17/10/2019
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Activités étrangères en Loduarie Communiste - Page 16

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Typhon : Le Vent de la Liberté
Article original de l'Incendie

[ACTUALITÉS INTERNATIONALES]

Guerre en Antares : l'armée rouge annonce avoir rempli ses premiers objectifs, le Daryl insiste sur la nécessité d'apporter une aide humanitaire


Alors que l'Etat-major loduarien a annoncé il y quelques heures avoir rempli ses premiers objectifs - à savoir faire tomber le gouvernement illégitime et terroriste de la MIRA -, le Daryl a pris position en réaffirmant la nécessité d'apporter toute l'aide humanitaire nécessaire, afin d'éviter de transformer une "victoire contre l'oppression" en "catastrophe humanitaire" aux conséquences désastreuses.

L'information arrive peu après la prise de Margaux, ex-capitale de l'Antares qui était tombée sous la coupe du régime terroriste de la MIRA, par les forces d'intervention loduariennes. La MIRA n'est plus ; décapitée par l'opération militaire spéciale de Lyonnars. Par cette prise éclair, l'armée rouge signe sa victoire contre les forces terroristes qui menaient depuis plusieurs mois une guerre de l'ombre sanguinaire en Antares, terrorisant les populations civiles et faisant craindre l'effondrement total du pays.

Mais si la victoire militaire a bien eu lieu, et que l'armée du Concordat de Shaula, nom de la pseudo-alliance nationale antarienne visant à susciter un élan d'indignation national mais qui masque mal la domination des services secrets antariens sur le gouvernement, est en déroute, la victoire n'est pas encore totale. Certes les principales villes sont tombées, mais l'armée - endoctrinée et manipulée par les fausses promesses d'un gouvernement corrompu et contrôlé par une MIRA devenue folle - continue de se battre dans les campagnes, et doit encore être défaite.

Par ailleurs, si cette victoire permet à l'armée rouge d'affirmer - à raison - avoir rempli ses premiers objectifs, à savoir la décapitation des organisations terroristes antariennes et le démantèlement de leurs réseaux criminels, le second volet de cette opération commence à peine : l'aide humanitaire et à la reconstruction. Car l'opération militaire de la Loduarie n'a guère amélioré la situation des citoyens antariens, déjà éprouvés par de longs mois de guerre civile : le déclenchement de l'opération Dalmata Noir a renforcé les pénuries : eau, électricité, vivres,... en Antares, tout manque ; que ce soit du fait de la difficulté à importer ou de la destruction des infrastructures nationales, parfois du fait des bombardements - d'un côté comme de l'autre -, souvent à cause des sabotages opérés par les agents de la MIRA en se repliant.

Et si les forces loduariennes ont annoncé avoir commencé à organiser la distribution de l'aide, celle-ci reste encore très insuffisante. Dans ce contexte, le Daryl s'est prononcé en faveur d'une aide humanitaire et à la reconstruction massive. "Intervenir en Antares était une absolue nécessité, nous confie le porte-parole du gouvernement, car le pays était désormais dirigé par des fous sanguinaires. Mais il faut veiller à ce qu'une victoire sur le papier ne devienne pas un désastre dans les faits. Il fallait intervenir pour mettre fin à cette boucherie, ce simulacre de jeu national avec des cadavres à la clé, mais ce n'est pas pour en voir d'autres à la place. Aider la population antarienne, maintenant d'abord, pour survivre, demain ensuite, pour reconstruire, est une nécessité. Le Wanmiri entend promouvoir cette ligne, et participera à la reconstruction de l'Antares si on lui en fait la demande."

Ainsi, plusieurs convois de vivres, nourriture comme eau ou biens de première nécessité, ont été dépêchés en Loduarie. Ils seront réceptionnés à Port-Lodin, où le gouvernement loduarien se chargera de distribuer la contribution wanmirienne à la population antarienne.

Vive la liberté ! Mort à l'Empereur et à toute forme de dictature ! Vive la liberté !


