27/03/2016
08:02:09
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[RP] La cour du Hen

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La cour du Hen

Cour du Hen
Représentation de la cour du Hen

La cour, un endroit symbolique, calme, paisible, qui est pourtant le lieux d'affrontements d'idées et de seigneurs, petits et grands. Plongez donc dans cet immense bâtiment ou se cachent les tréfonds des ambitions.
Bienvenue à la Cour du Hen !


HRPCe topic servira à vous faire comprendre les coulisses des affrontements entre seigneurs qui seront récurent dans le pays.
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Dans la salle des invités, Yuan Zong Patientait. Le petit seigneur d'Angzu devait parler depuis longtemps à l'électeur Jinlong Zao. Les affaires pressaient. Depuis maintenant deux ans, le Seigneur d'Hanchang avait décidé de faire sécession de la Ramchourie. Malgré sa minuscule taille, résumé à la citadelle du même nom, ils résistaient aux assauts des forces de l'électorat du Hen et du Hezian. Cependant, Yuan Zong, étant un ancien général du Seigneur d'Hanchang, allait proposer son aide aux électeurs afin de détruire une bonne fois pour toute la citadelle séparatiste.

Alors qu'il se préparait un thé, Jinlong Zao se présenta à Yuan Zong. Ce dernier s'inclina devant lui comme le veut la hiérarchie. Ensuite, Le seigneur du Hen dit :


Jinlong Zao - "Seigneur Yuan Zong d'Angzu, vous avez souhaité me voir, de quoi s'agit il ?"

Yuan Zong - "Je souhaitais vous parlez d'un moyen de vaincre le seigneur rebelle d'Hanchang. Comme vous le savez, cela fais deux ans qu'il n'a toujours pas été vaincu. J'étais avant de devenir seigneur, son général. Je connais donc de nombreux endroits de la forteresse afin de la faire tomber. Si cela vous intéresse bien évidemment."

Jinlong Zao - "Dit les moi, je n'ai pas une seconde à perdre."

Yuan Zong - "Cependant, en échange de ce conseil, j'aimerais avoir, en cas de victoire, la cité d'Hanchang en guise de récompense. Rien n'est donné gratuitement n'est ce pas ?"


Yuan Zong savait que Jinlong Zao allait être embêté en n'acceptant pas sa demande. Ainsi, une forteresse importante dans la région serait acquise par le simple fait d'un accord avec l'un des seigneurs les plus puissants ! Il était un génie ! Il s'en léchait déjà les babines. Après la prise de la ville, il pourrait même avoir droit aux ressources de fer dans la région, et donc avoir un poids immense dans le marché du pays. Ce jeu était très bien placé pour le seigneur d'Angzu.
Cependant, l'électeur prit Yuan Zong par le cou, dépassant son homologue de plusieurs centimètres, et dit bien fermement :


Jinlong Zao - "Je vois clair dans ton jeu salaud. N'essaye pas de m'avoir, j'en ai vu d'autres des seigneurs comme toi. Dis moi maintenant comment battre cette cité et je te laisserai en vie, auquel cas tu ne m'es plus d'aucune utilité. A toi de voir. Evidemment, je te remercierais, mais pas avec cette cité qui sera mienne. Allez, parle !"

Yuan Zong - "La cité... possède des passages souterrains... ils arrivent à coté de la rivière Zanting... vous pouvez les prendre par là..."

Jinlong Zao - "Bien... tu vois que tu peux parler quand tu le veux.


Il le relâcha, et parti sans un mot. Yuan Zong avait totalement raté son plan. A présent, il continuerais à rester un petit seigneur. Sauf s'il trouve d'autres seigneurs faibles à battre...
Il fut étonné de la force de l'électeur, alors les rumeurs disaient vrai... Le seigneur du Hen était un lion, le lion du Hen, le lion qui battait ses proies en toute circonstance. Il faudra se méfier de lui à l'avenir...
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COMMENT ?!

On entendit, depuis la salle de réception du seigneur de Guerre, un cri de stupéfaction. Un homme tenait une missive face à Yuan Zao. Une missive avec un message qui change radicalement la politique de la Seigneurie élective.

Messager - Votre Majesté... Voici une missive en provenance de l'Union des forces de l'indépendance céleste... Ils souhaitent que le ... Zijian devienne indépendant... de la Ramchourie...

Yuan Zao - Nous vivons dans une époque de crise... Quel mouche a bien pu piquer ces femmes ?

