27/03/2016
11:56:30
Index du forum Scène Internationale Conflits armés Théâtres afaréens

MANDRARIKA | (test) Vendetta de la seigneurie Mamangy sur celle de Jaonarison

[RP fermé] CONFLIT RP DÉDIÉ AU TEST DE NOUVELLES MODALITÉS D'ARBITRAGE

11 janvier 2010 - ville d'Andabava, fief de la seigneurie de guerre Jaonarison


Portraits des deux seigneurs de guerre en conflit ouvert.
Les Forces Claniques Combattantes ont dernièrement pillé le chef-lieu du clan Mamangy, ce dernier souhaite profiter de l'offensive gouvernementale pour lui aussi entamer un raid sur le fief des Jaonarison.


La République Sacrée de Mandrarika est née sur les territoires des seigneuries de guerre en Afarée orientale, par l'opposition armée survenue entre ces groupuscules de formation clanique et la secte des caaganistes dirigée par le gourou Rakoto Manorohanta. Si les combats ont tourné à la faveur de la secte caaganiste, l'idée d'une autorité centrale a aussi fait son bonhomme de chemin, incitant les seigneuries de guerre les moins jusqu’au-boutistes, à collaborer avec le culte caaganiste à l'origine de la tête de cette théocratie.

Les seigneurs de guerre Mamangy et Waata ont été parmi les premières à collaborer avec la théocratie caaganiste de Mandrarika, cessant les hostilités et reconnaissant l'autorité du gourou Rakoto Manorohanta en contrepartie d'aides gouvernementales pour l'aménagement de terres arables où la seigneurie de guerre Mamangy est installée. La collaboration des seigneuries de guerre Mamangy et Waata avec le gouvernement mandrarikan, a fait naître des dissensions entre les seigneuries, au point où la ligne dure parmi celles-ci, s'est recomposée sous la forme d'une Force Clanique Combattante (FCC). Cette recomposition politique, formée des seigneuries antigouvernementales, a initié des exactions contre les seigneuries favorables au gouvernement mandrarikan, notamment par le sac du fief du clan Mamangy, la ville de Kilibange.

Les Forces Claniques Combattantes étant actuellement en difficulté après le lancement d'une opération gouvernementale contre la ville clanique de Tiadougou, le clan Mamangy est désireux de débuter une vendetta sur l'un des clans appartenant à la FCC : les Jaonarison.

Seigneurie de guerre Jaonarison
Troupes engagées:
    2500 soldats professionnels
    2500 armes légères de niveau 1 (25 000 pts de construction)
    60 mitrailleuses lourdes de niveau 1 (1 800 pts de construction)
    10 mortiers légers de niveau 1 (600 pts de construction)
    200 lance roquette de niveau 1 (9 000 pts de construction)
    5 canons tractés de niveau 1 (10 000 pts de construction)
    30 camions de transport de niveau 1 (24 000 pts de construction)
    2 camions citerne de niveau 1 (1 600 pts de construction)
    2 chars légers niveau 1 (6 400 pts)

Seigneurie de guerre Mamangy
Troupes engagées:
    4000 soldats professionnels
    4000 armes légères de niveau 1 (40 000 pts de construction)
    10 mortiers légers de niveau 1 (600 pts de construction)
    50 lance roquette de niveau 1 (2 250 pts de construction)
    90 véhicules légers tout terrain de niveau 1 (18 000 pts de construction)
    10 transports de troupes blindés de niveau 1 (18 000 pts de construction)

NB HRP a écrit :Je vous laisse voir les contingents souhaités, que j'éditerai ensuite. Avoir un contingent relativement identique à l'autre (même nombre de points de production serait le meilleur moyen d'avoir un visuel sur les forces et faiblesses de la méthodologie).
Test précédentProposition pour l'ordre de bataille des troupes engagées sur la bataille du fief des Jaonarison :

Seigneurie de guerre Jaonarison
Troupes engagées:
    -5000 combattants
    - 5000 armes légères de niveau 1
    - 20 mitrailleuses lourdes de niveau 1
    - 10 mortiers légers de niveau 1
    - 100 lance roquette de niveau 1
    - 3 canons tractés de niveau 1
    - 10 camions de transport de niveau 1
    - 2 camions citerne de niveau 1

Seigneurie de guerre Mamangy
Troupes engagées:
    -10000 combattants
    - 10000 armes légères de niveau 1
    - 10 mortiers légers de niveau 1
    - 50 lance roquette de niveau 1
    - 100 véhicules légers tout terrain de niveau 1
    - 10 transports de troupes blindés de niveau 1
test précédentDans le cas de l'élaboration d'une résolution pour cette bataille, plusieurs éléments seraient a prendre en compte.

