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Epuisement du charbon : la Sitadie au bord de la crise
La gauche souhaite accentuer les importations de charbon tcharnove

18/12/2013

Le Comité parlementaire des statistiques énergétiques a confirmé hier soir dans un rapport public ce que les experts affirmaient depuis déjà un an : le charbon est de moins en moins accessible dans les mines sitades, et la production devrait drastiquement chuter dans les prochains mois. Un constat inquiétant, alors que l'industrie sitade est de plus en plus énergivore et que la principale production d'électricité reste les centrales à charbon.

Tous les yeux de l'industrie sitade sont évidemment tournés vers la Tcharnovie, dont l'importante production de charbon pourrait compléter les stocks de la Sitadie. Cependant, la question reste très controversé dans le champs politique sitade.

La solution de la gauche : le charbon national complété par le charbon tcharnove et les barrages hydroélectiques

Face à la crise du pétrole à venir, les partis de gauche, du Parti communiste (extrême gauche) à l'Union des démocrates et socialistes (centre-gauche), a ont déjà annoncé être favorables à l'importation de charbon tcharnove pour compléter les manques en Sitadie.

Si la gauche a traditionnellement toujours rechigné à importer des biens en Sitadie, elle avance aujourd'hui que l'importation de charbon est un "moindre mal". De fait, l'importation de charbon pourrait permettre aux centrales à charbon d'opérer comme elles l'ont toujours fait, permettant à la Sitadie de garder une relative indépendance énergétique.

Le Parti de la Justice (gauche radicale) a annoncé un plan qu'il mettrait en place en cas de nomination au gouvernement. L'ensemble du secteur de l'énergie devrait être nationalisé, pour que ses nombreux ouvriers puissent vivre décemment malgré l'entrée en concurrence avec du charbon étranger.

Parallèlement, l'Union des démocrates et socialistes (centre-gauche) a annoncé qu'elle souhaitait la mise en place d'un Office national du charbon pour contrôler les prix du charbon et encourager une allocation stratégique de ces ressources.

Surtout, les partis de gauche ont annoncé vouloir mettre en place un plan de construction de centrales hydroélectriques nationales pour assurer l'indépendance énergétique du pays.

Cependant, le Parti socialiste (gauche) et l'Union des démocrates et socialistes (centre-gauche) font tout deux parti de la coalition gouvernementale avec le Parti du Progrès (centre) et le Parti humaniste (centre-droit). Le Parti du Progrès ne semble pas spécialement opposé aux projets des partis de gauche, et s'est d'ailleurs à plusieurs reprises montré très favorable à la réalisation de centrales hydroélectriques. Mais le Parti humaniste, lui, est resté catégorique sur sa doctrine commerciale : ne jamais encourager les importations, et limiter les mesures qui déréguleraient le marché.

La solution des Humanistes : le charbon national complété par le pétrole

Portrait
Paul Baduil,
nouveau Premier ministre de la République sitade

Le Premier ministre Paul Baduil, qui est également leader du Parti humaniste, a ainsi annoncé qu'il ne souhaitait pas réguler le marché national du charbon, mais qu'il n'encouragerait pas son ouverture aux marchés étrangers non plus.

Baduil affirme que l'importation dé pétrole est une meilleure alternative, bien plus rentable et qui ne creuserait pas la dette de l'Etat. Le Banairah, mais aussi potentiellement le Rasken pourraient être les cibles de la politique commerciale de Baduil dans les prochains mois.

Baduil propose également la mise en place de subventions pour le réaménagement des centrales à charbon en centrales thermiques à hydrocarbures.

La solution du Mouvement libéral : l'abandon du charbon au profit du pétrole

A l'extrême droite, le Mouvement libéral affirme que si le charbon ne devient plus rentable à l'avenir, il est important de laisser les industries se tourner vers les ressources de leur choix sans que l'Etat n'intervienne. Vraisemblablement, la rentabilité des hydrocarbures inciteraient les industries sitades à se tourner vers elle.

Portrait
Marc Vecius,
Président du Mouvement libéral

Marc Vecius, président du Mouvement libéral, a cependant affirmé que sur cette question, il serait prêt à faire des compromis avec les "Etatistes" (comprendre le Parti humaniste) tant que l'Etat n'empêche pas les entreprises d'accéder à des alternatives rentables du charbon national.

Quel avenir pour le Parlement sitade ?

La crise du charbon est symptomatique d'un nouveau paysage politique qui émerge en Sitadie. La coalition gouvernementale, qui rassemble le Parti socialiste (gauche), l'Union des démocrates et socialistes (centre-gauche), le Parti du Progrès (centre) et le Parti humaniste (centre-droit), est devenue instable, pouvant à tout moment se briser en raison des divergences entre la gauche et la droite.

L'hypothèse d'une alliance du Parti humaniste avec le Mouvement libéral (extrême droite) devient de plus en plus plausible, alors que les Humanistes s'enfoncent dans une politique toujours plus libérale et que le Mouvement libéral adopte une position de plus en plus modérée. C'est d'ailleurs cette menace du Parti humaniste de se rallier au Mouvement libéral qui incite la gauche de la coalition à être complaisant avec les projets du Parti humaniste.

Cependant, la colère du Parti socialiste face au tournant libéral du Parti humaniste pourrait le pousser à se rapprocher du Parti de la Justice (gauche radicale). Si les deux autres partis de gauche gouvernementale le suivent, alors il est possible que la République sitade soit dirigée pour la première fois depuis la Grande guerre de 79-84 par un gouvernement de gauche. Inévitablement, la République sitade se rapprocherait de la Tcharnovie pour accéder à son charbon.
HRP : Prérequis pour les curieux qui s'aventurent sur cet article :
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Le Mouvement libéral est-il vraiment d'extrême droite ?
Le clivage gauche/droite sitade critiqué par les spécialistes

22/05/2014

Portrait
Marc Vecius,
Président du Mouvement libéral

Mardi dernier, Marc Vecius était invité sur le plateau de Tritto Borili. A la question "Pourquoi ne coopérez vous pas avec les autres partis d'extrême droite eurysiens", Vecius répond : "L'étiquette 'extrême droite' que l'on accole à mon parti n'a aucun sens d'un point de vue international. Le Mouvement libéral n'a rien à voir avec l'extrême droite eurysienne".

