11/06/2017
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🎭 [CULTURE] Les produits culturels du Jashuria - Page 2

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Le jeu de Mah-jong


Le Mah-jong (« moineau de lin » en Ushong) est un jeu de société issu du Médian qui s’est très vite diffusé dans l’ensemble du sous-continent jashurien et dont la pratique a été largement popularisée pour toucher tous les segments de la population et notamment les plus vieux. Le Mah-jong se joue à quatre avec de petites tablettes que l’on associe pour former des figures. C’est un jeu associant la stratégie, la tactique, la psychologie, mais aussi la chance. S’il n’apparait que très tardivement dans la culture ushong et jashurienne, ce jeu s’est rapidement dispersé dans toute la Jashurie et le Médian et fait l’objet de nombreuses variantes, dont beaucoup sont associées aux jeux d’argent.

Inventé au XIXe siècle, le jeu de Mah-jong a probablement été transféré du Médian jusqu’en Jashurie par le biais des marchands, toujours les premiers à profiter et à faire profiter des nouvelles inventions locales. Il serait inspiré d’un jeu de cartes ushong, qui aurait été adapté sous la forme de tuiles de bois, puis d’ivoire pour les plus riches. Le jeu en lui-même se compose physiquement d’une série de 144 tablettes gravées de caractères ou de symboles dont on distribue traditionnellement 13 d’entre elles aux joueurs. Les joueurs vont par la suite essayer de composer des combinaisons de ces mêmes tuiles en piochant et en se défaussant de diverses tuiles. Le gagnant est celui qui possèdera la combinaison la plus puissante à la fin de la partie. Il existe de nombreuses variations de ces tuiles selon les régions, mais voici quelques constantes en matière de composition de jeu de Mah-jong.

Un jeu de Mah-jong contient 4 suites de cercles, des tuiles numérotées de 1 à 9 cercles. Il contient aussi 4 suites de bambous, des tuiles comprenant 1 à 9 bambous gravés sur la tuile. Il comprend aussi 4 séries de caractères, des tuiles comprenant les chiffres 1 à 9. Ces séries de tuiles constituent les suites de base du jeu de Mah-jong et on les retrouve dans quasiment tous les jeux et toutes ses variantes. S’ajoutent à ces tuiles les séries des Honneurs, sous la forme de 4 tuiles des vents (les quatre directions), trois dragons (rouge, vert, blanc), quatre saisons et quatre fleurs (prune, orchidée, chrysanthème et bambou). Selon les régions, d’autres tuiles sont ajoutées ou enlevées. Dans le centre du Jashuria, le Mah-jong utilise par exemple les tuiles des quatre arts (Guqin, go, calligraphie et peinture) ou des quatre nobles professions (pécheur, bucheron, fermier, érudit). Certaines régions de Jashurie utilisent aussi d’autres concepts comme la chance, la prospérité, la longévité et la noblesse, ou encore des animaux sur les tuiles. Tout dépend encore une fois de la variante du jeu considéré. Il arrive que les plus gros jeux de Mah-jong aient 164 tuiles.

Le jeu de Mah-jong fonctionne comme suit. On mélange les 144 tuiles face cachées sur un plateau de jeu, puis chaque joueur réalise une muraille de 17 tuiles de large et deux tuiles de haut, que l’on nomme un mur, pour former une enceinte. Chaque joueur pioche ensuite dans la muraille 13 tuiles qui forment sa main de départ. Le but du jeu est d’être le premier à former une combinaison de 14 tuiles appelée Mah-jong. Tour à tour, les joueurs vont piocher une tuile dans la muraille et si la combinaison n’est pas concluante, devront se défausser d’une tuile face visible, que les joueurs pourront récupérer. Pour gagner, il faut posséder quatre combinaisons de trois tuiles et une paire. Trois types de combinaisons sont possibles : les Chow, les Pung et le Kong. Un Chow est une combinaison de trois tuiles numérales consécutives (bambous, cercles, caractères) de la même famille. Un Pung est un groupe de 3 tuiles identiques. Un Kong est un groupement de 4 tuiles identiques. Le premier à atteindre Mah-jong remporte la manche et ses points sont comptés avec les accomplissements des autres joueurs.

Le Mah-jong est encore aujourd’hui utilisé dans les jeux d’argent. Les bars raffolent des parties de Mah-jong dans lesquels les gens peuvent parier tranquillement dans les arrière-salles. Le Jashuria ayant une politique assez libérale en matière de jeux d’argent, les casinos ont très largement fait du Mah-jong une de leurs activités phare.
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L’art du laque au Jashuria


Le laque a suivi l’évolution de toutes les formes d’art dans le Nazum méridional. De simple protection épaisse des objets ménagers contre les intempéries, il est devenue un art raffiné et délicat qui perdure encore aujourd’hui au Jashuria, sous des formes très diverses. Bien que le laquage ait depuis le XXe siècle entamé sa mue dans les vernis synthétiques, l’art du laquage est resté aussi traditionnel et fait la réputation de maîtres artisans dont les œuvres se vendent à prix d’or sur les marchés jashuriens. L’art du laque se décline dans de nombreuses inventions et dans de nombreux objets. Il fait intervenir la recherche de l’harmonie des couleurs, la subtilité des nuances, la qualité des reflets, la transparence et l’opacité, … le tout en mettant en valeur la lumière et ses jeux.