Note aux lecteursCeci est un extrait d'un article du journal "Typhon : Le Vent de la Liberté" tel qu'entendu lors d'une lecture publique à Aaethalio. Les colporteurs publics peuvent parfois prendre des libertés quant au message délivré - veillez à croiser vos sources et à ne pas prendre toute information pour argent comptant.
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La Gouverneure Angèle Orlovski représentée en tenue militaire, aidant les enfants du Concordat de Shaula
Peuples d'Antares et de Corvus, votre Sœur Kartienne vous soutient, affiche réalisé par un individu de la diaspora Kartienne en Antares
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[✝] Lukÿjä
Kapöli (✝): Pelysöpymüs

"Raymond" Kärlä Släkk, 2021 (Musée des Martyrs, Ville de Lyra)

"Raymond"
Kärlä Släkk, 2021 (Musée des Martyrs, Ville de Lyra)



Les montagnes des hauts-plateaux étaient certainement l'un des reliefs les plus prisés du pays. La lumière s'abattait toujours sur les neiges éternelles des sommets et se réfléchissait de vallées en vallées. De journée, l'atmosphère était jaunie par ces couleurs, comme si la région était restée coincée dans une carte postale des années 60. Au contraire, à l'aube et au coucher du doux soleil de fin d'été, c'était un charme rosé qui se posait là comme un voile, apportant le calme de fin de journée aux habitants des environs.

C'est justement durant ces temps morts que Raymond lisait son journal, ou bien un livre qu'il avait débusqué chez un bouquiniste l'autre jour. Sur cette maudite chaise en plastique, sur laquelle sa cousine jurait tout le temps qu'elle allait la jeter. En effet, celle-ci cassait le charme de ce petit balcon où une multitude de plantes et de décorations faisaient vivre l'espace. La chaise était tout aussi intrue que l'était Raymond dans la famille, et c'est pour cela qu'il l'aimait autant. Tout ce qu'il faisait, c'était de partager sa condition.

Et pourtant, dire que Raymond était un intrus, c'était une exagération. Ayant souffert d'un mauvais divorce, il avait cherché le refuge temporaire chez sa cousine, aussi bien pour lui que pour l'aider elle à s'occuper de son nouvel enfant en bas âge lorsque elle et son mari travaillaient. Il avait toujours été très docile avec les plus petits, c'est sans doute ce qui lui a valu la séparation avec son ex-femme qui n'en voulait point. Dans tous les cas, sa nouvelle vie était désormais plus calme. Il lisait, et les enfants le regardaient, là, seul sur le balcon, toujours sur cette maudite chaise.

Aujourd'hui, il avait lu plus que d'habitude. Le soleil s'étant couché, il devenait difficile de lire dans la pénombre. Surtout, l'odeur berçante du poulet rôti l'avait attiré à table. Et à chaque fois qu'il se levait après sa séance, les enfants le bombardaient de questions diverses et variés.

"Oncle Raymond ! Oncle Raymond ! il parlait de quoi ton livre aujourd'hui ??"

Raymond souriait. Les enfants avaient pris l'habitude de l'appeler oncle. C'était presque assez pour réparer son petit cœur déchiré. Il répondait calmement.

"Une très belle histoire à propos d'une amitié entre un berger et un fantôme. Très poétique."

Les enfants étaient émerveillés comme à leur habitude.

"Tu crois aux fantômes, oncle Raymond ?"

"Je ne sais pas. Et toi ?"

"J'aimerais bien être un fantôme, je peux jouer dans ma chambre au lieu d'aller à l'école !"

"Tu ne trouverais pas cela ennuyeux à force ?"

"Toi non plus, tu ne trouves pas cela ennuyeux de lire toute la soirée ?"

Raymond se mit à sourire. Tellement de tendresse, et dire qu'une poignée d'égoïstes pouvaient mettre fin à cela.

Une fois à table, tous se mirent à converser de leur journée. Les parents parlaient une énième fois de projets qu'ils avaient entamés, tandis que les enfants citaient leurs découvertes et apprentissages du jour à l'école. Raymond, lui, restait quelque peu exilé. Il était présent et écoutait diligemment, mais rien de cela ne le concernait vraiment. Et pourtant, même en étant cet intrus, il faisait bien partie de cette famille désormais.

