Posté le : 10 mars 2024 à 12:15:20
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Armée Velsnienne, 1er chapitre
Présentation générale de la Gardia
Introduction :
La Gardia et la Marineria, respectivement l’armée de terre et la marine, se consacrent depuis 1 300 ans (selon la tradition historiographie), à la défense du territoire de la Grande République. Ces deux branches sont marquées par de nombreux particularismes locaux, que ce soit au niveau organisationnel ou tactique, qui en font une force relativement singulière : celle d’une cité se trouvant au milieu d’Etats-Nations, et qui exerce sur ses territoires administrés une hégémonie sur une confédération lâche de villes semi-autonomes davantage qu’un Etat unifié à l’image de Teyla ou Tanska. Cet état de fait implique l’existence de plusieurs acteurs participant à l’existence de l’armée à des niveaux de compétence différents. La Gardia est ainsi un ensemble composite de citoyens-soldats issus de toutes les cités-libres, de mercenaires étrangers dont l’importance historique est très importante, et d’unités d’élites dont l’intégration nécessite une appartenance à une classe censitaire spécifique, voire à un réseau de relations qui conduit à un recrutement par cooptation. C’est du moins l’aspect général de la Gardia, car la Marineria constitue un ensemble beaucoup plus monolithique, Velsna détenant le monopole maritime sur toutes les villes sous son administration. Cet article a donc pour but de mettre au jour ces spécificités.
Partie I : Les différents échelons de compétence
A ) Les armées « civiques »
Comme indiqué plus tôt, la Grande République constitue un ensemble confédéral très hétéroclite, ses différentes composantes n’ayant pour seuls points communs une organisation politique et une culture commune. Dans ce cadre, chaque ville ayant un statut de cité-libre se doit d’être capable d’assurer sa propre défense en période de crise. Ces armées sont donc des corps temporaires de citoyens-soldats levés à l’occasion, et dont le recrutement se fait sur base du système des classes censitaires velsniennes. En fonction du degré de menace, un certain nombre de classes censitaires seront levées en partant toujours de la Classe X vers la Classe I.
Si ces armées sont temporaires, il ne faut cependant pas penser qu’elles constituent des réserves militaires ou des militaires de second rang. Il existe dans la majorité des cités-libres un service militaire dont la durée est variable, et certaines villes sont à l’origine de régiments à la réputation éprouvée, à l’image des thuréophores de Strombola, une unité spécialisée dans la guerre asymétrique, caractéristique des doctrines de combat utilisées lors des troubles avec les indépendantistes achosiens. Les régiments de montagnards du Zagros, véritables experts du combat accidenté, sont également considérés comme faisant partie de ces armées dites « civiques ». De même que le célèbre régiment des tirailleurs de Cerveteri, une unité de combat asymétrique exclusivement composée de citoyens afaréens de cette cité. Dans les faits, il est très rare que la Gardia velsnienne ne soit pas accompagnée dans ses opérations par ces unités civiques, devenues de facto quasi permanentes tant elles sont indispensables dans l’exercice de la guerre de la Grande République. Ainsi, si en théorie les armées civiques ne devraient composer que des forces temporaires en cas de crise, elles sont devenues des unités de soutien à part entière de la Gardia.
En temps de paix, il faut noter que ce sont ces forces qui constituent en majorité le corps de police militaire, voire de forces de l’ordre permanentes (la différence entre armée « civique » et force de police est très ténue, et les individus composant ces forces sont en général les mêmes que ceux qui constituent l’ossature des armées civiques).
B) La Gardia de Velsna
Composante principale de l’armée de terre velsnienne, la Gardia à proprement parler constitue l’échelon permanant de cette dernière. Elle a la charge de toute opération en temps de paix, ainsi que l’initiative de toute action offensive en territoire étranger contrairement à la plupart des composants des armées « civiques ». Tout comme ces dernières, l’accession à la plupart des unités de la Gardia requiert l’appartenance à une classe censitaire spécifique. Ainsi, les citoyens, même engagés volontaires et professionnels, sont triés par régiments et la plupart du temps, cette différence s’exprime également en termes de qualité d’équipement.
Ainsi, on peut prendre l’exemple de l’unité des licteurs, composée de 2 000 soldats appartenant aux classes censitaires les plus favorisées de Velsna, et dont le recrutement se fait par cooptation auprès des sénateurs, du moins la plupart de temps. Ces hommes, qui en temps de paix assurent la sécurité du personnel gouvernemental, sont ainsi munis d’un équipement des plus excellents, bien différent de ce que peuvent avoir des régiments composés de classes censitaires plus basses.
Au sein même de la Guardia, se présente ainsi une grande disparité de qualité et d’efficacité entre les différentes unités et régiments, dont certains sont parfois moins bons que les armées civiques. Comme toute la chose militaire à Velsna, la Gardia a été conçue pour être une force hétéroclite et malléable, capable de répondre à des menaces de faible et de moyenne intensité, mais dont l’efficacité dans des conflits à plus grande échelle reste encore à prouver.
C) Usage des mercenaires
Il est d’usage au sein des forces armées velsniennes, de compenser la faiblesse démographique du pays avec le recours au mercenariat. Lorsque que c’est le cas, ces unités sont reversées directement au sein des forces de la Gardia permanente et sont tenues d’en suivre le fonctionnement hiérarchique. Au cours de son histoire, Velsna a ainsi compter dans ses rangs un certain nombres de soldats occitans, qui ont fini par former des unités permanentes, voire même décrocher la citoyenneté.
Partie II : Organisation
A) Organisation tactique
Comme dit précédemment, la doctrine militaire velsnienne repose sur une forte mobilité et manœuvrabilité d’unités relativement restreintes numériquement. Le faible nombre des effectifs et une population modeste en comparaison ne permettent pas une défense statique du territoire, malgré des avantages naturels indéniables, mais en la tenue de quelques points stratégiques : la passe de Saliera, les montagnes orientales du Zagros et la lagune de Velsna constituent des éléments importants de ce dispositif. Dans ce contexte, il paraît important pour les velsniens de s’organiser en petites unités. Un régiment velsnien, aussi appelé Tribune, n’est ainsi composé que de 1 000 hommes, contrairement à ses voisins dont le nombre de soldats par régiment peut parfois être deux fois supérieur. La Tribune est ensuite divisée en dix compagnies, ou manipules de 100 soldats, dirigées par un primipile, et en dix colonnes de 10 hommes, dirigés par un contubernia (caporal).
(la suite plus tard)