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Activités étrangères au Fujiwa - Page 2

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Affiche portant l'inscription "Je choisis la paix, je soutiens Moon". Elle est placardée un peu partout au Fujiwa, sur les places publiques, collée sur les murs ou les devantures des magasins. Le groupe l'installant est affilié au groupe "Moon libre" qui souhaite voir la province jinséenne indépendante, ou du moins particulièrement autonome vis-à-vis du Fujiwa, et est très critique envers le gouvernement et ses agissements à Moon.
Affiche portant l'inscription "Je choisis la paix, je soutiens Moon". Elle est placardée un peu partout au Fujiwa, sur les places publiques, collée sur les murs ou les devantures des magasins. Le groupe l'installant est affilié au groupe "Moon libre" qui souhaite voir la province jinséenne indépendante, ou du moins particulièrement autonome vis-à-vis du Fujiwa, et est très critique envers le gouvernement et ses agissements à Moon.
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@AstranaYieil
20 décembre 2013

Ne vous laissez pas aveugler. Voilà la vérité.
NE VOUS LAISSEZ PAS AVEUGLER. VOILA LA VÉRITÉ.

Ils nous oppriment. Loin des discours de Kojima faisant son mea culpa et cherchant à se faire pardonner (car, quoi qu'il en dise, c'est ce qu'il cherche à faire), ils nous oppriment. Loin de nous écouter et d'ouvrir le dialogue, ils nous oppriment.

Ne fermez pas la yeux à la réalité. Ne vous laissez pas aveugler. Voilà la vérité.


Posté le 20 décembre 2013 à 23h08
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Introduction à la suite :

Deux mois. Cela faisait deux mois que le sang coulait et, par la même, qu’une brèche s’était ouverte dans la démocratie fujiwane.

Une brèche ? Non. C’était une description inadaptée des évènements. La démocratie fujiwane se noyait déjà, et depuis longtemps maintenant. Ces évènements n’étaient pas soudains, pas accidentels : il n’était pas une action soudaine et imprévisible, moins conséquence que force de la nature et fait de la vie arrivé subitement. Cela faisait deux mois que le sang coulait, certes, mais pas sans raisons : tout était conséquences, réaction, mécanique. Et ce qui se passait à Moon était la suite mécanique, la conclusion de décennies de politique. Le Fujiwa payait simplement le prix de son système. La démocratie unitaire et libérale ne pouvait pas coexister avec le colonialisme. Pas sans une distance, géographique, ou une dose importante de nationalisme. On ne pouvait pas avoir une démocratie honnête et asservissant d’autres peuples. De même; l’idée d’un système unitaire, d’une démocratie représentative fonctionnant selon des modalités libérales classiques, sous-entendait la démocratie d’un peuple seulement, reléguant les minorités au rôle peu enviable de colonisé. Il y avait, dans l’existence même du Fujiwa, et dans son occupation de Moon, un certain nombre de contradictions que la classe politique n’avait pas été en mesure de traiter pour la simple et bonne raison qu’elles n’étaient pas traitables en tant que telles. Il fallait les résoudre et pour se faire, changer le cadre organisationnel de la société.

Maintenant c’était peut-être trop tard. Pas pour régler les choses, mais pour les régler sans heurt. On avait trop attendu. Pire : on avait galopé avec le nationalisme, entamé une fuite en avant qui éloignait encore un peu les minorités de l’État. Il y avait eut crime de sang. On était désormais en droit de demander des comptes, et de proclamer haut et fort que le système n’avait plus rien de légitime. C’était ainsi qu’on pouvait voir les choses, en tout cas. Ainsi qu’on les voyait si l’on se penchait sur les causes profondes de la situation, sur la psychologie du fujiwa, sur son anthropologie, sur le contenu de son folklore. Il fallait une approche holistique et toute approche holistique apportait des conclusions sinistres. Le pays s’était coincé dans un cul-de-sac et ne pouvait en somme que prolonger le calvaire par la voix des urnes et de la modération, ou de la violence fasciste. Parce que le pays ne pouvait se résoudre à sa propre dissolution, à cette mort de l’égo fujiwan, à un changement profond de paradigme pouvant en fait porter le nom de révolution.

Moon n’est en somme qu’un élément immergé d’une politique plus générale encore menaçant la sécurité et la démocratie dans l’ensemble du Fujiwa : d’ailleurs cela le peuple l’a parfaitement compris, d’où la polarisation actuelle du débat public ou la tentative du parti de l’Aube de se désolidariser de sa propre politique en envoyant son premier ministre faire un mea culpa sur les ondes d’une émission branchée. Il n’en reste que le vers est dans la pomme ou, plus précisément, que cette parenthèse nationaliste attend encore d’être refermée, et qu’un simple changement de gouvernement n’est pas - plus - possible. Le Parti de l’Aube s’est rendu intouchable pour le reste de la classe politique et est condamné à continuer la politique qu’il a très volontairement mis en place avec les nationalistes, lesquels ne disparaîtront pas du paysage public, quoi qu’il arrive. Les groupes d’intérêt qui ont profité et financé cette politique ne laisseront pas non-plus faire sa destruction. Pas sans se battre : on ne retirera pas leurs armes aux corporations, on ne rebaptisera pas les villes, on n’empêchera pas la réforme constitutionnelle. Pas sans provoquer une réaction extrêmement violente du pendant militant des nationalistes, pas sans provoquer mille plans et subversions chez les médias et corporations complices.

La vérité c’est que l’extrême droite ne peut pas être combattue efficacement par les urnes pour la simple et bonne raison qu’elle est le cheval de bataille des acteurs économiques et grands capitaux, lesquels échappent largement au pouvoir d’une assemblée élue dans le cadre des démocraties représentative capitaliste. Sans projet de rupture avec ce système, les sphères économiques resteront autonomes et, par conséquent, en mesure de remodeler cette sous-démocratie selon leurs intérêts. La posture de la gauche fujiwane, trop molle pour être qualifiée de sociale-démocratie, est avant tout une posture de normalisation de la situation : une tentative de recréer un statu quo libéral « normal ». L’Histoire et l’expérience nous apprennent que cela n’est cependant pas possible : un gouvernement dont la raison d’être est de réparer ce qui a été détruit ne fait que gagner un peu de temps avant l’avènement de plus en plus prévisible d’une forme de fascisme.

Ce pourquoi, faute d’un projet de rupture notable, il devient important sinon essentiel que la population s’organise pour assurer sa propre défense. Le nationalisme joue au même jeu que ses ennemis, mais avec plus de moyens. Quel programme de gauche, même modérée, recevrait l’aide de la haute bourgeoisie et des sphères capitalistes ? Pour lutter il devient nécessaire de s’extraire du jeu, de tricher. D’utiliser toutes les libertés que le Fujiwa offre encore à ses habitants afin de s’organiser en prévision du moment où ces libertés ne seront plus. Ces réseaux de solidarité et d’entre-aide doivent prendre une forme libertaire et horizontale. Ils sont caractérisés par un mot qui hante une partie du début public mais a l’avantage de le différencier pour de bon des brigades rouges dont le mode d’action est très éloigné des objectifs recherchés par cette structure : l’anti-fascisme. En cela il faut aussi considérer les cellules indépendantes Jinséennes comme profondément anti-fasciste, sinon idéologiquement, au moins en ce qui concerne la praxis : leur action subversive, autonome, décentralisée et anti-impérialiste prend des formes de réaction au nationalisme ethnique et d’action ciblée contre son dernier. Toute action anti-fasciste n’a cependant pas à prendre une forme insurrectionnelle ou même armée.

La vérité c’est que la démocratie libérale est par essence un régime de compromis entre les intérêts de classe qui doivent tirer la couverture dans leur sens. Doivent pour exister dans le cas de la bourgeoisie, pour survivre dans le cas des travailleurs et travailleuses. La démocratie libérale prétend donner une voix à chacun mais laisse les riches et puissant étendre leur influence par un certain nombre de méthodes exploitant pleinement l’économie, cette intouchable de la modalité conceptuelle centriste. La bourgeoisie est donc libre de fasciser, détruire, prendre le pouvoir et le garder. Le peuple du Fujiwa se contente, pour lutter, de voter pour des bourgeois plus modérés, pétris d’une forme d’empathie dépassant leurs intérêts de classe ou d’une croyance sincère - et donc imbécile - en la méritocratie d’un système qui n’a jamais fonctionné autrement que sur la base d’héritages et d’inégalités des chances et traitements.

