10/12/2019
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Cabinet des Affaires étrangères - Page 12

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Ceci est un message conjoint du Ministère des Affaires Étrangères et du Président de la République Capitalienne

Bonjour, notre nation souhaite établir une ambassade (et un consulat) à Gallouèse
Cette ambassade visera à rapprocher nos nations, développer le commerce et établir un contact avec nos ressortissant s'ils en ont besoin



Signature de Mr. De Guevent
Signature du Président de la République Capitalienne
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Logo diplomatique

Revolutionäres Diplomatisches Sekretariat von Altrecht


Provenance : Secrétariat diplomatique révolutionnaire d'Altrecht
Destination : Cabinet des Affaires étrangères

Nous envoyons cette missive dans l'espoir d'une réponse positive en vue de la situation humanitaire du conflit loduaro-antarien. En effet, les Communes Unies d'Altrecht souhaiteraient demander l'approbation des services gallèsants afin de pouvoir affréter un avion de ligne et un avion tactique toutes les 12 heures en direction de la Loduarie et de l'Antarès (actuellement Shaula) afin de faire parvenir aux deux camps de l'aide humanitaire en toute sécurité ainsi que de faire évacuer en Altrecht et dans les pays le souhaitant les ressortissants loduariens et antariens bloqués durant le conflit et souhaitant être évacués du conflit. De plus, cet affrètement d'avions permettra de faire évacuer nos ressortissants bloqués par milliers en Loduarie et par centaines en Antarès. Ici, les avions seront uniquement à destination des civils et ne serviront pas à poursuivre d'objectifs militaires pour l'un des camps, l'objectif étant uniquement la sécurité de nos ressortissants et d'éventuels civils des deux camps. Nous souhaiterions donc pouvoir survoler votre territoire avec votre accord et en toute sécurité afin de rejoindre les différents aéroports de ces pays sans faire de détour trop au sud, zone sujette à des tirs anti-aériens dommageables.

L'Altrecht vous adresse ses salutations distinguées.
6024
sigle

Au sujet de l'invasion loduarienne

A l'attention de Son Excellence, Monsieur le Président du Conseil Urvoit Nasier

Que la Paix d'Allâh soit sur vous.

Excellence, nous avons eu vent de l'éclatement d'une guerre meurtrière ces derniers moins entre l'Antares d'une part, et la Loduarie, dictature militaire d'obédience communiste d'autre part. L'invasion loduarienne de sa voisine, dont la situation n'était déjà pas stable à cause d'un conflit civil grave, ajoute aux désordres et aux inquiétudes sur l'Eurysie occidentale. Autrefois région pacifique, stable et prospère, votre région du monde se transforme à pépinières à conflits. Depuis l'incendie du guêpier carnavalais, l'Azur est très préoccupé de cette évolution dont les conséquences ne sont pas limitées à votre continent, mais débordent sur le nôtre. La colonisation par Carnavale d'une portion de l'Afarée était liée aux désordres eurysiens, la radicalisation de sa présence est une conséquence des désordres eurysiens, pour le Diwan c'est évident de vous à nous il n'y a qu'un seul problème et il faut le régler de façon sérieuse.

La Gallouèse est un partenaire fiable, équilibré et honorable pour l'Azur. Nous avons ainsi trouvé un terrain d'entente important sur différents dossiers, et l'Azur a constaté l'engagement du gouvernement ducal pour les droits humains et les populations, en particulier lorsqu'ont été déployés des humanitaires gallésans à Carnavale. Le travail de ces professionnels a permis de sauver de nombreuses vies civiles et d'atténuer la violence d'un conflit sans borne. Il a aussi permis de démontrer que loin des rodomontades militaires, une autre attitude était possible sur la scène internationale pour peser et développer de l'influence. La Gallouèse est aujourd'hui un acteur respecté de tous.

En ce sens, le Diwan voudrait comprendre le positionnement de votre gouvernement face à l'invasion qui se produit à votre frontière. Par une frappe ciblée, la Gallouèse a signifié sa détermination à défendre sa souveraineté. Par une frappe massive, la République Fédérale de Karty a tenté récemment de contraindre les forces loduariennes à renoncer à l'invasion et à l'occupation de ce vaste territoire. Néanmoins, ces deux actions n'ont pas à ce jour entraîné de changement dans les intentions déclarées des dictateurs loduariens. Ceux-ci prétendent mener une guerre révolutionnaire idéologique, alors qu'ils sont seulement en train de procéder à une annexion territoriale.