Les objets en laque sont naturellement résistants. Les plus anciens que l’on a pu retrouver dans les tombes jashuriennes ou ushongs ont plus de 2000 ans et sont particulièrement bien conservés. On connaît son utilisation depuis des millénaires et les artisans ont su l’appliquer dans toutes sortes de situations, de l’iconographie religieuse aux objets du quotidien en passant par les meubles. La laque est passée en quelques siècles d’un simple revêtement protecteur que l’on passait sur les objets à un véritable produit dont on loue les qualités esthétiques et qui améliore l’aspect des objets. Si aujourd’hui le laquage a donné naissance à une industrie chimique moderne basée sur d’autres vernis cellulosiques et synthétiques, il a permis l’ouverture d’un champ impressionnant de recherche sur la manière dont on peut protéger les objets.

La laque originelle provient de la sécrétion d’insectes que l’on trouve sur certaines plantes du Jashuria, du Wanmiri ou même de l’Empire Xin. Elle est tirée de la substance qui recouvre les œufs de ces mêmes insectes, qui est par la suite lavée, tamisée et fondue. La production de laque se poursuit avec le transfert des larves sur d’autres d’arbres et la sécrétion est récupérée sur les branches contaminées. Les branches sont par la suite broyées et on obtient une laque brute, souillée de résidus de bois et de cire, ainsi que d’autres produits. Cette laque brute est lavée à l’eau, broyée, puis séchée au four. La résine obtenue est nommée le chowri. C’est une résine peu humide, granuleuse et ambrée. Elle est ensuite placée dans un drap, puis passée au feu jusqu’à ce qu’elle fonde au travers du trois en gouttes irrégulières. Le drap retient alors les impuretés et la résine pure est traitée soit en feuilles minces, soit en pots liquides.

La laque peut aussi provenir d’origines végétales. Les Jashuriens connaissent depuis des millénaires les arbres laquiers, qu’ils saignent à la huitième année de leur pousse pour en récupérer les exsudats dans des jarres et des pots. La laque obtenue est d’apparence crémeuse et rappelle un latex sombre qui va être traité pour devenir le vernis que l’on nomme la laque. Les laques traditionnelles par exemple, sont complétées avec des huiles, du sulfate de fer ou même du vinaigre de riz afin de travailler leur densité, leur adhérence et le niveau de finition. La laque obtenue est laissée fluide dans des pots scellés, ou séchée en tablettes qui seront broyées et mélangées avant utilisation. La laque est généralement conservée dans des caves fraîches et peu humides afin d’en préserver la qualité.

Les premières utilisations connues de la laque furent dans les bâtiments. Les Jashuriens et les Ushongs enduisaient les bois de leurs maisons d’épaisses couches de laques brunes, noires ou rouges pour éviter que l’humidité ne s’installe et ne fassent s’effondrer les constructions. Ceci a été particulièrement déterminant dans l’architecture jashurienne, dans les territoires où l’humidité est particulièrement présente lors de la mousson. Cependant, de nombreux autres matériaux peuvent être laqués : papier, porcelaine métaux, ainsi que les objets les plus divers : peignes, casques, armures, ou encore les ustensiles de ménages. La laque peut même être utilisée sur de la toile de peintre, ou même du papier kraft.

Le principe de l'art du laquage est la la pose de nombreuses couches successives de laque, dont chacune une fois sèche est poncée avant la pose de la suivante. Ces multiples couches confèrent au décor un effet de profondeur et de transparence inimitable. Cette laque est passée, dans le cadre des objets en bois, après un long processus de nettoyage et de lissage des objets, car la moindre poussière ou imperfection ressort dans la laque. Les artisans ont durant longtemps préparé des apprêts pour gérer cette particularité de la laque, généralement à base d'argile broyé et lissé sur l'objet. Pour obtenir le fond du décor, on pose d’abord des couches de laque teintée, une quinzaine au minimum, puis le décor est réalisé ; pour finir, il est protégé par des couches de laque transparente dont la dernière est finement polie, jusqu’à l’obtention d’une surface idéalement douce et unie. Il existe encore aujourd'hui de nombreuses techniques qui ont innové sur ce principe, notamment des techniques d'insertion de dessins à la feuille d'or dans l'épaisseur du laquage.

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