Une partie d'entre eux proviennent de l'étude des ordre de bataille respectifs. En effet, au vu des effectifs et matériels engagés, ont peut dors et déjà affirmer qu'a moins d'une erreur critique dans l'élaboration de plan de bataille de l'un des deux belligérants, aucun d'entre eux ne sera en mesure de gagner une victoire décisive. Cette analyse se justifie par le fait qu'aucun des deux ne possède de l'armement en qualité ou quantité suffisante qui puisse permettre de mener une action décisive. A titre d'exemple, l'armement en question serait de l'artillerie en grande quantité, une aviation ou tout autre élément qui serait considéré comme étant de haute valeur ajoutée. En conséquence, a la fois la victoire et la défaite pour nos protagonistes seront très probablement en demi-teinte. Autre élément intéressant a relever, la différence d'effectifs entre l'attaquant et le défendeur. De manière générale, l'organisation d'une défense demande beaucoup moins d'hommes que ce qui serait nécessaire pour une attaque. Chez les penseurs militaires, les estimations en vogue affirment qu'une attaque en terrain ouvert nécessite un rapport de force 3 fois supérieur a celui du défenseur, en revanche, il monte a 6 (ou plus) pour l'attaque d'une zone urbaine. Il ne s'agit bien entendu pas d'une science exacte, et un attaquant habile ou bien entrainé/équipé peut outrepasser cette règle. Les 4000 soldats de la seigneurie de guerre Mamangy ne seront donc pas de trop face aux 2500 hommes des Jaonarison. A vrai dire, au vu du niveau équivalent de l'équipement et de l'entrainement des deux clans, ils risquent même d'être insuffisants. Cela restera a pondérer avec l'utilisation de l'équipement par les deux belligérants et des stratégies adopter. A propos des équipements justement, les ordre de bataille nous montrent que le clan Jaonarison possède un armement bien adapté pour une défense. Je pense notamment aux mitrailleuses lourdes qui restent le béabas des armes de soutiens, mais également l'artillerie. Cette dernière est, contrairement aux idées reçues, bien plus léthale en ville qu'en terrain ouvert, et elle infligera sans aucun doute des pertes lourdes aux Mamangy. Ces derniers n'ont par ailleurs pas d'avantage comparatif marquant, sinon leurs blindés qui devraient pouvoir leur permettre de couvrir leur avancée vers la ville et éventuellement leur progression dans le milieu urbain. Un blindé seul est néanmoins vulnérable et une bonne coordination est nécessaire pour les utiliser efficacement. C'est probablement un niveau de compétence au delà de ce que l'on pourrait attendre de seigneurs de guerre. On remarquera également l'absence de logistique chez les Mamangy, ce qui risque de poser problème si l'assaut doit se prolonger en raison d'une défense efficace, par exemple. Dernier point, et pas des moindres, les deux blindés légers du clan Jaonarison. Comme les mitrailleuses lourdes, ce seront des atouts défensif important de par leur capacité à engager les véhicules blindés adverses et avec leurs obus HE contre les charges d'infanteries.

L'étude des ordres de bataille donne a priori un avantage au clan Jaonarison, malgré la supériorité numérique des Mamangy.

Le deuxième élément a prendre en compte pour déterminer l'issue de la bataille est la comparaison des stratégies des belligérants. Ces stratégies n'ayant pas été développées, on peut tenter de spéculer sur les mouvements que chacun pourrait tenter d'exécuter afin de remporter la victoire. On peut néanmoins déjà estimer que la nature des Jaonarison et des Mamangy, en tant que milices claniques, rend leurs forces respectives extrêmement prône a la désorganisation en cas de revers militaire. Leur loyauté idéologique devrait cependant en faire des combattants aptes et motivés, du moins initialement. La clé de toute stratégie repose dans l'effet de surprise que cette dernière infligera sur l'adversaire. La disposition et l'équipement des forces en présence laisse cependant peu de place a des manœuvres qui pourraient impacter considérablement l'issue de l'engagement. Une des stratégies idéales pour les Jaonarison défenseurs serait d'entrancher des positions bastionnées aux points clés des approches de la ville, ces dernières pourraient être notamment dotées de mitrailleuses lourdes et de lance roquettes, afin de rendre leur approche aussi difficile que possible. Ces bastions seraient en mesure de bénéficier de la mobilité des chars légers qui pourraient les appuyer périodiquement et se retirer a souhait. Le but étant de choisir les engagements qui permettront de causer le plus de pertes chez l'adversaire. Les Jaonarison gagneraient également a positionner des éclaireurs en amont des bastions, afin de suivre l'avancée des Mamangy. Ces éclaireurs pourraient également renseigner l'artillerie qui aurait pour mission de pilonner les tentatives d'attaques Mamangy. L'artillerie gagnerait a se positionner en ville ou dans sa périphérie, proche du centre de décisions et a l'abris relatif des attaques adverses. Les Jaonarison n'ont pas la masse nécessaire pour organiser des contre offensive efficaces, ces dernières devront donc se limiter au cas peu probable ou l'offensive Mamangy se briserait complétement et serait en état de déroute. Pour les Mamangy a présent, il sera impératif d'agir dans un contexte qui favorisera au maximum la surprise. Si possible, un début d'offensive de nuit, autour de 4h du matin serait l'idéal. Il se dit que c'est a cette heure que l'attention humaine est la plus basse. La nuit compliquera également les efforts de reconnaissance Jaonarison. Le prix d'une attaque de nuit se payant pour les Mamangy en des difficultés d'organisation prévisibles au vu du niveau des troupes engagées. Le choix d'un axe d'attaque évitant la confrontation frontale sera a privilégier, sous peine de devoir subir des pertes lourdes que la supériorité numérique Mamangy très relative risque de ne pas être en mesure d'encaisser. Au vu de l'absence de logistique et du danger que représente un assaut prolongé, les Mamangy devront également opter pour une exécution rapide des opérations. Pour ce faire, ils devront tirer parti de leur motorisation en approchant autant que possible leurs troupes. Les blindés Mamangy devront également se placer en tête de convoi afin de protéger au mieux l'avancée des troupes. Les derniers mètres devront cependant s'effectuer a pied, même avec le soutiens des véhicules blindés, afin de limiter l'exposition des véhicules a des équipes Jaonarison isolées équipées de lance roquette qui seraient fatales. Les Mamangy devront également user au maximum de leur supériorité numérique pour concentrer leurs attaques sur des points précis, et ainsi bénéficier d'un rapport de force aussi favorable que possible.