Une telle invasion n'a aucune chance d'être accueillie avec autre chose que scepticisme et désapprobation en Azur, car notre vision d'un ordre mondial pacifique basé sur le respect de la souveraineté de tous les Etats, petits et grands, est purement incompatible avec l'utilisation de la force militaire pour faire peser la loi du plus fort. L'Antares est victime d'une agression qui s'ajoute aux malheurs de la guerre civile et les populations sont les premières victimes de cette offensive illégitime. Cette situation ne peut entraîner que plus de désordres, de malheurs, et favoriser partout dans le monde le recourt à la force brute plutôt qu'au dialogue. Les Afaréens n'ont pas intérêt à voir l'Eurysie se transformer en bourbier sanglant.

Soyez donc assuré, Monsieur le Président du Conseil, de la solidarité et du soutien de l'Azur en ces circonstances. Nous avons manifesté à Karty le même soutien dans son initiative visant à arrêter net les troupes loduariennes. Quoi que le recours à une force balistique équivalente puisse être étonnant, au moins nous espérons qu'il porte les résultats attendus : faire cesser l'invasion et sortir les troupes loduariennes d'Antares. Le Diwan ne souhaite pas voir la Loduarie, agressive et belliqueuse, triompher en Eurysie occidentale. Ses initiatives solitaires et unilatérales doivent rencontrer un mur formé par la désapprobation des pays attachés à la diplomatie et au respect des frontières.

Monsieur le Président du Conseil, la Gallouèse est aujourd'hui parmi les pays les plus exposés aux conséquences de la guerre voisine. De même que vous avez su faire preuve de solidarité avec d'autres pays qui avaient connu ces malheurs, cette solidarité doit vous être rendue aujourd'hui : l'Azur désapprouve les actions de vos adversaires et soutient la Gallouèse face aux risques qui pèsent sur sa sécurité, dont l'invasion d'Antares vient se rajouter à la guerre à Carnavale. La situation du personnel humanitaire gallésant à Carnavale est aussi préoccupante. Quelle est telle exactement ? Vos médecins et infirmiers ont-ils pu réchapper à l'agent GILGAMESH utilisé contre les soldats de l'O.N.D. ? Comment ont-ils gérés la situation face aux escadrons des savants fous de Grand Hôpital, qui pratiquent sur les civils les pires tortures et les pires expériences ? Cette situation appelle aussi la solidarité internationale pour qu'on ne laisse pas faire l'inacceptable face à des humanitaires venus soulager les souffrances des civils.

Nous pouvons proposer le concours de l'Azur dans une éventuelle action humanitaire à vos frontières et en Antares, mais seulement avec votre soutien et sous votre conduite. Nous pouvons également dégager du matériel et des financements pour aider la Gallouèse à stabiliser la situation à ses frontières. Enfin, nous souhaitons connaître votre position sur l'invasion loduarienne : doit-elle être combattue au-delà de l'action diplomatique ? Dans tous les cas, si l'Azur n'envisage nullement de s'interposer militairement dans une région du monde où il n'a pas de familiarités, je vous prie de considérer, Monsieur le Président du Conseil, le Diwan comme un appui et un partenaire dans les initiatives que vous prendrez.

La Gallouèse est un partenaire précieux pour contrebalancer les brutes et son affaiblissement face à la Loduarie serait un affaiblissement général des pays qui, comme l'Azur et la Gallouèse, privilégient la diplomatie à la brutalité militaire. C'est donc bien dans cette rationalité que vous pouvez considérer notre aide diplomatique et matérielle.

Nous interrogeons également le rôle des grandes puissances dans ce conflit. Nous avons entendu parler d'une action velsnienne et onédienne pour empêcher des alliés de la Loduarie d'alimenter cette invasion insupportable. Qu'en est-il du Kah ? L'Union a largement les moyens aussi bien pour contraindre la Loduarie à cesser son invasion que pour l'aider à réaliser une prise de territoire à résonnance idéologique. Son positionnement, alors qu'elle occupe des bases militaires en plein coeur du Golfe de Carnavale, n'est en aucun cas une question anecdotique dans la donne générale qui se rapproche de plus en plus, nous le craignons, d'un conflit généralisé.

