23/04/2019
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Typhon : Le Vent de la Liberté

[ACTUALITÉS INTERNATIONALES]

19 avril 2019 – Le Daryl fait volte-face concernant la guerre en Antares


Alors que le Hall des Ambassades avait initialement condamné l'opération militaire loduarienne en Antares, le Daryl a récemment changé d'avis, considérant que les déclarations des autorités insurgées antariennes "confirmaient le discours loduarien".

C'est une information qui surprend dans le Hall des Ambassades. Habituellement, le Daryl se mêle peu de la politique internationale, laissant la Première Ambassadrice et l'organe diplomatique afférent diriger la politique extérieure en totale autonomie, ou presque. Cependant, la chambre législative du Wanmiri a récemment décidé de prendre elle-même en main le sujet de la guerre en Antares, et a fini par rendre une copie très inhabituelle, et qui en a surpris plus d'un.

En effet, les députés avaient initialement salué la décision du Hall des Ambassades de condamner "l'invasion honteuse de l'Antares" par la Loduarie et de rappeler à Sivagundi le personnel diplomatique installé à Lyonnars, rompant de facto (mais pas de jure) les relations diplomatiques avec le régime communiste eurysien. Même le Partai Kommunis et le Partai Sosialis, habituellement prompts à défendre le régime plus que critiquable de feu Lorenzo Geraert-Wojtkowiak, s'étaient rangés à l'avis général, en dénonçant une "invasion criminelle" et perpétrée "en traître, en profitant d'une situation de faiblesse", dans un acte qui "risquait de déstabiliser plus encore l'Eurysie de l'Ouest, alors qu'elle l'était déjà suffisamment du fait de la guerre civile antarienne et des attaques menées par l'OND contre Carnavale". Cette opposition s'était montrée jusqu'au Congrès de l'Union Internationale du Communisme et du Socialisme, où la représentante du PSW (Partai Sosialis Wanmiria), madame Sieto Xiu Mei, s'est encore signalée par un discours incendiaire à l'encontre de ces "barbares et faux socialistes" qui "portent la mort en prétendant apporter la paix".

Toutefois, ce narratif d'une Loduarie agresseuse et expansionniste s'est heurté à la réalité du terrain, et a volé en éclat suite aux déclarations de l'union des mouvements insurgés et du gouvernement légitime antarien. En effet, les élucubrations inquiétantes quant à un "jeu" dans lequel la Loduarie aurait "triché" (nous vous renvoyons vers notre ancien article sur ce sujet, où nous analysons plus finement le discours des autorités antariennes) ont ébranlé les convictions les plus profondes parmi la classe politique wanmirienne. Tant et si bien que, plusieurs mois après les faits, l'idée a fait son bout de chemin, et un député a finalement demandé à inscrire un débat relatif à la situation en Antares à l'ordre du jour du Daryl.

Débat, donc, qui s'est conclu hier au soir par une résolution, adoptée surprenamment avec une large majorité, qui inversait la position wanmirienne sur cette guerre lointaine. Ainsi, le Daryl a communiqué sa décision au Hall des Ambassades de Sivagundi ce matin même, le forçant à renvoyer au plus vite (sous-entendu : dès que la situation garantira leur sécurité) les diplomates wanmiriens à Lyonnars, et à communiquer quant à un "soutien moral de la République Démocratique du Wanmiri à l'opération menée par la Loduarie Communiste en Antares". "La décision prise par la Secrétaire Générale de la Loduarie est difficile, et critiquable à de nombreux égards, mais force est de constater qu'il fallait agir pour stopper le régime terroriste antarien dans sa folie meurtrière - et déposer les dirigeants criminels qui confondent guerre civile, massacres et vendettas avec un jeu." Ce faisant, le Wanmiri rejoint le cercle restreint des nations ayant pris position en ce sens, aux côtés - notamment - de la République Fédérative d'Icamie.

Eddonna Tymeri a quant à elle posté sur Shinbun'Soku qu'elle pousserait à de plus amples actions en faveur de la "pacification régionale" - sans préciser si elle envisageait par là un soutien plus direct au régime loduarien -, évoquant par ailleurs la "longue guerre à Carnavale" et la responsabilité des "acteurs régionaux" dans son "déclenchement et sa prolongation, qui mettent en péril les civils de toute l'Eurysie occidentale". "Il est intolérable qu'une telle instabilité perdure dans le Golfe des Empires. Cela nuit à tous : aux innocents d'abord, au commerce ensuite, et même aux criminels qui en sont responsables." De son côté, Sumit Dalavi, chef de l'Enea depuis 2010, a précisé que les déclarations actuelles resteraient de l'ordre du "soutien comme de la condamnation morales", et ne "déborderaient en aucun cas dans des décisions irréfléchies et lourdes de conséquences", interdisant de fait toute intervention ou soutien militaire à la Loduarie ; déclarations que le Hall des Ambassades a approuvées.