Conseiller - Votre Majesté, il faut absolument préserver le Zijian dans le pays, envoyer donc l'armée ! Si nous ne faisons rien, d'autres territoires pourraient tenter de rejoindre les Xins dans le pire des cas !

Yuan Zao - Notre armée est moins préparé que leurs guerriers Dakaisouraïs. De plus, c'est tout le Zijian qui est menacé. Nous ne pourrons pas envoyé de troupes là bas, le pays est enclavé. Aussi, leurs jungles peuvent être un lieu de guérillas qui pourrait largement finir en notre défaveur... Nous sommes condamnés...

Conseiller - Votre majesté, ne me dites pas que vous allez acceptez cette déclaration d'indépendance, vous n'allez pas signer cet ultimatum...

Yuan Zao - J'en ai bien peur... Cependant, dès que leur fichu indépendance sera faite, je compte rectifier certaines choses avec le reste des électeurs... Afin d'éviter un nouveau retournement de situation...

Conseiller - Mais... vous n'allez tout de même pas laisser partir cette région aussi facilement, c'est insensé !

Yuan Zao - Je n'ai pas dit que nous en ferons plus rien. Je compte bien défaire ce foutu gouvernement, ne t'en fait pas. Mais pour le moment, renvoyez la signature de l'ultimatum. Qui rira en premier rira moins en dernier...
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Flotte dans le Hen
Flotte de Ten Zuo dans le Hen

Pianshan, le port des milles lanternes. Un chef d'œuvre culturel et architectural comme on voyait peu en Ramchourie. Nœud commercial indispensable, la ville était prospère et riche. Ses habitants, souvent des grands marchands ou des petits aristocrates, vivaient dans un petit luxe loin des regards des Eunuques de la cour seigneuriale et du bas-peuple miséreux des mines. C'était un lieu beau et splendide, couverture de nombreuses folies et excès.
Certains s'amusaient, une fois la nuit tombée, à torturer exclaves, femmes et enfants dans les rues pour leurs plaisirs tordus. Ces hommes, en majorité, étaient appelés les "Chasseurs". On leur donne ce nom à la détermination effroyable qu'ils ont pour poursuivre une proie. En bref, des hommes sauvages seulement protégés par leurs richesses immenses et donc, par leurs pouvoirs. Chaque années, on comptait par milliers les morts causées par cette abomination.
C'est alors qu'une résistance s'organisa afin de détruire cette menace. Organisé autour d'un culte, dirigé par "le prophète", ils divinisaient le soleil et se couvraient d'habits jaunes afin d'être béni par l'astre. Selon leur foi, le soleil dirige le monde et ordonne la fin des souffrances et des excès afin de créer un monde nouveau. Pour eux, le régime des électeurs doit disparaitre au profit d'une nation vénérant le soleil et ayant pour chef le prophète.

Au cours des années, ce culte grandit, enfla au point de devenir la religion la plus présente dans la région de Pianshan. Le pouvoir du Prophète devenant immense, celui-ci ordonna qu'on extermine les malfrats qui tuaient sans honneurs des innocents. Ainsi commença "la lutte du soleil", guerre interne qui dura près de 5 ans, mais qui vit à sa fin l'anéantissement des riches exécrables et fou à lier. La ville, redevenu le joyau commercial d'antan, était sous la tutelle du Prophète, à présent connu sous le nom vénéré de Huaï Ier du nom.

C'était dans cette situation qu'avant grandi Ten Zuo. Profondément pieux grâce au culte du soleil, il souhaitait mettre en application ce que le prophète avait prédis, la fin du régime des électeurs et la mise en place du Prophète sur le trône de Zangian’h. Malheureusement pour lui, Huaï Ier refusait de déclarer ouvertement la guerre contre le régime. Furieux et désespéré par cette réponse, Ten Zuo créa alors une flotte de guerre afin de réaliser la vérité qu'on lui avait transmis étant petit. Celle-ci pris alors le nom bien connu du "Fléau Jaune". Détruisant en majorité les navires marchands et les villes côtières, Ten Zuo devint le pirate le plus riche et le plus puissant du Hen.