Prudence étant mère de sûreté, nous veillerons à ces cygnes noirs et nous procéderons avec vous pour consolider notre position sur ce dossier.

Je vous prie, Monsieur le Président du Conseil, d'agréer aux salutations respectueuses du Diwan.

L’écureuil dit : multiplie tes cachettes, et ta vie sera longue.
Proverbe tamasheq
https://i.imgur.com/HgV3HhF.pngAmastan Ag Amenay
Ministre des Affaires étrangères
05.08.2019
9370
sigle

Au sujet de l'invasion loduarienne sur l'Antares

A l'attention de Son Excellence Urvoit Nàsier, Président du Conseil.

Que la Paix d'Allâh soit sur vous !

Excellence,

Le Diwan salue l'esprit double de mesure et de décision de votre Cabinet. Face à la situation, nous reconnaissons hélas que nos craintes sont fondées : non seulement les intérêts immédiats du royaume de Gallouèse face à la détérioration de la situation humanitaire, mais aussi les intérêts communs de tous les Etats attachés à un mode de résolution des conflits plus agréable et moins violent, sont en effet exposés au même risque d'une victoire loduarienne en Antares. Cette victoire serait assurément une défaite pour tous ceux qui refusent les invasions, les annexions et déplorent la résolution systématique des conflits dans le sang et les larmes, sans aucune avancée concrète pour les populations civiles et les nations, laissant derrière elles un sillage de rancoeurs et de chagrins.

Néanmoins, le Duché de Gallouèse face à l'invasion de l'Antares, comme l'Azur face à la colonisation de la Kabalie, demeurent engagés dans une situation délicate : celle d'être mis devant le fait accompli de la transgression aux normes et aux principes acceptés généralement par les Etats bien intentionnés et par les collectifs quand ceux-ci s'organisent. Ainsi, quoi qu'on dise des intentions belliqueuses et irascibles d'untel de ses membres, le Pacte afaréen de sécurité reste une organisation résolument pacifique, qui coordonne depuis trois ans une action diplomatique face au problème cramoisien. Cette action diplomatique a porté des fruits et elle montre aujourd'hui ses limites. De cette expérience il serait sage qu'on vous partage tous les enseignements.

De ce fait constaté en Afarée, il convient de ne pas se formaliser mais de tirer un enseignement : dans tous les cas, l'action diplomatique qui se limiterait à une conquête des opinions publiques se heurterait à des agendas qui s'écrivent au mépris de ces opinions publiques et qui ne s'amendera pas par elles. Le Kah n'a visiblement pas de précaution publique à tenir : le fonctionnement de cet Etat repose sur une police idéologique, l'Egide, qui fait régner une atmosphère particulière sur place. Ce fait limite à nos yeux l'opportunité de recourir aux opinions publiques face aux événements : il arrive même qu'envers et contre toute attente recourir aux opinions publiques soit vain et contreproductif, [ainsi que des arbitrages récents l'ont montré].

Rien de ceci n'est un motif à nous décourager. Pour cette raison, et dans la continuité de ce constat ambivalent, le Diwan souhaite aujourd'hui vous proposer son concours sur les points suivants.

Premièrement, le Diwan promouvra auprès du Conseil afaréen de sécurité, qui rassemble dix-sept Etats afaréens, l'initiative diplomatique que prendraient la Gallouèse et ses partenaires : nous nous préparons ainsi, sur la base des informations et du mode opératoire que vous nous transmettriez, à solliciter du Conseil qu'il adopte des sanctions continentales contre l'Etat de Loduarie, en imposant des sanctions économiques pourquoi pas, mais surtout en établissant un embargo sur les armes : interdire tout commerce d'armes, toute livraison, avec un Etat qui envahit son voisin. Nous pensons que les embargos sur les armes sont absolument nécessaires et que tout pays qui refuse de reconnaître une invasion doit pouvoir s'engager à ne pas livrer d'armes, sous quelque forme que ce soit, à l'Etat agresseur. Le Diwan espère bien que le Conseil afaréen de sécurité penchera pour un régime de sanction collectif, appuyé au régime de sanction que la Gallouèse et ses partenaires, parmi lesquels avoir Karty et l'Organisation des Nations Démocratiques sera assurément un argument pondérant, voudront adopter face à la situation.

