31/03/2016
05:15:51
Index du forum Continents Aleucie Westalia

[Encyclopédie] Westapedia

Voir fiche pays Voir sur la carte
2366
Logo Westapedia

Bienvenue sur Westapedia, l'encyclopédie qui a pour vocation de rassembler les informations connues sur Westalia. Celle-ci va être régulièrement mise à jour tout au long de son existence afin que les connaissances sur notre nation puissent être accessibles à tous. La liste suivant ce texte représente les différents éléments qui composent cette encyclopédie. Ce sommaire sera tenu à jour en fonction des futures entrées.

Présentation de Westalia

Catégorie Histoire :

Période pré-coloniale

Ère coloniale

Royaume de New Austaria

Révolution des Westals

Ier République :

Dictature d’Henry Horvanx :

Révolution de 1918

Grande République :
  • Fédéralisation de l’Etat ou la naissance de la Grande République
  • Période post-Asfortienne
  • Crise de la criminalité hamajaks
  • Gouvernance Horvanxienne

Chronologie des dirigeants et chefs de gouvernements westaliens depuis 1804

Catégorie Géographie :

Infrastructures et transports terrestres en Westalia

Communautés et ethnies présentes en Westalia

Groupes d'entreprises et sociétés actifs en Westalia

Topographie, formations naturelles, et climats en Westalia

Etats-Républicains de la Grande République :
  • State Capital of Columbia (SCC)
  • New Austaria
  • Terracristo
  • Horvanx
  • Lerant
  • Dakantia

Catégorie Politique :

Système politique de la Grande République

Institutions de la Grande République :

Partis politiques :

Catégorie Personnalités :

Albert Heirsmith
Albert Parsent
Akito Fujitawa
Alfred Eisendorf
Arthur Horvanx
Arthur McAubert
Boris Valendof
Edouard of Lasley
Gary Sikyatavo
George Garandor
Gerald Hostan
Gerald Vensley
Giovanni Letatsi
Henry Hardenbor
Henry Horvanx
Henry Ross
Henry Takajiwa
Hirayoshi Akiyama
Jacob Horpent
Joe Postom
John Moriss
John Taranti
Jonathan Larster
Justin Darfor
Karl Darilson
Ladislas Andover
Lars McAubert
Leonardo Gravicci
Michael Fendsen
Richard Kaylor
Richard Meylan
Sang Ji-Yoon
Simeon Belagri
Stanislas Asfort
Theodore Aterley
Victor Hardenbor
Victor Jr. Hardenbor
Vipponah Shuman
Wilson Larster

Catégorie Divers :

Droits et législations en Grande République de Westalia
6968
Présentation de Westalia

Cette entrée a pour but d'être une présentation résumé de Westalia, afin de se donner une première image du pays. Des détails à plusieurs éléments de celle-ci (comme des personnalités) sont disponibles dans d'autres entrées présentes ou à venir.

Nom officiel : Grande République de Westalia

Nom courant : Westalia

Président Fédéral : Victor Hardenbor (Depuis 1991)

Premier Ministre Fédéral : Arthur Horvanx (Depuis 2014)

Gentilé : Westalien, Westalienne

Situation géographique :

Pays dans son ensembleCarte Westalia
Etats-Républicains avec leur capitaleCarte Etats Républicains
Langues officielles : Austarien (Anglais), Dialecte de Kamishiwa (Japonais), Madrerian (Italien)
Autre langue reconnue : Aucune

Drapeau :
Drapeau
Le “Drapeau à l’ours étoilé” est le drapeau officiel de Westalia depuis 1919. Les cinq étoiles représentent les États-Républicains qui composent le pays. L’ours est le symbole de la Grande République et également celui de l’État-Républicain de New-Austaria.

Devise officielle :
United, we are free
団結、私たちは自由です
(Unis, nous sommes libre)

Hymne officiel :

Westalia, the Gem of the Ocean

Version anglaise

Version japonaiseVersion japonaise
Paroles
O Westalia ! the gem of the ocean,
The home of the brave and the free,
The shrine of each patriot's devotion,
A world offers homage to thee;
Thy mandates make heroes assemble,
When Liberty's form stands in view;
Thy banners make tyranny tremble,
When borne by the red, white, and blue.
When borne by the red, white, and blue.
Thy banners make tyranny tremble,
When borne by the red, white and blue.

When war wing'd its wide desolation,
And threaten'd the land to deform,
The ark then of freedom's foundation,
Westalia rode safe thro' the storm;
With her garlands of vict'ry around her,
When so proudly she bore her brave crew;
With her flag proudly waving before her,
When borne by the red, white, and blue.
When borne by the red, white, and blue.
With her flag proudly floating before her,
The boast of the red, white and blue.

The Union, the Union forever,
Our glorious nation's sweet hymn,
May the wreaths it has won never wither,
Nor the stars of its glory grow dim,
May the service united ne'er sever,
But they to their colors prove true.
The Army and Navy forever,
When borne by the red, white, and blue.
When borne by the red, white, and blue.
The Army and Navy for ever,
Three cheers for the red, white and blue.

The star spangled banner bring hither,
O'er Westalia's true sons let it wave;
May the wreaths they have won never wither,
Nor its stars cease to shine on the brave.
May thy service united ne'er sever,
But hold to the colors so true;
The Army and Navy forever,
Three cheers for the red, white, and blue!
Three cheers for the red, white, and blue!
The Army and Navy forever,
Three cheers for the red, white, and blue

Monnaie nationale : Talir Westalien (TW), communément appelé Talir

Capitale : Columbia

Population : 62 420 965 habitants (2013)

Institutions politiques :

Schéma des institutions politiques
Schéma politique

Composition du Sénat de la République

Composition Congrès Suprême de Westalia

L’histoire de Westalia par dates importantes :

Histoire par date
XIIème siècle ap. J.C. : Apparition et chute du supposé Amara Pakajik

XVIème siècle ap. J.C : Apparition des Grands Clans Hamajaks

1621 : Découverte de la région par l’explorateur Eurysien de culture latine Vistali Lambrosi, qui donnera son nom à celle-ci.

1654 : Fondation de Santa Maria par Roberto Lambrosi, fils de Vistali, première ville Eurysienne et base de la colonie de Terracristo

1706 : Fondation de la colonie de New Austaria avec les villes de New Landor (1706) et Saint George (1724) par la compagnie de l’Aleucie Austarienne.

1709 : Départ des tensions entre colons et amérindiens. Début de la longue chute des Grands Clans.

1753 : Fondation de colonies Nazums sur les côtes du bassins Kamishiwa, dont la ville de Kaijotoshi.

1767 : Bataille de New Landor qui oppose colons et hamajaks christianisés contre hamajaks païens. Victoire des colons avec plusieurs pertes.

1799 : Début de la guerre de l’effondrement pour la métropole de New Austaria

1801 : Invasion de la colonie de Terrachristo par la colonie de New Austaria dans le cadre de la guerre. Victoire écrasante des envahisseurs avec soutien du Grand Clan Hamajak du lac des perles.

1804 : Chute de la métropole de New Austaria, fin de la guerre de l’effondrement, exil monarchique et proclamation du Royaume de New Austaria par le Prince Edouard of Lasley.

1807 : Fondation du mouvement Westal par des colons opposés au Roi Edouard.

16 février 1811 : Révolution des Westals dans la ville de Saint George. Prise de New Landor, capitale Royale, la même année par les révolutionnaires.

24 août 1813 : Bataille de Fort Harvey qui oppose les Westals contre les loyalistes et leurs alliés hamajaks. Victoire décisive des révolutionnaires et capture du Roi qui capitule. La guerre se termine officiellement après l’invasion des terres contrôlées par le Grand Clan hamajak de la forêt argentée, ancien allié du Roi.

15 septembre 1813 : Fondation de la Ier République de Westalia par les révolutionnaires. Saint George est renommée en Columbia et devient la nouvelle capitale du pays.

6 janvier 1837 : Signature du traité de Crystaltown pour assurer la cohabitation pacifique entre la République et les Grands Clans.

1851 : Abolition totale de l’esclavage

1869 : Découverte d’importantes réserves d’or dans le Nord-Ouest du pays par un paysan de Fort Harvey, début de la ruée vers l’or Westalienne.

1873 : Début des guerres amérindiennes. Chute du Grand Clan des collines noires.

27 mai 1874 : Bataille de Kawataji qui oppose l’armée républicaine contre le Grand Clan du Lac des Perles. Défaite humiliante de l’armée westalienne.

4 juillet 1874 : Grand incendie de Santa Maria provoqué par les guerriers hamajaks du Grand Clan du Lac des Perles suite au sac de la ville. Plusieurs centaines de morts Westaliens.

Mai 1875 : Le contrôle des armées est confié au général Henry Horvanx, qui repousse les amérindiens hors du territoire de la République.

Mars 1876 : Ouverture des négociations de paix avec les hamajaks. Forte opposition d’une partie de la population Westalienne.

24 mai 1876 : Coup d’Etat du Général Horvanx qui instaure une dictature militaire et se nomme lui-même chef du gouvernement. Reprise des guerres amérindiennes.

1879 : Chute du Grand Clan du Lac des Perles, dernière entité indépendante hamajak. Création de la région de Horvanx sur les terres conquises. Début d’une répression forte contre les amérindiens.

1881 : Henry Horvanx est élu à vie en tant que Président de la République.

8 février 1901 : Annexion des cités Nazum du golfe de Kamishiwa. Elles sont intégrées dans la région de Lerant.

23 décembre 1909 : Mort d’Henry Horvanx. Le Général John Moriss lui succède en tant que Président. La transition démocratique commence. Création d’un bloc politique démocrate et d’un bloc autocrate dans l’entourage du nouveau Président.

27 avril 1918 : Tentative de coup d’Etat des autocrates à Columbia, qui occupent la ville. John Moriss fuit à New Landor et ne soutient pas le mouvement, début de la crise autocrate.

11 mai 1918 : Le peuple de Columbia se soulève contre les autocrates et l’armée libère la ville dans un second temps, tout cela grâce aux plans du Général Stanislas Asfort. Fin de la crise autocrate.

7 septembre 1919 : Après la démission du Président John Moriss et la formation d’un gouvernement de transition démocratique, la Grande République est proclamée. Stanislas Asfort est élu premier Président de la Grande République.

Octobre 1961 : Révolte des ouvriers de Northcoal sous l’égide des communistes. Répression contre les révoltés et interdiction du Parti Communiste Westalien.

1979 : Signature des accords de Columbia qui garantissent l’égalité devant la loi des droits et devoirs des amérindiens avec ceux des Westaliens.

1989 : Forte augmentation de la criminalité dans la population hamajak et immigrés. Début de la crise des ghettos.

1991 : Victor Hardenbor et son parti arrive au pouvoir, forte répression contre les ghettos.

2003 : Réforme constitutionnelle qui augmente les pouvoirs du Président et lui donne une plus grande influence sur le pouvoir judiciaire.

2007 : Début d’une lassitude des tendances autoritaires du pouvoir en place. Plusieurs politiques de centre-gauche fondent le Front Populaire et Démocrate, avec à sa tête Simeon Belagri, qui deviendra en quelques années le premier parti d’opposition.
4033
[Catégorie : Histoire]

Période pré-coloniale


La période pré-coloniale de Westalia reste assez floue dans l’histoire du pays. Les populations ayant précédé les colons n’utilisant aucune forme d’écriture, la plupart des informations connues sur cette période sont issues des découvertes archéologiques et de l’interprétations des légendes amérindiennes. De nouvelles trouvailles sont réalisées chaque année, remettant souvent en cause le récit précédent sur cette ère à la fois si large et si inconnue de la plupart d’entre-nous. Ainsi, cette entrée va décrire cette période avec les dernières connaissances officiellement reconnues par l’Association of Westalian Explorers and Archaeologists (AWEA) et pourra être mise à jour en fonction des futures découvertes.

Les premières traces d’hommes dans la région de Westalia remontent au moins à 22 000 ans av. J.C. aux alentours du golfe de Kamishiwa. Probablement par un mouvement de chasseurs-cueilleurs en provenance du sud du continent. Cette population va s’établir dans la région et prospérer en suivant le même mode de vie durant les millénaires qui suivront. La sédentarisation de ces peuplades dites “proto-hamajaks” est attestée à partir du Vème siècle ap. J.C. avec l’établissement de nombreux villages sur la côte bordant le Scintillant et sur les abords du lac des perles, principalement dans la région de Horvanx. Ce changement est particulièrement poussé par l’influence technologique des peuples voisins et des nombreux échanges qui s’opèrent avec ceux-ci. Assez rapidement, la pratique de l'agriculture se démocratise dans les différentes communautés et l’utilisation de travois augmentent les contacts entre les villages et mènent à la création des premières routes que l’on peut qualifier de sentiers ou de pistes.