Cependant, un jour comme les autres, il reçu une lettre en provenance d'un ami puissant. Il ne se souvenait plus de son nom, mais il était seigneur de Hanting dans ses souvenirs. Lorsqu'il lu le bout de papier ayant fait des kilomètres et des kilomètres, il fut sidéré par les informations qu'il reçu. Une armée menée par des Ramchoures marchait sur la capitale ? Et elle avait réussi à faire plier Hanting ? Par quel sacrilège le soleil avait fait une telle chose ?
Il la relu, plusieurs fois, avant de se précipiter sur son atlas personnel dans son navire amiral, le "Soleil du sud". De ce qu'il connaissait, Hanting était la porte-forteresse juste avant la capitale. Cela signifierais que dans très peu de temps, le régime s'écroulerait ? Est ce que les prédictions du soleil était vraie ??? Enfin l'heure était venue de créer l'Empire du Soleil ?

C'est alors qu'il s'adressa à son officier de la marine et lui ordonna :


Ten Zuo - "Frère, rassemble toute la flotte, l'heure du soleil est arrivée. Nous allons enfin réaliser les promesses de notre saint dieu !"
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Drapeau des Cités Libres de Zu
Drapeau des Cités Libres de Zu

Une fleur dans une terre brulée


Alors que les villes se détruisaient, que les peuples s'oppressaient, que les tyrans régnaient, il y avait de ces terres qui étaient, comme par un enchantement du destin, restée sauvé, comme par un miracle du destin. Là où la crise économique avait détruit tout les aspects financiers de la Ramchourie, le sud s'emblait avoir été épargné, comme par un coup de chance. Cependant, en dehors de l'aspect économique, le sud tomba malheureusement dans les conflits d'intérêts et les crises politiques. Jilong Zao, seigneur électeur du Hen, a du faire face à des sécessions et des révoltes violentes contre son autorité, et il n'a pu conserver qu'une faible partie de son territoire. Après plusieurs mois suite à la chute de la seigneurie élective, c'est le Huanping qui dirige fermement la majorité du Hen. Cependant, elle n'est pas la seule dissidence à occuper des territoires dans le sud...

En effet, suite aux prémices de la guerre civile, de nombreux seigneurs locaux se sont alors réunis à Zu. Suite à des marchandages, et à des compromis, ceux-ci décidèrent de s'unir et de déclarer la naissance des "Cités Libres de Zu", une confédération de différentes cités marchandes le long de la côté Ramchoure ayant pour but de s'entraider et de préserver l'équilibre économique, politique et militaire dans la région, et ne pas chuter à des instincts primitifs comme le font les autres factions qui commencent à se quereller pour des questions territoriales ou bien pour s'emparer de la capitale Zangian'h. De cette manière, les cités libres de Zu avaient maintenus un climat de paix et de stabilité extrêmement rare en Ramchourie. Le commerce maritime était florissant, les marchands ramchoures tentant de nouer des rares contacts commerciaux avec des voisins. Cette petite puissance du sud apparaissait, pour beaucoup, comme l'arbre ayant survécu à l'incendie, à la fleur restant belle malgré la brise.

C'est dans ce climat que vivait Huan Zong. Seigneur de la ville côtière de Zu, épicentre de la petite faction, il voguait à ses occupations, tantôt gérant l'administration, tantôt intervenant dans des conflits juridiques du peuple... En bref, il vivait convenablement dans l'un des rares paradis Ramchoures. Cependant, un matin, un messager vint le voir, inquiet :

"Seigneur Huan Zong ! Une nouvelle missive est arrivée !", dit il, d'une voix paniquée.

Huan Zong se mit alors à rire avec un calme attendrissant. Il répondit alors :

"Ti-Pan, qu'est ce donc que tu m'amènes là ? En quoi cette missive est si importante ? Il fait déjà trop chaud pour s'agiter de la sorte, explique moi"

"C'est... c'est... un message en provenance du Zijian !

Aussitôt après avoir déclaré ça, l'incompréhension se lisait dans les yeux de Huan Zong. Il n'y avait pas une guerre civile là bas aussi ? Cela faisait depuis longtemps qu'il n'avait plus pensé à ce pays auparavant pourtant membre intégrant de la Ramchourie. A moins que... ils se seraient réunis ? Mais par qui et comment ? Aussitôt, il se saisit de la missive et la lu attentivement avant de dire d'une voix tremblante :

"Une femme est donc montée sur le trône Zijiannais... et de surcroit une pirate..."

"N'est ce pas invraisemblable ?", répondit Ti-Pan, messager personnel du seigneur de Zu

Soudain, Huan Zong sourit, et, observant le contenu de la missive, leva la tête vers le ciel, et déclara d'une voix forte :

"Ti-Pan, nous tenons notre nouveau moyen de survit ha ha ha !"

