27/03/2016
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One Eye - Initiative de Partage du Renseignement

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One Eye - Initiative de Partage du Renseignement



Le logo de One Eye, l'initiative de partage du renseignement de l'Organisation des Nations Démocratiques
Le logo de One Eye, l'initiative de partage du renseignement de l'Organisation des Nations Démocratiques

"One Eye" est une initiative de partage du renseignement dans le cadre du Conseil Militaire de l'Organisation des Nations Démocratiques (OND). Elle permet aux nations membres de partager des informations stratégiques et tactiques en temps réel, renforçant la coopération militaire. Basée sur des protocoles d'échanges d'informations, elle favorise la coordination rapide de réponse aux menaces émergentes, contribuant au renforcement de la sécurité collective des pays membres de l'OND.
7158
Niveau de Classification : Très Secret Défense
Diffusion : Restreinte aux partenaires de l'Organisation des Nations Démocratiques
Référence : ◼◼◼◼-2532

Date : 15/01/2013
Auteur : ◼◼◼◼◼◼◼
Fait à Manticore
Objet : Prison Morris, évasion et groupuscule armé


Avertissement : Ce document contient des informations classifiées Très Secret Défense. Toute divulgation, reproduction ou utilisation non autorisée est strictement interdite et passible de sanctions pénales. Seuls les destinataires dûment autorisés et habilités peuvent accéder à ce document.


La présente note a pour but d'informer les partenaires du Royaume de Teyla sur les événements survenus le 11 janvier 2013 à la maison d'arrêt Morris, située en banlieue nord de la capitale Manticore. Elle a pour second but d'informer sur la situation actuelle, tout en diffusant les avis de recherche des prisonniers considérés comme extrêmement dangereux.

Cette note a été rédigée par les officiers de la Direction Générale du Renseignement Royal (DGRR), à la demande directe du ministère de l'Intérieur et du cabinet du Premier ministre. Il a été demandé à la DGRR de rédiger une lettre pour informer de la situation actuelle au Royaume de Teyla et de l'évolution des recherches suite aux événements à la maison d'arrêt de Morris.

1-Les évènements survenu le 11 Janvier 2013.

Trente minutes avant la visite de la présidente de l'Alguarena sur le sol du Royaume de Teyla, alors que des prisonniers de haute sécurité se promenaient dans la cour principale de la maison d'arrêt Morris, un garde est tombé des remparts à la suite d'une pression exercée par celui-ci sur une balustrade qui a cédé. Les premiers éléments de l'enquête montrent une dégradation de nature humaine sur la balustrade et révèlent une habitude du gardien à s'appuyer à chaque ronde sur cette balustrade. Le garde est mort sur le coup de la chute, et les prisonniers se sont précipités vers lui pour voler les effets de l'homme. Plusieurs failles de sécurité dans la prison ont été identifiées, elles sont les suivantes :

██████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████████

Un code-222 fut enclenché pour l'unité d'élite des gardes pénitenciers. Un code-222 évoque une situation semblable à une situation de guerre. La nature des prisonniers étant le premier facteur et le second facteur est que le garde s'appelant ███ à sous la menace donné accès aux différents secteurs de la prison, dont l'armurerie. L'enquête amène à penser que l'homme recevait des menaces de mort depuis trois mois, dont il s'est plaint auprès de la direction de la prison, mais celle-ci n'a pas prise au sérieux les menaces. La direction de la prison subit un interrogatoire à ██████████ conformément à la loi.

████████ a donné l'ordre de reprendre le contrôle de la prison et de libérer les otages. L'unité d'élite, qui s'entraîne avec l'armée régulièrement, est arrivée à reprendre le contrôle de la prison après des échanges de tirs nombreux. Les pertes du côté de l'unité d'élite des gardes pénitenciers sont de deux morts et un blessé grave. Avec la visite de la présidente de l'Alguarena qui a nécessité des renforts et l'évacuation de Sa Majesté Catherine III d'une école primaire, l'unité d'élite a pu compter sur des renforts de la police locale, non adaptés à la situation. Le renforcement de la sécurité de la délégation Alguarena et l'évacuation de Sa Majesté Catherine III ont été jugés nécessaires étant donné que les caméras de surveillance ont révélé des évasions réussies avec des armes à feu, en plein cœur de la banlieue de Manticore. À ce jour, aucun prisonnier évadé ne s'en est pris à des civils à l'extérieur de la prison

2-Situation actuelle.

Actuellement, il est acquis que vingt prisonniers de haute sécurité se sont évadés. Parmi les vingt prisonniers, les forces de sécurité en ont capturé trois et éliminé deux dans des interventions du Groupe d'Action de la Police Royale - GAPR. La nature et les antécédents des prisonniers évadés sont préoccupants. Les prisonniers sont tous des fervents du républicanisme, un républicanisme d'extrême-gauche. Sept évadés ont commis par le passé des attentats tuant plusieurs civils et parfois des membres des forces de sécurité du Royaume. Le détail des inculpations et des antécédents est à l'annexe 3.

La région de Manticore est quadrillée par des barrages routiers, les gares et les aéroports ont une sécurité renforcée. Le Royaume de Teyla a renforcé sa surveillance des frontières du Royaume de Teyla. Les services de la Direction Générale du Renseignement Royal observent une activité accrue dans les différents groupes de passeurs du Royaume de Teyla ainsi qu'une activité accrue dans les bandes criminelles républicaines acceptant les méthodes passées des criminels. Plusieurs opérations sont prévues dans les jours prochains afin de procéder aux actions devant être entreprises par les forces de sécurité du Royaume pour sa sécurité

La présence policière dans le Royaume de Teyla est à son maximale et le restera jusqu'à nouvelle ordre et le Royaume de Teyla coopère entièrement avec les pays frontaliers en dehors de la Loduarie Communiste, dont la surveillance à la frontière reste a un niveau maximal.

3-Prisonniers

Dans la liste des prisonniers évadés, un prisonnier est classé XXXX, soit le niveau maximal de dangerosité selon le classement des autorités pénitentiaires et des services de renseignements du Royaume de Teyla. Le prisonnier, né à ██████ en ███, est membre de la famille Bragrande, l'une des trois familles qui revendiquent le trône du Royaume de Teyla. Selon nos informations, il n'a pas pu quitter le Royaume de Teyla. Incarcéré sous le nom de Florent Martin, son véritable nom est Paul Victoire Bragrance et il entretient les liens familiaux suivants avec les membres de la famille royale :

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L'homme est décrit comme étant psychologiquement instable, sujet à des périodes de dépression et sous médicaments, tout en ayant une addiction à l'alcool. Il mesure 1m82 pour 66 kg. Il a de l'eczéma sur la joue droite et la cuisse droite, selon son dernier bilan médical.

Paul Bragrance, dont la naissance n'a pas été reconnue par la famille, mais le DGRR confirme bien un lien familial avec cette famille. Marine Bragrance, âgée de vingt-cinq ans, lui a rendu visite en prison plus de dix fois, ce qui pourrait l'amener à l'aider à quitter le pays s'il le lui demandait.

La description des autres prisonniers est en annexe 3.

Très Secret Défense
5648
logo de la direction du renseignement d'état, inscriptions en persan avec l'œil omniscient au milieu d'un logo styliséNOTE RELATIVE A LA SITUATION POLITICO-SECURITAIRE EN REPUBLIQUE SOCIALE DU PRODNOVLe document est issu d'une note interne à la Direction du Renseignement d'Etat (DRE), sa diffusion à l'Organisation des Nations Démocratiques a été autorisée par le pôle partenariats. Cette note reste propriété intégrale de son créateur, ne pas diffuser sans autorisation préalable de la DRE. LE DOCUMENT EST DISPONIBLE AUX PROCEDURES DE DECLASSIFICATION A PARTIR DU 13/02/2113<br>

Direction du Renseignement d'Etat (DRE)


CLASSIFICATION : CONFINEE
DIFFUSION : RESTREINTE OND

NOTE RELATIVE A LA SITUATION POLITICO-SECURITAIRE EN REPUBLIQUE SOCIALE DU PRODNOVNUMERO : 0586-2013
DRE-POPS
SAF-ERE-RSP
le 13/02/2013
à Bandarhan

Le document est issu d'une note interne à la Direction du Renseignement d'Etat (DRE), sa diffusion à l'Organisation des Nations Démocratiques a été autorisée par le pôle partenariats. Cette note reste propriété intégrale de son créateur, ne pas diffuser sans autorisation préalable de la DRE.

La République Sociale du Prodnov (RSP), anciennement République communiste et autoritaire de la région de Prodnov, est l'entité socialiste ayant émergée de la fracture de l'ancien Prodnov avec la République Libre du Prodnov (RLP). Ces deux états se disputent dans une guerre civile fratricide le contrôle du Prodnov, cherchant à réunifier le pays et à obtenir la reconnaissance internationale de l'entité victorieuse. La Direction du Renseignement d'Etat (DRE) estime que le conflit est entré dans une phase de stagnation, ou aucun des deux acteurs n'est en mesure de l'emporter décisivement. Le point de cristallisation du conflit se trouvant dans la ville de Staïglad, ou un siège destructeur accapare les ressources militaires des deux belligérants. Néanmoins, la République Sociale du Prodnov (RSP) a réussie a initier des offensives qui lui ont permis de réaliser des avancées significations sur des portions de territoire sous contrôle de la République Libre du Prodnov (RLP). Malgré le cout de ces opérations, la Direction du Renseignement d'Etat (DRE) estime qu'il est probable que la la République Sociale du Prodnov (RSP) soit en mesure de lancer de nouvelles offensives dans un avenir proche.

En prévision d'une victoire qu'elle espère proche et dans le cadre de sa recherche de reconnaissance, la République Sociale du Prodnov (RSP) a déployée une stratégie tout azimuts d'influence afin de gagner la soutiens de la communauté internationale. En témoigne les campagnes de communication agressive que la Direction du Renseignement d'Etat (DRE) a remarquée dans les états membres de l'Organisation des Nations Démocratiques (OND) et, plus largement, dans le reste du monde. Une nouvelle étape dans ce sens a été franchie récemment avec l'appel par la République Sociale du Prodnov (RSP) à l'Organisation des Nations Démocratiques (OND) pour l'observation de ses élections législatives de juin 2013. La Direction du Renseignement d'Etat (DRE) suppose que cette manœuvre a pour but de légitimer la RSP face a la RLP par l'intervention extérieure d'un acteur perçu comme neutre. Il est cependant probable que la République Sociale du Prodnov (RSP) estime être en mesure de convaincre, ou du moins sympathiser avec les états membres de l'Organisation des Nations Démocratiques (OND) afin d'obtenir la reconnaissance dont elle a besoin. Il existe cependant une possibilité que cette manœuvre puisse se retourner contre la République Sociale du Prodnov (RSP) dans la mesure ou l'OND pourrait être amenée à constater des irrégularités lors des élections législatives.

