01/03/2020
07:30:39
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Activités étrangères en Loduarie Communiste - Page 16

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Typhon : Le Vent de la Liberté
Article original de l'Incendie

[ACTUALITÉS INTERNATIONALES]

Guerre en Antares : l'armée rouge annonce avoir rempli ses premiers objectifs, le Daryl insiste sur la nécessité d'apporter une aide humanitaire


Alors que l'Etat-major loduarien a annoncé il y quelques heures avoir rempli ses premiers objectifs - à savoir faire tomber le gouvernement illégitime et terroriste de la MIRA -, le Daryl a pris position en réaffirmant la nécessité d'apporter toute l'aide humanitaire nécessaire, afin d'éviter de transformer une "victoire contre l'oppression" en "catastrophe humanitaire" aux conséquences désastreuses.

L'information arrive peu après la prise de Margaux, ex-capitale de l'Antares qui était tombée sous la coupe du régime terroriste de la MIRA, par les forces d'intervention loduariennes. La MIRA n'est plus ; décapitée par l'opération militaire spéciale de Lyonnars. Par cette prise éclair, l'armée rouge signe sa victoire contre les forces terroristes qui menaient depuis plusieurs mois une guerre de l'ombre sanguinaire en Antares, terrorisant les populations civiles et faisant craindre l'effondrement total du pays.

Mais si la victoire militaire a bien eu lieu, et que l'armée du Concordat de Shaula, nom de la pseudo-alliance nationale antarienne visant à susciter un élan d'indignation national mais qui masque mal la domination des services secrets antariens sur le gouvernement, est en déroute, la victoire n'est pas encore totale. Certes les principales villes sont tombées, mais l'armée - endoctrinée et manipulée par les fausses promesses d'un gouvernement corrompu et contrôlé par une MIRA devenue folle - continue de se battre dans les campagnes, et doit encore être défaite.

Par ailleurs, si cette victoire permet à l'armée rouge d'affirmer - à raison - avoir rempli ses premiers objectifs, à savoir la décapitation des organisations terroristes antariennes et le démantèlement de leurs réseaux criminels, le second volet de cette opération commence à peine : l'aide humanitaire et à la reconstruction. Car l'opération militaire de la Loduarie n'a guère amélioré la situation des citoyens antariens, déjà éprouvés par de longs mois de guerre civile : le déclenchement de l'opération Dalmata Noir a renforcé les pénuries : eau, électricité, vivres,... en Antares, tout manque ; que ce soit du fait de la difficulté à importer ou de la destruction des infrastructures nationales, parfois du fait des bombardements - d'un côté comme de l'autre -, souvent à cause des sabotages opérés par les agents de la MIRA en se repliant.

Et si les forces loduariennes ont annoncé avoir commencé à organiser la distribution de l'aide, celle-ci reste encore très insuffisante. Dans ce contexte, le Daryl s'est prononcé en faveur d'une aide humanitaire et à la reconstruction massive. "Intervenir en Antares était une absolue nécessité, nous confie le porte-parole du gouvernement, car le pays était désormais dirigé par des fous sanguinaires. Mais il faut veiller à ce qu'une victoire sur le papier ne devienne pas un désastre dans les faits. Il fallait intervenir pour mettre fin à cette boucherie, ce simulacre de jeu national avec des cadavres à la clé, mais ce n'est pas pour en voir d'autres à la place. Aider la population antarienne, maintenant d'abord, pour survivre, demain ensuite, pour reconstruire, est une nécessité. Le Wanmiri entend promouvoir cette ligne, et participera à la reconstruction de l'Antares si on lui en fait la demande."

Ainsi, plusieurs convois de vivres, nourriture comme eau ou biens de première nécessité, ont été dépêchés en Loduarie. Ils seront réceptionnés à Port-Lodin, où le gouvernement loduarien se chargera de distribuer la contribution wanmirienne à la population antarienne.

Vive la liberté ! Mort à l'Empereur et à toute forme de dictature ! Vive la liberté !


Note aux lecteursCeci est un extrait d'un article du journal "Typhon : Le Vent de la Liberté" tel qu'entendu lors d'une lecture publique à Aaethalio. Les colporteurs publics peuvent parfois prendre des libertés quant au message délivré - veillez à croiser vos sources et à ne pas prendre toute information pour argent comptant.
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La Gouverneure Angèle Orlovski représentée en tenue militaire, aidant les enfants du Concordat de Shaula
Peuples d'Antares et de Corvus, votre Sœur Kartienne vous soutient, affiche réalisé par un individu de la diaspora Kartienne en Antares
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[✝] Lukÿjä
Kapöli (✝): Pelysöpymüs

"Raymond" Kärlä Släkk, 2021 (Musée des Martyrs, Ville de Lyra)

"Raymond"
Kärlä Släkk, 2021 (Musée des Martyrs, Ville de Lyra)



Les montagnes des hauts-plateaux étaient certainement l'un des reliefs les plus prisés du pays. La lumière s'abattait toujours sur les neiges éternelles des sommets et se réfléchissait de vallées en vallées. De journée, l'atmosphère était jaunie par ces couleurs, comme si la région était restée coincée dans une carte postale des années 60. Au contraire, à l'aube et au coucher du doux soleil de fin d'été, c'était un charme rosé qui se posait là comme un voile, apportant le calme de fin de journée aux habitants des environs.

