Ce glyphe est de forme carrée et se compose d’un unique carré plein en trait fin. Il s’agit du glyphe Ko, qui représente le monde des esprits. Il constitue également une clé fondamentale de l’écriture muloquoise, puisqu’une part considérable des glyphes l’intègrent dans leur composition. Le monde mental des Muloquois, comme celui de nombre de peuples premiers d'Aleucie, est largement structuré autour de la dichotomie entre le monde matériel et le monde des esprits. Notons que les esprits ne se limitent pas aux seules entités liées aux êtres matériels que l’on rencontre ; ils englobent également les dieux ainsi que les éléments naturels qui, par leur importance ou la puissance qu’ils incarnent, ont été tenus pour divins. Par ailleurs, on remarquera que l’écriture muloquoise reflète une conception selon laquelle le monde spirituel est en soi extérieur et supérieur au monde matériel. Ainsi, lorsque l’on veut signifier l’interpénétration des deux deux mondes, c’est le glyphe Ma (le monde matériel) qui contient Ko (le monde spirituel), et non l'inverse, comme on le voit par exemple dans le glyphe Mako (le sanctuaire). Et lorsque les deux mondes sont distincts ou opposés, c’est le monde des esprits qui se place au-dessus du monde des hommes, comme l’illustre le glyphe Polpakkojumma (la malédiction). Cela nous montre bien, si il en était besoin, que les muloquois se localisaient dans un monde matériel dans lequel le monde spirituel, plus noble, s'autorisait des excursions.