La notion d’anti-fascisme, une fois amenée à des conclusions radicales (au sens étymologique, c’est à dire en revenant à leurs racines et en s’intéressant aux racines des problèmes auxquels elle prétend répondre) est une notion totale et anti-capitaliste par essence. Ce qu’il faut faire au Fujiwa, c’est réintroduire la lutte des classes sans pour autant effrayer une population qui, bien que prolétaire, a totalement oubliée ses intérêts de classe et tremble de terreur à l’idée d’obtenir le moindre avantage. Il faut parler le langage des centristes pour capter l’intérêt d’une population savamment dépolitisée par des années de domination bourgeoise. Réintroduire un rapport de force syndical fort, réintroduire des réseaux de solidarité entre les individus et les associations, réimplanter une influence anti-système au sein de la sphère culturelle, universitaire, de tout les espaces que la démocratie bourgeoise rend encore accessible à quelques individus issus non-pas de lignées d’héritages, mais d’un hasard statistique passant pour du mérite. Il faut, enfin, exploiter la crise actuelle à son plein potentiel : elle a dors-et-déjà radicalisée une population. Celle-là doit être mise à profit. Du tract à la baïonnette, il existe de nombreux moyens de faire avancer la cause de la démocratie réelle et accomplit. C’est à dire que nous devons créer non pas un mouvement unifié mais une confédération d’entités locales, capables d’échanger et de se mobiliser autour des mêmes sujets, mais sans chef, sans parti, sans élément pouvant être subverti ou pointé du doigt. Une confédération capable de mener des actions socialement acceptables - tractage, collage, réseaux de solidarité et d’entre-aide, campagnes anti-racistes, anti-corporatistes, information ,journalisme - et d’autres nécessaires mais plus difficiles à défendre tel que par exemple des actions ciblées contre des locaux nationalistes, un fichage des individus d’extrême droite, des intrusions numériques des réseaux corporatistes et partisans nationalistes.

Il faut une stratégie totale et multilatérale pour lutter contre l’influence d’extrême droite et sensibiliser la population aux causes de la situation. En d’autres termes utiliser les bases militantes disponibles pour étendre le champ de la compréhension de la situation actuelle : que la population comprenne que Moon n’est pas un incident isolé, mais la conclusion d’années de politique libérale, et qu’il lui reste maintenant un choix : le socialisme, ou la barbarie.
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Un Nationalisme contre les Nations

La proue de l’esquif pénétrait l’eau comme le sexe d’un amant fiévreux. Le rythme déchaîné de son moteur le rappelait : cet appareil avait fait la guerre. C’est vrai. Ses torpilles avaient coulées des navires, bloquées des rades, elles avaient fait la légende rouge de son maître. Le poète n’avait certes pas eu besoin de ces heures de gloires pour atteindre la notoriété. Il était, à lui seul, un phénomène cosmique, d’une importance capitale pour l’histoire de l’art. Une âme rare, comme on le disait, dont les lignes agitées et les poèmes enfiévrés ne servaient pas de catharsis à un incapable, mais de complément à une vie d’aventure et de violence. De violence contre les violences. Au fond, c’était son devoir de poète de conformer le monde à ses attentes.

Quand il agissait, ainsi, il ne prétendait pas faire autre chose que son devoir, ce qui chez lui voulait dire de l’art La presse internationale allait se retrouver obligée de prendre en considération cette étoile du passé, dont on avait plus entendu parler qu’à travers des tribunes, des citations, des références littéraires ou politiques. Le vieil homme était de retour sur le devant de la scène. Pis encore, il s’était dressé à la tête d’une étonnante armée, et la dirigeait comme s’il n’avait jamais quitté le front. Il avait attendu la révolution toute sa vie, avait brillé durant sa durée, puis ne l’avait jamais quitté. Ce feu brûlait encore en lui, éclairait son regard gris. C’était un nationalisme, indubitablement. Un nationalisme contre les nations.

L’esquif fit une embardée, le poète éclata de rire. Il fit un commentaire adressé au moteur. La machine sentait-elle l’odeur de la gloire ? Avait-elle, comme lui, hâte de goûter à sa peau ? Derrière elle, une armada étonnante. Le terme officiel était « corps humanitaire ».

Ces gens s’étaient rassemblés massivement dans la cité Listonienne de Macao, à l’invitation de plusieurs organisations humanitaires, anti-fascistes et, donc, du poète. On y avait discuté nuit et jour de la marche à suivre, on espérait en fait pouvoir obtenir une autorisation de la Confédération, un quelconque accord avec le Fujiwa permettant d’aider les oppressés de Moon légalement. On voulait faire ça proprement. Timidité compréhensible : les enjeux étaient importants et puis, il faut savoir se montrer raisonnable.

Alors il s’était écoulé un mois. Deux mois. La flotte avait continuée de gonfler, et ce qui était à l’origine un rendez-vous d’hommes et femmes de bonne volonté avait été détourné pour devenir l’outil d’une gloire possible. Ce n’étaient plus des volontaires groupés pour apporter vivres et médicaments, c’était les légionnaires au service d’un tribun. Il avait parlé, discouru, exigé que l’on agisse. Impuissant à attirer l’attention du monde sur Moon par ses textes et ses discours, l’homme avait pris acte et modifié sa stratégie.

« Et s’ils nous tirent dessus ?
- Ils tueraient des kah-tanais ? Oseraient-ils ?
- Mais s’ils le font ?
- Bah !... Nous riposteront ! Allons ! »

On avait rit. Qui l’avait pris au sérieux ? Quelques-uns, peut-être. Il était difficile de différencier ce qui, chez lui, tenait de la radicalité ou de la provocation. Contre l’avis des associations et prenant de cours les gouvernements, il avait organisé sa flotte, et s’était élancé.

Des navires de pêche, des plaisanciers embrigadés, des yachts, il s’agissait clairement d’une nuée de civils, lesquels fonçaient vers Moon avec la ferme intention de passer en force. On avait pas peur. Ou alors on avait pas suffisamment peur. Andrean ne connaissait pas la peur ou le doute; Pas quand il s’agitait. C’était pour ça qu’il s’agitait. Et son état était contagieux. Une forme de maladie mémétique, on l’imitait car la réalité ne semblait pas avoir d’impact sur lui : il était l’anarchie faite chair et, tout à la fois, maître d’une horde d’esprits libres. Il était le spectre d’un changement terrifiant dont les provocations ne semblaient pas servir d’autre fin que sa victoire sur les interdits.

Le ciel était gris, maintenant, et un vent léger agitait la mer. L’eau avait la couleur d’un cimetière, les reflets colorés de la flotte ressemblaient à la palette d’un peintre. D’Alcyon ralentit et laissa la barre à l’un de ses proches sergent. Ils approchaient des côtes. Bientôt, bientôt...

« Ils vont tirer ?
- Peut-être, peut-être pas.
- Nous aurions dû prendre des armes avec nous. »

Le poète éclata de rire et fit un geste en direction de la mer.

« Et à quelle fin mon jeune ami ? Mais à quelle fin ! Non. Nous n’avons pas d’armes et c’est très bien ainsi. Nous ne venons pas ici en révolutionnaires, en combattant de la liberté. Nous venons ici parce qu’on nous interdit de le faire, et qu’on interdit jamais à un homme de bien d’aider son prochain. Moon, les jinséens, sont nos prochains. Nous allons les aider. Tenez mon petit, donnez moi la radio. »

Il attrapa le micro intégré que lui tendait son second et le porta à se lèvre. Il émettait sur toutes les ondes. Il hésita. Il pouvait s’adresser à ses braves et courageuses, il pouvait leur dire de se préparer, que tout serait conforme à leurs attentes communes. Et ensuite ? Non, ils constateraient par eux-même de la réalité du moment. Alors il décida plutôt de s’adresser aux forces armées, lesquelles avaient bien dû détecter son approche, et le mouvement complexe de ces formations, ces navires qui se mettaient en position pour former comme un contre-blocus. Y avait-il une stratégie claire ? Y aurait-il seulement d’autres conséquences que de rendre la situation illisible ? Illisible mais, aussi, notable aux yeux du monde. Et Moon, enfin, ne serait plus seule. Il se racla la gorge.

« Moon ! Nous venons à toi ! Apprends à nous connaître ! Nous venons journalistes, médecins, artistes et amis ! Nous venons les bras chargés de vivres, de soins, d’espoir aussi ! Nous venons car ton calvaire est un calvaire sale, et qu’il sali toute l’humanité ! Nous venons en mission, en croisade contre l’injustice ! Contre ces gens qui te t’assassinent dans le silence des paroles et de leurs mots ! Si l’on nous tue, cela ne fera que quelques martyrs de plus pour la cause ! Alors Moon, nous arrivons, nous arrivons, nous sommes là ! »
4255
Moon est en danger, sauvons la.

"Jusqu'à l'aube
J'attendrai
Pour chanter,
Et que tu me voies traverser la lumière
Déposer ma peine dans le lit des rivières"


Il était tard à Perdijona.
Au loin, on entendait les derniers bateaux amarrer et circuler dans le port de la ville. Même les routes les plus empruntés de la ville était relativement calme. Salmah, elle, marchait vite. Le vent froid n'était pas puissant mais semblait lui trancher la peau. Elle recouvra du mieux qu'elle pouvait sa peau de sa fine écharpe. Elle marchait, vite, il était bientôt l'heure. Son quartier, assez excentré, était vide. Dans les rues, on entendait résonner ses petits pas rapides. Une fois arrivée chez elle, elle se précipita dans sa chambre en faisant garde de ne pas réveiller ses parents. Il était 00h51. Cela lui laissait assez de temps pour se connecter.

