Déclaration du Grand Maître de l'Ordre des Rosiques, Lucas Meier
La Confédération des Communes Unies du Grand Kah nous a déclaré la guerre, en nous accusant de crimes que nous n'avons pas commis.
Mais "crime" est un bien grand mot, concernant l'assassinat du fondateur du Communalisme eurysien, Albert Valheimer, cette idéaliste qui insulte nos valeurs, cet hérétique.
Si l'assassinat de Valheimer n'était pas de notre resort, nous le soutenons, même face à la puissance que représente le Kah. Car le Kah est puissant, mais il est désuni - c'est l'absurdité même de l'idéologie communaliste.
Dieu est avec nous, et il nous protégera face à l'Hérésie.
Toutefois, nous devons nous défendre, et répondre aux insultes du Kah. Je déclare aujourd'hui ouverte la chasse aux Communalistes, qu'ils soient Eurysiens ou Kah-tanais. Les habitants de la Mährenie dénonçant la présence d'un Communaliste caché en Mährenie se verront offrir 2000 couronnes chacun. Une fois capturés, ces Communards seront brûlés en place publique, comme du temps où nous chassions les Hérétiques et les Sorcières.
Car ces Communards peuvent être des espions, qui veulent nuire à nos habitants. Brûlez-les tous !
Deus vult!
Ordre à tous les Chevaliers de l'Ordre monastique de Sainte Rose de Mährenie,
Ici le Grand Maître de l'Ordre,
Les Communalistes, contre toute attente, semblent avoir décidé que le traité de cessez-le-feu avec le gouvernement libéral n'impliquaient pas le territoire rosique.
Les Communalistes ont décidé d'assaillir la capitale, Sankt Josef ; je répète : les Communalistes ont décidé d'envahir la capitale, Sankt Josef.
J'appelle donc toutes les Chevaliers déployés en province à se mobiliser à Heinrichberg, au sud de Sankt Josef, pour préparer un contre-assaut avec leurs troupes.
J'appelle tous les Chevaliers déjà mobilisés dans la capitale à se préparer à combattre des troupes communalistes déployés en zone urbaine.
Nous ne savons ni ce qu'ils comptent faire, ni comment ils vont s'y prendre, l'attaque est déjà assez surprenante comme ça.
Bon courage, mes frères,
Que Dieu vous protège, car Dieu le veut !
Information aux Chevaliers de l'Ordre monastique de Sainte Rose de Mährenie,
Ici le Grand Maître de l'Ordre,
Nous ne sommes pas en face de combattants communalistes valhémiens, mais kah-tanais. La vermine rouge est païenne.
Ils sont armés, bien formés, et surtout, ils n'auront ni pitié, ni honneur.
Mais Dieu n'est pas avec eux, mais avec nous. Ayez confiance en sa volonté, mes frères.
N'ayez aucune pitié. Brûlez-les en public dès que vous en avez l'occasion. La terreur suffira peut-être à faire fuire ces hérétiques et à empêcher la population de les suivre.
Aux armes, mes frères, brandissez l'étendard de la Foi Unique,
Deus Vult !
Ce qu’on savait de façon à peu près certaine, c’était que des armes avaient disparus dans la nature. Pas tant parce qu’on pouvait le prouver, mais plutôt parce que ça semblait logique. Exfiltrer des armes et des hommes aurait été le plan d’un bon chef, et les hauts gradés de la force de sécurité régionale préféraient la prudence, considérant ainsi que les rosiques avaient été plus intelligents que les évènements apparents ne le laissaient penser au premier abord : la résistance terrible et fanatique des troupes de Sankt Josef avait bien dû servir de couverture à quelque-chose. Si ce n’était un plan décidé par les grands suicidés de l’épiscopat, au moins une initiative d’officier de terrain. Quelque-chose que quelqu’un, comprenant que tout était perdu, aurait pu organiser sous le couvert des tirs et de la violence.
Le fait qu’aucune des armes disparues ou des membres de l’ordre présumés encore en vie ne soient réapparus en plusieurs années était loin d’apaiser l’Inquisition et leurs alliés Mährenien. Des fusils avaient disparus. Nécessairement. Certains s’étaient peut-être déversés à travers la frontière pour alimenter le trafic d’armes et les guerres ethniques tchéres. D’autres...