A noter qu'il s'agit ici de scénarios idéaux, et qu'il est probable que des problèmes d'organisation vienne contraindre leur exécution. Ainsi, les stratégies adoptées par les joueurs seront évaluées sur leurs capacité a produire un plan d'action cohérent et en adéquation avec les moyens employés. Un plan simple est par ailleurs souvent supérieur a tout plan complexe. De même, la faculté d'aller chercher la surprise et de maintenir l'initiative seront grandement valorisées.

Au vu des éléments précédents, une proposition de résolution intermédiaire a la bataille verrait les Mamangy se retrouver en difficulté dans leur assaut. La puissance de feu Jaonarison qui leur est opposée ralentirait considérablement leur avancée et couterait cher humainement et matériellement parlant. Les Mamangy seraient néanmoins en mesure de prendre des positions Jaonarison et d'avancer vers la prise de leur objectif grâce a leur supériorité numérique et leur rapidité d'exécution. Ces avancées seraient cependant minimes et le potentiel logistique des Mamangy s'épuiserait au fur et a mesure de la progression. Les combattants des deux cotés seraient également frappés par une baisse de morale liée a la fatigue des combats.

A l'issue de cette résolution intermédiaire, la balle retournerait dans le camp des joueurs, leur laissant l'occasion de capitaliser sur leurs victoire ou minimiser leurs pertes. Ainsi, deux choix seraient essentiellement donnés aux belligérants. Pour les Mamangy, les options étant soit de continuer l'assaut, soit de se retirer en bon ordre pour tenter un assaut ultérieur ou attaquer un autre objectif. Pour les Jaonarison, le retrait de la ville reste possible si la défense est estimée trop couteuse. Au contraire, la poursuite de la défense de la ville verrait la poursuite des combats pour tenter d'emporter la victoire. Plusieurs scénarios sont ainsi accessibles aux joueurs qui auraient a charge de décider de la suite de l'affrontement en fonction de leurs priorités et au vu des éléments évoqués dans la résolution intermédiaire.

4 scénarios seront évoqués pour donner un aperçu de la résolution finale en fonction des choix adoptés par les joueurs.

Cas 1 : Les Mamangy se retirent et les Jaonarison continuent la défense. Les deux camps auront subi des pertes modérées mais les Jaonarison sortiront victorieux de l'engagement en gardant la ville sous leur contrôle. Les Mamangy auront néanmoins limité les pertes sur leurs forces et conserveront un potentiel militaire suffisant pour se consolider ou enchainer sur une action ultérieure.

Cas 2 : Les Mamangy continuent leur attaque et les Jaonarison se retirent. Les Mamangy remportent la victoire en saisissant l'objectif, les deux camps auront néanmoins subi des pertes modérées a importantes, ce qui limitera fortement leur potentiel d'action a courte échéance. Les Jaonarison, par leur retrait, permettent néanmoins en grande partie la sauvegarde de leur équipement, ce qui relativise pour eux les pertes matérielles.

Cas 3 : Les Mamangy continuent leur assaut et les Jaonarison continuent également la défense de la ville. Des pertes lourdes seront a déplorer dans les deux camps, autant sur le plan humain que matériel. Les Jaonarison conservent néanmoins la position dominante et remportent la victoire en conservant l'objectif, au prix d'un affaiblissement considérable de leur potentiel de combat. Les Mamangy risquent quant à eux la désorganisation de leurs forces, ce qui compliquera considérablement la poursuite de la campagne contre les Jaonarison.

Cas 4 : Les Mamangy et les Jaonarison se retirent de la zone. Les pertes sont minimes mais aucun des deux ne parvient a remporter le dessus. Leur potentiel de combat étant resté largement intact, il est fort probable qu'un deuxième engagement suive sous peu pour tenter de départager les belligérants. Les deux clans souffriront probablement d'une baisse de morale légère liée a l'issue indécisive de ce combat.

Exemple de pertes "modérées" pour les deux camps :

Seigneurie de guerre Jaonarison
Troupes engagées:
    2200 (-300) soldats professionnels
    2000 (-500) armes légères de niveau 1
    45 (-15) mitrailleuses lourdes de niveau 1
    9 (-1) mortiers légers de niveau 1
    100 (-100) lance roquette de niveau 1
    5 (=) canons tractés de niveau 1
    25 (-5) camions de transport de niveau 1
    2 (=) camions citerne de niveau 1
    2 (=) chars légers niveau 1

Seigneurie de guerre Mamangy
Troupes engagées:
    3500 (-500) soldats professionnels
    3000 (-1000) armes légères de niveau 1
    8 (-2) mortiers légers de niveau 1
    25 (-25) lance roquette de niveau 1
    75 (-15) véhicules légers tout terrain de niveau 1
    7 (-3) transports de troupes blindés de niveau 1
Logo des Seigneuries de guerre affiliées aux Forces Claniques Combattantes.
La Force Clanique Combattante est une alliance militaire entre plusieurs seigneuries (Jaonarison, Tsiandopy, Andrianjanaka) luttant activement contre le gouvernement mandrarikan et seigneuries alliées (dont les Mamangy).