Il était tard, aussi, à Moon.
Au loin, on entendait des bateaux et des sirènes. Pas celles qui viennent pour envouter les marins, mais celle de la Sécurité Publique qui viennet terroriser les jinséens. Même les routes les plus empruntés de la ville était désere. Soo-Yeon, elle, attendait. Le silence était parfois rompu par des cris et ce qui semblait être des coups de matraque. Ce soir là, les affrontements entre les résistants et les forces de l'ordre continuaient. Mais elle attendait, il était bientôt l'heure. Son repère, assez insalubre, était vide. Son père, sa seule famille, avait été arrêté la nuit dernière. N'ayant plus de "chez elle", elle s'était réfugiée dans une maison abandonné qui lui avait servi de cachette. Il était 00h51. Son matos était déjà allumé, elle n'attendait plus que l'heure.

1h.

>>>> DEMARRAGE SERVEUR
>>>> CREATION SERVEUR N*2654 (DUREE: 25MIN)
>>>> CANAL OUVERT. UTILISATEURS CONNECTES: 1


>>>> UTILISATEURS CONNECTES: 2


>> SALMAH
> Je suis la. Desole du retard, j ai eu des emmerdes sur le chemin


>> SOO YEON
> Ah ouais ??? Quel genre d emmerdre ??


>> SALMAH
> Tkt. Le gars qui etait de tourner nous a pas vu. On connait bien le port maintenant.
> Mais du coup laisse moi te faire un recap


>> SOO YEON
> Ok vasy pardon


>>> SALMAH
> Alors. Avec les gars on a pu preparer plusieurs bateaux.
> Des bateaux de peche mais aussi des trucs armees
> Ils partiront demain matin. Ils rejoindront le convoi humanitaire menee par les kahtanais
> Le mouvement est la pour vous Soo Yeon ! La Revolution viendra jusqu a moon !


>>> SOO YEON
> Wow incroyable. Les mouvements kah au NS sont tellement bien organise
> Ici on lutte comme on peut avec hoebok mais c est difficile depuis qu ils ont eu mon pere
> Moralement et logistiquement


>>> SALMAH
> Si ton pere faisait beaucoup c est puisque c est un homme fort.
> Il s en sortira je le sais


>>> SOO YEON
> Tu ne te rends pas compte de ce qu est la Securite Publique
> Ces batards sont prets a tout


>>> SALMAH
> Je sais...
> Mais justement Soo Yeon. Fais attention a toi ne prend pas de risque inutile


>>> SOO YEON
> Bien sur mais je dois lutter pour Hoebok et pour Moon
> Demain je diffuserai les images que tu m as envoye
> Aujourd hui j ai reussi a trouver un moyen de les afficher sur des ecrans publiques de Moon
> J ai pu contacter des gens qui le feront aussi a sokcho meme si c est risque
> La population sait mais elle refuse de voir alors on continuera


>>> SALMAH
> Parfait
> De mon cote j irai au port demain matin
> J hesite encore a partir par rapport a mes parents a ma soeur et a ma vie ici a Perdijona
> Mais tu me manques et je veux t aider
> Toi et tout les autres


>>> SOO YEON
> Moi aussi Salmah
> J ai tant de choses a te dire
> Mais c est risque je ne veux pas qu il t arrive quelque chose


>>>> UTILISATEURS CONNECTES: 3
>>>> CANAL FERME PAR L ADMINISTRATEUR
>>>> SERVEUR N*2654 CLOS


"Putain d'merdre". Soo Yeon savait qu'ils les avaient trouvés. Elle s'empressa de ranger tout son matos et de le cacher dans les cartons. Une fois cela fait, elle se cacha dans son lit miteux. Elle espère pouvoir rester ici jusqu'à demain, au moins. Après, les mouvements kah du Nazum allaient venir les sauver, enfin, elle l'espère également. Même si elle lui avait dit de ne pas venir et qu'elle avait peur pour elle, elle esperait aussi voir Salmah. C'était sa seule occasion de pouvoir la retrouver et de s'enfuir au Negara Strana avec elle, même si l'opération est extrêmement risquée. Casque et musique à ses oreilles, elle s'endorma la peur au ventre, pensant à Salmah, son lointain amour.

"Non !". Salmah fonda en larmes. C'est la première fois, après tant de connexion que les deux femmes avaient été repérées. Elles savaient que l'entierté du réseau de Moon étaient surveillé. Soon Yeon avait bien agit. Normalement, même si les services secrets se doutent de quelques choses, elles n'ont pas pu être localisées. Du moins, elle l'espère. Elle avait si peur pour Soon Yeon. Salmah s'allongea sur son lit, la boule au ventre. Elle avait envie de vomir. Elle, qui n'avait pas revu Soon Yeon depuis son voyage universitaire à Moon, il y a moins d'un an. Demain, c'était sûr, elle partait avec le convoi humanitaire. Elle partait pour sauver Moon, Soo Yeon et lui dire: "je t'aime".
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Affiche appelant à restaurer le calme à Moon, et invitant les forces de l'ordre à se retirer en leur rappelant qu'"oppresser n'est pas la solution" et que "la violence engendre la violence". Il est clair ici que les résistants jinséens n'abandonneront pas facilement, et qu'ils continueront à se battre tant qu'ils se sentiront oppressés par le régime fujiwan.
Affiche appelant à restaurer le calme à Moon, et invitant les forces de l'ordre à se retirer en leur rappelant qu'"oppresser n'est pas la solution" et que "la violence engendre la violence". Il est clair ici que les résistants jinséens n'abandonneront pas facilement, et qu'ils continueront à se battre tant qu'ils se sentiront oppressés par le régime fujiwan.
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Affiche anti-extrême-droite et rejetant radicalement le parti Seanuri et sa volonté de restaurer l'empire Aichi. Ici, ce dernier y est comparé au fascisme, et désigné comme un ennemi dangereux à abattre. Il rappelle également le besoin d'égalité des jinséens, qui ne veulent plus être effacés par la culture fujiwane, et surtout leur besoin de légalité, quand les forces de l'ordre ne la respectent plus. Le tract, distribué et affiché, appelle volontairement à continuer la lutte et à soutenir toute personne le faisant.
Affiche anti-extrême-droite et rejetant radicalement le parti Seanuri et sa volonté de restaurer l'empire Aichi. Ici, ce dernier y est comparé au fascisme, et désigné comme un ennemi dangereux à abattre. Il rappelle également le besoin d'égalité des jinséens, qui ne veulent plus être effacés par la culture fujiwane, et surtout leur besoin de légalité, quand les forces de l'ordre ne la respectent plus. Le tract, distribué et affiché, appelle volontairement à continuer la lutte et à soutenir toute personne le faisant.
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Opération d’exfiltration de Bok Seon

Opération d’infiltration à but d’exfiltration visant le Fujiwa

Pays infiltrant : Communes Unies du Grand-Kah (via Heon-Kuang notamment), Republik Sosialis Negara Strana et la République Démocratique du Wanmiri.

Pays infiltré : L’État du Fujiwa, et plus précisément la province jinséenne (métropole de Moon).

Prévisionnel de la date (RP) de l'action clandestine : : Date en discussion, durant le mois de janvier.

Prévisionnel de la date (HRP) de l'action clandestine : 22 juillet 2024 (J+7 pour laisser la défense s'organiser au besoin)

Type d’opération : Infiltration de troupes/libération de condamnés (action à 30 000 points dans les deux cas).

Province cible : 54468


RECONTEXTUALISATION / FRISE CHRONOLOGIQUE DES ÉVÉNEMENTS PRE-OPÉRATION

La montée en puissance du nationalisme fujiwan sur les dernières années, avec l’alliance entre le Parti de l’Aube et l’extrême-droite du pays, a déjà provoqué des tensions au sein du pays. Les politiques nationalistes (villes renommées car ayant un nom « pas assez fujiwan) ont déjà provoqué des soulèvements populaires. La tension est montée durant longtemps (ici, ici et ), avant d’exploser lors de la « crise jinséenne ». La métropole de Moon, marginalisée depuis longtemps et encore plus par le nouveau gouvernement de droite, a réclamé ses droits. Tout commence en novembre 2013 par des révoltes et manifestations classiques, qui s’enveniment rapidement pour devenir de véritables émeutes. Assez vite, le groupe Jangga (grand groupe économique fujiwan), mené par Bok Seon, se met à soutenir – tant médiatiquement que politiquement, financièrement et matériellement parlant – les révoltés. Dans le même temps, le groupe Hoebok émerge sur la scène médiatique en appelant à la violence, et en menant des actions terroristes contre les nationalistes, et particulièrement les membres d’Okada Aso. Tout tend à prouver que Bok Seon est lié à Hoebok, hypothèse que soutient la police, qui le déclare coupable et le met en état d’arrestation, sans pouvoir le faire effectivement car l’homme a disparu de la circulation.