En effet, la Direction du Renseignement d'Etat (DRE) estime que la République Sociale du Prodnov (RSP) est une démocratie "hybride" (note : niveau intermédiaire a démocratie imparfaite et régime autoritaire). Ainsi, le gouvernement en place manque a plusieurs égards les standards démocratiques tels que définis par l'Organisation des Nations Démocratiques (OND). Dans le cadre de la guerre civile actuellement en cours, la République Sociale du Prodnov (RSP) a également fait appel à l'aide extérieure d'agents considérés par la Direction du Renseignement d'Etat (DRE) comme déstabilisateurs, dont la République Pirate Révolutionnaire Pharoise. L'implication précise de ces derniers reste par ailleurs à déterminer, outre les grandes lignes dont nous avons déjà conaissance. De même, la Direction du Renseignement d'Etat (DRE) estime que la tenue d'une élection en temps de guerre est un important facteur d'instabilité à court, moyen et long terme. Il est en effet possible que la guerre civile actuellement en cours perturbe le bon déroulé des élections. Il s'agit également d'une opportunité pour les opposants d'invoquer l'illégitimité des résultats de l'élection, notamment en raison de contexte dans lesquels ces dernières se tiennent, mais également au vu de la de facto exclusion des populations de République Libre du Prodnov (RLP). A ce titre, il est certainement probable que le processus démocratique soit interrompu d'une façon ou d'une autre, plaçant ainsi l'Organisation des Nations Démocratiques (OND) dans une situation délicate.

La présence d'observateurs de l'Organisation des Nations Démocratiques peut être menacée par plusieurs facteurs qui viendraient mettre en péril la conduite de l'élection démocratique. Le cadre que nous avons décrit permet entre autres l'apparition de tentatives de manœuvres de manipulation de la part des deux belligérants ou de sources extérieures. De même, le contexte sécuritaire qui impose une protection des sites de votes pourrait être lui même porter préjudice a la légitimité du résultat si des gardes armés présents dans le cadre de missions de sécurisation venaient a intimider ou menacer directement les votants. Il existe également une probabilité que les observateurs de l'Organisation des Nations Démocratiques (OND) eux-mêmes soient la cible de ces menaces. En tant que tel, la République Sociale du Prodnov (RSP) représente aujourd'hui un facteur de risques élevés pour l'Organisation des Nations Démocratiques, pour sa politique et pour ses ressortissants.

Fait(s) marquants :

- Le 8 novembre 2012, la République Sociale du Prodnov demande la participation de l'Organisation des Nations Démocratiques en tant qu'observateurs indépendants lors des élections législatives de juin 2013 dans lesquelles une nouvelle Sborka (Assemblée) sera élue.

LE DOCUMENT EST DISPONIBLE AUX PROCEDURES DE DECLASSIFICATION A PARTIR DU 13/02/2113
Note de synthèse du Military Strategic Headquarters relative au plan Hector XVCLASSIFICATION : TRES SECRET-NE PAS DISTRIBUER
DIFFUSION : RESTREINTE AUX PARTENAIRES DE L'ORGANISATION DES NATIONS DÉMOCRATIQUES
NUMÉRO : ████-2013
SMHQ-JIC
ACC-OND-CAR
le 23/02/2013
à Bryngaerdinas Pil


Before the Gate stood Pyrrhus, threat'ning loud,
With glitt'ring Arms conspicuous in the Crowd. ⁠
So shines, renew'd in Youth, the crested Snake,
Who slept the Winter in a thorny Brake:
And casting off his Slough, when Spring returns,
Now looks aloft, and with new Glory burns:
Restor'd with pois'nous Herbs, his ardent sides ⁠
Reflect the Sun, and rais'd on Spires he rides:
High o'er the Grass, hissing he rowls along,
And brandishes by fits his forky Tongue.

John Dryden, Énéide, chant II (v.639-648)

Toute mention supprimée du présent rapport se trouve dans les annexes surclassifiées consultables à partir de l'accréditation de sécurité N7.

Toute consultation du présent rapport ou de son annexe sans accréditation suffisante est interdite ; tout contrevenant s'expose à des poursuites judiciaires pour infraction à l'Acte de Trahison du 15 juin 1937.

Cette note synthétise le travail accompli par le Quartier Général Stratégique Militaire (SMHQ) et le Joint Intelligence Committee (JIC) caratradien afin de planifier une intervention militaire du Commandement Militaire de l'Organisation des Nations Démocratiques (COMOND) contre [1].

Cette note est à consulter conjointement avec celle communiquée au COMOND concernant les moyens d'actions intérieurs contre [1] (████-2013), celle proposant une répartition préliminaire des forces (████-2013) et celle établissant les objectifs de communication politique de l'OND (████-2013).


La situation politique intérieure de [1] est de plus en plus instable, en particulier depuis [2]. Ce phénomène est de longue date, mais [2] a visiblement renversé la situation intérieure, menant à l'accession au pouvoir de [3]. Depuis, la situation n'a cessé de se dégrader, et il est plus que probable que la fin du mandat de [3] marquera le passage à la lutte armée pour le contrôle de [1]. Une telle situation consisterait une grande opportunité pour les adversaires de l'OND, en particulier pour [4]. Il n'est pas envisageable que [1] passe sous contrôle hostile.

La présente note part du principe que l'OND soutient l'un des membres de [3], lui même soutenu par une large part des forces armées de [1]. Cependant, en raison de la situation politique abrasive de [1], différent scénarios ont été retenus, en particulier concernant le déclenchement de la crise et d'éventuelles actions asymétriques ou sous couverture des membres du COMOND.

La note a été rédigé par les officiers du Strategic Military Headquarters (SMHQ) ainsi que ceux du Royal Intelligence Service (RIS) à la demande directe du Ministre Royal des Armées et du Premier Ministre. Celui-ci a demandé à ces organes de rédiger une note destinée à présenter uniquement les grands axes d'un plan d'intervention aux partenaires du COMOND, au cas où l'assentiment pour une telle intervention serait donné par le Parlement de Sa Majesté et les autres gouvernements du COMOND. Afin de satisfaire à cette demande, le SMHQ et le JIC ont préparé un scénario global en trois grandes phases :

Phase préliminaire et actions asymétriques.
L'infiltration de [3] à tous les niveaux est pour l'instant réussie. Il est probable qu'en cas de conflit, certains membres de l'OND parvienne par leurs réseaux clandestins à :
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Quel que soit le cas de figure envisagé, les forces du COMOND seront confrontée de [5] à [6] des éléments de [7], sans compter un nombre inconnu mais probablement important de forces miliciennes armées légèrement mais posant un grand danger en terrain urbain. Ne pouvant tabler sur des données politiques extrêmement aléatoires, la planification à privilégié le pire scénario ([6]).


Déclenchement de la crise :
Il est probable que [8,9,10] entreront en conflit avant la fin de [3], et quasiment certain qu'il le seront au terme de [3] (vers le [11]). Il est nécessaire de considérer la menace à l'échelle du continent tout entier ; si le COMOND intervient, il devra être en mesure d'intervenir simultanément sur [12], en [13], en [14], en [21] et en [25], en plus de [1]. Un choix devra donc être fait entre concentration des forces sur [1] ou au contraire dispersion visant à obtenir un maximum de gains politiques d'occupation en un minimum de temps. Nous soulignons cependant que si une large portion du territoire de [1] pourrait être occupée, il est peu probable que cette portion revêt une grande importance pour les membres de [3] et leur soutiens. Une telle occupation immobiliserait de surcroît une grande part des forces du COMOND, avec des effets de "caporal stratégique" à craindre, en plus d'une lutte urbaine que nous ne sommes pas encore en mesure d'effectuer.


Plan Hector XV : présentation
Le plan suivant vise donc à assurer le COMOND d'une suprématie totale dans un conflit contre [1]. La vitesse sera primordiale pour éviter l'intervention d'acteurs extérieurs neutres ou hostiles ([4]). Nous soulignons l'importance primordiale du pré positionnement de forces du COMOND sur les territoires métropolitains de [15,16,17,18, 19]. Le déploiement principal sera effectué sur le territoire de [15,16,19]. Nous suggérons par principe d'efficience de placer toutes les forces sous l'autorité de [20]. Le but du plan est simple : frapper avec toute notre force [7], partout, afin de neutraliser toute capacité de [1] à agir dans les milieux fluides. Cette première frappe laissera la place à une opération terrestre, d'abord sur le territoire métropolitain de [1], puis éventuellement des opérations terrestres en [12,13,14]. Il demeure néanmoins probable que si le COMOND s'assure du contrôle de [1], les opérations à mener par la suite seront de toute manière limitée. L'opération vise à placer l'ensemble de la communauté internationale devant un fait accompli : il est nécessaire que la communication politique, diplomatique et médiatique de l'OND se fasse de telle manière à ce que l'intervention soit comprise comme nécessaire afin d'assurer la stabilité et la sécurité de [1] et de ses habitants. Toute participation de [7] (qui seront probablement celles de Sulpicius) est à mettre en valeur ; l'OND s'engage contre des acteurs armés non-étatiques, elle n'envahit pas un État. La planification a cependant retenu un scénario "worst case", dans lequel la puissance de ces acteurs serait telle qu'il faudrait la classer dans l'échelle étatique.

Plan Hector XV : Etat des forces et ordre de bataille
[7] :
A l'heure actuelle, la composition détaillée de [7] est mal connue, ainsi que du déploiement de [7]. Cependant, on peut estimer que la majorité des forces seront déployées en [1].
Composition des forces hostiles selon le paramètre [6] (estimations JIC) :
Message secretInformation secrète réservée aux personnes autorisées



COMOND (et [15]) :
Les travaux préparatoires ont considéré les forces suivantes du COMOND comme disponibles pour les Plans Hector XV et Exodus :
Message secretInformation secrète réservée aux personnes autorisées





Opération Laocoon's Fate : première frappe du COMOND sur [7]
Se réferer à l'annexe 2 pour les cartes détaillées
L'opération vise à la paralysation totale de [7], ainsi que plus largement de [1]. Cette paralysation visera d'abord les capacités d'actions militaires de [1] (Forces aériennes (et antiaériennes), navales, puis terrestres), puis s'attaquera aux infrastructures critiques (réseaux de communications, réseau électrique...). Le risque de dommages collatéraux et son corollaire politique doivent-être pesés au maximum avant de telles frappes. L'action combinée de missiles de tous types (mer-mer, mer-sol, air-mer, air-sol, sol-mer) ainsi que de frappes aériennes, soutenue par un important travail de reconaissance et une rigoureuse planification aérienne (ravitaillement aérien, guerre électronique, Airborne Early Warning AEW) devrait assurer l'atteinte des objectifs. Il sera toutefois nécessaire de diviser l'effort en fonction des zones de déploiement de [7]. La possibilité d'user d'opérations secrètes pour la reconaissance des objectifs et le guidage des frappes est à considérer.