Alors qu'il réfléchissait, le nez dans son plat, sa cousine l'interpela.

"Alors Ray, tu nous racontes un peu cette lecture du jour ?"

Raymond sourit.

"J'en ai déjà parlé aux enfants. Disons que c'est une histoire de fantômes."

Le mari de sa cousine était particulièrement fasciné par le calme de Raymond. Il lui posait sans cesse des questions sur les ouvrages qu'il lisait, à défaut de les lire lui même. C'était typiquement l'homme avec une grande curiosité, mais trop pressé ou occupé pour alimenter celle-ci.

"De quel auteur ? C'est de la philosophie ?"

"Luna de Basildon. Ce n'est pas son ouvrage le plus nouveau, mais c'est une belle métaphore. Celui-ci était dans ma liste depuis un moment."

"C'est quand même dingue, j'aurais jamais la patience de m'asseoir sur une chaise pendant des heures pour lire. C'est quand même génial."

"Après, ça me détend. Je peux penser à autre chose. C'est si calme dans votre quartier..."

Sa cousine prit la parole.

"Tu sais, même si c'est calme au coucher, tu devrais essayer de partir pour une promenade nocturne. C'est vraiment sûr par ici, tu risques rien. Tu pourrais essayer ça."

C'est vrai que Raymond était plus du genre statique, il ne se promenait pas souvent. Il préférait s'asseoir et lire. Mais il était aussi très ouvert aux choses nouvelles. Peut être que partir quelque part au milieu de la nuit, c'était un bon moyen de se retrouver face au silence et approfondir ses réflexions sur ses lectures. D'habitude, il aurait fait cela en regardant le plafond alors qu'il cherchait de s'endormir le soir sur le canapé-lit. Mais pour une raison ou une autre, une petite escapade le tentait.

"Peut-être... C'est une bonne idée que tu proposes… Tu connais un bon itinéraire ?"

"Il n'y en a pas. C'est toute la magie. Laisse toi porter par tes pas."

"Porter par mes pas ?"

Raymond était complètement à l'écart du concept de vagabonder physiquement. Et pourtant, il le faisait déjà souvent dans ses pensées. Mais encore une fois, c'était son esprit sédentaire qui le faisait douter.

"Personne te force. Si tu veux, on ira demain ensemble. Ou ce soir ?"

"Demain. Demain c'est mieux."

Pourquoi avait-il renvoyé au lendemain ? Il se connaissait pourtant assez bien que cela, dans son jargon, signifiait l'abandon pur et simple de l'idée. Il n'allait pas faire cela demain. Ni le jour d'après, d'ailleurs.

Qu'importe. Ce n'était pas sa première initiative qui passait à la trappe…

* * *

Le plafond était accusateur ce soir là. Il l'était bien souvent, mais aujourd'hui il était plus bas que d'habitude selon sa perspective. Cela l'oppressait. Allongé sur son lit, il n'avait pas envie d'être écrasé par la métaphore de ses pensées divagantes. Il voulait qu'elles puissent exploser. Partir plus haut. À y repenser, dormir à la belle étoile aurait réglé son problème.

Il continuait à repenser au dîner. Il s'était levé de table, comme d'habitude. Il avait aidé à la vaisselle, comme d'habitude. Il avait même couché les enfants, là aussi comme à son habitude. Et comme d'habitude, il était couché lui même à présent, face au plafond des pensées perdues. Il aimait l'habitude, et ne laissait pas des pensées parasites le dévier de ce chemin goudronné. Mais ce soir là, il n'y arrivait tout simplement pas.

Pourquoi donc avait-il décliné ? Pourquoi ce geste, exactement ?

C'était un réflexe. Il n'avait pas agi. Il s'était rabattu sur son planning habituel, celui qu'il connaissait assez bien pour ne jamais être surpris. Mais il avait besoin de cette surprise pour le changer. Pour le sortir de sa stase. La surprise l'appelait de l'extérieur.

C'était donc décidé. Il allait sortir, maintenant.

