
*La télévision grésilla pendant un cours instant*
"Bonsoir, nous venons de recevoir un flash spécial depuis Novossamara..."
Le choc allait s'abattre sur la Nation toute entière.
"Nous venons d'apprendre que le Vozhd Kazanbekov, grand guide et chef de la Révolution, nous a quitté. Laissant le sort de notre pays incertain. Nous laissons notre envoyé spécial à Novossamara prendre la parole."
Une course contre la montre est lancée.
"Effectivement, je me trouve actuellement dans la capitale devant la Douma où les députés ont été convoqués en urgence pour résoudre la crise interne suivante : qui assurera la succession de notre Vozhd."
Les révolutions sont-elles toujours vouées à finir mal ?
"On nous signale que tous les chefs du Parti sont présents dans la Douma et débattent au sujet de la convocation du Congrès..."
La lutte pour le pouvoir ne faisait que commencer.
"L'Armée a été mobilisée pour éviter toute tentative de Coup d'Etat ou de soulèvements populaires contre le gouvernement."

Le pouvoir rend fou les hommes.
"On nous signale des attroupements populaires devant la Douma, des individus constitueraient une menace existentielle pour notre État national ?"

Un seul héro : le peuple.
"L'Armée a repris le contrôle de la situation, l'ordre est de nouveau maintenu."
Un seul sauveur : Dieu.
*La télévision s'éteint subitement...*

Palais d'Automne, siège du Congrès du Parti National-Révolutionnaire.
30 Décembre 2011
Tous les éléments les plus brillants de la société samare était dans les rangs du Parti. De l'artiste à l'ingénieur. Du diplomate à l'officier. Le vote était assez ironiquement utilisé pour nommer un nouveau dictat-, umm, "chef". Même si la corruption et les magouilles internent rongent la politique du pays, et tout le monde le sait, un espoir de changement au règne assez brutal et répressif du précédent régent. Le peuple n'avait qu'un seul voeu : ne pas être "représentés" par des c*ns.
"Messieurs il reste encore 50 votes pour les élections du Vozhd, veuillez procéder à vos droits."
*La salle se rempli d'impatience.*
"Plus que 20 votes !"
*Les membres du Parti commencent à s'agiter, la tension monte. Comme si le destin de leur Nation importait plus que leurs intérêts personnels.*
"Monsieur Zionev, vous êtes le dernier vote."
*Des ricanements, des mouvements agités, et les yeux rivés sur le camarade Zionev. Officier supérieur dans l'armée, en quête de gloire, il est probablement très satisfait de voler la vedette à de nombreuses personnes du Congrès. Mais cessons les enfantillages, l'avenir du pays et de la Révolution est entre ses mains.*
"Au nom du peuple, du Tsar et de Dieu. Le Vozhd Kazanbekov s'est éteint en ayant servi la Nation dans les plus haut degrés possibles et inimaginables. Nous nous devons de suivre son exemple et marcher sur ses pas. La gloire viendra, nous-a-t-il assuré avant de lâcher son dernier souffle. Merci à tous d'être venus pour l'occasion, nous sommes en train d'écrire l'histoire messieurs."
*L'assemblée était silencieuse et anxieuse, comme si le a vie tournait au ralenti.*
"Ainsi, nous avons votés en considération. Le nouveau Vozhd qui guidera notre Nation, avec l'aide de Dieu, sera...
*Ce jour-là, Samara s'en souviendra sûrement.*

La parade était grandiose, une foule immense était venue assister à cette démonstration militaire. Les drapeaux jaunes du Parti étaient agités et l'armée défilaient comme des guerriers glorieux. Valensky apparut au grand public, l'hymne du Tsardom retentit une dernière fois dans toute la capitale.
Valensky s'avança et s'exprima...
"Le peuple samare ne sera jamais esclave ! Je le jure devant Dieu, qu'Il me brule immédiatement si j'échoue dans cette tâche divine. Je prends la responsabilité de la Nation, je l'incarne totalement, pour l'intérêt du peuple et de la Patrie. Camarades, Kazanbekov n'est pas mort pour rien, ses martyrs ne sont pas morts pour rien. Mais il faut que je vous dise, ô mon peuple : je déclare, en toute considération des épreuves que nous avons pu confronter, que la Révolution est terminée. La place est à l'ordre et à la stabilisation. Nous devons nous diriger vers la prospérité pour le bien commun de notre Civilisation et le salut National. C'est ainsi que j'appelle tous les éléments de notre société à se retrousser les manches et à se mettre au travail tous ensemble, pour garantir notre sécurité et notre liberté. Il est temps de démontrer au monde entier le pouvoir de la race slave ! Produisez, récoltez, transformez, camarades ! L'objectif de mon gouvernement sera d'assurer à mon peuple, vous, tout le confort nécessaire pour sa jouissance. N'oubliez pas que le monde a besoin de Samara, et Samara a besoin de son peuple ! Vous êtes les véritables héros, et Dieu, le Tout-Puissant, est notre sauveur..."
La foule applaudit et chérit le moment présent. Alors que le peuple est en extase face à ce jour heureux. Valensky réfléchit déjà à ses plans pour le pays. Il est passé de membre du Parti à Vozhd assez rapidement, personne n'aurait pu penser qu'il accéderait au pouvoir avec autant d'aisance. Pour autant, il l'est, et il doit assumer. Le salut d'une nation est entre ces mains. Il doit se concentrer sur beaucoup de choses. L'autarcie économique, la création d'une force armée crédible, des relations diplomatiques stables. La fin de la Révolution avait donc désormais une date, Valensky y a mis fin. "Les révolutions sont condamnées à toujours finir mal", pas cette fois ! Un premier problème de réglé pour le nouveau Vozhd. Il n'avait pas l'habitude de Novossamara, étant lui-même de Kazangrad. Il devait s'y faire désormais. Alors qu'il pénétra dans son bureau, il fit directement connaissance avec son conseiller politique, Stefan.
"- Monsieur Valensky ! Je me présente Stefan Ahmadov, je suis votre nouveau conseiller politique, je me chargerais de vous transmettre tous ce qui concerne la politique de notre pays.
- Très bien...
- Oui, à vrai dire, j'ai déjà un petit rapport oral à vous transmettre.
- Allez-y.
- Eh bien, la situation économique du pays est fragile, les plans de notre ancien Vozhd n'ont pas assez été bénéfiques pour notre économie. Sans compter la corruption qui explose dans notre pays. Les forces armées sont dans un état pitoyable, une véritable réforme sera nécessaire pour constituer une armée, au moins pour peser dans les questions régionales. Vous avez rendez-vous avec les Corporations la semaine prochaine pour effectuer un bilan et énoncer vos plans. Nos services de sécurité et de renseignements doivent aussi nécessiter plus de fonds, nous faisons face à une hausse d'activités terroristes dans les zones rurales et reculées, les forces de l'ordre n'arrivent pas à démanteler des réseaux car trop bien cachés et peu infiltrés. En gros c'est ça... Pour la semaine.
- ... (Que Dieu ait miséricorde de mon âme)"