Opération Polytrope : opération terrestro-amphibie contre la ville de [1]
Se réferer à l'annexe 2 pour les cartes détaillées
L'opération a pour objectif l'execution d'un assaut terrestro-amphibie contre la ville de [1]. Il s'agit de l'opération la plus importante du Plan Hector XV, par sa valeur politique, symbolique et militaire. Considérant la taille de la ville ([22] !), un déploiement très important sera nécessaire : l'objectif sera lourdement défendu par [7], et la simple occupation du terrain nécessitera un déploiement conséquent. Nous recommandons d'y employer les meilleures forces du COMOND comme "briseurs de murailles" ; une fois la corona muralis obtenue et la résistance organisée éliminée, des troupes légères pourront se charger d'occuper le terrain. De lourdes pertes sont à prévoir. A l'instar de l'Opération Laocoon's Fate, l'usage d'unités irrégulières (locaux favorables et soldats fantômes) pour paralyser dans les premières heures les centres de décision adverses est fortement recommandé. En plus de l'opération amphibie, des forces pourraient directement transiter par la terre depuis [19].

Opération Pyrrhus's Gate : poursuite de l'invasion du territoire de [1]
Se réferer à l'annexe 2 pour les cartes détaillées
L'opération consisterait à exploiter les succès obtenus durant l'Opération Polytrope et envahir le territoire de [1], ce qui en l'absence de défense organisée et en terrain ouvert ne devrait pas poser autant de problèmes que ladite opération. Des unités blindées, mécanisées ou héliportées pourraient rapidement se saisir du territoire au complet, à condition d'ignorer les points de résistance urbains, qui seront laissés au troupes légères (appuyées par l'aviation et l'artillerie). La vitesse sera encore la clé afin d'éviter toute intervention exterieure, même si la sécurisation de la côte et de la frontière avec [23] devrait en théorie prévenir toute intervention de ce type.


Plan Exodus : Opérations amphibies contre les territoires de [1]
Ce plan, bien que massif dans son échelle géographique, ne requérera que peu du total des forces engagées. Il ne faut cependant pas négliger l'importance politique des territoires de [1] : tout territoire où les adversaires de l'OND (tant intérieurs qu'extérieurs) auront le champ libre sera le potentiel berceau d'enlisement du conflit, de naufrage de la légitimité de l'OND ainsi que le signal de ralliement d'acteurs hostiles. Il est critique que le Plan Exodus s'execute simultanément au Plan Hector XV. Un potentiel accord avec les riverains devra être discuté par le CGOND et le COMOND ; un tel accord sera néanmoins davantage une source de problèmes sur le plan militaire (et politique) qu'un instrument de victoire. Les forces déployées de [7] étant inconnues à l'heure actuelle, il semble nécessaire de conduire des opérations de renseignement visant à déterminer l'opposition potentielle. L'apport des troupes de [18] pour [13] et [21] sera critique afin de libérer des forces ailleurs. Les troupes de [16] et [17] pourront être chargée de [14], avec un potentiel soutien aérien tout azimuts depuis ces mêmes États. Une aide politiquement interessante de [24] pourrait être recherchée. Les forces attribuées à [25] pourront être fortement mixte, en provenance de [14] ou de [26], voire un déploiement de forces de [15] et [17] depuis le sud.


Plan Hector XV : fin et poursuite politique [7]
En somme, il faut rappeler l'importance primordiale qu'auront à jouer les actions irrégulières dans les Plans que nous avons présentés. Il serait possible de sécuriser le Guépard, Llenlleawc ou Sulpicius par de telles opérations, ce qui aurait le plus fort impact sur la suite des évenements. Il est critique pour la réussite politique de cette opération que les membres du COMOND la justifie publiquement et légalement : il s'agira d'un travail de planification au moins aussi important que pour les plans Hector XV et Exodus.





ANNEXE 1 :
Message secretInformation secrète réservée aux personnes autorisées

Message secretInformation secrète réservée aux personnes autorisées

TRES SECRET-NE PAS DISTRIBUER
4358
NOTE : 0013-445-12
Le : 24.07.2013
De : TAN-SPIE
A : OND-OEYE
Objet : Situation en Translavya

TRES SECRET DEFENSE - DIFFUSION INTERDITE


Le document est issu des données récoltées dans le cadre de l'opération OPS-SASP2 réalisées par les forces armées tanskiennes, les analyses du Service Permanent d'Intelligence Extérieure et des éléments issus du gouvernement fédéral tanskien.

La République sociale fédérative de Translavya (RSFT) va prochainement faire l'objet d'une attaque aérienne en provenance de la Loduarie Communiste. Les déplacements de troupes de la Loduarie Communiste en direction de l'Oblast occupé de Zladingrad sont à des fins officielles d'exercice. L'absence de mouvements importants dans le domaine aérien, terrestre et maritime depuis le sol de la Loduarie indique que cette attaque ne sera pas suivi, dans ses préparatifs actuels, par une opération terrestre.

Néanmoins, l'attaque aérienne en provenance de la Loduarie, qui devrait sans nul doute être menée tout ou partiellement depuis l'Oblast occupé de Zladingrad, ne devrait pas être limité dans son ampleur mais ciblera uniquement des éléments militaires sur le sol translave d'après une source sûre tanskienne. La Loduarie Communiste s'est soustraite à l'idée de n'émettre qu'une seule et une frappe restreinte préférant une option plus importante et donc un accroissement des risques.

La RSFT de son côté ne bénéficie pas des capacités anti-aériennes suffisantes pour contrer une potentielle frappe aérienne d'ampleur de la Loduarie En particulier, aucun tir balistique loduarien ne devrait être en mesure d'être intercepté par les forces de défense translaves. Elle ne dispose pas non plus d'éléments aériens à même de venir perturber sinon intercepter une potentielle aviation loduarienne pénétrant l'espace aérien translave. Cependant, la RSFT s'est récemment dotée de capacités balistiques de haute technologie en provenance d'Alguarena. Sans aucun doute limité en nombre, ses missiles pourraient toutefois servir à mener une contre frappe sur le sol loduarien.

Si un tel acte de représailles, bien que justifié, venait à avoir lieu, la Loduarie Communiste amplifiera ses frappes aériennes en développant une campagne indiscriminée qui provoquera des pertes civiles importantes ainsi qu'une déstabilisation régionale dangereuse.

Dans la situation actuelle, la République Fédérale de Tanska n'est pas impliqué dans la défense aérienne translave et ne prévoit pas de l'être. Toutefois, Tanska va prochainement communiquer des informations à la RSFT pour lui indiquer de ne mener aucune contre-frappe sur le sol loduarien. Toutes les options sont étudiées si celle-ci venait à avoir lieu et que la Loduarie entamait une campagne aérienne délibérée en Translavie. En particulier, le gouvernement tanskien évoque l'hypothèse du déploiement d'appareils tanskien dans le ciel translave, avec ou sans leur accord, pour prévenir toute intervention aérienne loduarienne continue. Cette action ne chercherait pas à abattre les appareils militaires loduariens mais à abattre les potentielles munitions tirées ainsi qu'à brouiller le ciel translave pour compliquer la situation loduarienne. Aucune intervention terrestre ne sera tolérée.

Les raisons même de l'attaque loduarienne sont floues. D'après la Loduarie Communiste, cette attaque est liée à la nature du régime transalve qui serait animé par des ambitions territoriales régionales. Si la RSFT a effectivement tenu des propos mentionnant un besoin d'extension territoriale, la faiblesse de son armée et la distance avec la Loduaire Communiste n'en font pas des arguments convaincants. Compte-tenu de l'ensemble des études sociologiques menées par les services de renseignement tanskien et autre sur la personnalité du dirigeant loduarien, il est considéré, avec une très forte probabilité, que cette attaque ne soit justifiée que par les seules atteintes mentales du dirigeant loduarien s'étant senti insulté par la RSFT au sommet international du communisme. Ainsi, toute rationalité, déjà faiblement existante au sein de l'appareil étatique loduarien monopolisé par son dictateur, est absente de la réflexion qui a cours. Cette attaque n'est justifiée que par un égocentrisme maladif accentué par des troubles cognitifs et de la personnalité empêchant toute réflexion basée sur des éléments empiriques et sur des calculs rationnels. Les tentatives tanskiennes de rationalisation de la Loduarie dans le cadre de ses actions militaires se sont soldées par des échecs provoqués par l'irresponsabilité complète du dirigeant loduarien.

Le Service Permanent d'Intelligence Extérieur estime que l'attaque devrait survenir dans les semaines à venir. Les Etats membres de l'Organisation des Nations Démocratiques, en particulier Caratrad située à proximité de la RSFT, ainsi que Teyla situé à proximité du territoire Loduarien, sont invités à accroître leur niveau d'alerte ou de se préparer à l'accroitre face à une nouvelle hausse de tension survenant prochainement en Eurysie.
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Numéro 19, juillet 2014

La confrontation avec la Loduarie était mondiale, elle ne l’est plus : pour mettre fin à la Loduaromania.


Pr. Ieuan Lopez, directeur de la rédaction de War on the Stones.


Les contraintes éditoriales étant ce qu’elles sont, le lecteur pardonnera ce titre ouvertement provocateur. Il a néanmoins l’avantage de nous interroger : qu’est-ce que la Loduarie aujourd’hui, en termes stratégiques et géopolitiques ? Si tout le monde se souvient aujourd’hui des diverses atrocités que la Loduarie a pu commettre en toute impunité autour du globe, on remarquera que cela fait plusieurs mois que cette petite dictature de l’ouest de l’Eurysie ne fait plus vraiment parler d’elle, toutes proportions gardées évidemment. Je vais essayer de montrer dans cet article que cela est dû, d’une part, aux échecs répétés et prévisibles subis par le régime de Lorenzo Geraert-Wojtkowiak, avant de montrer en quoi la montée en puissance de l’OND et d’autres ֤organisations invalide ce qu’on appellera le « modèle loduarien », même si la Loduarie pourrait continuer à terme à jouer un rôle de bascule géopolitique.

