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Izak Engström

1888–1896 / Nationaliste / Toipou

Izak Engström fut le premier chancelier à faire deux mandats complets depuis Oskar Winther, et le premier toipouvin à accéder à la fonction électorale suprême.

Médecin de formation, parfaitement bilingue, ancien directeur du grand hôpital de La Roitier, capitale du Toipou ou il est né en 1832, il avait basculé en politique après avoir constaté que les décisions prises à Roune tuaient autant de patients que les maladies, formule qu'il prononça en public une fois, et que ses adversaires lui répétèrent jusqu'à sa mort. Son style tranchait radicalement avec celui de Kalb : Engström consultait, négociait et attendait toujours le consensus avant d'agir. Trop lent, disaient ses critiques. Efficace, répondaient ses partisans en pointant son bilan : extension de l'assurance maladie fédérale, construction du premier réseau télégraphique à dimension fédéral avec l’aide de toutes les régions et surtout la plus ambitieuse réforme de l'enseignement primaire, avec pour la première fois des programmes bilingues franco-cantais pour chaque région. Sa gestion de la crise bancaire de 1893, qui aurait pu être dramatique sans son intervention, fut unanimement saluée, y compris par les Libéraux Royalistes qu'il combattait par ailleurs. C’est aussi sous son mandat que l’Intendant aux Finances Fédérales perdit une grande partie de son autonomie vis-à-vis du gouvernement fédéral, pour passer davantage sous la tutelle du Chancelier, à la faveur de la crise de 1893.

Il faut aussi noter que Engström eut un début de mandat particulièrement compliqué, en effet, le roi Thomas Ier mourut moins de 5 jours après l'avoir formellement nommé. Héros de la 2e révolution cantaise, celle de 1822, fondateur de la 6e dynastie, celle des Wanon et plus long règne de toute l'Histoire cantaise, avec 71 années passées sur le trône, les funérailles du souverain furent donc à la hauteur de ce que la Fédération florissante pouvait offrir à son défunt souverain. Royaliste convaincu, Engström organisa donc des obsèques d'une grandeur inouïe, au plus grand plaisir de la quasi totalité des cantais. Il réussit à transformer une tragédie nationale en rampe de lancement de son premier mandat. C'est également lui qui organisa le sacre d'Alexandre IV, arrière petit-fils de Thomas Ier, âgé de seulement 20 ans, de la façon la plus fastueuse qui soit, pour asseoir le plus rapidement possible le pouvoir d'un souverain peut être un petit peu trop jeune. D'autant plus que le peuple s'attendait à ce que se soit le père d'Alexandre, Jean Wanon, qui monte sur le trône. Encore aujourd'hui, personne ne sait vraiment pourquoi le Conseil Ducal privilégia Alexandre.

Il quitta la chancellerie en 1896 épuisé mais respecté, et refusa toutes les décorations que le Souverain voulait lui remettre, estimant qu'un médecin n'avait pas besoin de médailles. Il meurt à un âge avancé de 97 ans en 1930. Bien que sa mort arrive 34 ans après son départ de la chancellerie, une foule très nombreuse et la plupart des dignitaires de la Fédération étaient présents pour lui dire un dernier adieu.
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Emil A. Lassen

1896–1900 / Nationaliste / Dicarpie

Emil A. Lassen est l'un de ces personnages que l'histoire cantaise a longtemps mal classés, trop conservateur pour les Libéraux Royalistes, trop social pour les Chrétiens Démocrates et trop régionaliste pour son propre camp Nationaliste.

Né à Prügen (Minia) en Dicarpie en 1852, région pauvre et rurale dont il portait fièrement l'accent et les manières directes, il accéda à la chancellerie à 44 ans en battant le candidat Libéral Royaliste dans un scrutin plus que jamais serré, marquant l’errosion du camp Nationaliste après plus de 15 ans de mandat.

Son mandat unique coïncida avec le début d'une nouvelle prospérité des régions rurales de l’Est, portée par les exportations agricoles, dont profita enfin sa Dicarpie natale. Il en profita pour lancer le premier plan d'infrastructures rurales fédérales : routes, ponts et lycées qui transforma durablement les campagnes de l'intérieur. Jusqu’alors, la Fédération se retenait de trop agir dans les campagnes, pré carré de l’action régionale. Ses détracteurs de Ckey l'appelèrent "le chancelier des chemins de terre", sans imaginer que l'expression deviendrait dans certaines bouches un titre honorifique.

Battu en 1900 par Caspar Berglund, il ne cacha pas son amertume, estimant que le vote des grandes villes avait écrasé celui des campagnes, grief qui résonne encore dans certains discours politiques cantais contemporains. Toutefois, si on retient surtout de lui ses actions bénéfiques pour la campagne, il ne réussit pas à envoyer suffisamment de gage à sa base électorale urbaine, qui se détourne massivement vers les Libéraux Royalistes, leur offrant lui même leur victoire écrasante de 1900.