Représentation d'un travoisPiste de Longroad
Figure 1 : Représentation d’un travois.
Figure 2 : Piste de Longroad, région de Dakantia

La région est plutôt prospère et les conflits entre villages sont relativement rares et se constituent généralement de quelques dizaines d’hommes qui s'affrontent au cours d’escarmouches. Mais la situation semble particulièrement évoluer aux alentours de l’an 1100 avec l’influence du groupe proto-hamajaks qui semblent avoir atteint l’ensemble de la région de Westalia et encore plus au nord, toujours entre les côtes du Scintillants et du lac des perles. Des poteries au style similaire, une architecture des villages identiques et des pratiques religieuses presque uniformes pour l’époque. Le XIIème siècle est plus connu pour être la période où apparaît l’Amara Pakajik, populairement traduit en “Empire du Ciel argenté” par les colons, il est plus judicieux de le qualifier de premier “Grand Clan” à s’établir dans la région. Selon les légendes amérindiennes, il aurait été un clan qui aurait gagné les faveurs des esprits et des anciens, lui permettant de régner sur tout ce qui se trouve sous les cieux. Toujours selon les légendes, il aurait disparu en une nuit, puni par ceux même qui lui ont donné son droit de règne sur le monde. Archéologiquement, il est très difficile de prouver l’existence historique de l’Amara Pakajik, les seules preuves étant les légendes orales transmises de génération en génération chez les locaux et fut longtemps considéré comme un simple mythe. Cependant, la récente découverte d’un important regroupement de villages dans la région d’Horvanx datant de cette époque relance le débat sur la véracité de l’Amara Pakajik.

Il faudra attendre le XVIème siècle pour voir émerger de nouveaux “Grands Clans” qui apparaissent dans la région. Un Grand clan est généralement composé de plusieurs clans mineurs qui lui sont fidèles et eux-mêmes sont constitués de plusieurs villages. Basé sur le mythe de l’Amara Pakajik, leur prestige ne sera pas aussi grand que celui des légendes à cause d’un certain repli sur soi dans la région et des échanges commerciaux qui se concentrent principalement entres les grandes entités du groupe hamajak. Alliances, guerres et paix se succèdent sans réel changement majeur au cours du siècle qui suit. Mais cette boucle d’événement va connaître le début de sa fin avec l’arrivée de l’explorateur Eurysien Vistali Lambrosi qui découvre la région en 1621, la nommant à partir de son nom : Vistalia. La découverte de ces terres va rapidement arriver aux oreilles de plusieurs colonisateurs du vieux continent qui, en pleine conquête de l’Aleucie, vont trouver tout intérêt à investir dans ces terres.

Village Hamajak
Figure 3 : Représentation d’un village hamajak à la fin du XVIème siècle ap. J.C.
5005
[Catégorie : Histoire]

Ère coloniale

En l’an 1654, 23 ans après la découverte de la région, des navires Eurysiens menés par Roberto Lambrosi, fils de l’explorateur Vistali, pose les bases de ce qui va être une des premières colonies durables sur les côtes sud de Westalia. L’objectif est de créer un port relaie pour faciliter les entreprises coloniales diverses et variées tout en servant de plateforme commerciale incontournable pour l’acheminement des ressources du nouveau monde vers l’Eurysie ou Nazum. C'est un de ces établissements commerciaux qui va prendre de l’importance et rapidement se transformer en la ville de Santa Maria. Elle se dote d’une infrastructure portuaire assez impressionnante pour la région et attire de nombreux colons en quête d’aventure ou de fortune. Les terres alentour sont défrichées et exploitées, dans un premier temps pacifiquement avec les autochtones déjà présents. Avec l’augmentation des villages et des fermes dû à l'essor du port colonial, la métropole Eurysienne qui contrôle ces terres la transforme en colonie de peuplement et la nomme “Terracristo”. Les opportunités sont nombreuses dans ces territoires encore vierges, ces routes commerciales grandissantes et les ressources locales abondantes. D’autres nations s’intéressent à la région de Westalia et la prospérité de Santa Maria confortent plusieurs compagnies à investir dans cette partie du nouveau monde. C’est le cas notamment de la compagnie de l’Aleucie Austarienne qui va fonder plusieurs établissements importants plus au nord de Terracristo. La ville de New Landor, en 1706, devient le centre administratif de la colonie de New Austaria et prend beaucoup d’importance avec son commerce de fourrures et de produits exotiques, au point de faire de l’ombre à sa voisine italophone plus au sud. Le développement de New Austaria sera exponentiel et une nouvelle cité d’importance sera fondée en 1724, Saint-George, quelques centaines de kilomètres plus au sud de la précédente et qui abritera notamment une forte communauté religieuse catholique. L’Eurysie n’est cependant pas le seul continent à s’intéresser à la région de Westalia, puisque les rumeurs d’opportunités ont aussi atteint Nazum où plusieurs compagnies se trouvant à l’Est du continent s’organisent et fondent plusieurs cité dans ce qui est aujourd’hui connu comme le Golfe de Kamishiwa, dans le nord, à partir de 1753, dont la ville de Kaijotoshi qui est la plus prospère. Les moyens engagés ne sont cependant pas comparables avec ceux de leurs rivaux Eurysiens et ces compagnies nazums se concentrent principalement sur les côtes du golfe.

Vistali Lambrosi à la découverte du nouveau monde Vie de colon à Saint George, 1747
Figure 1 : “Vistali Lambrosi à la découverte du nouveau monde”, tableau de Antonio Illagro, 1848, exposé au Sénat de la Grande République de Westalia
Figure 2 : “Vie de colon à Saint George, 1747”, tableau de Andrew Keylor, 1924.


Si la cohabitation avec les natifs de la région se passe initialement pacifiquement, voir même aide et commerce avec les colons, les relations vont commencer à se dégrader à partir de 1709 dans le sud. Une expédition armée et religieuse de colons originaires de Santa Maria prend marche vers le nord en direction des différents villages hamajak. Tous des catholiques particulièrement zélés, leur objectif est d’apporter l’illumination du seigneur chez les païens, de gré ou de force. Bien qu’ils rencontrent quelques succès initiaux avec les villages proches, notamment grâce aux échanges fréquents, il en sera un peu moins avec ceux plus éloignés et qui seront au mieux forcés à la conversion de masse lors de baptêmes, au pire incendiés et rasés par les religieux armés. En représailles, plusieurs clans vont faire faire des incursions dans des fermes et des villages de colons où les habitants seront tués et les bâtiments détruits. Ceci va d'abord entraîner la création de milices coloniales dans la colonie de Terracristo pour repousser les hamajaks en colère. Complètement écrasés par la supériorité technologique de leurs adversaires, des dizaines de clans seront chassés de leurs terres au profit des envahisseurs. Ce modèle d'expansion agressif va rapidement se populariser aux autres colonies de la région de Westalia, notamment New Austaria qui va en faire usage de façon excessive à partir de 1732. Ce changement de comportement des colons va entraîner la progressive chute des grands clans dans les siècles à venir, mais ceux-ci ne restent pas inactifs face à ces agressions. Quand certains se convertissent totalement au christianisme et s’allient aux colons, d’autres protègent leurs traditions et contre-attaque violemment. C’est le cas lors de la bataille de New Landor en 1767 qui oppose les colons et alliés hamajaks christianisés contre les forces de l’Amara Mekati ou “Grand Clan des plaines ensoleillées. Bien qu’elle se termine sur une victoire des colons, c’est également la plus meurtrière pour eux et elle marque la prise d’ampleur des tensions qui opposent indigènes et nouveaux arrivants. Jusqu’à la fin du XVIIIème siècle, les colonies aux suzerains divers prospèrent et s'accaparent les terres amérindiennes. Plusieurs clans historiques disparaissent, dont celui de l’Amara Mekati en 1793, dans des guerres bien souvent meurtrières pour ceux qui refusent de se soumettre aux colons ou à leur Dieu.

Carte de la région de Westalia en l’an 1789
Figure 3 : Carte de la région de Westalia en l’an 1789. Plusieurs Grands clans hamajaks sont présents dans la région, mais les plus importants sont les suivants :
L’Amara Mekati ou Grand clan des plaines ensoleillées.
L’Amara Karajik ou Grand clan de la forêt argentée
L’Amara Ahrpat ou Grand clan du lac des perles
L’Amara Jurska ou Grand clan des collines noires
3296
[Catégorie : Personnalités]

Victor HARDENBOR

Victor HARDENBOR


Présentation


Nom : Hardenbor

Prénom : Victor

Âge : 72 ans

Date et lieu de naissance : 14 novembre 1940, New Landor, Etat-Républicain de New Austaria, Westalia

Ethnie : Austarien

Statut : En vie

Profession (hors politique) : Dirigeant d’entreprise, homme d’affaire

Parti Politique : Parti de l’Union Républicaine (PUR) (1987-...), Parti de l’Union Nationale (PUN) (1983-1987), Parti Libre et Démocrate (PLD) (1972-1983)

Famille : Julius Hardenbor (Père) (1915-2001), Elisabeth Hardenbor (Mère) (1918-2007), Margaret Hardenbor (Conjointe depuis 1966) (1943-...), Victor Jr. Hardenbor (Fils) (1971-...), Henry Hardenbor (Fils) (1975-...)

Religion : Catholicisme


Carrière politique


Maire de la ville de New Landor
Election : 1973
Mandat : 1973-1978
Parti politique : PLD

Sénateur du Comté de New Landor
Election : 1979
Mandat : 1979-1983
Parti politique : PLD

Réélection : 1983
Mandat : 1983-1987
Parti politique : PUN

Réélection : 1987
Mandat : 1987-1991
Parti politique : PUR

Président Fédéral de la Grande République de Westalia
Election : 1991
Mandat : Depuis 1991
Réélections : 1995, 1999, 2003, 2007
Parti politique : PUR


Histoire


Victor Hardenbor est le fils aîné de Julius Hardenbor, homme d'affaires important et l’un des westaliens les plus riches du pays. La famille Hardenbor contrôle plusieurs entreprises majeures de la Grande République et est très influente dans la cité de New Landor, souvent considérée comme leur fief personnel. Victor est donc l’héritier d’une dynastie qui remonte au moins jusqu’à la Ier République et parsemée d’hommes politiques influents aux couleurs politiques très variées. Il jouit d’une éducation favorisée en étudiant à la prestigieuse Université de Saint-George, à Columbia. Des études qui lui permettent de rejoindre les rangs des dirigeants du Groupe Hardenbor où il se verra confier la gestion d’une entreprise spécialisée dans la conception et l’assemblage d'automobiles en 1965, secteur industriel très rentable à cette époque. Il est reconnu comme un patron très exigeant et calculateur. Il se fait notamment connaître du public en participant à plusieurs spots publicitaires pour ses propres modèles de voitures dites “populaires”. Fin 1972, son père, alors en fin de mandat à la mairie de New Landor, le pousse comme son successeur sous les couleurs du PLD. Il remportera très facilement ses premières élections qui lui offriront un beau baptême en politique. Même s’il n'accomplit rien de particulier lors de son premier mandat, il se fera suffisamment remarquer des instances dirigeantes du PLD pour devenir candidat d’une des circonscriptions aux élections législatives primaires de 1979. Peu avant celles de 1983, il quitte ce parti avec quelques membres de l’aile droite pour rejoindre les rangs du PUN, parti politique de moyenne importance, mais avec qui il arrivera à conserver son poste de Sénateur. Son charisme et sa popularité vont faire de lui la figure de proue de son nouveau groupe politique. Position qu’il utilisera pour le réformer et créer le Parti de l’Union Républicaine en 1987, à l’occasion des élections législatives primaires de cette même année. Rejoint par d’influentes personnalités conservatrices, il va se hisser comme principale opposant au gouvernement PLD présent à cette époque. Surfant sur le climat de tensions sociales de la fin des années 80, il atteindra le pouvoir en 1991 en se faisant élire Président Fédéral, poste qu’il n’a pas quitté depuis. Populaire lors de ces premiers mandats, il est cependant accusé de faire preuve d’autoritarisme et est souvent qualifié de “petit dictateur” par l’opposition depuis la réforme de la constitution en 2003. Cependant, il reste toujours une personnalité appréciée par son peuple, notamment grâce à un bilan jusque là plutôt bon.
4606
Dernière mise à jour : 26/01/2015

[Catégorie : Personnalités]

Akito FUJITAWA

Akito FUJITAWA


Présentation


Nom : Fujitawa

Prénom : Akito

Âge : 59 ans

Date et lieu de naissance : 27 mars 1955, Karakyu, Etat-Républicain de Lerant, Westalia

Ethnie : Nipozam

Statut : En vie

Profession (hors politique) : Avocat, Professeur de droit

Parti Politique : Parti de l’Union Républicaine (PUR) (1987-...), Parti de la Nouvelle Justice (PNJ) (1983-1987)

Famille : Nakagome Fujitawa (Conjointe depuis 1978) (1956-...), Asari Fujitawa (Fille) (1987-...)