Vive la liberté ! Mort à l'Empereur et à toute forme de dictature ! Vive la liberté !


Note aux lecteursCeci est un extrait d'un article du journal "Typhon : Le Vent de la Liberté" tel qu'entendu lors d'une radiodiffusion publique à Sivagundi.
Typhon : Le Vent de la Liberté

[ACTUALITÉS INTERNATIONALES]

22 avril 2019 – L'ARL, toujours en attente de son remboursement par les EMIE, annonce sa volonté de déposer plainte au tribunal du commerce de Sivagundi


L'Armée Révolutionnaire de Libération, qui s'estime spoliée par la rupture unilatérale du contrat qu'elle entretenait avec les Entrepôts Militaires Internationaux Everiens par ces derniers, a annoncé qu'après plusieurs années d'attente d'un remboursement, elle irait porter plainte au tribunal du commerce de Sivagundi pour fraude, non respect d'un contrat dûment signé, vol, arnaque et diffamation. Le Consortium Hélia Alienov Tellary, victime de la même situation, a déclaré qu'il en ferait probablement de même.

C'est une décision que l'on n'attendait plus, après tout ce temps. Après la reprise de contrôle par la force de ses entrepôts en 2018, l'Armée Révolutionnaire de Libération (ARL) avait à l'époque gracieusement laissée partir le personnel des Entrepôts Militaires Internationaux Everiens (EMIE), supposant que l'entreprise ferait preuve de bonne foi et dédommagerait l'armée pour la rupture unilatérale du contrat et la gêne occasionnée par le gel de l'accès aux entrepôts durant plusieurs mois. Que nenni ! En deux ans, pas l'ombre d'un remboursement quelconque. Pis encore, il semblerait que de nouveaux éléments se soient ajoutés à l'enquête, avec notamment la disparition d'une partie des matériels dont l'entretien avait été délégué, laissant à penser qu'ils auraient été subtilisés par le personnel des EMIE.

Pour mieux comprendre cette affaire, il faut revenir à ses débuts. Les EMIE sont une société everienne influente dans le domaine de la gestion et l'entretien de matériels et systèmes d'armes. Il y a de cela trois ans, l'ARL avait fait le choix de déléguer à cette compagnie privée une partie de ses armements - majoritairement ceux qu'elle n'utilisait que peu et dont l'entretien plombait le budget des forces armées. Ainsi, le complexe militaro-industriel du pays se délestait de l'entretien de près de 4 milliards de dollars internationaux de matériel militaire, soit un gain phénoménal pour les finances de l'armée nationale, qui pouvait être réinvesti dans la modernisation des forces armées wanmiriennes. Le Consortium Hélia Alienov Tellary, qui avait également confié une partie de son matériel aux EMIE via le même contrat que l'ARL (un contrat partagé permis par le statut d'entreprise partenaire que le CHAT entretien avec l'Etat wanmirien), se libérait également d'un poids conséquent. Par ailleurs, le contrat était clair : le matériel ne serait pas déplacé, et serait conservé dans les entrepôts respectifs de l'ARL et du CHAT, lesquels se trouvaient pour les premiers au Wanmiri uniquement, et pour les seconds à la fois au Wanmiri et au Zijian, et serait accessible sur demande. Enfin, une clause supplémentaire, négociée spécialement, stipulait que l'ARL et le CHAT s'engageaient à verser un an de paiement supplémentaire d'avance en échange d'une réduction tarifaire et de la protection du contrat sur les dix prochaines années ; mais que toutefois, cette somme devrait être partiellement remboursée (au prorata des dix années restantes) par les EMIE en cas de rupture anticipée du contrat.

Or, courant 2017, les EMIE se sont mis à arguer de défauts de paiement de la part de l'ARL et du CHAT. La première comme la seconde, qui faisaient alors respectivement face depuis plusieurs mois à la menace stérusienne d'une part et à un certain nombre de déclarations calomnieuses et diffamatoires de la part de concurrents d'autre part, ont effectivement constaté quelques irrégularités dans leurs versements. Rien d'insurmontable, toutefois, car les sommes dues ont été réglées dans la journée sitôt le problème signalé, accompagnées d'un dédommagement de dix umi, soit l'équivalent de 3,33 millions de dollars internationaux, pour le délai.