Une affirmation que suivent de nombreux spécialistes de l'économie et des sciences politiques : mais pourquoi ?

Gauche et droite : qu'est-ce que c'est ?

Le clivage gauche/droite peut faire l'objet de nombreux débats. Assez souvent, c'est une interprétation historique et empirique qui est retenue : la gauche et la droite seraient alors des dénominations utilisées pour classer les groupes parlementaires qui ont eu tendance à coopérer entre eux à travers l'histoire. Les débats au sein de la Diète sitade provisoire de 1984 permettent assez bien d'illustrer cette interprétation du clivage. En raison de l’impossibilité d'organiser des élections alors que la guerre continuait, la Diète provisoire de 1984 était également répartie entre les communistes, les sociaux-démocrates, les humanistes et les membres du Parti de la Résistance. Chacun des groupes arborait fièrement une étiquette : les communistes se revendiquaient de l'extrême gauche, les sociaux-démocrates de la gauche, les humanistes du centre-droit, et les membres du Parti de la Résistance de droite. Les opposants au régime parlementaire étaient alors qualifiés d'extrême droite. Le clivage gauche-droite à cette époque s'est ainsi construit autour des revendications de chacun, et des jeux d'alliance : on voyait souvent les communistes et sociaux-démocrates coopérer pour faire barrage aux réformes libérales, ou encore les Humanistes et le Parti de la Résistance s'entendre sur des projets de loi communs ; mais une coopération entre Parti communiste et Parti de la Résistance était impensable.

Ainsi, généralement, voilà comment ce clivage gauche/droite classerait les idées : les communistes et anarchistes à l'extrême gauche, les sociaux-démocrates à gauche, les libéraux au centre, les conservateurs à droite, et les fascistes et monarchistes à l'extrême droite.

Gauche et droite sous l'ère du Parti de la Résistance

Dès 1987, le Parti de la Résistance s'impose petit à petit comme un parti unique (ou presque). Le clivage gauche/droite traditionnel tend alors à disparaître des médias, de façon à ce que les idées à gauche du Parti de la Résistance et celles à droite soient invisibilisées. L'unité du parti n'est cependant qu'un mythe, et se forme alors un nouveau clivage, fondée sur les oppositions entre modèles économiques. D'un côté, la gauche défend une politique protectionniste et plus soucieuse des conditions de travail ; de l'autre, la droite défend une politique libre-échangiste, promouvant l'efficacité économique dans l'objectif d'assurer de meilleures conditions de vie aux sitades à l'avenir. Le clivage traditionnel gauche/droite n'a plus aucun sens : les libéraux se retrouvent à l'extrême droite, les fascistes à gauche avec les sociaux-démocrates et les communistes ralliés au régime nationaliste, et les conservateurs peuvent aussi bien se retrouver à gauche ou à droite selon leurs idées économiques.


Le clivage gauche/droite avec la crise du charbon

Avec la fin de la dictature du Parti de la Résistance, quel clivage retenir ?

La crise du charbon semble avoir conforté la place du clivage utilisé sous le régime du parti unique. En effet, la Diète s'est séparée assez distinctement entre les protectionnistes, soucieux de garantir les conditions de travail des ouvriers dans le secteur énergétique, et les libre-échangistes, luttant pour l'ouverture du marché énergétique sitade pour assurer la prospérité économique du pays sur le long-terme.

Mais cette séparation entre gauche et droite assez propre à la Sitadie reste très singulière. A l'étranger, les internationalistes, souvent portés par des inspirations socialistes, se retrouvent en général à gauche ; les souverainistes, inspirés par les théories nationalistes, ont tendance à être classés à droite. Mais en Sitadie, les souverainistes, prônant des politiques protectionnistes, se retrouvent à gauche, et les globalistes, partisans du libre-échangisme, à droite.

La seule exception qui échappe à cette classification est le singulier Parti de la Renaissance, qui reste classé à l'extrême droite par les médias et les institutions, souvent pour le mettre à l'écart. Les sitades semblent encore réticents à mettre les socialistes, les fascistes et les monarchistes dans le même panier.

La constance du clivage gauche/droite parmi les Clubs

Le clivage gauche/droite sitade, donc celui fondé sur l'opposition protectionnisme/libre-échange, est celui qui a été retenu pour classer les groupes politiques au Parlement. On remarque alors, en étudiant les rapports des représentants aux Clubs politiques, que ce clivage permet assez bien de regrouper entre eux les partisans de certains clubs.



On voit ainsi que siègent à l'extrême gauche les partisans des Clubs soldaves (anarchiste et régionaliste) et le Club rouge (communiste), à gauche le Club de la Porte (socialiste/social-démocrate/social-libéral), au centre-gauche le Club de Natrèbes (coopérativiste), au centre le Club du Hall (libéral modéré) et à droite le Club de Lyones (libertarien).

Jusque là, le clivage protectionnistes/libre-échangistes semble respecté. Mais à la droite du Club de Lyones, on retrouve à nouveau des protectionnistes : le Club des Sabres (nationaliste), le Club celtique (fasciste) et le Club latin (monarchiste).

Un retour au clivage traditonnel

Avec l'étude des Clubs, et la présence du Parti de la Renaissance à droite du Mouvement libéral, on peut en conclure que le clivage traditionnel domine de nouveau, malgré la crise du charbon.

Il reste cependant une anomalie dans ce clivage : pourquoi classe-t-on le Mouvement libéral à l'extrême droite, alors qu'il devrait être au centre si on respectait le clivage traditionnel.

De fait, cela s'explique par la tradition qui s'est mise en place sous le régime du Parti de la Résistance. En effet, le Mouvement libéral est né des groupes de pensée libéraux et même libertariens présents au sein du Parti de la Résistance. De fait, selon l'échelle "protectionnistes à gauche, et laissez-fairistes à droite", les libéraux de ces groupes faisaient partie de la droite du Parti de la Résistance.

