27/03/2016
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Sommet pour la paix à Leylo - Page 2

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Lorenzo écouta attentivement chaque délaguation. Les Sovbansk, les Siliquéens, les Pharois puis les Kah-Tanaises, le tout en restant assis tranquillement. À plusieurs moment, on pu le voir tiquer, surtout quand les Siliquéens se mirent à parler. Quelques passages des Kah-Tanaises également, mais on retrouvait dans l'essentiel des faits de l'impérialisme de L'ONC. Alors, il prit la parole, de sa voix grave et posée, celle qu'il utilisait pour chacun de ses discours face au peuple. Ça changait de sa voix de militaire.

Camarades, mesdames et messieurs, salutations à tous.
Il y a 10 ans de cela, la Loduarie rentrait en guerre. Un guerre sanglante, une guerre révolutionnaire, une guerre populaire contre un ennemi désigné : le fascisme. Il y a 8 ans, nous avons remporté une grande victoire contre nos ennemis, mais au prix du sang du peuple qui s'est retrouvé embarqué dans la guerre. J'ai moi même mené et participé à cette guerre. Et je m'en souviens assez bien pour savoir que les guerres ne doivent jamais se reproduire, sous aucun prétexte. Il est vrai que nous, communistes, Loduariens comme Kroniens, avont toujours été agressifs. Je vous le concède. Mais au final, nos décisions sont toujours les mêmes : en faveur du peuple et de la paix. J'aborderai dans un premier temps la question Kronienne. Vous l'avez tous constaté, grâce aux preuves définitives de la Manche-Silice, que Kronos, suite à une décision venant de tout en haut, avait décidé de retirer ses troupes de la frontière Kronienne-Youslève. Il s'agit là d'un acte indéniable et maintes fois justifié. Ainsi, nous conseillons à Kronos de refuser de réaliser une nouvelle annonce de démilitarisation de la frontière. Ce que les Youslèves ont exigé dans un premier temps, ils l'ont eu, maintenant, ils est hors de question de laur accorder tout ce qu'il veulent. Depuis l'élection de Léone Vallancour, la Youslévie refuse toute négociation. Maintenant, ce sera à elle de se plier au décisions diplomatiques de Kronos.
Je souhaiterais également aborder la question de l'impérialisme, le plus souvent reconnaissable au drapeau bleu de L'ONC. Jusqu'à maintenant, de nombreuses nations de notre monde ont eux à payer des décisions fort impérialistes de L'ONC à travers le monde. Le Prodnov, la Grand-Kah, le Pontarbello... Les preuves d'un impérialisme, visant à la domination économique du capitalisme sur l'ensemble de notre planète, s'enchaînent. Je ne reviendrais pas sur les exemples du Pharois ou même encore du Grand-Kah. Je dirais simplement ceci : actuellement, la plus grande menace de la paix est l'impérialisme. Bien entendu, je salue et je félicite la Troisième République du Jashuria pour son élection à la tête de L'ONC, car la politique relativement non-impérialiste du Jashuria nous sera d'une grande aide à la préservation de la paix.
Mais quoi qu' il en soit, nous défendront toujours la même ligne : l'anti-impérialisme.


Lorenzo s'arrêta de parler, laissant la parole au prochain qui la prendrait.
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Le tour de table des participants était loin d'être bouclé mais Carmenita Azafran venait de recevoir des nouvelles fraîches en provenance de la frontière krono-youslève. Elle attendit la fin de l'intervention de son homologue Loduarien puis demanda à prendre la parole en s'excusant de cette petite entorse au protocole.