Le conflit s’exporte quasiment instantanément au Negara Strana, où des personnalités (Yukani) soutiennent le mouvement, tandis que les cellules nationalistes issues de la colonisation prônent une solution violente et radicale. A Heon-Kuang, la ligne dure choisie par Yoshi Kojima est critiquée, tout comme au Wanmiri, où de nombreuses personnes (tant sur le territoire national que des expatriés) appellent à soutenir la révolte. Une grande influence médiatique se développe, avec des posts sur Shinbun’Soku (ici, ici et ), des affiches (trop pour que je mette les liens allez regarder les AE du Fujiwa), des actes de rébellion, etc.

La situation à Moon et au Fujiwa continue à s’envenimer, car l’État a déployé l’armée et des milices privées (dont celles du groupe Okada Aso, particulièrement nationaliste), et a installé un blocus autour de l’île. Ainsi, les révoltes sont réprimées violemment (selon un discours nationaliste voulant un Fujiwa uni, et donc sans contestataires), et toute aide depuis l’extérieur devient impossible. Une flotte humanitaire commence à se rassembler autour de Macao sans intervenir pour le moment. La crise devient également sanitaire et alimentaire (à cause du blocus qui empêche le ravitaillement autre que par l’armée, laquelle le refuse aux révolutionnaires et terroristes), ce qui attise encore les tensions. En janvier, alors que le premier Ministre Yoshi Kojima fait son mea culpa et que la pression est relâchée (passage de l’armée à une police spécialisée), et qu’il semblerait que la situation puisse s’apaiser, une action terroriste est menée par des personnes cagoulées contre les forces de l’ordre. Si le Premier Ministre se désolidarise du parti Saenuri (extrême-droite) et continue à relâcher la pression, la tension a encore monté d’un cran à Moon, entre les révolutionnaires soutenant cet acte et ceux préférant le retour au dialogue. Bok Seon reste persona non gratta pour le gouvernement fujiwan, qui refuse catégoriquement de dialoguer avec lui et le groupe Hoebok, lequel continue à mener des actions terroristes. Le groupes Hoebok et la Masagaesa (organisation criminelle, triade) sont entrés en contact et se soutiennent mutuellement.

La flotte humanitaire part de Macao, dans le but d’apporter une aide à la population. Dans le même temps, la Masagaesa, entrevoyant la possibilité que la situation ne s’apaise et que la police retrouve Bok Seon, prépare une opération visant à l’évacuer de Moon.

Pour se faire, plusieurs travaux ont été menés, et d’autres sont à réaliser durant l’opération. Bien qu’ils aient tous été évoqués plus haut, ils vont être détaillés ici :

TRAVAUX PRE-OPERATION :
  • Un soutien médiatique important a été donné aux révolutionnaires fujiwans. L’internationalisation de l’affaire a permis à des acteurs étrangers, en particulier une artiste stranéenne (Yukani), l’ONG (créée à l’occasion) Moon libre qui a répandu de nombreuses affiches (idem, trop d'affiches), mais aussi Anggriawan Shinhong, Ayana Shi ou Astrana Yieil, via des posts sur les réseaux sociaux (Shinbun’Soku ici, ici et ). Cette occupation de la scène médiatique, ajoutée aux récits des victimes, a permis de conforter la volonté de révolte de la population.
  • Ce soutien médiatique s’est aussi fait en informant la population étrangère (au Negara Strana et à Heon-Kuang notamment) de ce qu’il se passait à Moon et en réveillant les cellules libertaires (il y a exactement le même post dans les AE du Grand Kah). Cela a permis de mobiliser de nombreuses personnes dans ces pays, lesquelles ont monté une flotte humanitaire visant à intervenir à Moon malgré le blocus. Parmi ces personnes se trouvent des membres de la Masagaesa.
  • Le groupe Hoebok et la Masagaesa sont entrés en contact, et on trouvé des intérêts communs. Ainsi, la Masagaesa a – à l’aide de son occupation de l’espace médiatique (via, aussi, des personnes payées pour influencer l’opinion publique à l’aide de nombreux posts) – recruté des agents un peu partout au Fujiwa, et notamment à Moon. Ces hommes et femmes ont été mis à la disposition du groupe Hoebok, formant ainsi un réseau de l’ombre organisé et composé de très nombreuses personnes.
  • Elle a de plus fourni un soutien matériel et financier, en fournissant l’organisation en armes et en moyens, la plupart n’étant pas forcément envoyés à Moon même, pour externaliser le problème et forcer le gouvernement à se disperser.
  • L’assassinat des trois policiers au moment même où la situation semble s’apaiser est une action coordonnée du groupe Hoebok, d’agents de la Masagaesa et d’acteurs indépendants (action commanditée par un agent indépendant, mais réalisée par des agents de la Masagaesa car cela sert les intérêts du groupe Hoebok) afin d’essayer de maintenir un niveau de tension élevé, permettant ainsi de conserver le terreau nécessaire à la révolte. Bien que cela n’ait pas été l’objectif direct de l’action (volonté de révolte des locaux plus que pensée stratégique), cela a en tout cas eu cet effet là en polarisant la société fujiwane entre les partisans de la révolution et ceux de la paix.
  • Le groupe Hoebok a été prévenu de la volonté de la Masagaesa d’évacuer le leader Bok Seon, et peut donc se préparer à l’aider à le faire, sans être pris au dépourvu.

TRAVAUX DURANT L’OPÉRATION :
  • La flotte humanitaire stationnée à Macao part en direction de Moon. Là, elle va chercher à forcer le blocus afin d’apporter une aide à la population, en comptant sur le fait qu’elle est composée de civils, étrangers de surcroît, pour ne pas se faire tirer dessus. Dans la flotte, un certain nombre de navires contiennent des hommes de la Masagaesa qui ont pour objectif de débarquer. Si la flotte fujiwane peut techniquement arrêter certains navires, leur grand nombre et leur vitesse parfois très élevée (petits navires de pêches, mobiles, représentés par des vedettes) fait que la plupart vont passer = opération par saturation.
  • Au besoin, et pour garantir que suffisamment de personnes vont parvenir à débarquer, il y a un contingent d’une cinquantaine d’hommes-grenouilles répartis dans les navires, prêts à rejoindre la rive à la nage.
  • Une fois à terre, les agents de la Masagaesa ont pour mission de trouver Bok Seon, de le faire monter sur un navire, puis de repartir – en masse à nouveau afin de pouvoir partir facilement – en toute discrétion, comme s’ils avaient simplement livré des biens de première nécessité puis repartaient. Pour cela, le soutien d’Hoebok et de Jangga est crucial : ces groupes ont pour mission, d’une part, d’amener Bok Seon à une équipe prête à l’évacuer, et d’autre part de déclencher plusieurs manifestations et émeutes dans la ville afin de forcer les forces de l’ordre et paramilitaires à se disperser. Il est à noter que les agents de la Masagaesa et du groupe Hoebok sont habitués à se faire discrets et à agir vite.
  • Dans le même temps, la Masagaesa, depuis les navires forceurs de blocus comme depuis ses agents de l’intérieur, et avec l’aide du groupe Hoebok, cherche à désordonner la réponse policière en sabotant ses moyens de communication. Pour cela, des moyens de brouillage radio et téléphoniques, ainsi qu’une surcharge des moyens médiatiques, des lignes téléphoniques (si le brouillage n’avait pas suffit), et des attaques informatiques contre les moyens de communication des forces de l’ordre sont mis en place. Les moyens de brouillage radio et téléphonique sont représentés par la présence de véhicules de transmission radio à bord de certains navires cargos (moyens externes), les moyens internes ne pouvant être modélisés, mais existant sous la forme de postes d’émission individuels. La saturation des réseaux sociaux et des lignes téléphoniques, ainsi que les attaques informatiques, peut se faire par l’ensemble des agents, et même par certains situés à l’étranger, ils ne sont donc pas modélisés.
  • L'opération a lieu le 21 janvier 2014, alors que la population se recueille lors des funérailles des trois agents de police assassinés (oui, c'est mal). Ce n'est pas prévu intentionnellement, mais par conséquent, les forces de police risquent d'être moins réactives ce jour-là.

OBJECTIFS DE L’OPÉRATION

L'objectif est de permettre l’évacuation de Bok Seon, et si possible de certains partisans importants, bien que cela ne soit qu’un objectif secondaire. Dans une moindre mesure (objectif secondaire/tertiaire), il y a la volonté de porter un coup fort à Moon, en en faisant un symbole de la réussite de la révolte (par quelques coups d’éclats médiatisés et l’aide humanitaire), ce qui permettrait de renforcer les contestations dans le reste du pays.