Tout d’abord, le déclin. Il est un fait incontestable que la Loduarie a ces dernières années été régulièrement bousculée dans ses aspirations géopolitiques : une litanie de défaites a remplacé celle des brefs succès loduariens. D’abord, le cas du Mokhaï : après avoir voulu faire cavalier seul, les maigres forces loduariennes expédiées à l’autre bout du monde se retrouvèrent à se battre contre leurs camarades d’hier, le tout s’achevant en un siège assez humiliant et inutile. Le seul succès de Lorenzo Geraert-Wojtkowiak au Mokhaï est d’y avoir gagné sa réputation de fou au sens psychiatrique du terme. Nul besoin de mentionner ici le désastre naval du détroit de Leucytalée, lequel réduisit pour longtemps les capacités des forces armées loduariennes. Pour faire bref, la Loduarie connut géopolitiquement parlant une rapide période faste, durant laquelle elle parvint d’une part à intimider la toute jeune Organisation des Nations Démocratiques et d’autre part à imposer sa volonté à l’internationale, comme l’indique la grande victoire politique que la Loduarie remporta en annexant littéralement un morceau de l’Okaristan -interception aérienne. Mais cette victoire scella en réalité le destin de la Loduarie : les dirigeants de l’OND énoncèrent clairement leur détermination à ne pas voir l’Okaristan se reproduire, alors même que la Loduarie continuait de traiter avec beaucoup de légèreté la montée en puissance extrêmement rapide des armées membres du Conseil Militaire. Cette légèreté loduarienne, qui est principalement le fait de Lorenzo Geraert-Wojtkowiak, est une des principales causes du déclin de la Loduarie. Le cas de la Translavya est à cet égard particulièrement frappant : Lorenzo Geraert-Wojtkowiak et son état-major ne semblent pas avoir réfléchis un instant aux problèmes stratégiques que l’envoi de la majorité de la flotte loduarienne à l’autre bout de l’Eurysie risquaient de provoquer. Cruelle désillusion, alors que la Translavya répliquait sévèrement et que Caratrad poussait l’OND à lancer un ultimatum à la Loduarie. Certains ont souligné, souvent pertinemment, qu’il ne s’agissait que d’un demi-succès pour l’OND, qui n’avait pas réussi à imposer la mise en place d’un régime favorable en ex-Zladingrad. Cependant, je défends ici qu’il s’agit d’un succès majeur pour l’OND, du moins d’un point de vue caratradais : on le sait, la posture caratradaise traditionnelle est que l’OND doit être une organisation révisionniste de l’ordre international. A ce titre, le succès de l’attitude de l’OND pendant la crise avec Translavya est double, car l’Organisation a non seulement humilié la Loduarie en inversant de manière durable le rapport de force, mais en plus la réaction épidermique pharoise en dit long : si la Merirosvo ne considérait pas la belliqueuse Loduarie comme une menace, il est clair qu’elle tenait la présence de l’OND aussi proche de son territoire pour une menace vitale.

En des termes plus rapides, je vais tenter d’analyser l’effet de la montée en puissance de l’OND ce que je qualifierai grossièrement de « modèle loduarien ». Cette expression sert à désigner la stratégie mondiale de la Loduarie. J’admets ici à des fins démonstratives qu’il puisse exister une telle chose, même si l’attitude erratique de Lorenzo Geraert-Wojtkowiak et son emprise sans limite sur la politique Loduarienne tendent plutôt à indiquer le contraire). En bref, la stratégie adoptée par la Loduarie sur la scène internationale se décompose en deux mouvements. D’abord, essayer de jouer cavalier seul pour satisfaire les ambitions mégalomanes du dictateur. En effet, les troubles de personnalité de Lorenzo Geraert-Wojtkowiak tendent à limiter les options diplomatiques, lesquelles requièrent du temps et du tact, chose dont l’attitude brusque et irascible du « Premier criminel de guerre » mondial à tendance à limiter. La Loduarie fait donc plus souvent cavalier seul, ne faisant appel à des puissances amicales que quand elle n’a pas le choix. On peut imaginer que ce serait le cas si l’OND décidait soudainement d’éliminer la menace stratégique posée par la Loduarie, action que de plus en plus de responsables caratradais appellent de leurs vœux. Or, cette attitude de la Loduarie déployant de maigres forces dans un coin oublié de Dieu sur un lointain continent est tout simplement devenue impossible du fait de la menace représentée par l’OND, qui a eu depuis l’Okaristan une ligne ferme et cohérente. De plus, l’émergence de petites organisations régionales, en Aleucie et en Eurysie comme en Afarée, risque de rendre encore plus complexe pour la Loduarie d’attaquer des nations au hasard.

Enfin, quelles sont les options pour la Loduarie aujourd’hui ? En termes capacitaires, il s’agit très clairement de basculer d’un modèle expéditionnaire favorisant grandement les forces navales et aériennes à un modèle conventionnel adapté à des conflits de haute-intensité. Ce dont la Loduarie a besoin aujourd’hui, ce n’est pas de défendre ses intérêts. C’est de se défendre tout court, en protégeant un territoire dont la séparation géographique risque de poser plus d’un problème stratégique. En clair, l’armée loduarienne n’a pas besoin d’avions, ni de navires, elle a besoin de missiles antiaériens et de chars. Il est aussi urgent que le régime de Geraert-Wojtkowiak remette en question ses paradigmes géopolitiques, et qu’il soit prêt à affronter la réalité : la Loduarie est faible et à besoin d’alliés pour survivre. Heureusement pour le monde libre, observer la réalité en face n’est pas le fort de Geraert-Wojtkowiak.

Pour l’OND, cela signifie d’abord une activité diplomatique plus importante, mais cela marque surtout le temps du changement : le Conseil Militaire doit viser une nouvelle orientation stratégique, qui ne soit pas seulement d’être capable d’affronter la Loduarie et de la vaincre, mais d’être capable de vaincre la Loduarie tout en combattant un autre adversaire. La seule solution pour donner à cette vision toute sa cohérence est de fonder une politique de défense claire pour les membres du Conseil Militaire, avec des objectifs capacitaires clairement définis et répondant au besoin non seulement des membres mais de l’Organisation, dont, rappelons-le, la coopération est la principale force. Ce thème sera développé dans le numéro suivant de WOTS.
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Service Permanent d'Intelligence Extérieure
Direction Générale
Trond Nordland

Norja,
le 19 septembre 2014


Note classifiée pour l'Initiative de Partage de Renseignement


Objet : Proposition d'examen d'une position claire sur la relation temporaire à adopter entre l'Organisation des Nations Démocratiques et la République Translavique.


......L'examen des problèmes que soulève l'hypothèse cohérente d'une agression Loduarienne figure à l'ordre du jour du prochain Conseil de Sécurnité National qui doit se réunir à Norja le 1er octobre prochain.

A cet effet, le Service Permanent d'Intelligence Extérieure a préparé un rapport envisageant cette agression non pas sous la forme d'une offensive directe dirigée contre les pays membres de l'Organisation des Nations Démocatiques, mais contre la République Translavique, avec pour misssion de soumettre, via l'emploi de forces nord-translaviennes, la République Translavique à l'autorité indirecte de la Loduarie.

Or, si actuellement plusieurs pays membres de l'Organisation des Nations Démocratiques disposent de forces armées stationnées au sein de la République Translavique, il n'existe aucun statut officiel garantissant une protection de cette dernière par les forces armées de l'OND. En particulier aucune résolution claire n'a été émise. De fait, leur statut reste encore trouble en dépit de l'accord temporaire du gouvernement technique de transition à maintenir une présence armée de pays membres de l'OND et du Duché de Gallouèse.

Les instructions du bureau de Madame la Première ministre au Commandement des Forces Armées Tanskiennes de Libération de la Translavie (FATLT) indiquent que "les FATLT jugeraient qu'une attaque contre l'autorité de transition et les forces stationnées doit être assimilée à une attaque contre les pays ayant des forces stationnées déclenchant automatiquement le mécanisme des Traités de Manticore".

En prévision du CNS du 1er octobre, le SPIE serait reconnaissant envers ses alliés de bien vouloir indiquer quelle serait la posture prise par les pays ayant des forces stationnées en République Translavique et si une position commune peut être exprimée rapidement à ce sujet. L'administration fédérale tanskienne se tiens prête à soumettre au vote du Conseil Militaire une résolution reprenant les termes des instructions du bureau de la Première ministre élargit aux forces de l'OND en République de Translavya.

Etant donné la date rapprochée de la réunion à Norja, le Service estime qu'il est d'un intérêt immédiat d'obtenir une position consensuelle sur la question.
2104
Services de renseignement du
Duché de Sylva

Note classifiée à l'attention de l'initiative One Eye
Objet : Conspiration libertarienne en Velsna en lien avec la guerre civile

Dans le cadre d'une enquête envers le velsnien Tony Herdonia, investisseurs sinistrement connu à l'internationale, une succession d'informations ont été collectées. Les recherches initiales visaient à élucider une implication avec le groupe terroriste biaggiste qui s'est implanté dernièrement en Sylva, en plus de diverses autres questions éthiquement condamnables à l'internationale. Les recherches ont sur ces points été peu fructueuses, mais ont révélé une conspiration impliquant divers politiciens et éminents membres de Velsna. Les indices laissés accusent formellement l'implication de Tony Herdonia dans l'assassinat du Patrice de Velsna, ayant engagé la succession de réactions en chaines débouchant sur la guerre civile velsnienne.

Les détails des informations relevées sont disponibles en Annexe.

L'information est pour le moment classifiée en Sylva et uniquement partagée à l'initiative One Eye. La procédure à suivre est encore en cours d'étude. Il est notamment prévu de partager cette information au gouvernement velsnien, bien que la décision ne soit pas encore prise de le faire gracieusement ou contre une négociation répondant à l'intérêt du Duché de Sylva ou de l'OND dans son ensemble. Le caractère particulièrement majeur de ces informations légitimerait des négociations à la hauteur des révélations.

