
Comme partout dans le monde, des émeutes ou des manifestations éclatent. Les personnes qui en font partie revendiquent des droits, des concessions en leur avantage. Ça peut être contre un régime oppressif, contre une décision politique ou juridique, ou encore en soutiens à une action gouvernementale. Peut importe les raisons de ses rassemblements, il faut les encadrer pour empêcher tout débordements. Ainsi, comme beaucoup de pays, la Morakhan possède un système propre et adapté à son environnement et/ou aux prétentions idéologiques de son(ses) régime(s).
Au cours de ce voyage, vous apprendrez dans tous les détails (en espérant que je n'ai rien oublié), le fonctionnement du dispositif antiémeute et d'encadrement des manifestions en Morakhan (plus spécifiquement sous le gouvernement Velikov).
Tous ce qui sera dit ici est (inRP), contenu dans le Plan d'Action des Forces de Maintiens de l'Ordre National (PAFMON), et le Plan d'Action Municipal de Sécurité (PAMS), deux textes promulgués par le Ministère de l'Intérieur, qui structurent les actions des forces de maintiens de l'ordre au niveau national et municipal. Ils serons aussi accompagnés des publications de la Police Nationale (sur leur site officiel), qui détaille le matériel utilisé par les unités présentes sur le terrain, et leurs modalités d'utilisation.
La Première chose, c'est de connaître le tracé. Dans le cas de manifestations, elles l'auront préalablement envoyés à la Préfecture de Police, qui à son tour, passe l'information à la Mairie et à l'Okhrana (la police politique). Les forces de sécurité identifient les zones à risques : les bouches de métros, les lieux fréquentés, les commerces, les sièges des entreprises et les lieux de pouvoir politiques. À priori, la Préfecture n'autorisera jamais une manifestation devant un lieu trop important (le siège d'une grande entreprise, le Palais d'Automne, le Palais de Tauride, ou un Monument National), conformément à l'Article 1, alinéa 2 du décret N°2020-02-28 sur la restriction des libertés de rassemblement. Ils refuseront aussi les itinéraires passant par des zones de chantiers, ceux-cis, étant une source de projectiles et d'armes (gravats, outils de constructions) abondante, au cas où la manifestation virerait à la violence. Les forces de police préfèreront des voies larges, qui offrent une grande visibilité à icelles.
Deuxièmement, des agents de polices et de l'Okhrana (non identifiés par des brassards ou des vêtements qui mettraient en valeur leur fonction), se fondent dans la foule. Leur objectif est de sonder la foule et de donner des renseignements aux forces de sécurités, au premier rang desquels les UMO (Unités de Maintiens de l'Ordre, civils) et les DMVS (Détachements Mobiles à Vocation Spéciale ; subdivisions de la Morgvardiya [Garde nationale more], militaires), qui sont spécifiquement formés pour le maintien de l'ordre.

À gauche, on retrouve les UMO, reconnaissables par leurs casques blancs ; et à droite, les DMVS (OMON en morsaman).
Pour s'entraîner, les forces de sécurité ont recours à des dispositifs sophistiqués. Par exemple, plus bas le village fictif de Saint-Antoine, dédié à l'entraînement des DMVS.
Selon le principe de réponse gradué (c'est-à-dire que l'on ne va pas utiliser des fusils sur des manifestants pacifiques, par exemple), on va classer les dispositifs plus bas du niveau 0 au niveau 4.

Niveau 0
Les unités de maintiens de l'Ordre sont formés à une doctrine bien spécifique à leur fonction. En effet, celles-ci sont formés pour contenir des foules qui, à priori, n'ont rien fait de mal et qui sont dans leur droit. Cette doctrine est le maintien à distance. Le maintien à distance est une doctrine policière visant à empêcher tout contact physique direct entre les forces de l'ordre et les manifestants. En tenant la foule éloignée, elle cherche à éviter les affrontements directs, réduire le risque de blessures graves et contenir les violences urbaines.
La Morgvardiya dispose de barrières rétractables associées à un camion tactique qui, une fois déployées, instaurent un écran protecteur entre la foule et les forces de l’ordre. Le véhicule blindé antiémeute multifonctionnel lourd Kalachnikov "Schit", adopté il y a une quinzaine d’années, est un exemple d’innovation « bottom-up » puisqu’il est le fruit de la réflexion d’acteurs de terrain. Il est le seul moyen passif de distanciation avant le recours au gaz.

