29/03/2016
09:34:09
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Bureau du Maître de l'Arsenal : Rapports militaires et diplomatiques

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Bureau du Maître de l'Arsenal


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"Étrangers, bienvenue aux Bureaux de l'Arsenal de Velsna. Ce bâtiment est magnifique n'est-ce pas ? C'est ici que l'on fabriquait les navires partant attaquer la Zélandia à une autre époque. Maintenant c'est ici que siège le Maître de l'Arsenal, c'est à lui qu'il faudra vous adresser pour toute demande d'ambassade dans notre cité. Néanmoins, ce n'est pas ici qu'est déversé les courriers étrangers destinés à Velsna, du moins plus maintenant. Cette partie du bâtiment est réservée à la publication de rapports militaires et politiques strictement confidentiels. J'espère que vous trouverez ce que vous cherchez à Velsna mais s'il vous plait...ne vous trompez pas d'adresse en postant votre courrier ici."

Bureau du Maître de l'Arsenal



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Guerre du Kronos afaréen: compte-rendu, analyse stratégique et enseignements
Rédigé par Frederico DiGrassi, sous la direction du Triumvir Matteo DiGrassi



Au lendemain de la démonstration de force de l’ONC dans le cadre du conflit kronien ayant débouché sur une victoire de ces derniers dans un laps de temps de quelques semaines, il convient à ma fonction et à mon bureau d’en tirer une analyse et des enseignements. En effet, les données recueillies sur le terrain pourraient sur le long terme, s’avérer extrêmement précieuses à toute nation comme la notre ayant le désir de procéder au réarmement de ses forces terrestres et navales. L’enjeu de ce document sera donc d’établir les raisons d’une défaite aussi cinglante subie par le régime de Kronos, ainsi qu’une analyse complète des doctrines mises en œuvre sur le terrain par tous les belligérants. Il en va à mon sens de notre sécurité nationale.

I) ONC-UNCS, capacité de projection et puissance navale :

A mon sens, le premier enseignement à tirer du bilan de ce conflit est la nécessité d’entretenir de concert un lien permanant entre moyens terrestres et moyens maritimes. La mise en place d’une flotte capable de se projeter, tout en ayant la protection d’un groupe d’action aéronaval important me paraît indispensable, d’où l’importance d’allouer à l’heure actuelle l’intégralité des moyens de notre complexe militaro-industriel à cette fin. Outre la qualité supérieure de l’équipement naval, les forces de l’Alguarena et du Lofoten se distinguent par la très grande diversité des types de navires en utilisation. L’Alguarena ne fait la part belle à aucun type ou gabarit particulier, mais se distingue par la mobilisation d’un groupe mixte de patrouilleurs, de frégates, de sous-marins d’attaque et lanceur, le tout soutenu par un groupe aéro-naval composé d’un porte-avion capable d’assurer une escorte aérienne. Au début de l’opération, ce sont en tout et pour tout une soixantaine d’avions de tout type qui ont permis d’écraser les premières défenses de la coalition Loaduarie-Kronos. Ce chiffre ne paraît pas si impressionnant mais le bilan s’explique par deux choses : la supériorité matérielle évidente d’une part, contre laquelle nous ne pouvons grand-chose excepter tenter de nous procurer du meilleur matériel à l’étranger (solution couteuse mais la seule valable à court terme). Mais ce que nous pouvons régler tout de suite, c’est l’utilisation d’un matériel d’une moindre qualité, mais qui montre la même configuration en matière de diversité et de type d’utilisation.
Cet affrontement nous permet également d’évaluer les impressionnantes capacités de débarquement amphibie des forces de l’ONC. Le Lofoten a ainsi réussit à débarquer près de 7000 soldats à l’aide de 5 chalands de débarquement, ce qui nous permet de tirer un enseignement précieux de la capacité d’embarquement des forces de l’ONC dans le cadre de ce type d’opération.

En face, les forces communistes ont montré des faiblesses majeures, et pas que dans le domaine de la qualité de l’équipement. Certes il ne faut pas se mentir : la flotte loduaro-kronienne était conséquente, et l’intégralité de cette flotte était constituée de navires hors d’âge dont la configuration rappelle la nôtre de façon inquiétante. Mais il ne faut cependant pas sous-estimer le fait qu’elle était en sous-effectif relatif en comparaison à la flotte de l’ONC, mais surtout, qu’elle n’avait que très peu de soutien aérien. Ce ne sont que 40 chasseurs relativement vétustes qui ont fait face à l’ONC ainsi que quelques hélicos, le tout sans le moindre drone de reconnaissance, ou d’équipement radar conséquent. La flotte était désorganisée au possible, avec très peu de moyens de communications entre les bâtiments. De plus, cette dernière présentait des lacunes graves en matière de navires de soutiens : il n’y avait aucun remorqueur présent dans la flotte loduaro-kronienne, ce qui représente une aberration stratégique, alors même que la Loduarie mobilisait son navire-amiral au combat.

Pour conclure cette rapide analyse des causes de la déroute des communistes, nous pouvons la résumer à ces quatre facteurs que nous pourrions surmonter :
- Une faiblesse technologique générale, que nous pourrions contrebalancer avec une sélection plus minutieuse de nos fournisseurs. J’encourage ainsi le gouvernement de la République à se rapprocher diplomatiquement de nations possédant de tels équipements.
- Une lacune extrême de moyens de communications et de reconnaissance de l’ennemi (aucun drone, très peu de dispositifs radars).
- Un cruel manque de navires de soutiens, sans compter une faiblesse générale des effectifs.
- Un commandement stratégique complètement dépassé par la situation, étant incapable de juger la situation opportune pour effectuer un retrait stratégique face à une armada beaucoup plus nombreuse et équipée.
La défense navale et aérienne doit être la priorité absolue de notre République. La mer et les airs doivent être la principale ligne de défense de toute armée velsnienne. Les évènements qui ont suivi dans le cadre de la campagne terrestre ont prouvé, comme nous allons le voir, qu’une armée réussissant à assurer sa logistique peut être très difficile à mettre en échec. En particulier lorsqu’il s’agit d’une armée dotée de la suprématie technologique.

II) La campagne d’Afarée : le triomphe de la communication et de la logistique

Dés leurs premiers pas sur les plages afaréennes, les forces de l’ONC ont procédé à une mise en branle de leurs systèmes de communication radio, de concert avec la flotte. L’ONC disposait tout simplement d’un meilleur matériel de transmission radio et radar, en face des forces communistes qui non seulement ne disposaient que de matériel de seconde main, mais qui plus est, ce matériel était trop rare en comparaison de la taille de leurs régiments. L’Alguarena a débarqué des forces réduites en guise de contingents de repérage, mais extrêmement bien motorisées. Pour une armée de 6 000 lors des premiers jours d’affrontement, Kronos ne disposait que de 27 camions de transport. Ce fait a permis un déplacement rapide sur le territoire de Kronos, dont l’armée a été très rapidement débordée, même dans les cas d’une supériorité numérique apparente. En absence d’une réelle efficacité dans le balisage du terrain et la communication, les mines semées par les communistes se sont révélées être des obstacles très limités.
Pour ajouter à ces faiblesses matérielles de l’armée kronienne, les renseignements ont également fait état d’une infiltration généralisée de la structure de commandement et de hiérarchie. Les défections ont été très nombreuses, trop pour conclure à une simple déroute morale. Ces défections, un moral bas et l’absence quasi-totale de motorisation d’importance ont condamné l’armée kronienne sans que celle-ci ne puisse contre-attaquer ou prendre une seule initiative dans ce conflit. Les rares initiatives louables comme la tentative de repli stratégique des kroniens durant la bataille de Tarrin ont été ruinés par tous ces facteurs.
Pour finir, il faut pointer du doigt l’absence totale de soutien aérien, dont le peu qui existait a été neutralisé lors des premiers affrontements.

En conclusion, mes conseils aux stratèges de la Grande République sont les suivants :
- Privilégier la diversité et la qualité du matériel au détriment du nombre de personnel engagé.
- Garder une réserve stratégique constante d’équipements de communication.
- Tenter de perturber les opérations ennemies avec un support aérien conséquent.
- Face à une armée dotée d’un ascendant technologique, privilégier systématiquement la guerre asymétrique à une confrontation directe. Disperser l’armée en petites unités mobiles, en essayant au passage d’assurer une continuité des communications.




Ainsi a été fait ce rapport à la date du 27 octobre 2012 par le Maître de l'Arsenal,
Frederico DiGrassi.

