Inventé au XIXe siècle, le jeu de Mah-jong a probablement été transféré du Médian jusqu’en Jashurie par le biais des marchands, toujours les premiers à profiter et à faire profiter des nouvelles inventions locales. Il serait inspiré d’un jeu de cartes ushong, qui aurait été adapté sous la forme de tuiles de bois, puis d’ivoire pour les plus riches. Le jeu en lui-même se compose physiquement d’une série de 144 tablettes gravées de caractères ou de symboles dont on distribue traditionnellement 13 d’entre elles aux joueurs. Les joueurs vont par la suite essayer de composer des combinaisons de ces mêmes tuiles en piochant et en se défaussant de diverses tuiles. Le gagnant est celui qui possèdera la combinaison la plus puissante à la fin de la partie. Il existe de nombreuses variations de ces tuiles selon les régions, mais voici quelques constantes en matière de composition de jeu de Mah-jong.
Un jeu de Mah-jong contient 4 suites de cercles, des tuiles numérotées de 1 à 9 cercles. Il contient aussi 4 suites de bambous, des tuiles comprenant 1 à 9 bambous gravés sur la tuile. Il comprend aussi 4 séries de caractères, des tuiles comprenant les chiffres 1 à 9. Ces séries de tuiles constituent les suites de base du jeu de Mah-jong et on les retrouve dans quasiment tous les jeux et toutes ses variantes. S’ajoutent à ces tuiles les séries des Honneurs, sous la forme de 4 tuiles des vents (les quatre directions), trois dragons (rouge, vert, blanc), quatre saisons et quatre fleurs (prune, orchidée, chrysanthème et bambou). Selon les régions, d’autres tuiles sont ajoutées ou enlevées. Dans le centre du Jashuria, le Mah-jong utilise par exemple les tuiles des quatre arts (Guqin, go, calligraphie et peinture) ou des quatre nobles professions (pécheur, bucheron, fermier, érudit). Certaines régions de Jashurie utilisent aussi d’autres concepts comme la chance, la prospérité, la longévité et la noblesse, ou encore des animaux sur les tuiles. Tout dépend encore une fois de la variante du jeu considéré. Il arrive que les plus gros jeux de Mah-jong aient 164 tuiles.
Le jeu de Mah-jong fonctionne comme suit. On mélange les 144 tuiles face cachées sur un plateau de jeu, puis chaque joueur réalise une muraille de 17 tuiles de large et deux tuiles de haut, que l’on nomme un mur, pour former une enceinte. Chaque joueur pioche ensuite dans la muraille 13 tuiles qui forment sa main de départ. Le but du jeu est d’être le premier à former une combinaison de 14 tuiles appelée Mah-jong. Tour à tour, les joueurs vont piocher une tuile dans la muraille et si la combinaison n’est pas concluante, devront se défausser d’une tuile face visible, que les joueurs pourront récupérer. Pour gagner, il faut posséder quatre combinaisons de trois tuiles et une paire. Trois types de combinaisons sont possibles : les Chow, les Pung et le Kong. Un Chow est une combinaison de trois tuiles numérales consécutives (bambous, cercles, caractères) de la même famille. Un Pung est un groupe de 3 tuiles identiques. Un Kong est un groupement de 4 tuiles identiques. Le premier à atteindre Mah-jong remporte la manche et ses points sont comptés avec les accomplissements des autres joueurs.
Le Mah-jong est encore aujourd’hui utilisé dans les jeux d’argent. Les bars raffolent des parties de Mah-jong dans lesquels les gens peuvent parier tranquillement dans les arrière-salles. Le Jashuria ayant une politique assez libérale en matière de jeux d’argent, les casinos ont très largement fait du Mah-jong une de leurs activités phare.