Mais avec la chute du régime, les partis de gauche socialistes sont réapparus, et le Parti de la Résistance a de nouveau été qualifié de parti "de droite". Le Mouvement libéral étant une scission de la "droite" du Parti de la Résistance, il a été qualifié de "droite de la droite", et donc d'extrême droite.

Le Mouvement libéral : un parti inclassable ?

Le terme d'"extrême droite" n'est en effet plus satisfaisant pour le Mouvement libéral. L'extrême droite eurysienne est caractérisée par le nationalisme, le populisme, l'opposition à l'immigration, la lutte contre l'insécurité et le conservatisme moral. Si le Mouvement libéral partage le principe de lutte contre l'insécurité, et dans une moindre mesure le populisme, il reste cependant un parti globaliste, loin du nationalisme anti-immigration eurysien. Aussi, le Mouvement libéral rassemble aussi bien des conservateurs souvent religieux avec de fervents progressistes anti-cléricaux.

Ainsi, de fait, le Mouvement libéral est, avant tout, libéral ; et rien d'autre.

Le Mouvement libéral : un parti attrape-tout ?

Cependant, le Mouvement libéral est loin d'être un parti uni, et on peut distinguer en son sein des factions. On peut tenter de classer ces factions.

Les libertariens "classiques"

Le cœur actuel du parti est principalement composé d'économistes et autres personnalités bien ancrés dans les idées libertariennes, à savoir l'abolition de l'Etat au profit d'une auto-régulation de la société via les marchés. Ces libertariens "classiques" ont comme mots d'ordre l'anarchisme, la sécurité et la propriété.

L'anarchisme en ce que les libertariens du Mouvement libéral souhaitent la fin de l'Etat dans sa forme actuelle. Ils souhaitent abolir la quasi-totalité des services publics, et réduire l'Etat à un Etat purement régalien, dont les seules missions sont la justice, la police et l'armée. La sécurité en ce qu'ils souhaitent renforcer la police, l'armée et la justice (punitive) ; les impôts versés par les citoyens iraient donc essentiellement vers ces trois secteurs. La propriété en ce que l'objectif de renforcer l'Etat sécuritaire de cette manière vise à éviter l'instauration d'une "loi du plus fort", et protéger la propriété privée de chaque individu.

En somme, l'avant-garde du Mouvement libéral propose un programme de rupture radicale, ancré à la droite sur le clivage "traditionnel", et à l'extrême droite sur le clivage sitade.

La figure de proue des libertariens du Mouvement libéral est Marc Vecius, président du parti.

Portrait
Marc Vecius,
Président du Mouvement libéral

Les libéraux-démocrates

Si le Mouvement libéral peut difficilement être simplement qualifié "de droite", c'est principalement en raison de la présence de "libéraux-démocrates" en son sein, une tendance parfois classé au cente-gauche de l'échiquier politique traditionnel.

Les libéraux-démocrates sont imprégnés d'une vision sociale du libéralisme, et de l'idéal méritocratique. Si, pour eux, il faut drastiquement limiter l'Etat-providence, il ne faut pas pour autant l'abolir, car il permet à chacun de partir à un pied d'égalité. Concrètement, les libéraux-démocrates défendent, par exemple, le maintien d'une école publique accessible à tous, ou encore les taxes sur les grands héritages.

Aussi, les libéraux-démocrates souhaitent une démocratisation de l'Etat, puisque celui-ci doit rester politique, et il n'est donc pas seulement régalien. Ainsi, les libéraux-démocrates défendent la décentralisation administrative et politique de l'Etat, et l'élection de magistrats locaux.

Cependant, les libéraux-démocrates du Mouvement libéral diffèrent de ceux du Parti du Progrès en ce qu'ils sont souvent beaucoup plus radicaux dans leur volonté d'affaiblissement de l'Etat, notamment en raison de leur appartenance à l'Ecole économique sitade. En effet, les libéraux-démocrates du Mouvement libéral s'opposent à la régulation de la monnaie par l'Etat, et à l'existence d'une banque centrale dirigée par l'Etat.

Les libéraux-démocrates du Mouvement libéral sont par ailleurs souvent plus progressistes sur les questions morales, et peuvent être classés au centre de l'échiquier politique traditionnel, voire au centre-gauche, et à droite selon le clivage sitade.

Les libéraux-populistes

Portrait
Alexandres Viranos,
représentant du Mouvement libéral à la Diète

"Libéral-populiste" est un terme souvent utilisé pour qualifier Alexandre Viranos et ses partisans. Viranos est en quelques sortes la "mascotte" du parti, grâce à sa très forte présence sur les réseaux sociaux. De nombreux spécialistes lui attribuent l'importante montée dans les sondages du Mouvement libéral, grâce à une rhétorique très séduisante vis-à-vis des classes moyennes, et parfois-même des classes populaires.

Les idées de Viranos et de ses partisans sont principalement marquées par un projet d'opposition à l'élite politique actuelle du pays. Viranos souhaite s'attaquer aux services publiques, qu'il juge être des outils de l'élite pour se maintenir au pouvoir.

La particularité des idées libérales-populistes reste toutefois la place accordée à l'Exécutif dans leurs idées. En effet, les libéraux-populistes conçoivent l'Etat comme une grosse entreprise, qui devrait être dirigée par un seul patron. Mais ce "patron" doit garder un lien direct avec les citoyens, au risque de s'éloigner de leur volonté. Viranos justifie en effet cette mesure par le fait que "Dans une entreprise, on peut se barrer. Dans une république, c'est plus compliqué. Les citoyens doivent garder le contrôle pour que leur leader ne dérape pas.". De fait, les libéraux-populistes sont attachés à la tenue de référendums réguliers par le dirigeant de l'Etat.

Sur le plan économique, les libéraux-populistes s'inscrivent dans l'héritage de l'Ecole sitade, en prônant le laissez-faire. Avec une nuance toutefois : l'Etat doit lutter contre les monopoles, pour protéger les petites entreprises.

Le libéral-populisme de Viranos est assez ambivalent, et a tendance à rassembler des idées de tous bords à condition qu'elles ne soient pas socialistes. Car oui, le libéral-populisme reste ancré dans la méfiance de l'Etat socialiste.