29 décembre 2012 - manoeuvres militaires à venir des forces Jaonarison


Élément mécanisé de la seigneurie de guerre des Jaonarison
Les troupes Jaonarison souhaitent structurer leurs forces autour d'un groupe de combat mécanisé, pour la conduite d'une contre-offensive le long de la ligne de front imposée par l'invasion des Mamangy.

Après la sidération de cette offensive terrestre surprise, portée par un ennemi que beaucoup pensaient amoindri, la Seigneurie de guerre Jaonarison initia une série de manœuvres défensives pour entraver les déplacements ennemis au sein de son fief et laisser un temps suffisant à une contre-offensive globale.

Faute de réels équipements défensifs, à l’image de mines et obstacles antichars manufacturés, le clan Jaonarison avait improvisé par l’édification de certaines barricades de fortune, composées de troncs d’arbres abattus auprès des espaces boisés directement environnant. Une installation défensive sommaire mais qui tiendrait son rôle dans l’obstruction des axes routiers et l’entrave faite aux déplacements terrestres du clan Mamangy qui, en l’absence de chars et d’équipements du génie, avait des moyens limités pour enfoncer rapidement les barricades qui leur étaient opposées.

Barrages de fortune
Barrages de fortune installés sur les axes routiers, pour entraver la progression des forces pro-gouvernementales du clan Mamangy (clic gauche pour agrandir).


L’emploi d’arbres tronçonnés était une solution de facilité, considérant leur présence aux abord de certains axes routiers, néanmoins et considérant la possibilité faite par l’ennemi de les débiter en petits morceaux avec un retard limité fait à leur progression, des véhicules civils calcinés étaient installés à la base des barricades, pour compliquer plus encore les opérations de désobstruction que les combattants de la Seigneurie Mamangy pourraient vouloir entamer. Incendier les véhicules avaient pour effet immédiat de révéler la présence de forces Jaonarison mais aussi de porter un impact psychologique aux forces Mamangy qui s’aventureraient actuellement sur le territoire : elles y sont attendues. Et pour formaliser le comité d’accueil, le clan Jaonarison avait déployé plusieurs escouades de francs-tireurs. Les axes routiers obstrués allaient obliger les forces Mamangy à opérer des actions de reconnaissance par l’infanterie afin de sécuriser les abords des routes le temps que d’autres combattants de leur seigneurie entament le dégagement des routes.

Dans les espaces boisés aux abords de ces axes routiers entravés, des francs-tireurs de la seigneurie Jaonarison s’étaient installés pour accueillir des unités d’infanterie hostiles. L’infanterie des Jaonarison qui serait opposée à celle des Mamangy bénéficiait d’un équipement profitable pour l’organisation d’embuscades, notamment par l’emploi de plusieurs mitrailleuses lourdes, à même d'effectuer rapidement un tir de saturation vers la progression ennemie en approche et contrebalancer un effet de nombre qui pourrait être provoqué par la présence d’un important contingent ennemi.

 Combattant de la seigneurie de guerre Jaonarison
Francs-tireurs de la Seigneurie de guerre Jaonarison (clic gauche pour agrandir).


Dans “l’arrière pays”, les combattants de la Seigneurie Jaonarison entamaient une pause opérationnelle, pour constituer un fer de lance chargé de pénétrer la ligne de front démarquée par les troupes des Mamangy. Les opérations de guérillas et d’obstruction des axes routiers par les francs-tireurs des Jaonarison avaient vocation à limiter l’avancée des forces Mamangy, le temps que des unités militaires claniques se structurent, pour débuter une réplique coordonnée et repousser l’incursion ennemie.

Le temps que cherchait à récupérer les francs-tireurs devait inciter à la formation d’un bataillon d’infanterie (faiblement) mécanisée :
  • 2 chars légers
  • 2 camions citernes
  • 800 soldats professionnels avec armes légères d’infanterie
  • 10 mitrailleuses lourdes
  • 10 camions de transport

La constitution d’une unité d’infanterie mécanisée, repose sur l’emploi d’une infanterie en première vague, avec l’appui en seconde vague de plusieurs blindés, chargés de neutraliser les principaux points de résistance ennemis. L’emploi d’unités blindés aux côtés d’éléments d’infanterie est un choix raisonné et acquis à la stratégie militaire clanique des Jaonarison, sachant pertinemment ses vieux modèles de chars de combat, relativement aveugles s’ils devaient être pris en embuscade par les Mamangy. C’est donc pour cela que plusieurs sections d’infanterie protègent les flancs des blindés pendant leur progression.

Consciente du nombre limité de ses moyens militaires, la Seigneurie de guerre des Jaonarison a intégré plusieurs camions de transport surmontés d’une mitrailleuse lourde, pour permettre un déploiement rapide et relativement sécurisé, de forces d’infanterie aux côtés des éléments blindés, mécanisés.

 Elément motorisé du clan Jaonarison
Camion de transport avec mitrailleuse lourde, affilié à la Seigneurie de guerre des Jaonarison (clic gauche pour agrandir).