L'éventualité d'employer clandestinement ces informations et de faire de Tony Herdonia un vecteur sylvois ont été envisagés mais abandonner pour plusieurs raisons :
-Le Duché de Sylva n'en a pas l'intérêt et ne saurait pas exploiter en l'état cette opportunité (si tant est qu'il y en ai une),
-Les risques sont monumentaux de par l'instabilité et impossibilité de contrôler Tony Herdonia,
-Il y a bien plus intérêt à neutraliser Herdonia en le faisant condamner et en mettant en évidence son infamie et criminalité dans un procès légal et moral. Nous ne devons toutefois pas nous montrer optimistes : Les terroristes biaggistes nieront la véracité de l'enquête Quel que soit le degré de preuve et continueront de se radicaliser entre eux. Davantage de procédures devront être initiées pour neutraliser ce mouvement (idéalement de manière non violente en "déradicalisant" ses membres sur le long terme).
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Note tanskienne transmise a Teyla et CaratradService Permanent d'Intelligence Extérieure
Direction A


Norja,
le 6 juin 2015


Note classifiée pour la première Ministre


Objet : Etude de la possibilité d'un non-départ des troupes tanskiennes du Hvítneslånd.


Note distribuée en main propre.

La possibilité évoquée par des députés fédéralistes d'annuler le départ des troupes tanskiennes du Hvítneslånd a ramené le sujet sur la table. Un tel changement de position rendrait caduque une position tenue fermement depuis plus d'un an et aurait des conséquences politiques importantes; Dans ce cadre cette présente note :


  • Revient sur la situation actuelle des territoires libérés du Hvítneslånd ;
  • Evoque les raisons qui pourraient amener à reconsidérer le départ des forces tanskiennes du Hvítneslånd ;


La situation dans les territoires libérés du Hvítneslånd.

....La libération d'une partie des territoires du Hvítneslånd par les forces coalisés de Tanska, Caratrad et Teyla (ci-après "forces tripartites") a débuté le 1er janvier 2014 et s'est achevé, pour les opération de grandes ampleurs, le 12 février 2014. Depuis ce jour, une triple administration est en place selon les territoires qui se concentrent autour de trois principales agglomérations : Kønstantinopolis (~900 000 habitants), Leeuwenberg (~500 000 habitants et ancienne capitale) et Erland (~1 300 000 habitants). Seule grande ville du Hvítneslånd hors de l'administration tripartite, Tønsham, un million d'habitants, a été libérée par les forces gouvernementales du Valkoïnenland. En l'absence d'un recensement, il est estimé que 6,5 à 7,5 millions des 10,2 millions d'habitants du Hvítneslånd résident actuellement sous les territoires libérés par nos forces.

Depuis cette date, une importante administration temporaire de libération a été mise en place. Elle vise, comme le rappelait la note du Conseil de Sécurité National 46 a ramener un Etat de droit et une protection des Droits humains suffisante auprès des populations civiles tout en instaurant un cadre nécessaire à ce sujet.

Pour se faire, l'administration temporaire de libération tanskienne s'est consolidée autour de deux piliers : la justice et la stabilité. Le premier, mis en place dès le début des opérations de libération a consisté en l'arrestation et la traduction devant une justice d'exception permettant la défense des présumés et la bonne tenue ainsi que la publicité des procès. Elle s'est officiellement achevée en novembre 2014 par la fin des derniers procès d'officiels fascistes. Elle s'est aussi accompagnée de mesures importantes telle que l'abolition de la peine de mort décrétée par le procureur délégué aux territoires libérés dès le 6 janvier 2014. cette abolition a aussi été suivi de celle de la torture. Le second pilier a consisté en l'installation d'une "Administration temporaire de libération", administrée dès le premier jour par Sofia Mäkelä, Administratrice-Générale. Elle s'est orientée sur un certain nombre d'objectifs plus spécifiques comprenant entre autres : le retour à l'école primaire de l'ensemble des enfants avec une réécriture des programmes scolaires tournés vers l'humanisme et la démocratie supprimant l'idéologie fasciste, le renforcement des infrastructures primaires d'électricité, d'eau potable et routiers, partiellement endommagés par les combats et désordonnés par la guerre civile, la mise en place d'une situation alimentaire stable aggravée par la crise migratoire et le retour au calme par le rétablissement de forces de l'ordre. La stabilité économique du territoire, encore fortement affaiblit par la guerre, n'est elle encore pas complète avec des difficultés notoires dans le domaine du logement.

Après un an et demi, la situation générale des territoires libérés est estimée par l'Administratrice-Générale comme étant convenable avec une situation proche de son niveau d'avant guerre sur de nombreux indicateurs. Elle est plus élevée dans l'accès à internet, contrôlé par des opérateurs tanskiens, teylais et caratradais afin de faciliter l'insertion. Le projet d'installation d'un câble sous-marin entre Norja et Kønstantinopolis doit encore faire l'objet de l'approbation du Congrès Fédéral. Son importance pour les territoires est contrastée par sa sensibilité politique qui est vu par le camp socialiste et les centralistes comme pouvant revenir à traiter Kønstantinopolis comme une autre province fédérale. Une critique similaire a récemment été faite par le Parti Communiste tanskien estimant que l'Administration temporaire de libération cochait toutes les cases d'une administration provinciale à l'exception de l'existence d'un Parlement. Le PCT parle désormais de Kønstantinopolis comme étant la "quatrième province tanskienne", un terme qui gagne en importance dans certains courants à gauche et qui représente un certain risque politique.

Du côté des négociations, le gouvernement du Valkoïnenland ne s'est pas montré extrêmement demandeur d'un départ rapide de nos forces pas plus que son action extérieure soit particulièrement virulente à l'égard des forces tripartites. La division entre le Valkoïnenland et Kölisburg, marquée par le départ de cette dernière de l'UEE a aussi affaiblit sa posture diplomatique régionale lui faisant perdre un allié de poids. De plus, cela vient aussi aggraver sa situation en ajoutant un nouvel Etat parmi ceux disposant de forces au Hvítneslånd. Kölisburg n'a pas précisé sa posture mais, après un an et demi, ses forces occupent toujours une bande de terre le long de sa frontière.

D'un point de vue de gouvernance, la gestion quotidienne des communalités est laissé aux mairies qui ont pu avoir des élections démocratiques libres au second semestre 2014. La gouvernance générale reste elle exercée par la coalition tripartite avec une action plus marquée de notre coté que chez les deux autres parties.


Les possibles raisons qui justifieraient un changement de politique :

Le constat politique dressé permet d'avancer plusieurs éléments qui justifieraient un maintien à plus long terme de nos force sans nécessairement rompre avec notre politique de départ.

Tout d'abord, l'absence du départ des forces de Kölisburg et l'incertitude totale qui entoure les intentions politiques de ces dernières à l'égard du Hvítneslånd justifie d'ores et déjà un maintien de nos forces. Les altercations indirectes qui ont eu lieu avec Kölisburg au sujet de la colonie listonienne de Rosborg-Skaudme qui ont débutés dès 2012 témoignent d'une attitude hostile à notre encontre. Elle s'est confirmé lors de la crise de la pêche avec Caratrad puis pendant la courte crise des eurymissile kölisiens sur le continent. Un départ de nos forces pourraient signifier une prise en main rapide des forces kölisiennes, plus préparées et mieux équipées que leur équivalant valköniennes et renforcerait la main-mise de Kölisburg sur le nord-ouest de la Manche Blanche et en particulier. Une telle situation serait aujourd'hui difficile à accepter et plus encore à présenter devant le Congrès Fédéral après les efforts humains, matériels et financiers cossentis pour venir en assistance à la population de Kønstantinopolis.

Ensuite, les conditions actuelles d'un départ ne sont tout simplement pas réunies. Le gouvernement central du Valkoïnenland n'a donné aucune garantie suffisante et nécessaire à nos demandes permettant d'assurer le maintien des bonnes conditions des populations civiles. Aucun geste n'a été fait à l'égard de l'abolition de la peine de mort et l'abolition de la torture. Le rétablissement d'une justice indépendante n'a pas non plus été accordé dans les propos du gouvernement qui semble davantage préoccupé par le maintien de son autorité dans le nord plus que dans le sud. Un départ de nos troupes pourraient signifier un retour au statu quo ante d'avant guerre voir même à des réponses fermes de la part des autorités. Il marquerait aussi un échec cuisant de tout rétablissement des droits humains sur ces terres et pourrait ainsi avoir des conséquences graves à court, moyen et long terme pour les populations civiles, leur sécurité et s'accompagnerait sans doute d'une dégradation prolongée des niveaux de vies. En effet, économiquement affaiblit par la guerre, le régime du Valkoïnenland ne semble pas en mesure de pouvoir disposer des moyens financiers, matériels et humains nécessaire au rétablissement puis au développement économique du sud. De plus, le besoin de réaffirmer l'autorité royale sur des territoires anciennement séparatistes pourrait amener à une utilisation de ressources déjà limitées vers des objectifs secondaires de maintien de l'ordre, de rétablissement du nationalisme et de lutte contre le séparatisme à l'encontre des besoins en éducation et en infrastructures par exemple. La présence de nos force, avec ou sans le déprt des autres membres de la coalition tripartite permet ainsi de maintenir les acquis sociaux, humains mais aussi en terme d'infrastructures et de stabilité pour la population qui n'est par ailleurs pour le moment pas demandeuse d'un retour du Valkoïnenland. Pur autant la situation ne peut se pérenniser de la sorte sans l'entrée dans dans la gouvernance locale d'acteurs locaux démocratiquement élus.

Moins importante mais pouvant tout de même être prise en compte, le maintien de nos forces renforce notre présence sur le nord de la Manche Blanche. Cela permet aussi indirectement d'exercer une pression sur Kölisburg et sur l'Empire Listonien dans la région limitant leurs marges de manœuvre. A ce titre, la présence récente d'un navire au travers de la frégate TMS Akrak dans la rade de Kønstantinopolis est particulièrement important et pourrait être rendu plus fréquent sinon permanent. Le dispositif global pourrait lui aussi être amené à évoluer pour inclure davantage de réserviste dans le total mais une force plus mobile dans la composante professionnelle stationnée sur place. Un total de 10 000 soldats professionnels et réserviste est cohérent tant que les autres parties restent présent sur place. En cas de départ, il est important de porter ce total à 15 000 sinon d'envisager la constitution de forces d'auto-défense locales.

A plus long terme, le maintien d'une présence tanskienne pourrait amener à acter une forme de séparation des autorités centrales de Konungens. Il conviendrait alors d'envisager de nouvelles formes de gouvernance plus autonome et démocratique en se concentrant notamment sur l'élection d'un gouvernement de transition qui cohabiterait avec l'Administration temporaire de Libération. Toutefois une telle action, au-delà de nécessiter une démocratisation de la vie politique locale nécessiterait l'accord de l'ensemble des membres de la coalition, du Congrès Fédéral mais aurait aussi d'importantes implications politiques et diplomatiques régionales qui pourraient être mal perçues. Cette option reste lointaine et inenvisageable en l'état actuel.