Le Mouvement libéral : un parti tendant vers la droite

Ainsi, le Mouvement libéral est un parti hétérogène, qu'il est difficile de classer avec certitude sur l'échiquier politique. Si la rédaction de La Plume libre avait jusqu'alors fait le choix de suivre les autres médias en utilisant l'étiquette d'extrême droite qui lui est traditionnellement attribué, il semble aujourd'hui que cette étiquette n'est plus adéquate. La rédaction a ainsi pris le parti de dégager une tendance, un point de gravité au sein du Mouvement libéral, et ce point de gravité est manifestement à droite. Si sur le plan économique, et donc sur le clivage sitade, le Mouvement libéral s'inscrit pleinement à l'extrême droite, il reste un parti purement libéral qui aurait été classé au centre dans le clivage traditionnel. Le juste milieux, semble-t-il, serait aujourd'hui de le qualifier de droite.
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2 ans de crises en Sitadie
De la crise du charbon à la chute de la Coalition de gauche

09/11/2015

Portrait
Sorin Rosares,
Premier ministre démissionnaire

2013 : les spécialistes alertent sur l'épuisement du charbon en Sitadie

Ce n'est pas la première fois que les spécialistes prévenaient les industriels sitades sur la fin très proche de l'ère du charbon qui avait tant fait fleurir la Sitadie, mais la fin de l'année 2013 aura toutefois été fortement marquée par une très forte médiatisation de ce danger. Les marchés financiers ont aussitôt réagis, et l'exploitation de charbon a aussitôt chuté, entraînant une hausse de chômage dans tout le nord du pays.

Très vite, trois factions se sont dessinées en Sitadie

  • Les "Charbonnistes", majoritaires au sein de la gauche parlementaire, ont prôné la mise en place d'une planification énergétique pour éviter le chômage, mêlant des importations de charbon depuis l'Eurysie centrale afin de maintenir les industries directement liées à l'exploitation du charbon, et la mise en place de politiques radicales pour construire des barrages hydroélectriques afin de prioriser la souveraineté du pays à plus long terme en évitant le passage aux hydrocarbures.

  • Les "Pétrolistes", majoritaires à droite, ont prôné la fin de toutes les régulations hérités du régime dictatorial de Conan Audate, ce qui laisserait place à l'importation d'hydrocarbures, qui remplacerait le charbon et ferait drastiquement baisser l'inflation.

  • Les autonomistes soldaves se sont vites greffés au débat. Les Soldaves forment une population slave du nord du pays dont l'économie repose sur l'exploitation du charbon. Réduits au silence par un système politique centralisateurs, ils ont été propulsés sur le devant de la scène politique avec la crise du charbon, qui, à travers une explosion du chômage, a radicalisé de nombreux autonomistes soldaves. Si nombreux d'entre eux sont séduits par les arguments des Charbonnistes qui leur promettent de leur faire retrouver des emplois tout en évitant les pots cassés grâce à une régulation du secteur énergétique, une grande partie des Soldaves tendent à être séduits par les discours du Mouvement libéral, qui leur promet l'autonomie politique de la Soldavie.

Février 2014 : Manifestations de la Ligue pour le Charbon ; début de la Coalition de gauche

Face à l'inaction du gouvernement, de nombreux ouvriers, dont une grande partie de soldaves, ont organisés une grande marche vers la capitale, Catalles, bloquant de nombreuses autoroutes du pays. Au bout de 2 jours, le Premier ministre Paul Baduil, issu du Parti humaniste (centre-droit) a remis la démission de son gouvernement au Président, expliquant ne pas pouvoir trouver de solution en raison des blocages au sein de sa coalition à cause du centre-gauche qui refusait la solution pétroliste.

Alors que le Mouvement libéral (droite) était sur le point d'entrer au gouvernement grâce à une coalition avec le Parti humaniste et le Parti du Progrès (centre), la présidente de ce dernier a finalement annoncé que le Parti du Progrès n'était pas prêt à collaborer avec la droite pour le moment. En effet, la veille, elle avait réuni un congrès avec les membres du parti et ses élus, qui avaient affirmé ne pas vouloir céder face au Mouvement libéral qui souhaitait la réduction drastique des services publics.

Après une réunion entre Ségolia Virates et Sorin Rosares, président du Parti de la Justice (gauche radicale), celle-ci a accepté de former une coalition de gauche avec les socialistes, faisant, de facto, adhérer le Parti du Progrès au projet des Charbonnistes. Il ne restait plus qu'à s'entendre sur le nom du leader de la Coalition ; chose peu aisée alors que cette coalition réunissait à la fois la gauche populiste et des centristes sociaux-libéraux.

Mars 2014 : La gauche propose un "gouvernement de compromis" mené par Victulène Cotis

Victulène Cotis, ancienne cheffe du projet de rédaction de la Constitution de 2013 et présidente du Parti socialiste sitade (gauche), est parvenue à s'imposer comme médiatrice entre les sociaux-libéraux du Parti du Progrès et les socialistes du Parti de la justice.

Elle devient Premier ministre du gouvernement de la Coalition de gauche, qui propose une politique de régulation de l'industrie énergétique et d'importation de charbon, sur le modèle du plan des Charbonnistes.

Juillet 2014 : Premières émeutes en Soldavie

Face à l'inflation et à la hausse du chômage qui ne baissent, de nombreux soldaves organisent des émeutes contre le gouvernement sitade, accusé de ne pas agir assez vite en raison de sa politique du compromis.

Sorin Rosares, président du Parti de la Justice (gauche radicale) menace alors de quitter le gouvernement et voter la censure si le Parti socialiste, l'Union des démocrates et socialistes et le Parti du Progrès continuent de refuser la politique radicale du Parti de la Justice.

Août à Octobre 2014 : 3 mois sans gouvernement

Sorin Rosares finit par quitter le gouvernement, et le Parti de la Justice en vote la censure. Défait, les membres du Parti du Progrès (centre) commencent à engager de nouvelles discussions avec le Mouvement libéral (droite), mais celui-ci refuse toute alliance, dénonçant la "trahisons" des "pseudo-libéraux" du Parti du Progrès. Le parti centriste est alors au bord de la fracture, et la Sitadie se retrouve sans gouvernement pendant trois mois, pendant lesquels les émeutes s'intensifient en Soldavie.