Réussite majeure :
  • Bok Seon est évacué sans grande difficulté, et amené en lieu sûr à l’étranger. Un ou deux leaders du groupe Hoebok sont emmenés avec lui. L’intervention marque grandement les esprits à travers tout le pays, notamment grâce à une aide humanitaire extrêmement importante, et/ou par des coups d’éclat des insurgés qui parviennent à s’emparer de bâtiments officiels.

Réussite mineure :
  • Les infiltrés parviennent à évacuer Bok Seon, bien que cela ne soit pas sans heurt. Ils ne parviennent à emmener personne d’autre, mais l’aide humanitaire apportée reste conséquente, ce qui permet aux groupes de disposer d’une image plus avenante à l’avenir dans le reste du pays.

Échec mineur :
  • Bok Seon n’arrive pas à être extradé, et l’aide apportée aux populations civiles est moyenne. Si une partie de la population se prononcera favorablement à ces groupes à l’avenir, et pourra soutenir la cause de Moon, cela ne change pas grandement les mentalités.

Échec majeur :
  • Non seulement Bok Seon n’est pas évacué, mais de nombreux agents de la Masagaesa et du groupe Hoebok son arrêtés. La présence de groupes criminels, tant nationaux qu'étrangers, à travers le pays est démontrée, ce qui renforce la vigilance des agents fujiwans. L’aide humanitaire apportée est très faible et marginalisée, ne permettant pas un réel impact sur l’opinion publique.


LIMITES ET CONTRAINTES DE L’OPÉRATION
(ne pas hésiter à demander aux concernés l’ajout d’éventuelles contraintes supplémentaires)

Plusieurs limites et contraintes sont à prendre en compte dans l’arbitrage de l’opération :
  • La coordination entre les membres d’Hoebok et de la Masagaesa n’est pas aisée, d’une part du fait de la surveillance des réseaux sociaux par la police, et d’autre part par le brouillage des moyens de communication qui, s’ils désorganise la police, limite également la communication entre les infiltrés.
  • Se déplacer à travers la métropole n’est pas facile, tant à cause des barrages policiers et de la surveillance des milices que des diverses émeutes qui vont être lancées. Si celles-ci sont censées être déclenchées à l’opposé de la zone où la récupération est censée ses dérouler, et ainsi faciliter la circulation (pas d’émeutes + moins de policiers et paramilitaires car mobilisés ailleurs) il n’est pas à exclure que certaines rues soient bloquées. (Note : il reste plus facile de se déplacer pour la Masagaesa et Hoebok que pour les policiers, grâce au soutien d'un large pan de la population locale qui peut occuper la police et permettre aux résistants de circuler au travers des habitations.)
  • S’il advenait que la présence de personnes infiltrées dans un but révolutionnaire ou afin d’aider les insurgés soit connue des services de police fujiwans (tout simplement pour les avoir vu dans la rue…), les effectifs pourraient revenir à la normale dans la zone d’opération, rendant les déplacements plus difficiles. Ceci est censé être évité par le déclenchement d’émeutes loin de la zone, le brouillage des communications empêchant la coordination et le redéploiement des troupes, et la discrétion des agents.

Moyens engagés :

L’opération repose sur :
  • une flotte d’aide humanitaire, réunie d’abord à Macao sous l’égide d’un poète kah-tanais (insérer lien) qui va permettre l’approche et le forçage du blocus (les navires sont représentés par des cargos et des vedettes, peut-être aussi pétrolier-ravitailleurs, remorqueurs, etc : des navires civils) ;
  • de nombreux agents appartenant tant à la Masagaesa qu’au groupe Hoebok, à la fois présents directement sur le terrain ou souhaitant s’infiltrer ;
  • des relais radios et des opérations de brouillage radio et de tous les réseaux de communication, représentés par des véhicules de transmission radio pour ceux en mer, et non représentés à terre, mais étant du matériel fournit par Jangga ou la Masagaesa avant l’opération ;
  • des opérations par Internet, notamment la saturation de tous les réseaux de communication (comme Shinbun’Soku) et des attaques ciblées contre les serveurs et appareils informatiques de la province (et un peu sur le reste du pays, pour détourner l’attention).

L’ensemble représente des moyens conséquents, représentés par du matériel des atlas mais aussi des versements d’argent. Un premier versement de 5 000 points représente à ce jour le soutien financier de la Masagaesa au groupe Haebok. Il faut tabler sur un total supplémentaire de 10 000 points (en négociation, à voir avec les autres joueurs concernés) pour modéliser les moyens financiers mis en place. (Note : si aucun accord n'est trouvé, je (Revenge) m'occuperai de payer ça.)
2917
@Dunia
20 avril 2014

Suite aux deux ans de mandats difficiles et vivement critiqués de l'ex-Premier Ministre Yoshi Kojima, les cartes ont complétement été rebattues au sein de la Diète suite aux dernières élections législatives. Alors que le Parti de l'Aube y a été ultra-majoritaire depuis la démocratisation du pays, l'hégémonie du parti attrape-tout de droite vient officiellement d'être brisé par la formation d'extrême droite Kōdō 皇道, obtenant la majorité absolue avec 251 sièges. Le nouveau parti de centre gauche Sinwa constitue la nouvelle opposition avec 114 sièges, se plaçant devant le Parti de l'Aube s'effondrant à 92 sièges. Le parti pragmatique Uri conserve 32 sièges. Enfin, deux nouvelles formations se hissent au sein de la Diète, étant le Parti Communiste Fujiwa et le Parti Shihon avec respectivement 8 et 3 sièges.

Succédant au leader assassiné Shinzo Sato, Ishida Shimura a été choisi pour occuper le poste de Premier Ministre. Ancien ministre de la Défense et membre important de l'organisation impérialiste Kataclysmic, l'opposition parlementaire et civil s'inquiètent de sa nomination dans le contexte de l'île de Moon.



@Kominopesisir
20 avril 2014

Alors que la formation néo-fasciste Kōdō 皇道 arrive en tête suite aux élections législatives fujiwanne, la population locale a toutes les raisons valables pour s'inquiéter. Différentes associations fujiwanes alertent sur la situation, notamment en ce qui concerne le respect des droits de l'Homme dans un cadre de brutalisation grandissante. L'ensemble des regards se portent également sur Moon et ses habitations dont l'autodétermination demeure ignorée.

Maimunah Susanti, Secrétaire Générale du Parti Communiste Stranéen, réagit: "Il est urgent pour les fujiwans de se mobiliser pour soutenir les jinséens toujours plus mis sous silence et matraqué par la police, bras armée de la violente bourgeoisie fujiwane. Le programme du parti néo-fasciste d'Ishida Shimura n'est qu'autoritarisme et libéralisme violent. [...] Certains narguent les promesses de ressuscitation des assemblées locales. Décident-ils de se moquer de nous ouvertement ? Ces suprémacistes fujiwans refusent d'accorder aux jinséens la moindre autonomie et osent se revendiquer démocratique ? La démocratie bourgeoise, peut être ! Mais celle-ci se moque bien de ce que pense le peuple et ne roule que pour les intérêts des grands groupes économiques."



@Yukani_musik
20 avril 2014

Quel honte de voir les fascistes en tête ! Honte au Fujiwa ! Honte aux fujiwans! Honte à tout ceux qui habilitent ces idées nauséabondes. Moon souffre chaque jour et est étranglé par un gouvernement autoritaire. Quel est votre réponse à ça ? Encore plus d'autoritarisme ! Le peuple jinséen est résiliant et résistant ! Nous nous batterons jusqu'au bout pour notre libération face à l'oppresseur fujiwan.

J'ai une pensée pour tous les jinséens se battant pour leur liberté. J'ai beau être stranéenne, je suis fière de mes origines jinséennes et je ne peux me résoudre à voir cette situation arrivée. Il est nécessaire de faire réagir nos gouvernements, fujiwan comme stranéen. Alors que nous devons ralentir la folie du Kodo, nous devons, ici au Negara Strana, faire réagir madame Haryanto et l'ensemble du Conseil. Pour cela, partagez le plus possible ce qui se déroule ! Les vidéos choquantes ne manquent pas, relayez les au maximum.

Moon, le peuple est là pour toi !

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Affiche contre l'extrême droite du Parti Kōdō 皇道 et de son chef Ishida Shimura, venant de remporter les élections législatives fujiwanes. Ce dernier est désigné pour prendre le post de premier ministre. Cette affiche qualifie Ishida Shimura (dont la photo est exposée) de fasciste. Un jeu de mot est réalisé avec son nom de famille ("Ai'Shimura" = "Aichi Mourra"). L'autoritarisme du parti Kōdō 皇道 est dénoncé et un appel à la lutte est lancé. L'initiative provient du groupe jinséen Hoebok se mobilisant pour la libération de Moon et de son autonomie vis-à-vis du Fujiwa. Son logo est présent dans le coin haut-droit de l'affiche et son site internet est inscrit en bas de celle-ci. Cette affiche est également distribuée sous forme de tract.

