07/11/2018
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Activités étrangères au Banairah - Page 2

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Appel à l'Afarée

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L'Antérie, le Finejouri et l'Azur appellent à la réunion de tous les Etats afaréens au sein du Pacte fondé le 21 novembre 2016 dernier. Trop de guerres intestines, de massacres impunis, d'injustices, d'ingérences et d'impuissance supportés par l'Afarée, le plus grand continent, le plus ancien et le plus jeune continent de l'Humanité, doivent laisser place à une ère nouvelle. Cette ère sera celle de la souveraineté reconquise et de la puissance affirmée. Elle sera celle de la paix entre nos Etats, de la coopération et de la diplomatie. Elle sera celle de la décolonisation et de l'éradication de l'impérialisme. Elle sera le fruit des efforts concentrés et d'un travail patient ; le Pacte afaréen de sécurité est l'enceinte où ce travail peut être mené. Ni une alliance rigide, ni un mot creux, le Pacte est un espace par et pour les Afaréens, et le lieu de règlement des crises communes. Tous les Etats afaréens capables d'affirmer les valeurs d'indépendance, de paix et de solidarité afaréenne sont appelés à rejoindre le Pacte de sécurité, en signant la Charte qui nous liera comme une feuille de route, un engagement.

Trop longtemps les vœux pieux, les phrases creuses, les tentatives vaines ont comblé de leur inertie les aspirations de nos peuples à la solidarité, et l'intérêt supérieur de nos pays s'est trop souvent contenté de demi-assurances et de précaires équilibres, dépendant des grandes puissances étrangères pour la défense de son propre voisinage. L'Afarée doit reprendre ses droits chez elle et affronter la réalité en adulte.

Nous appelons solennellement tous les Etats afaréens souverains, qu'ils nous aient ou pas témoigné de leur solidarité, à nous rejoindre définitivement par la signature de notre Charte. L'Ustyae Cliar Sochacia, la République du Banairah, l'Empire islamique du Churaynn, la République faravanienne, les Tamurt N'Althajj, le Royaume de la cité du désert, la République sacrée et universaliste de la Mandrarika, la République d'Ouwanlinda, l'Île Démocratique d'Anna, la République anterienne côtière d'Ëdango, la Commune de Jadida, la République du Bajusid, le Royaume d'Ameria, le Royaume de Myènè, l'Etat azzymérien, l'Union des Corporations du Phéniskus, la République Fédérale de Kéran, l'Empire Kémimide, la Cité de Qadisha, la République de Kwesara, l'Empire sarranide et l'Empire tikarite sont ainsi invités à nous rejoindre.
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Bartholoméon de Petipont à la défense du PAS : « Le Banairah pisse froid dans un violon ! »

Son Excellence Monseigneur Bartholoméon pris à parti par les journalistes alors qu'il s'en allait chercher un sandwich bien mérité.

La réaction des autorités cramoisiennes ne s’est pas faite attendre en réponse aux graves accusations proférées par un journal banairais contre le très récemment fondé Pacte de sécurité afaréen. Une presse « plus soucieuse de préserver l’illusion d’une hégémonie banairaise déclinante sur la côte est-afaréenne que de regarder objectivement la réalité » critique Son Excellence Monseigneur Bartholoméon de Petipont, en route pour aller s’acheter un sandwich à la boulangerie en face de l’hôtel de ville de Salem-Aleykoum.

Si certains des points soulevés par le Banairah sonnent juste, d’autres sont tout simplement mensongers, explique Son Excellence Monseigneur. Certes la présence de l’Antérie, connue pour exercer une autorité dont la légitimité est discutable sur les peuples de la région sud de son pays, pose question, admet Bartholoméon de Petipont. Il admet également que la signature de l’Empire du Churaynn l’interpelle, considérant que cet « empire » possède de nombreuses colonies hors-AFarée. Le colonialisme est-il autorisé dès lors qu’il s’exporte et non s’importe ? s’interroge Son Excellence Monseigneur. Cela reviendrait à opérer un jugement discriminant, un deux poids deux mesures entre les Afaréens et les non-Afaréens, ce que la RAC© se refuse à faire.

Mais la République Actionnariale de CRAMOISIE© a toute sa place au sein du pacte dont elle respecte non seulement tous les points mais également l’esprit. Les lucifériens ont sanctuarisé la liberté humaine et la souveraineté de l’homme sur lui-même, indépendamment de toute considération de naissance, de foi ou de conviction. Nous sommes égaux et si nous le désirons, nous serons des titans, des dieux foulant le sable façonné, refaçonné sans cesse, jusqu’à ce que la terre s’adapte à l’homme et non l’homme à la terre.

La RAC© est l’exemple que toute nation, dès lors qu’elle embrasse sans arrières pensées les valeurs de l’individualisme, de l’anti-racisme et du transhumanisme, peut dépasser le passer et avancer vers un futur glorieux. Le Pacte afaréen de sécurité n’est pas une fin en soi, c’est une route, un chemin pavé des valeurs luciférienne. Le saboter, comme tente de le faire le Banaraih, est davantage contre-productif que ne le pensent les journalistes des Vues du Monde. L’Antérie et le Churaynn, en signant la charte du PAS, se disent prêts à en accepter les valeurs et les incorporer à leurs lois. Dès lors, n’est-ce pas le point de départ d’un sain et nécessaire processus de décolonisation de leurs territoires ? Le PAS peut être la première marche d’un escalier de vertu, un chemin de réconciliation, comme a su l’emprunter CRAMOISIE© en offrant à tous ses citoyens la transcendance scientifique !

Mais Son Excellence Monseigneur n’est pas un naïf, que cela soit bien clair : si ces nations venaient à signer sans y croire, hypocritement, en pensant dissimuler leurs crimes irréparés derrière une feuille de papier, alors la République Actionnariale de CRAMOISIE© se tiendrait prête à leur rappeler leurs engagements, tout comme devrait le faire le Banairah, au lieu de critiquer stérilement sans prendre le risque de s’engager à nos côtés.

Vive le Pacte afaréen de sécurité !
Que les fâcheux se fâchent, pourvu qu’ils nous laissent essayer de faire mieux.
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26/09/2017

Le Draim



Un médias raciste Banairais critique l'Anterie sur aucune base fondé.

