Édition du 2 Décembre 2019Élections Présidentielles 2019 : le nouveau gouvernement est composé.Par Roberto Bambolero, électeur satisfaitÇa y'est, les élections présidentielles sont passées, nous connaissons donc le nouveau président qui dirigera notre beau pays pour les quatre prochaines années ! Le 8 Novembre dernier, nos chers concitoyens en âge de voter se sont tous rendus dans les différents bureaux de vote de toute la Costa Sueñoleja afin de voter pour leur candidat préféré parmi les douze en compétitions. Enfin... Tous ? Cela est peut-être exagéré. Encore une fois, la participation à ces élections a été relativement faible puisqu'on compte près de 52% d'absentéisme, un chiffre certes inférieur aux 57% des élections de 2015 mais tout de même extrêmement élevé. Quoi qu'il en soit, cela n'a pas empêché la tenu des élections qui se sont déroulées sans accroc notable, malgré quelques incidents mineurs dans certaines parties du Belalcázar, grâce à la très bonne organisation de l'Ejército Federal. Les résultats du premier tour sont les suivants :
Sergio Beldad, candidat du Partido Socialdemócrata, arrive donc en tête de ce premier tour avec 18,7% des suffrages exprimés. De quoi rassurer les partisans de parti jusque là invaincu depuis 1975 qui craignait que les récentes tensions avec l'Akaltie ne viennent remettre en question sa domination, les discours et les promesses de Sergio Beldad ayant visiblement convaincu ses électeurs de lui réaffirmer sa confiance.
Le candidat qui s'opposera à Sergio Beldad lors du second tour est cependant plus surprenant puisqu'il s'agit d'Alfonso el Brazo, candidat du Partido Liberalista Radical, parti historiquement secondaire qui a connu une poussée fulgurante sous la présidence de monsieur el Brazo jusqu'à atteindre, pour la première fois de son histoire, le second tour des élections présidentielles avec 16,9% des votes en sa faveur, une victoire qui s'explique probablement par la position modérée de l'unique parti centriste, à cheval entre socialisme et libéralisme. Bravo à lui.
Parmi les candidats malheureux, le plus notables est sans doute Alonzo Dócomienesol, figure montante de la gauche sueñoleja que d'aucun considérait comme un favori de ces élections, qui termine troisième avec 14,4% des suffrages, un joli score néanmoins insuffisant pour celui qui s'est dit peu surpris mais tout de même déçu par ce résultat, ces dérapages incontrôlés en fin de campagne et surtout son comportement peu professionnel sur le plateau de
La Grande Question ayant joués un rôle important dans cette défaite qui écarte désormais le gouverneur du Belalcázar de la présidence au moins jusqu'en 2023.
L'autre grande perdante est très certainement Martina la Pluma, qui avait atteint le second tour en 2015 et qui termine cette année à la cinquième place avec seulement 11% des votants en sa faveur, nombre de ses anciens soutiens ayant fait défection du Partido Nacional-Soberanista au profit du Partido por la Independencia Total de Marcos Miralles qui la talonne avec 7,1% des voix, l'une des principales causes de cette scission étant le caractère jugé dynastique et népotique du parti de madame la Pluma, fondé rappelons-le par son père, ainsi que les positions plus fermes du monsieur Miralles qui ne tolère aucun compromis avec ses opposants. Cette division du monde politique national-conservateur a finalement profité au Partido Católico Nacional qui a su récolter 13,2% des suffrages en faveur de Baltasar Macaco, le record pour ce parti depuis plusieurs années.
Tous les autres partis restent approximativement leur moyenne habituelle, Alejandra Roja du Partido Socialista Republicano et Luis Igual du Partido Comunista Sueñoleja faisant néanmoins tous deux un score légèrement inférieur à 2015 et se partageant l'électorat socialiste avec respectivement 4,9 et 4,3% des votes en leur faveur. On notera cependant que le Partido Nacional Fascista de Roberto Gisbert a réussi une petite percée en accaparant 2,5%, un record que ce parti doit très probablement à son discours anti-akaltien qui fait particulièrement mouche en ces temps troublés.
Le Partido Popular Indigenista de Santo Pawahtuun finit quant à lui sur un classique 3,4% pendant que Guillermo Magrina du Partido Realista et Sonia Proteco du Partido Verde ferment le classement avec 2,2% des voix pour le premier et 1,4% pour la seconde, des chiffres habituels pour ces deux partis définitivement condamnés à finir irrémédiablement derniers.