Affiche contre l'extrême droite du Parti Kōdō 皇道 et de son chef Ishida Shimura, venant de remporter les élections législatives fujiwanes. Ce dernier est désigné pour prendre le post de premier ministre. Cette affiche qualifie Ishida Shimura (dont la photo est exposée) de fasciste. Un jeu de mot est réalisé avec son nom de famille ("Ai'Shimura" = "Aichi Mourra"). L'autoritarisme du parti Kōdō 皇道 est dénoncé et un appel à la lutte est lancé. L'initiative provient du groupe jinséen Hoebok se mobilisant pour la libération de Moon et de son autonomie vis-à-vis du Fujiwa. Son logo est présent dans le coin haut-droit de l'affiche et son site internet est inscrit en bas de celle-ci. Cette affiche est également distribuée sous forme de tract.
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Projet: Conférence de Velcal
Pour la formation d'une ligue de défense de nos intérêts communs


"A toutes les forces de bonne volonté en ce continent et du reste de ce monde, j'en appelle à toutes les nations libres et désireuses de le rester, du danger que représente ces choses qui composent notre paysage politique eurysien actuel. Ces organisations supra-nationales qui défigurent le sens du mot "souveraineté" et qui se servent de tout leur poids pour interférer dans l'existence de ceux ne désirant que la tranquillité d'âme, d'esprit, et dont l'unique volonté est d'exister dans la paix de leur foyer, sans que l'on ait à les invectiver de vivre d'une mauvaise manière. Que ces Hommes soient libres de vivre selon leurs valeurs et conscience propre, c'est là mon seul désir. La Grande République de Velsna sera toujours l'ennemie de toutes les volontés d'hégémonie d'un petit groupe de nations, quelle que soit les valeurs dont ces dernières se targuent ou les convictions politiques qu'elles brandissent. Cela n'a toujours et éternellement que la même finalité: une hégémonie politique, économique, culturelle ou les trois à la fois. Je suis de ces hommes qui estime que c'est la seule volonté d'un peuple qui est légitime à la direction qu'il prendra: si celui-ci désire la démocratie, que l'on ait pas à lui imposer par les armes, et il en va de même avec le communisme et tous les régimes ne mettant pas en péril le droit de leurs voisins à faire de même. OND, Liberaltern, ONC...ce sont là des appellations différentes pour une même méthode de terreur et de pression politique sur les petits, les faibles et les nations isolées. Le seul horizon politique auquel ces nations ont le droit est le suivant: quand est-ce que notre tour sera venu d'être la cible d'une intervention criminelle d'une armée qui causera bien davantage de mal que de bien à notre patrie ? Alors que le sens de l'Histoire devrait être dédié aux particularismes et à l'exception que représente chacun d'entre nous, nous nous complaisons à éterniser un monde ne nous laissons d'autre choix que la conformité. La conformité ou la disparition, tels sont les deux seuls choix de ces nations.

C'est pourquoi, en vertu de l'état politique désastreux d'un monde partagé entre des organisations au but noble, mais dont la finalité est mortifère, que nous annonçons le présent projet validé par le Sénat des Mille de la Grande République de Velsna: à savoir la mise en place d'une Ligue d’États souverains et indépendants, dont le seul et unique but sera la préservation de leur indépendance à tout prix. Notre organisation ne sera pas une union économique, ni même une union politique ou culturelle artificielle et dont les contraintes seraient bien trop nombreuses à notre goût. Il ne s'agira pas là non plus de nous affilier à raison d'une idéologie commune, car nous n'avons que faire que de la manière dont vous concevez votre monde. Il ne s'agira en réalité là que de deux choses: un pacte défensif commun, et uniquement dans ce cas de figure, et la mise en place d'un marché de l'armement interne à tarifs préférentiels. Ni plus, ni moins, car nous pensons qu'il n'y a guère meilleure organisation supra-nationale que celle que l'on voit le moins souvent.

En vertu de ces principes que l'on pourrait qualifier à juste titre de minimaliste, nous n’exigerons des futurs intéressés que deux choses:
- De ne faire partie d'aucune des trois organisations suivantes: ONC, OND ou Internationale Libertaire.
- De respecter votre engagement vis à vis de ce pacte de défense, qui mettra en jeu nos paroles et notre dignité."



- Matteo DiGrassi, Sénateur des Mille de la Grande République de Velsna, Maître du Bureau de l'Arsenal, vainqueur des achosiens et des landrins, restituteur du Sénat




Si vous êtes intéressés par ce projet, veuillez remplir ce formulaire dans l'éventualité d'une conférence qui se tiendra en la cité de Velcal, en Grande République de Velsna, un topic y état consacré dans les appels d'offre:

[b]Entité participante (nom complet du pays):[/b]
[b]Nom du représentant ou de la représentante:[/b]
[b]Observations personnelles et attendus de cette future organisation:[/b]
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Haut de journal Lembaran Negara
Edition du 20/05/2015

PPB au pouvoir : Les départs s'accélèrent



La victoire du PPB aux élections législatives et leur promesse de mettre fin à la République pousse le pays dans une certaine incertitude. Plusieurs milliers de personnes, dans leur quasi intégralité vimalaises, auraient déjà quittés le pays, principalement vers le Fujiwa. La plupart évoquent, comme raison au départ, des risques certains pour leur sécurité. Certaine personnalités influentes de la communauté Vimalaise, comme le milliardaire Kusuma Hung, propriétaire du journal Bulan Utara et de la ligue de sport de combat UFL, auraient également fait leurs valises

Dans les quartiers Vimalais de Sugong certaines rues donnent, depuis 2 semaines, une impression de vide et d'abandon. Ici la victoire du PPB aux élections législatives du début de mois n'ont pas été célébrés, comme ce fut le cas à Takeraya ou Pantali, elles ont, au contraire, soulevé un vent d'inquiétude particulièrement important dans ces zones qui n'ont voté qu'à 8% pour les communistes. Ici tout le monde à en mémoire les déclarations provocantes, datant de plusieurs années, de certains hauts membres du parti qui appelaient à se « venger des massacres la guerre civile » ou « à faire payer les Vimalais » pour le Régime; et pas grand monde ne croit réellement à l'apaisement communautaire qui a été promis par Sugiarto, ni aux paroles de conciliation qu'il a tenu durant son discours de victoire.

Utari Yin, 68 ans, habitante du quartier vimalais de l'est de Sugong, retraitée et mariée avec un vétéran des forces armées du Régime pendant la guerre civile affirme « penser sérieusement à quitter le pays, avant qu'il ne soit trop tard ». Elle craint particulièrement que son mari puisse voir la grâce collective dont il a bénéficié en vertu des accords de Takeraya être supprimée et qu'il soit soumis à une enquête et à procès, même si elle affirme « qu'il n'a personnellement rien à se reprocher » . Le PBB a en effet promis que de nouveaux procès sur les crimes de la guerre civile auraient lieux et que certaines grâces attribués « trop vite » au moment des processus de paix lors de la période transitoire pourraient ne pas être reconduites sous le nouveau régime politique.

Cette volonté pensive de vouloir partir avant la prise officielle du pouvoir du PBB, la semaine prochaine, est partagée par de nombreux habitants du quartier, même si beaucoup d'entre-eux tempèrent cette idée en affirmant qu'il n'y pense que vaguement et qu'ils souhaitent, malgré tout, rester sur place. Cependant, selon nos informations, plusieurs milliers de Vimalais auraient déjà quitté le territoire, principalement en direction du Fujiwa, pour s’éloigner provisoirement ou alors pour s'installer définitivement dans ce pays. Ce phénomène est observable à l'aéroport de Takeraya où les 10 vols quotidien entre la capitale et les différents aéroports fujiwans sont tous complets et ce pour plusieurs semaines. En plus des habituels travailleurs, touristes et étudiants se rendant dans le pays du manga, les personnels de bords de cette ligne nous indiquent qu'ils observent de plus en plus des voyageurs avec de très larges valises, n'ayant acheté que des allers simples et qui affirment qu'ils partent pour longtemps.


queue à l'aéroport de Takeraya
Queues importantes à l'aéroport de Takeraya aux enregistrement en direction du Fujiwa. Images amateurs.

Sur les réseaux sociaux, ceux qui s'auto-revendiquent en tant que « Leavers » endossent un mouvement d'émigration vers le Fujiwa pour « se protéger » ou « faire face à la catastrophe qui arrive ». Dans ces groupes on retrouve différents profils, certains liés à la guerre civile, d'autres se définissant comme des opposants politiques mais la plupart semblent être des propriétaires terriens et/ou des patrons qui craignent des expropriations violentes, des violences syndicales et la confiscation étatique de leurs biens. Ainsi ils déclarent avoir déplacé leurs comptes bancaires vers des banques fujiwanes et emporté avec eux leurs biens de valeurs.