Un média banairais nommé "Vues du Monde" a publié, dans sa dernière analyse de la géopolitique internationale, un long article qui commence par critiquer le Pacte Afaréen de Sécurité (PAS). Celui-ci affirme, sans aucune base fondée, que le pacte, dont l’objectif légitime est de lutter contre l’impérialisme et toutes les formes de colonialisme encore très présentes en Afarée, entrerait, je cite, en "complète contradiction avec les valeurs supposément portées par l’organisation ". Ce média, très peu scrupuleux, s’appuie sur des «observateurs internationaux» (qui ne sont en réalité que des colons eurysiens et aleuciens racistes menant une propagande pour dénigrer l’Afarée). Ces prétendus experts relaient une fake news selon laquelle le Pacte Afaréen de Sécurité collaborerait avec la Cramoisie. Or, d’après des représentants du gouvernement anterien, "le PAS prend seulement connaissance des États signataires de la charte", ce qui signifie qu’aucune collaboration n’a encore été réalisée avec ces colons.
Il est évident que ce média nationaliste, collaborateur et raciste cherche à masquer l’influence positive du PAS en Afarée occidentale, organisation qui a déjà réussi à apporter paix et liberté en Afarée centrale sans verser une seule goutte de sang.

Après avoir déblatéré ses mensonges, ce média arabe, uniquement soucieux de vendre ses journaux, a choisi de flatter les préjugés racistes des Banairais et leur haine des Noirs centre-afaréens en attaquant l’un des principaux acteurs de la paix, de la liberté et de la démocratie en Afarée, notre bien-aimée Anterie. En effet, ils n’ont pas hésité à insulter notre nation en la qualifiant «d’État dictatorial», tout en oubliant que leur propre chef d'état a déjà connu trois dirigeants anteriens successifs. Si l’Anterie est une dictature, on peut se demander ce qu’est alors le Banairah.

Ensuite, ce média ose l’offense de qualifier la région anterienne du sud de l’Afarée, le Mondawa, de «colonie». Or, il convient de rappeler qu’une dizaine de référendums y ont été organisés et qu’ils ont tous donné le même résultat: 100 % d’avis favorables au maintien de la région sous contrôle anterien.
Toujours selon ce même média, l’Anterie "ne respecte littéralement aucune des valeurs soi-disant défendues par l’organisation (PAS)". Pourtant, ils sont incapables d’en citer un seul exemple concret.

Ils vont jusqu’à accuser l’Anterie d’avoir «bombardé des populations civiles dans les colonies étrangères en Afarée» , accusation totalement infondée et sans aucune preuve. Il est clair que cela est faux. Pour finir, ce média a laissé tomber le masque de pseudo-indépendance pour se révéler comme un simple relais de la propagande impérialiste, en présentant la politique panafaréenne anterienne comme un «problème». Cela prouve, une fois de plus, que le chemin vers une Afarée libre reste encore long, mais nous y parviendrons.
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LE BANAIRAH EST-IL ENCORE DANS LA COURSE ?
La République khassérienne à l'heure du Pacte afaréen


Par Yoan TSHELA et Noël MANGEMOSI LUWAU
Publié le 07.12.2017 à 23h40

https://www.middleeasteye.net/sites/default/files/SaudiKing.3Sept2015.AFP_.jpg
Le Khasser entouré de membres de la garde présidentielle.


« Le Banairah c'est du passé ! » Dans les rues de Destint, en Fédération Centrale et Démocratique d'Antérie, les gens ne mâchent pas leurs mots quand on les interroge sur le grand pays d'Afarée du Nord, fondateur du Forum de coopération qui avait longtemps été la principale organisation interétatique du continent. La nuit tropicale est tiède, pleine de parfums de friture, de la rumeur de rues dynamiques. L'atmosphère, en ce début d'octobre, est saturée par les défilés en centre-ville de cortèges de sécurité qui conduisent au Palais de l'Afarée des délégations officielles venues de treize pays. L'inauguration du « Pacte afaréen de sécurité » bat alors son plein.

« Colonie toi-même ! » Les Anteriens, qui reconnaissent dans d'autres pays afaréens des partenaires essentiels pour la Fédération, rejettent la République du Banairah, qui a ignoré les invitations à rejoindre l'organisation naissante. Pis, la presse banairaise s'est fendue de critiques ironiques à l'encontre du collectif en gestation, critiquant l'un des Etats fondateurs pour la brutalité supposée de son régime, en particulier dans une région sud riche en ressources. L'Anterie, anciennement Antegrad, s'était en effet faite remarquer à Abunaj comme un Etat belliqueux n'hésitant pas à frapper des sites militaires en Ouwanlinda, et menaçant, de ce fait, la stabilité du continent.

« Les Antegrains ne respectent aucune des valeurs de l'organisation », juge-t-on à Banairah. La sentence est sans appel : pour l'opinion banairaise, « la sincérité et la crédibilité du Pacte sont déjà mortes » ! Ces prises de position ont beaucoup choqué en Afarée, et en particulier dans la Fédération Centrale, fondatrice et hôte du siège permanent de la nouvelle organisation.

Selon Yves Laké-Gonary, expert en questions internationales à Sainte-Loublance, « le Banairah fait preuve de scepticisme » à l'égard du Pacte afaréen de sécurité. « Les autorités n'ont pas été convaincues par l'invitation des trois Etats fondateurs », et semblent « toujours réticentes » à reconnaître l'initiative portée par l'Azur, le Finejouri et l'Antérie, et ce malgré l'adhésion rapide d'Etats partenaires d'Abunaj comme le Faravan ou encore la Cité de Qadisha. « Le Banairah est la puissance historique dominante », analyse l'expert, selon lequel « la perte de leadership du régime banairais est de plus en plus patente. »

Le Banairah n'est plus que la troisième puissance économique afaréenne, après avoir dominé le continent pendant des décennies. « C'est une puissance commerciale importante, membre de l'Onacom [l'Organisation des Nations Commerçantes, ndlr] et reconnues à l'international », tempère-t-il, ce qui rend à ses yeux « prématurée » toute analyse faisant du Banairah un Etat sur le départ. « L'archivage n'est sans doute pas près de survenir », ajoute-t-il avec malice, rappelant que « les Banairais arrivent toujours à se manifester avant qu'on les oublie. » Néanmoins, il faut selon lui être lucide : « le Banairah n'est plus seul en Afarée. »