Bureau du Maître de l'Arsenal



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Guerre d'Okaristan: compte-rendu, analyse stratégique et enseignements
Rédigé par Frederico DiGrassi, sous la direction du Triumvir Matteo DiGrassi


Cela fait désormais plusieurs mois que le conflit en Okaristan a cours, pour des raisons multiples mais qui ne sont pas le sujet du compte-rendu suivant. Ce conflit, qui à contrario de la guerre du Kronos afaréen mêle combats de guerrilla et batailles conventionnelles, ce dont avait été incapable Kronos, constitue un exercice d'analyse indispensable si nous voulons que l'armée de Velsna puisse procéder à la défense en bon ordre du territoire de la notre cité, ainsi que la continuité de son gouvernement. Dans une optique offensive, les méthodes opérationnelles de la Loduarie pourraient également présenter un intérêt certain pour nos propres forces, en particulier dans la manière de mener une opération amphibie dans un territoire contrôlé par une armée irrégulière. En effet, nous pensons que le scénario okaristanais peut représenter un bon aperçu d'une situation similaire qui pourrait se produire dans l'Achosie du nord, à un degré moindre probablement (et espérons le).

Notre étude se décomposera ainsi en deux parties, où dans un premier temps il sera dans notre intérêt d'étudier le dispositif amphibie et logistique de la Loduarie mis au point durant les premières phases du conflit. Dans un second temps, nous devrons passer au crible le déroulement des escarmouches ayant eu lieu dans ce conflit qui varie de la faible à la moyenne intensité, afin d'appréhender la maîtrise du terrain dont la Loduarie s'est fait maîtresse au cours de ces derniers mois.


I) Préparation et déroulement de l'opération amphibie


I.I) De l'utilité de la production des missiles sol-airs dans une situation de suprématie aérienne

Dans les jours précédents le débarquement effectif des forces terrestres de la Loduarie, les forces communistes ont procédé à une première opération préparatoire de bombardement. Dans le cadre audacieux où les bases loduariennes sont pourtant situées au delà du millier de kilomètres, des premières unités postées au large des eaux territoriales d'Eclipsia ont procédé au lancement de missiles de croisière après un repérage au cours duquel des contingents du corps expéditionnaire tcharnove ont été débusqués. Ce premier contact de la part de la Loduarie, aussi osé soit-il, et s'il avait été correctement maîtrisé, s'est révélé maladroit. Nous estimons en effet que les missiles déployés, malgré les quelques pertes infligées au corps expéditionnaire à Dabrotyn, auraient été bien mieux employés s'ils avaient été précédés d'un repérage de drone. De même, le degré de rusticité de ces appareils semble prouver que cette attaque est révélatrice: à la fois du manque de moyens engagés par les loduariens dans ce type d'armement, mais également que attaque efficace de missile de ce type nécessite une assistance technologique beaucoup plus poussée. Néanmoins, on ne peut que remarquer la capacité de ce type d'attaque à semer la confusion adverse. En clair, l'investissement dans ce type de technologie réclame des moyens beaucoup trop considérables pour que nous nous le permettions à l'heure actuelle, et nous recommandons un achat de qualité supérieure à l'étranger.


I.II) Opération Dalmata rouge: débarquement et logistique

Bien que cette phase n'a pas été le lieu d'une opposition quelconque, tant de la part des rebelles okaristanais que du corps expéditionnaire mené par les tcharnoves, il faut constater plusieurs enseignements que la Loduarie semble avoir pris de Kronos. En premier lieu, la présence d'un véritable dispositif de reconnaissance radar et aérien est à noter. Là où les eurycommunistes avaient été pratiquement "aveugles" sur ce point en Afarée, l'état major loduarien a mis là à disposition de son armée des avions de reconnaissance, ainsi que des moyens de communication radio. Il faut tout de même signaler que pour une force de cette importance, nous estimons que les besoins ne sont pas couverts pour l'intégralité de l'armée, loin de là. De plus, l'équipement utilisé semble relativement daté dans le cas des équipements terrestres, et une confrontation hypothétique avec les dotations de l'ONC, par exemple, serait encore très en défaveur de la Loduarie. Mais il s'agit d'un mieux indéniable comparé aux opérations afaréennes qui avaient débouché sur une débâcle complète des forces de l'UNSC (dorénavant défunte). La présence de drones est également à noter, mais elle aurait dû peut-être, été mieux utilisée dans la phase de bombardement préparatoire loduarien.

La Loduarie semble avoir déployée là également, une force aérienne beaucoup plus importante qu'en Afarée, capable de mener une opération de cette envergure à bien, surtout au vu de la faible opposition et du très faible degré de préparation du corps expéditionnaire tcharnove. A la vue de cette force, je suggère urgemment d’accélérer le réarmement de la force aérienne de notre République, car dans cette configuration nous ne serions pas capable de repousser une telle invasion sur les plages, même avec tout l'appui naval dont nous pouvons disposer.

Enfin, cette opération montre également que la Loduarie est capable de monter un système logistique complexe. Sans prendre en compte de la distance très vaste de leurs bases d'opération, cela supposerait que la Loduarie serait capable d'un débarquement à Velsna. Contrairement à Kronos, les loduariens semblent avoir déployé une escadre de ravitailleurs et de remorqueurs, ce qui manqua cruellement en Afarée.


II) Bilan des affrontements avec les forces coalisées


Sur cet aspect qui est à compléter en raison du caractère encore inachevé de l'opération, nous pouvons néanmoins commencer à tirer des conclusions. Encore une fois, le vaincu fait preuve d'un manque criant de véritable moyen de communication radio, et ne parvient pas à anticiper une attaque aérienne qui pourtant, n'a pas bénéficié du moindre degré de préparation. L'escorte aérienne tcharnove est non seulement insuffisante, mais vole également à l'aveugle sans avoir le moyen de pouvoir appréhender l'arrivée des forces loduariennes. Une quantité précieuse de matériel a été perdu de cette façon, sans qu'il ne serve jamais, de fabrication d'une qualité semblable à ce que peut produire l'Alguarena. Cela prouve une chose: la meilleure infanterie au monde est incapable si elle est aveugle et laissée à elle même, encore une fois je me dois de le répéter.

Autre élément très inquiétant: le dispositif anti aérien du corps expéditionnaire. Celui-ci constitue un point d'étude intéressant, car les coalisés ont déployé un matériel identique à celui dont nous disposons dans les arsenaux de Velsna, et dans une quantité similaire;. Force est de constater qu'il s'est révélé incapable de venir à bout d'une escadrille de vingt chasseurs et qu'il a été presque intégralement neutralisé. Que retenir de cet accrochage ? Que nous sommes dans une situation matérielle plus proche de la Tcharnovie que de la Loduarie, et qu'il nous faut en urgence renouveler notre dispositif DCA, avant même de nous doter d'une infanterie lourde mécanisée. Le contact avec des puissances capables de contrer un équipement aérien loduarien doit devenir une priorité.


Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives de ces affrontements, la guerre en Okaristan doit nous permettre de nous remettre en question dans les plus brefs délais, dans la mesure où notre armée présente des faiblesses similaires à ce que présente le corps expéditionnaire tcharnove et celui des bérets rouges. Dispositif DCA, couverture aérienne et communication inter-armée doivent être nos priorités, cela conjugué au maintien d'une force navale conséquente.


Ainsi a été fait ce rapport à la date du 14 novembre 2012 par le Maître de l'Arsenal,
Frederico DiGrassi.
Armée Velsnienne, 1er chapitre

Présentation générale de la Gardia

Introduction :

La Gardia et la Marineria, respectivement l’armée de terre et la marine, se consacrent depuis 1 300 ans (selon la tradition historiographie), à la défense du territoire de la Grande République. Ces deux branches sont marquées par de nombreux particularismes locaux, que ce soit au niveau organisationnel ou tactique, qui en font une force relativement singulière : celle d’une cité se trouvant au milieu d’Etats-Nations, et qui exerce sur ses territoires administrés une hégémonie sur une confédération lâche de villes semi-autonomes davantage qu’un Etat unifié à l’image de Teyla ou Tanska. Cet état de fait implique l’existence de plusieurs acteurs participant à l’existence de l’armée à des niveaux de compétence différents. La Gardia est ainsi un ensemble composite de citoyens-soldats issus de toutes les cités-libres, de mercenaires étrangers dont l’importance historique est très importante, et d’unités d’élites dont l’intégration nécessite une appartenance à une classe censitaire spécifique, voire à un réseau de relations qui conduit à un recrutement par cooptation. C’est du moins l’aspect général de la Gardia, car la Marineria constitue un ensemble beaucoup plus monolithique, Velsna détenant le monopole maritime sur toutes les villes sous son administration. Cet article a donc pour but de mettre au jour ces spécificités.


Partie I : Les différents échelons de compétence

A ) Les armées « civiques »

Comme indiqué plus tôt, la Grande République constitue un ensemble confédéral très hétéroclite, ses différentes composantes n’ayant pour seuls points communs une organisation politique et une culture commune. Dans ce cadre, chaque ville ayant un statut de cité-libre se doit d’être capable d’assurer sa propre défense en période de crise. Ces armées sont donc des corps temporaires de citoyens-soldats levés à l’occasion, et dont le recrutement se fait sur base du système des classes censitaires velsniennes. En fonction du degré de menace, un certain nombre de classes censitaires seront levées en partant toujours de la Classe X vers la Classe I.