Sans faire de bruit, il enfila ses souliers en prenant soin d'oublier tout l'essentiel, tout sauf les clés pour éviter de devoir dormir sur le paillasson. Et le voilà qu'il se retrouvait dans la rue. Déserte, à peine illuminée, sans idée de où aller plus qu'autre part que l'endroit d'où il était venu.

Cela lui était assez simple, à sa grande surprise. Il se mit à marcher sans réfléchir, comme s'il avait fait cela tous les jours de sa vie. En réalité, il réfléchissait bien. Il réfléchissait mieux. À cet ouvrage qu'il avait dévoré aujourd'hui.

Même seulement après quelques minutes de marche, il commençait déjà à questionner ses anciennes habitudes. Comment pouvait il réfléchir en étouffant dans cette pièce ? C'était tout simplement inenvisageable. Dans sa tête, il se croyait divaguant dans la jungle, même si entre nous, il se construisait un tout nouveau chemin goudronné…

Qu'importe. Il se laissait surprendre. Et cela ne pouvait que l'amener dans un endroit meilleur. Il pensait déjà aux analyses et aux réflexions qu'il allait fournir aux enfants, ou au mari de sa cousine qui en demandait si souvent. Peut-être que son aversion pour cette pratique venait simplement du fait qu'il séchait à ce sujet. Dans tout les cas, il se sentait nouveau.

Et tout cela grâce à sa cousine.

Il jeta un œil à sa montre. Bientôt une heure du matin. Il était à bonne distance de son domicile, il aurait pu rentrer. Mais ce moment était trop magique. Qu'importe, il aura tout le temps de récupérer des heures de repos plus tard.

Alors qu'il s'éloignait des rues pour rejoindre des parcs en périphérie, sa transe matérialisée par le silence et l'atmosphère vide fut soudainement interrompue.

Un pas de côté. Une décision horrible. Un tir. Et la destruction d'une histoire.

Il leva les yeux au ciel, le même qui lui avait ouvert un nouveau monde et qui s'apprêtait à le trahir. Une ombre, puis deux, puis cinq, découpant l'espace céleste trop rapidement pour qu'il puissent en distinguer quoi que ce soit. Sauf un détail.

Une lueur. En réalité, des dizaines. Des lueurs qui devenaient plus puissantes, plus intenses.

Et puis, plus rien.

Rien. Réduit à néant.

Tout simplement.

* * *

Alors que la vallée brûlait, que les habitants hurlaient et les bâtiments s'écroulaient, la famille autre fois faisant partie d'une routine en fut violemment extraite. Les téléphones sonnaient par milliers avec des alertes gouvernementales. Des policiers et des militaires poussaient les individus dans les souterrains et les métros. La panique. La peur. Toutes au rendez-vous.

Dans cette panique, la "famille" de Raymond attrapaient des objets de première nécessité. La cousine pleurait, son mari était ironiquement le plus calme de la situation. Tous étaient prêts à évacuer, les enfants compris.

Avant de quitter l'appartement, le plus curieux des petits jeta un dernier coup d'œil au balcon. Raymond était nulle part. On ne voulait pas l'oublier. Mais dans la panique, on avait à peine remarqué sa disparition.

La vérité ? Raymond n'avait pas disparu. Il avait seulement découvert un autre monde. Certainement un monde meilleur. Là, sur le balcon, à travers les yeux du jeune, il apparut. Ou, plus précisément, c'est son ombre qui apparut.

Il était devenu une ombre. Certes, très tôt. Mais une ombre, c'était désormais son statut.

Et c'était mieux comme cela. Car seuls les morts voient au delà de l'ombre.

Et seules les ombres témoignent de la fin du conflit.

Ainsi partaient les victimes civiles de l'invasion, une par une. Des personnes avec des histoires. Avec des avenirs. Réduites à des ombres.

La zone des Hauts-Plateaux n'était même pas touchée par la guerre civile. Elle vivait paisiblement. Et la voilà à présent touchée par des tirs d'artillerie loduariens. Des tirs qui en l'espace de quelques minutes, ont fait plus de victimes civiles que l'entièreté de la Guerre des Ombres jusqu'à présent.