Religion : Shibutsu Shugo


Carrière politique


Sénateur du Comté de South Kamishiwa :
Election : 1987
Réélection : 1991
Mandat : 1987-1995
Parti politique : PUR

Président de l’Etat-Républicain de Lerant :
Election : 1997
Mandat : 1997-2003
Parti politique : PUR

Ministre Fédéral de la Justice :
Nomination : 2003 à 2005
Gouvernement : Terford II

Nomination : Depuis 2014
Gouvernement : Horvanx I

Premier Ministre Fédéral de la Grande République de Westalia :
Nomination : 2005 à 2014
Gouvernements : Fujitawa I, Fujitawa II
Président Fédéral : Victor Hardenbor


Histoire


Akito Fujitawa né dans le village de Karakyu, dans l’Etat de Lerant, en 1955. Ses parents sont des pêcheurs qui ont réussi à s’enrichir en rachetant les navires de pêche des villages alentour pour monter une société fructueuse. Fils unique, il ne montre pas d'intérêt dans la reprise de l’affaire familiale et son père lui finance ses études dans la prestigieuse université de droit de Kaijotoshi, où il obtient un diplôme à l’âge de 24 ans. Il s’engage dans une carrière d’avocat où son argumentaire sera souvent loué dans le milieu, mais il ne sera pas nécessairement très connu au sein de ses pairs, faute d'affaires suffisamment importantes pour se démarquer. Il s’engage en politique en 1983, jeune homme de 28 ans, il est membre du Parti de la Nouvelle Justice, un parti mineur à l’échelle nationale, mais qui possède une dizaine de sièges au sénat à cette époque. Son dynamisme va rapidement le faire élever au rang de cadre du PNJ, mais sans occupation de poste important. En 1987, le PNJ fusionne avec plusieurs partis conservateurs pour former le PUR. Akito est alors choisi pour concourir au poste de Sénateur dans le comté de South Kamishiwa, qu’il remporte. Réélu une seconde fois en 1991, il ne se représente pas en 1995 et se retire temporairement de la scène politique pour devenir professeur de droit à l’Université de Santa Maria. Son objectif est en réalité les élections représentatives de l'État de Lerant où il sera élu Président en 1997. Durant son mandat de six ans, il se forge un puissant réseau de contacts à travers tout le pays et devient même membre du cercle rapproché du Président Fédéral Hardenbor. Cette proximité lui permet d’intégrer le gouvernement du Premier Ministre Fédéral Alfred Terford en tant que Ministre de la Justice, à partir de 2003. La difficulté de Terford à contenir les oppositions suite à la réforme constitutionnelle le pousse à la démission et permet ainsi à Akito Fujitawa de devenir Premier Ministre Fédéral en 2005. Qualifié de “bouledogue d’Hardenbor”, c’est un homme de terrain qui cherche la confrontation et fait beaucoup d'apparitions médiatisées.

De tous les gouvernements ayant existé sous la Grande République, celui d'Akito Fujitawa fut le plus stable et à la plus longue longévité de tous ceux l'ayant précédé. En effet, ce dernier avait réussi à asseoir une main mise très puissante sur le parti et a longtemps favorisé le développement de l'aile modéré, dont il est toujours le leader. Son mandat débutera dans de grands projets de stabilisation sociale, mettant fin à la série d'attentats meurtriers du Southern Hamajak Liberation Front, réduisant le chômage et appliquant de nombreuses politiques économiques qui vont dresser un tapis rouge à une adaptation pour un modèle ouvert sur le monde. Pour autant, sa personnalité ne saura pas être suffisante pour stopper l'ascension du Front Populaire et Démocrate, qui deviendra assez rapidement le premier parti d'opposition, au cours de la seconde partie de son mandat. La tentative de censure du Democracy, en mars 2014, va mettre un coup d'arrêt violent à son hégémonie politique, bien qu'il n'était ni partisan ni initiateur de cette décision, ce qui provoquera son échec à récupérer une majorité absolue au Congrès Suprême, la même année. Connu pour être un homme franc et responsable, il déposera la démission de son gouvernement en juin 2014, au cours d'un pic d'impopularité historique. Sa chute va indirectement réveiller les luttes idéologiques internes, si communes chez les conservateurs westaliens, qu'il arrivait à contenir jusque-là. Pourtant très influent au sein du PUR, il était même considéré comme le successeur évident du Président Fédéral, s’il venait à se retirer dans les années à venir. Il sera remplacé par Arthur Horvanx, un arriviste très populaire, tout aussi proche de Victor Hardenbor, mais inexpérimenté dans la matière. Il conserve cependant assez d'influence pour rester à la tête de l'aile modérée du parti, tout en récupérant son poste de Ministre Fédéral de la Justice, qu'il avait délaissé en 2005. Désormais l'ombre des grands jeux politiques, dauphin déchu du maître des conservateurs, il est à parier que sa traversée du désert n'est que temporaire et qu'il prépare déjà son retour à un moment ou à un autre...
4298
[Catégorie : Histoire]

Royaume de New Austaria

La région de Westalia n’est pas épargnée par les conflits qui sévissent en Eurysie. Au début de l’an 1799, la métropole de New Austaria se retrouve entraînée dans une guerre face à plusieurs autres nations voisines, dont celle possédant la colonie de Terracristo. Le conflit est donc exporté vers le nouveau monde, se démarquant dans l’histoire comme la première guerre entre colonies dans cette même région. L’armée royale se rassemble à Saint-George sous le contrôle du Général Victor Of Hamberney, un noble envoyé par le souverain afin de prendre le contrôle de Terracristo. Mais les moyens initiaux pour une telle opération sont bien trop faibles et il se retrouve obligé de faire appel aux milices coloniales pour mener à bien l’invasion. Les forces militaires se mettent en marche à partir de 1801 en direction de la ville de Santa Maria, centre administratif de la colonie ennemie. Plusieurs escarmouches suivent cette longue marche, qui rencontre des difficultés à pénétrer de façon pérenne dans le territoire adverse. Au milieu de cette même année, Victor Of Hamberney envoie des représentants négocier avec le Grand Clan hamajak du lac des perles, au nord, en échange de ressources et d’armes modernes. L’objectif du Général est de pouvoir profiter des guerriers hamajaks pour renforcer l’avancée jusqu’à la capitale coloniale. Un choix qui lui sera très bénéfique puisque leur présence dans l’armée permettra à celui-ci de lancer le siège de Santa Maria en octobre 1801. Au cours de la bataille qui s'ensuit, le général est touché par une balle dans sa poitrine. La blessure est trop sérieuse et il perd la vie avant de voir la fin du siège. Malgré tout, la ville chutera à la fin de la journée et cette victoire marquera la capitulation des forces de Terracristo. Durant cette campagne militaire, Victor Of Hamberney va avoir une grande influence sur l’organisation des milices coloniales qui vont passer de citoyens armés désorganisés en unités militaires stratégiques pour les opérations coloniales. Plusieurs colons sont nommés à des postes d’importances, militaires ou civils, durant la guerre et font rapidement naître une élite politique coloniale qui s'assure de l’intégrité de la colonie de New Austaria et des territoires occupés de Terracristo.

Mort du Général Victor Of Hamberney à la bataille de Santa Maria
Figure 1 : “Mort du Général Victor Of Hamberney à la bataille de Santa Maria”, tableau de George Johnson, 1811.

Les succès coloniaux n’ont cependant que peu d’influence sur le déroulement de la guerre qui se concentre en Eurysie. Là-bas, les échecs militaires se succèdent face à une coalition de pays supérieure en nombre. La métropole est progressivement conquise jusqu’à l’année 1804, date à laquelle les dernières forces capitulent sur le vieux continent. Pour autant, cette “guerre de l’effondrement”, comme elle est désormais appelée, reste sur un sentiment d’inachevé pour les conquérants qui voient une importante fuite de la population vers la colonie de New Austaria. Cet exil est dirigé par le Prince Edouard Of Lasley, qui a pris avec lui nombre de membres influents de la cour royale. Sur place, il est accueilli comme l’homme providentiel qui va permettre au peuple de survivre aux menaces extérieures, aussi bien par les exilés que par les colons. La reconquête de la métropole n’est qu’un rêve illusoire, d’un autre côté la colonie de New Austaria et les terres occupées de Terracristo sont particulièrement bien développées et peuplées pour des régions d’outre-mer. Il décident donc de réunir ces territoires pour former le Royaume de New Austaria, avec lui à sa tête en tant que Roi aux nombreux pouvoirs. La création de ce nouveau pays est tièdement réceptionnée par la population exilée, mais bien plus par celle des colons qui se voient déjà comme acteurs dirigeants de cette nouvelle entité politique Aleucienne. Le Roi Edouard renforce le contrôle militaire sur les terres de Terracristo pour mater toutes révoltes. Il noue des alliances avec le Grand clan du lac des perles et le Grand clan de la forêt argentée, permettant pour la première fois depuis le début de la colonisation une baisse des tensions avec les peuplades hamajaks, plusieurs traités et lois leur accordant même la protection royale. Ce changement drastique de politique coloniale ne satisfait pas les colons, mais reste compréhensible dans un contexte où le Roi craint une invasion de ses anciens ennemis et cherche donc tout allié disponible pour protéger ses terres si cela venait à arriver. En réalité, les conquérants Eurysiens doivent se remettre de la guerre de l’effondrement et une invasion outre-mer serait particulièrement coûteuse pour des gains très faibles. A ce stade, le Roi Edouard n’est même plus vu comme une menace à leur égard.

Portrait de Edouard Of Lasley, Roi de New Austaria
Figure 2 : “Portrait de Edouard Of Lasley, Roi de New Austaria”, tableau de Henry Porth, 1807”
8189
[Catégorie : Histoire]

Révolution des Westals

Le début de règne du Roi Edouard se passe bien dans son ensemble. Dans un premier temps, la richesse apportée par les exilés permet aux colonies un nouveau gain économique. Ces derniers investissent dans des plantations et dans la construction de nouvelles infrastructures un peu partout dans le pays. Les villes se transforment rapidement en véritables cités modernes, de nombreux palais fleurissent un peu partout dans les grandes agglomérations urbaines telles que Saint George ou la capitale royale, New Landor. Terracristo se voit peuplée d’une importante communauté anglophone, principalement issue des classes populaires qui ont fui la métropole, non pas sans tension avec les habitants italophones, présents sur place depuis déjà plus d’un siècle. Le gouvernement royal, dans ses premières années, est principalement composé de colons qui occupent déjà la plupart des postes politiques d’importances. Cette “élite coloniale” est très récente et se repose sur le prestige acquis durant la guerre de l’effondrement. Construite autour des réformes du Général Victor Of Hamberney, mort durant la bataille de Santa Maria en 1801, elle essaye de s’imposer comme la force politique dirigeante du nouveau Royaume. Cette “arrogance” n’est pourtant pas au goût de tout le monde, en particulier pour les nobles exilés et encore plus pour le Roi Edouard, qui refuse de partager le pouvoir avec ces “arrivistes”. Le monarque avance ses pions en évinçant progressivement les colons des institutions royales, pour y placer des membres de sa cour, contrôlant totalement le gouvernement et ses directives à partir de 1807. Ainsi, il a toutes les cartes en main pour faire de New Austaria une restauration de l’ancienne métropole coloniale. Lois et décrets permettent à la noblesse de retrouver ses droits et ses pouvoirs pour imposer leur volonté aux colons. Pour le bien de “la prospérité nationale” certains biens sont même “réquisitionnés” par le Roi et ses proches, sans que les propriétaires initiaux puissent s’opposer à cette décision, car indiscutables selon la loi. Alors que ces pratiques furent très courantes en Eurysie, elles ne sont pas bien acceptées par les colons qui les considèrent comme injustes. Ainsi, plusieurs membres de l’élite coloniale vont se rassembler pour former ce que l’on appelle aujourd’hui le “mouvement des Westals”, au début de l’an 1807. Le terme Westal est un dérivé de “Vistali”, du nom de l’explorateur Eurysien qui a découvert la région au cours du XVIIème siècle. Ce groupe politique lutte à l’origine pour une reconnaissance du droit des propriétaires coloniaux et une représentation plus importante au gouvernement. Très actif dès leur première année d'existence, le Roi n’attendra pas longtemps pour les considérer comme une opposition à son pouvoir et va réprimer violemment leurs actions à partir de 1808. A ses débuts, ce mouvement n’est pas particulièrement populaire au sein de la population, voire tout simplement inconnu. En effet, il est plus considéré comme un regroupement de riches colons mécontents qui veulent récupérer leurs biens et leur influence sur le pays.