Si ces armées sont temporaires, il ne faut cependant pas penser qu’elles constituent des réserves militaires ou des militaires de second rang. Il existe dans la majorité des cités-libres un service militaire dont la durée est variable, et certaines villes sont à l’origine de régiments à la réputation éprouvée, à l’image des thuréophores de Strombola, une unité spécialisée dans la guerre asymétrique, caractéristique des doctrines de combat utilisées lors des troubles avec les indépendantistes achosiens. Les régiments de montagnards du Zagros, véritables experts du combat accidenté, sont également considérés comme faisant partie de ces armées dites « civiques ». De même que le célèbre régiment des tirailleurs de Cerveteri, une unité de combat asymétrique exclusivement composée de citoyens afaréens de cette cité. Dans les faits, il est très rare que la Gardia velsnienne ne soit pas accompagnée dans ses opérations par ces unités civiques, devenues de facto quasi permanentes tant elles sont indispensables dans l’exercice de la guerre de la Grande République. Ainsi, si en théorie les armées civiques ne devraient composer que des forces temporaires en cas de crise, elles sont devenues des unités de soutien à part entière de la Gardia.

En temps de paix, il faut noter que ce sont ces forces qui constituent en majorité le corps de police militaire, voire de forces de l’ordre permanentes (la différence entre armée « civique » et force de police est très ténue, et les individus composant ces forces sont en général les mêmes que ceux qui constituent l’ossature des armées civiques).

B) La Gardia de Velsna

Composante principale de l’armée de terre velsnienne, la Gardia à proprement parler constitue l’échelon permanant de cette dernière. Elle a la charge de toute opération en temps de paix, ainsi que l’initiative de toute action offensive en territoire étranger contrairement à la plupart des composants des armées « civiques ». Tout comme ces dernières, l’accession à la plupart des unités de la Gardia requiert l’appartenance à une classe censitaire spécifique. Ainsi, les citoyens, même engagés volontaires et professionnels, sont triés par régiments et la plupart du temps, cette différence s’exprime également en termes de qualité d’équipement.

Ainsi, on peut prendre l’exemple de l’unité des licteurs, composée de 2 000 soldats appartenant aux classes censitaires les plus favorisées de Velsna, et dont le recrutement se fait par cooptation auprès des sénateurs, du moins la plupart de temps. Ces hommes, qui en temps de paix assurent la sécurité du personnel gouvernemental, sont ainsi munis d’un équipement des plus excellents, bien différent de ce que peuvent avoir des régiments composés de classes censitaires plus basses.

Au sein même de la Guardia, se présente ainsi une grande disparité de qualité et d’efficacité entre les différentes unités et régiments, dont certains sont parfois moins bons que les armées civiques. Comme toute la chose militaire à Velsna, la Gardia a été conçue pour être une force hétéroclite et malléable, capable de répondre à des menaces de faible et de moyenne intensité, mais dont l’efficacité dans des conflits à plus grande échelle reste encore à prouver.


C) Usage des mercenaires

Il est d’usage au sein des forces armées velsniennes, de compenser la faiblesse démographique du pays avec le recours au mercenariat. Lorsque que c’est le cas, ces unités sont reversées directement au sein des forces de la Gardia permanente et sont tenues d’en suivre le fonctionnement hiérarchique. Au cours de son histoire, Velsna a ainsi compter dans ses rangs un certain nombres de soldats occitans, qui ont fini par former des unités permanentes, voire même décrocher la citoyenneté.

Partie II : Organisation


A) Organisation tactique

Comme dit précédemment, la doctrine militaire velsnienne repose sur une forte mobilité et manœuvrabilité d’unités relativement restreintes numériquement. Le faible nombre des effectifs et une population modeste en comparaison ne permettent pas une défense statique du territoire, malgré des avantages naturels indéniables, mais en la tenue de quelques points stratégiques : la passe de Saliera, les montagnes orientales du Zagros et la lagune de Velsna constituent des éléments importants de ce dispositif. Dans ce contexte, il paraît important pour les velsniens de s’organiser en petites unités. Un régiment velsnien, aussi appelé Tribune, n’est ainsi composé que de 1 000 hommes, contrairement à ses voisins dont le nombre de soldats par régiment peut parfois être deux fois supérieur. La Tribune est ensuite divisée en dix compagnies, ou manipules de 100 soldats, dirigées par un primipile, et en dix colonnes de 10 hommes, dirigés par un contubernia (caporal).

(la suite plus tard)

Bureau du Triumvir Matteo DiGrassi



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S.A.V et S.H.A.V: Perspectives de profits et d'investissements
Rédigé et dirigé par le Triumvir Matteo DiGrassi



L’usurpation de Dino Scaela, il est de la charge de la Grande République, de ce gouvernement provisoire et de ce Sénat, de préparer une transition se passant dans les meilleures conditions à la veille de la nomination par le peuple de Velsna d’une nouvelle législature. Ainsi, il convient que certains dossiers soient dument transmis, et fassent l’objet d’une attention particulière. Ce présent document vous est donc présenté, sénateurs des Mille de Velsna, afin de laisser au futur Conseil Communal, une liste de recommandations sur le sujet du secteur de l’armement de la cité. Etant donné que la charge de Maître de l’Arsenal demeure à ce jour vacante, il est du devoir du Bureau du Triumvir de vous faire part des tenants et aboutissants de cette question cruciale. Aussi, au vu de la bonne connaissance du dossier par moi-même, je suis certain que vos excellences m’accorderez votre confiance.
Ce document donc sur la situation des deux grandes conventions de secteurs de l’armement privé, regroupées sous les acronymes de la SAV (Société des arsenalauti de Velsna) et de la SHAV (Société des honnêtes armuriers de Velsna). Au programme, un état des lieux de l’industrie de l’armement de la cité, ses problématiques et une liste de recommandations quant à la stratégie à adopter sur les quatre prochaines années, correspondant à la durée de la prochaine législature sénatoriale. Je prie donc le Sénat de faire grâce de cette lecture.


Secteur de l’armement, forces et faiblesses :

En premier lieu, il serait important de noter cette situation de départ, et les progrès enregistrés ces deux dernières années. Malgré une période de transition politique et de troubles, il convient de dire que depuis le début de l’ère contemporaine, l’industrie de l’armement velsnienne n’a jamais été aussi bien dotée en termes de capacité de production brut. Cette situation est telle que nous la connaissons aujourd’hui en vertu de plusieurs facteurs. Premièrement, le gouvernement Dandolo, puis celui du Triumvirat, a mis en œuvre un véritable effort financier et humain afin d’encourager les entreprises velsniennes dans l’augmentation de leurs rendements, au prix certes d’une part des dépenses militaires dans le budget de l’état, qui ont connu une très forte augmentation. Ce résultat est donc en premier lieu le résultat d’une véritable volonté politique de doter Velsna d’une force suffisante afin de concrétiser le potentiel politique que lui permet une économie florissante.

Dans un second temps, il convient de saluer le virtuose de nos entrepreneurs membres des deux conventions de secteur citées précédemment, dans le cadre d’un partenariat resserré entre eux et la Grande République. Il s’agit là d’un effort collectif où chaque pan de la société velsnienne est à saluer, par le biais des conventions de secteur qui ont su adapter leurs prix au marché, il est vrai avec le sacrifice de sa main d’œuvre, qui a été assurée de récompenses du Sénat en raison des baisses de salaire enregistrées. Une partie du salaire des arsenalauti et des armuriers velsniens n’est donc de ce fait plus à la charge des conventions d’entreprise, mais est selon le marché prévu avec ces dernières, en partie à la charge de l’Etat, et ce à une durée qui sera déterminée par la fluctuation des prix du marché. Cette part est de l’ordre de 15% pour les arsenalauti, et de 10% pour les armuriers. Si cette méthode n’est pas sans causer des pertes financières, elle correspond à des objectifs précis qui sur le long terme sont particulièrement profitables. Quant au sujet quantitatif, en vertu de ses efforts que l’ensemble de nos acteurs ont consenti, le secteur de l’armement velsnien, en termes de chiffre d’affaires net, occupe désormais la septième place mondiale. Avec pour objectif à moyen terme, de continuer sur cette lancée.

Cependant, il convient de signaler les lacunes encore existantes du complexe militaro-industriel national. En effet, la quantitatif ne peut, seul, constitué un critère satisfaisant afin d’exprimer l’efficacité ou non du secteur de l’armement. La Grande République, si elle dispose de moyens de production de masse et d’une industrie pouvant soutenir cet effort, ne dispose pas encore de savoir-faire techniques équivalents à un certain nombre de pays, et qui rendent de fait, toute indépendance dans ce secteur, au mieux limité, au pire impossible dans l’état actuel des choses. Ce faisant, une solution sera proposée à ce sujet.