"J'interviens rapidement pour vous annoncer que Leone Vallancour, directrice de la République Fédératrice de Youslévie s'est exprimée dans une allocution pour annoncer la démilitarisation de sa frontière. Gageons que cette mesure met fin durablement aux tensions entre ces deux États. Je ne pouvais garder la nouvelle pour moi. Baldassarre Calabraise, ici présent, a probablement aussi eu connaissance de cette information. Je tiens personnellement à le féliciter et l'invite à s'exprimer s'il le souhaite".
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A mesure que les discours se multipliaient et que les accusations pleuvaient contre l'ONC, l'ambassadrice du Jashuria regardait les représentants communistes avec un sourire charmant. Certaines personnes dans la salle avaient été présentes lors du congrès afaréen ... le fameux congrès silencieux, où il n'avait fallu qu'un sourire de la belle ambassadrice jashurienne pour créer un tôlé parmi les communistes présents. Lalana Preecha, Première Ambassadrice du Jashuria, prit alors la parole avec un sourire éclatant :

« Il est intéressant de constater que malgré l’hypocrisie dont les différents intervenants ont fait preuve, ces derniers ne se soient pas étouffés avec. Il y a un dicton particulièrement pertinent au Jashuria qui dit qu’avant de s’occuper de la rizière de son voisin, il est de bon ton d’irriguer la sienne. Je pense que les estimés représentants seraient bien inspirés de mettre, ce que vous appelez en Eurysie si mes souvenirs sont bons, de … l’eau dans votre vin. Vous apprécierez cet effort linguistique de ma part. Je suis particulièrement friande de métaphores, de dictons et de bons mots eurysiens. L'Eurysie est un continent magnifique, dont les cultures gagneraient à être reconnues pour autre chose que les tragiques évènements qui s'y déroulent.

C’est en tant que représentante de la Troisième République du Jashuria que je m’exprime aujourd’hui et non en qualité de membre de l’ONC. Je souhaiterai tout d’abord clarifier quelques points concernant la présence de mon pays à ce sommet pour la paix, si nous pouvons l’appeler ainsi suite à vos diverses interventions.

La Troisième République du Jashuria a eu pour politique ces dernières années de créer au sein du Nazum et des territoires eurysiens des espaces de paix et de prospérité. Si la chose est entendue pour le Nazum, qui aujourd’hui, est un continent prospère et exempt de guerres, nous sommes cependant entourés de régimes qui goûtent peu aux idées libérales et démocratiques. Pourtant, cela ne les empêche pas d’observer des relations de bons voisinages, qui font que désormais, l’hypothèse d’une guerre au Nazum semble écartée pour plusieurs années. Depuis maintenant plusieurs décennies, nous nous sommes engagés dans une voie diplomatique, visant à tisser des liens de bon voisinage avec les nations respectant les fondamentaux de la vie en société. A ce titre, c’est avec fierté que le Jashuria peut déclarer compter le Pharois et le Grand Kah parmi ses amis, tout en ayant des liens profonds et sincères avec les Provinces Unies du Lofoten et la République de Novigrad, qui pourtant, ont des idéologies opposées.

Il va de soi que la chose est plus complexe en Eurysie, pour des raisons que tous les acteurs présents ont pu évoquer. Durant ces dernières années, la Troisième République du Jashuria a eu l’occasion de s’intéresser de près à la … question eurysienne … par le biais de son activité à Kotios, où nous gérons le secteur de Nulle Part en collaboration avec les autorités locales, le Grand Kah et le Pharois, mais aussi par le biais du dossier listonien, dont vous connaissez tous la tumultueuse histoire. Soyez assurés que le cas de monsieur Santos est encore aujourd’hui enseigné dans nos écoles de diplomatie comme un cas à part.

Monsieur le capitaine Mainio, que j’estime par ailleurs, vous a entretenu tantôt sur les bienfaits de la mondialisation. Je souhaiterai ajouter quelques précisions à ce sujet, qui rendront plus claires les raisons de notre présence en ces lieux. D’ordinaire, cette situation de poudrière dans laquelle est empêtrée l’Eurysie ne concernerait pas les nations situées sur d’autres continents, mais, comme l’a fait remarquer le Pharois, la mondialisation s’impose à nous, que nous le voulions ou non. Nous nations sont interconnectées, par le biais de fins réseaux commerciaux, culturels, politiques, … Celui que vous appeliez étranger hier est désormais votre voisin, rapproché de vous par l’entremise des réseaux de communication et de transport.