Les limites de la politique du Roi Edouard commencent à se faire sentir à partir de 1809. L’évolution de l’économie, désormais principalement dans les mains de nobles, semble se retourner contre eux. Une mauvaise gestion des propriétés volées aux colons fait chuter le revenu des travailleurs, tandis que les domaines agricoles connaissent une très mauvaise année, faisant grimper le prix des besoins courants. Peu à peu, la population commence à se plaindre des conditions de vie subies au sein du Royaume et les excès des nobles, jusque-là ignorés, provoque la colère de ses classes populaires qui s'appauvrissent. Dans ce contexte d’instabilité, le mouvement des Westals se fait connaître et devient le représentant de la colère populaire. Les rangs de celui-ci s’élargissent et accueillent désormais de nombreux miliciens, travailleurs, philosophes, artistes, et même quelques aristocrates de basse noblesse. Avec le Roi Edouard comme origine de tous leurs maux, le groupe se radicalise et passe d’une lutte de droits à une volonté de faire chuter la monarchie au profit du peuple. Le 15 février 1811, à Saint George, une réunion de Westals est interrompue par des soldats de l’armée royale qui arrêtent trois dirigeants majeurs du mouvement sous des accusations de dissidence et de crime de lèse-majesté. Réprimé depuis plusieurs années sans pouvoir s’y opposer réellement, ce dernier acte contre les Westals sonne comme la répression de trop pour les autres cadres dirigeants. Ainsi, le 16 février, une partie de la population de Saint George entre en révolte contre le Roi et son gouvernement. La garnison locale va être déployée pour repousser les insurgés qui réclament la libération des Westals arrêtés. Mais le soutien inattendu de la milice de la ville va transformer la révolte en révolution armée qui submerge les soldats royaux, contraint de capituler face à la supériorité numérique des miliciens entraînés et des vétérans ayant servi sous Hamberney en 1801. La prise de Saint George marque le début de la révolution Westal, ainsi que celui de la guerre civile entre la monarchie et les colons. Ce ralliement de la milice est principalement dû au Capitaine Arthur Lerant, qui est rapidement fait Chef des forces armées révolutionnaires et l’une des personnalités dirigeantes de la révolution.

Arthur Lerant
Figure 1 : “Portrait du Président Arthur Lerant”, tableau de George Johnson, 1816

La nouvelle de cette révolte et du début de la lutte armée par le mouvement des Westals se répand assez rapidement à travers le pays. Des insurrections apparaissent à travers les différentes villes du Royaume qui sont pour la plupart matées violemment par l’armée royale. A Saint George, Arthur Lerant met en place une armée révolutionnaire sur les mêmes bases que celle du Général Hamberney, sous lequel il a servi durant sa campagne militaire. S’appuyant sur des forces bien entraînées et presque aussi bien équipées que les loyalistes, il se lance dans une marche vers la capitale Royale, New Landor, qui se trouve un peu plus au nord, dans le but de faire chuter le gouvernement et capturer le Roi. Seulement quelques jours après le début de son opération, les forces Westals vont rencontrer l’armée contre-révolutionnaire qui va les défaire lors de la première bataille de Christhill, le 12 mars 1811, premier affrontement militaire de la guerre. Ils vont être obligés de se replier plus au sud durant quelques jours avant de se relancer dans leur marche et pour cette fois-ci mettre en déroute les forces loyalistes lors de la seconde bataille de Christhill, le 24 mars 1811. Cette victoire stratégique va permettre à l’armée dirigée par Arthur Lerant de s’emparer de la capitale royale, à l’issue d’un affrontement largement remporté grâce au soutien de la milice locale, venu renforcer les forces révolutionnaires, le 30 mars 1811. Le Roi Edouard fuit avec ses troupes vers le Nord du pays, en direction du Grand Clan de la forêt argentée, seul allié hamajak ayant accepté de le soutenir. La chute de New Landor fait l’effet d’une bombe dans tout le Royaume et permet de légitimer les révolutionnaires Westals dans leur entreprise. Les milices des différentes villes coloniales se joignent rapidement à leur mouvement et des affrontements éclatent un peu partout sur le territoire, sans impact majeur sur la guerre.
Cependant, ces ralliements provoquent un contrecoup assez important chez les Westals qui doivent unir les différentes insurrections ensemble et coordonner les efforts militaires à l'échelle nationale pour faire chuter définitivement la monarchie. Rassemblés sous la figure d’Arthur Lerant, artisan des victoires de Saint George et de New Landor, il faudra attendre 1813 pour voir apparaître une armée révolutionnaire cohérente et unie se mettre de nouveau en marche vers le nord. Replié dans la ville de Fort Harvey, le Roi dirige ses armées lors de l’affrontement final qui l’oppose aux révolutionnaires. Malgré le soutien des hamajaks venus en nombre, les loyalistes y sont défait le 24 août 1813 et le Roi Edouard fait prisonnier dans la foulée. Les pertes Westals faibles et le moral au plus haut, Lerant prend la décision de pousser l’opération militaire plus loin en envahissant le territoire du Grand Clan de la forêt argentée, en guise de représailles pour leur soutien à la monarchie. Cette invasion va permettre au pays d'acquérir un accès aux Lac des perles, tout en séparant le territoire hamajak en deux. En parallèle, les dirigeants de la révolution se rassemblent à Saint George pour proclamer l’union du pays et la création de la République, non pas de New Austaria, mais de “Westalia”, un nom qui se veut être le début d’une nouvelle nation et non la continuité d’une ancienne. La capitale est relocalisée à Saint George qui est renommé pour l’occasion Columbia, “ville de la liberté”. Pour autant, la chute de la monarchie n’est que le début de l’histoire de cette jeune République, à qui il reste encore beaucoup à faire, tel que le sort du Roi ou l’instabilité de Terracristo…

Bataille de Fort Harvey
Figure 2 : “Soldats Westals à la bataille de Fort Harvey”, tableau de Charles Larington, 1834

Carte de la région de Westalia fin 1813
Figure 3 : Carte de la région de Westalia fin 1813.
Amara Jurska = Grand clan des collines noires
Amara Ahrpat = Grand clan du lac des perles
1420
[Catégorie : Géographie]

Infrastructures et transports terrestres en Westalia

Carte Infrastructures transports

La plupart des villes d'importances de la Grande République sont reliées entre elles par les "Interstate", un réseau d'autoroutes, dont la construction a débuté dans les années 50 avec pour objectif de dynamiser les territoires les plus reculés de la capitale. De nouveaux projets voient régulièrement le jour pour faciliter le transport des biens et des personnes à travers tout Westalia et nécessite souvent la coopération entre deux ou plusieurs Etat-Républicains et le gouvernement Fédérale pour leur réalisation.

La répartition des infrastructures est également répartie de façon inégale à travers le territoire. On va par exemple retrouver un nombre important de routes et chemins de fer au niveau de New Austaria et Lerant, tout particulièrement sur la côte, tandis que le nord du pays est bien souvent moins garnie. Le cas le plus flagrant est la partie Est de l'Etat d'Horvanx qui manque cruellement d'infrastructure pour faciliter le mouvement et le développement locale. Cela peut s'expliquer notamment par le fait que cette région est peu peuplé, très rurale et couverte en partie par une immense forêt avec peu d’attrait économique, si ce n'est l'exploitation du bois.

Côté International, Westalia possède des axes routiers et ferroviaires d'importance qui sont reliés avec la Lermandie, au nord. Avec l'ouverture progressive du pays sur la scène régionale et l'établissement de relations amicales avec son voisin au nord, les régions frontalières vont profiter grandement des échanges entre les deux nations.
7979
[Catégorie : Histoire]

Ier République : Westalia, la jeune nation Aleucienne

Avec leur victoire sur les forces loyalistes et le Grand Clan de la forêt argentée, les révolutionnaires se retrouvent avec un territoire bien plus vaste que prévu à administrer. Afin de s’émanciper du passé royaliste et pour s’affirmer en tant que nation indépendante et encrée en Aleucie, les dirigeants Westals décident de fonder la République de Westalia, un tout nouveau pays fondé sur les bases des colonies de New Austaria, de Terracristo et des terres conquises aux hamajaks durant la Révolution. Le pouvoir désormais totalement entre leurs mains, il est désormais temps pour eux de décider du sort du Roi Edouard et de ses fidèles. L’ancien monarque désormais présenté comme Edouard “le sans terre”, officialise sa déposition et la fin du Royaume de New Austaria au cours d’un jugement ouvert au public à Columbia, nouvelle capitale du pays. On lui confisque l'entièreté de ses biens, qui sont officieusement redistribués entre les nouveaux dirigeants Westals, et on le condamne à un bannissement à vie pour lui et ses descendants des terres de la nouvelle République, marquant définitivement la fin d’une ère et le début d’une autre. Bien que beaucoup souhaitèrent l’exécution du Roi en représailles à ses actions, l’idée fut rapidement écartée par le 1er Président de la République, Arthur Lerant, élu par ses pairs et dirigeant incontesté de la jeune Westalia. Pour les autres partisans de la Royauté, nombre d'entre eux subirent à peu près le même sort que leur monarque déchu et ceux qui eurent le droit de rester sur ces terres subirent une persécution de la part des révolutionnaires et du peuple pour les générations à venir.

Proclamation de la République de Westalia
Figure 1 : “Proclamation de la République de Westalia à Columbia par Arthur Lerant, en 1813”, tableau de Michael Lorisson, 1820, exposé au musée de la Révolution.

Dans le nord, les terres conquises au Grand Clan de la forêt argentée sont qualifiées de Territoires Westaliens d’Astaran, avec pour chef-lieu la ville du même nom. Dirigé par un Gouverneur militaire, le Général Charles Of Artenais, cette région est principalement peuplée de clans hamajaks soumis aux lois Westaliennes et dont les points d'intérêts se transforment en petites villes au développement lent, mais tout de même présent grâce au soutien du gouvernement qui investit dans la région, espérant rentabiliser les terres conquises durant la guerre. Cependant, ce projet ne se fait pas sans accroc. Étant parmi l’une des régions les plus peuplés d’hamajaks du continent à cette époque, les clans locaux montrent leur opposition à cette nouvelle colonisation des “hommes du sud”, qualificatif hamajak donnés aux colons, sur leurs terres ancestrales. Charles Of Artenais n’en tiendra pas compte et déploie à plusieurs reprises l’armée pour mater les indigènes mécontents. Le niveau de répression montera d’un cran à partir de 1821 avec un système de déportation qu’il mettra en place sous le nom de “Réorganisation d’Artenais”, consistant à chasser la majorité des hamajaks de leurs terres, tout en faisant preuve d’une violence particulièrement présente dans la façon de mettre en oeuvre ce plan. Fuyant vers les Grands clans adjacents, réduits en esclavage ou massacrés, la situation bascule cette région en un véritable terreau d’instabilité qui pourrait pousser le Grand clan des collines noires et le Grand clan du lac des perles à intervenir face à une République encore trop affaiblie par la guerre pour défendre un tel territoire. Ainsi, début 1825, Charles Of Artenais est démis de ses fonctions de Gouverneur d’Astaran en raison de sa persistance dans son plan, qui sera d’ailleurs abandonnées quelques semaines plus tard pour limiter l’instabilité régionale. Pour maintenir la paix avec les hamajaks, le gouvernement de l’époque mené par le Président John Facton, successeur d’Arthur Lerant, va se rapprocher des Grands Clans et négocier pour la stabilité de leurs relations et éviter toute escalade militaire. Pour autant, ces accords seront régulièrement violés par les deux partis, menant à de nouvelles négociations presque tous les ans. Il faudra attendre l’année 1837 et la signature du traité de Crystaltown pour assurer une paix durable entre les westaliens et les hamajaks. Une reconnaissance des frontières et un arrêt du commerce d’esclaves amérindiens seront les deux éléments qui permettront d’éviter le début d’une guerre d’envergure dans le nord du pays. Ce traité est par ailleurs le précurseur de la loi de 1851 qui interdit quant à elle totalement l’esclavage sur le territoire de la République de Westalia et permettant aux hamajaks de gagner quelques droits, bien qu’ils ne seront jamais considérés comme des citoyens du pays.

Exile forcé des hamajaks de la forêt argentés
Figure 2 : “Exile forcé des hamajaks de la forêt argentés, 1821”, représentation de Albert Quanah, 1987.