Réponses, le retard technologique :


Comme dit, l’obsolescence technologique d’une grande partie de la chaîne de production velsnienne nous oblige à faire des choix afin de garantir sur le long terme, la souveraineté et la bonne défense de la République ? Bien entendu, la situation est meilleure qu’il y a deux ans, mais le secteur est entre temps devenu de plus en plus compétitif, en même temps que nous recherchions une amélioration de notre matériel. Nous pouvons nous targuer en premier lieu, de n’être pas loin d’avoir rattrapé ce retard en matière d’équipement léger d’infanterie, et nous pouvons, je pense aujourd’hui, nous permettre de faire utilisation de ce que notre industrie nous offre en la matière. Aussi, nous pouvons nous permettre à mon humble avis, de n’avoir recours à aucune entreprise étrangère pour cet exemple, et nous reposer sur le savoir-faire des honnêtes armuriers. En revanche, nous accusons encore une certaine dépendance vis-à-vis de la totalité des équipements lourds, dont les standards de la SHAV ne correspondent plus aux exigences de l’armée républicaine. Sur ce point-là, je recommande de poursuivre les commandes d’import à l’étranger sur le moyen-terme, en particulier dans le secteur de l’armement anti-aérien, que la SHAV a délaissé au nom d’autres priorités. Enfin, nous pouvons nous réjouir des investissements massifs de l’entreprise dans le domaine de l’aviation, en vertu desquelles nous pouvons désormais nous reposer sur une aviation correcte, même si les efforts en comparaison de nos voisins de doivent d’être soutenus.

Pour finir, les arsenalauti ont fait preuve d’un effort remarquable qui nous permet de nous assurer une certaine autosuffisance en matière d’équipement naval. Toutefois, ce dernier demeure inefficace, selon nos projections, contre des flottes plus puissantes que sont celles des poids lourds économiques platoterrans et pharois. L’objectif est donc pour la Marineria, de temporiser et privilégier les solutions diplomatiques dans l’attente d’un rapport de force plus favorable. Mieux, la collaboration technique avec ces derniers pourrait permettre l’obtention d’un meilleur armement. Sur ce sujet, la piste fortunéenne de devrait d’être privilégiée et je recommande au Sénat une reprise des relations diplomatiques avec ces derniers.


S.A.V et S.H.A.V : quel modèle économique ?

Dans ce contexte, l’ensemble de nos acteurs privés réunis sous ces deux entités ont fort à faire. Velsna est dans une situation paradoxale : nous disposons d’un complexe militaro industriel important, mais dans le même temps, nous ne pouvons pas le faire fonctionner à pleine capacité en raison de ses limitations technologiques. En claire : notre armée et la Marineria de Velsna sont trop exigeants vis-à-vis du matériel que la S.A.V et la S.H.A.V sont en mesure de lui fournir. Il faut donc trouver une solution à ce complexe militaro-industriel récemment développé, et qui puisse profiter à nos industries tout en faisant en sorte que nos forces armées soient dans la capacité d’aligner un armement conséquent et de qualité. Heureusement, il existe une solution afin de parer à ces deux problématiques distinctes, d’une pierre deux coups.

Si en effet, la Grande République n’est pas en mesure de se satisfaire de la qualité de certains équipements que peuvent fournir nos deux entités, cela ne signifie pas pour autant que ce matériel est inutile. En effet, le marché de l’armement doit se penser à échelle globale, en prenant tout particulièrement compte des nations émergentes et de leurs propres problématiques, pour lesquelles notre armement est parfaitement adapté à leurs besoins. Autrement dit, nous ne sommes pas en capacité de fournir des nations à la pointe de la technologie et à très fort PIB, mais dans le même temps, nous avons les moyens de devenir l’arsenal des pays émergeants à faible pouvoir d’achat. En clair, il vaut mieux concevoir le Grand Kah ou l’Alguarena comme étant des partenaires commerciaux d’importation, et gagner une place en tant qu’exportateur d’équipements de milieu de gamme car concurrencer les pays à fort potentiel technologique est pour le moment impossible. Dans cette configuration, de nombreux marchés semblent prometteurs. D’une part, l’Afarée connait une rucrudescence de conflits armés qui pourrait permettre à nos entreprises de se positionner de manière avantageuse. D’une autre part, les pays de Nazum manquent d’exportateurs d’armes actifs. Non pas qu’il n’en existe pas, mais le Jashuria n’est pas à percevoir comme un concurrent particulièrement notable, de même que l’industrie wanmirienne naissante peut largement être surpassée en termes d’alignement de tarifs. L’Aleucie et Paltoterra, quant à eux, ne sont pas en reste de fournisseurs d’une qualité et quantité potentielle de commandes supérieures à la nôtre. Reste donc un dernier marché très lucratif qu’est l’Eurysie de l’est. En effet, si l’UEE possède un marché interne, il est tout à fait possible de nous aligner sur leurs prix et de leur subtiliser des parts de marché.

En l’état actuel, deux concurrents semblent se dégager, et être capables d’encaisser des pertes similaires aux nôtres sur le temps long en vertu de la baisse de tarifs drastique ayant été provoquée par notre irruption dans le secteur : les industries miridiennes et raskenoises. Les industries ambarroises sont pour ainsi dire en bout de course et ne représentent en rien une menace quelconque, tandis que le Wanmiri est incapable de s’aligner sur nos prix. L’OND, quant à elle, dispose de son propre marché interne de ses propres mécaniques de clauses non concurrentielles, de par la fidélisation de ses membres. Il n’en est pas de même pour l’UEE, organisation autrement moins cohérente, dont nous ignorons encore les capacités de la direction à faire respecter ses propres consignes et mesures. Malgré la présence rasknoise, nous en sommes arrivés à la conclusion suivante : s’il y a un ventre mou du commerce mondial d’armes, il se situe au sein de l’UEE, composé d’états militaristes pour certains, et dont Rasken n’est peut-être pas en mesure de satisfaire toute la demande.


Profits et réinvestissements :

Le profit total de la somme de ces recommandations n’est pas encore quantifiable, mais nous pouvons assurer nos partenaires privés de la SHAV et de la SAV que ces changements semblent déjà porter leurs fruits, avec pour les trois premiers mois de l’année 2014 un profit estimé à 30 milliards de florius velsniens. Dés lors, que doivent faire nos deux entités de cet afflux soudain de capitaux ? C’est là qu’intervient la seconde partie de notre plan de recommandation vis-à-vis du Sénat. A notre sens, et si ces deux conglomérats entendent perpétuer une perspective d’enrichissement, une part importante de ces profits se doivent d’être immédiatement réinvestis dans le secteur de l’armement, en prenant donc soin de rééquilibrer le versement des dividendes aux actionnaires. Cette mesure peut paraître de rigueur, mais il est de notre intérêt de maximiser le réinvestissement plutôt qu’une mise sous cloche de capitaux qui pourraient être redirigés correctement, et moyennant sacrifice à court terme des investisseurs.
Par exemple : le réarmement de l’armée et de la Marineria qui pourrait être fait à moindre coût, en mobilisant les capitaux engrangés avec les profits générés par notre complexe militaro industriel, nous engageant de fait dans un cercle vertueux d’investissement.


Conclusion :

Nous sommes là en présence d’une manne financière considérable, et qui pourrait renforcer aussi bien nos partenaires privés que la République en son ensemble, si nous nous bornons à suivre les instructions suivantes : baisse de la masse salariale moyennant remise de primes, baisse des tarifs, service de qualité et augmentation des ventes, devant conduire à une modernisation à long terme de notre propre armement. La perspective à long terme n’est ni plus ni moins que de se placer dans le haut du panier des groupes industriels officiant dans le matériel militaire de milieu de gamme, et d’en faire ainsi profiter l’ensemble de nos sénateurs et de notre République.


En espérant que ce rapport soit digne de la confiance que le Sénat des Mille de la Grande République me porte.

Ainsi a été fait ce rapport à la date du 1er avril 2014 par le Triumvir, substitueur du Maître de l'Arsenal vacant
Matteo DiGrassi.

Bureau du Triumvir Matteo DiGrassi



Drapeau

Rapport: Problématiques de la situation achosienne
Rédigé et dirigé par le Triumvir Matteo DiGrassi
SECRET DEFENSE


Comme le Sénat des Mille en a fait la demande à notre Bureau, je me permets de mettre à votre disposition ce document, qui dans la lignée d’autres, vous apportera, j’espère, un éclairage sur les recommandations dont je souhaiterais faire part au futur gouvernement, qui sera nommée par la prochaine législature sénatoriale d’ici au mois prochain. Comme le Sénat des Mille se doit d’être au fait, le sujet achosien devrait demeurer à l’avenir une problématique de devant d’être prise au sérieuse tant les tensions se sont ravivées ces derniers mois. Ce faisant, je me permets de donner des indications à cette noble assemblée composée de l’élite de notre nation, quant à ce problème épineux.