Il meurt assez jeune, en 1910, après avoir écrit plus d’une vingtaine d’ouvrages ou il y exprime toute sa haine envers les cadres nationalistes, les électeurs des grandes villes et les libéraux royalistes, écorchant un peu son image débonnaire qu’il avait su entretenir jusqu’à sa défaite.
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Caspar Berglund

1900–1912 / Libéral Royaliste / Ckey

Caspar Berglund est, avec Genvald et Verril Aubé, l'un des trois plus grands chandeliers cantaise,, le seul à avoir accompli trois mandats consécutifs depuis le fondateur, et le seul Libéral Royaliste à avoir duré aussi longtemps dans un pays qui se méfiait des grands industriels.

Né au Roto en 1850, la capitale du Duché de Ckey, dans une famille de manufacturiers qui employait plusieurs milliers d'ouvriers, il a fait ses études à l'Université Royale de Roune puis à l'étranger, avant de revenir avec la conviction que le Canta pouvait devenir une puissance commerciale de premier ordre à condition de se moderniser sans se déchirer.

Ses douze années au pouvoir furent celles du Canta plus triomphant que jamais : industrialisation accélérée, essor des banques cantaises à l'international, développement des infrastructures routières et ferroviaires, élargissement des canaux, première loi sur les retraites ouvrières qu'il fit adopter pour désamorcer la montée socialiste. Il gouverna avec une habileté politique jusqu'alors jamais vu, s'appuyant alternativement sur les Chrétiens-démocrates et les Nationalistes selon les dossiers, ne laissant jamais une coalition adverse se consolider contre lui. Pour la première fois, toutes les régions cantaises sans exception, y compris la Frochine, profitèrent des bienfaits de la politique fédérale et le camp libéral réussit à s’implanter dans les exécutifs de toutes les régions. Bien que d’un camp différent, l’actuelle chancelière Olz est souvent considérée comme sa véritable héritière politique, un siècle après.

Grand ami des arts, influent mécène, il fit de Roune une capitale digne de ce nom. On lui doit notamment l’actuel Palais Fédéral, accueillant l’Assemblée Fédérale, un immense bâtiment néo classique dont l’immense façade n’est recouverte que de marbre blanc. Il créa le Ministère Fédéral de la Culture, doté d’un budget conséquent pour acheter nombre d'œuvres d’arts et artefacts historiques, surtout à l’étranger pour enrichir les musées flambants neufs de la capitale royale et fédérale. La plupart des régions lui emboîtent le pas durant les années 1910.

Son seul vrai échec fut la question linguistique : il ne prit jamais position clairement, laissant les tensions entre germanophones et francophones s'enkyster en silence sous le vernis de la prospérité. Francophone de naissance, il a beaucoup déçu dans sa région en ne s’exprimant presqu’en cantais.

Par ailleurs, il fait face à une inattendue crise du peuple avec les familles aristocratiques. Scandale des caisses noires de la famille ducale d’Elsace en 1909, tentatives d'assassinats de républicains en 1910 et 1911 commandés par les familles ducales du Toipou et du Nord. Le point d’orgue fut les accusations de viol à l’encontre du prince héritier, Guillaume en 1912 et de son expédtif acquittement en moins de 2 mois par la Cour Royale. Cela laissa un terreau très fertile au camp républicain, jusqu’alors ultra minoritaire, alors qu’il pensait à une simple crise conjoncturelle.
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Ralph Gottlieb

1912–1914 / Républicain / Erdrin

Ralph Gottlieb entra dans l'histoire cantaise par la grande porte de la Chancellerie fédérale, et en sortit par la petite porte de derrière, réservée au personnel, au sens propre comme figuré.

Né dans le quartier germanophone du Neudorf à Roune, dans une famille de professeurs de philosophie, lui offrant une éducation des plus prestigieuses. Gottlieb était un intellectuel brillant, peut-être le plus brillant de tous les chanceliers, mais aussi un politicien médiocre, peut-être le pire de tous, combinaison classique et fatale.

Premier chancelier républicain, c'est-à-dire ouvertement anti-monarchiste, il avait réussi l'exploit de convaincre suffisamment de parlementaires que le Souverain coûtait plus qu'il ne rapportait, dans un pays où la couronne était encore un symbole quasi sacré. En marge du puissant parti républicain, il n’est pas un des partisans de la victoire éclatante de celui-ci aux élections fédérales de 1912, aboutissant à une inédite victoire des républicains dans un contexte de défiance généralisée à l’égard de la noblesse. Faute d’accord entre des mouvements républicains assez différents : centralisateur en Erdrin et LandTange, confédéraliste en Ckey ou au Baden, indépendantiste en Frochine… L’Assemblée fédérale eut du mal à choisir un chancelier adéquat, d’autant plus que la plupart des élus étaient jeunes et inexpérimentés, au grand plaisir des pairs de la Chambre royale, qui ridiculisèrent rapidement les nouveaux élus.