Si la situation avec les hamajaks peut sembler problématique, elle n’est pas comparable avec celle du sud, dans la région de Terracristo, qui est bien plus instable. Après la conquête de la région par le Général Victor Of Hamberney, en 1801, celle-ci n’a jamais réellement réussi à s'acclimater à la domination du Royaume de New Austaria qui, malgré plusieurs actions pour stabiliser et dynamiser la région, n’est pas arrivé à l’intégrer complètement. Au temps de la révolution, plusieurs villes vont se soulever et tomber entre les mains des westals dont la population rejoindra la cause sous des promesses d’autonomies dans la future entité qui résultera de la guerre. C’est à partir de cette période que le peuple de Terracristo, puis tous les italophones Westalien, se qualifie de “madrerian”. Une communauté très active durant la guerre, mais qui sera écartée des institutions de la nouvelle République pendant plusieurs années. Après la fondation de Westalia en 1813, les madrerians comprennent rapidement qu’ils n’obtiendront aucune autonomie du gouvernement actuel, qui semble aussi déterminer à intégrer totalement la région, comme le Roi Edouard avant eux. Avec une colère populaire montante, Santa Maria se soulève en 1816 sous l’impulsion de madrerians indépendantistes. Limitée à la ville seule, l’armée républicaine va violemment mater l'insurrection et reprendre le contrôle de la cité à la fin de cette même année. Le gouvernement négocie par la suite plusieurs garanties avec des représentants madrerians, comme le respect de leur culture ou de leur langue. Pour autant, ces accords partiront rapidement en éclat lorsque le gouvernement du Président John Facton impose l’anglais comme langue dans toute la République, en 1824. Avec plusieurs décrets qui limitent indirectement l’apprentissage de l’italien au profit de la langue nationale, les madrerians indépendantistes entreront de nouveau en insurrection à partir de mars 1825. La révolte commencera dans la cité côtière de Reggio di Terracristo et s’étendra rapidement aux autres villes majeures de la région telles que Santa Maria ou Saranti. Bien plus organisé qu’en 1816, le gouvernement et l’armée républicaine vont rencontrer de nombreuses difficultés à pacifier les villes aux mains des insurgés. Ils finiront cependant par stabiliser militairement la région à partir de décembre 1825. Ceci aboutira, comme en 1816, à des négociations entre le gouvernement et les représentants madrerians. Celles-ci aboutiront à la signature des Accords de Santa Maria en janvier 1826. Des garanties plus solides et le rétropédalage de plusieurs décisions gouvernementales ayant pu entraîner l'insurrection. Malgré tout, la région de Terracristo reste instable et des mouvements de contestation sur fond d’indépendance reviennent régulièrement sur le devant de la scène. Malgré tout, les Accords de Santa Maria marquent le début d’une baisse de l’activisme indépendantiste des madrerians, toujours sous surveillance accrue du gouvernement.

Insurections madrerians de 1825
Figure 3 : “Insurections madrerians de 1825, à Santa Maria”, tableau de Giovanni Alecio, 1878.

A partir des années 1840, la jeune République entre progressivement dans une période de stabilité. La contestation hamajak dans le nord se réduit, tandis que la paix avec les Grands Clans semble assurée. Au sud, les madrerians sont toujours actifs, mais les Accords de Santa Maria permettent d’éviter toute nouvelle insurrection à l’égard du pouvoir central de Columbia, du moment que celui-ci maintient le statu quo avec eux… Cette période qui s’annonce est le début de l’âge d’or de la Ier République. L’économie se porte bien et la qualité de vie s’améliore pour la population. Cette ère permet également aux Westals et à leur descendants de former une véritable élite politique et bourgeoise, fondant de nombreuses institutions et entreprises qui vont leur permettre de s’enrichir. Cet entre-soi va mener à de nombreux contournements de la démocratie, manipulant souvent dans l’ombre la direction du pays pour leurs profits personnels. Jusque-là, le peuple n’y prête pas vraiment attention, mais ces écarts vont leur jouer des tours dans les années à venir…
9253
[Catégorie : Histoire]

Ier République : la grande ruée vers l’or

Photographie de la ville de Fort Harvey en 1870
Figure 1 : Photographie de la ville de Fort Harvey en 1870

Avec la période de stabilité débutée dans les années 1840, la République de Westalia prospère et prend peu à peu une place mineure dans le paysage de l’Ouest-Aleucien. Pour autant, ce jeune Etat n’est pas le plus attractif et alors que les décennies passent, les gouvernements successifs rencontrent des difficultés à diversifier les richesses que peuvent apporter les terres de la nation, alors majoritairement vierge et sous-exploitées. Le centre économique du pays reste fortement positionné sur les côtes au sud, où plus de 70% de la population vit à cette période. Déjà très urbanisé et doté de commerces florissants, c’est surtout la position géographique du pays qui permet à cette région de prospérer, tandis que les zones rurales et les terres profondes ne rencontrent que peu de succès économiques, malgré les investissements de l’Etat pour développer infrastructures et entreprises nouvelles. A la tête du pays, les idéaux portées par les westals originaux ne sont plus qu’un passé lointain. Désormais, une aristocratie formant une haute bourgeoisie décadente et fortunée dirige le pays dans l’ombre depuis déjà quelques années. Ces familles, toutes issues de grandes personnalités de la révolution de 1811-1813, remodèlent l’État en fonction de leurs besoins personnels et arrangent les lois suivant les nécessités de leurs différentes entreprises et manigances politiques. Le peuple, de son côté, ne profite que peu de cette période de stabilité et les conditions de vie pour les “honnêtes gens” se dégradent progressivement depuis le début des années 1860. Bien que l’on ne parle pas encore de socialisme ou de communisme à cette époque, c’est bel et bien durant ces années-là qu’un début de “conscience ouvrière” voit le jour en Westalia et prendra encore plusieurs décennies pour mûrir dans les nombreux mouvements sociaux que connaîtrons la première moitié du XXème siècle. Au sein du récit national, la majorité des années 1860 sont associées à ce que l’on appellera plus tard “la République du grotesque”, un État oligarchique où la démocratie n’est que d'apparat et où les plus puissants se livrent à des extravagances décadentes et parfois dignes des plus grands péchés, sans considération pour le peuple qui les nourris. Une période jugée bien plus durement que la dictature, qui sera connue quelques années plus tard, à un tel point que les historiens modernes qualifient généralement de "honte historique" et de point de disparition des idéaux révolutionnaires du début du siècle, cette période peu enviable de l'Histoire westalienne...

Caricature d’un bourgeois westal
Figure 2 : Caricature d’un bourgeois westal, auteur inconnu, 1874.

Un événement majeur va pourtant changer la face du pays et la direction vers laquelle il se dirige. Au cours du printemps 1869, un fermier de la petite bourgade de Fort Harvey découvre de l’or dans une rivière. Rapidement, des découvertes similaires sont recensées un peu partout dans la région et la nouvelle remonte jusqu’au sommet de l’Etat. Presque immédiatement, des projets de prospections sont dépêché dans tout le nord du pays et les résultats obtenues laissent sans voix : des territoires entiers sont favorables à l’extraction d’or et les bénéfices, estimés à plusieurs millions à l’époque, auraient été largement sous-estimés selon les historiens de l’Association of Westalian Explorers and Archaeologists (AWEA), qui eux avancent plutôt un chiffre se comptant en milliards de Talirs modernes (devise monétaire de Westalia). Provoquant un bouleversement dans la société de l’époque, une grande migration du sud vers le nord, principalement des populations pauvres, commence à s’opérer. Il ne faudra pas attendre la fin de l’année 1869 pour que la “fièvre de l’or” traverse les frontières de la République et atteigne les autres régions de l’Aleucie. Principalement lermandiennes, de nombreux autres peuples aux origines diverses viennent renforcer la population westalienne au cours de cette période. Notamment, lorsque les rumeurs d’opportunités de richesses traversèrent les océans pour atteindre les autres continents tels que l’Eurysie et tout particulièrement le Nazum. A partir de 1871, aventuriers et opportunistes du monde commencent à rejoindre ces nouvelles zones de peuplement dans le nord. Cette vague de migration particulièrement intense provoque des changements majeurs dans la région. Des petites bourgades rurales comme Fort Harvey se transforment en centres urbains, passant parfois d’une centaine d'habitants à plus de cent mille âmes au sein d’une même communauté. En parallèle, des campements positionnés stratégiquement proche des zones riches en or deviennent aussi des villes modernes et peuplés, dont la richesse initiale repose principalement sur l’or. En termes de communautés étrangères, les nazums sont surreprésentés dans l’imagerie de l’époque, notamment due au grand réseau de passeurs mis en place par le clan nipozam des Akiyama, au sein des cités nazums du golfe de Kamishiwa, qui deviennent une plaque tournante, à la fois de l’or extrait, mais surtout de la main d’oeuvre étrangère envoyé en Westalia.

Immigrés nazums en chercheur d’or
Figure 3 : Immigrés nazums en chercheur d’or, sur le bord d’une rivière à quelques kilomètres de la ville d’Astaran, auteur inconnu, 1872.

Photographie de l’ancienne mine d’or d’Alfredcity
Figure 4 : Photographie de l’ancienne mine d’or d’Alfredcity, 1873. Sur cette photo, on peut apercevoir des mineurs westaliens, mais surtout des immigrés lermandiens, aleuciens et nazums.

Avec le développement de l’extraction de l’or, des réseaux importants de marchands se créent entre le nord et le sud. Ces “Goldmakers”, également appelés “Nouveaux riches”, créent de véritables compagnies qui prennent très tôt le contrôle des zones d’exploitations et se disputent régulièrement les terres considérées comme les plus avantageuses. Au début de la ruée, le gouvernement westaliens n’exerce qu’un contrôle limité sur les territoires du nord et la loi ne couvre pas vraiment tous les aspects nécessaires pour encadrer les pratiques d’extractions, au grand bonheur de ces nouvelles sociétés. Ainsi, entre mineurs, des règles tacites sont établies, mais quelques débordements sont recensés, sur fond de rivalité et de règlement de compte. A partir de 1873, la situation se stabilise grâce à la nomination d’un nouveau gouverneur militaire des Territoires Westaliens d’Astaran. Celui-ci signe plusieurs décrets qui posent un cadre à la pratique de l'extraction minière, mais en laissant toujours une grande marge de manœuvre aux exploitants. C’est notamment en 1874 que la célèbre société Northern Mining Alliance (NMA) est fondée par de riches westaliens et des immigrés ayant fait fortune grâce à leurs propres mines. Entre 1869 et 1874, les bénéfices de l’extraction d’or ne se portent pas seulement sur le commerce de cette matière précieuse, mais bien sur l’abondante immigration qui a permis de rentabiliser ces régions du nord jusque-là peu attractives. S’ils sont nombreux à ne pas avoir réussi à faire fortune grâce à l’or, beaucoup trouvent de nouvelles opportunités dans le secteur agricole et l’artisanat, augmentant drastiquement l’économie locale.

Pour autant, tout n’est pas blanc dans cette grande ruée vers l’or westalienne. L’attrait de l’or pousse la fièvre des chercheurs à repousser les limites de l’inconnu et la convoitise mène à la réalisation d’atrocités innommables durant toute cette période. A partir de 1870, les prospections réalisées par les compagnies et le gouvernement s’élargissent géographiquement et traversent les frontières de la République pour se retrouver dans les territoires des grandes clans hamajaks. Si la venue de ces étrangers n’était pas un problème en soit, c’est plutôt l’établissement de campements par ces derniers qui provoqua une violation direct du traité de Crystaltown, des accords signés en 1837 entre le gouvernement et les Grands clans pour délimiter les frontières communes et assurer la paix entre les deux peuples. Rapidement, ces nouveaux colons vont se faire de plus en plus nombreux en fondant de nouveaux carrefours commerciaux et de nouvelles villes. Certaines terres, particulièrement prometteuses, sont déjà sous le contrôle de villages indigènes qui les exploitent. Pour s’en emparer, les chercheurs d’or organisent des expéditions armées avec pour but de chasser, voir de massacrer, les habitants d’origines. En représailles, des raids hamajaks sont organisés contre les nouvelles mines et les récents établissements, provoquant la mort de plusieurs personnes. De leur côté, les colons s’organisent une fois de plus et s’attaquent presque systématiquement aux villages et villageois hamajaks des terres exploitées. Ainsi débute un cercle de violence qui ne va qu’en empirant, notamment lorsque les forêts sacrées des clans sont rasées pour survenir aux besoins de constructions et d’expansion des colons, menant à une disparition de 60% de la vénérable forêt argentée en une vingtaine d’années. Cette violence va également permettre à une jeune société du nom de Stenson's Company de faire fortune en vendant des armes à tous ceux qui souhaitent “pacifier et apporter la civilisation sur les terres sauvages”, pour reprendre une affiche publicitaire de l’époque. Aujourd’hui, la Stenson's Company est plus connue sous le nom de Warsmith Industries, l’un des principaux producteurs modernes d’armes de la Grande République.

En 1873, un grand raid hamajak du Grand Clan des collines noires (Amara Jurska) traverse la frontière et incendient deux villes westaliennes. Ne pouvant plus rester sans rien faire, le gouvernement déploie officiellement l’armée pour repousser l’incursion. Cette décision marque le début d’une des périodes les plus sombres, mais également l’une des plus décisives de l’Histoire westalienne et dont les répercussions sont encore visibles aujourd’hui, dans la société moderne qu’elle forme au XXIème siècle. Nous parlons bien évidemment de la dernière grande période de la Ier République : les guerres amérindiennes.