Ne semblant comprendre tout, Ti-Pan demanda d'une voix timide :

"Votre excellence, qu'est ce qu'a pu donc dire cette diablesse pour vous mettre dans ces états ?"

Huan Zong se tourna alors vers son messager, et, toujours souriant, lui expliqua :

"Ti-Pan, ce qu'elle propose n'est autre que nous soumettre, avec des garantis, au royaume constitutionnel ! Te rends tu compte ? Bien que nous n'apprécions pas plus que cela les factions ramchoures, si la reine du Zijian apprécie la reine Mei-Li, alors cela signifie que le zijian va s'impliquer dans notre pays. Et tu sais ce que cela veut dire ? Qu'il est temps de nous trouver un protecteur... Pourquoi ? Pour sortir gagnant de ce conflit macabre et de ne pas tomber aux mains des fanatiques du Huanping. S'il faut servir de pont afin de soutenir les efforts d'une reine auto-proclamée qui a cependant de l'aide extérieure importante, alors autant faire usage de cela ! Avec la chance, nous réussiront même à créer un système commercial qui nous sera que plus bénéfique, quitte à prendre le contrôle des axes commerciaux du sud pour disposer d'un poids politique important dans le futur ! Maintenant laisse moi, j'ai besoin de calme pour répondre à cette missive de la plus haute importance !"

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Seigneur Electeur Jinlong Zao
Seigneur Electeur Jinlong Zao

Se battre, encore et encore... Telle était la loi nouvelle sous laquelle Jinlong Zao se pliait désormais. Depuis le début de la guerre civile, il ne cessait de préserver l'intégrité des territoires loyaux au sud. Le malheur était double, car il ne recevait que de rares informations et directives de Zangian'h tant en sachant qu'aucun renfort ne pourrait l'atteindre. En bref, la situation ne lui était en aucun cas favorable. Il avait su remotiver ses troupes suites à quelque victoires, mais ce n'était qu'une question de temps avant que ses forces se fassent anéantir par celles d'une faction bien plus puissante et ayant les moyens de mener une offensive ( on pense au Huanping ou au Royaume Constitutionnel ).
Cependant, comme par une magie, un miracle même du destin, il avait vaincu. Vaincu, tous ses opposants, sans à avoir trop de complications à gérer en ces temps pourtant troublés. Pour beaucoup, le ciel était à l'œuvre et ordonnait à Jinlong Zao de revendiquer sa place de maitre de la Ramchourie, mais le seigneur électeur n'était pas dupe. Il savait que si ses forces avaient tenu, ce n'était que grâce à la pitié de ses adversaires et par l'envoi de forces très largement faibles.
Cependant, utiliser une rumeur peut toujours sauvegarder, pendant un temps, le moral de la population. Utilisant donc la prétendue "aide" du ciel, Jinlong Zao a pu pleinement s'attirer les faveurs du peuple et de son armée, les redressant en ce temps désastreux pour sa faction qu'était la seigneurie élective. Il espérait que, grâce à ses forces renouvelées, il pourrait permettre à Zangian'h de retrouver des forces et de pouvoir s'emparer de nouveau du sud.

Cependant, un évènement allait tout bouleverser : l'expulsion du 9e Seigneur de Guerre Bei-Fon. Ce dernier, non utile à la cause loyaliste, a été expulsé de son trône d'or par les eunuques de la cour qui ont mis un homme avide de pouvoir, Dong Ban, au rôle de 10e Seigneur de Guerre Ramchoure. Jinlong Zao savait que sa réputation de personne brutale avait dû repoussé sa mise sur le trône, et que sa force actuelle était trop importante pour être gâchée dans une tentative de rejoindre Zangian'h. De ce fait, il lui paraissait logique qu'ils avaient choisi cet étrange personnage pour gérer et représenter la nouvelle hiérarchie de la faction. Cependant, Jinlong Zao le pressentait : d'ici peu, la seigneurie élective changera. Car maintenant, ce n'était pas un seigneur de guerre, Zuan Yao, qui était en exil dans le pays, mais deux, avec Bei-Fon. Comment déclarer une guerre civile au sein de la guerre civile... C'est à se demander si les eunuques ont seulement conscience de leurs actes.
Car oui, pour le seigneur électeur du Hen, il était logique de Zuan Yao, le 8e Seigneur de Guerre de Ramchourie, soit encore en vie. Il le savait, par ailleurs plus que tous.