Deuxièmement, le Diwan, qui prépare un nouveau cycle de discussions avec le Forum nord-afaréen de coopération, ajoutera à l'ordre du jour de ses discussions avec l'Althalj et avec le Banairah la question antaro-loduarienne. Nous proposerons l'alignement avec le front du refus de l'invasion, et l'adoption de mesures strictement diplomatiques, économiques et pacifiques avec elleux, car les Tamurt N'Althaljj ont notamment promu le principe de Bienveillance qui inaugure une approche inédite et intéressante des relations internationales. Ces grands pays afaréens pourront être une voix forte dans les organisations auxquels ils participent, tels que l'Organisation des Nations Commerçantes et le Liberalintern, afin de faire avancer le refus de l'invasion et la demande simple et claire que la Gallouèse porte : le retrait des troupes loduariennes. Avec ces partenaires, l'Azur pourra être le relais de la position gallésanne qui est congruente avec la position azuréenne : pas d'invasion. Pas d'invasion, d'abord parce que c'est méchant, mais surtout parce que c'est dangereux, à la fois pour l'Eurysie et pour le monde entier qui construit une diplomatie basée sur des principes.

Voilà les deux actions diplomatiques concrètes que l'Azur peut mettre en oeuvre pour démontrer sa disponibilité à votre Excellence ; je peux vous tenir informé de l'avancée de ces chantiers, mais dans tous les cas, c'est aux pays les plus proches et les plus impliqués dans la crise que revient une forme de légitimité à définir la position raisonnable à tenir. C'est pourquoi le Diwan ne souhaite aucunement prendre d'initiative contraire à la position du Duché. Ainsi, et bien entendu, la proposition azuréenne de déploiement humanitaire demeure conditionnée à l'organisation d'une telle mission sous patronage gallésant : la géographie dicte elle-même le rôle central de la Gallouèse pour lancer une opération humanitaire.

En cas d'opération humanitaire, la participation azuréenne peut être de deux ordres. Premièrement, elle peut se cantonner à des aspects strictement logistiques : mise à disposition de dirigeables, d'avions de transport, d'hélicoptères, de véhicules civils, de carburant, de générateurs électriques, de médicaments et de personnel soignant, pour prendre en charge les populations civiles. Deuxièmement, elle peut prendre une dimension plus politique : envoi d'un contingent armé dans le cadre d'un protocole international, livraison de matériel militaire aux organisations qui doivent être soutenues, mise en relation de l'espionnage, du renseignement et des activités d'intelligence secrète en vue d'enrayer la progression des troupes loduariennes. Ce deuxième volet est évidemment extrêmement prématuré : l'Azur n'a aucune intention et aucun intérêt à s'impliquer dans le conflit tel qu'il se déroule aujourd'hui, en revanche notre intuition et notre raisonnement nous invitent à penser que cette guerre ne va pas se conclure rapidement. La défaite de l'Antares, en revanche, serait une bascule grave aux conséquences importantes.

Excellence, la situation est particulièrement délicate : face à une invasion sur le terrain, une réponse diplomatique peut être nécessaire. Cette réponse diplomatique aura la force qu'on lui donnera : l'Azur peut faire de son mieux pour obtenir un refus généralisé et manifeste de l'invasion qui contraigne la Loduarie à reculer, mais des fois il ne faut pas non plus s'illusionner sur les capacités des uns et des autres. D'où ma question : quel est le positionnement exact du Kah sur ce conflit ? L'Union a largement les moyens pour que son simple refus diplomatique fasse réfléchir la Loduarie : elle peut en jouer. La Gallouèse a de bons rapports avec elle : dans ce Kah, ne retirons pas à Axis Mundi son influence sur une situation qui risque de dégénérer. Le Kah s'est engagé pour un monde plus sûr, plus ordonné et bâti sur le principe de la diplomatie : ces engagements sont incompatibles avec l'invasion et avec la neutralité face à l'invasion.