“Déblayage d’un camp de sauvages”, représentation d’un massacre hamajak
Figure 5 : “Déblayage d’un camp de sauvages”, représentation d’un massacre hamajak durant la ruée vers l’or par une milice travaillant pour des Goldmakers, gravure journalistique, 1874.
5491
[Catégorie : Personnalités]

Simeon BELAGRI

Simeon BELAGRI


Présentation


Nom : Belagri

Prénom : Simeon

Âge : 69 ans

Date et lieu de naissance : 26 juillet 1944, Santa Maria, Etat-Républicain de Terracristo, Westalia

Ethnie : Madrerian

Statut : En vie

Profession (hors politique) : Dirigeant d’entreprise, homme d’affaire

Parti Politique : Front Populaire et Démocrate (FPD) (2006-...), Parti Libre et Démocrate (PLD) (1982-2006)

Famille : Giovanni Belagri (Père) (1919-...), Anastasia Belagri (Mère) (1920-2012), Yvonne Asta (Conjointe depuis 1971) (1953-...), Alberto Belagri (Fils) (1972-...), Giorgio Belagri (Fils) (1974-...), Ana Belagri (Fille) (1982-...)

Religion : Catholicisme


Carrière politique


Délégué au Congrès Suprême de Westalia :
Election : 1982
Mandat : 1982-2004
Réélections : 1986, 1990, 1994, 2000
Parti politique : PLD

Sénateur du Comté de Santa Maria :
Election : 2005
Mandat : 2005-2007
Parti politique : PLD puis FPD à partir de 2006

Réélection : 2007, 2009, 2013
Mandat : Depuis 2007
Parti politique : FPD

Président du Groupe Front Populaire et Démocrate au Sénat de la Grande République :
Election : 2007
Mandat : Depuis 2007
Réélections : 2007, 2009, 2013
Parti politique : FPD

Ministre Fédéral de l'Économie Nationale :
Nomination : 1986-1991
Gouvernements : Hulter II, Hulter III, Abek I


Histoire


Simeon Belagri est né en tant qu’héritier direct de la célèbre famille Belagri. Propriétaire de nombreuses enseignes à travers tout le pays, la réussite du groupe est principalement due à son père, Giovanni Belagri, qui a donné à cette modeste entreprise de Santa Maria une allure nationale au cours des années 40 et 50. Très jeune, il est déjà exposé au public et à la presse dans le sillage de ses parents, alors très connus à l’époque. Ne manquant de rien, c’est un enfant doué à l’école et très actif en dehors de celle-ci via des activités sportives assez populaires pour une personne de bonne famille. A partir de ses 18 ans, il entame des études dans le but de reprendre les rênes du groupe Belagri, à la suite de son père, au sein de la prestigieuse Université de New Landor. En 1962, les mouvements sociaux westaliens sont à leur plus fort, la révolte de Northcoal ne date que de quelques mois et les mouvances socialistes, comme communistes, infiltrent progressivement les sphères intellectuelles et notamment les campus universitaires. Durant une bonne partie de sa scolarité là-bas, il va être un membre d’importance de “L’Union des étudiants socialistes” (UES), auprès desquels il va réellement faire ses premières expériences en politique. Son père va désapprouver cette appartenance et la famille Belagri, alors plutôt à l’opposé de ces idées, va subir un matraquage médiatique sur les fréquentations de Simeon au cours de ses études. En 1967, il sort finalement diplômé et fait profil bas durant plusieurs années au niveau politique. Comme dans de nombreuses Dynastic Families, il va se voir confier les commandes d’une entreprise du groupe pour se faire de l’expérience. Moins connu du public durant ces années, il gagne en sagesse et en professionnalisme pendant cette période et se fait une bonne réputation dans le milieu. Appliquant une politique plutôt favorable à ses employés, c’est un patron apprécié, qui donne au groupe Belagri une image de corporation bienveillante, en généralisant ses pratiques aux autres filiales.

En 1982, des connaissances au sein du Parti Libre et Démocrate l’invite à rejoindre le parti et à s’inscrire sur la liste du PLD pour les élections du Congrès Suprême qui arrive. A l’époque, le contexte est particulièrement favorable pour le parti d'obédience asfortiste qui voit le gouvernement de gauche devenir impopulaire puis remplacé l’année précédente. Simeon Belagri, bien que peu connu, est tout de même une figure de poids dans les rangs du PLD qui le font élire Délégué la même année. Aussi étonnant que cela puisse paraître, entre 1982 et 1983, il se trouve dans le même parti politique que Victor Hardenbor, alors Sénateur PLD, et participe même à plusieurs meetings à ses côtés durant l’année, sans savoir qu’il deviendra plus tard son principal rival politique. Avec la formation d’un nouveau gouvernement en 1986, il est nommé Ministre Fédéral à l'Économie Nationale jusqu’à la chute du gouvernement aux élections de 1991, qui voit le Parti de l’Union Républicaine atteindre le pouvoir. C’est au cours des années 90 qu’il arrive à se hisser en tant que leader de l’aile gauche du PLD et va se montrer particulièrement virulent à l’encontre des projets politiques de Hardenbor. Avec l’échec des élections des sénatoriales intermédiaires de 2005 (où il sera quand même élu sénateur) et l’inaction (selon lui) des instances gouvernante du PLD, il quitte le parti et provoque un schisme, emportant avec lui toute l’aile gauche du parti asfortiste pour former le Front Populaire et Démocrate, un nouveau mouvement politique avec un objectif clair : réformer la Grande République, protéger la démocratie et s’opposer à Victor Hardenbor.

Aux élections sénatoriales primaires de 2007, il n’arrive pas à faire décoller son mouvement, mais il réussit à retourner la situation en 2009 en devenant le premier parti d’opposition, bien qu’avec moins d’une centaine de sénateurs. Grand rival du Président Fédéral et considéré comme le visage même de l’opposition, il connaît une popularité grandissante chaque année qui passe. Septembre 2013 est un véritable tournant pour lui et son parti semble s'ancrer dans le temps comme l’opposition la plus à même d’offrir un contre-pouvoir au gouvernement PUR, tandis que celui-ci perd peu à peu du terrain. Si la dynamique reste ainsi, Simeon Belagri a toutes ses chances d’atteindre la magistrature suprême dans les années qui arrivent, tout dépendra des prochaines élections et des événements qui pourraient influencer le choix politique des citoyens-électeurs…

En parallèle de sa carrière politique, il fusionne le groupe Belagri avec la groupe Asta, tenu par son beau-frère. La nouvelle entité, Asta E Belagri, va devenir un acteur puissant sur le marché westalien et va être un précurseur dans la vente en ligne de marchandises. Bien que Simeon Belagri n'est plus aussi actif qu'avant dans son groupe, il y reste tout de même très influent et est connu pour être l'une des fortunes les plus importantes de la Grande République, depuis au moins le début des années 2000.
5577
Dernière mise à jour : 29/01/2015
[Catégorie : Personnalités]

Henry TAKAJIWA

Henry TAKAJIWA


Présentation


Nom : Takajiwa

Prénom : Henry

Âge : 56 ans

Date et lieu de naissance : 2 janvier 1959, New Landor, Etat-Républicain de Terracristo, Westalia

Ethnie : Austarien-Nipozam

Statut : En vie

Profession (hors politique) : Professeur de géopolitique

Parti Politique : Parti de l’Union Républicaine (PUR) (2003-...)

Famille : Kahori Takajiwa (Conjointe depuis 1985) (1956-...), Arthur Takajiwa (Fils) (1987-...)

Religion : Catholicisme


Carrière politique


Sénateur du comté de New Landor :
Election : 2003
Mandat : Depuis 2003
Réélections : 2007, 2011
Parti politique : PUR

Ministre fédéral aux affaires étrangères de la Grande République :
Nomination : Depuis 2003
Gouvernements : Terford II, Fujitawa I, Fujitawa II, Horvanx I


Histoire


Henry Takajiwa né au sein d’une famille de la petite bourgeoisie de New Landor. Son père, un nipozam catholique, est un directeur commercial au sein d’une filiale d’Union Infrastructure. Sa mère, une austarienne, est professeure de français à l’Université de New Landor. Vivant dans un certain confort, il passe la plupart de son enfance à voyager à travers le pays et surtout en Lermandie, accompagnant ses parents qui souhaitent lui offrir des expériences de vie unique pour un westalien de l’époque, surtout au début de la période d’isolationnisme diplomatique du pays. Au cours de sa jeunesse, il aura donc l’occasion de côtoyer plusieurs cultures différentes et de pratiquer des langues étrangères sous l’éducation très surveillée de sa mère. C’est d'ailleurs probablement celle-ci qui va l’inciter à entreprendre une carrière universitaire à sa majorité. Accepté en tant qu’étudiant dans l’établissement où elle enseigne, il va d'abord choisir un cursus centré sur les langues et les cultures étrangères du pays. Il reste deux années avant de faire le choix de changer de filière d’études, qu’il jugera plus tard comme “deux années enrichissantes et décisives, mais dans un sujet d’étude avec qui [il] n'accroche pas”. C’est à ce moment-là qu'il se rabat sur un cursus bien moins populaire, mais qui décidera de toute sa vie : la géopolitique. Durant plusieurs années, il va étudier et briller dans ce domaine jusqu’à décrocher un doctorat, dont la thèse est une première esquisse de sa future vision diplomatique du pays, en 1986. Malheureusement, ce sujet d’étude offre peu de débouchés et deux principaux axes de carrière : soit conseiller en géopolitique, mais il faut avoir le bras assez long au sein des ministères fédéraux, soit professeur en université. Il optera pour le second choix, notamment du fait de son récent statut d’assistant universitaire et des relations de sa mère au sein de la direction.

Entre 1986 et 2003, il va commencer à publier plusieurs articles et devient rapidement une véritable figure dans le milieu, en théorisant la politique diplomatique du Kaiko-bu ou “politique de l’ouverture sur le monde”. Bien que peu populaire au sein des gouvernements de l’époque, il va tout de même marquer plusieurs futurs politiciens qu’il aura eus comme élève. L’un des plus connus, et qui va changer sa vie, est Victor Jr. Hardenbor, le fils du Président Fédéral actuel. Devenu un proche ami, c’est par lui que le Kaiko-bu va atteindre les oreilles du Palais d’Argent et se populariser au sein des élites de plusieurs partis politiques, au début des années 2000. C’est d’ailleurs le Parti de l’Union Républicaine qui l'invite à se présenter comme sénateur aux élections sénatoriales primaires de 2003 et à gagner un siège au Sénat. Henry Takajiwa devient alors rapidement une figure de l’ouverture du pays sur l’international, dans un contexte social tendu où le gouvernement souhaite redynamiser le pays en le préparant progressivement à une sortie de l’isolationnisme. Rien de mieux que le principal défenseur de cette politique pour devenir le nouveau Ministre Fédéral aux affaires étrangères. Bien que sorti de la société civile et complètement inconnu de la scène politique westalienne, il va réussir à réformer son ministère et à en faire l’un des incontournables à la fin des années 2000. Très populaire au sein de son parti, comme au sein des électeurs, il connaît une ascension politique fulgurante et est déjà reconnu comme le leader de l’aile libérale du PUR. Architecte de la sortie de l’isolationnisme et du rayonnement diplomatique westalien, il est devenu en quelques années l’une des principales figures du parti et du pays, en plus d’être l’un des visages de la Grande République à l’international.

Tout au long de l'année 2013, période sur laquelle se déroule "l'ouverture sur le monde", Henry Takajiwa va être au centre de l'attention et recevoir une visibilité médiatique très importante par rapport à de nombreux autres ministres. Voyages en Eurysie, accueil de dirigeants étrangers, signatures d'accords, fondation de l'ASEA... "L'architecte de la diplomatie", comme il est désormais surnommé, se hisse à un niveau encore jamais atteint pour un Ministre Fédéral aux affaires étrangères. Avec la chute du gouvernement du Premier Ministre Fédéral Akito Fujitawa, il devient assez rapidement une des options pour le remplacer. Dans ce cours délais de transition entre l'ancien et le nouveau gouvernement, il confirme sa place de leader de l'aile libérale et se met en opposition de l'aile traditionaliste, notamment d'Alfred Eisendorf, dont il est le principal rival à l'intérieur du parti. Il fut l'un des rares membres du gouvernement a officiellement condamné la tentative de censure du Democracy par le Ministère Fédéral de l'Unité Nationale, voir à s'exprimer sur divers sujet hors de son champ d'action initiale. Cette opposition trop radicale aux personnalités les plus à droite du Parti de l'Union Républicaine a probablement joué contre lui pour se faire nommer en tant que nouveau chef du gouvernement, laissant sa place à un novice et arriviste à l'ascension surprenante, Arthur Horvanx. Maître des relations extérieures de la Grande République, il fut reconduit une nouvelle fois à son Ministère par le Président Fédéral et le nouveau Premier Ministre Fédéral. Malgré tout, la chute d'Akito Fujitawa a provoqué des fractures dans la cohésion du camp conservateur, où Henry Takajiwa joue le rôle de figure de proue chez les libéraux qui veulent éviter de voir le pays tendre trop vers l'extrême-droite et ses idées jugées à l'opposé du libéralisme.
12070
[Catégorie : Histoire]