Logo gouvernement Mandrarika
Logo des institutions mandrarikanes et de ses alliés parmi les seigneuries claniques comme les Mamangy.


29 décembre 2012 - manoeuvres militaires à venir des forces Mamangy


forces Mamangy
Consciente de sa perte davantage, la force invasive du clan Mamangy souhaite reprendre l'initiative et anticiper un regroupement des forces Jaonarison.


Du côté des forces Mamangy, le commandement sait la tournure des évènements défavorable et la disparition de l’effet de surprise, mêlée à des pertes humaines dommageables pour le moral des troupes, l’invite à envisager une action décisive pour désolidariser les contingents Jaonarison avant la formation d’une offensive inarrêtable.

La mobilité et la rapidité des forces claniques Mamangy, les atouts maîtres de l’invasion du fief de Dacar Jaonarison? Le commandement des armées Bedri Mamangy veut y croire, en dépêchant plusieurs groupes de combat sur terrain difficile, pour percer la ligne de front et frapper l’arrière des forces Jaonarison. Avec la perte de transports blindés et de lance-roquettes, les forces du clan Mamangy ont perdu une puissance de feu notable sur la ligne de front, c’est pourquoi et ce malgré leur avantage numérique initial, ils n’ont plus le luxe de pouvoir choisir une opposition armée frontale.

L’obstruction des axes routiers par les forces Jaonarison rendait difficile d’accès l’arrière pays pour le gros des forces Mamangy. C’est pourquoi le commandement Mamangy opta pour l’envoi de contingents légèrement motorisés, en dehors des sentiers et des axes routiers, pour tester la perméabilité de la ligne de front. Le désavantage grandissant essuyé par les forces Mamangy obligea son commandement à l’emploi de drogues et alcools, pour tenir l’embrigadement des combattants et les désinhiber face à la mort lorsqu’ils sont positionnés au sein de “bataillons de choc”.

Pour soutenir la percée du front et des positions défensives des Jaonarison, le commandement Mamangy a déployé plusieurs escouades motorisées à deux roues.

 Unités légères du clan Mamangy
Unités motorisées et légères de réaction rapide, pour le clan Mamangy (clic gauche pour agrandir).


Très mobiles et déployables sur tous les terrains possibles de la ligne de front, les unités claniques à deux roues présentent une certaine disposition à harceler les forces Jaonarison, voire à infiltrer les lignes adverses pour attaquer les trains logistiques ou encore les petites unités cherchant à se regrouper, se coordonner. Si les unités motorisées et légères du clan Mamangy parviennent à identifier des brèches dans les positions défensives du clan Jaonarison, d’autres unités motorisées et parfois armées de façon artisanale, se joindront aux unités légères pour consolider la brèche.

 Unités d’appui à la reconnaissance motorisée du clan Mamangy
Unités d’appui aux éléments de reconnaissance du clan Mamangy (clic gauche pour agrandir).


Dans les faits et sur ces actions de reconnaissance le long du front, le clan Mamangy mobilise :
  • 50 véhicules légers tout-terrain, partagés entre les deux roues et les véhicules d’appui 4x4/technicals.
  • 400 soldats professionnels avec armes légères d’infanterie
  • 4 transports de troupes blindés

L’initiative de dégarnir les forces des Mamangy positionnées le long de la ligne de front, pour entamer ces actions de reconnaissance en zone ennemie, implique d’entamer des actions de retranchement autour des positions défensives opposées aux troupes du clan Jaonarison, pour compenser le départ de certains effectifs. Pour consolider le caractère défensif de ses positions et contrebalancer un nombre de soldats moindre le long de la ligne de front, le commandement Mamangy a déployé une demi-dizaine de mortiers légers.

Ces mortiers, bien qu’ils n’aient pas les caractéristiques et munitions nécessaires à la destruction de potentiels blindés ennemis, sont en mesure de contenir des forces d’infanterie en approche, voire d’endommager les chenilles d’un char en mouvement (à titre purement indicatif, un M252 peut avoir une portée maximale de 5 600 mètres et à minima de 80 mètres). La portée de mortiers légers est suffisamment, pour engager des éléments hostiles Jaonarison avant un contact sur les positions défensives Mamangy. L’absence d’une contre-offensive immédiate de la part des forces Jaonarison laisse l’opportunité aux Mamangy de déployer et de retrancher ces mortiers légers, au sein des positions défensives retenues.
test précédentEn commençant comme a notre habitude par l'étude des ordres de bataille, on constate une inversion totale du rapport de force depuis le dernier affrontement. Affichant des effectifs doublés par rapport au clan Mamangy, la Seigneurie de guerre Jaonarison est en position de force pour la défense de ses positions. On rappellera également qu'il est généralement admis qu'une attaque en terrain ouvert nécessite un rapport de force 3 fois supérieur a celui du défenseur. Sans faire acte de règle absolue, on peut néanmoins en conclure qu'il sera extrêmement difficile pour les Mamangy d'espérer gagner des engagements sur l'intégralité du front. A noter également la puissance de feu supérieure des Jaonarison grâce à leurs chars légers et aux "technicals" (terme désignant les automitrailleuses artisanales). Les Mamangy disposent encore néanmoins d'une mobilité supérieure grâce a leurs forces motorisées en plus grand nombre, ce qui peut leur permettre de franchir des distances importantes en peu de temps.