La situation est d'autant plus délicate en Antares qu'elle signale l'entrée de notre monde dans une nouvelle ère sombre pour la diplomatie internationale : celle du fait accompli. Après avoir lancé non pas un, mais deux traités de désarmement chimique, nous voyons la communauté internationale se diviser et autoriser, dans les faits, l'usage des armes chimiques, à nouveau mortel, indiscriminé et criminel vis-à-vis des populations civils. A Carnavale, l'usage des armes chimiques par la Maison Dalyoha est facilité et encouragé par la passivité et l'impuissance des Etats de la région, et hélas, l'inadéquation de la mission humanitaire face à son rôle premier : porter secours à tous. La mission humanitaire à Carnavale, à laquelle la Gallouèse participe, semble être un échec : elle ne parvient ni à dissuader, ni à réparer les dégâts liés à l'utilisation d'armes chimiques ; au contraire, il paraît que c'est une occasion pour les médecins-assassins de Grand Hôpital de démontrer leur monopole médical face aux humanitaires internationaux, enfreignant tout principe éthique et le Serment d'Hippocrate lui-même.

Le Diwan a besoin de connaître la position de votre Cabinet, Excellence, sur le fait accompli d'une neutralisation de la mission humanitaire et de son anéantissement en pratique : si celle-ci est impuissante à prévenir et réparer les frappes chimiques, que prévoit la Gallouèse pour jouer un rôle positif à Carnavale ? Comment gérer cette situation ? Doit-on accepter le monopole Dalyoha sur la vie et la mort ? Peut-on accepter que tant d'Etats influents et généreux, engagés dans la mission humanitaire, signataires de traités de désarmement chimique ambitieux, voient leurs efforts neutralisés ? Comment dès lors garantir la sécurité des populations civiles de nos propres pays, si les traités de désarmement n'engagent pas les grandes puissances mondiales qui les promeuvent et les initient, comme le Kah, dont la passivité face à la frappe chimique Dalyoha et le suivisme face aux traitements de Grand Hôpital est franchement alertant sur ses intentions réelles à Carnavale ? Au contraire, le Diwan manque-t-il d'information qui compléteraient sa compréhension de la situation, et nous permettraient d'adopter des positions moins radicales que celles auxquelles la situation absurde et inconséquente que nous observons nous invite ?

Dans tous les cas, le souhait du Diwan est de mener, avec ses partenaires comme la Gallouèse, une politique résolue pour protéger sa propre population civile et construire un monde plus ordonné, plus tranquille et plus sûr. Le Diwan, au contraire de bien des acteurs, n'a ni fanatisme ni revanchisme à faire valoir : nous observons la situation et prenons les mesures adéquates. Que Votre Excellence soit assurée d'une chose : l'Azur considère la Gallouèse comme un partenaire essentiel en Eurysie et dans ce tumulte, nous gardons bon espoir que les préconisations du Duché pourront se concrétiser, afin que la situation soit passée sous contrôle par les Etats bien intentionnés.
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Excellence, je vous prie d'accepter les salutations respectueuses du Diwan.

L’écureuil dit : multiplie tes cachettes, et ta vie sera longue.
Proverbe tamasheq
https://i.imgur.com/HgV3HhF.pngAmastan Ag Amenay
Ministre des Affaires étrangères
01.09.2019
1488
Sceau de la Présidence Fédérale Kartienne

Communiqué officiel de la République Fédérale Kartienne,
fait à Volkingrad le onze du mois de septembre de l'an 2018,
par l'un des trois représentants du Capitole,
la Gouverneure Tosca Shimanskaya.
A destination du Duché de Gallouèse,
Par la capitale de Ligert,
à l'intention de sieur Luc Lambrois,
en sa qualité de Ministre des Affaires Etrangères.



Excellence Gallèsante,
AlinéaLa République Fédérale Kartienne vous salue. De graves temps traversent nos deux pays, et nous sommes déplorés d'entamer de premiers contacts à cette idée. Nous référons, évidement, à l'invasion de la Loduarie sur l'Antares. Nous savons les positions différentes entre nos deux parties, votre pays œuvrant pour une résolution plus pacifique et outrepassant pour l'heure la voie armée. Quant à notre pays, il s'est engagé directement contre ce pays, nous ne vous apprenons rien. S'il en paraît des disparités, ces deux positions convergent cependant sur une pareille conclusion: Nos deux pays condamnent l'exaction Loduarienne. Tout comme vous, Volkingrad souhaiterait une fin pacifiste à cette conjoncture, cela étant cependant un point de vue que les Loduariens semblent, pour l'heure, allégrement ignorer. Ce n'est guère pour autant qu'il faille abandonner, et nous tâchons de considérer votre frappe sur la marine Loduarienne comme une prise de position claire. Par cet ensemble, Excellence Gallèsante, la République Fédérale Kartienne souhaiterait entrer en contact avec votre pays et coopérer du plus que nous le pouvons sur le sujet.