C'est fini.

Contexte (HRP)
Contexte (HRP) a écrit :
Cet épisode est l'un des plusieurs témoignages adaptés sous formes de nouvelles et extraits sur les victimes civiles et innocentes de l'attaque éclair loduarienne. Ces histoires sont imprimées sur des tracts et distribués tout au long de la résistance aux personnes aveugles des objectifs réels de cette opération militaire.
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[✝] Entoÿmë
Kapöli (✝): Pelysöpymüs

"La Béatrice Immolée" Kärlä Släkk, 2019 (Musée des Arts Photographiques de Tassel)

"La Béatrice Immolée"
Kärlä Släkk, 2019 (Musée des Arts Photographiques de Tassel)



Journal Nömnä nä Körvä a écrit :
Incendie sur la Chapelle Sainte Béatrice
Suite aux bombardements liées à l'invasion par la Loduarie Communiste, l'église emblématique des Pavés devient cendres dans l'espace de quelques heures

Alors que les forces Loduariennes faisaient leur entrée vers une heure du matin dans l'espace aérien du pays pour en prendre possession, des bombardements importants ont été effectués sur l'entièreté des villes de Robaltes et de Henne, épicentres du soulèvement Corvun dans le pays. Bien que les combats liés à la Guerre des Ombres faisaient rage depuis maintenant quelques mois malgré plusieurs trêves angoissantes laissées par la MIRA pour nous donner l'occasion d'évacuer les civils et soigner des blessés, cette simple opération a emporté avec elle plus de vies innocentes et bâtiments historiques en quelques heures seulement. Des bâtiments protégés que les deux parties auparavant avaient juré ne point désacrer, et des civils auxquels un couloir d'évacuation était dédié avant cette attaque. À présent, plus de garanties humanitaires. Plus de règles du jeu.

Les premières flammes ont été déclarés que peu de temps après que les premiers obus et missiles firent contact avec le sol. Dans la panique, les résistants Corvuns alors principaux occupants de la ville ont été pressés vers des abris d'artillerie, y compris les pompiers qui n'ont dès l'ors pas pu être présents pour éteindre le carnage se déroulant devant leurs yeux.

Ceux qui ont pu avoir une vue sur la Sainte Béatrice ont pu témoigner du spectacle macabre. Trois cent années d'histoires. Des ouvrages religieux des plus précieux. Sans doute l'attraction touristique la plus prisées du quartier historique de Henne, volatilisé sous les braises causées par les chutes d'obus.

La chapelle était le premier point de discussion lorsque l'encadrement de la guerre civile avait été discuté en premier lieu. Ce lieu de culte était l'un des monuments catholiques les plus importants, certes, mais renfermait tout aussi bien une quantité non-négligeable d'archéologie corvienne ce qui en faisait un point de rencontre hybride entre les deux parties. Nul n'aurait osé s'en servir ou la détruire, même par accident. Ni le périmètre d'ailleurs, composé de bâtiments d'origines avec certains des plus beaux colombages du pays.

Ce matin, il ne reste plus rien. Un champ de bois noir, des montagnes de cendres et des corps de résistants qui n'ont pu rejoindre leurs abris à temps.

Des fidèles ont notamment été aperçu en train de se recueillir sur le seul artefact restant, une croix de pierre érigée sur la place du parvis de l'église. Autrefois grisâtre, elle était devenue noire comme l'ébène. Et seule survivante du cataclysme.

Les individus s'étant rendus sur place ont rapidement été dispersés par les militaires loduariens ayant pris en charge la ville, pour raisons dites de sécurité. Mais derrière les rubalises étendues sur le périmètre, des corps sans vie aux pieds de la Croix.

Désormais sous tutelle, les résistants l'ont murmuré à notre antenne: "Sainte Béatrice sera vengée, et Shaula n'aura pas de miséricorde pour les malfaiteurs."

Klarnä avait enfin fini de taper sur sa machine. Derrière elle, Heykÿ s'apprêtait à lui arracher la page des mains pour courir à l'imprimerie et en disperser un maximum d'exemplaires.