En premier lieu, il convient de signifier à nos excellences sénateurs ce qui a mené la Grande République à la situation présente, c’est-à-dire la situation de tension qui nous a conduit à cette impasse que devrait trouve run début de réponse par la médiation de l’OND. Il s’agit là de défendre le bilan des gouvernements Dandolo et du Triumvirat, dont j’ai eu l’honneur de faire partie. Depuis le premier jour de notre mandat, jusqu’à l’éclatement des troubles, durant ces deux années, la Grande République n’a eu de cesse de promouvoir des solutions pacifiques à la question achosienne. En effet, depuis le début, nous pensons, et nous penserons toujours, que la solution militaire se doit d’être la dernière des issues. Ainsi, lorsque l’attentat de l’AIAN a éclaté, et que certains membres de nos excellences du Sénat ont fait part de leurs suspicions quant à l’implication suspecte du gouvernement achosien, nous avons fait le choix de temporiser la situation, et de réclamer de concert avec le gouvernement d’Achos, l’ouverture d’une enquête, étant donné l’appartenance nationale des suspects à Achos. Cette situation, que nous avons obtenu de haute lutte avec ce gouvernement, a été une victoire dans cette médiation avec un voisin historiquement hostile, et ce Conseil Communal sortant peut s’en féliciter. En effet, pour la première fois depuis un certain nombre d’années, le dialogue avec Achos semblait rétabli.

Malgré tous ces efforts, l’année 2013 et 2014 ont été une déception sur le plan diplomatique, dont le Sénat et le Triumvirat bientôt terminé n’ont pas à se reprocher. En effet, le gouvernement achosien s’est montré peu enclin jusqu’à présent à déployer de véritables efforts quant à la conclusion de l’enquête de l’attentat. Ce manque de volonté politique, a eu des répercussions importantes pour les populations des cités libres de Strombola et de Velathri, dont les mouvements les moins enclins à un compromis durable, ont été jusqu’à remettre en question la capacité de Velsna à pourvoir à leur protection. Ce faisant, il est indispensable à notre sens, de maintenir une forme de pression à l’endroit du gouvernement achosien, quel que soit ses motivations et son degré d’implication dans l’attentat avéré ou non. En effet, il en va de la crédibilité du Sénat des Mille et du contrat tacite qui unit Velsna à ses cités libres de faire la lumière sur cette affaire, seule issue qui permettra un retour au calme. Ce faisant, je vous sais gré de vous informer de mes recommandations dans l’optique d’arriver à cette fin salvatrice, en fonction du degré de collaboration du gouvernement achosien.


Isolement diplomatique, le bienfait des garanties :

Qu’importe le comportement d’Achos dans ce dossier, le gouvernement à venir devra comprendre l’importance, afin d’avoir la main dans n’importe quel type de négociation, de maintenir Achos « sous cloche », afin de ne pas étendre nos conflits d’intérêts à d’autres pays sans que nous possédions une forme d’initiative ou de contrôle quelconque. Dans cette optique, il faut donc relever la pertience que le prochain gouvernement aurait à mettre en œuvre une série de garanties de non intervention de la part de puissances tiers, et à tout hasard, des puissances exerçant une certaine influence dans la région. Si un accord du Pharois paraît d’emblée exclu en vertu de l’attitude générale que nous avons pu observer de la part d’un gouvernement de ce type, la Loduarie s’est déjà engagée à de telles mesures. Dans l’idéal, il faudrait également à Velsna la garantie d’une grande puissance navale. Dans cette optique, je prônerais auprès de ces excellences sénateurs et sénatrices, pour un rapprochement avec la République de Fortuna. Certes, les réserves de certains de ces excellences sénateurs seraient compréhensibles, mais nous estimons que malgré la défaite de Scaela, Fortuna est encore appelée à jouer un grand rôle dans la Manche blanche, et serait la seule puissance maritime capable de faire contrepoids à la puissance de la flotte noire, si d’aventure les yeux du Pharois se tournaient vers la Grande République. Quant à Kolisburg, nous estimons qu’une intervention de cette puissance ne représenterait pas une menace à nos intérêts. Au contraire, un éventuel appui de Kolisburg à Achos serait à souligner dans notre argumentaire plaidant pour une intervention de notre part, étant donné la nature peu fréquentable de ce régime aux yeux de nombreux pays riverains de la Manche Blanche.

D’autres scénarios d’ingérence étrangère sont possibles, mais relèvent quant à eux d’une grande improbabilité. L’ONC est pour l’heure peu active dans la région, et l’entretien de bonnes relations avec le Miridian nous conforte dans ce scénario. De même, si rapprochement avec Fortuna il y aurait, cela ne ferait que renforcer la bienveillance de l’organisation à notre égard.


Isolement diplomatique, le cas onédien :

Nous avons tenu à placer l’OND comme étant un cas à part dans nos scénarios de possibilité d’ingérence, pour la simple et bonne raison que c’est déjà le cas, et que le gouvernement du Triumvirat a proposé de lui-même à l’organisation de participer à la médiation en cours entre ces excellences du Sénat et Achos. Aussi, cette analyse présente a essentiellement pour but de rassurer ces excellences quant à la raison de cette concession de la part du Conseil Communal velsnien. En effet, nous sommes au fait qu’une invitation de l’OND de notre part, ait pu provoquer de vives interrogations parmi les excellences sénatoriales. Or, étant donné la nature interventionniste de l’OND en Eurysie occidentale, il paraissait pour nous être la meilleure solution d’impliquer de nous même cette dernière dans le processus de règlement de la crise, plutôt que de risquer une déconvenue impromptue, en devant concéder de force le fait que l’OND puisse avoir son mot à dire sur la question. En clair : nous pensons que la Grande République peut maintenir un plus grand contrôle sur la situation régionale en s’assurant du caractère légal et légitimes de ses manœuvres. L’OND étant une puissance pouvant exercer un pouvoir de nuisance au cas où celle-ci estimerait que le droit humain élémentaire n’étant pas respecté (mais pouvant également se servir de ce motif de manière plus ou moins opportuniste), Velsna a tout intérêt à impliquer cette dernière dans le processus, ce qui la rend de fait plus légitime dans ses réclamations vis-à-vis d’Achos. En effet, la tenue d’une conférence incluant l’OND constitue un signal en faveur d’un règlement pacifique du conflit, s’agissant là d’une occasion de montrer à l’OND l’exemple d’une diplomatie responsable et soucieuse du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Dans ce cadre, ces excellences sénatoriales pourraient s’inquiéter de voir l’OND prendre une place trop importante dans les affaires achosiennes. Mais nous estimons qu’il s’agit là d’un risque à prendre et d’une perspective surprenant bonne pour les cités d’Achosie du Nord. En effet, il pourrait exister un scénario d’une Achos si instable, et à la diplomatie si chaotique, ce dont le gouvernement achosien a parfois démontré sa compétence, et qui permettrait à Velsna et à l’OND de partager une tutelle de fait de la République d’Achos. Disposer de troupes velsniennes et onédiennes de part et d’autre de la frontière permettrait non seulement d’assurer la sécurité de tous, mais également de subtiliser en un sens à l’Achosie, toute possibilité de politique belliqueuse à l’égard des cités d’Achosie du nord. Ce cas-là constitue néanmoins une dernière extrémité et n’est pas l’hypothèse de travail nous confortant le plus. En effet, il convient, dans le meilleur des cas, de souligner suffisamment auprès des pays de l’OND, l’inaptitude d’Achos au gouvernement afin d’en avoir les mains libres, quel que soit la nature de la méthode d’action entreprise pour neutraliser une éventuelle menace. De plus, à défaut de l’Achosie, une telle position de l’OND dans la région représenterait un danger pour les cités d’Achosie du nord dans l’éventualité, faible, où cette organisation ferait montre de mauvaises intentions.

Pour conclure, nous estimons que le meilleur moyen de pousser l'OND à agir en conformité de nos intérêts serait, de la part de nos diplomates, de pousser l'association entre Achos, l'AIAN et Kolisburg dans ses retranchements. Un rapport, direct ou indirect, DOIT être fait entre la République achosienne, l'organisation terroriste de l'AIAN et cet État que d'aucun n'aurait de mal à considérer comme voyou.


Moyens d’action :

Une fois la stratégie de décrédibilisation politique d’Achos engagée et le pays isolé sur la scène internationale, il convient de connaître la marche à suivre dans le but de perpétuer cet état de fait, et d’en tirer profit. Quelle attitude devrait adopter la Grande République en cas de manquement répété aux accords signés de la part de l’Achosie ?

Nous pouvons répondre à cette question en deux temps. En premier lieu, il convient de faire tour notre possible pour démontrer, même dans ce cas-ci et dans ces extrémités, la bonne volonté de ces excellences sénateurs. Un ultimatum est un acte consommant du capital politique à utiliser avec parcimonie. La menace est toujours plus efficace que lorsqu’il n’est pas nécessaire de la mettre en action. Ce faisant, un ultimatum, si Achos respecte ne serait-ce qu’une condition qui leur est soumise, doit être retiré.