Ier République : les guerres amérindiennes

“La ruée vers l’or est l’événement majeur qui a contribué à faire de Westalia une véritable nation. La richesse, la population et les nouvelles capacités de production de la République se sont multipliées à chaque année où le précieux métal fut extrait de ses terres et à chaque arrivée massive d’immigrés pour constituer une main d'œuvre peu chère et vitale pour exploiter les territoires vierges du pays. Pour autant, cet afflux de personnes, cette soif presque malsaine de richesses poussa l’homme vers ce qu’il sait faire de mieux : convoiter, en y répondant de la même manière, peu importe les époques, par la violence. Comme à chaque tournant historique, c’est cette perversion de l’envie qui détruira la société et en construira une nouvelle sur les ruines de l’ancienne.”
John Garandor, célèbre historien et ancien Président Fédéral de la Grande République de Westalia, citation du livre “Le cycle éternel du péché d'envie”, 1974.
A partir de la fin de la révolution des Westals, la République a mis plusieurs années pour construire un statu quo entre elle et les Grands Clans hamajaks. En 1813, les westaliens ressortent affaiblis de cette guerre fratricide, qui a également impliqué certains clans indigènes. Les frontières sont instables et les accrochages réguliers, un nouveau conflit avec les grands clans serait dévastateur et pourrait les faire sombrer dans l’anarchie… Du moins, ce fut une peur entretenue jusqu’en 1837, date à laquelle le traité de Crystaltown fut signé, assurant la paix et une carte convenable à chaque participant. Il aura fallu trente-six années de cohabitation relativement pacifique pour réduire à néant, à la date du 14 mars 1873, tout ce qui fut si difficilement construit. Lorsqu’une armée westalienne entre sur le territoire du Grand Clan des collines noires (également appelé Jurska), la tristement célèbre période des guerres amérindiennes débutent sur le territoire. Deux mois plus tôt, un grand groupe d’hamajaks jurskas, dirigé par le Grand Chef Tahkeome, traverse la frontière pour mettre à feu et à sang les cités de Henriville et de Saint Charles, deux carrefours importants dans le nord du pays pour l’extraction, le traitement et la vente d’or. Si ce n’est pas la première fois que les indigènes procèdent à des raids en représailles aux actes des hommes du sud, ils n’ont jamais poussé aussi loin dans les terres et avec tant de violence. Ces attaques sont une véritable plaie pour les affaires des Goldmakers. Désormais très influents, cette énième agression est le prétexte parfait pour qu'ils puissent pousser le gouvernement à intervenir militairement dans la région et s’approprier par la même occasion de larges terres convoitées. Ainsi, la République rassemble une armée pour réaliser une invasion du territoire contrôlé par le Grand Clan des collines noires. Ce corps expéditionnaire, mené par le Général William Heavenfort, traverse la rivière Patten, qui fait la séparation entre les deux entités, faisant par la même occasion entrer dans le langage commun l’expression “Cross the Patten River”, signifiant que le destin est désormais scellé. En moins d’une année les clans jurskas, bien moins préparé que leurs adversaires, sont rapidement balayé lors de l’unique affrontement majeur du conflit, la bataille de Blackhill, et la région se voit être complètement pacifié de toute autorité hamajak, créant dans la foulée la région des “Territoires westaliens de Dakantia”, nom donné en référence à un ancien héros de la révolution. Au cours de cette conquête, les villages sont mis à sac, les habitants presque systématiquement massacrés ou poussés à l'exil, plus au nord encore. C’est une victoire écrasante pour les forces de la République, mais aussi le début d’une guerre encore plus violente qui s’annonce.

Représentation de la bataille de Blackhill
Représentation de la bataille de Blackhill, Columbia Chronicle du 8 juillet 1873, colorisation de 1951.

Si les colonisateurs pensent que la paix est désormais restaurée et la stabilité assurée, ils se trompent lourdement. A l’Est, le Grand Clan du Lac des perles (également appelé Ahrpat) regarde avec stupeur la disparition éclair de son allié à l’Ouest. Le Grand Chef des ahrpats, Makkapitew, que l’on surnommera plus tard “Aigle Furieux”, réunis les derniers clans des hamajaks orientaux encore indépendants et les unis sous une seule bannière commune pour la survie de leur peuple, qu’ils savent déjà menacés par la soif de conquête des hommes du sud. Choisi par tous les chefs de clan comme “l’Ak Amatra”, que l’on peut traduire par “Chef parmi les chefs”, Makkapitew relève désormais une importance religieuse et fédératrice pour son peuple, presque celui d’un élu dont la prophétie est de repousser l'envahisseur et d’accomplir la légende de l’Amara Pakajik. Décrit comme un puissant guerrier et un leader charismatique, il va rassembler la plus grande armée hamajak encore jamais vue sur son territoire, la former et l’équipée avec du matériel bien plus moderne que ceux qu’ils possèdent déjà. En effet, même si les indigènes ne se battent plus depuis bien longtemps avec des lances et des flèches, leurs fusils sont souvent dépassés et leurs tactiques peu adaptées aux guerres modernes. Tout cela, Makkapitew va y remédier et faire de son amas de guerriers, une armée coordonnée qui lui obéit au doigt et à l'œil. Si les connaissances de cet hamajak ahrpat sont surprenantes pour l’époque, leurs origines sont encore aujourd’hui difficile à déterminer. Certaines théories portent à croire que d’anciens militaires westaliens auraient aidé ce peuple à se battre, d’autres pensent que Makkapitew aurait passé son enfance dans les grandes villes de la République, où il aurait reçu une éducation privilégiée avant de revenir chez lui. Quoi qu’il en soit, les forces de “Aigle Furieux” se mettent en marche à la fin du printemps 1874 et saccagent de nombreuses villes minières, mais également la ville d’Astaran, plus grand centre urbain du nord à cette époque, où ils vont pouvoir récupérer de l’équipement militaire en grande quantité. Face à cette déferlante indigène, le gouvernement rappel en panique le Général William Heavenfort et forme à nouveau une armée pour repousser ces agressions. La première bataille de grande envergure du conflit se déroule dans les plaines de Kawataji, le 27 mai 1874, opposant les deux chefs militaires ennemis. Avec beaucoup d’ingéniosité et de ruse, Makkapitew et ses hommes poussent à la déroute les forces républicaines, complètement prisent aux démunies par une seconde armée hamajak qui les prend à revers. Cette humiliante défaite va déposséder temporairement les westaliens de toute possibilité de contre-attaquer. Une occasion que le Grand Chef va saisir pour poursuivre sa marche vers le sud, pillant chaque ville et village qu’il croisera sur son chemin. Face à peu d’opposition, l’Ak Amatra des hamajaks arrive devant la cité de Santa Maria, le 4 juillet 1874. Capitale régionale de Terracristo, siège culturel de la population madrerianne et troisième ville du pays, c’est sur cette population qu’il va décider d’abattre ses représailles finales. Les quartiers sont mis à feu, les habitants blessés, capturés ou tués sur place… Les récits de l'époque décrivent avec précision la terreur et la violence de ses actes qui ne durent que quelques heures, mais c’est surtout le grand incendie qui se déclenche, par la suite, en centre-ville et qui va ravager une bonne partie de la cité, entraînant avec lui de nombreux innocents durant trois long jours, au bout desquels il parvient à être maîtrisé. Avec Santa Maria dans le chaos, Makkapitew rentre en héros sur ses terres, tandis que les raids hamajaks se font particulièrement nombreux durant tout le reste de l’année 1874, face à une armée westalienne qui trouve bien du mal à contrer toutes ces incursions…

Représentation du Grand Chef Makkapitew venu convaincre d’unir les derniers clans hamajaks
Représentation du Grand Chef Makkapitew venu convaincre d’unir les derniers clans hamajaks, auteur d’époque inconnu, probablement vers 1874.

“Bataille de Kawataji”, tableau représentant la bataille de Kawataji avec en son centre l’Ak Amatra Makkapitew
“Bataille de Kawataji”, tableau représentant la bataille de Kawataji avec en son centre l’Ak Amatra Makkapitew, Joseph Chochmo, 1994.

“Grande Incendio di Santa Maria”, tableau représentant le Grand incendie de Santa Maria de 1874
“Grande Incendio di Santa Maria”, tableau représentant le Grand incendie de Santa Maria de 1874, Alberto Harini, 1874.

Humilié, piétiné, blessé, martyrisé… Les mots ne manquent pas dans la presse westalienne pour qualifier l’état du pays et pour critiquer autant le gouvernement que la gestion catastrophique du Général William Heavenfort dans la résolution des incursions indigènes. Les puissants westals, voyant leur pouvoir vaciller, décident de congédier le Commandant des forces armées dans un espoir d’apaiser le mécontentement de la population. La protection peu effective des régions du nord, la défaite de Kawataji et l’incendie de Santa Maria ont coûté très cher aux finances de l’Etat, sans parler d’un risque accru d’une nouvelle révolte majeure des madrerians en Terracristo. Pour les problèmes d'argent, le gouvernement se tourne vers les Goldmakers qui continuent de faire fortune en vendant des armes et en exploitant l’or dans le Nord-Ouest, les anciens westals devenant ainsi endettés à l’encontre des nouveaux riches, issus de la ruée vers l’or. Pour le problème madrerian, une solution semble plus délicate à trouver afin de calmer la population. C’est à ce moment-là qu'apparaît un jeune officier prometteur mi-madrerian mi-austarien. Rapidement devenu une figure du revanchisme en publiant plusieurs tribunes dans la presse, sa haine de l’hamajak est notoirement connu en raison de la mort de sa mère au cours de l’incendie de Santa Maria, quelques mois plus tôt. Ainsi, en mai 1875, il est promu Général et est nommé à la tête des armées westaliennes pour repousser la menace indigène une bonne fois pour toutes. Cet homme, c’est Henry Horvanx, un militaire de 41 ans et qui s’est plusieurs fois fait remarquer dans des escarmouches victorieuses dans le nord. Dernier espoir du gouvernement westal pour résoudre “la plus grande crise de l’histoire”, il rencontre peu de succès au cours des premiers mois de sa nomination. Dans ses mémoires, il justifie ses échecs comme “une étape nécessaire pour la restructuration de l’armée et la préparation du plan final contre la vermine [hamajak]”. A partir de septembre 1875, il mène plusieurs batailles victorieuses contre des chefs de clans et traverse la frontière qui le sépare des territoires indigènes en octobre. Le message est clair, il défie l’Ak Amatra Makkapitew à un affrontement. Chose qu’il lui accordera le 15 octobre 1875, au cours de la bataille de Jasonfort, où il en ressortira victorieux, mais avec peu de pertes réelles entre les deux camps. La bataille décisive entre les deux rivaux se tiendra sur les hauteurs de l’End Plateaus, le plateau aride où se trouve le village principal des ahrpats, le 12 novembre 1875. Au cours de cette bataille, il sort à nouveau victorieux et met en déroute les forces hamajaks. Mieux encore, il capture Makkapitew en personne, réduisant le moral des clans au plus bas et remportant la plus grande victoire westalienne depuis le début de la guerre. Le Grand Chef est à ramené jusqu’à Astaran, où il est exposé publiquement jusqu’à ce que le Président décide de son sort. Pour preuve de sa victoire, le Général Horvanx se fait même prendre en photo à côté de son captif et en distribue un exemplaire à chacun des journaux les plus importants du pays. L’installation d’un hiver rude met temporairement en pause le conflit, au vu de l’impossibilité de chacun de déplacer des troupes sans risque d’une forte attrition. Au début du printemps 1876, alors que beaucoup pensent que l’armée républicaine va reprendre sa marche vers le nord, le gouvernement annonce le début de négociations pour la paix avec les clans hamajaks, en raison du coût très élevé qu’engendre ces campagnes, depuis presque deux années maintenant. Cette décision est impopulaire, aussi bien auprès de militaires que de la population qui réclament toujours vengeance pour les atrocités commises en Terracristo et dans le Nord-Est. Entre Mars 1876 et Mai 1876, le Général Henry Horvanx écrit plusieurs lettres au Président de la République, afin qu’il revienne sur sa décision, mais rien n’y fait. Avec cette opposition totale à la paix, il devient rapidement la figure dominante de ce que la presse d’époque qualifia de “faction belliciste” dans la résolution à apporter au problème hamajak.

Représentation de la bataille d’End Plateaus en 1875
Représentation de la bataille d’End Plateaus en 1875, Jack Harris (qui fut soldat lors de cette bataille), réalisé en 1875.

“Trophée de guerre”, photographie de l’Ak Amatra Makkapitew des hamajaks, captif, avec le Général Henry Horvanx
“Trophée de guerre”, photographie de l’Ak Amatra Makkapitew des hamajaks (à gauche), captif, avec le Général Henry Horvanx (à droite), 30 novembre 1875, Astaran.