Novembre 2014 : Le Parti de la Justice mène un nouveau gouvernement

Ségolia Virates, présidente du Parti du Progrès, finit par accepter que le Parti de la Justice (gauche radicale) mène un nouveau gouvernement de gauche. Les émeutes en Soldavie cessent immédiatement, laissant place à des vagues d'acclamation au profit du nouveau gouvernement mené par Sorin Rosares.

Janvier à Juin 2015 : La Grande Réforme Sociale

Menée par la gauche radicale, la Coalition de Gauche vote une série de nouvelles lois sociales. Le Parlement légifère amplement sur les droits des minorités : droits des femmes, droits des étrangers, droits des personnes LGBT+. L'université est réformée en profondeur pour mettre en place un système de discrimination positive, à des fins d'égalité dans l'accès aux formations.

La Coalition de Gauche engage également une ambitieuse politique de relance économique, multipliant les subventions en direction de très nombreuses entreprises ainsi qu'une politique de redistribution dans l'objectif de favoriser la consommation des ménages.

Enfin, sur le plan du travail, la Coalition de Gauche multiplie la réglementation du droit du travail, notamment en limitant fortement les licenciements, parvenant à faire diminuer le taux de chômage.

Juillet - Août 2015 : Le Parti de la Justice fait cavalier seul

Acclamé dans l'ensemble du pays, le Parti de la Justice comprend qu'il occupe désormais une place centrale dans la politique sitade, tandis que le Mouvement libéral chute dans les sondages.

Mais l'ensemble des autres partis au Parlement commencent à lever les boucliers. Le Parti de la justice souhaite aller plus loin, jusqu'à réformer la Constitution pour favoriser la mise en place d'une démocratie axée sur la Diète comme chambre unique. Cependant, les autres partis de la coalition se mettent à refuser les nouveaux projets de réforme du Parti de la justice, craignant qu'elles mènent à la mise en place d'un régime de parti unique au profit de la gauche radicale.

Septembre 2015 : La Grande Déception

Après 9 mois de gouvernement sous Sorin Rosares, les émeutes en Soldavie reprennent. La Coalition de Gauche menée par le Parti de la Justice est accusée d'avoir abandonné la cause des travailleurs soldaves, qui subissent l'inflation que les politiques interventionnistes du gouvernement ont encouragée. Le taux de pauvreté explose dans l'ensemble des régions rurales de la Sitadie, entraînant une fracture très nette entre les villes et les campagnes, tandis que les impôts explosent pour financer la dette de l'Etat.

Les travailleurs demandent une hausse des salaires, mais le Parti de la justice ne parvient pas à convaincre l'aile droite de la Coalition de voter une hausse du salaire minimum. Pour l'ensemble du Parlement, à l'exception des socialistes et du Parti de la justice, une hausse des salaires ne ferait qu'empirer l'inflation.

Le sud du pays commence à se joindre aux émeutes. Les sudistes souhaitent, pour leur part, que l'Etat sitade réduise drastiquement ses interventions économiques, jugeant que l'administration du pays est devenue populiste et irresponsable, et que la liberté d'entreprise est consciemment bafouée.

Octobre 2015 : la Chute de la Coalition

Au Parlement, la Coalition de gauche se fracture définitivement. 4 élus du Parti de la justice décident de quitter le parti pour en fonder un nouveau : le Parti du charbon. Ils considèrent que le Parti de la justice est désormais corrompu par le système, et qu'il ne faudrait pas compromettre avec les libéraux. Pour le Parti du charbon, l'heure n'est plus au réformisme mais à la révolution : l'ensemble des socialistes doivent gouverner seuls et mettre en place une dictature du prolétariat pour pouvoir achever les réformes sociales du pays, sans que les libéraux tournent ces réformes aux avantages du système capitaliste.

Le Parti du charbon dénonce également la politique du Parti communiste, jugée "idéaliste". Pour le Parti du Charbon, le respect du parlementarisme par le Parti communiste ne fait que légitimer ce système.

Enfin, le Parti du charbon souhaite la mise en place de conseils ouvriers locaux pour mener la politique économique socialiste, en particulier en Soldavie.

A l'aile droite de la Coalition, le Parti du Progrès se trouve scindé en deux. Tandis que la gauche du parti continue de vouloir chercher le compromis avec le Parti de la justice et les autres socialistes, la droite du parti décide de s'allier au Mouvement libéral en fondant un micro-parti "Progrès et Liberté".

Finalement, le gouvernement de Sorin Rosares est censuré par la Diète.

Situation en novembre 2015 : vers une dissolution de la Diète ?

Alors que Sorin Rosares mène un gouvernement démissionnaire limité aux affaires courantes, les partis de la Diète sont en pleines négociations pour tenter de former un nouveau gouvernement. Cependant, aucune issue ne semble possible.

Avec le départ des dissidents libéraux du Parti du Progrès, la majorité n'est plus atteignable pour la Coalition de gauche. La page de la gauche au pouvoir est donc définitivement tournée, pour cette législature.

A droite, le Mouvement libéral accepte désormais l'hypothèse d'une collaboration avec les dissidents du Parti du Progrès. Mais cela ne suffit pas à former une Coalition libérale.

Aux extrémités des bancs de la Diète, les socialistes révolutionnaires du Parti du Charbon refusent toute collaboration avec les autres partis ; leurs élus ne siègent même plus dans la Diète. En face, le Parti de la Renaissance peine à négocier la participation à une Coalition avec le Mouvement libéral : les deux partis ont bien peu de choses en commun, à l'heure actuelle.

La provocation d'élections anticipées semble être la seule issue possible ; mais Sorin Rosares avait refusé de la provoquer, jusqu'à la censure, en raison de sa crainte de voir le Mouvement libéral gagner des voix grâce au mécontentement lié aux impôts élevés et à l'inflation grimpante.