Mais les EMIE ne se sont pas satisfaites de cette situation, pourtant parfaitement conforme au contrat signé, et dans laquelle les EMIE étaient mêmes gagnantes. Dans une lettre d'une rare violence, à laquelle le Hall des Ambassades de Sivagundi nous a permis d'accéder temporairement, les EMIE ont accusé l'ARL et le CHAT de "vol" et de "mensonge". Plus que cela, la société s'est embrouillée elle-même dans des déclarations sulfureuses, incompréhensibles et surtout totalement infondées. De fait, la compagnie everienne a accusé l'ARL de "rogner sur les versements" - alors même qu'après vérification, les comptes étaient à jour, et même favorables aux EMIE -, d'"investissements à Messalie" - élément inventé de toutes pièces, l'ARL n'ayant procédé à aucun investissement à l'étranger, en étant parfaitement incapable du fait de sa nature d'armée étatique -, de "manipulation des chiffres" et enfin de "non respect du traité".

Or, après vérification des comptes de l'ARL, il se trouve que l'intégralité de la somme due aux EMIE avait été versée à cette date, et même plus. Pourtant, la société a quand-même décidé de procéder au gel du matériel de l'ARL, ainsi que - élément grave - l'envoi de 180 hommes armés sur le territoire de la République Démocratique du Wanmiri sans autorisation de celle-ci et en catimini, et ce afin de procéder à un chantage inacceptable aux yeux du gouvernement. Ce dernier acte pourrait constituer à lui seul un acte de guerre, mais ni l'ARL, ni le CHAT, ni le gouvernement wanmirien n'ont alors relevé, espérant que les dirigeants de EMIE se rendraient compte de leur erreur et reviendraient sur leur décision.

Loin s'en faut ! Les EMIE, non contents d'agir en dehors de toute forme de loi et au mépris du contrat signé, ont alors décidé de procéder à la saisie et au rapatriement du matériel wanmirien vers le territoire everien, ce qui constituerait alors - si les faits sont reconnus lors d'un procès par le tribunal du commerce - une tentative de vol de l'Etat wanmirien par la société, et serait passible de lourdes sanctions. C'est alors que l'ARL s'est décidée à agir, en bloquant les ports wanmiriens d'où comptaient partir le personnel everien, et en prenant d'assaut s'il le fallait les entrepôts et cargos d'où s'apprêtait à partir le matériel en direction de Catan. Après cela, l'ARL a fait le choix de relâcher le personnel everien, le considérant non coupable des décisions de ses supérieurs, et en espérant que cet acte de bonne foi permettrait la reprise des négociations et, in fine, le remboursement de l'ARL et du CHAT par les EMIE, tel que convenu dans le contrat.

Or, après presque deux ans d'attente, les EMIE n'ont toujours pas montré le moindre signe de bonne volonté. Silakheri Galio, Chef des Armées de la République Démocratique du Wanmiri, a déclaré récemment qu'il commençait à "perdre patience face à l'insolence de cette société" et que "si la situation ne se réglait pas rapidement, il déposerait plainte au tribunal du commerce de Sivagundi pour fraude, non respect d'un contrat dûment signé, vol, arnaque et diffamation" (rappelons qu'après les faits, l'armée a découvert la disparition de plusieurs équipements, probablement récupérés par les EMIE). Le CHAT a alors déclaré qu'il soutiendrait cette initiative si procès il y avait, mais espérait toujours que les EMIE respectent leur part du contrat.

Le gouvernement wanmirien, quant à lui, a fait savoir via Sumit Dalavi (chef de l'Enea), qu'il contacterait prochainement le gouvernement everien pour l'entretenir de la situation et lui demander de faire pression sur les EMIE s'ils se révélaient peu coopératifs - ainsi que pour obtenir réparation pour l'infiltration illégale de 180 agents armés sur le territoire républicain, sans autorisation, ce qui pourrait faire classer les EMIE comme organisation terroriste.

Vive la liberté ! Mort à l'Empereur et à toute forme de dictature ! Vive la liberté !


Note aux lecteursCeci est un extrait d'un article du journal "Typhon : Le Vent de la Liberté" tel qu'entendu lors d'une radiodiffusion publique à Sivagundi.
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