Nous sommes donc voisins, par la force des choses, et nous déplorons chaque jour de voir que vous n’entretenez pas votre jardin et que vous vous évertuez à y laisser des taupes. Mais, me direz-vous : de quoi vous mêlez-vous ? Et à cette question je vous répondrai que les taupes se fichent pas mal du droit de propriété et qu’un problème de taupe chez vous, finira par nous concerner nous. Ma métaphore étant filée, parlons de manière plus pragmatique : les troubles en Eurysie ont des répercussions jusque dans les tréfonds des jungles jashuriennes. Chaque guerre, chaque tension de votre côté de l’océan a des répercussions sur notre politique, sur notre commerce et sur notre patience.

Il va de soi que les évènements récents, comme l’intensification des troubles à la frontière du Kronos, les rebuffades répétées de la Loduarie ou les coups de sang de la Normanie constituent des phénomènes, qui, avec l’ajout de la Crise du Prodnov, sont autant d’indicateurs que l’Eurysie est bel et bien l’homme malade de notre monde. Malgré le concours d’artisans de la paix comme le Novigrad ou la Sérénissime Fortuna, nous ne pouvons que constater que les pays d’Eurysie s’enfoncent chaque jour de plus en plus dans les ténèbres de l’obscurantisme et de la guerre. Nous remercions d’ailleurs, à ce titre, le Pharois d’avoir été, par l’entremise du Capitaine Mainio, l’un des artisans patient et acharné d’une paix durable, malgré les différents qui peuvent exister par-delà les mers. Nous remercions aussi le Grand Kah d’avoir placé sa fierté légendaire de côté et de faire appel à notre soutien pour les problématiques liées aux récents évènements paltoterrans.

Il est donc assez intéressant de voir que cette réunion, qui est sensée voir la concorde émerger de nos discussions, les principaux intéressés se plaisent à jouer ici une partition étrangement discordante : le procès de l’ONC. Vous vous complaisez, dans ce temps qui nous est si précieux, à faire le procès des agissements d’une organisation internationale afin de régler vos comptes, qui pour le Pharois avec l’Alguarena, qui pour la Loduarie avec le capitalisme. Fort bien, messieurs, fort bien, mais à ce que je sache, vous n’avez pas la légitimité pour vous instituer en juges internationaux.

En revanche, une chose qui me frappe est l’absence de réflexion sur les raisons qui ont poussé l’ONC à agir en Eurysie, notamment dans la Crise du Prodnov … Rappelez-moi déjà … Aaaaaah oui ! Mais c’est bien sûr. Les trente milles citoyens massacrés par le régime communiste du Prodnov en l’espace de quelques semaines. C’est drôle cette propension qu’ont les diplomates à oublier les chiffres et les raisons d’une action pour se concentrer, que dis-je, se focaliser sur un tout petit morceau de l’histoire. En faisant le procès illégitime de l’ONC, nous en oublions presque que l’ONC a agi pour sauver la population du Prodnov des tentations génocidaires de son propre gouvernement. En une phrase comme en cent : nous n’aurions pas à intervenir dans votre jardin si vous ne passiez pas votre temps à le polluer.

Etrange, n’est-ce pas ? Mais … dites-moi, chers représentants de Loduarie et du Kronos … le Prodnov n’était-il pas communiste ? Oh ! Mais j’y pense ! Il est intéressant de constater que vos régimes respectifs sont communistes ! Et plus intéressant monsieur le représentant loduarien, vous avez avoué vous-même, devant les caméras du monde entier, que vous n’avez pas sourcillé à l’idée d’utiliser le sang de votre propre peuple au nom de votre cause. Quant à monsieur Calabraise, il est tout juste de bon d’évoquer sa conception particulièrement limitée des droits de l’homme au vu de l’extrème violence qui a ensanglanté le Kronos lors de sa prise de pouvoir. Je suis restée ébahie devant le savoir-faire de la Loduarie, capable d’envoyer une aide humanitaire par avion à des citoyens égorgés dans les rues. Votre humanisme nous sauvera tous, monsieur Geraert !