En second lieu, une crise ne doit pas mener en premier lieu à une invasion en cas d’initiative de la Grande République. Au préalable, il convient d’appliquer des sanctions, qui sur le papier rendront la situation économique achosienne inacceptable. Il se trouve que la Marineria en a les moyens, et un blocus total des activités commerciales des ports achosiens constituerait très probablement un moyen de pression redoutablement efficace. Problème : imposer un blocus mettrait potentiellement Velsna en porte à faux avec des puissances tierces dont les entreprises écoulent une partie de leurs stocks en Achosie. Ce faisant, nous nous devons de proposer à ces puissances des alternatives d’enrichissement qui rendraient tout intérêt pour le commerce achosien caduque. Processus long et laborieux, mais qui pourrait porter ses fruits. Autre alternative : la paralysie d’un secteur bien précis qui constitue le cœur de l’économie achosienne : la pêche et l’exploitation baleinière. Par des moyens coercitifs dont nous disposons, il pourrait être possible

Pour finir, j'estime que la solution militaire n'est pas à exclure, mais qu'elle doit être administrée dans un contexte diplomatique et politique particulièrement favorable, et dans le cas où les provocations achosiennes nous poussent à des extrémités. Dans une telle éventualité, là encore, il faudrait faire preuve de prudence sur nos buts de guerre (ceux-ci se doivent d'être considérés comme légitimes par une part importante de la communauté internationale), objectifs et frappes stratégiques. La moindre attaque envers des des cibles civiles saurait être exclue, et les opérations doivent, en absence de résistance partisane, se borner à des cibles militaires et politiques de première importance. Une offensive bien construite devrait immédiatement se porter sur les centres de pouvoirs et d'autorité. L'armée achosienne, bien qu'en infériorité sur le papier, n'est pas à sous-estimer, et l'armée, avec la Marineria en soutien, se doit d'être capable, avec ses moyens techniques, d'effectuer une offensive éclair devant minimiser le risque d'ingérence étrangère (un conflit prolongé est à exclure totalement, même au prix de pertes moindres).


En espérant que ce rapport soit digne de la confiance que le Sénat des Mille de la Grande République me porte.

Ainsi a été fait ce rapport à la date du 5 avril 2014 par le Triumvir, substitutif du Maître de l'Arsenal vacant
Matteo DiGrassi.

Bureau du Triumvir Matteo DiGrassi



Drapeau

Rapport: Stratégie onédienne
Rédigé et dirigé par le Triumvir Matteo DiGrassi
SECRET DEFENSE


Ce rapport adressé à ces excellences sénateurs sera le dernier avant élections de la série de comptes rendus d’analyses dédiés au futur gouvernement de la Grande République. Ce faisant, nous espérons bien que le futur Conseil Communal sera correctement pourvu dans l’optique d’assurer la pérennité de notre cité. Ainsi, il conviendra dans ce dernier texte, d’évoquer les perspectives politiques à envisager avec l’organisation de l’OND, et les attitudes à adopter sur ses différentes prises de position. Nous espérons que ces excellences sénateurs se montreront à l’écoute et à la hauteur de la tâche qui leur incombe.


OND, présentation générale :

Avant même d’évoquer les différents scénarios concernant l’avenir des relations entre la Grande République et l’OND, il convient tout d’abord de dresser un état des lieux du passif qu’entretient cette organisation avec son environnement direct, ainsi que ses tendances à l’interventionnisme et autres dérives possibles.

Beaucoup d’observateurs font des comparaisons entre l’ONC et l’OND. Je commencerais par répondre à la négative : il y a certes des points communs notables entre les deux organes, mais ce n’est pas suffisant pour affirmer qu’il y a autre chose que similitude. Pour cause, les deux entités sont avant tout animées par des intérêts différents. L’Organisation des nations commerçantes est avant tout un rassemblement de puissances constitué dans l’optique de protection d’intérêts commerciaux et économiques. Il y a également une dimension idéologique de lutte contre la propagation du communisme, mais c’est là un objectif secondaire servant essentiellement de justification morale au premier point. L’Organisation des nations démocratiques, elle, est un rassemblement de puissances pour la plupart eurysiennes, mais dont les valeurs supposées d’attachement aux libertés civiles sont un moteur plus puissant. Il ne faut pas prendre les choses à rebours ou de façon naïve : cette mentalité peut également conduire à des dérives, et les justifications morales, même sincères, peuvent servir un autre agenda qu’est celui d’une quête hégémonique. Mais nous pensons que l’OND est cohérente dans sa démarche, sans qu’elle ne puisse toutefois voir les effets indésirables de ses propres politiques.
En effet, nous pensons, avec de plus en plus de certitude, que l’OND est potentiellement sensible aux dérives impérialistes relevant de cette recherche d’hégémonie politique, économique et culturelle en Eurysie occidentale. Dans ce cas de figure, la Grande République et nous, sénateurs, seront théoriquement en porte à faux vis-à-vis de leurs positions, qui empiètent sur le principe de souveraineté des Etats et des peuples à disposer de leur propre liberté. L’échelle de la nation doit rester à mon sens, le seul échelon de souveraineté et la seule source de pouvoir régalien à laquelle nous devons nous soumettre. Le Sénat est une institution sacrée, dédiée à la protection de toutes les cités libres et de tous les citoyens, garante de nos lois et de nos traditions républicaines séculaires. L’OND ne saurait être autre chose qu’un contre-modèle qu’il convient de mettre à bonne distance, ou tout du moins de réussir à tenir en respect.
Par chance, la Grande République bénéficie pour l’heure d’une situation politique stable qui nous permettra de veiller à la défense de nos intérêts plus efficacement que lors de la période des troubles, et nous nous devons de préparer un rapport de force vis-à-vis de l’OND sur un certain nombre de dossiers, car la Grande République possède à mon sens, un certain nombre d’opportunités qui lui permettrait de se dégager de toute forme d’influence, du moins les plus néfastes de la « démocratie libérale ».


Ingérence étrangère, un outil puissant :

Incontestablement, certains pays membres de l’OND ont brillé par leur capacité, ces deux dernières années, à subvertir l’autorité de la République dans un certain nombre de domaines, et d’influer sur le débat public de la cité. Parmi ceux-ci, le Royaume de Teyla est sans aucun doute la puissance la plus entreprenante, et accessoirement celle avec qui la Grande République a le plus de liens diplomatiques et politiques. Cet engagement a eu plusieurs conséquences, et parmi eux, l’influence dans les affaires internes à la République sur lesquelles Teyla a pu avoir une influence néfaste. En effet, un certain nombre d’éléments tendent à prouver, indirectement du moins, l’implication des teylais. Des informations pour le moins réservées au domaine du confidentiel qui se retrouvent à la une de journaux teylais, une activité d’espionnage assidue dont nous ne connaissons pas encore l’étendue, mais qui a été révélée ponctuellement avec par exemple, une affaire mettant aux prises des espions teylais prenant en filature des sénateurs de la Grande République. Et tout cela est sans oublier les manœuvres pour le moins suspectes que le Royaume a pu avoir à l’égard, notamment, de Fortuna, dans le but de déstabiliser les triumvirs alors aux prises dans la période de guerre civile.

Mais si Teyla est l’Etat onédien à avoir tenté de tirer des bénéfices à l’égard de la Grande République dans sa période de faiblesse, les sujets de sa majesté Catherine sont loin d’être seuls. La Fédérations des communes zélandiennes a également tenté des manœuvres suspectes, et parfois grossières, à l’image d’une tentative d’amarrage dans le Grand port de la cité d’Umbra, sous des prétextes pour le moins curieux.
Pour conclure ce rapide état des lieux, l’OND a donc par plusieurs fois démontré sa volonté de déstabilisation de la cité, sous le prisme d’une certaine malveillance qui nécessite des réponses concrètes. Dans ce cadre, une refonte totale de la structure de la Segreda est à prévoir, tant ce service, en proie à des directives contradictoires du Triumvirat, a fait montre d’une grande inefficacité. Les preuves d’infiltration sont multiples, et elles peuvent s’expliquer par plusieurs facteurs :
- Un service totalement soumis aux directives d’un pouvoir exécutif en pleine période d’instabilité.
- Un système de recrutement par cooptation qui rend les agents de la Segreda fortement influencer par les débats partisans au sein de la République, ces derniers étant redevables de leurs postes par des acteurs politiques.
- Un système de rivalité interne entre les différents groupes d’intérêt représentés dans le service, qui rend la circulation des directives et des informations laborieuses. La chaîne de commandement est ainsi régulièrement court-circuitée par ces prises d’intérêt privées.