Yves Laké-Gonary juge que les autorités d'Abunaj font preuve d'un « décalage » avec le reste du continent, voire d'un « déphasage. » « L'Etat khassérien a toujours été pragmatique et ordonné », à rebours d'un continent souvent traversé par des crises tumultueuses, des catastrophes et des décisions arbitraires. « Il a toujours vu d'un très mauvais oeil des trouble-fêtes », qu'ont pu être à ses yeux des Etats comme l'Antegrad, le Churaynn ou encore l'Ouwanlinda, pourtant tous membres du Pacte afaréen de sécurité. « Vu de sa fenêtre, la nouvelle organisation ressemble un peu à un dîner de cons » mêlant toutes sortes d'autocrates hier ennemis déclarés, et aujourd'hui rassemblés derrière une bannière qui détonne. « Les élites banairaises ne sont pas convaincues par la sincérité du Pacte d'avancer vers l'unité du continent », qui n'est d'ailleurs, en fait, plus vraiment un de leurs objectifs.

« L'Afarée a longtemps reposé sur le tandem Althaj-Banairah », un couple « stable » ayant tissé d'excellentes relations avec d'autres puissances mondiales, aujourd'hui contestées dans la compétition internationale. A distance de la très médiatique Organisation des Nations Démocratiques, l'axe Abunaj-Icemlet promouvait un modèle de coopération basé sur « le respect de valeurs humaines minimales » et « le rejet des tempéraments agressifs. » L'Althaj, autre leader afaréen, souffre par ailleurs d'un même lent déclin de son capital politique et de son soft-power, en se faisant petit à petit oublier. « L'Afarée est en train de connaître l'émergence d'une nouvelle génération de dirigeants », dont les valeurs et le tempérament semble « bien plus offensif » et parfois même explosif. La rhétorique anticoloniale, réactivée dans de multiples points du continent, cible aujourd'hui l'ennemi numéro un des Afaréens : le régime de Cramoisie.

« Le génocide du pays des Trois-Lunes a suscité un émoi considérable » en Afarée, « dont le Banairah ne semble pas avoir pris la mesure. » Plus encore, c'est l'Althaj qui est incriminé, celui-ci ayant, selon diverses sources, mobilisé des moyens militaires sans les avoir jamais mis en oeuvre. « On suspecte que les Cramoisiens disposent d'intelligences dans certaines capitales afaréennes », et ces théories font du Banairah l'un des principaux agents du « cramoisisme. » Yves Laké-Gonary tient à dénoncer des « théories du complot », mais admet que « c'est un fait que le Banairah n'est pas aujourd'hui dans la même pièce que les autres » pour parler d'une voix unie et poser des actes clairs, comme l'exclusion immédiate de la Cramoisie.

« Le Banairah pourrait jouer un rôle très positif », juge un délégué azuréen au Pacte, interrogé sur le sujet. « C'est un pays qui dispose d'atouts non négligeables, notamment en matière technologique et diplomatique. » Partenaire respecté de l'Onacom, proche de l'Alguarena, du Jashuria ou encore de Velsna, Abunaj a récemment signé avec Agatharchidès des accords systémiques établissant un régime de libre-échange et d'union économique inédit. Si le Diwan fait le voeu que ces accords intègrent aussi bientôt le Faravan, leur portée actuelle n'en est pas moins considérable. « La croissance réciproque sera stimulée. » Sur le plan de la sécurité, la promesse mutuelle de non-agression permet de faire diminuer le risque de conflit dans la région ; un accord de sécurité plus spécifique aux questions de lutte anti-terroriste devrait compléter une architecture bilatérale jugée « solide et fiable » par le gouvernement azuréen. Le Banairah est donc bien un acteur essentiel aux yeux de ses partenaires, loin des rumeurs de déclin entretenues par ses détracteurs.

Sur le plan religieux, la situation semble également se normaliser : le Banairah, Etat laïque mais propriétaire des Lieux Saints de l'Islam, a reconfirmé au Califat d'Azur sa disponibilité pour la mise en place d'un mécanisme de gestion de ces hauts sanctuaires via la coopération panislamique. « Des briques prometteuses ont été jetées », résume-t-on au Diwan, « et celles-ci pourraient être raffermies et renforcées si le Banairah adhérait au Pacte afaréen de sécurité. »

L'hypothèse semble également intéresser Yves Laké-Gonary : « L'adhésion du Banairah donnerait un poids politique considérable aux décisions du Pacte », car « le Banairah est un Etat central » pour l'Afarée. « Cela permettrait aussi de réparer la relation avec les petits Etats qui lui sont hostiles. » En Azur, on répète encore et toujours le même poncif : règlement des différends par le dialogue, et affichage d'unité entre les Etats du continent, autour de valeurs « afaréennes » qui correspondent à un agenda de rejet des influences extérieures.

« Le vrai enjeu du Banairah est qu'il est un membre de l'Onacom », coupe un stratège gondolais de l'opposition interrogé en off. « Aux yeux des Afaréens, il est trop engagé dans une alliance transcontinentale avec les plus grands intérêts économiques. » L'Onacom, une organisation qui est, selon certain, un « espace fumeux » aux « principes souples », essentiellement dédié à « la défense et la promotion d'intérêts particuliers plus ou moins recommandables. » Une alliance qui pèse, avec le Banairah en son sein ; mais que l'opinion afaréenne « risque de rejeter. »

« Nous ne sommes pas encore à l'heure des choix », conclut l'expert, pour qui « le Banairah demeure un interlocuteur essentiel à tous ceux qui veulent faire des affaires en Afarée », et dont la « neutralité ambiguë » est un « gage de stabilité de l'ordre afaréen », au risque d'en être un « facteur de pérennisation du statu quo. » En conclusion, il semble nécessaire à ses yeux que les autorités de la République désertique « réalisent que le statu quo est profondément remis en question ». « Le Banairah devrait s'adapter à la nouvelle réalité » et rejoindre le Pacte afaréen de sécurité : « il n'y a rien à perdre », et éviterait de s'isoler sur la scène afaréenne, de plus en plus investie par des acteurs ambitieux et résolus à agir plus radicalement sur les problèmes du continent.