Ils avaient répondu présent au début de la guerre civile. Et maintenant, c'était de leur devoir d'en faire de même contre cette injure étrangère.

Suite à la prise en charge de la ville par les militaires loduariens, la publication devient à présent clandestine. Les informations sont relayées de mains en mains grâce à des tracts, et des clichés des zones restreintes commençaient à être diffusés. Derrière ces périmètres, les vrais dégâts de l'opération. Ceux que personne ne voit, et ne verra peut-être jamais en dehors du pays.

Car avec cette chapelle qui tombe, c'est la foi du pays qui est touchée. L'intouchable. À présent, ce n'était plus un combat d'indépendance, mais d'une certaine manière, religieux.

Contexte (HRP)
Contexte (HRP) a écrit :
Cet épisode est l'un des plusieurs journaux d'informations indépendantes et clandestines qui sont diffusés pour mettre en évidence les dégâts réels causés par l'invasion dite humanitaire.
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https://zupimages.net/up/26/24/dkql.png

En réaction à ce post
«[...] Et à présent les premières nouvelles du front en Antares, mais avant ! Un topo sur cette situation inédite, pour nous auditeurs et auditrices qui n'ont pas encore eu vent de cette situation. La Loduarie a déclenché l'opération 'Dalmata Noir', consistant à la capture du territoire Antarien. Si les autorités Loduariennes et Illiréennes affirment qu'il s'agit d'une opération de libération et de pacification, l'Antares étant prétendument en guerre civile, il ne s'agit pas moins d'une invasion belliqueuse. En effet, par le biais des mouvements de troupe Loduariens, l'Antares a pu connaître la menace quelques jours avant son arrivée: Les parties de la guerre civile Antarienne se sont réunis sous le même drapeau, le Concordat de Shaula. Il est dès lors impossible de prétendre à la pacification de cette guerre civile, puisqu'elle n'existait plus au moment de l'invasion...

L'opération Loduarienne a été déclenchée aux alentours des premières heures matinales, réussissant une percée sur divers points stratégiques que sont quelques agglomérations d'Antares. Si nos informations ne sont pour l'instant que fragmentaires, vous pouvez apercevoir ici une photographie parvenue directement du front. Nous y voyons la Chapelle Béatrice, en flamme, frappée par l'artillerie de l'armée Loduarienne. Nous devons donc nous demander s'il s'agit d'une perte non-volontaire, un dommage collatéral, ou bien d'une cible localisée et visée ? Le cas échéant, la Loduarie Communiste n'agit pas simplement pour étendre son influence, elle cherche à réduire l'influence de la culturelle Antarienne sur son propre territoire. Entre ethnocide et génocide culturel, la Loduarie, s'il s'agit d'un acte volontaire, cherche à massacrer les institutions et les symboles forts de l'Antares pour obtenir une désorientation de la population. Cette image choc témoigne d'un bâtiment religieux, pourtant symbole de paix, visé par la guerre.

Notons que l'Antares est un allié stratégique, culturel et historique de la République Fédérale Kartienne. Si le gouvernement s'est montré en large faveur des Antariens, l'état-major ne n'est quant à lui pas encore positionné sur cette affaire. L'armée Kartienne respectera-t-elle ses accords avec l'Antares, et plus encore, une alliance ancrée dans le sang ? Si la réponse semble véritablement pencher positivement, nous devons nous demander comment se manifestera cette aide... Notons que des discussions sont actuellement en cours dans les assemblées Kartiennes afin de débattre de tout cela, même s'il est intéressant de noter qu'une écrasante majorité de la population Kartienne est en faveur de l'Antares... Je vous remercie...
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Orlovski guidée par l'ange Shaula
Orlovski guidée par l'ange Shaula, affiche réalisé par un individu de la diaspora Kartienne en Antares
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https://zupimages.net/up/26/24/umfj.png

Un nouveau jeu en Karty !
Le Breaking Dawn.
Se traduit littéralement par "Casser Aube".
Bon jeu à vous !
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