Les positions défensives prises par les Jaonarison seront un frein a la mobilité des Mamangy, l'infériorité numérique de ces derniers limitera également leur potentiel offensif. Ainsi, le choix des Mamangy de séparer leurs effectifs en plusieurs unités d'assaut contre des positions fortifiées risque de leur couter le prix fort dans la mesure ou ces unités se retrouveront a affronter des positions retranchées et embusquées. Le choix de droguer ses bataillons de choc pourra également jouer en leur défaveur, en augmentant certes le "courage" de ces bataillons mais en réduisant grandement leurs autres capacités telles que l'attention et la réflexion qui sont pourtant nécessaires a la conduite d'actions de reconnaissance efficaces. Il est probable que la configuration actuelle des Mamangy les appelle a conduire une série de petits engagements le long du front au contact des positions défensives Jaonarison. A moins d'un manquement de ces derniers, les Mamangy auront du mal a trouver, prendre et exploiter un point de faiblesse dans le dispositif Jaonarison. En outre, le choix de diviser les forces ne permettra pas d'obtenir la supériorité locale qui serait nécessaire à une action offensive réussie. De même, il est peu probable que la réserve constituée afin d'exploiter une potentielle brèche puisse être en mesure de compenser pour cette infériorité. Une stratégie plus intéressante pour les Mamangy aurait été de concentrer leurs forces sur un axe secondaire du dispositif Jaonarison afin d'obtenir a la fois la supériorité nécessaire et la surprise d'une attaque violente sur un point plus faiblement défendu. La brèche ainsi créée aurait ensuite été exploitée par la réserve qui aurait été en mesure de menacer le dispositif défensif. Les Jaonarison ne sont pas sans fautes également, en effet, l'absence d'une réserve prête a renforcer des positions subissant un assaut des Mamangy est une importante prise de risque. Cette réserve aurait notamment pu être constituée a partir des troupes en préparation de la contre offensive, mettant en avant la puissance de feu supérieure face a des assaillants qui ne pourraient pas tirer partie de leur mobilité.

Au vu de ces éléments, on peut anticiper une résolution intermédiaire de l'affrontement voyant les Mamangy échouer dans leur reconnaissance en force. Leurs bataillons de choc se retrouvant aux prises avec les éléments défensifs Jaonarison et étant dans l'impossibilité de créer une opportunité favorable a l'engagement de la réserve Mamangy. Cependant, les assauts de ces derniers entament également le potentiel défensif Jaonarison qui se doit d'assumer la défense de plusieurs axes sans possibilité de renforcements. La seconde partie de cette confrontation pourrait basculer (ou non) suivant l'emploi qui sera fait des forces de réserves chez les Jaonarison et Mamangy.

Pour cet affrontement, les pertes seraient globalement faibles à modérées chez les Mamangy mais élevées dans leurs bataillons de choc (les pertes totales dépendant du nombre de troupes engagées dans ces bataillons). En ce qui concerne les Jaonarison, les pertes seraient faibles globalement et modérées dans les effectifs assignés a la défense du front.


Affrontements intervenus entre le 11 et le 26 janvier 2010

Combats modérément intenses (purement indicatif : échelle à 5 sur 10)

 barrages routiers
Les barrages routiers se sont faits la part dominante de la stratégie du clan Jaonarison, espérant ralentir voire stopper la pression du contingent invasif des Mamangy, le temps qu'une formation offensive puisse se préparer.


Le mot avait été lancé avec un objectif unique : ralentir l'avancée ennemie principale le temps de former un contingent mécanisé pour accompagner une controffensive globale. Les unités des forces claniques barricadées sur les principaux axes du pays, n'avaient donc pour ainsi dire, que cette unique consolation lorsque les tourelles des blindés du clan Mamangy se présenteront à elles, prêtes à en découdre pour venger les centaines de victimes ayant accompagné le sac de Kilibange, chef-lieu du clan Mamangy récemment pillé par les forces claniques combattantes. Une défaite dommageable pour les ressources du clan Mamangy mais aussi pour son rayonnement politique, après que son fief fut ainsi offert à la merci des assaillants de la Force Clanique Combattante.

Du côté des forces Mamangy, la rapidité constituait une condition sine qua non à la victoire face aux forces claniques, la rencontre avec des éléments mécanisés ennemis se faisant l'une des plus grandes craintes entretenues par les commandants d'unités. Dans ces circonstances, l'issue d'une opposition des motorisations légères du clan Mamangy avec les (quelques) éléments blindés du clan Jaonarison (FCC) reposerait sur la capacité du premier à tenir des villes, pour défaire la force de frappe clanique autour des places fortes régionales. Mais pour l'heure, les places fortes étaient acquises à la cause du clan Jaonarison (FCC) et l'ennemi avait mobilisé des moyens notables pour bloquer l'accès à celles-ci. La volonté des forces claniques combattantes, essentiellement associées au clan Jaonarison, était de cantonner la force invasive Mamangy en dehors des grandes agglomérations de la région, pour faciliter l'emploi d'une force mécanisée, présentée comme supérieure sous tout rapport, aux contingents motorisés Mamangy.