« La guerre civile du Gondo, la colonisation cramoisienne, les territoires non-autonomes » sont pour l'expert des « sujets brûlants » qui, s'ils ne sont pas traités par Abunaj, risquent justement de la brûler. « Il faut surveiller le lait qui est sur le feu », finalement ; et se méfier de l'eau qui dort ?
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Entretien exclusif avec Madame Alina Linehart, Conseillère du Roi pour les Affaires Étrangères


Le Banairah a bâti le passé de l’Afarée. Mais c’est à la nouvelle génération d’États d’en construire l’avenir.



Journaliste — Madame la Conseillère, ces dernières semaines, plusieurs médias afaréens ont multiplié les tribunes et les analyses sur le rôle du Banairah et sur la pertinence du Pacte Afaréen de Sécurité (PAS). Certains y voient la preuve d’une fracture générationnelle entre anciens et nouveaux États du continent. Quelle est votre lecture de cette situation ?

Alina Linehart — Ce débat est révélateur d’un moment de transition historique pour notre continent. Nous vivons, si je puis dire, la fin d’un cycle et le début d’un autre. Le Banairah, puissance ancienne et respectable, incarne la stabilité et la mémoire de l’Afarée politique d’hier. Les jeunes États si je puis dire comme notre royaume le Royaume de Finejouri représentent quant à eux une génération née de la décolonisation récente et du besoin d’autonomie stratégique. Ces deux pôles ne sont pas opposés, ils sont complémentaires. Mais le dialogue entre eux n’a pas encore trouvé sa pleine maturité. Et c’est là que se situe l’enjeu. Le PAS, voulu par le Roi Louis II les autres états fondateurs, est justement né pour faire le lien entre ces deux générations politiques.

Journaliste — Le journal Contre-Enquêtes, publié au Banairah, accuse pourtant le PAS d’être « une alliance d’opportunisme sans colonne vertébrale », dénonçant son improvisation et son manque de rigueur. Ces critiques sont-elles infondées ?

Alina Linehart — Elles ne sont pas totalement infondées. Nous devons avoir l’humilité de le reconnaître. Le PAS a connu un démarrage rapide, presque précipité, parce que le contexte l’exigeait. L’affaire cramoisiste, la déstabilisation de l’Afarée Centrale et l’effondrement des cadres régionaux existants ont imposé une réaction immédiate. Le temps n’était pas à la perfection institutionnelle, mais à l’action. Cela dit, les critiques banairaises pointent de vraies failles initiales comme manque de procédures d’adhésion claires, absence de mécanismes de contrôle internes, et surtout un déficit de communication diplomatique. Mais réduire le PAS à une construction improvisée serait profondément injuste. Sous la présidence finejourienne, une refonte complète de la Charte a été engagée justement pour contrer certaines failles que je pu cité comme les critères objectifs d’adhésion, gradation des sanctions, règles de majorité renforcées pour les décisions sensibles et bien plus. Nous sommes en train de transformer une union d’intentions en une véritable organisation structurée. Le Banairah, avec sa culture du droit et de la discipline institutionnelle, aurait dû saluer cet effort, plutôt que de s’en détourner.

Journaliste — Le Banairah affirme aussi que le FCAN reste le seul cadre légitime de coopération afaréenne. Partagez-vous cette vision ?

Alina Linehart — Le FCAN a été un pilier fondamental de notre continent, et nul ne peut lui retirer ce mérite. Il a offert, durant des décennies, un espace de concertation économique et politique indispensable. Mais la vérité, et je la dis avec respect, c’est que le FCAN est désormais dépassé par les réalités contemporaines. Son modèle, conçu pour un temps de reconstruction et de dialogue, n’est plus adapté aux urgences sécuritaires, technologiques et stratégiques que nous vivons aujourd’hui. Le FCAN, malgré ses bonnes intentions, est devenu lent, bureaucratique, et souvent paralysé par la recherche d’un consensus impossible. Le monde, lui, avance vite, la guerre technologique, les crises climatiques, les menaces hybrides ne se traitent pas dans les mêmes délais que les politiques de développement. C’est là que le PAS a apporté un souffle nouveau. Il ne remplace pas le FCAN, il le complète, il agit là où le FCAN ne peut plus agir. On peut par exemple cité le cas de l'Afarée centrale qui illustre la capacité des nouveaux à résoudre ce qui peut être un conflict par le dialogue la négociation et le compromis et je rappel que cela à été surtout une réussite grâce à l'intervention de Sa Majesté Louis II qui serte représenté notre Royaume mais aussi le PAS.

Journaliste — Le Banairah se montre cependant réticent, accusant le PAS d’être dominé par une coalition d’États trop jeunes et trop impulsifs. Quelle est votre réponse à cela ?

Alina Linehart — Le Banairah ou du moins les journalistes commettent là une double erreur d’analyse, et de perception. D’analyse, parce qu’il confond jeunesse politique et immaturité. De perception, parce qu’il sous-estime la profondeur des transformations du continent. Oui, certaines de nos nations sont jeunes. Mais leur jeunesse est une force, pas une faiblesse. Ces États ont appris à se défendre sans protecteurs, à bâtir sans héritage, à exister sans tuteurs. C’est une école de rigueur et de volonté. Quant à la prudence banairaise, elle est légitime mais elle ne doit pas devenir de la nostalgie politique. Regarder l’Afarée d’aujourd’hui avec les yeux d’hier, c’est refuser de voir l’histoire avancer. Le Banairah a été le père fondateur de la coopération afaréenne ; mais les enfants ont grandi, et ils ont désormais leur mot à dire. Le Finejouri considère le Banairah comme une nation respectée et nécessaire, mais il lui dit aussi ceci : se détourner de la réalité, c’est risquer d’être dépassé par elle.

Journaliste — Cela ressemble à un appel à un sursaut pour le Banairah…

Alina Linehart — Un appel fraternel, oui. Le Banairah n’a pas besoin qu’on le critique, mais qu’on l’invite à reprendre sa place dans la marche du continent. Le PAS n’est pas un projet contre lui, mais un projet qui a besoin de lui. Nous avons besoin de sa méthode, de son expérience, de sa stabilité. Mais nous avons aussi besoin qu’il entende que le temps du contrôle est terminé. L’Afarée moderne se construit dans la coopération horizontale, pas dans la tutelle verticale.

Journaliste — Vous parlez souvent d’« équilibre » entre les anciennes et les nouvelles puissances afaréennes. Comment le Finejouri compte-t-il préserver cet équilibre tout en consolidant le PAS ?