Je vous prie d'agréer à mes plus sincères salutations, bien à vous et cordialement, je vous dis au revoir et par espérance à bientôt.

Missive matriculée #01-01-46.


Citoyenne Tosca Shimanskaya
1749
TomaTo

Votre Excellence,

Nous vous contactons afin d’obtenir l’autorisation de nous installer sur votre territoire dans le but de promouvoir une industrie locale et durable. Plus précisément, nous sommes la TomaTo Corp, une entreprise multinationale principalement présente dans les pays du Sud global et engagée dans le développement d’une agriculture industrielle destinée à la grande consommation. Nous vous invitons ainsi à considérer notre projet comme une stratégie de long terme visant à faire de notre compagnie un acteur économique puissant et bienfaiteur.

En effet, nous possédons déjà de nombreux actifs industriels à Teyla, mais notre présence continentale doit s’étendre. Le conflit initié par la Loduarie montre que nous ne pouvons dépendre d’un seul pays. Ainsi, afin de poursuivre notre développement international, nous souhaitons répliquer au Duché de Gallouèse un modèle ayant déjà fait ses preuves, avec l’ouverture d’une usine agroalimentaire spécialisée dans la fabrication de produits surgelés et de conserves, adossée à un nouveau réseau de coopératives agricoles centré sur notre organisation coopérative mondiale. Notre objectif est de rendre l’alimentation abordable et accessible à tous. Nous organisons, dans plus de vingt pays, la production de fruits et légumes et coordonnons les performances économiques de chaque bloc régional. De cette manière, chaque territoire bénéficie pleinement de ses avantages en produisant ce qu’il fait de mieux.

Proposer chaque produit au meilleur prix et trouver de nouveaux débouchés commerciaux constituent notre credo. Nous sommes convaincus de pouvoir offrir à vos réseaux de grande distribution des produits à des prix imbattables, tout en permettant à vos agriculteurs d’exporter ce qu’ils savent produire de mieux. Notre ambition est de bâtir un modèle profitable à tous.

La TomaTo Corp serait heureuse de pouvoir compter votre gouvernement parmi ses nouveaux partenaires.

Hortensien-Zaporminus
Hortensien Zaporminus, Directeur général de la TomaTo Wanmiri
1003
Monsieur le Ministre des Relations Internationales,
Piotr Vassia,
République de Poëtoscovie.

Sur demande de Monsieur le Ministre de la Guerre de la République de Poëtoscovie.

À Madame Sophale Bardiou,
En sa qualité de Présidente du Conseil Exécutif,
Duché de Gallouèse.

Et

À Monsieur Luc Lambrois,
En sa qualité de Ministre des Affaires Étrangères,
Duché de Gallouèse.


Hernani-centre. Le 25 septembre 2019. - Informations diplomatiques à caractère strictement confidentiel.



Re:Re:Demande de stationnement à la frontière



Madame, Monsieur,

Il est évident que la Poëtoscovie ne souhaite en aucun cas violer la souveraineté de l'Antarès. Bien au contraire, nous nous propositions, pour l'Antarès, de sécuriser un part de son territoire avec son accord.

Cependant, le sévère revers accusé par la marine poëtoscoviene modifie ses capacités à se projeter sur un territoire étranger. Toute intervention demeure alors bien de l'ordre de l'hypothétique.

Avec notre infinie considération,


Piotr Vassia,
Ministre des Relations Internationales,
République de Poëtoscovie.


Les transmissions sont assurées par les services la Sécurité d'État de Poëtoscovie (SEP, services secrets).
153
Communication de L'État-Major de la Nation Communiste de Loduarie et du Département de L'Espionnage Loduarien


Nous acceptons. Les discussions resteront secrètes.
Faites remonter.
3626
Entête  (obtenu par encrage)  de la Présidence de la République de l'Etat du Makota sur lequel on voit, outre le texte que l'on vient de donner, un écu avec une vache dans un cercle (armes de la République) flanqué de deux cowboys montés et armés et la devise est jointe : Dieu, Liberté, Patrie. Le tout est encadré.