Messieurs Calabraise et Geraert – ou plutôt camarades, vu que c’est ainsi que vous vous appelez entre vous -, vous n’avez pas sourcillé quand le Prodnov a massacré sa propre population. Et pourquoi l’auriez-vous fait ? Vous avez pratiqué les mêmes exactions sur vos peuples respectifs. Je trouve ça hilarant de voir que vous êtes si prompts à venir irriguer nos rizières quand les vôtre sont remplies du sang des innocents. Mais … allez-y, parlez donc de paix ! Dites nous à quel point l’ONC a eu tord d’empêcher le Prodnov de massacrer sa population. J’ai hâte de lire votre analyse marxiste là-dessus. Vous direz sans aucun doute que ces pauvres gens l’avaient mérité parce qu’ils présentaient des tendances antirévolutionnaires.

Je note aussi que monsieur le capitaine Mainio, que j’estime de surcroit, semble affecté d’une certaine … amnésie partielle. Visiblement, pour lui, le Prodnov était en paix avant l’intervention de l’ONC. Je peux appuyer ses propos ! En effet, il n’y a pas plus en paix qu’un peuple dont les corps sans vie jonchent les trottoirs. Diable, mettons à bas cet impérialisme sans âme qui empêche des gouvernements biens sous tous rapports d’offrir la paix éternelle à ses citoyens ! Je souhaiterai à ce titre louer l’esprit humaniste du Pharois, capable d’une tolérance dont nous devrions collectivement nous inspirer. Après tout, le Pharois, grand partisan de la liberté et de la mondialisation, nous offre ici une leçon de vie, chers représentants : il lui est possible de fermer les yeux sur les exactions des communistes, de sponsoriser des groupes aux politiques douteuses, de s’accoquiner avec l’empire listonien, de monter des comptoirs dans le monde entier et de faire pression sur la communauté internationale … mais alors sûrement pas de tolérer l’ONC ! Alors là, son sang ne fait qu’un tour et il est prêt à remuer ciel et mer pour déclarer son indignation !

Mais … je suis heureuse des derniers mots de monsieur le capitaine Mainio … Je suis rassurée de voir que la devise du Pharois est toujours de lutter contre l’hégémonie doctrinale … Oserai-je ajouter qu’il convient de se pencher aussi sur les cas de strabisme politique ? J’attends beaucoup de votre part, en votre qualité de grand artisan de la paix au Prodnov.

Mais à tout malheur, quelque chose est bon ! Nous sommes ici, à Leylo, à converser comme de grandes personnes, sur des sujets sérieux, des sujets qui nous préoccupent. Je ne pouvais pas espérer meilleure compagnie que la vôtre pour traiter de ces sujets ! Je suis certaine qu’entre adultes, nous trouverons les moyens de nous entendre. Après tout, le Jashuria n’a jamais failli à sa réputation diplomatique et n’a jamais laissé tomber ses amis, n’est-ce pas monsieur Mainio ? Je suis aussi persuadée que nos chers représentants du Grand Kah sont de cet avis, de même que les estimés membres de l’ONC ici présents. En revanche, je me demande si monsieur Calabraise et monsieur Geraert, nos sympathiques agitateurs, seront capables de tenir une conversation policée et raisonnable sans éructer la doxa marxiste toutes les dix secondes. »
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L'ambassadrice du Jashuria parla. Finalement, ils faisaient exprès. À chaque fois, ces fichus Jashuriens foutaient la merde, quelque soit le lieu, le moment, le contexte ou même le moyen d'expression. Toujours la même.

Lorenzo se permis une entorse au règlement. On était à une conférence sur la paix, n'est-ce pas ? Alors autant régler nos problèmes sur le tas.

Il se para de son plus beau sourire, en réponse à cette chère Lalana, corrompu par son regard de tueur, qui avait vu les cadavres de centaines de personnes.

Et commis une petite entorse au règlement. Il parla. D'un coup, sans prévenir, il prit la parole, reprenant sa voix forte de révolutionnaire, celle d'homme de combat. Celle qui lui manquait.