Aujourd'hui, la dissolution de la Diète semble être la seule solution : mais cela nécessite de nommer un gouvernement provisoire pour enclencher cette dissolution, et les partis peinent à tirer leur épingle de ce jeu risqué.
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Viranos élu à la tête du Mouvement libéral
Les libéraux-populistes prennent les rênes du parti

10/11/2015

Portrait
Alexandre Viranos,
Nouveau président du Mouvement libéral

Alexandre Viranos a été élu président du Mouvement libéral lors du congrès du parti ce mardi, remportant une victoire écrasante face à Marc Vecius, qui dirige le parti depuis sa création.

Dans un climat d'attente d'élections anticipées pour prendre le contrôle de la Diète, le Mouvement libéral a donc opéré, ce mardi, un grand revirement dans sa stratégie et son idéologie. Jusqu'alors, la faction libertarienne était à la tête du parti grâce à la présidence de Vecius, positionnant le parti comme une opposition aux impôts excessif de l'Etat sitade, son interventionnisme très élargi, mais aussi face à l'inefficacité de la démocratie.

Mais l'élection de Viranos donne à ses partisans, classiquement appelés les "libéraux-populistes", le pouvoir de direction du parti. Ainsi, le parti prend un nouveau tournant, allant au-delà du simple libéralisme économique pour adopter une rhétorique axée sur la réforme institutionnelle.

Viranos a donc clarifié son programme en 9 points :

1) Une réforme constitutionnelle pour autoriser l'utilisation des référendums par le chef de l'Exécutif. Viranos dénonce ainsi le régime de la République de 2013, qu'il qualifie de "République des élus, pour les élus, par les élus" en raison de son caractère exclusivement représentatif, qui écarte le recours aux voies de démocratie directe. Viranos dénonce un gouvernement des minorités, qui devrait être remplacé par une démocratie de la majorité.

2) Une ouverture de discussions sur l'autonomie de la Soldavie. Viranos souhaite que les Soldaves s'emparent directement des problématiques qui leur sont spécifiques en votant directement sur des "lois régionales". Le candidat libéral souligne qu'un référendum local est le meilleur moyen pour parvenir à cette fin.

3) Un alignement clair de la Sitadie sur la scène internationale, au profit des libéraux. Si Viranos émet souvent des réserves quant à la participation de la Sitadie aux institutions internationales existant aujourd'hui, il insiste régulièrement sur la nécessité de créer une "Ligue pour la Liberté" avec les autres pays libéraux "pour lutter contre la menace étatiste et garantir la sécurité des peuples libres". Pour Viranos, les peuples libérés de tout Etat interventionniste peuvent facilement constituer des cibles pour les socialistes en raison de la faiblesse de leur Etat. Ainsi, il est nécessaire de créer un pacte de défense commune pour garantir la paix.

4) La fin des services publics "accessoires". Viranos dénonce le poids bien trop important des services publics en Sitadie. Il souhaite ainsi en supprimer la majorité, ce qui permettrait à l'Etat de réduire drastiquement les impôts sur les citoyens.

5) La "réforme des 3 chambres". Viranos souhaite réformer le Parlement de sorte qu'il y ait trois chambres : la Diète, élue nationalement au suffrage universel direct tous les 3 ans ; la Chambre des communes, dont chaque moitié serait alternativement élue tous les 5 ans, et selon un scrutin par cantons ; et enfin, le Conseil d'Etat, élu à travers les "organes intermédiaires" (syndicats, associations d'intérêt national, représentants d'entreprises, représentants d'ordres de métier...). Viranos souhaiterait que le Conseil d'Etat soit au centre de la politique du pays, à travers un système où une loi aurait toujours besoin de l'approbation du Conseil d'Etat pour être adoptée, mais pourrait, selon le choix de ce dernier, n'être approuvé que par l'une ou l'autre des autres chambres.

6) La démocratisation des juges. Viranos dénonce le système des trois ordres juridiques, l'ordre judiciaire, l'ordre pénal et l'ordre administratif. Pour Viranos, l'ordre administratif doit faire l'objet d'une réforme progressive pour ne plus être un droit dérogatoire et être intégré dans le droit commun. Par ailleurs, les juges devraient être sélectionnés selon un "système au mérite", notamment à travers une élection parmi des candidats présélectionnés.

7) L'affirmation de l'Exécutif face à la Diète. Viranos souhaite que la balance des pouvoirs penchent en faveur de l'Exécutif. Pour cela, Viranos souhaite que le Président de la République soit élu au suffrage universel direct, et qu'il dispose de nouvelles prérogatives. Si le gouvernement devrait encore être responsable devant le Parlement, il disposerait cependant de plus de moyens d'action contre les représentants de la Diète.

8) Une armée et une police fortes. Sur ce point, Viranos reprend le crédo des libertariens du Mouvement libéral. Pour lui, il faut que la Sitadie renforce son armée pour éviter d'être écrasée par un Etat socialiste trop belliciste. Concernant la police, Viranos souhaite rendre possible voire faciliter la création de services de sécurité privée, même s'il n'exclut pas pour autant le maintien de la police "publique".

9) La démocratie locale face au centralisme socialiste. Viranos prône l'élection de magistrats locaux en opposition au centralisme de la République unitaire qui a dominé la Sitadie jusqu'alors.


Avec la victoire d'Alexandre Viranos, et le contexte de défiance des campagnes à l'égard de la politique "dérapante" de la Coalition de gauche, le Mouvement libéral entame une importante remontée dans les sondages.
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Soldavie : Anastasov menace le gouvernement de "Révolution"

10/11/2015

Portrait
Vlastimir Anastasov,
Dirigeant de la Fédération des
indépendantistes soldaves

Tandis que les institutions sitades sont gelées depuis un peu plus d'une semaine, Vlastimir Anastasov, leader des indépendantistes soldaves, agite la menace de la "Révolution".

Anastasov est un instituteur anciennement partisan du Parti communiste sitade. En 2010, il quitte le Parti communiste sitade pour rejoindre le Mouvement nationaliste soldave, mouvement identitaire luttant pour l'indépendance de la Soldavie. Proche des communistes et sensible à la cause ouvrière, Anastasov quitte le collectif en 2013, le jugeant trop imprégné de rhétoriques fascistes.