Première partie
Deuxième partie
Troisième partie


Signature à la plume élégamment tracée surmontée d'un texte imprimé par encrage en typographie ancienne (mais toujours d'actualité en Makota), il est écrit : Jean Irreville, Président de la République de l'Etat du Makota.
Transcription du TexteA l'attention Madame Sophane Bardiou, président du conseil exécutif du Duché de Gallouèse

Madame,

Cela fait maintenant bien longtemps que les Gallouésants du Nouveau Monde ont coupé tout à fait le cordon ombilical qui les unissait à leur métropole eurysienne. Pour notre part, nous autres Makotans, nous avons quitté le Duché sans jamais nous retourner. À la force de nos bras, nous avons fait en Aleucie la terre qui nous faisait défaut dans l’Ancien Monde. Plus encore, nous fuyions alors les désordres et les agitations religieuses qui déstabilisaient le Vieux Continent. Pour le dire sans détour, nous avons créer dans le Nouveau Monde une Nouvelle Gallouèsie conforme à ce que nous pensions que l'ancienne devait être.

Le Makota, comme les autres colonies de cette Nouvelle Gallouésie, Barbery et le Dakora, s’est construit dès l’origine comme un contre-modèle au monde ancien que nous jugions égaré et transigeur. Notre vision était simple : l’homme devait cultiver la terre et rendre à Dieu le culte qui lui est dû, afin de pourvoir aux besoins de sa famille sous le regard bienveillant de Celui qui, du haut du Ciel, donne tout et reprend tout à sa discrétion.
Le Volignonnisme n’est finalement pas autre chose qu’une contre-révolution menée à son terme. Sa finalité n’est rien d’autre que le rétablissement de la concorde entre les hommes et de la paix avec Dieu — et plus que la paix, l’amitié et la sanctification qui confèrent le salut à nos âmes éternelles. Sur ces points, nul ne contestera que l’expérience volignonnienne, du moins sous sa forme makotane, fut une réussite éclatante. On peut en revanche réserver son jugement concernant Barbery qui a tendance à se perdre dans une âpreté au gain, sans doute excessive, sans oublier le désastre du Dakora avec ses millions de morts. Cela dit, bien que nous ne connaissions toujours pas les causes profondes ni la nature réelle du Fléau qui frappa le Dakora lors de l’épouvantable Incident du 5 mai 1990, accordez-moi que la Religion n’y était très vraisemblablement pour rien.
Tout cela pour vous dire que si le Makota revient vers vous par mon intermédiaire, ce n’est nullement pour faire amende honorable ni pour renier les choix de ses pères fondateurs. Choix excellents qui tracent la voie que nous suivons encore et suivrons toujours jusqu'au jugement dernier. Le fait que nous ayons opté, vous et nous, pour des voies très différentes, voire presque opposées, ne doit pas nous contraindre à nous ignorer comme si nous étions tout à fait étrangers les uns aux autres. C’est pourquoi je viens vers vous aujourd'hui : je pense qu’il est grand temps que nous normalisions enfin nos relations.
Vous connaissez les Makotans et vous savez bien qu’institutionnellement nous ne pouvons rien entreprendre qui ne présente un intérêt économique concret pour nous. Toutes mes décisions internationales — ou du moins la plupart d’entre elles — doivent être validées par le Congrès, et les congressistes du Makota refusent tout échange d’ambassades qui ne s’accompagne pas d’un accord commercial. Je serais donc ravi de discuter commerce avec vous, dès lors que vous m’aurez confirmé que vous avez vous aussi le désir de voir se normaliser nos relations.
Enfin, j’ai eu vent de vos démêlés récents avec les communistes de Loduarie. Comme vous le savez, nous haïssons les communistes autant — si ce possible — que Dieu les hait. Nos amis hotsaliens pourront en témoigner : nous aidons volontiers ceux qui les combattent. Normalisons nos relations, et nous pourrons vous aider en vous envoyant armes et volontaires pour lutter ensemble contre ce fléau mondial.

Dans l’attente de votre réponse, madame, veuillez agréer mes plus respectueux hommages.

Fait à Sainte-Régine, Capitale du Makota, le 25 novembre 2019.

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