Très chère madame Lalana Preecha, à ce que je vois, vous semblez être à votre aise ici, parmi tant de diplomates ! Sachez que je le suis également, et avant de commencer à réagir à votre intervention, car je pense que c'est fort nécessaire, je vais vous demander de ne pas oublier le "Wojtkowiak" à mon nom. Un minimum de respect, je vous prie.

Ensuite, je souhaiterais clarifier également quelques points. La mondialisation de notre monde est effet omni-présente, et elle nous lie tous. Ce qui fait en effet, chacun d'entre son voisin, plus ou moins. Mais, pour reprendre votre métaphore, si votre voisin a des taupes et qu'il refuse de s'en débarrasser, allez vous vraiment débarquer chez lui sans son accord, et le menacer des pires atrocités pour qu'il les retire ? Non, vous allez prendre des mesures radicales, certes, mais ces mesures s'étendront à votre jardin et à votre maison. Vous mettrez des dispositifs anti-taupes dans son jardin, vous interdirez à votre voisin de vous rendre visite tant qu'il n'aura pas réglée son petit problème, mais vous n'irez certainement pas chez lui sans son accord !
Cette situation, c'est la même que celle que le Prodnov a vécu. En bien pire.

Rappellons nous les événements et les faits.
Suite à l'assassinat par des terroristes du leader suprême du Prodnov, Gwepolosk Belleski, de nombreux troubles ont éclatés au Prodnov. Presque tout de suite après, de nombreux résistants on été découvert à Bridjesko, entraînant une attaque de la ville par le chef suprême provisoire du Prodnov, M. Lavrov Slava, qui fit au total 20 000 morts. Plus tard, alors que le Prodnov était encerclé par de nombreuses armées, une information est tombée : M. Lavrov Slava avait ordonné de décimer une grande partie de la ville, et ainsi de tuer 20 000 citoyens innocents, afin de mettre en place un "exemple". Pour votre gouverne, sachez que nous avons tiqué au moment où nous avons appris que plusieurs milliers de Prodnoviens étaient morts. Mais nous avons gardé nos remarques pour nous, car à ce moment nous nous devions de convaincre le gouvernement Prodnovien de nous laisser les aider.
Après la révélation de l'implication de M. Lavrov Slava dans la mort de ces 20 000 martyrs, celui-ci a directement été enfermé par l'armée rouge Prodnovienne, alors que le Camarade Kuklin Viktor accédait au rênes de l'état grâce à des élections. Celui-ci, tout nouvellement élu, a promis une chose au Prodnoviens : leur rendre justice. Il n'en a jamais eu le temps, car c'est à ce moment là que L'ONC a décidé d'intervenir. Nous ignorons encore les conditions de la mise en place du putsch de Staïglad, mais nous savons au moins une chose : ce ne sont pas les Prodnoviens qui l'ont fait eux-mêmes.
La suite à été très simple : L'ONC a placé son joug au Prodnov. Pourquoi ? Apparemment, ils avaient des taupes chez eux et ils refusaient de s'en débarrasser.

Voyez, camarades, voyez comment l'impérialisme du capitalisme est justifié. Si il viennent chez vous pour vous dire ce qu'il faut faire, c'est normal, il faut se laisser faire ! De toute façon, leur façon de penser est supérieure !
Alors moi, je vais vous dire une chose. Vous n'êtes pas chez vous en dehors de vos frontières. Vous n'êtes que vos voisins, et nous savons tous que débarquer chez un voisin sans sa permission est désagréable. Alors je vous le dis : rester chez vous, bon sang de bonsoir. Vous n'avez aucune légitimé à nous dire comment nous devons gérer notre pays. Vous n'avez aucune légitimé à débarquer chez les autres pour leur imposer votre vision, où même encore les obliger à suivre votre modèle économique.
C'est là tout le principe de la paix : savoir rester chez soi.