Il se rallie aux grandes manifestations organisées par la Ligue pour le Charbon en 2014, durant lesquelles il se fera connaître grâce à son discours indépendantiste. Anastasov assure en effet que la mise en place du plan de transition énergétique proposé par les partis de gauche sitades ne suffit pas à régler la question soldave, car la politique sitade est jugée trop centralisatrice pour permettre l'émancipation et le bien-être des habitants de Soldavie.

Anastasov créé en janvier 2015 la Fédération des indépendantistes sitades, dont le but est de représenter l'ensemble des indépendantistes sitades de tous bords, et de coordonner leurs luttes. Depuis, il fait l'objet de nombreux procès émis par l'Etat sitade, jugé comme troublant l'ordre public.

Alors que le gouvernement mené par le Parti de la justice vient d'être renversé, Anastasov a multiplié les déclarations radicales, et a exhorté les soldaves à lutter pour l'indépendance de la région.

Ce matin, Anastasov pose un ultimatum à la Diète sitade : celle-ci doit trouver un gouvernement qui engage un processus de négociations avec les indépendantistes soldaves si elle ne veut pas que les soldaves entament pour de bon une lutte armée.

Les déclarations d'Anastasov doivent toutefois être nuancées : si celui-ci est parvenu à fédérer de nombreux mouvements indépendantistes, il ne bénéficie pas pour autant du soutien de la majorité de la population soldave. En effet, le leader des indépendantistes est fréquemment jugée comme trop radical, et les soldaves tendent à privilégier l'autonomie politique à l'indépendance.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, Lug Samogènes, président de l'Union des démocrates et socialistes (centre-gauche) met toutefois en garde la Diète, en expliquant que la menace d'Anastasov doit être prise au sérieux, et que la Diète ne doit pas l'ignorer.

En réaction, Alexandre Viranos, président du Mouvement libéral (droite) déclare que le gouvernement doit assurer la sécurité des populations soldaves en luttant contre toute violence, mais qu'il doit engager de vraies discussions sur l'autonomie politique de la Soldavie.

De son côté, l'économiste Alpius Andolates et 24 autres économistes ainsi que des hommes et femmes politiques ont publié une tribune dans le journal Régions sitades dans laquelle ils soulignent l'urgence de mettre en oeuvre une fédéralisation de la République.
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Crise parlementaire : vers une alliance du centre et de la droite ?
Le Parti du Progrès engage les discussions avec le Mouvement libéral

12/11/2015

Portrait
Rafael Eburian,
pressenti pour devenir
Premier ministre

Après avoir participé depuis presque 2 ans à la Coalition de gauche, le Parti du Progrès (centre) est, depuis la chute du gouvernement de Sorin Rosares, confronté à un dilemme idéologique : doit-il continuer de refuser de collaborer avec la droite, notamment en soutien à la cause charbonniste, ou doit-il accepter de se rapprocher du Mouvement libéral (droite) ?

Si le Parti du Progrès avait jusqu'alors refusé tout lien avec Alexandre Viranos et son parti, la situation en Soldavie et le blocage parlementaire ont mis en lumière les fractures internes au parti centriste. Ségolia Virates, présidente du Parti du Progrès et première cheffe du gouvernement de la République de 2013, voit ainsi son autorité morale contestée par l'aile droite du parti, incarnée par Rafael Eburian. Eburian et les 28 autres dissidents du Parti du Progrès avaient d'ailleurs voté la motion de censure contre Sorin Rosares, tandis que Virates avait affirmé que le Parti du Progrès continuerait de soutenir la Coalition de gauche.

La fronde menée par Eburian avait d'ailleurs pour objectif principal de faire revirer le Parti du Progrès vers la ligne défendue par le Mouvement libéral plutôt que de continuer une alliance avec les socialistes. En créant le mouvement "Progrès et Liberté", l'objectif d'Eburian est donc clair : faire s'allier le Parti du Progrès et le Mouvement libéral. Une ambition qui ne plaît pas aux actuels dirigeants du parti.

Mais ce matin, coup de théâtre : tandis que l'on pensait que la constitution d'un nouveau gouvernement semblait impossible, le Parti du Progrès a affirmé être prêt à discuter avec le Mouvement libéral. Aussitôt, le Parti humaniste (centre-droit) a affirmé être prêt à participer également aux négociations afin de mettre en place une Coalition libérale.

Les anciens partis de la Coalition de gauche dénoncent une véritable trahison de la part du parti centriste, qui enterre, de facto, la possibilité d'un nouveau gouvernement de gauche.
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Virates nommée à la tête d'un gouvernement provisoire
En l'absence d'accord à droite, la Diète finit par accepter la mise en place d'un gouvernement provisoire

15/11/2015

Portrait
Ségolia Virates,
Premier ministre à la tête du
gouvernement provisoire

Nouveau coup de théâtre après près de deux semaines de tractations au sein de la Diète : les trois partis centristes, l'ODS (centre-gauche), le Parti du Progrès (centre) et le Parti humaniste (centre-droit) se sont accordés sur la mise en place d'un gouvernement provisoire afin de dissoudre la Diète et de convoquer de nouvelles élections, dans l'objectif de sortir du blocage institutionnel alors que la Soldavie est au bord de l'insurrection.

Cet accord survient alors que le Parti du Progrès avait entamé des négociations avec le Mouvement libéral (droite) et le Parti humaniste (centre-droit). Ces négociations n'ont toutefois pas abouties, le Mouvement libéral étant dénoncé comme "trop exigeant" dans ses demandes auprès des deux autres partis libéraux.

Toutefois, cet accord a la particularité de ne pas être porté par une majorité à la Diète. En effet, les trois partis centristes ne réunissent pas les 125 représentants nécessaires pour mener une telle majorité. C'est pour cette raison que le programme du nouveau gouvernement est dénué de toute mesure controversée.

Concernant la Soldavie, le gouvernement provisoire prévoit de "mettre en place un forum public dans lequel les représentants du Parlement et ceux des associations autonomistes et indépendantistes pourront dialoguer et aboutir à un accord commun". Pour ce qui est de la crise du charbon, le gouvernement provisoire souhaite ne prendre que des mesures visant à maintenir un statu quo, considérant que la solution à la crise n'émergera que des prochaines élections. Enfin, le nouveau gouvernement se propose de présenter un budget consensuel pour 2016, de manière à ne frustrer aucun bord.