Tous ces facteurs conduisent à une mauvaise circulation de l’information, et à une mauvaise rétention de l’intérieur vers l’extérieur. C’est pourquoi, il est de mon devoir d’insister auprès du Sénat des Mille, les mesures suivantes seraient des plus salutaires afin de remédier à cette situation qui n’est pas digne d’un Etat revendiquant un haut niveau de développement :
- Mise en place d’un système d’accession au mérite à la Segreda par les moyens d’un concours, sans distinction de classe censitaire. Etant donné les rivalités pesantes entre les différentes cités libres, qui sont d’autant plus de groupes d’intérêt divergeant faisant peser la menace de fuite d’informations, volontairement ou non. Ce faisant, je recommande de réserver ce concours aux citoyens de la cité de Velsna uniquement.
- Minimiser les relations entre l’exécutif et la hiérarchie interne de la Segreda au strict minimum. Les relations avec le Conseil Communal doivent être limitées à la nomination d’un Maître de bureau dédié spécifiquement à la sécurité intérieure. De plus, il est recommandé de mettre fin à la préséance du Conseil Communal dans les grandes décisions dédiées à la direction des affaires de la Segreda. Nous faisons donc la recommandation de la mise en place d’un conseil restreint composé du Patrice, du Maître de l’Arsenal et de l’éventuel Maître des renseignements extérieurs, qui lui seul au sein du Conseil Communal aura pleine connaissance des activités de la Segreda.


Posture diplomatique à adopter, maintenir l’équilibre :

La Grande République est dans une situation singulière sur la scène internationale. Nous avons fait le choix, et je pense à raison, de n’associer notre nation à aucun groupe d’intérêt supranational. Appartenir à une organisation internationale offre certes des avantages : premièrement l’assurance d’une protection militaire. Mais nous ne pensons pas que la Grande République en ait un besoin quelconque si nous continuons de nous appuyer sur une diplomatie prudente et soucieuse des équilibres politiques actuellement en cours en Eurysie. De plus, une adhésion à n’importe quel groupe sous-entendrait une adaptation du droit national à un échelon supérieur sur lequel le Sénat des Mille n'auraient aucun contrôle, ce qui constitue la principale raison de ce refus de notre part. Le système politique velsnien doit demeurer détaché de n’importe quel contre-modèle qui y exercerait une influence. Tel doit être notre cap à suivre pour cette prochaine législature : maintenir la voix singulière de notre cité sur la scène internationale.
En effet, cette situation présente également des avantages que la première solution ne possède pas. Tout d’abord, des puissances tierces sont plus enclines à accorder des privilèges commerciaux que nous recherchons, à une puissance indépendante, de notre avis. Ensuite, cette position nous permet de nous placer en tant qu’interlocuteur de choix pour les questions de médiations internationales ou régionales.

Quant à notre attitude vis-à-vis de l’OND, celle-ci se doit d’être « équilibrée ». Les précédents nous démontrent que les intérêts de cette organisation ne sont pas les nôtres, mais notre alignement doit être avant tout circonstanciel et conditionné aux avantages que celui-ci peut nous procurer. Les membres de l’OND, pris ensemble, représentent la principale puissance militaire d’Eurysie occidentale, et un déséquilibre tend à se conforter entre cette organisation et la Loduarie communiste, qui représente le seul contrepoids véritable de la région, si l’on excepte l’UEE, dont la fiabilité et la cohérence interne rend impossible une quelconque concurrence hégémonique véritable avec l’OND. De ce fait, nous pensons qu’un accroissement du déficit du rapport de force Loduarie/OND n’est pas dans l’intérêt de la Grande République. En effet, si le régime loduarien n’est en rien un partenaire de choix, une situation hégémonique de l’OND à l’ouest du continent conduirait mécaniquement à une mise en danger de l’indépendance nationale de notre cité. L’OND, de plus, dessine de plus en plus les tentations d’un impérialisme sur base de la promotion d’idées liées à la démocratie libérale, qui pourrait être un moteur d’expansionnisme et de bellicisme. Nous estimons donc que dans l’intérêt de la Grande République, que le régime loduarien doit voir son isolement politique se rompre et que des efforts de la part de la République doivent abonder en ce sens. Gare toutefois à ne pas renforcer la Loduarie outre mesure, connaissant en effet le caractère vindicatif de ses dirigeants. Il est également à noter que ces efforts de rapprochement doivent être faits dans la plus stricte des confidentialités étant donné la nature controversée de ce gouvernement.


Moyens d’action :
Il paraît évident que devant la forte militarisation, à la fois de l’OND et de la Loduarie, qu’un renforcement continu des forces armées de la République est nécessaire afin d’imposer un rapport de force qui serait plus favorable à ces excellences du Sénat. Cependant, il convient de rester prident et de na pas alarmer nos voisins par des dépenses inconsidérées. Heureusement, la modernisation progressive du complexe militaro industriel permettra, pour l’année 2014, de diminuer les importations d’armes étrangères.


En espérant que ce rapport soit digne de la confiance que le Sénat des Mille de la Grande République me porte.

Ainsi a été fait ce rapport à la date du 11 avril 2014 par le Triumvir, substitutif du Maître de l'Arsenal vacant
Matteo DiGrassi.

Bureau de l'Arsenal



Drapeau

Rapport: Stratégie ramchoure, moyens d'action mis à la disposition de sa majesté impériale
Rédigé et dirigé par le Maître de l'Arsenal Matteo DiGrassi
SECRET DEFENSE


Ce rapport adressé à ces excellences sénateurs (de confiance uniquement) constitue une réponse aux analyses soumises par les renseignements de la Segreda au gouvernement communal de la Grande République. Ce faisant, nous espérons bien que notre armée sera correctement pourvu dans l’optique d’assurer la pérennité de ce plan. Il conviendra dans ce dit texte, d’évoquer les perspectives militaires à notre disposition dans l'aide de nos alliés nazumi au rétablissement de l'ordre en Ramchourie, et les attitudes à adopter sur nos différentes prises de position sur le plan politique. Nous espérons que ces excellences sénateurs se montreront à l’écoute et à la hauteur de la tâche qui leur incombe.

Ce rapport est également à joindre à nos alliés nazumi du Xin, sur qui retombera la majorité du succès de cette opération et qui y déploie la majorité des moyens.


Une situation interne très défavorable:

En premier lieu, la planification militaire doit être précédée par un état des forces en présence, que nous ne devons pas nous cacher, par pessimisme ou optimisme déplacé. Notre situation est ce qu'elle est, et nous ne pouvons pas la changer, ou faire comme si elle n'existait pas. Notre principal problème dans le cadre ramchoure, est que le temps joue contre nous en cas d'inaction. En effet, nous ne sommes pas les premiers à revendiquer dans ce pays des intérêts, et à faire en sorte de faire pencher la balance, et notre engagement est des plus tardifs, peut-être trop. Il faudrait être naïf pour ne pas attribuer aux succès récents de la faction constitutionnelle ramchoure une influence étrangère, bien qu'elle provienne du Zinjang, un pays que nous avions ignoré jusque là. Le constat est donc le suivant: si nous ne faisons rien, la guerre civile s'achèvera en faveur de ce camp, et l'Empire des Xin se retrouvera avec un État occidentalisé à sa frontière, et sur lequel il ne pourra exercer la moindre influence. C'est là un constat négatif, mais il s'agit de la réalité, et nous partons donc perdants. Cela peut avoir toutefois ses avantages de démarrer la partie dans la position de ceux qui n'ont rien à perdre, et nous n'en sommes pas étrangers nous même.

Nous pouvons noter une première complication par rapport aux dernières évaluations des services de renseignement: les dernières semaines ont été marquées par les défaites successives de tous les partenaires potentiels sur lesquels l'Empire Xin pourrait se reposer. L'Empire Ramchoure est tombé, de même que la capitale, tandis que les communistes fortifient leurs positions, et surtout, que la faction constitutionnelle a reçu l'alliance et la soumissions de plusieurs factions notables, dont les restes de la Seigneurie élective ramchoure que nous entendons restaurer dans ses droits. En interne, il n'y a donc, à l'exception du chef de guerre Dong Ban, plus aucune force militaire fiable sur laquelle reposer nos attentes. Il nous faut donc partir du principe que les forces en présence à notre revue seront les seules sur lesquelles nous pourront compter.

En interne, nous estimons que les renseignements de la Segreda sont les seules sources fiables dont nous pouvons bénéficier à l'heure actuelle, et son importance sera capitale dans la préparation de nos opérations, en absence d'intermédiaire ramchoure fiable. Nous actons ainsi devant le Sénat et le peuple de Velsna une demande de rallonge budgétaire allouée à la situation ramchoure, débloquée dans l'urgence, et dont j'assume toute la responsabilité politique.

Les préparatifs diplomatiques, c'est là l'avantage de notre situation, ne seront pas très longs à effectuer. La mise en contact avec le chef de guerre Dong Ban constitue notre seule priorité, et la seule force militaire susceptible de se rallier à nous. Il est probable que ce dernier ne soit plus qu'en possession d'une armée dans un état de déroute relatif, sous-équipée et mal nourrie.