Selon nos informations plusieurs personnalités influentes auraient elles-aussi quittés le pays. Cela semble être le cas du milliardaire vimalais Kusuma Hung qui serait parti au Fujiwa le lendemain des résultats des élections. Le propriétaire du média d'extrême droite Bulan Utara et du projet de ligue compétitive internationale de MMA UFL aurait eu vent de futur actions menées par le PPB contre lui et aurait décidé préventivement de partir. Les communistes auraient notamment voulu le faire juger pour son financement de l'AM et les liens qu'il entretient avec Lutsiano Kang. Nous ne sommes pas en mesure de dire où se trouve ce dernier, ni Ongko Gang, l'autre figure principale du parti d'extrême droite vimalais, mais il est probable, connaissant leurs liens historiques avec le pays, qu'ils se soient également rendus au Fujiwa, d'autant plus que le nouveau régime en place dans le pays saurait probablement leur être favorable.

De son coté, Ananias Bukit, plus grande fortune de l'île, PDG de Kinagian Wheat, la coopérative qui a reçu le juteux marché de l'exploitation des terres confisqués après les accords de paix et proche historique du GéDé, a fait savoir via un communiqué de son avocat qu'il souhaitait rester à Kinagi et qu'il était ouvert à un entretien avec Sugiarto. Selon notre enquête il serait prêt à céder volontairement Kinagian Wheat à l’État en échange de garantie de sécurité pour lui et sa famille et d'une protection de ses biens personnels. Ni le PPB, ni Sugiarto n'ont répondu à ce communiqué.

Il apparaitrait, selon nos estimations, qu'à peu près 6.500 personnes auraient déjà quittés Kinagi, un chiffre qui pourrait monter à 10.000 d'ici l'entrée au pouvoir du PBB, la semaine prochaine.

6587
Opération Baba Yaga
Déstabilisation du Fujiwa

Source : Ministère de la Sécurité d'État - Confidentiel

Dans le quartier général de la Sécurité d’État de Poëtoscovie (SEP, les services secrets), et plus spécifiquement à la direction des opérations numériques, c’était une réunion peu ordinaire qui avait lieu. Derrière le président de la séance, plusieurs panneaux donnaient plusieurs heures différentes. L’une sur le fuseau horaire d’Hernani-centre évidemment, une autre sur celui de Lyonnars, une autre encore sur Aserjuco etc. Quelques hommes, uniformes de pingouin avec leurs costumes impeccablement repassés, noirs sous lesquels se glissaient des chemises blanches, prenaient des notes. Personne ne se coupait la parole, et l’atmosphère qui régnait était fort étrange. On s’exprimait les uns après les autres, successivement, et l’on entrait progressivement dans le cœur du dossier. Chacun y avait sa vision, et l’on savait d’avance que tout dépendait de la porte par laquelle chacun était entré. La salle avait trois portes.

La première, derrière le président, c’est celle d’où il vient, celle d’où il dirige aussi, où l’on s’engouffre parfois lorsque l’on travaille sur un dossier d’une sensibilité extrême qui nécessite l’aval d’un supérieur. Elle n’est jamais ouverte. Quand l’homme passe, il l’ouvre de l’intérieur, et quand il a passé son embrasure, il fait un grand pas, presque machinalement, referme ce qu’il avait ouvert, y insère sa clef, l’insère puis la tourne, jusqu’au petit bruit reconnu entre mille, et qui panique un peu, et qui rassure beaucoup. On sait qu’il s’agit d’un lieu du bâtiment où l’on n’entre pas sans autorisation ; il peut tout s’y passer. Oh bien sûr, sur l’ensemble du bâtiment, les femmes de ménage n’occupaient que des couloirs, des bureaux individuels lorsque les occupants le demandaient, des grandes salles communes lorsqu’il n’y avait personne, mais cela était rare, car bien souvent les équipes se relayaient justement de sorte à ce qu’il y ait une présence systématique de la SEP aux commandes. Toutefois, dans le bureau du directeur du service, personne n’était jamais seul. Quoique fut rangé toujours avec une précision propre à ce qu’on lui demandait et bien que nul n’aurait jamais osé y rester une seconde qui n’avait pas de véritable intérêt, il y avait cette règle que tous connaissaient et se répétaient avant de frapper à une porte par laquelle ils redoutaient de passer. « Recourir à son jugement en vaut-il vraiment la peine ? »

La deuxième était bien plus simple. Il faut voir le bâtiment comme ayant des couloirs en forme de U. On peut entrer par une extrémité du U et ressortir par l’autre. On peut tout à fait entrer aussi par l’autre et ressortir par l’un, cela n’a pas véritablement d’importance en réalité, mais les usagers du bâtiment savaient qui faisait quoi, et ce qui était étonnant, c’est que chacun avait son schéma fixe, différent des autres, mais qu’il n’abandonnait jamais. Oh bien sûr, il était également possible d’entrer par l’un et de sortir par celui-ci même, voire d’entrer par l’autre et d’y sortir aussi : c’était là autant de combinaisons possibles que formaient les couloirs du siège de la SEP. Si le bureau du directeur se trouvait à l’intérieur du U, l’ensemble des bureaux individuels était quant à lui imbriqué tout le long des couloirs côté extérieur du U. Heureux étaient ceux aux angles, bien souvent des anciens, car la superficie des petites salles était bien plus grande. Aussi l’on entrait par la deuxième porte principalement lorsque l’on possédait l’un de ces bureaux.

Enfin, la troisième porte donnait sur une grande pièce, spacieuse, qui avait pour longueur la somme exacte de la salle où la réunion se tenait et du bureau du directeur. À l’intérieur du U, mais tout lecteur attentif l’avait déjà remarqué, la salle comptabilisait, côte à côte, des postes informatiques et des informaticiens et ingénieurs numériques se relayant. Ici, l’exécution ‘bête et méchante’ des ordres avait lieu, sur la demande des officieux reclus dans leurs espaces de travail.

On pourrait croire l’ensemble du personnel dépressif, car, à la manière dont leur bâtiment est décrit, il est vrai que tout humain sombrerait assez promptement dans une forme d’allergie au travail sur-hiérarchisé. Mais ici, l’argent perçu à la fin du mois était source de motivation, comme les relations entre collègues, comme l’exercice de la direction qui était, en réalité, plutôt conciliante et soutenait ses équipes plus qu’elle ne souhaitait les enfoncer. C’était peut-être là la clef d’un tel service. Sur le territoire, il y avait plusieurs espaces comme cela où des informaticiens, bien souvent ayant reçu des formations à l’étranger, s’entassaient au service de la puissance poëtoscovienne. Tous y étaient supposément conçus de la sorte, sauf qu’au lieu d’y avoir un directeur – car il ne saurait y avoir plusieurs – ce dernier possédait un représentant dans chaque annexe de la sorte.

Pour revenir à la réunion, où des individus entrés par des trois portes étaient entrés, celle-ci portait sur une intervention demandée au sommet de l’État. En vérité, c’était là une chose somme toute banale, presque courante, mais elle nécessitait, pour être pleinement réussie, que l’on s’y attarde un temps considérable afin de prévoir avec minutie le moindre détail qui aurait pu jouer des tours dans la réalisation de cette opération numérique confidentielle.

Dans le bâtiment, les réunions portaient le nom d'opérations, suivi d’un petit 2 entre parenthèses lorsqu’il s’agissait de la deuxième, 3 lorsqu’il s’agissait de la troisième, etc. Ces dernières n’avaient jamais d’intitulé qui puisse permettre de savoir de quoi on parlait précisément. Le nom de celle en question ? 2016-PWA-57893. Le premier chiffre correspondait à l’année, et le second ensemble de caractères à une forme de célébration ancienne, que l’on répétait durant la guerre de décolonisation, sans doute quelque chose comme « Poetoscovy wins again ». Enfin, le troisième était un chiffre aléatoire fixé par une machine qui s’arrangeait pour qu’il ne corresponde à aucune autre opération que la Poëtoscovie ait menée. C’était là, pour tous les ordinateurs, l’unique manière de nommer l’opération. En vérité, aucun agent ne s’y bornait jamais, et le directeur du service concerné trouvait toujours un moyen de trouver un nom aux activités poëtoscoviennes. Le plus souvent, celui-ci était tiré de figures mythologiques du monde entier. Dans le cas présent, il s’agissait de « l’opération Baba Yaga », laquelle consistait en une vaste campagne de déstabilisation.