Les partis centristes ont convenu que le gouvernement sera mené par Ségolia Virates, qui a déjà mené un gouvernement provisoire fondé sur le consensus entre 2012 et 2013.

Pour éviter la censure, les partis centristes ont obtenu du Mouvement libéral (droite) et du Parti socialiste (gauche) un accord de non-censure, qui perdurera tant que le nouveau gouvernement mènera à bien sa mission de dissolution de la Diète, et tant qu'il ne prendra pas de mesure controversée.

Concernant les dissidents du Parti du Progrès, ceux-ci ont accepté de soutenir le nouveau gouvernement jusqu'aux futures élections anticipées.
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Intensification des émeutes en Soldavie
Tandis que le gouvernement déploie l'armée, les indépendantistes appellent à l'aide internationale

15/11/2015

"Soldavie Libre", hymne
des indépendantistes soldaves

Après la nomination ce matin de Ségolia Virates au poste de Premier ministre sitade pour mener un gouvernement provisoire le temps d'organiser des élections, les émeutes en Soldavie ont repris en intensité. Les autonomistes et indépendatistes soldaves dénoncent un manque d'action sur la question soldave. Tandis qu'ils souhaitent que la Soldavie organise ses propres élections, le nouveau gouvernement s'est limité à mettre en place un "forum de discussions" sur la question soldave, privant de facto la Soldavie d'élections locales au profit des élections législatives nationales.

Les autonomistes et indépendantistes soldaves dénoncent une manipulation qui ne mènera qu'à la marginalisation des quelques élus soldaves au sein de la Diète sitade. Ils dénoncent également un manque d'action des gouvernements successifs, de gauche comme de droit, qui n'ont toujours pas réalisé de plan ambitieux pour préserver les soldaves de la crise du charbon. En effet, dans cette région historiquement fondée sur l'exploitation du charbon, de nombreux soldaves se sont retrouvés au chômage, tandis que les salaires des mineurs et autres employés du secteur ont drastiquement baissé.

Portrait
Vlastimir Anastasov,
Dirigeant de la Fédération des
indépendantistes soldaves

Ce midi, Vlastimir Anastasov, dirigeant de la Fédération des indépendantistes soldaves, a appelé les soldaves à s'insurger contre le gouvernement sitade et à lutter pour leur indépendance. Cette déclaration fait suite à ses précédentes menaces de "Révolution". Anastasov considère qu'en nommant Virates Premier ministre, la Diète sitade a souhaité affirmer l'unitarisme républicain aux dépens des régions, et a donc rejeté, de fait, les demandes des soldaves.

En réaction, le gouvernement sitade a décidé de déployer l'armée en Teutonandres immédiatement. Pour Ségolia Virates, il s'agit d'assurer la sécurité des soldaves le temps de trouver un accord pacifique sur le statut de la Soldavie.

Dans une déclaration sur les réseaux sociaux, Anastasov a donc demandé l'aide de l'ensemble des pays sensibles à la cause soldave. Il assure que les soldaves sont prêts à se battre pour leur indépendance et contre l'unitarisme de la République sitade.



HRP : forces déployées par la République sitade

Objectif de la mission : pacifier la région de Teutonandres

Moyens :
- intimidation par l'organisation de défilés publics dans les zones sensibles
- interdiction d'ouvrir le feu en l'absence de violences manifestement meurtrières
- détachement de deux régiments chargés d'assister la police en organisant secrètement des raids dans les bâtiments susceptibles d'héberger des réunions de dirigeants insurgés
- surveillance des routes de campagne par les véhicules blindés


1ère Division d'Infanterie

  • 5000 soldats
  • 5000 armes légères d'infanterie (niveau 7)
  • 100 mitrailleuses lourdes (niveau 6)
  • 100 lance-roquettes (niveau 5)
  • 100 lance-missiles antichar (niveau 5)

6e Division d'Infanterie

  • 5000 soldats
  • 5000 armes légères d'infanterie (niveau 5)
  • 100 mitrailleuses lourdes (niveau 6)
  • 200 lance-roquettes (niveau 5)

1ère Division Blindée

  • 10 chars d'assaut (niveau 2)
  • 50 soldats
  • 50 armes légères d'infanterie (niveau 7)
  • 1 véhicule de transmission radio (niveau 5)
  • 1 véhicule radar (niveau 4)
  • 3 canons antiaériens mobiles (niveau 4)

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Insurrections en Soldavie : Clash entre le centre et la droite à la Diète
Le gouvernement dénonce l'irresponsabilité de la droite ; le Mouvement libéral dénonce l'absence d'action du gouvernement

18/11/2015

Portrait
Ségolia Virates,
Premier ministre

Suite aux insurrections en Soldavie, le gouvernement de Ségolia Virates, soutenu par les partis centristes, dénonce l'irresponsabilité du Mouvement libéral. Virates accuse le parti de droite d'avoir tout fait pour ne pas entrer au gouvernement pour ne pas avoir à "faire le sale boulot" pour assurer la sécurité des citoyens soldaves.

Portrait
Alexandre Viranos,
président du Mouvement libéral

En réaction, Alexandre Viranos, président du Mouvement libéral, explique que si les soldaves sont aujourd'hui dans les rues, c'est uniquement à cause de l'absence de réponse concrète du gouvernement sur une potentielle autonomie politique soldave.

Ce clash entre partis à la Diète découle en réalité d'un débat plus profond : celui de la place des régions dans la République sitade. Tandis que le centre, et les actuels élus de gauche, tendent à défendre la République unitaire au nom de l'égalité de tous et à des fins d'émancipation des régions les plus défavorisées, la droite et certains mouvements de gauche absents au Parlement défendent une République des régions et la fin de l'unité de la République dans la Constitution, afin de permettre l'autorité politique des régions le requérant.

Alexandre Viranos a d'ailleurs affirmé qu'en cas de victoire aux élections législatives anticipées, le Mouvement libéral engagerait une réforme constitutionnelle pour permettre l'autonomie politique de la Soldavie. Une mesure qualifiée de purement opportuniste et démagogue par les partis centristes.
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