Alors que Jinlong Zao se penchait sur son globe représentant la Ramchourie, un homme entra dans la salle cartographique, vide de vie mais sculptée de fines décorations datant d'une ère révolue, et s'adressa avec une certaine fureur à l'électeur du sud :

"Et d'un usurpateur en plus ! J'aurais dû exterminer cette infamie que sont les eunuques !", s'exclama l'homme avant de continuer colérique, "Mon cher ami, as tu d'autres nouvelles plus joyeuses à me confier ? J'en aurai bien besoin..."

Jinlong Zao attendit que l'homme termine sa phrase, avant de répondre :

"Pour le moment, aucune d'intéressante hélas. Cependant, j'aurais une réponse à te poser également : as tu eu le temps de recontacter ton ancienne compagne ?"

L'homme, à ce moment, sembla hésiter, avant de répondre d'une voix ferme :

"Pas encore, mais cela est en route... Penses tu vraiment que c'est la solution que de soutenir cette bande de dégénérés de Zangian'h ? Il faudrait revoir notre position, et rejoindre le seigneur de Muan, lui, au moins, à les moyens de mener une campagne digne de ce nom."

Jinlong Zao avait du respect pour l'homme qui se tenait maintenant en face de lui, mais il savait que si son territoire se soumettait au Royaume Constitutionnel, alors sa vie ne tiendrait qu'à un mince fils... Il avait bien tenté de réfléchir à de nombreuses solutions, mais toutes n'étaient qu'utopies. La première, celle de devenir une énième faction, était la pire décision possible à prendre, car dans le temps les forces de Jinlong Zao ne pourraient tenir, isolées et faibles. La seconde, celle de rejoindre le Royaume Constitutionnel, se terminerait probablement par sa tête au bout d'une pique dans le Muan, ce qui n'était pas dans les plans de Jinlong Zao. Enfin, la troisième, néanmoins la plus logique, est le soutien inconditionnel à la Seigneurie élective, ce qui était idéal en vue de son statut à la cour. Il comprenait les raisons qui poussait son interlocuteur à penser cela, surtout en vue de sa personne, mais en temps de guerre, il fallait devenir parfois égoïste pour survivre...
Finalement, Jinlong Zao reprit d'une voix calme mais claire :

"Mon seigneur... Je sais ce que vous pensez et je connais de manière plus que détaillée votre vision de la situation mais je vous prie de comprendre qu'en tant que membre et actif soutien à la Seigneurie élective, il ne suffirait de rien pour que ma vie parte peu de temps après notre reddition."

"Après tout ce que j'ai tenté de faire pour elle", répondit l'homme, "il est possible de négocier des conditions, ne vous en faites pas... De toute manière, et vous le savez bien, ce n'est qu'une question de temps avant que Zangian'h tombe aux mains sois de la Confédération du nord, sois des forces de Mei-Li. Alors, autant choisir le camp qui pourrait nous être le plus favorable, à savoir de la personne que je connais le plus après moi-même ! Vous me cachez bien depuis plusieurs mois maintenant des yeux de la capitale, alors je suis convaincu que Mei-Li vous pardonnera !"

Jinlong Zao fixa son interlocuteur, puis termina d'une voix claire à son tour :

"Il est facile de dire ces mots quand l'on est..."

le 8e Seigneur de Guerre Zuan Yao

8e Seigneur de Guerre Zuan Yao
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Affiche de propagande de la République Populaire de Ramchourie
Affiche de Propagande mettant en scène deux jeunes femmes tenant le drapeau de la République Populaire de Ramchourie, en signe de soutien à la cause révolutionnaire

"Pour gouverner un peuple, il faut d'abord l'apprivoiser"
- Philosophe Gang Dong, XIIe siècle de notre ère
Cela, Dai Pô l'avait bien compris. Diriger les masses n'était pas tâche simple, cependant rien n'était impossible, surtout si les limites n'avaient été testées. Ainsi, les Daiponistes, peu de temps après s'être rejoint dans le Fujeng ( voir carte administrative du Zhōnguaï ), une décision fut prise. Celle-ci se constituerait en la création d'affiches de propagande diffusées depuis la frontière. Dans une telle situation catastrophique, la population finirait, pensait-on, à croire en la République Populaire de Ramchourie, et permettrait son retour ainsi que la création d'une solide base arrière pour ensuite démarrer des assauts plus importants pour s'emparer du sud du pays.

