets assurément fascinantes et variés, ce jusqu'à ce que les intéressés arrivent au port où ils embarquèrent alors en trombe à direction du Yucahana. Le voyage dura à peine une journée et quelques heures, ceci dû à la proximité toute relative du lieu désigné pour accueillir le sommet continental et se déroula en somme sans heurt, les voies navales locales ayant largement été sécurisés autant par la marine fortunéenne que Arkencéenne. Une longue procession suivit le débarquement à Tirmina, débutant par quelques officiels de l'administration de Canossa qui commencèrent à s'entretenir avec leurs homologues locaux vis à vis de quelques procédures et protocoles concernés par des ajustements de dernière minutes, puis suivirent les corps de sécurité des émissaires républicains qui eux aussi devaient s'accorder avec leurs "semblables", ne laissant finalement émerger l'Amiral et le l'Archevêque qu'en dernier, ce accompagnés de quelques bonshommes faisant office de portefaix afin d'emporter les "humbles" présents diplomatiques aux hôtes. En soit, rien de moins qu'un défilé d'extravagance et de prestige qui annonçait déjà la couleur. Toutefois, point question de laisser attendre la princesse impériale et le chancelier qui reçurent d'amples salutations réalisés comme le voulait les formes traditionnelles de la diplomatie, ce avant que les représentants de Fortuna et Canossa de Paltoterra pénètrent au sein de la bâtisse abritant le sommet en lui même où bon nombres de dignitaires étaient déjà présents.