Alina Linehart — En étant un pont, et non un pôle. La mission du Finejouri est précisément d’unir, pas d’opposer. Sous l’impulsion du Roi Louis II, notre diplomatie cherche à instaurer une méthode fondée sur trois piliers : la lucidité, la transparence et la loyauté. La lucidité, pour voir les choses telles qu’elles sont et non telles que nous voudrions qu’elles soient. La transparence, pour que chaque État membre sache ce qu’il engage et ce qu’il reçoit. Et la loyauté, parce qu’aucune alliance durable ne se bâtit sur la méfiance. Nous croyons qu’une Afarée adulte ne se mesure pas à sa puissance militaire, mais à sa capacité d’écoute et de coordination. L’unilatéralisme n’a plus de sens dans un monde aussi interdépendant. Et, si vous me permettez une formule :

Seul, on va plus vite. Mais ensemble, on va plus loin et surtout, on dure. C’est toute la philosophie finejourienne.

Journaliste — Pour conclure, pensez-vous que cette opposition entre prudence et audace, tradition et nouveauté, puisse un jour disparaître ?

Alina Linehart — Non, et il ne faut pas qu’elle disparaisse. Ce qui compte, c’est de la rendre féconde. Le Banairah, le FCAN, le PAS, tous ont leur utilité. Le danger, c’est le dogmatisme, croire qu’une seule structure ou une seule génération détient la vérité. L’Afarée a besoin de pluralité et de cohérence, pas d’uniformité. Le Finejouri, sous la conduite du Roi Louis II, continuera à travailler à cette cohérence. Notre ambition n’est pas d’avoir raison contre les autres, mais d’avoir raison avec les autres. Car, à la fin, c’est ensemble que nous vaincrons nos vieilles divisions et que nous écrirons enfin une histoire continentale digne de notre héritage.
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22/02/2018

Le Draim



La dernière étude de l'université politique de Destint sur plusieurs puissances Afaréenes.

L’Université politique de Destint a réalisé une vaste étude sur la politique intérieure de nombreuses nations afaréennes afin d’aider les Antériens à mieux comprendre les autres nations du continent dont les noms ont pu être cités dans l’actualité. Cette étude concerne principalement quatre pays. Le premier est le Tanin’Vody :

Ce pays voisin du nôtre est une monarchie absolue, un système dictatorial dans lequel le dirigeant possède tous les pouvoirs, à l’inverse du système démocratique actuellement en place en Antérie. Ce royaume est dirigé d’une main de fer par le très vieux Julian Ier. Ce tyran gouverne son État pour son propre intérêt, laissant son peuple mourir de faim et préférant se déguiser en animal plutôt que d’aider sa population.

Cependant, ce n’est pas la pire chose que ce fanatique de cosplay ait pu réaliser, car Julian Ier, décidé à tourner définitivement le dos à ses frères afaréens, aurait, d’après leurs recherches, ils ont conclu une alliance avec l’État génocidaire et colonisateur de Carnavale. Leurs recherches les ont menés à en conclure que cette alliance concernerait l’installation de missiles carnavalais au Tanin’Vody. L’expert en politique et affaires militaires, Amor Akwa, qui a participé à cette étude, a théorisé que, selon lui :
"Les Taninvodiens ont conclu un tel accord par paranoïa du roi Julian, craignant d’être renversé. En outre, menacer directement la capitale de la principale puissance de la péninsule, l’Antérie, leur permettrait de la «tenir en laisse», au vu de la large supériorité militaire antérienne. Mais il est évident que nous ne nous laisserons jamais faire face à de tels barbares, et qu’il faut, selon moi, riposter à cette menace. »

Notre Chef président, Jakamé Idi Akim, a quant à lui prononcé un discours imposant au roi Julian Ier le retrait des missiles carnavalais de son territoire. Pour finir sur le Tanin’Vody, l’Université politique de Destint a annoncé enquêter sur de possibles propagandes anti-antériennes dans ce pays.


Le second pays concerné par l’étude est le Banaïrah. Longtemps puissance incontestée du continent afaréen politiquement, économiquement et militairement, il ne fait cependant aucun doute que cette nation, longtemps considérée comme représentante de l’Afarée, est clairement en déclin depuis plusieurs années, dépassée par les puissances du Pacte Afareen de Sécurité (PAS), toujours d'après l'étude.
Ses principaux médias sont corrompus, propagandistes et diffusent de fausses informations sur les autres puissances du continent. Son manque de prise de position concrète sur les sujets sensibles, comme la colonisation ou surtout Cramoisie (bien détaillé dans le journal azurien AfareaAwakens), fait du «grand frère» des nations afaréennes un acteur mineur dans le développement et l’unité de l’Afarée.

Son dirigeant, Saroud Al'Tenhè, se fait de plus en plus discret et refuse de participer à l’unification des nations afaréennes menée par le PAS. Amor Akwa a ajouté :
"Le manque de positions claires ainsi que l’absence d’actions fermes contre la colonisation du Banaïrah au cours de la décennie ont enterré son rôle de leader afaréen. Les médias du pays évoquent, pour défendre cette absence de position, le Bajudis, libéré en partie grâce à eux, mais il s’agit de l’unique exemple récent… et il commence à dater. De son côté, le PAS enchaîne les réussites diplomatiques depuis sa création: l’affaire de l’Afarée centrale, la Cramoisie, les tensions antero-ouwanlindaise… Je pense que si le Banaïrah n’intègre pas le PAS, ou s’il continue dans la voie du déni, il ne sera plus qu’un vestige du passé."