Cette tactique était cependant risquée. En effet, la potentielle nouvelle base se situerait proche du Huanping, une faction de dégénérés fanatiques d'un dieu du soleil. Et autrement, le royaume constitutionnel, qui disposait certainement des armes les plus avancées des factions, dominait un vaste territoire au nord du Huanping et dans les cités libres de Zu, vassales de la Reine-Guerrière. Ainsi, si la République Populaire de Ramchourie souhaitait s'implanter, elle devait tenter de stabiliser ses relations avec ses factions voisines. Malheureusement, les divergences idéologiques pouvaient compromettre sur le long terme de telles relations.

Cependant, Dai Pô gardait espoir. Selon des rumeurs parmi son "armée", le Zhōnguaï serait prêt à fournir des armes de génération 11, soit l'un des meilleurs équipements imaginables. Si ces hypothèses se révélaient être vraies, alors l'avancée sera bien plus facile et plus sûre pour fonder un état sur le modèle Daiponiste.

Mais, afin que sa faction soit stable, il se devait de purger quelques membres néfastes de la République Populaire. Il pensait notamment à Tuo Meng, un Mocheniste ramchoure qui avait ouvertement critiqué le leader. Ou encore, Dai Pô pensait à Piang Pa, une ramchoure tahoraniste qui était formellement contre les idées mochenistes ou daiponistes. Ainsi, afin d'avoir les mains libres, Dai Pô ordonna que l'on exécute les éléments dissidents de sa faction. Le 22 Février 2014, durant l'épisode "des meurtres rouges", tous les chefs de l'opposition contre Dai Pô furent massacrés, ou bien disparurent dans la nature. Cet évènement, important pour la sécurisation du pouvoir du leader, se devait d'être fait, pour enfin, espérait Dai Pô, lancer son invasion de la Ramchourie...


Drapeau de la République Populaire de Ramchourie
Drapeau de la République Populaire de Ramchourie
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Armée de la République Populaire de Ramchourie
Armée de la République Populaire de Ramchourie

La marche de Tang'an
Partie I

L'heure était venue. Après plusieurs décennies à s'exiler au Zonghai, les forces de Dai Pô pouvaient enfin réaliser l'objectif final pensé par le leader. A présent, l'instant était à la reconquête du pays, et de la création du seul régime légitime à dominer la Ramchourie : la République Populaire Daiponiste !

A la frontière, vers la poche de résistance du pouvoir central ramchoure, Dai Pô s'exprima alors d'une voix forte et brutale dans des micros, pendant que des journalistes de la république populaire se préparent à retranscrire le discours pour l'envoyer dans tout le pays :

le leader Dai Pô a écrit :"Camarades et frères ramchoures,
ce jour que nous attendions tous arrivent enfin à conclusion. Alors que notre pays souffre depuis trop longtemps de la tyrannie des aristocrates et nobles, alors que le peuple souffre en silence face à ce système féodaliste déponnant, qui agit pour l'intérêt du peuple ? Aucune faction. Pas une seule, en vue des confrontations de plus en plus violentes, tentent de résoudre cette guerre civile atroce par la diplomatie.
Vous rendez vous compte ? Cela fait presque un an... un an que ce pays est tombé dans les horreurs de la guerre et de la tragédie. Cela n'a que trop duré.

A l'heure où vous recevez ce message, cette rumeur, ou par n'importe quel moyen d'information, sachez que des ramchoures, de tous horizons, se tiennent avec moi, fidèle à notre fureur envers les ennemis de la République Populaire de Ramchourie. En effet, ce pays ne peut tenir que par un seul et unique moyen : la force des masses. A travers l'histoire tout à prouvé que seul la force des paysans, des ouvriers, des urbains peuvent changer le cours des évènements. Ainsi, encore une fois, comme au printemps des peuples, j'en demande à l'entièreté de la Ramchourie de se soulever, de se confronter à ses oppresseurs, encore une fois ! Il nous faut unir le pays, afin de ne pas se faire engloutir par les vagues de nations extérieures ambitieuses qui ne veulent que notre fin.

Ne nous laissons pas abattre par la puissance de nos adversaires ! Luttons encore pour qu'une société plus juste se mettent en place !