Ensuite, chère amie Jashurienne, je vous dirais ceci : bien sûr que lorsque que nous prenons le pouvoir, le sang est versé. Avez vous lu les manifestes communistes ? Savez-vous ce qui caractérise tous les communistes ? La révolution du peuple. Le révolution commune. La révolution prolétarienne, pour qu'elle puisse obtenir le pouvoir et que ce ne soit pas les bourgeois dans votre genre qui l'aient. Nous nous battons pour des valeurs d'égalité. Et je dis bien nous nous battons. À coup sûr, lorsqu'un peuple est martyrisé, il sait se libérer de ces chaînes. Et ce par la violence, je vous le concède. Vous devez le savoir : vous l'avez si hypocritement utilisé au Prodnov, alors qu'en temps normal vous en avez si peur. La révolution se fera toujours dans la violence, que vous le vouliez ou non. Mais ce qui est sûr, c'est que si actuellement vous nous critiquez tant, c'est parce que vous sous-estimez le pouvoir d'un peuple lorsque qu'il est uni.

De plus, je vous retourne le compliment : nos rizières sont peut-être soit-disant remplies du sang des innocents, mais alors, je vous demande de quoi les vôtres sont remplies. La réponse est la même : du sang des innocents que votre système capitaliste a abandonné. De ceux qui n'ont pas un salaire digne pour pouvoir manger, ou même encore pour pouvoir se loger. De ceux que vous avez abandonné en leur ayant promis gloire et réussite, cachés sous les "libertés" que vous leur offrez.

Car après tout, le capitalisme, n'est-ce pas la concurrence du marché ? Abrégeons cela et ça nous donne... La guerre du marché. Mais la guerre contre qui ? La guerre contre le peuple. D'une certaine manière, vous nous dites comment nous comporter, comment appliquer la paix. Nous vous répondons : "faites appliquer la paix au sein de votre pays et arrêtez le massacre tant que vous pouvez encore".

Voici la face cachée du capitalisme. Voici ce qui se cache sous son masque regorgant de fausses "libertés". Voici ce qui justifie l'impérialisme. Voici ce qui l'a cause de la mort de plusieurs milliers d'innocents chaque année. Voici contre quoi le communisme se bat chaque jour de sa vie, qu'il l'ait voulu ou non.

Finalement, peut-être que vous avez raison. Communisme et paix ne vont pas ensemble. Je vais vous laisser échanger des politesses et débattre tranquillement sur votre vision de la paix.

Merci de votre attention.


Lorenzo se leva de son siège, et se dirigea vers la sortie. Il n'avait plus rien à faire ici.
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Le premier ministre observa la scène d'un air médusé non sans afficher un sourir de coin voyant la réaction disproportionnée du leader de la Loduarie communiste se demandant comment la cheffe de la diplomatie ai pu faire une erreur dans l'écriture du nom de famille du chef d'etat loduarien alors qu'elle parlait a l'oral. Après une minute de silence il dit :

Balint Nemeth : Monsieur à fini son cirque et son coup de poing théâtral. Je propose donc que nous continuons le tour de table. La parole est donc à Fortuna.
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Après avoir écouté de nombreux dirigeants prendre la parole au sujet de la situation Kronienne, Baldassare Calabraise respira un grand coup puis changea volontairement de visage; ce n'est pas un bon acteur, mais pourtant, il est parvenu a adopter une expression faciale représentant la tristesse et la crainte. Il interrompit alors le premier ministre Svobansk pour prendre la parole:
"Je pense que nous pourrons nous passer de l'avis de Fortuna pour le moment... Bien qu'il soit intéressant, j'imagine..."

"Je n'ai pas beaucoup parlé depuis le début de cette conférence, et même si certains en sont ravis, je m'en excuse.
Je vais aborder maintenant le seul sujet qui me concerne, ces tensions entre le Kronos et la Youslévie. Je remercie Madamme Azafran pour avoir si bien résumé la situation malgré quelques erreurs.

J'oubliais... Je tient a exprimer mon mécontentement quand a la non présence de Madamme Vaillancour. La dirigeante Youslève aurait du être invitée. Comment résoudre un conflit si une des deux personnes concernées ne peux pas donner son avis? Enfin... Il est trop tard pour changer quoi que ce soit.