Les premiers affrontements ont éclaté avec la rencontre fortuite d'un convoi du clan Jaonarison, en cours de redéploiement vers l'arrière pays et un contingent de reconnaissance du clan Mamangy. Les forces Jaonarison, engagées dans une phase de retraite tactique, n'affichent pas une grande combattivité et cherchent quant à elle un désengagement rapide, face à un ennemi qu'elles savent en ordre de marche et lancé sur une certaine dynamique. Le manque de pugnacité des forces Jaonarison, tournées vers d'autres considérations opérationnelles, entraine un certain nombre de pertes mais invite les forces du clan Mamangy à entamer une progression plus prudente.


Barrage routier de la LP71, en direction Mabagogwe, auprès d'une colonne des forces Mamangy.

Si les combats se sont donc jusqu'ici faits de façon sporadique, le retrait tactique des forces Jaonarison derrière les barrages routiers installées sur les principaux axes de la région, amène très vite les prochains combats aux abords de ceux-ci. Aux positions dites "fortifiées", à grands renforts de bus et camions calcinés et destinés à entraver la route, les forces du clan Jaonarison ont déployé des unités d'infanterie assez complètes, équipées de mitrailleuses encastrées au sein de sacs de sable et pour certaines accompagnées d'escouades antichar, facilement identifiables sur le champ de bataille avec leurs lances-roquettes.

Mais l'offensive des forces Mamangy qui leur faisaient face n'avait pas à pâlir non plus, portant au moyens de transports de troupes blindés, des forces d'infanterie au plus près du combat, et élancées à l'assaut de positions défensives chèrement disputées aux forces claniques combattantes des Jaonarison. Des mortiers accompagnaient leurs offensives, tantôt pour tirer les fumigènes destinés à couvrir leur progression sous des pluies de balle, tantôt pour tirer des munitions incendiaires destinées à faire taire celles-ci. Mais sur les barrages routiers, la combattivité des forces Jaonarison était passée du simple au double, offrant malgré des moyens limités, d'âpres combats qui stoppèrent nettement les forces Mamangy pendant plusieurs jours. Surpris par la combattivité des Jaonarison, le commandant chargé de l'offensive Mamangy sollicita un support aérien immédiat, qui lui fut refusé eut égard à l'incapacité du service logistique, d'assurer le plein en kérosène de plusieurs éléments de l'aviation légère. Bakari Amumbo, qui dirigeait l'une des unités Mamangy enfoncée loin dans les territoires hostiles du clan Jaonarison, fulminait.

-"Est-ce trop demander qu'un putain de soutien aérien, pour défaire des positions ennemies défensives, qui nous privent de mes meilleurs hommes à chaque heure?" avait-il enragé tandis qu'un opérateur radio lui avait passé le combiné, cherchant par ces paroles de lâchées avec peu de retenues, à rationaliser la situation actuelle et les déboires associés. Il faut lui reconnaître qu'en l'absence de canons antiaériens ennemis, les forces Mamangy auraient eu beaucoup d'avantages à tirer d'un tel support. Qui plus est, considérant les cicatrices passées laissées par le sac de Kilibange, le lietnà kolonely Bowatso Tsombane, en charge de l'offensive des Mamangy, pouvait lui aussi s'attendre à une obligation de moyens de la part de sa hiérarchie. Mais non pas qu'il s'agisse d'un manque de volonté, l'aviation légère ds Mamangy ne pouvait effectivement pas prêter main forte aux troupes au sol, considérant l'absence de carburant disponible au dépôt. "Navré Komandà Amumbo, la logistique est à sec, nos hélicoptères ont effectué ds patrouilles de reconnaissance la veille, les cuves sont vides. Vous êtes seul, rien dans les airs komandà." Des mots lourds de sens, dont l'écho avait survécu au brouhat ambiant causé par les armements des positions défensives du clan Jaonarison et dont les tirs convergeaient proche de l'opérateur radio.

"Seigneurs, qui donc a pu préparer pareille opération? Quel incapable? Que nos créateurs nous viennent en aide !" Un vœu pieu pour le major Amumbo, qui pouvait voir autour de lui plusieurs des hommes de son unité projetées au ciel sous l'effet de la déflagration d'un tir de mortier défensif, dirigé sur sa force stationnaire, clouée au sol par un tir ennemi concentré. L'arrivée d'un troupe de transport blindé, venu donner le change avec une mitrailleuse lourde des Jaonarison, donna un répit appréciable pour l'infanterie du komandà Amumbo, qui rassembla son peloton, pour s'exfiltrer. Sur la trentaine d'âmes qui le composaient, huit manqueraient définitivement à l'appel demain matin... Un coup dur, largement porté par lesm ines hébétées des soldats plus tôt exposés aux frappes d’artillerie légère ennemies. Le passage d'autres transport de troupes blindés Mamangy, laissa toutefois penser que l'assaut principal restait à venir, sur le barrage routier de la route en direction de Mabagogwe. Justifiant de pertes importantes et d'un nombre de blessés notable, le komandà exfiltra ses hommes vers l'arrière du front, tenant lui-même à un bras l'un des brancards sur lequel un de ses soldats était allongé, soutenu par un autre à côté. Le komandà Amumbo quitta la ligne de front amer, un front dont il ne tarderait pas à écouter les nouvelles, plus favorables cette fois au déroulé des assauts qui lui succédèrent.