Finalement, après plus de 3 mois d’attente, de longues réflexions et plusieurs candidatures ratées, le camp républicain, déjà bien divisé, choisissait Gottlieb comme chancelier, penseur indépendant, mais véritablement républicain, élu à l’Assemblée fédérale depuis 1900 pour la 45e circonscription de Roune. Il devient ainsi le premier chancelier originaire de l’Erdrin, pourtant région la plus peuplée du pays, mais toujours germanophone de naissance.

Son programme de réduction rapide des prérogatives royales déclencha une crise constitutionnelle sans précédent dès ses premiers mois : la Chambre royale bloqua systématiquement tous ses textes, peu importe leur domaine ; le Souverain Alexandre IV refusa de contresigner plusieurs décrets, et l’opposition Libérale, Nationaliste et Chrétienne s’unie pour la première fois pour former une fronde spectaculaire au Conseil des Territoires, ou ils était majoritaires. Finalement, la plupart des textes proposés par Gottlieb ou son gouvernement n'aboutissent pas, faute de validation unanime des trois chambres.

Les parlements régionaux n’ont jamais eu aussi peu de travail, puisqu’aucun texte à transposer / adapter / harmoniser ne leur parvenait du Parlement fédéral. Au contraire, toutes les régions, dirigées par des Nationalistes (Baden, Nord, Erdrin), des Libéraux Royalistes (Ckey, LandTange), des Chrétiens Démocrates (Dicarpie, Erdrin, Toipou) voir par une collation des trois (Frochine) ont su avec une grande sagesse assurer la continuité des services publics, locaux comme fédéraux. C’est dans cette période particulièrement mouvementée qu’émergea l’association, d’abord informelle puis institutionnalisée, Territoires de Canta, réunissant toutes les régions mais aussi toutes leurs collectivités locales, afin de poursuivre l'œuvre d’un Etat fédéral défaillant. Cela a permis de redonner de l’élan au pouvoir régional, en perte de vitesse depuis de nombreuses années au profit d’un Etat fédéral toujours plus puissant.

Acculé de toute part, Gottlieb tenta le coup de force politique : il convainquit ses alliés de démissionner en masse pour forcer de nouvelles élections générales, comptant sur un élan populaire qui ne vint pas. Dans le même temps, il essaya d’organiser une grande manifestation républicaine dans Roune. Réunissant environ 100.000 personnes, elle est totalement submergée par la contre-manifestation royaliste, organisée par l'opposition et rassembla selon les sources les plus sérieuses environ un million de personnes. La Chancellerie fédérale est prise d’assaut par de jeunes royalistes radicaux, ne voulant leur faire face, Gottlieb fuit précipitamment le bâtiment par une porte dérobée et embarque sur un navire amarré à proximité, lui permettant de fuir Roune. Son gouvernement n’aura pas cette même chance, et plusieurs ministres seront blessés, mais jamais dans de graves proportions. Cette "auto-dissolution" de 1914 reste dans les manuels comme l'exemple parfait de ce qu'il ne faut pas faire en politique. Le Parti républicain ne se releva pas vraiment de cet épisode avant plusieurs décennies.

Finalement, Gottlieb s’entoure de quelques républicains radicaux et se réfugie sur l'île d’Erde, petite île de moins de 200 habitants dépendant de la principauté de LandTange. Rejoints par un petit millier de militants républicains, il va proclamer l’indépendance de l’île dès 1915, sous le nom de “République Libre et Démocratique d’Erde”. Prenant cela pour une plaisanterie, les autorités fédérales comme de LandTange ne vont jamais réagir. Gottlieb va diriger cette pseudo république jusqu’à sa mort en 1926, avec pas beaucoup plus de succès qu’à la chancellerie fédérale, ses partisans vont être nombres à quitter cette utopie démocratique. A sa mort, l’île est rapidement réintégrée sous l’égide de LandTange, qui a envoyé un seul voilier non armé dans le mois suivant le décès. Le seul héritage de cette période est l’accession au rang de “quartier” d’Erde, sorte de municipalité dans le système de LandTange, sous le nom de République Libre et Démocratique d’Erde. Avant cela, Erde était rattaché au quartier de Zee, vaste quartier réunissant la plupart des petites îles de la principauté. Gottlieb est enterré sur l’île et les représentants républicains viennent fleurir sa tombe à chaque anniversaire de sa mort.
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Hadrien Blanchard

1914–1922 / Chrétien-démocrate / Erdrin

Hadrien Blanchard est une figure singulière dans le panthéon politique cantais : premier chancelier francophone de l'histoire de la fédération, il gouverna pendant huit ans un pays à majorité germanophone sans jamais chercher à masquer ses origines, ni son français chantant.