1048
Services de renseignement du
Duché de Sylva

Note classifiée à l'attention de l'initiative One Eye
Objet :
Situation ultra-critique en Itzamatuli

Le Duché de Sylva annonce opérer un travail de renseignement approfondi en Itzamatuli avec l'aval du gouvernement, suite au massacre de trente milliers de citoyens par un groupe paramilitaire (nom de code sylvois : MOUvement Suprémaciste Terroriste Itzamatuli Clandestin / MOUSTIC). L'objectif est dans un premier lieu d'identifier les causes sociétales ayant conditionné la formation d'un tel mouvement à une ampleur aussi morbide, enquêter sur l'éventuelle complicité de membres corrompus de l'administration (sous la menace, par sympathie ou simplement contre des pôts de vin) et de manière plus large, du gouvernement lui-même (cette fois-ci sans son aval).

L'objectif du Duché de Sylva est, en réponse aux leçons tirées du cas komunteranos, d'assurer de manière prioritaire la sécurité du pays et la stabilité du continent. Prioritaire dans le sens où la souveraineté de l'Itzamatuli passera en second plan et qu'en cas de complicité du gouvernement itzamatuli lui-même dans la fondation et opération du MOUSTIC, le Duché de Sylva n'hésitera pas à le considérer comme un État terroriste et une menace directe à la sécurité, justifiant une opération plus coercitive.
1021
Service Permanent d'Intelligence Extérieure
Direction E
Guðþór Johansson
Manticore,
le 22 septembre 2015

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Note d'information
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La République Fédérale de Tanska est prêt à mettre des moyens humains et matériel du Service Permanent d'Intelligence Extérieure au service des Services de renseignement du Duché de Sylva dans le cadre de son opération de renseignement en Itzamatuli. Toute assistance se ferait sous le contrôle opérationnel du Duché de Sylva.

Dans l'hypothèse de la préparation d'une opération plus coercitive envers le MOUSTIC, Tanska serait aussi prêt à assister Sylva au travers du déploiement de forces aéronavales et terrestres tanskiennes dans la région.

La République Fédérale de Tanska se tient aussi prête à porter assistance au Duché de Sylva si et seulement si, en cas avéré de complicité entre le gouvernement Itzamtuli et le MOUSTIC, le Duché décidait d'imposer des mesures visant à restreindre l'entrée d'armements militaires sur le territoire Itzamatuli visant ainsi à limiter les atteintes aux populations civiles et le risque élevé d'une guerre civile ou de massacres supplémentaires touchant des minorités ethniques de la population.
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Note sur la situation en Eurysie.
Informer le Gouvernement de Sa Majesté et les partenaires du Royaume de Teyla

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Présenté par la Direction Extérieure du Renseignement Royal.
Très secret défense - XXXX 2016


La situation autour de la Démocratie Communiste de Translavya a alerté les services de renseignements de Sa Majesté depuis le début de la scission du pays, entamée par l'échec d'un processus diplomatique visant à la réunification des deux entités. Bien que la situation n'ait jamais été idéale pour la République Translavique face à sa voisine, due à un important retard économique et technologique, la situation n'était pas alarmante pour cette dernière. L'occupation du territoire par des forces combinées de l'Organisation des Nations Démocratiques et du Duché de Gallouèse permettait de rendre nul tout risque d'invasion de la Démocratie Communiste de Translavya. Toutefois, selon de nombreux analystes et analyses de la situation, la fenêtre d'opportunités d'une attaque de grande ampleur contre le Royaume de Teyla, la République Translavique ou l'un des membres de l'Organisation des Nations Démocratiques restait meilleure à cette période, pouvant profiter d'un flou suite aux faits du statut des Translavyas. Ce flou aurait pu servir d'arme si la Loduarie Communiste et les reliquats de l'armée du régime fasciste avaient coordonné leurs forces afin de lancer une offensive éclair sur les territoires contestés. Toutefois, l'absence de consensus au sein des reliquats de l'armée de l'ancien régime fasciste et très certainement une divergence d'opinion sur la suite à donner au sein de la Démocratie Communiste de Translavya pour la Loduarie Communiste aurait fortement compliqué tout assaut direct contre la République Translavique.

Les services de Sa Majesté ont cependant maintenant une surveillance constante de la situation, tant les enjeux pour le Royaume de Teyla et de ses partenaires sont importants dans la zone d'Eurysie du Sud-Est. La création d'un partenariat important avec la République Translavique permet au Royaume de Teyla et aux États-membres de l'Organisation des Nations Démocratiques, tant que les pro-OND resteront majoritaires au sein des institutions politiques de la République, d'obtenir une présence constante en Eurysie du Sud-Est en complément avec les nombreux territoires ultra-marins de nos partenaires. La multiplication des options stratégiques et des bases de repli permet à l'Organisation des Nations Démocratiques de réduire les vulnérabilités potentielles et d’optimiser la réactivité face à toute tentative de déstabilisation régionale. Cette présence consolidée en Eurysie du Sud-Est assure non seulement une dissuasion militaire efficace contre toute agression extérieure, mais également un levier stratégique pour les actions diplomatiques et économiques dans la région.

À travers la République Translavique, l'Organisation des Nations Démocratiques est devenue un acteur incontournable pour toute politique extérieure des acteurs de la région. Une situation alors même que la République Translavique n'est pas membre de l'organisation dont il est question. Ce renforcement de la présence directe et indirecte de l'organisation autour de la zone géographique de l'Eurysie du Sud-Est doit, auprès de certaines nations communistes comme la Fédération des Peuples Estaliens ou encore des acteurs mondiaux du communisme comme le Grand-Kah ou la Loduarie Communiste, paraître inquiétant. En outre, bien que ces nations n'aient montré aucun signe de tension publiquement, le Grand-Kah pourrait voir dans la situation actuelle une situation pouvant à terme affaiblir les intérêts de la nation communaliste en Eurysie. Nous savons que cette nation, à travers son projet économique Collier de perle, finance des infrastructures à travers le globe.

Le Grand-Kah ne doit pas croire que ses intérêts commerciaux et autres sont menacés en Eurysie par les récents développements et par les actions du Royaume de Teyla, de la République Translavique ou de quelconque membre de l'Organisation des Nations Démocratiques. Outre le Grand-Kah, la nation première pouvant être hostile à l'agrandissement de l'influence de l'Organisation des Nations Démocratiques est l'Estalie, qui est une nation dont l'idéologie mélange communalisme, anarchisme et communisme. Bien qu'elle n'en ait pas fait usage contre l'Organisation des Nations Démocratiques ou la République Translavique, l'Estalie a des capacités de nuisance, certes en dessous de la Loduarie Communiste, mais bel et bien présentes. Comme le démontre l'annexe 2, le Royaume de Teyla à lui seul garde un avantage certain vis-à-vis de l'Estalie, mais cet avantage semble faiblir de jour en jour. En outre, alors que le Royaume de Teyla a détourné une partie de ses ressources financières pour le développement de la République Translavique, l'Estalie réussit à maintenir une croissance économique constante dans tous les domaines majeurs.

Contrairement à la Loduarie Communiste, la Fédération des Peuples Estaliens adopte une stratégie différente. Une situation bénéfique pour l'Estalie, face au dernier discours du Secrétaire général Lorenzo, qui n'était qu'un discours de renoncement. Tout d'abord, l'Estalie reste agressive, montrant tout de même des similitudes, comme le montre le dossier de la Kartvélie. En outre, sans pouvoir nous prononcer définitivement, il semblerait que les services du renseignement estaliens aient entrepris plusieurs opérations, dont les objectifs et les moyens restent inconnus à l'heure actuelle, afin de déstabiliser le pouvoir en place. La déstabilisation ayant fonctionné, dorénavant, comme le montre le nouveau nom du pays, la Kartvélie est aux mains du pouvoir estalien. En outre, la Kartvélie ne peut plus être considérée comme le Royaume de Teyla comme une nation indépendante et souveraine.

Malgré la situation en Kartvélie, l'Estalie ne se montre pas hostile dans ses paroles et ses actes publiquement à l'Organisation des Nations Démocratiques. Cette stratégie diplomatique et peut-être militaire permet à l'Estalie de ne pas être considérée à sa juste valeur par les services de renseignements des États-membres de l'Organisation des Nations Démocratiques. Indubitablement, l'Estalie reste une nation qui tournera hostile à l'Organisation des Nations Démocratiques lorsque les autorités politiques et/ou militaires estaliennes considéreront avoir la puissance suffisante pour "sortir du bois" et s'opposer à la démocratie libérale promue par les nations de l'organisation. Contrairement au Grand-Kah, l'Estalie se situe proche des territoires de la République Translavique, ce qui peut être une menace considérable pour la République Translavique en cas de conflit.

Les Services du renseignement de Sa Majesté et des partenaires du Royaume de Teyla doivent observer les mouvements internes à l'Union Internationale du Communisme et du Socialisme, dont le Grand-Kah et l'Estalie sont des membres pleins. Outre que nous pensons que la Loduarie Communiste perd en influence en interne face au Parti Eurycommuniste Velsnien, il est important d'observer les dynamiques internes à l'organisation en ces temps cruciaux pour l'avenir de la République Translavique, comme le démontrent les actions de la Loduarie.

Le discours de la nouvelle année du Secrétaire général de la Loduarie Communiste est intéressant pour plusieurs points. Dans ce discours adressé au peuple loduarien, mais scruté par les chancelleries du monde entier, le leader de la Loduarie Communiste dresse un bilan contrasté auprès des siens. Bien que cela ne soit pas la première fois, comme le rappelle le discours du nouvel an de l'année deux mille quinze, il admet une année difficile pour la Loduarie Communiste qui a été "trahie par des anciens alliés". Mais lesquels ? Nous ne le savons pas pour l'instant. Outre ces informations qu'apporte le Secrétaire général, le discours permet de créer une situation d'urgence et de faire croire que la Loduarie serait dans une situation qui menacerait son intégrité. Une situation fausse du point de vue des Services de renseignement de Sa Majesté, qui permet de justifier des mesures hostiles aux adversaires, à l'international, de la Loduarie Communiste que le Secrétaire général a directement nommés.

Il n'est pas étonnant de voir la Loduarie Communiste, sous l'argument de la menace immédiate, livrer des armes à destination de la Démocratie Communiste de Translavya. Une situation préoccupante qui renforce les tensions dans la région, alors que les tensions pouvaient être considérées comme nulles. La stratégie de la Loduarie Communiste d'armer la voisine communiste de la République Translavique peut s'expliquer en partie par la nécessité absolue de la Loduarie Communiste d'évacuer du matériel de son parc militaire qui est devenu trop important pour maintenir une maintenance efficace. De plus, le parc militaire de la Loduarie Communiste ne répond pas aux attentes militaires d'un affrontement avec le Royaume de Teyla. Les frontières étant dans des zones montagneuses, la Loduarie Communiste aurait dû privilégier l'aviation. Peut-être est-ce un signe que la Loduarie Communiste ne cherche plus à intimider le Royaume de Teyla mais se concentre sur d'autres nations comme la République d'Antares.