En effet et en dépit de leur relative impréparation, les forces du clan Mamangy sont parvenues à franchir plusieurs des barrages routiers prévus dans l’extrême ouest du territoire et celui de Mabagogwe n'avait pas dérogé à cette tendance. Une réussite militaire notamment rendue possible par l'emploi systématique d'écrans de fumée, issus des pots lance-fumigènes, destinés à couvrir l'avancée de l'infanterie Mamangy, dont certaines unités s'étaient illustrées par leur volonté d'échanger des tirs avec un ennemi haï. L'unité du komandà Amumbo ne fut pas de ceux-là, en dépit des rares assauts dont les échauffourées avaient débouchés sur des prises de positions défensives, par les forces Mamangy.


Barrage routier de la LP34, à hauteur de Kasemde, dans les rangs d'une unité clanique des Jaonarison.

"Ils ont des blindés" avait partagé avec un certain dépit, l'un des combattants de la force clanique Jaonarison, tandis qu'il était en faction à Kasemde pour guetter l'arrivée des forces ennemies. "Ils" ce ne sont ni plus ni moins que les troupes Mamangy, que les forces claniques combattantes étaient parties combattre jusque dans leur fief, laissant celui-ci dans un état de ruines fumantes après leur passage. Un forfait, que leur ennemi ne semblait ni avoir oublié, ni avoir pardonné, considérant l'importance des moyens qu'il se forçait à faire converger sur les principales routes régionales. Et face à cette envie d'en découdre, les visages encore juvéniles des nombreux combattants Jaonarison sur place n'avaient pas vocation à changer la donne.

"Gardez la tête bien haute les lions, ne la baissez que pour éviter les balles..." ce conseil, c'était Harijaona Bokotombe qui leur partagait. Il était un des lieutenants de la Seigneurie de guerre Jaonarison sur place. Un placement en première ligne qui, malgré la violence des combats à venir, gageait de l'importance que le Seigneur de guerre Dacar Jaonarison voulait bien mettre dans la défense de ces axes routiers, face à cette audacieuse incursion des forces militaires du clan Mamangy. Les lions, c'était cette petite bande d'enfants soldats qi se hissait bien péniblement au dessus des remparts de fortune issus des barricades. D'ordinaire, Harijaona Bokotombe affichait sans retenue son sarcasme, en assimilant ces derniers à des lionceaux. Faut-il croire qu'aujourd'hui plus qu'un autre jour, l'homme avait grand intérêt à motiver les rejetons dont il s’efforçait de faire une armée? Le petit Kalil, de douze ans d'âge, avait de bonnes raisons de le penser, considérant le ton d'ordinaire injurieux qui caractérisait le supérieur de la troupe. Le terme de lionceaux, venait d'ailleurs soulever tout le caractère moqueur d'un supérieur pour sa troupe d'enfants-soldats, traduisant d'un même fait son imperfection au combat. Il est vrai que la troupe d'enfants soldats avait principalement fait ses armes dans l'accomplissement de raids nocturnes sur des villages de fermiers en territoires gouvernementaux. L'arrivée prochaine de blindés à quelques centaines de mètres de la troupe, avait raisonnablement de quoi faire germer quelques pensées d'effroi chez les plus jeunes des combattants.

Pour autant, l'emploi d'enfants-soldats sur le front avait eu, pour les officiers claniques de la FCC, cette "agréable" surprise de voir à l'oeuvre des combattants désinhibés et donc plus enclin à s'exposer au danger. Un fait présentement traduit dans le relatif empressement, qu'avaient certains enfants à aller voir les forces blindées ennemies en approche depuis les barricades malgré le risque encouru, le regard partagé entre l'euphorie et la peur d'une nouvelle inconnue. Ils se rassuraient comme ils pouvaient, persuadés que le canon antichar Jaonarison, encastré entre différents amas de fortune ou voir semi-enterré pour d'autres, tiendrait son rôle dans l'anéantissement des colonnes de blindés qui convergent sur eux.


Mais si la force invasive des Mamangy avait effectivement pu franchir les principaux barrages routiers établis par le clan Jaonarison, il importait de considérer que l'objectif défendu par les forces claniques combattantes des Jaonarison n'était pas resté vain lui non plus. Les engagements successifs et provoqués sur les principaux axes routiers de la région, avaient offert un temps nécessaire à la constitution d'une force mécanisée sous la bannière des Jaonarison, et qui à n'en pas douter, viendrait se traduire sur le champs de bataille par une reprise des initiatives guerrières, à la faveur cette fois du clan Jaonarison.

Seigneurie de guerre Jaonarison
Troupes engagées:
    2500 soldats professionnels (-220)
    2500 armes légères de niveau 1 (-220)
    60 mitrailleuses lourdes de niveau 1 (-8)
    10 mortiers légers de niveau 1
    200 lance roquette de niveau 1 (-4)
    5 canons tractés de niveau 1 (-5)
    30 camions de transport de niveau 1
    2 camions citerne de niveau 1
    2 chars légers niveau 1

Seigneurie de guerre Mamangy
Troupes engagées:
    4000 soldats professionnels (-420)
    4000 armes légères de niveau 1 (-420)
    10 mortiers légers de niveau 1
    50 lance roquette de niveau 1
    90 véhicules légers tout terrain de niveau 1 (-23)
    10 transports de troupes blindés de niveau 1 (-4)

CONFLIT STRICTEMENT RP
Haut de page