« Le premier objectif, dit le directeur, c’est de créer de la tension. Cela nous facilitera le travail pour la suite. » Tout le monde savait ce que signifiait ‘créer de la tension’, c’était mettre en avant des discours haineux, racistes, homophobes, toute forme d’idéologie à laquelle il y a un "anti" ou "pro". Comme chaque fois, la première étape consistait à créer des centaines, voire des milliers de comptes sur les réseaux sociaux les plus populaires, sans n’en épargner aucun. Comment l’État ciblé aurait pu s’en débarrasser ? Les comptes étaient tous faux, mais correspondaient à des noms réels du monde entier, et l’usage de réseaux privés virtuels, masquant les IP et faussant la localisation des machines, rendait irréalisable le tri sur fondement d’une base de donnée de noms officiellement déclarés ou de censure géographique.


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Caché derrière les feuilles (1)

Visit Feujiwa

Entre tradition et modernité indiquait la brochure. Derrière, un panorama des tours de verre de Sokchō se profilaient sur un ciel bleu immaculé. Visitez le Fujiwa.

Son père avait ramené le document de l'un de ses voyages d'affaires. Le père d'Evren travaillait dans une des compagnies nationales azuréennes qui exportait des technologies minières. Lors d'une escale dans un de ces immenses aéroports de silicone, il avait eu le temps de se dégourdir les jambes et de regarder un peu autour de lui. Il avait ramené quelques petits souvenirs, achetés dans une boutique de duty free, pour ses enfants.

Sanle s'était moins intéressée aux photographies retouchées du papier glacé qu'aux petits gâteaux emballés dans un paquet de feuille plastique entouré d'aluminium. Le petit produit brillait à la lumière, couvert d'inscriptions indéchiffrables. En l'ouvrant, il avait dégagé un parfum complètement neuf. Pâteux, le gâteau de riz renfermait un coeur savoureux, fait de haricot et de saveurs chimiques des plus délicieuses. Sanle avait adoré les mochis. Evren, plus petit, n'en avait pas gardé un souvenir impérissable.

A son entrée au collège, son père avait ordonné qu'on l'inscrive à un sport de combat. Le foot, c'est pour les enfants. Et à douze ans, le petit garçon n'était plus un enfant. Terminé, donc, les petits matchs d'entraînement du samedi matin sur la terre battue locale : il apprendrait désormais à se battre comme un homme. Sa mère n'était pas très enthousiaste à cette idée. Recep et Jamila, ses parents, avaient consulté un site internet et s'étaient rendus au forum des associations du quartier. Il y avait toute sorte d'activités : de la boxe aleucienne, de la lutte traditionnelle altaï, du krav-maga ivérien. Recep s'intéressa à un professeur jashurien qui, torse nu, démontrait sa force et son adresse. D'un coup de pied, il décapitait des pantins en bois, en frappant avec son tibia. Les spectateurs contemplaient, effarés et ravis, un coup qui à coup sûr mettrait n'importe quel adversaire à terre, d'une façon aussi vive que s'il venait de dégainer un sabre. Recep fut enchanté ; pinçant les lèvres, Jamila lui apporta un veto sans appel. Cette boxe wanmirienne était un sport de sauvages, fait pour les garnements des bidonvilles qui se massacrent à coup de techniques létales. Jamais elle n'y inscrirait son petit Evren.

Ils négocièrent et se rabatturent sur un sport qui créait entre eux un consensus bienvenu et surprenant. Dans un costume de coton blanc, le professeur proposait aux élèves de s'incliner. Les deux judokas démontraient l'un pour l'autre une forme de respect, que ce soit par le salut obligatoire au début du match, ou par l'humilité affichée du vainqueur après qu'il ait brutalement précipité son adversaire à plat sur le sol. Jamila appréciait cette façon cordiale et empreinte de civilité ; Recep retrouvait dans le judo les gestes sûrs et précis qui l'avaient fasciné dans la boxe wanmirienne. Les adeptes du professeur en ceinture noire dégageaient une allure de force tranquille, un charme irrésistible.

Evren pratiqua le judo pendant quinze ans. Le professeur de son quartier, les premières années, était un authentique fujiwan. Ses traits émaciés, ridés par le temps, dissimulaient une force physique impressionnante. Il traitait les petits avec douceur, sans jamais dépasser leurs limites. Contrairement aux hurlements des salles voisines, dans le gymnase où Jamila venait chercher son fils les mardi et jeudi soirs, il n'y avait entre les quatre murs du dōjō jamais de cri de douleur, jamais d'insulte fusant au travers de l'effort, jamais de réprimandes jappées comme des coups de fouet. Le professeur Oishi ne dressait pas des chiens. Il éduquait des hommes.

En 2015, à l'âge de ses vingt-sept ans, Evren fut invité à participer à une compétition nationale au Fujiwa qui se tenait l'année suivante. Il n'en montra rien quand les administrateurs du club le lui annoncèrent, mais le soir dans le secret de sa chambre, il pleura. Il réserva immédiatement des jours de congés à son patron, malgré la désapprobation de son père, pour qui à l'âge avancé de vingt-sept ans, un homme devrait mettre ses loisirs de côté. Mais sa décision était prise. Le jeune homme songea au professeur Oishi qui l'avait formé pendant neuf des quinze ans de son entraînement. Le vieil homme, prenant sa retraite et assailli de soucis de santé, était rentré dans sa famille au Fujiwa en 2009. Evren n'aura jamais pu l'oublier. Et puis la vie avait filé : l'examen de fin de cycle scolaire, les études en génie électronique, son premier emploi, ses fiançailles, et la rupture de ses fiançailles, en 2014, parce que les deux belles-familles n'arrivaient pas à se mettre d'accord sur les questions financières, et que de toute façon lui et sa promise ne s'entendaient pas bien.

Dans l'incertitude, tu fuis, avait grondé Recep. Mais Evren avait tenu tête. Il avait pris cet avion à l'aéroport international d'Agatharchidès. Le 13 mars 2016, il atterrissait à Sokchō. Le même ciel bleu que sur la brochure le frappa. Les tours immenses reflétaient une brise tiède qui venait de la mer intérieure ; c'était le début du printemps.

Il posa ses affaires dans un hôtel indiqué par les organisateurs de la compétition. Deux personnes l'accueillirent à son arrivée ; c'étaient les responsables des visiteurs étrangers. Ils avaient un badge autour du cou, souriaient mécaniquement et s'exprimaient dans un anglais approximatif. Evren comprit qu'il serait l'un des seuls compétiteurs à n'être pas fujiwans. Il n'en accusa pourtant aucun sentiment de solitude. Affalé dans le lit parfumé à la lessive de sa petite chambre d'hôtel, il songea au Professeur Oishi. Peut-être pourrait-il le retrouver ?

Sans but précis, il sortit marcher dans la rue. L'air portait les bruits de la ville. Les gens sur les trottoirs avançaient vite, pressés, concentrés dans leur bulle. Les Fujiwans étaient parmi les gens sur terre qui travaillaient le plus. Mais quel bonheur de se trouver parmi eux ! Dans ces rues maculées de publicités colorées et riantes, l'homme reconnut les personnages des séries animées qui avaient rythmé sa jeunesse. Des drapeaux flottaient au vent, bariolés de messages tracés dans les signes altiers et impérieux de la langue locale. C'étaient des mantras nationalistes. De temps à autre, les échos d'annonces au haut-parleur résonnaient dans la ville aux rues impeccables. Imprégné de la tranquillité que procure un monde aussi discipliné, Evren s'arrêta dans un parc.

Assis sur un banc, il ferma les yeux. Les arbres se paraient de fleurs. A la télévision, la météo recensait la progression des cerisiers, dont la floraison évoluait du sud vers le nord, marquant le début du printemps. Il soupira ; en-haut de sa tête, les branchages d'arbres indolents filtraient alternativement ombre et lumière. De très légers tintements parvinrent à son oreille ; c'était les attrape-vents d'un sanctuaire de quartier. Le bois rouge, laqué et dissimulé derrière des bambous, renfermait un autel où venaient prier les passants. Les gens ne le dévisageaient pas mais ne lui adressaient pas la parole non plus. Ils l'évitaient. Cela lui allait bien : il avait tout son temps. Il ressentit une forme de sérénité qui soudain calma l'angoisse étrange et sourde d'avoir à revenir en Azur.

Dans l'après-midi, il joignit son entreprise pour réserver deux semaines de congés supplémentaires, au motif qu'il avait assuré sa place dans les prochaines étapes de la compétition. En réalité celle-ci n'avait pas commencé. En raccrochant, il fut traversé par l'envie de voir la mer, de passer la soirée sur le port, et de déguster des nouilles et du saké dans une échoppe qu'il y trouverait. Le soleil déclinait et rougeoyait. Le Fujiwa était bien l'Extrême-Orient de toutes choses ; l'astre sombra derrière les collines. Dans le sentiment d'une solitude comblée, il décida de se mettre à la recherche du Professeur Oishi, passeur de temps, transfert d'une culture fascinante et d'un pays scintillant à travers la distance et l'ignorance des peuples. Merci, Professeur, de m'avoir montré votre pays, songea Evren.
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