Le second tour de ces élections, qui s'est tenu, comme chaque à chaque, une semaine après le premier tour soit le 15 Novembre, a donc opposé pour la première fois depuis plusieurs décennies un candidat du Partido Socialdemócrata, Sergio Beldad, à un candidat du Partido Liberalista Radical, Alfonso el Brazo. Deux partis libéraux, républicains et fédéralistes très proches sur bon nombre de points ce qui rendit complexe de les départager. Ainsi, alors que la question de la crise akaltienne était un sujet majeur lors de la campagne pour le premier tour n'a été qu'à peine abordée lors du traditionnel duel au sommet du 13 Novembre qui a opposé les deux hommes, ces derniers ayant une vision du sujet trop similaire pour en faire un argument de campagne. Les discussions se sont donc essentiellement portées sur les promesses sociales des deux candidats jusqu'à devenir un véritable débat théorique sur la meilleure forme de libéralisme à adopter, Alfonso el Brazo ayant par exemple réitéré la promesse déjà faite au cours de sa campagne de mettre en place de nombreuses aides financières aux petites entreprises et aux travailleurs en difficulté ainsi qu'un élargissement des droits des minorités, ce à quoi Sergio Beldad a répondu en mettant en avant le coût trop élevé de ces aides, argumentant qu'il valait mieux soutenir les grandes entreprises du pays, déjà très compétitives et bien implantées sur le territoire, et d'augmenter progressivement les salaires des employés au fur et à mesure que ces grandes corporations rapporteront plus de richesses à notre nation.
Un débat houleux qui a divisé le monde politique en deux blocs distincts, la plupart des partis de gauche s'étant montrés favorables à Alfonso el Brazo et à ses mesures sociales, à l'exception du Partido Revolucionario Zacarista qui a appelé ses partisans à boycotter ces élections et du Partido Popular Indigenista qui ne s'est pas prononcé sur le sujet, tandis que la plupart des partis de droite ont déclaré leur soutien à Sergio Beldad, exception faite de Roberto Gisbert, président du Partido Nacional Fascista, qui a déclaré ne pas faire la différence entre les deux candidats, les considérant comme "en tout point similaires".
Mais finalement, c'est bel et bien Sergio Beldad, candidat de la majorité, qui a été élu au second tour, lequel s'est déroulé le 15 Novembre et a été caractérisé par un absentéisme record de plus de 67%, avec 51,9% des suffrages exprimés.
Sergio Beldad, né le 4 Octobre 1980 à Sueñoleja la Ciudad, est membre du Partido Socialdemócrata depuis 1996, ayant commencé à militer dès le lycée, puis a été élu conseiller municipal de sa ville natale pour la première fois en 2002, à 22 ans, un poste qu'il occupera à plusieurs reprises jusqu'à être élu député en 2008 puis maire de Sueñoleja la Ciudad en 2012 et à nouveau en 2016, un poste de maire qui, comme vous le savez, a la particularité de cumuler également la fonction de gouverneur de l'entité fédérée constituée par Sueñoleja la Ciudad et ses alentours. Un poste très important, donc, qui lui a servi de tremplin vers la présidence. Présidence qu'il obtient aujourd'hui à seulement 39 ans, ce qui en fait le plus jeune président élu au cours de la seconde république, battant le record jusqu'ici détenu par Bruno Cayetano, élu en 1991 à 42 ans.
L'une des premières déclarations du nouveau président, outre les remerciements au peuple qui l'a choisi et ses félicitations au président sortant Javier Eeyore, ont étés d'affirmer sa volonté déjà évoquée de poursuivre son mandat de maire-gouverneur de la capitale jusqu'à son terme l'année prochaine.
Mais ce n'est que le 30 Novembre qu'a été officiellement annoncée la composition du gouvernement, laquelle se trouve finalement pratiquement inchangée : Guido Bolsillenos, ministre des finances, Tomás Cohete, ministre des affaires étrangères, et Julián Loamo, ministre de la coopération nationale, sont maintenus dans leurs fonctions, Sergio Beldad ayant déclaré "Ils ont fait un travail impeccable sous la présidence de mon prédécesseur, je leur fait confiance pour qu'ils en fassent de même sous la mienne.", de même que Pablo Solera, ministre de l'agriculture et de l'industrie, ou que Gabriel Armagrande, ministre des armées, qui avait pourtant proposé sa démission à Javier Eeyore au début de la crise akaltienne. Camilla Solera, ministre de la culture, laisse quant à elle son ministère à monsieur Rodolfo Garcias pour prendre celui de Magalena Tavanzado, ministre socialiste de la famille, qui quitte le gouvernement. De son côté, Gerardo Nadaveo-Ante, ministre de l'éducation, qui avait prévu de prendre sa retraite de la vie politique après les élections, cède sa place à un autre membre du Partido Católico Nacional, Régis Castro, alors que le siège du ministre de l'intérieur Simón Pasapobre, issu du Partido Nacional-Soberanista, désormais trop faible pour revendiquer une place au gouvernement, est attribué à Alfredo Laspinas, vice-président de Javier Eeyore, ce dernier prenant d'ailleurs sa place en devenant le vice-président de son propre successeur. Enfin Felicidad Fresco-Paraíso, ministre verte de l'écologie, n'est pas rappelée au gouvernement, laissant son siège vide, tandis que le ministre libéral du travail Isidoro Cruzacalle laisse sa place à un autre membre du Partido Liberalista Radical, Gregor Standio, PLR qui obtient également le ministère de la justice, Juan-Rodolfo de la Carretilla étant remplacé par Ignacio Tachú.
Voilà donc la composition du gouvernement pour le moment. Un gouvernement visiblement solide, composé à la fois de têtes connues qui ont faits leurs preuves et de petits nouveaux prometteurs, qui, espérons-le, travaillera d'arrache-pied pendant les quatre prochaines années pour rendre notre pays encore plus beau qu'il ne l'est déjà.