“Vive l’égalité ! A mort l’empereur !”: le cri de ralliement qui divise la classe politique Alors que les relations bilatérales stranéeo-fujiwanes se sont détendues durant l’année 2010, la fête nationale de 2011 a eu une saveur différente au Negara Strana. La question de la devise nationale stranéenne s’est rapidement imposée dans le débat public tant stranéen que fujiwan. Aujourd’hui, le Conseil des Commissaires à simplement appeler au calme et n’a toujours pas évoqué ce sujet, “tabou” selon l’entourage de l’exécutif. D’un autre côté, les oppositions s’insurgent, notamment à l’Assemblée Populaire où le Président a dit “prendre très au sérieux” le problème. Comme chaque année,
le discours de la Première Commissaire du Peuple accompagné par le Garant de la Nation s’est terminé par la devise nationale prononcée fièrement: “
Vive l’égalité ! A mort l’empereur !”. Cette devise naît en 1962 lors de la Berjuang, la guerre d’Indépendance du Negara Strana vis-à-vis de l’Empire Aichi. A la création de la République Socialiste, l’idée d’en faire la devise nationale est une évidence car connue de tous. Cependant, aujourd’hui, nous pouvons remarquer que cette phrase, pourtant si spéciale à une époque, est vidée de son sens. Ce que les stranéens retiennent désormais est “Vive l’égalité !”. Ce fait, qui peut sembler être justifié par des impressions, est vérifié par les enquêtes d’opinions réalisées par la
Badan Statistik Nasional (BSN). En effet, dans une enquête organisée par l’Agence en février 2010, lorsqu’il est demandé aux personnes interrogées quelles sont les trois valeurs les plus importantes au Negara Strana, six interrogés sur sept citent l’égalité. Au contraire, dans une autre enquête réalisée par la BSN, la moitié des personnes interrogées disent “ne pas s’intéresser du tout” à l’Empereur Fujiwan tandis que seulement 27% des stranéens répondent ne pas apprécier l’Empereur et 5% disent l’haïr. Ainsi, on peut s'apercevoir que la deuxième partie de la devise s’appauvrit en sens. Néanmoins, il est important de préciser que la devise reste utilisée à des fins xénophobes envers les personnes fujiwanes et d’origine fujiwane.
En outre, de l’autre côté de l’océan des Perles, du côté du Fujiwa, la phrase détient toujours un sens fort. Bien que l’exécutif fujiwan reste muet sur le sujet tout comme son homologue stranéen, l’opposition n’hésite pas à exprimer son mécontentement, déjà quelque peu inquiète par la coopération stranéo-fujiwane. Effectivement, le
parti conservateur Saenuri a demandé le respect du Negara Strana par le biais d’une conférence de presse du porte-parole du parti. Cette demande de respect mutuel fait d’autant plus sens en connaissance du fait qu’il y a quelques semaines, des
étudiants fujiwans furent sanctionnés par leur université, fujiwane, après avoir crié “
Banzai!” (signifiant “
Vive l’empereur”) à des étudiants stranéens. Ainsi, après ces “efforts” réalisés par les fujiwans semblent être balayés quelque temps plus tard lors de ce 24 mars. Pour protester en faveur de plus de respect de la part du Negara Strana, plusieurs manifestations ont donc eu lieu dans tout le Fujiwa, notamment dans la capitale où l’ambassadrice stranéenne
Salimah Anggraini a été interpellée afin de fournir une réponse. Celle-ci rappela simplement le cadre dans lequel est prononcé cette phrase, relevant désormais plus de la tradition que de la politique.
Alors que l’hémorragie de ce débat semble s’amplifier, il est nécessaire d’agir au Negara Strana pour éviter toute crise interne ou diplomatique. L’opposition s’est rapidement emparée du sujet, à commencer par le
Parti Communiste Stranéen. Dans une interview donnée au sortir de l’Assemblée Populaire,
Kemal Narpati, président des députés du PCS, a déclaré que le parti empêcherait au possible un changement de devise: “
Ce slogan représente notre République socialiste. Ont-ils tous oublié que ce sont nos proches ancêtres qui l’ont institué pour en faire l’essence de la Nation ?”. Il ironisa ensuite: “
S’il y a bien quelque chose à modifier dans cette devise, je l’accorderai au parti au pouvoir, c’est que nous avons oublié de préciser que c’est bien à l’empereur du Fujiwa que nous souhaitons la mort”. Ces dernières paroles ont provoqué quelques manifestations éparses, bien que peu suivies, notamment à Pradipta et à Hijau. A l’inverse,
Bancar Wasita, député écologiste et maire d’Hijau, a demandé au Président de l’Assemblée Populaire,
Kambali Saptono, de former un
Groupe Parlementaire de Réflexion sur la Devise Nationale.
Ce dernier a accepté la demande du député en expliquant qu’il était nécessaire de “
prendre très au sérieux ce sujet qui touche nos concitoyens et compatriotes”. Le
Nouveau Parti Socialiste a salué cette démarche. Bien que non présent à l’Assemblée, le
Parti Socialiste-Islamique a également apporté son soutien au projet: “
Il est de notre devoir de respecter les symboles et personnes importantes dans les traditions de nos voisins [...] Personne ne veut être traité de même”.
Ainsi, 11 députés ont été tirés au sort au sein de leur parti afin de représenter proportionnellement les partis de l’Assemblée Populaire. Six députées représenteront le Parti Socialiste de Libération du Peuple, trois le Parti Écologiste Stranéen alors que le Parti Communiste Stranéen et le Nouveau Parti Socialiste seront représentés par un député respectivement. A partir de demain, le groupe parlementaire débutera son travail de débat et de délibération. Il est attendu que le collectif émettent une proposition de lois qui sera soumise au vote de l’Assemblée Populaire, et ce, dans deux semaines pour la date du lundi 18 avril. Ainsi, cette date marquera peut-être un changement majeur dans l’histoire du pays, établissant peut-être également l’arrêt de la crise interne que traverse le Negara Strana.
Note HRP Le Dunia! est le journal "référence" du Negara Strana. Bien qu'il reste d'une certaine manière proche du pouvoir, le Dunia! reste officiellement un journal relativement neutre.