Alors, je vais résumer rapidement la situation et corriger les petites erreurs de Madamme Azafran.
En effet, Edmondo Mancuso ayant été responsable de plusieurs milliers de morts a été condamné a mort en aout 2007, ses ministres, étant non responsables, sont repartis libres, c'est juste. Cependant, nous n'avons pas fermé nos frontières juste après cela... C'est bien plus compliqué...
En fait, monsieur Romeretegui, ancien dirigeant de la Youslévie, avait ouvert ses frontières et poussé de nombreux Kroniens a quitter le pays. Nous l'avions contacté pour lui demander de ralentir la cadence et de ne plus pousser les Kroniens a quitter leur pays. Il nous a ignoré puis provoqué en ouvrant des camps pour accueillir les réfugiés. Au final, il faisait l'inverse de ce que nous lui demandions de faire... Malgré d'autres tentatives de négociation, il a continué a nous provoquer. Nous devions en arriver a la manière forte: déployer nos troupes a notre frontière pour calmer la Youslévie et éviter tout excès de leur part. C'est après cela que le dirigeant Youslève est allé se plaindre aux puissances Eurysiennes pour leur demander de l'aide. Ces mêmes puissances qui sans hésiter on directement soutenu les Youslèves, sans en connaitre assez sur la situation. Le Royaume Soudé a par exemple déployé ses troupes a notre frontière a la simple demande de la Youslévie, heureusement, j'ai ramené leur dirigeante a la raison et la frontière entre le Royaume Soudé et Kronos fut démilitarisée. Aujourd'hui il n'y a aucune tension entre nos deux états. Voila comment on règle un conflit... Elle a accepté de négocié, et nous avons négocié; en Youslévie c'est différent...
Mais de toute manière, pourquoi me justifierais-je? Puisque nous, les communistes, sommes toujours coupables...

Bon, je continue... Leone Vaillancour arrive au pouvoir, a ce moment je pense a notre conflit et je me dis qu'elle voudra a tout prix le régler, tout comme nous... Je lui propose des négociations et elle me demande d'aller voir ailleurs avec un ton plus qu'arrogant. C'est la que je comprend que ce conflit n'est pas prêt de se terminer...

Quelques mois plus tard, Vaillancour dit "rien ne changera tant que la frontière restera militarisée de leur côté", nous démilitarisons donc notre frontière en prenant de très gros risques. Juste après, le triumvirat de Manche Silice propose l'intervention de soldats observateurs dans notre pays, intervention qu'évidement nous acceptons.
De son côté, Vaillancour ne réagit pas et hésite a accepter l'intervention Siliquéenne. La perte de temps fut énorme... Les soldats Youslèves continuaient d'attendre, dans des conditions misérables, en hiver...
Pourquoi? Car Vaillancour demande une preuve et une déclaration officielle de la part de notre gouvernement. Elle tente une fois de plus de nous soumettre mais nous refusons.

Récemment, la presse Kronienne annonçait l'arrivée de nombreux soldats, 20 000 professionnels pour être exact, sans compter l'arrivée de nos 4 sous marins, de nos corvettes et de nos chars légers au même moment. Le lendemain, Madamme Vaillancour nous recontacte pour nous dire qu'au final nous avions mal compris sa demande et qu'en fait elle considérait le retrait de nos troupes comme total. Elle démilitarise soudainement sa frontière quelques jours plus tard...

Aujourd'hui, nous pouvons considérer ce conflit comme terminé, cependant, nous commençons par connaitre nos ennemis et nous savons qu'il n'accepterons pas leur défaite. Nous restons sur nos gardes."


" Je tiens surtout a remercier les membres du Triumvirat de Manche Silice pour avoir risqué la vie d'une centaine de soldats pour résoudre ce conflit. Je tiens aussi a remercier notre camarade, Lorenzo, pour l'aide qu'il nous a apporté et pour son si grand soutient, bien qu'il soit parti..."
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