Pour maintenir la distance, les unités disposent d'un arsenal bien varié. Casque, tenue de camouflage, gilet par balle, protections aux mains et aux jambes matraque et bouclier. Cet attirail est principalement optimisé pour la défense, mais va aussi servir offensivement, pour intimider, dissuader, et maintenir à distance les manifestants.

Tenue de DMVS.
Niveau 1
Lorsque la menace grandit, les forces de l'ordre ont recours aux boucliers et aux matraques, afin d'effectuer des :
- Phalanges : Les policiers forment une ligne continue, verrouillant leurs boucliers pour créer une barrière impénétrable. Cette formation est utilisée pour bloquer l'accès aux rues, contenir les manifestants dans un périmètre restreint afin de vider une place ;
- Bâtonnages : Lors des manifestations, des unités spécialisées (les kosy) s'avancent rapidement hors de la ligne principale pour isoler de petits groupes ou des individus. Les boucliers servent à coincer et plaquer les protestataires contre les murs ou au sol, tandis que les matraques sont utilisées pour frapper les jambes ou le torse afin de briser la résistance ;
- Charges : Dans des cas de nécessité absolue, les forces de l'ordre procèdent à des charges afin de repousser les manifestants.
Au même titre que les grenades, des véhicules blindés et des canons à eau sont utilisés.
Niveau 2
Si la situation l'exige, les forces de l'ordre peuvent avoir recours aux armes de Niveau 2.
Les forces de l’ordre disposent d’armes de force intermédiaire pour neutraliser une agression. L’évolution des modes d’action adverses, les choix politiques tout comme l’objectif d’interpellation davantage recherché et l’impératif de discrimination de l’adversaire imposent d’adapter en permanence l’éventail des moyens de contrainte tout en préservant le principe de gradation de l’emploi de la force. Après le retrait de la grenade offensive en 2014, l’arsenal vient d’être amputé de la Zarya, substituée par la Zarya-3, une version plus douce de la première, aux effets comparables (souffle, assourdissante et lacrymogène) mais dépourvue de matière explosive. Le lanceur de balle de défense, la grenade de désencerclement et même le gaz sont aussi de la partie. Aussi, les forces de l'ordre disposent de nouvelles AFI (Arme de Force Intermédiaire càd. des équipements non létaux ([ou à létalité réduite]) telles que le pistolet à impulsion électrique, ou des projectiles cinétiques, grenades, produits marquants codés, etc. pouvant être délivrés à partir d’un drone.
Les Zarya-3 produisent 172 dB à environ 10 mètres. Les grenades lacrymogènes instantanés font la même chose que les Zarya-3, mais avec des gaz lacrymogènes lâchés. Elles, jugés trop dangereuses pour être lancés à la mains, sont lancés par des lanceurs spécialisés. Enfin, les grenades de désencerclements, qui produisent 140 dB et expulsent du caoutchouc dans un rayon de 10 mètres à plus de 300 km/h.
Les forces de sécurité ont d'ailleurs testé l'utilisation de drones militaires pour surveiller les manifestations et pour larguer, si nécessaire, des projectiles adaptés à la situation présentée. Ces drones, de fabrications akaltiennes, et, pour certains, modifiés afin de transporter des projectiles, permettent de cartographier plus efficacement les rassemblements de masse.
Niveau 3
Si les unités sont vraiment en danger, elles peuvent utiliser des armes de niveau trois : des lanceurs de balles de défense. Ceux-ci tirent des projectiles de 4 cm de largeur à une vitesse de 300 km/h. Ils peuvent provoquer des risques traumatiques élevés, et un risque de mort à moins de 10 mètres.
Niveau 4
Dans le cadre de la légitime défense (ou de la répression des oppositions), les forces de l'ordre peuvent avoir recours à des armes à feu, comme des petits fusils.
[En écriture...]