Pendant que vous, mes frères et soeurs camarades, vous vous battez pour notre liberté, je déclare que les forces me suivant se mettent en marche vers Tang'an. En effet, ce lieu est l'unique endroit en Ramchourie à ne pas avoir subi les défaillances des systèmes xins ou bien ramchoures de la seigneurie élective. Tang'an sera notre future capitale, la promesse d'une avenir meilleur. Avec cette lutte, et avec la prise de cette ville, nous réussirons, ensemble, à unir la Ramchourie sous une seule bannière, loin des luttes sanglantes des autres factions bellicistes !

VIVE LA RAMCHOURIE ! VIVE LA REPUBLIQUE POPULAIRE ! VIVE LE DAIPONISME !

Dai Pô récitant son message

07/03/2015
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Prise de Tang'an
Prise de Tang'an par la République Populaire de Ramchourie

La marche de Tang'an
Partie II


Après les premiers assauts fructueux à la frontière nord du Hen, de nombreuses villes tombèrent. Dai Pô avait réussi. Ses forces, principalement populaires, avaient remporté alors un petit territoire, le premier de la République Populaire de Ramchourie. Une telle avancée promettait pour l'avenir de la faction. Dans les villages et villes occupées, on mit en place une société calquée sur des modèles Eurycommunistes, dirigée d'un main forte par Dai Pô. Cette manière différente de gouverner, bien que combattue par d'autres factions, se révéla être efficace pour diriger la faction.

C'est alors que Dai Pô décréta que la "Marche de Tang'an" devait reprendre, et ordonna à ses forces de continuer leur avancée vers l'antique capitale Ramchoure. Historiquement, ce lieu était important, car il marquait la domination réelle de l'ethnie Hen sur l'ensemble du pays. Egalement, cette ville a été la capitale des premiers empires, étant donc un lieu symbolique fort et important dans le Hen.

Jusqu'alors, Tang'an était contrôlée par un petit état, le Danshian. Celui-ci était issu des insurrections du sud, qui avaient été bien moins violents que ceux du nord, permettant alors une certaine stabilité et paix qui a profité au commerce. Là où les états du nord et du centre se battaient, le sud commerçait et n'inquiétait pas ses voisins. Avec le Quianshan et le Suchian, le Danshian créa même "la Ligue de Tang'an", une entité commerciale principalement, et défensive, qui devait, en cas d'agression extérieure, se défendre. Le libre-échange était aussi toléré dans ces territoires. En bref, la région était assez prospère.

L'arrivée et la défaite du Quianshan dans le nord avait alors aussitôt provoqué la réaction des autres membres, qui s'étaient alors mis à embusquer les forces de Dai Pô et à procéder à des actes de guérillas. Cependant, mal préparés et surtout, bien moins équipés technologiquement que les Ramchoures Populaires, les forces de la ligue de Tang'an commencèrent rapidement à perdre du terrain, jusqu'à ce que seul le Danshian tienne encore debout. C'est alors que la dernière cible s'afficha clairement pour les Daiponistes : Tang'an.

Les défenses de la villes, bien qu'imposantes, étaient trop faibles pour résister face à de l'artillerie. Rapidement, lorsque les Daiponistes arrivèrent à l'antique capitale, le siège débuta et les obus sifflèrent dans l'air. Des vestiges millénaires furent ainsi détruits dans les flammes et les explosions. L'intérieur de la cité devenait alors un champ de ruine. A peine le siège avait commencé que déjà des quartiers entiers avaient été rasés.

Il faudra attendre le 12ème jour de siège pour qu'enfin les portes de la ville s'ouvrent aux Daiponistes. Les traitres qui avaient permit aux forces ennemies de rentrer étaient généralement des pauvres miséreux qui venaient de perdre leur maison et tout ce qu'ils possédaient, et qui espéraient que ce carnage prendrait fin.

La prise de Tang'an fut néanmoins violente au sein des murailles. Tous les bureaucrates, les fonctionnaires et les figures royalistes furent exécutés, tandis que Dai Pô commençait à prendre ses quartiers dans l'antique palais de Tang'an. Cette invasion d'une extrême violence permit de rapidement étouffer les derniers mouvements de révoltes et de pacifier la ville. Finalement, après la capture totale de la ville, Dai Pô prononça sont discours de victoire, et déclara que la prochaine étape serait Zangian'h, puis toute la Ramchourie entière. A l'annonce de cette nouvelle, des cris de victoires commençaient à naitre.

Une nouvelle ère s'ouvrait, celle des Daiponistes
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