Nous estimons que la réussite de la présente opération repose sur la capacité de réaction rapide de nos partenaires Xin, ce qui devrait déterminer l'issue de cet engagement. En effet, chaque minute passant permet à la faction constitutionnelle de se renforcer, par le biais de l'aide militaire extérieure, des levées militaires dans les territoires nouvellement conquis et la capture de matériel ennemi. Les forces en présence qui seraient potentiellement hostiles au rétablissement de Bei Fon sont difficiles à estimer au vu de la situation interne, où chaque faction possède son autonomie stratégique propre. Nous estimons pour notre part, au vu de la dynamique actuelle, qu'une majorité de l'ancienne armée centrale ramchoure répondra hostilement au retour de l'intéressé. Cela serait optimiste si nous devions nous retrouver face à un dispositif de 50 000 soldats. Cela dépendra grandement, à notre sens, du temps de réaction de nos partenaires Xin. Mais il doit être tout fait pour prévoir un affrontement impliquant au moins 60 000 hommes, voire davantage, et qui bénéficieront en partie d'un matériel de qualité supérieure à nos alliés xin et moritoniens, à moins de fournitures de notre part.


Forces en présence à notre disposition:

Là aussi sur ce point, j'estime qu'il nous faut être réalistes sur les forces dont nous disposons, en particulier sur la qualité de l'équipement qui leur est fournit, à commencer par l'armée Xin. Le constat général est que les forces Xin sont inadaptées aux enjeux de la guerre moderne et aux affrontements de haute intensité. Point par point, il convient en premier lieu d'aborder la lacune absolue de motorisation, qui rendra toute manœuvre offensive longue et pénible, et qui laissera tout le temps à une armée adverse beaucoup plus souple d’organiser contre-attaques et batailles d'arrêt. Il nous faut être réalistes: nous ne pouvons pas avec les moyens à notre disposition, reproduire les schémas tactiques habituels de l'armée velsnienne, qui se reposent sur une rapidité d'action et une offensive permanente. Nous ne disposerons tout simplement pas des chaînes d'approvisionnement qui sont nécessaires à ce type d'opération. Néanmoins, je me permets de souligner des domaines où la perfectibilité est possible, et qui pourraient pallier à ces lacunes criantes. En premier lieu, nous n'auront pas d'autre choix que de nous servir chez l'habitant une fois l'offensive engagée, au vu du manque criant de camions et autres véhicules de ravitaillement. Cela occasionnera sans doute des mécontentements au sein de la population, mais c'est là une nécessité malheureuse.

En second lieu, nous nous devons d'aborder la problématique du soutien de cette armée par un tissu industriel cohérent et important. Là encore, l'armée Xin est dans une situation, qui à mon jugé, n'est pas bonne. Nous pensons que le fils du ciel est actuellement dans l'incapacité de pourvoir à son entretien, et la taille apparente de l'armée n'est à mon sens qu'un trompe l'oeil permit par l'accumulation de matériel obsolète dont l’utilisation ne s'est jamais faite ressentir, du moins pas depuis des années. En théorie, nous pourrions régler ce problème...mais dans les faits, nous n'en avons pas le temps, et l'investissement nécessaire à la remise à niveau du complexe militaro industriel nous paraît bien trop onéreuse et chronophage pour constituer une option viable dans cette situation précise, où nous aurions besoin de l'armée Xin dans les mois suivants, voire des semaines selon l'évolution de la situation. Au vu de cette réalité, je propose ainsi de ne pallier que partiellement à ce problème, car nous n'avons de toute manière pas assez de temps. Je recommande donc à l'armée impériale de cesser toute formation inutile de nouveau personnel, qui constitue un trou béant d'entretien pour des capacités réelles très limitées. Dans la mesure du possible, et si les Xin disposent d'alliés, je recommande également un remplacement rapide du matériel, qui est hors d'âge.

Ce problème de la sur-utilisation des capacités militaires réelles de l'Empire est à mettre en parallèle avec une situation ubuesque dont j'ai pu faire le constat à mon arrivée sur le terrain. Le fils du ciel se vante d'une armée d'un demi-million d'hommes. Cette affirmation est fausse, et j'estime que dans la réalité des faits, l'armée impériale ne pourra pas équiper plus de 150 000 hommes. Quant à les disposer de manière utile sur le terrain, je pense que les capacités du commandement actuel Xin ne le permettent pas. Dans cette configuration, nous bénéficierions donc d'une supériorité numérique, mais qui ne doit pas cacher le fait que cette force, à l'offensive, sous-équipée et sous-motorisée, serait probablement mise en déroute dans le scénario d'une forte opposition des factions ramchoures. En cas de confrontation Xin avec une armée ramchoure unifiée, la partie est perdue, d'autant plus que nous pensons que nous estimons les forces ramchoures plus aguerries de manière générale. Face à cette situation, l'armée Xin ne pourrait vaincre que dans le cadre d'une assistance extérieure que leurs alliés moritoniens pourraient leur fournir, ainsi que notre concours, que nous avons bien l'intention de fournir.

La seule chance de succès opérationnel de l'armée xin résidera certainement dans sa capacité à s'inscrire dans un dispositif plus large de coalition, avec leurs vassaux moritoniens et le concours de notre aviation. L'armée Xin est incapable de se mouvoir rapidement, aussi, sa progression lente devra être soutenue par une multitude de contrefeux et mesures. En premier lieu, nous devons absolument, dans la mesure de notre possible, fournir à cette armée un appui aérien conséquent qui permettra d'éviter son isolement, encerclement et sa destruction rapide. L'armée xin doit être considérée comme enclume, immobile et fixe. Aussi, il nous faut trouver un marteau afin de lui donner son utilité stratégique, qui à mon sens peut trouver son incarnation par un déploiement aéroporté des forces moritoniennes en soutien de leur allié.

L'armée moritonienne est restreinte et limitée, mais nous pensons que ses lacunes, à la fois en nom et en force de frappe, sont largement compensées par une grande mobilité, ce qui pourrait d'elle une pièce maîtresse dans l'acquisition de notre succès. Nous disposons en tout et pour tout de 7 000 moritoniens en capacité, selon nous, d'avoir une utilité tactique sur le terrain, dont 4 500 cavaliers aguerris. Ce qui peut sembler de prime abord comme une force d'un autre temps peut avoir son utilité afin d'empêcher le débordement des forces xin par les armées adverses, autant que our effectuer des raids éclairs et des opérations coup de poing. Son transfert sur le théâtre d'opération constitue donc une priorité absolue, dont els Xin auront besoin afin de remporter un succès tactique.

Enfin, nous pouvons faire une digression sur le dernier élément sur lequel nous pourrons faire reposer nos forces, et qui sera capital dans le succès de cette opération: la maîtrise de l'air, et qui est indispensable dans le cadre du transfert des armées moritoniennes que nous entendons effectuer. Sur ce point là, je ne saurais souligner devant le Sénat l'importance de cet élément dans le cadre de cette opération, que j'encourage à me donner les moyens de son action. Nous pensons également que la mise à disposition de notre usage de moyens balistiques servira notre cause, et que cela doit figurer le plus prestement possible dans l'arsenal que nous aurons à disposition.

Reste l'option de l'intervention directe de notre part, qui demeure un véritable point de débat au Conseil Communal. Il convient d'affirmer que toute action directe sera à double tranchant, et devra avoir fait l'objet en amont d'un consensus auprès des acteurs politiques du Nazum. Je pense que cela est possible à titre personnel, mais que cette action devrait être à la fois encadrée et restreinte. Toutefois, je ne conseille de ne l'utiliser qu'en dernier recours, au vu de la dépense de capital politique que cela représente.



Moyens d’action, conclusion et recommandations personnelles:

Comme vous pourrez le constater, le cadre de notre opération n'est pas idéal, et se repose avant tout sur la fiabilité de nos partenaires locaux. Si il n'est pas à craindre de manque de fiabilité venant de nos partenaires de longue date moritoniens, la volonté des Xin pourrait très bien s'avérer chancelante au dernier moment, et faire avorter l'intégralité de cette opération. Nous espérons donc de ces derniers qu'ils aient la volonté politique nécessaire à l'accomplissement de cette entreprise, que nous savons risquée.

Pour ma part, je pense qu'il est nécessaire que le gouvernement velsnien fasse montre de son engagement envers nos alliés, en multipliant les actions d'éclat, en nous montrant présents, disponibles, à leur écoute, et surtout...transparents vis à vis de nos intérêts à venir à leur aide. C'est pourquoi je soumets officiellement la demande au Sénat et au Conseil communal d'organiser séance tenante un transfert des experts militaires que j'ai au préalable sélectionné, et qui soutiendront les Xin dans la modernisation et la mise à niveau tactique de leur force, dans la mesure du possible. Je demande également à ces excellences du Sénat d'accepter mon action directe et en personne sur ce théâtre d'opération, en guise de supervision de ce groupe. Le contact direct entre la cour des Xin et le Sénat de notre cité ne sera qu'un meilleur message qui leur est adressé, et qui trahira notre volonté de ne les laisser tomber en aucune circonstance.


En espérant que ce rapport soit digne de la confiance que le Sénat des Mille de la Grande République me porte.

Ainsi a été fait ce rapport à la date du 13 février 2016 par le Maître de l'Arsenal
Matteo DiGrassi, sénateur, "vainqueur des achosiens et des landrins", "restituteur du Sénat".



Effets: Matteo Di Grassi entame un périple chez les Xin en compagnie d'un état major restreint
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