La colère monte de toute part et les tensions n’ont jamais été aussi importantes que depuis l’annonce d’une paix si peu attendue par chacun, si ce n’est les westals tremblant sur leur trône fragile. Une opposition claire fait désormais face aux dirigeants historiques de la République : les bellicistes. Soutenu par les Goldmakers, également insatisfaits de cette issue, tout le monde retient son souffle sur la finalité de cette période si sombre et en même temps si révélatrice de l’état de Westalia à cette époque. Les jeux sont déjà lancés, les mouvements de chacun ont débuté et “la rivière Patten risque d’être de nouveau franchie”...
11394
[Catégorie : Géographie]

Topographie, formations naturelles, et climats en Westalia


Carte topographique du territoire de la Grande République

Massif montagneux et plateaux :

Comme beaucoup de pays dans l'Ouest Aleucien, Westalia est une nation qui possède plusieurs zones d'altitudes et abrite de nombreux massifs un peu partout sur son territoire. Les régions les plus élevées sont souvent très peu peuplées et possèdent une faune et une flore très riche qui en font de véritables parcs naturels, bien que le gouvernement n'agis que peu pour préserver ces territoires vierges et où le nombre de zones protégées restent assez faible, préférant miser sur le développement économique de ces régions aux nombreuses ressources inexploitées et qui pourraient s'avérer être profitable dans les années à venir.

Parmi les massifs les plus connus, on retrouve les monts Carbonifères, frontière naturelle avec la République de Lermandie et qui tient son nom de par les riches dépôts de charbons qui ont et sont toujours exploités dans l'Etat-Républicain de Dakantia. Cette formation de montagnes possède une réputation historique de paysages tristes et peu agréable à regarder, en raison des nombreuses mines et carrières qui la couvre. Pourtant, ces préjugés sont faux et tiennent aux seules images d'une certaine partie de cette région qui a été surexploitée par l'industrie minière westalienne, durant de nombreuses années. Avec la baisse progressive de l'extraction de charbon, on voit ainsi des stations de ski ou des pistes de randonnées très agréables à arpenter, malgré des hivers parfois un peu rude, faire leur apparition.
Plus à l'Est, les plateaux noirs forment une zone très riche en charbon et au climat froid. Surexploité pour ses ressources naturelles, d'abord pour l'or puis pour le charbon, on retrouve de nombreuses "villes fantômes" construites entre les années 1860 et 1890, avant d'être progressivement abandonnée au profit de nouvelles cités plus prospères sur les côtes de la Mer Centrale, au cours des années 1950.
Les monts Victorieux tiennent leurs noms des nombreuses batailles qui furent menées dans cette région, autant durant la Révolution que durant les guerres amérindiennes. Mais elle reste plus connue pour être le point de départ de la Grande ruée vers l'or à la fin des années 1860, lorsqu'un paysan de Fort Harvey découvre par hasard le précieux minerai dans une rivière. De nos jours, plusieurs villages de cette époque sont devenues des zones touristiques pour l'élite westalienne qui possède bien souvent une maison secondaire dans la région, pour skier ou profiter des nombreux centres de bien-être qui parsèment la région.
Le plateau de Shintechi est une ancienne région ayant appartenu aux cités nazumites avant leur annexion en 1901. A l'origine une zone très rurale parsemée de villages d'éleveurs et de pâturages, elle va connaître un petit bond économique, dans les années 60-70, pour ses sources chaudes qui font désormais sa renommée dans tous le pays, tout en restant une région très rurale.
Les monts éternels forment la région montagneuse la plus étendue de la Grande République et également la moins peuplée. Très inhospitalière, son nom est une traduction approximative de l’appellation donnée par les hamajaks de la région, dont les nombreuses croyances tournent autour de ces massifs, qui abriterait, selon les légendes, les plus puissants esprits du monde. Dans la passés, ceux-ci auraient décidé de l’ascension et de la chute de l'Amara Pakajik au cours du XIIème siècle.
Le "Muro Orientale", qui fut nommé ainsi par les premiers colons madrerians, est une formation montagneuse qui s'étend du sud jusqu'au nord du pays, bien que Westalia ne possède le contrôle que d'une petite partie de cette grande chaîne de montagne. Si la partie sud, dans l'Etat-Républicain de Terracristo, fait l'objet d'une forte attraction touristique pour ses sports d'hiver, la partie nord, dans l'Etat-Républicain d'Horvanx, est une zone quasi-exclusivement peuplé de tribus hamajaks peu peuplés et sans réel attrait économique pour le gouvernement à ce jour.
Situé entre les monts éternels et le Muro Orientale, la région de d'End Plateaus est aussi riche en histoire qu'elle peut être en dangerosité. Zone la plus aride du pays, la partie sud est très prisée pour ces beaux paysages secs et ses décors de cinéma qui ont servi pour les nombreux films sur la Grande Ruée vers l'or, notamment autour de la ville de Saranti, mais également pour la National Road 78 qui traverse toute cette région, reliant Santa Maria à Atawa, faisant d'elle l'une des plus longues routes du pays. Dans le nord, elle est plus connue pour être le bastion des hamajaks aux tendances indépendantistes et pour avoir longtemps été un refuge du terrorisme qui est lié à cette mouvance, au début des années 2000. Aujourd'hui, cette zone est la plus sécurisée de tous le pays avec ses nombreuses bases militaires et la présence très accru du très récent Federal Office for Counterterrorism and Extremism, mais également de la société Northern Mining Alliance, qui lance des projets d'exploitation de gisement d'uranium, très présent dans la zone, au grand dam des hamajaks qui considèrent ces terres comme sacrées, notamment pour avoir vu naître l'Ak Amatra Makkapitew.

Région de basses altitudes notables :

Les plaines de Grande Valley ne sont plus aussi étendues qu'elles ne purent l'être il y a quelques siècles. Possédant à l'origine une faune très riche, la chasse excessive a poussé à la disparition de nombreuses espèces locales. Connue pour ces nombreuses villes-dortoirs et ses gigantesques parcelles agricoles, c'est une région incontournable dans l'économie westalienne et un point de départ historique de l’expansion coloniale au cours du XVIIIème siècle.
Le canyon d'Astaran est la formation naturelle la plus connue de la Grande République. Creusés durant de nombreux millénaires par le fleuve Astar, qui prend sa source dans les Mont Victorieux, elle a également donné naissance aux chutes de Karanka, un ensemble de chutes d'eau impressionnantes et très touristique. Autre région importante de la Grande Ruée ver l'or, elle a subi cette période en voyant presque disparaître la forêt argentée, grande zone forestière à l'époque, dont il ne reste plus que 20% aujourd'hui et uniquement en dehors du Canyon, qui est désormais une zone naturelle protégée par le gouvernement depuis 1977. Plusieurs associations locales, dont certaines hamajaks, travaillent depuis le début des années 80 à la replantation des arbres de cette forêt.

Fleuves, mers et océan :

La Grande République compte 7 fleuves sur son territoire :

  • Le Paternis : Défluent du Boumart lermandien, il a particulièrement servi dans l'exploitation minière de Dakantia durant de nombreuses années. Il est cependant un fleuve très pollué et dont la baignade est fortement déconseillée.
  • Le Nosuriba : Prenant sa source dans les monts carbonifères, il se jette dans le Golfe de Kamishiwa en passant par la capitale de l'Etat-Républicain de Lerant, Kaijotoshi.
  • L'Astar : Célèbre pour être à l'origine de la formation naturelle du Canyon d'Astaran et des chutes de Karanka, il prend sa source dans les monts victorieux et se jettent dans le Golfe Argenté.
  • Le Libertis : Plus long fleuve du pays, il prend sa source dans les monts éternels et traverse près d'un tiers du pays pour se jeter dans la Mer Vistal. Il passe notamment par la ville de Lerantia et par la capitale de la Grande République, Columbia. Il portait à l'origine le nom de "Fleuve Lasley", du nom de la dynastie régnant au temps du Royaume. Après la révolution, les westals ont rapidement fait renommer ce cours d'eau.
  • L'Averia : Défluent du Libertis, il se jette dans le Golfe de New Hope, au niveau de la ville de New Landor. Sa position favorable en a fait une cible de choix pour les tout premiers colons austariens venus s'installer dans la région, au début du XVIIIème siècle.
  • L'Unionis : Prenant sa source des monts éternels et se jetant dans la mer centrale, il possède un caractère sacré pour les hamajaks de l'Etat-Républicain d'Horvanx. Il passe notamment par la capitale de cet Etat, Atawa.
  • Le Filo Vistal : Premier fleuve parmi tous, il possède une symbolique très importante pour les madrerians, puisque ce serait à l'embouchure de celui-ci, là où se trouve Santa Maria aujourd'hui, que l'explorateur eurysien Vistali Lambrosi aurait poser le pied pour la première fois dans la région, au début du XVIIème siècle. Il prend sa source dans le Muro Orientale et se jette dans la Mer Vistal. Son nom peut être traduit par "Fils vistal".

Au niveau maritime, la Grande République est entourée de Golfes de taille plus ou moins modeste, le long de la côte ouest comme de la côte est.
Le Golfe de Kamishiwa, au Nord-Ouest, fut la zone de débarquement des premiers colons en provenance du Nazum, au cours de la deuxième moitié du XVIIIème siècle. Son nom aurait été donné en raison d'une forte intempérie qui a failli prendre la vie aux occupants des premiers navires colonisateurs, mais dont aucun ne sombra jusqu'à l'arrivée à leur destination. Louant leurs dieux pour cette clémence, ils nommèrent cette étendue d'eau en l'honneur de leurs divinités liées à la mer.
Le Golfe de New Hope, à l'Ouest, est une zone de trafic maritime très importante et le carrefour commercial westalien historique. Il doit son nom aux premiers colons venus fonder la ville de New Landor, qui espéraient trouver richesses et prospérité sur ces nouvelles terres.
Le Golfe argenté est le plus grand golfe du pays. Région importante portée sur la pêche et le commerce, ses côtes possèdent également plusieurs stations balnéaires reconnues et jouent un rôle majeure dans la présence westalienne au niveau de la Mer centrale.
Westalia est également entouré de deux mers : la Mer centrale, au nord et la Mer Vistal, au sud, qui est également une partie intégrante de l'Océan que représente le Scintillant.

Climats :

Carte des climats présent sur le territoire de la Grande République

Le territoire de la Grande République de Westalia est couvert d'une multitude de climats, allant du froid et de la neige des monts carbonifères jusqu'aux régions arides d'End Plateaus. On divise généralement le pays en deux grandes zones climatiques : l'Ouest, qui a tendance à posséder un climat plus frais et doux, dont la majeure partie peut-être considéré comme tempéré et l'Est, plus chaud et propice à des étés plus rigoureux que de l'autre côté. Parmi ces deux zones, on retrouve toute une variété de climats qui font bien souvent la distinction entre les différentes régions de Westalia :

  • Climat montagnard : Présent dans les régions les plus élevés en altitudes, c'est un climat froid et peu hospitalier et dont les zones qu'il occupe sont très peu peuplées ou centrées sur des points économiques importants. Sur les monts carbonifères et les monts victorieux, le climat est plutôt humide, avec de nombreuses chutes de neige durant les hivers. Ce qui est moins le cas pour les monts éternels et le Muro Orientale, qui sont beaucoup plus sec sur certains flancs de ces chaînes montagneuses.
  • Climat continental : Essentiellement situé dans le nord du pays, c'est un climat froid qui connaît des hivers rigoureux, mais suffisamment tolérable pour que ces régions soient peuplées par l'homme. Ce climat se trouve majoritairement autour des monts carbonifères, mais également au niveau des plateaux noirs.
  • Climat tempéré océanique : Couvrant la majeur partie du territoire westalien, ce climat est le plus hospitalier pour y vivre et regroupe généralement les zones de populations les plus denses du pays. Avec des hivers doux et des étés stables, c'est vers ces régions à l'environnement si favorable que les colons ont longtemps cherché à coloniser dans les siècles précédents.
  • Climat tempéré "chinois" : Un climat légèrement plus humide et plus chaud que son cousin océanique, on y retrouve de nombreuses zones marécageuses et des précipitations importantes à certaines périodes de l'année, bien que cela n'empêche pas les quatre saisons d'être correctement identifiables. Les hivers sont très doux et les étés légèrement plus chaud que dans un climat océanique. Ce climat est particulièrement présent dans l'Etat-Républicain de Lerant, mais également dans le nord de l'Etat-Républicain d'Horvanx.
  • Climat méditerranéen : Très présent dans le sud du pays et particulièrement en Terracristo, on considère qu'il s'étend de Columbia à Santa Maria. Avec des hivers très doux et des étés particulièrement chaud, dût notamment à un fort ensoleillement et de faibles précipitations, bien que marqué par des vents violents très fréquent en provenance du sud. La région qu'il couvre est notamment propice à la culture de vignes ou d'oliviers qui font la renommé des comtés qui s'y trouvent.
  • Climat semi-aride : Présent uniquement sur le territoire de l'End Plateaus, c'est un climat sec, très chaud et avec des précipitations quasi-inexistantes. La vie y est difficile et la densité démographique est l'une des plus faibles du pays, tout particulièrement dans le nord de cette zone climatique. Bloqué entre les monts éternels et le Muro Orientale, on ne parle pas de désert, mais de territoires arides plus caractérisés par un sol sec et une végétation rare, mais adapté à cet environnement.
Haut de page