Le troisième et dernier pays de la liste est le Finejouris: nation connue et très prisée des touristes antériens, étant la seconde destination la plus fréquentée après le duché de Sylva. Allié et cofondateur du Pacte afaréen de sécurité avec l’Antérie et l’Azur, ce pays très respectable est de toute évidence la future grande puissance continentale. Le Finejouris est une monarchie démocratique, libre et très ouverte. Contrairement au Banaïrah, il adopte des positions fermes à l’encontre du colonialisme sur le continent et met en œuvre des actions concrètes pour y remédier. C’est pour cette raison que, d’après l’Université de Destint, le Finejouris représente l’avenir d’une Afarée unie, multipolaire et libérée des colons aleuciens et eurysiens.
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Certaines informations montres une activité à la frontière Banairo-Razidi
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Le Drovolski officialise l’installation et la mise en opération du contrat le liant au Banairah afin de faire de cette nation un partenaire de choix sur le plan minier et industriel. Il est de notoriété publique que le Drovolski est une puissance industrielle, et avoir des partenaires de choix est toujours un moyen de développer son économie et ses échanges. C’est chose faite. Dès à présent, des minerais seront extraits puis convertis à Mesolvarde avant d’être cédés en partie au Banairah afin d’initier son industrie avec des matières premières peu chères. La wulfénite, un minerai riche et précieux, sera extraite au grand plaisir des puissances. Nous nous devons d’agir pour en faire un fer de lance pour l’affaire ; l’objectif est de produire un nombre important de minéraux, dont le convoité molybdène, mais aussi toutes les traces de métaux précieux, ainsi que l’éventuel recyclage du plomb. De sorte qu’il devrait être simple pour les industriels locaux de développer bon nombre d’inox et de produits de manufacture.
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LegislaTV, Journal parlementaire et généraliste de la Grande République a écrit : Vicenzo Patra, 11 juillet 2018

"Celui qui bloque le détroit mésolvardien deviendra notre ennemi": le gouvernement communal hausse le ton face à la montée des conflits en Eurysie de l'est et au Nazum occidental



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Son excellence Carlos Pasqual, Maître de la Garde et des polices de la Grande République


Encore une fois, ce début de législature ne sera pas de tout repos pour le gouvernement communal, qui vient de débuter sa mandature il y a deux mois à peine. Si sur le plan interne, la société civile velsnienne semble relativement stable en ces premiers mois de "règne" des conservateurs, sans que l'opposition sénatoriale ne parvienne à reprendre son souffle sur des dossiers sociaux, c'est encore une fois l'actualité internationale qui donne des sueurs froides à ce gouvernement. En cause, les sénateurs ont apprit, non sans une certaine inquiétude, l'engagement officiel de l’État rimaurien dans le cadre de la guerre civile retsvinienne. Ce conflit, qui jusqu'à présent est passé sous les radars en raison, de la place marginale de la petite nation de l'est dans le concert international, et l'absence d'enjeu dans son contrôle territorial, vient de prendre pour la classe politique velsnienne une importance toute autre, puisque l'une de ses conséquences vient se heurter à la politique très regardante de la République vis à vis de la circulation navale et aérienne en Manche Blanche, surtout lorsqu'il s'agit du transfert d'une armée de 20 000 hommes de part et d'autre de l'étendue d'eau que le Sénat considère comme le centre d’intérêt de toute son action politique depuis toujours.

C'est le 12 juillet au matin que le corps expéditionnaire rimaurien aurait commencé à déposer des premières avant-gardes en soutien à la junte militaire locale, laquelle se confronte depuis de longs mois à une guérilla communiste. En difficulté et ayant perdu le contrôle effectif du quart de son territoire, la petite dictature se serait naturellement tournée vers qui serait volontaire pour sauver un régime autocratique mineur d'Eurysie de l'est, en l'occurence, une Rimaurie qui est confrontée depuis toujours à la problématique d'un isolement diplomatique certain, conséquemment à la nature même du régime en place à Hahnmann. Toutes ces considérations et ce contexte n'a pas eu l'air d'émouvoir les sénateurs de la majorité, comme ceux de l'opposition, les uns dénonçant la remise en cause de la sécurité de la principale artère commerciale de la cité velsnienne, quand d'autres crient à l'impérialisme, et appellent au soutien des rebelles rouges.

Dans les rangs de la majorité sénatoriales, on s'inquiète déjà des possibles retombées économiques que l'extension d'un conflit en Retsvinie pourrait provoquer. L'intervention rimaurienne, si elle n'inquiète guère le commandement naval de la Manche Blanche orientale basé à Mesolvarde, pourrait bien être le premier domino qui inciterait d'autres acteurs internationaux à se ruer sur l'occasion d'avancer des pions dans cette région stratégique, qui a toujours été au centre des préoccupations de tous les gouvernements velsniens successifs. En effet, il faut rappeler que la cité velsnienne repose une grande partie de sa croissance sur la consommation de produits d'import, dont une part substantielle transite par le détroit. Aussi, il est hors de question pour le gouvernement communal de voir émerger un conflit touchant d'aussi près à la "prospérité de notre ville", en témoigne le Maître de la Garde et des polices, Carlos Pasqual, qui a adressé un avertissement aux gouvernements qui seraient tenté de perturber davantage "l'écosystème local de la Manche Blanche orientale", une menace à peine voilée envers l’État rimaurien:

" A ce que l'on m'a dit, la Retsvinie était devenue le nouveau lieu de villégiature préféré de tous les gouvernements voyous, et toutes les milices fascistes et communistes en mal d'action. En dehors du fait de trouver un vrai travail, je ne saurais leur donner qu'un seul conseil: restez loin de la circulation des biens et des marchandises. Restez loin de la liberté de navigation. Restez loin de toute velléité d'aventure lointaine, et occupez vous de vos nations barbares plutôt que d'amener la barbarie chez les autres. Battez vous pour les pommes de terre de la Retsvinie si vous le voulez, mais c'est à vos risques et périls si ces combats devaient s'étendre au dessus ou sur la Manche Blanche. Nous n'aurons aucune retenue à l'interpellation, ou à la frappe contre des flottilles qui viendront répandre le désordre dans ces eaux, empruntées par tout le monde, et vitales pour tout le monde. Nous ne composerons ni avec les groupes terroristes et les milices, ni avec les états-voyous. Voyez le Chandekolza, pour avoir un aperçu de ce qui se produit dés lors que quelque chose se dresse envers et contre la perspective saine du profit."


Le Maître de la Garde n'a pas gardé longtemps le secret des intentions du Gouvernement communal quant à cette affaire:

" Avec concertation de la Maîtresse de l'Arsenal, nous allons immédiatement mettre en place des mesures coercitives contre tout contrevenant à la paix du détroit, qu'importe l'appartenance à un bloc de puissance ou non. Bien entendu, nous n'agirons pas sans l'accord des puissances locales et de nos partenaires historiques. Nous ne pouvons prétendre assurer sans la collaboration des locaux la sécurité des flux. Nous comptons proposer aux gouvernements mesolvardiens, jashuriens et banaihrais un plan d'action coordonné et efficace. Nous reviendrons présenter le tout devant le Sénat."