Né en 1862, à Donestal, ville moyenne de l'Erdrin, sur les rives du delta de l’Erdrin, qui donne son nom à sa région, il avait fait carrière dans l'administration municipale de la capitale fédérale, avant de s'imposer comme un médiateur incontournable des conflits entre communautés linguistiques. Son élection en 1914, dans le chaos qui suivit l’horrible mandat Gottlieb, fut perçue comme un signal d'apaisement.

Les parlementaires germanophones avaient besoin d'un visage nouveau, et les francophones d'une victoire symbolique longtemps attendue. D’autant plus que l’écart démographique entre francophone et germanophone commence à se réduire, les deux plus grandes régions, la Ckey et l’Erdrin sont résolument francophones et affichent les plus fortes croissances démographiques du pays. LandTange est en passe de devenir une région quasiment égalitaire sur le plan linguistique et le français progresse dans toutes les autres régions.

Blanchard ne déçut ni les uns ni les autres, ce qui en politique est presque un miracle. Ses deux mandats furent surtout marqués par le peu de grandes réformes qu’il mena, hormis dans dans l'enseignement public fédéral, en créant les premiers collèges et lycées fédéraux, qui étaient jusqu’alors exclusivement régionaux ou privés. Fédéraliste convaincu, c’est peut être le premier chancelier à donner autant de pouvoir aux régions, dont le poids politique s’est renforcé pendant la crise du mandat Gottlieb et portées par une voix nouvelle portée avec Territoires de Canta. Il parlait couramment le cantais avec un accent délicieux que ses adversaires moquaient et que ses partisans adoraient. Il meurt en 1951, à quatre-vingt-neuf ans, en laissant des mémoires rédigés dans les deux langues.
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Didier Cantin

1922–1930 / Chrétien-démocrate / Ckey

Didier Cantin fut ce que les Cantais appellent un "chancelier de gestion", expression qui, selon le ton avec lequel on la prononce, peut être un éloge ou une condamnation.

Né en 1869 au Roto, capitale de la Ckey, dans un milieu ouvrier qui contrastait avec les grandes fortunes industrielles de sa région natale. Il devient alors le premier chancelier du duché le plus riche de la Fédération, mais dont les élus ont été systématiquement écarté du pouvoir pendant 102 ans, jugé trop “radicalement modéré” par leurs congénères germanophones.

Il gravit les échelons du Parti chrétien-démocrate par le travail et la rigueur plutôt que par l'éclat. Il commençait ainsi simple conseiller municipal de sa ville natale, offrant d’ailleurs la première victoire des chrétiens démocrates dans les quartiers ouvriers de la ville en 1890, pourtant un bastion traditionnel des nationalistes. Il devient ensuite échevin de la 2e ville du pays en 1898, puis se fait facilement élire député fédéral en 1908, toujours pour représenter les quartiers les plus pauvres du Roto. Il arrive à survivre à la puissante vague républicaine de 1912, grâce à un ancrage local considérable et est un des leaders de la fronde anti républicaine. En 1914, il devient vice-président de l’Assemblée Fédérale, prend la présidence de la commission des affaires financières de l’Assemblée Fédérale en 1917 et 1918. A la suite des élections générales de 1918, il est nommé Intendant aux Finances Fédérales par Hadrien Blanchard, poste qu’il conserve pendant 4 ans. Après la victoire de son camp en 1922, il devient le candidat idéal au poste de Chancelier fédéral, après le retrait de Blanchard.

Succédant à l'illustre Blanchard, il eut la sagesse de ne pas chercher à lui ressembler. Ses deux mandats furent une période de consolidation : les finances fédérales furent davantage assainies, et il devint le premier chancelier fédéral à ne lever aucun emprunt en 1923, 1924, 1925 et 1928. Avec l’aide de Territoires de Canta, plusieurs codes administratifs régionaux furent harmonisés, et la question des retraites agricoles, promise depuis Lassen au début du siècle, fut enfin réglée. Toutefois, sa trop grande orthodoxie budgétaire causera sa perte en 1930, avec une victoire attendue mais sans panache des socialistes. Il sera incapable d’aider les régions rurales à faire face au choc d’investissement nécessaire pour mécaniser l’agriculture.

Il quitte la chancellerie en 1930 sans amertume, cédant la place à la gauche socialiste pour la première fois, et reste député fédéral jusqu'en 1940. Les historiens lui ont rendu justice tardivement : sans Cantin, les années Blanchard n'auraient peut-être pas tenu la distance, et les socialistes n’auraient pas eu les mêmes marges de manœuvre financière. Il meurt en 1951.
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