Les actes de la Loduarie Communiste concernant la Démocratie Communiste de Translavya afin de faire changer les dynamiques économiques, militaires et diplomatiques ne sont pas les seuls actes préoccupants pour la sécurité des partenaires de l'Organisation des Nations Démocratiques. En outre, la participation de la Loduarie Communiste à ce qui ressemble de plus en plus à un coup d'État à Valinor reste préoccupante pour le cadre sécuritaire de la République Fédérale de Tanska. Le coup d'État et le déploiement d'une partie des forces armées loduariennes, dont la composition exacte reste à observer, doivent très certainement, selon la Loduarie, permettre une multiplication des fronts possibles. La Loduarie Communiste doit espérer qu'à travers ce coup d'État, les partenaires de l'Organisation des Nations Démocratiques redéploient les forces sur le territoire teylais à la métropole tanskienne. Si tel est l'objectif de la Loduarie, la Loduarie n'a pas intégré que l'Organisation des Nations Démocratiques peut garder le déploiement actuel au Royaume de Teyla, en République Translavique et fournir un déploiement important en Tanska, lui permettant d'assurer la défense de la République Fédérale de Tanska.

Les services du renseignement de Sa Majesté, à travers cette présente note, préconisent aux autorités teylaises des dons d'armements au fur et à mesure que le matériel militaire teylais s'améliore en niveau technologique, permettant de renforcer ses capacités face à la Loduarie Communiste. Afin d'accélérer le processus lent, le Royaume de Teyla peut opérer des achats massifs soit à destination de la République Translavique, qui seront transmis sous la forme de don, soit encore des achats à destination propre du Royaume de Teyla dans le but de remplacer le matériel vétuste. Les autorités du Royaume de Teyla devront s'assurer que les dons de matériel militaire ne réduiront pas les capacités militaires teylaises à des niveaux dangereux. Comme le montre l'annexe 1, bien que le Royaume de Teyla reste supérieur dans ses capacités technologiques, la Loduarie Communiste a fait le choix de la masse militaire avec un niveau des équipements moyens. Pour plusieurs raisons le Royaume de Teyla à plusieurs retards importants en nombre de matériel vis-à-vis de la Loduarie Communiste.

La discussion d'un accord de sécurité global et de renseignement avec la République Translavique devient un impératif au regard des actions loduariennes. Bien que nous pensions que les transferts d'armements ne sont pas faits dans l'optique d'un déclenchement du conflit par la Loduarie Communiste ou la Démocratie Communiste de Translavya, mais simplement pour disperser les déploiements du Royaume de Teyla et de ses partenaires pour soulager la pression exercée sur la Loduarie Communiste, nous devons tout de même assurer une protection dans l'éventualité où nous sommes dans l'erreur. Dans cette optique, il est recommandé d'intensifier les échanges de renseignements entre la République Translavique et le Royaume de Teyla afin d'améliorer la capacité d'anticipation des menaces loduariennes. Cette coopération bilatérale, qui peut être amenée à se développer avec les autres partenaires de l'Organisation des Nations Démocratiques, doit permettre la surveillance des flux d'armements et de troupes en direction de la Démocratie Communiste de Translavya.

De plus, afin d'assurer une marge de manœuvre confortable à la République Translavique sur sa voisine communiste, cette coopération doit aboutir à des actions d'espionnage et de déstabilisation, à l'image des actions estaliennes en Kartvélie, pour gêner le développement de la Démocratie Communiste de Translavya ou encore entraver les capacités économiques et militaires de la nation communiste. Si la République Translavique y adjoint son accord, alors les actions entreprises doivent être l’infiltration des structures décisionnelles et militaires afin d'enclencher une perturbation des décisions dans les situations de crise à l'encontre de la République Translavique et le sabotage d'infrastructures stratégiques visant à amoindrir les effets de la force militaire de la Démocratie Communiste de Translavya. La Loduarie Communiste souhaitant ouvrir de nouveaux fronts, en augmentant la pression sur les membres de l'Organisation des Nations Démocratiques et ses partenaires, peut échouer dans sa mission si une pression contrôlée est mise sur la Loduarie Communiste et la Démocratie Communiste de Translavya.

L'entrée de la République Translavique doit être un débat mené au sein de toutes les entités précédemment citées. Le Gouvernement de Sa Majesté doit prendre en compte l'aura militaire et la puissance militaire qu'est l'Organisation des Nations Démocratiques. À l'évidence, l'actuelle République Translavique aurait son cadre sécuritaire préservé si elle évolue dans l'Organisation des Nations Démocratiques. Le scénario est similaire à celui d'avant deux mille douze pour le Royaume de Teyla. Face à la menace loduarienne, le Royaume de Teyla a dû s'adapter et évoluer dans le cadre d'une organisation internationale/supranationale pour assurer sa sécurité. Un choix qui a permis au Royaume de Teyla d'éviter la guerre avec la Loduarie Communiste. Il convient qu'à moindre échelle, la République Translavique évolue dans la même configuration.

À cette préconisation s'ajoute que le Royaume de Teyla réduise sa présence militaire en République Translavique à moyen terme en plus d'officialiser via un traité sa dite présence militaire. En outre, les oppositions politiques au pouvoir en place, le gouvernement par intérim, appuient sur l'illégitimité de l'Organisation des Nations Démocratiques dont les oppositions pensent qu'elle contrôle le pays. Une officialisation de la présence du Royaume de Teyla et des autres pays rendrait cet argument caduc. Les dons préconisés et l'entrée de la République Translavique dans l'Organisation des Nations Démocratiques préconisée ci-dessus permettraient de maintenir la sécurité de la République face à ses voisins. Nous recommandons au Gouvernement de Sa Majesté de maintenir sur le long terme une présence militaire nécessaire pour soutenir les opérations de renseignements, à travers la présence d'AWACS et d'avions de guerre électronique.

Afin d'observer le comportement de l'Estalie à plus long terme et savoir si les dirigeants ont le même comportement que le Secrétaire général de la Loduarie, nous encourageons les autorités politiques teylaise et translave à exercer des rencontres diplomatiques avec les dirigeants de l'Estalie. Ces rencontres auront pour objectif de cerner l'attitude de l'Estalie vis-à-vis de l'Organisation des Nations Démocratiques et plus spécialement de la République Translavique. En fonction de la rencontre, qui donnera lieu à des débats internes, les services de Renseignement de Sa Majesté proposeront une mise à jour de l'analyse sur l'Estalie. Outre cela, nous proposons une surveillance accrue des actions de l'Estalie pour se prévaloir de tout acte hostile et observer les changements de dynamiques au sein de l'Union Internationale du Communisme et du Socialisme.


Annexe 1 :



Annexe 2 :

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Non-paper du ministère tanskien de la Défense nationale - 29 janvier 2016
Logo du ministère de la Défense nationale

Note d'actualité du ministère de la Défense nationale

La République Fédérale de Tanska fait face à une menace sécuritaire sans précédent depuis le déclenchement par la Loduarie Communiste d'un déploiement militaire sans commune mesure aux frontières du pays le 2 janvier 2016. Justifiant cette intervention par le risque pesant sur le régime nouvellement instauré en Valinor-Illirée, la Loduarie déploie des milliers d'hommes ainsi que des avions de combats, des pièces d'artilleries et des blindés directement aux frontières sud des Territoires Centraux tanskien. Ce déploiement marque le retour, injustifié, de la Loduarie sur les pourtours de la Manche Blanche après en avoir été chassé en 2014 par les forces coalisées de l'Organisation des Nations Démocratiques.

Ce déploiement, couplé au réarmement de la Translavya occupée, située non loin de la province fédérale de Kyli et aux frontières directes de la République Translavique provoque une réévaluation nécessaire de l'attitude que doit prendre la République Fédérale de Tanska dans son environnement proche. La Manche Blanche, en dépit de la présence d'Etats perturbateurs était classée comme région calme par le ministère de la Défense nationale depuis le départ des forces loduariennes. Le récent coup d'Etat en Valinor-Illirée n'avait pas non plus provoqué un quelconque rehaussement du niveau de vigilance sur la région. Si les livraisons d'armements, désormais stoppées sur demande tanskienne, de l'Empire Raskenois envers l'Empire Valinoréen avait soulevé l'inquiétude du ministère, il était toutefois insuffisant, couplé à l'attitude de l'ancien régime, pour justifier un quelconque niveau de menace.

Les réactions régionales et internationales à la réponse légitime et préventive de Teyla, qu'ils proviennent d'Etats régionaux ou de puissances non-Eurysiennes sont un facteur supplémentaire d'inquiétude caractérisant l'absence de doctrine morale dans l'environnement international actuel. Nombre d'Etats préférant les relations sans complexe avec des régimes autoritaires, sinon dictatoriaux et considèrent les démocraties libérales comme des menaces sur le seul prétexte que celles-ci portent un regard sur l'évolution des droits humains dans le monde. Ces mêmes Etats évaluent, pour plusieurs d'entre eux, l'action mesurée de l'Organisation des Nations Diplomatiques comme menaçantes tout en se prévenant de toute critique ou toute sortie publique à l'encontre d'Etats impérialistes, violant allègrement la souveraineté de certaines nations. Ainsi, le cas de l'agression aérienne de la Loduarie communiste à l'encontre d'un convoi de l'Empire Kartyen ne posant aucune menace à l'encontre du régime loduarien ni n'agissant de la sorte à provoquer moins de réactions internationales que le décollage d'aéronefs teylais n'ayant, eux, abattu aucun appareil, contrairement aux loduariens.

Dans ce contexte, le besoin de procéder activement à la défense souveraine de la République Translavique est devenue une obligation morale. La signature d'un accord bilatéral de défense et d'un accord de présence de forces de défense tanskienne en Translavie va dans le sens de la stabilité régionale et d'une protection du pays face à la menace translave instrumentalisée et exploitée par la Loduarie Communiste et ses proxies. Désormais, le risque pour la République Fédérale de Tanska et de voir le nouveau régime en Valinor devenir lui-aussi un Etat proxie de la Loduarie utilisée comme base avancée. Alors que la Loduarie recule économiquement et militairement dans son rapport vis-à-vis des membres de la Charte de Bandarhan, qui ne posent aucune menace à l'encontre du régime loduarien, ce dernier agit de manière déraisonnée pratiquant une fuite en avant visant à menacer, partout où il le peut, des membres de l'OND ainsi que des partenaires tels que la République Translavique. Cette situation dangereuse est aggravée par le caractère volontairement ambiguë, sinon favorable à la Loduarie, d'Etats régionaux qui inventent à l'OND un impérialisme justifiant leur militarisme tout en s'aveuglant volontairement de la menace loduarienne. Cette posture est particulièrement claire sur les pourtours de la Manche Blanche.