L'appel aux partenaires nazumi du Jashuria n'est en rien anodin, car la Retsvinie n'est pas le seul point de crispation de la région. En effet, le Nazum occidental paraît ces derniers mois en proie à une rivalité latente entre le gouvernement de la Condédération socialiste du Nazum, et le Beylicat Akhanide et leurs vassaux, qui forment deux blocs antagonistes que tout semble destiner à une confrontation, quant bien même la classe politique velsnienne ne semble pas saisir tous les tenants et les aboutissants de ce "duel de regards", qui porte en lui bien davantage des considérations idéologiques que des motifs stratégiques pertinents (quasi absence de frontière commune entre les deux blocs, interêt économique minime quant à un éventuel conflit etc...). Ces deux espaces de conflit émergeant que sont la Nazum occidental et l'Eurysie de l'est sont par ailleurs liés par l'engagement d'acteurs nazumi en Retsvinie, à l'instar des légionaristes khardaz dont l’activité a été recensée de l'autre côté de la mer. Une situation qui n'est pas irriter le gouvernement communal velsnien, qui envisage des moyens d'empêcher les légionaristes de passer d'un continent à l'autre par le biais de contrôles maritimes plus stricts. L’implication et l'inquiétude similaire de la Troisième République du Jashurian n'est dans ce contexte pas étonnante. Cette puissance, qui s'est toujours improvisée comme la "puissance protectrice de la paix" du continent oriental, semble voir d'un très mauvais œil également la perspective d'un conflit dans la région. Une action commune des deux gouvernements, auquel devrait se rajouter celui du Banairah, est donc à prévoir. Reste à savoir quelle forme prendront cette série de mesures, et quel degré d'investissement ces États seront prêts à engager dans la sécurité du Nazum. Pour le moment, aucune source ne confirme que des solutions entre les trois partenaires ont été abordées.

Quoi qu'il en soit, il semblerait que ces évènements aient précipité la volonté du gouvernement velsnien de procéder à l'adoption d'une nouvelle loi de programmation militaire, dopant le budget de l'armée républicaine, jusqu'ici le parent pauvre des forces armées de la cité. Le Sénat velsnien a en effet voté la semaine dernière l'adoption d'un nouveau budget spécifiquement dédié à la constitution d'une force motorisée se voulant être la plus performante et la mieux dotée d'Eurysie, dans un contexte de reprise de la course aux armements. Pour la première fois, le tissu industriel velsnien devrait travailler de concert dans le cadre d'un partenariat avec les industries jashuriennes, algurenaises et ushong, dans l'optique de la livraison de 1 000 camions, 1 000 véhicules blindés en tout genre, ainsi que plusieurs milliers de tonnes de matériel en tout genre. Alors que depuis quatre ans, la cité s'était tournée exclusivement vers des acteurs internes pour honorer ses commandes, l'année 2018 devrait donc marquer le retour des appels d'offre internationaux. La raison n'est pas tant politique que pratique, puisque malgré le fait de posséder le troisième parc industriel mondial, l'effort des entreprises velsniennes est déjà accaparé par l'agrandissement constant des flottes, tandis qu'une grande entreprise de renforcement du secteur aérien est en cours. Le choix de la raison, donc, mais qui pourrait très bien avoir pour résultat la création de davantage de ponts diplomatiques et commerciaux avec les partenaires océniens de la République.

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KABALIE ROUGE DE SANG
Épisode 1 : Genèse d'un enfer


Par Yoan TSHELA et Noël MANGEMOSI LUWAU
Publié le 01.11.2018 à 23h40

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7 octobre 2016, 20h31. La Kabalie vu depuis le large de l'actuelle Salem-Aleikum.


Il fascine le monde entier : sous les yeux médusés de millions de téléspectateurs, Balsilek Ishaq, alors PDG-Protecteur de la R.A.C.©, leader de la CRAMOISIE©, a revendiqué en direct le pouvoir légitime sur la Kabalie et annoncé l'ère d'une « République actionnariale du Désert rouge. » Celui qui se présente comme un « chef kabalien » est pourtant à la tête d'un pouvoir établi le 7 octobre 2016, et dont le nom aura fait trembler l'Humanité entière. Depuis l'espace même, la tache rougeâtre qui macule plus de soixante-dix mille kilomètres carrés du désert d'Afarée occidentale délimite le périmètre d'un pays, d'un monde à part. Un monde inédit, qui se présente aujourd'hui comme la pointe avancée de l'humanisme prométhéen, après avoir été l'image d'un enfer recréé sur la Terre. De la CRAMOISIE© à la « Kabalie rouge » revendiquée non sans malice par Balsilek Ishaq, comment le projet carnavalais de recréation d'un nouvel espace biologique et humain est-il sur le point de se concrétiser ? AFAREA AWAKENS a mené l'enquête et retrace, au travers d'un dossier en cinq épisode, l'histoire et les faits qui ont abouti à l'émergence d'une entité politique hors normes.


Et Dieu créa l'hyperinflation

Il faut revenir à l'année 2015 pour retrouver les prémisses de la genèse d'un projet appelé à changer la face du monde. Ce n'est ni en Kabalie, ni nulle part ailleurs en Afarée, que se trouve le premier domino dont la chute entraîna le déclenchement de l'histoire telle que nous la connaissons aujourd'hui. C'est à Carnavale qu'il faut se rendre. En 2015, le « joyau noir de l'Eurysie » est le cloaque scintillant gouverné par les IA et les missiles du clan Obéron, secondé par l'altière maison Dalyoha et l'ambitieuse famille Castelage. Trois bannières aristocratiques qui possèdent, à elles seules, 99,99 % de la richesse d'un Etat qui est parmi les plus riches et les plus avancés du monde, en même temps qu'il compte l'un des indices de développement humain (IDH) moyens les plus catastrophiques et une situation humanitaire parmi les pires au monde. La ville noire de Carnavale compte en effet à l'époque trente millions d'habitants, dont la majorité ne dispose pas d'un dollar par jour. L'économie carnavalaise est en 2015 en stagnation depuis presque une décennie. Les gains faramineux liés à l'exploitation d'une force de travail inépuisable et remplaçable à l'infini, à l'utilisation de technologies biologiques et numériques uniques au monde, ou à la marchandisation de tout et n'importe quoi, disparaissent inévitablement : la monnaie locale, le chèque carnavalais, finance toutes sortes d'expériences et de fêtes, dont le coût est assumé par une population corvéable à merci. Tout est payant à Carnavale, jusqu'à l'air qu'on respire. Pour le citoyen moyen, la vie est une succession de paiements qui grimpent jusqu'à l'astronomique. Coincée à plus de cinq cent mille points d'inflation (522'000 %), la Principauté est enfermée dans une spirale de création monétaire aussi brève qu'exubérante pour faire vivre sa caste aristocratique. Pour les trois familles, l'abondance règne ; pour le reste de la population, c'est l'enfer sans début et sans fin. En 2015, la Principauté de Carnavale est certaine de ne jamais voir son économie sortir du marasme.

