
La grande fĂȘte aux lanternes de Koy Pathong
Introduction
Le grand festival annuel de Koy Pathong est la plus grande fĂȘte bouddhiste de la TroisiĂšme RĂ©publique du Jashuria. Elle est cĂ©lĂ©brĂ©e chaque annĂ©e vers fin aoĂ»t selon le calendrier bouddhiste consacrĂ©. FĂȘte traditionnelle du Jashuria, elle est tellement populaire et ancrĂ©e dans la culture locale quâelle fait partie des fĂȘtes laĂŻques de la RĂ©publique. FĂȘte des LumiĂšres par excellence, ce grand festival est connu pour son emblĂ©matique lĂącher de lanternes sur le Grand Canal et sur lâimmense lac au sud du pays, au moment de la pleine lune. Cette fĂȘte, joyeuse et populaire, est donnĂ©e en lâhonneur de Bouddha, mais aussi plus largement en guise de purification, les lanternes reprĂ©sentant symboliquement les mauvaises pensĂ©es que lâon laisse derriĂšre soi pour lâannĂ©e Ă venir. Petit Ă petit, cette fĂȘte a dĂ©clenchĂ© au sein de la population artistique du Jashuria l'envie de nouvelles initiatives et s'est muĂ©e en un prĂ©texte Ă des installations artistiques basĂ©es sur les expĂ©riences lumineuses nocturnes.
Histoire et pratiques
Le Koy Pathong est une trĂšs ancienne tradition du Jashuria qui doit probablement venir de lâouest, vers le sous-continent aryĂšdi. Il sâagit dâune pratique qui se retrouve aussi bien dans la religion hindoue que chez les bouddhistes du Jashuria et qui sâest vraisemblablement transmise par contacts culturels. Les Bouddhistes du Jashurai observent religieusement cette pratique depuis des centaines dâannĂ©es. Le festival des lumiĂšres prend la forme dâune semaine complĂšte de festivitĂ©s, principalement tenues le soir, durant laquelle les Jashuriens sont amenĂ©s Ă produire de la musique, Ă sâalimenter avec gourmandise et Ă assister Ă toutes sortes dâactivitĂ©s culturelles. Des feux dâartifice sont lancĂ©s tous les soirs et il nâest pas rare que les navires et les petites goĂ©lettes de passage sur le Grand Canal y participent en sympathie pour le peuple jashurien. La semaine sâachĂšve par le traditionnel lĂącher de lanternes en papier, qui constitue lâĂ©vĂšnement le plus emblĂ©matique et le plus spectaculaire de la semaine.
Durant tout le Koy Pathong, les politiciens du Jashuria sont conviĂ©s Ă inaugurer la cĂ©rĂ©monie en lançant les premiĂšres lanternes. Les temples bouddhistes, ouverts en permanence durant la fĂȘte, deviennent des lieux de rassemblements et dâattractions pour les locaux et les touristes. Il est fortement conseillĂ© aux touristes de se prĂȘter au jeu des festivitĂ©s et de pratiquer au moins la crĂ©ation de lanternes en papier. Lors des festivitĂ©s, les temples se couvrent de cadeaux et de bougies, qui enrobent progressivement les autels de mĂ©ditation et les statues des ancĂȘtres. Les prĂȘtres bouddhistes participent pleinement aux activitĂ©s et se lancent gĂ©nĂ©ralement dans des reprĂ©sentations religieuses, ou mĂȘme des piĂšces de thĂ©Ăątre traditionnelles.
Lâenvol des lanternes prend deux formes. PremiĂšrement, les lanternes peuvent ĂȘtre posĂ©es sur de petites embarcations qui dĂ©rivent au fil de lâeau jusquâĂ lâocĂ©an. DeuxiĂšmement, il peut sâagir de lanternes volantes, qui sâĂ©lĂšvent lentement dans le ciel. Ces lancers de lanternes sont cependant dangereux, malgrĂ© leur beautĂ© et il est demandĂ© aux avions de ne pas circuler dans lâespace aĂ©rien le soir de leur envol. Il nâest pas rare que des incidents surviennent et que des maisons prennent feu durant le Koi Pathong. Les brigades de pompiers restent de faction de façon ininterrompue pendant toute la semaine de fĂȘtes pour Ă©viter les dangers.
Depuis la fin des annĂ©es 90, les festivals des LumiĂšres ont pris une nouvelle dimension. Les artistes jashuriens, probablement inspirĂ©s des artistes eurysiens, ont commencĂ© Ă dĂ©velopper des installations sonores et lumineuses pour enchanter les lieux de fĂȘte. Le festival aux lanternes est devenu le festival des LumiĂšres, oĂč chaque artiste peut tenter de transformer un lieu de vie par un travail sur la lumiĂšre et le son, mĂ©tamorphosant le temps dâune semaine le paysage des mĂ©tropoles jashuriennes. Cet Ă©vĂšnement est gĂ©nĂ©ralement bien suivi par les critiques dâart et de musique, qui nâhĂ©sitent pas Ă raconter leur pĂ©riple au bout du monde pour assister Ă la mĂ©tamorphose des mĂ©tropoles jashuriennes.
La popularitĂ© du festival a contribuĂ© Ă une transformation subtile du tissu urbain jashurien, notamment en ce qui concerne l'Ă©clairage urbain. Sous l'impulsion de la popularitĂ© du Koi Pathong, les autoritĂ©s jashuriennes ont mis en place une sĂ©rie de plans visant Ă dĂ©velopper l'Ă©clairage urbain en ville, de maniĂšre Ă crĂ©er des ambiances nocturnes variĂ©es et capables d'apporter un nouveau regard sur les environnements urbains. Ces plans lumiĂšres, intĂ©grĂ©s dĂ©sormais aux plans d'urbanisme jashuriens, sont l'occasion pour les autoritĂ©s responsables de l'urbanisme, de rĂ©flĂ©chir Ă la maniĂšre dont la ville s'apprĂ©hender la nuit. Si les Ă©clairages doivent remplir des fonctions visant Ă la sĂ©curitĂ© des populations, ils peuvent aussi ĂȘtre utilisĂ©s pour crĂ©er des ambiances nocturnes inĂ©dites, transformant ainsi les paysages de la nuit. Depuis le dĂ©but des annĂ©es 2000, les principales mĂ©tropoles jashuriennes sont dotĂ©es d'un plan lumiĂšre et doivent mettre en oeuvre rapidement ces installations afin de rĂ©nover les vieux Ă©clairages des citĂ©s jashuriennes.