Considérant que l'accélération des tensions en Eurysie, y compris en Manche Blanche, menace désormais la sécurité même de l'intégrité territoriale de la République Fédérale de Tanska, le Gouvernement se doit de ne plus prendre sa sécurité comme garantie et doit franchir les étapes nécessaires à l'assurance de sa sécurité et à la préservation d'un Conseil de Bandarhan renforcé.

L'intégrité territoriale et la souveraineté de chacun des membres du Conseil Militaire de l'OND, sur l'ensemble de leur étendue, est inextricablement liée avec celle des autres membres. Une attaque contre l'un des membres est une attaque contre l'ensemble des autres membres. Le renforcement de chaque défense nationale contribue au renforcement de la défense générale de l'Organisation, de ses Etats, et de ses populations. Cependant, en dépit des années de progrès, l'interopérabilité des Etats membres reste inachevée. Si les exercices maritimes et aériens se sont multipliés, la dispersion généralisée des forces, provoquée par la multiplicité des territoires qui permet la force économique et la diversité culturelle de l'OND, provoque néanmoins des limites structurelles. De cette façon, et face à la multiplication des provocations en provenance notamment de la Loduarie et de ses proxies, désormais indirectement soutenue par d'autres puissance, le risque d'une attaque directe contre l'un des membres ne peu pas être exclus. Cela requiert dès lors à l'OND le besoin d'être prêt à tous les scénarios, y compris ceux d'une agression armée.

En commun, les Etats membres du Conseil Militaire dépensent plus pour leur défense que n'importe quel Etat du monde et plus encore que les autres organisations internationales. Cependant, ces dépenses sont éparpillées dans des programmes souvent séparées, non consentis conjointement et avec une relative faible cohésion d'ensemble. A cela s'ajoute aussi la forte part d'exportation d'une partie des industries de défense nationale ce qui nuit en partie à l'effort de défense général. Enfin, toutes les armées de l'OND ne disposent pas d'un modèle complet leur permettant d'agir sur tous les champs.

Pour assurer leur défense collective, les Etats membres doivent, rester résilient et cohérent dans leur programme de défense. Les capacités industrielles, technologiques, politiques ainsi que les proximités morales et idéologiques font la force de l'Organisation et de ces Etats membres.

A court-terme, il convient aux Etats membres de renforcer leur collaboration dans un certain nombre de domaines à commencer par la planification opérationnelle. Toutefois, l'erreur serait pour certains Etats, notamment la République Fédérale de Tanska, de ne considérer que les régions de son environnement proche, notamment la Manche Blanche, aux dépens de l'ensemble des autres régions du globe nécessitant planification plus ou moins élargie.

A moyen terme, il convient aux Etats membres de rattraper les retards dans un certain nombres de domaines critiques dans lesquels plusieurs écarts ont pu être constatés. Il faut aussi renforcer les synergies et coopérations dans des nouveaux domaines prioritaires tels que le spatial, le domaine cyber ainsi que la lutte informationnelle. En cela, sur le secteur spatial, l'activisme de l'Agence Spatiale Tanskienne pour la Recherche et l'Exploration et la mise à disposition de ces capacités aussi bien actives dans l'espace que les installations au sol et les lanceurs doivent être renforcés. Il est aussi à envisager que les Etats les plus dotés en capacités industrielles puissent participer au rehaussement des capacités de défense d'autres Etats membres et cela sans contribution financière et économique équivalente à l'investissement défensif consenti.

A moyen et long terme, il convient aux Etats membres de développer une réelle vision stratégique d'ensemble visant à la protection de la souveraineté et des populations des Etats membres, à l'ouverture plus agrandie de l'organisation, au minimum au sein du Conseil de Manticore, à des régimes démocratiques sans contrevenir aux Critères de Norja. Cela doit aussi passer par un agenda de promotion de la démocratie et des droits humains pouvant s'accompagner d'assistances économiques et humanitaires plus nombreuses comme à l'égard de la République du Wanmiri. Le renforcement de coopération, sans nécessairement d'adhésion, avec des Etats aux valeurs morales proches telles que Gallouèse ou le Lotofen doit aussi être encouragé pour éviter tout enfermement de l'OND dans son entre soit. L'établissement de relations cordiales et clarifiées avec d'autres Etats doit aussi être encouragée partout où cela peut se faire, sans pour autant tomber dans la possible naïveté.

L'Organisation des Nations Démocratiques est et reste un projet de paix et de démocratie. Elle doit être capable de protéger ses citoyens, de défendre ses intérêts et de sauvegarder ses valeurs. Les démocraties méritent un soutien continue sur tous les plans pour être sauvegardées lorsqu'elles sont menacées.

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SPIE
Février 2016
SECRET FEDERAL

NOTE PAR LE SERVICE PERMANENT D'INTELLIGENCE EXTERIEURE
EVALUATION ANNUELLE DES MENACES 2016


.....Ce rapport annuel à destination de tous les services accrédités évalue les menaces à l'échelle mondiale sur la sécurité nationale de la République Fédérale de Tanska. Ce rapport reflète le travail de l'ensemble des directions du Service Permanent d'Intelligence Extérieure. La version actuelle est publiée en février 2016.

Trond Nordland,
Directeur Général du Service Permanent d'Intelligence Extérieure




EVALUATION ANNUELLE DES MENACES 2016
LODUARIE COMMUNISTE


Aperçu stratégique

.....La Loduarie Communiste (ci-après "Loduarie") voit la République Fédérale de Tanska (ci-après "Tanska") et l'Organisation des Nations Démocratiques (ci-après "OND") comme une menace directe pour sa propre sécurité. L'objectif de la Loduarie est de miner les sociétés démocratiques nationales ainsi que l'union entre les Etats membres en jouant sur plusieurs régions géographiques. Elle est isolée diplomatiquement à l'échelle nationale mais bénéficie d'un réseau international de partis communistes favorables à sa posture. Au premier rang de ces derniers se trouve le Party Eurycommuniste velsnien, PEV. Le Grand Kah, du fait de sa puissance militaire et de sa position ambivalente, joue un rôle de protecteur indirect de la Loduarie.

.....La récente crise en Illirée (ex-Valinor), provoquée par la Loduarie via un déploiement de forces militaires à la frontière sud des Régions Centrales a fait fortement accroître la menace territoriale directe que fait peser la Loduarie sur Tanska. Cependant, indépendamment des résultats de la résolution de cette crise, l'armée loduarienne reste inférieure aux forces armées de l'OND. La conscience de ce changement de paradigme pousse la Loduarie a agir de manière plus violente en se sentant directement contrainte. Il est cependant possible que l'accroissement de cette prise de conscience pousse la Loduarie à changer de procédés.

.....Les services de renseignements estiment que la Loduarie devrait accroitre des moyens indirects d'agir à l'encontre de Tanska et de l'OND autrement que par des voies militaires jusqu'à présent inefficaces. Le retrait de la Manche Blanche, précédent le récent retour, l'altercation pour le croiseur et la récente crise témoigtent toute de la fragilité du dispositif militaire loduarien et de ses limites, poussant l'appareil de pouvoir à réagir durement mais toujours à finir par reculer. La situation n'étant plus tenable, cela rend le développement des autres mesures nécessaires.

.....Le déploiement militaire loduarien en Illirée est en réalité numériquement limité et faiblement équipé. Il traduit à lui seul les limites du modèle d'armée loduarien. L'impression de menace permanente pesant sur le régime agissant comme un facteur limitant des expéditions. 15 000 hommes, la taille du corps révélé par l'Illirée, compte pour plus de 10% des forces professionnelles loduariennes.

.....Les possibilités expéditionnaires loduariennes sont aussi limitées par la limitation structurelle des capacités de transport stratégique loduarienne. Bien que pouvant être modernisé rapidement, la flotte aérienne est vieille, limitée et partiellement non-utilisable. La capacité navale est elle plus étendue, mais aussi limitée par la présence d'un unique transport de chalands, lui aussi vieillissant.

La Loduarie et la Translavie


La Loduarie contrôle en arrière plan la politique de la Démocratie Communiste de Tanslavie ainsi que son appareil militaire. Les capacités militaires loduariennes sont trop limitées pour envsiager une menace concrète sur la République Translavique sans que la Loduarie ne délaisse d'autres régions. De plus, la géographie, dépendante des canaux de l'Isthme d'Afarée, rend la situation difficile, notamment en termes de logistique. Une fermeture des canaux à la flotte loduarienne mettrait tout déploiement dans la région dans une situation extrêm sans aide extérieure.


.....Le programme spatial loduarien, un des plus avancé dans le monde, ne représente pas actuellement une menace stratégique pour Tansa. Il permet toutefois au pays de disposer de capacités de renseignement satellitaire plus important que la majorité des Etats. Le reste des capacités de renseignements loduariennes sont presque inexistantes. Les Forces Armées loduariennes restent majoritairement aveugle sur le champ de bataille et reposent sur des renseignements humains et une vision restreinte.


ADM

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Technologie

.....Initialement en avance, la Loduarie accuse désormais un léger décalage technologique avec Tanska ainsi que l'OND en général. Ce décalage est principalement du à la faiblesse des investissements réalisés dans la recherche et l'innovation en Loduarie. De plus, quand ils sont réalisés, ceux-ci sont majoritairement tournés vers les Forces armées ce qui nuit au développement économique du pays.

.....Le budget de la recherche en Loduarie est ainsi inférieur de 30% a celui de Tanska et de Teyla, de 37% pour Sylva. Il est équivalent a celui de Caratrad qui dispose pourtant d'un PIB bien inférieur à la Loduarie. A terme, cette faiblesse dans les capacités de recherche et de développement vont accentuer le décrochage économique de la Loduarie sans aide extérieure.

.....Le décalage technologique, couplé à la différence des investissements va aussi accentuer le développement des capacités spatiales entre la Loduarie et Tanska mais plus largement entre la Loduarie et l'OND. Le SPIE estime d'ores et déjà que les perspectives spatiales tanskiennes surclassent celles de la Loduarie, en dépit d'un programme plus récent et de fonds alloués moindres.

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