Les conditions invivables de la Cité Noire expliquent le recours immodéré des habitants à des pratiques ésotériques, mystiques ou religieuses dégénérées et désespérées. Les références chrétiennes, mobilisées par les trois grandes familles pour vendre davantage, hantent une ville qui se vit comme au bord du gouffre. Depuis le début des années 2010, le millénarisme est en plein essor à Carnavale et avec lui, les promesses d'un renouveau après un grand anéantissement. L'Apocalypse est à la mode et surtout, l'Apocalypse fait vendre. La presse locale documente inlassablement cette mutation psychologique et sociale d'un Etat de plus en plus replié sur lui-même, où l'inflation causée par les grandes familles aristocratiques limite les possibilités d'expansion économique et commerciale vis-à-vis de l'étranger. Un isolement qui se concrétise par la rupture entre les catholans carnavalais avec l'Eglise, jusqu'au conflit militaire lié au conclave de 2016 entre Carnavale et l'Empire du Nord. Les Carnavalais cherchent des portes de sortie à une ville qui enferme et limite leurs possibilités de déploiement. La principale aristocrate de la ville, Pervenche Obéron, met en scène le dynamisme de ses industries pour répondre au besoin croissant de propulsion exprimé par la population. Petit à petit se forme l'idée d'un « nouveau départ », idée nourrie autant par les références bibliques millénaristes de l'élite carnavalaise que par le besoin structurel de recréer des conditions économiques normales favorables à la croissance économique et au retour sur investissement. L'hyperinflation, qui bride Carnavale, doit désormais être contournée. Il faut sortir de Carnavale. A la fin 2015, ce n'est pas l'idée d'investir à l'étranger qui est retenue ; c'est celle d'instituer une zone d'investissement optimale par la création d'une colonie qui retient l'amour du public.

Le grand missile

De nombreux signes avant-coureurs laissaient présager un mouvement inédit de la part des autorités carnavalaises, dont l'intention de revenir dans le jeu mondial s'était faite de plus en plus manifeste à la fin 2015 et au début de l'année 2016. C'est finalement l'Afarée qui fut la cible du programme colonial le plus extrémiste et le plus rapide de l'Histoire. Le projet « CRAMOISIE© », pensé dès sa création par le Carnavalais Camille Printempérie et ses actionnaires à majorité Obéron, n'était rien de moins que l'effacement pur, simple et total des populations et des écosystèmes préexistants de l'Afarée occidentale au profit d'une vaste zone invivable et empoisonnée, colonisable à merci par qui était équipé pour y survivre. D'une arme de destruction massive, Carnavale avait fait de l'agent CRAMOISI, héritier du SABBAT III et de sa longue tradition de fabrication de poisons à vocation militaire, son instrument non pas seulement pour anéantir, mais aussi pour créer un périmètre sécurisé, rendu inviolable parce qu'impénétrable. Le bouclier sanitaire développé par les Laboratoires Dalyoha aura permis l'immunité totale des colons face aux tentatives de lutter contre leur établissement sur une terre poussiéreuse, toxique et informe. Les documents de projet de Camille Printempérie mentionnent explicitement ces objectifs, qui ont ensuite été concrétisés par une frappe massive et unique contre la Kabalie. « Personne n'en aura rien à foutre », pensaient même les instigateurs du programme, à tort pourtant sur ce point.

Le 7 octobre 2016, entre midi et minuit, plus de deux cent missiles s'abattent sur la Kabalie. Le choc est sans précédent ; les montagnes sont déplacées, les reliefs sont aplatis, de nouvelles fractures parsèment le territoire ; la forme des cratères suggère la puissance thermonucléaire des armes utilisées. Grand Cratère, dont le diamètre fait plus de cent kilomètres, est aujourd'hui le plus important cirque rocheux artificiel au monde, témoignant des moyens mis en oeuvre pour l'extermination de la nation kabalienne.

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Au petit matin, la Kabalie pas encore totalement rayée de la carte

Il en faudra pourtant davantage pour éliminer ceux que les colons considèrent comme des terroristes. Si la plupart des villes, des oasis et des régions habitées ont été anéanties (comme la ville de Garama), des survivants aux frappes chimiques ont pu se réfugier dans les grottes souterraines de cette région schisteuse et calcaire, ainsi que dans les régions périphériques. Y perdure la culture kabalienne imprégnée du nomadisme sahrien, où l'élevage des dromadaires et la culture des oasis jouent rôle essentiel dans la subsistance. Enveloppés dans de grandes teintures bleues, les Kabaliens comptent alors beaucoup de nomades, et sont répartis en diverses tribus de langue tamasheq ; ils partagent des traits culturels avec la plupart des pays de la région, notamment l'Althaj. Le nom du pays dénommé comme la Kabalie a d'ailleurs longtemps fluctué, dans l'indifférence totale du colonisateur qui renomme à sa guise le territoire conquis et remodelé ; à l'ouest, la dénomination du Pays des Trois Lunes a été abandonnée au profit d'une revendication territoriale plus claire. Les traditions des habitants du territoire sont également méthodiquement effacées dès les premières heures du bombardement. Pour autant, la CRAMOISIE© n'existe encore pas vraiment au petit matin du 8 octobre 2016 ; la poussière n'est pas encore retombée et les premiers avions venus de Carnavale n'ont pas encore largués leurs premiers arrivants. Ceux-ci, nous le verront à l'épisode 2, vont s'employer à affirmer leur contrôle sur le territoire en parachevant le génocide des Kabaliens.



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