C'est justement durant ces temps morts que Raymond lisait son journal, ou bien un livre qu'il avait débusqué chez un bouquiniste l'autre jour. Sur cette maudite chaise en plastique, sur laquelle sa cousine jurait tout le temps qu'elle allait la jeter. En effet, celle-ci cassait le charme de ce petit balcon où une multitude de plantes et de décorations faisaient vivre l'espace. La chaise était tout aussi intrue que l'était Raymond dans la famille, et c'est pour cela qu'il l'aimait autant. Tout ce qu'il faisait, c'était de partager sa condition.

Et pourtant, dire que Raymond était un intrus, c'était une exagération. Ayant souffert d'un mauvais divorce, il avait cherché le refuge temporaire chez sa cousine, aussi bien pour lui que pour l'aider elle à s'occuper de son nouvel enfant en bas âge lorsque elle et son mari travaillaient. Il avait toujours été très docile avec les plus petits, c'est sans doute ce qui lui a valu la séparation avec son ex-femme qui n'en voulait point. Dans tous les cas, sa nouvelle vie était désormais plus calme. Il lisait, et les enfants le regardaient, là, seul sur le balcon, toujours sur cette maudite chaise.

Aujourd'hui, il avait lu plus que d'habitude. Le soleil s'étant couché, il devenait difficile de lire dans la pénombre. Surtout, l'odeur berçante du poulet rôti l'avait attiré à table. Et à chaque fois qu'il se levait après sa séance, les enfants le bombardaient de questions diverses et variés.

"Oncle Raymond ! Oncle Raymond ! il parlait de quoi ton livre aujourd'hui ??"

Raymond souriait. Les enfants avaient pris l'habitude de l'appeler oncle. C'était presque assez pour réparer son petit cœur déchiré. Il répondait calmement.

"Une très belle histoire à propos d'une amitié entre un berger et un fantôme. Très poétique."

Les enfants étaient émerveillés comme à leur habitude.

"Tu crois aux fantômes, oncle Raymond ?"

"Je ne sais pas. Et toi ?"

"J'aimerais bien être un fantôme, je peux jouer dans ma chambre au lieu d'aller à l'école !"

"Tu ne trouverais pas cela ennuyeux à force ?"

"Toi non plus, tu ne trouves pas cela ennuyeux de lire toute la soirée ?"

Raymond se mit à sourire. Tellement de tendresse, et dire qu'une poignée d'égoïstes pouvaient mettre fin à cela.

Une fois à table, tous se mirent à converser de leur journée. Les parents parlaient une énième fois de projets qu'ils avaient entamés, tandis que les enfants citaient leurs découvertes et apprentissages du jour à l'école. Raymond, lui, restait quelque peu exilé. Il était présent et écoutait diligemment, mais rien de cela ne le concernait vraiment. Et pourtant, même en étant cet intrus, il faisait bien partie de cette famille désormais.

Alors qu'il réfléchissait, le nez dans son plat, sa cousine l'interpela.

"Alors Ray, tu nous racontes un peu cette lecture du jour ?"

Raymond sourit.

"J'en ai déjà parlé aux enfants. Disons que c'est une histoire de fantômes."

Le mari de sa cousine était particulièrement fasciné par le calme de Raymond. Il lui posait sans cesse des questions sur les ouvrages qu'il lisait, à défaut de les lire lui même. C'était typiquement l'homme avec une grande curiosité, mais trop pressé ou occupé pour alimenter celle-ci.

"De quel auteur ? C'est de la philosophie ?"

"Luna de Basildon. Ce n'est pas son ouvrage le plus nouveau, mais c'est une belle métaphore. Celui-ci était dans ma liste depuis un moment."

"C'est quand même dingue, j'aurais jamais la patience de m'asseoir sur une chaise pendant des heures pour lire. C'est quand même génial."

"Après, ça me détend. Je peux penser à autre chose. C'est si calme dans votre quartier..."

Sa cousine prit la parole.

"Tu sais, même si c'est calme au coucher, tu devrais essayer de partir pour une promenade nocturne. C'est vraiment sûr par ici, tu risques rien. Tu pourrais essayer ça."

C'est vrai que Raymond était plus du genre statique, il ne se promenait pas souvent. Il préférait s'asseoir et lire. Mais il était aussi très ouvert aux choses nouvelles. Peut être que partir quelque part au milieu de la nuit, c'était un bon moyen de se retrouver face au silence et approfondir ses réflexions sur ses lectures. D'habitude, il aurait fait cela en regardant le plafond alors qu'il cherchait de s'endormir le soir sur le canapé-lit. Mais pour une raison ou une autre, une petite escapade le tentait.

"Peut-être... C'est une bonne idée que tu proposes… Tu connais un bon itinéraire ?"

"Il n'y en a pas. C'est toute la magie. Laisse toi porter par tes pas."

"Porter par mes pas ?"

Raymond était complètement à l'écart du concept de vagabonder physiquement. Et pourtant, il le faisait déjà souvent dans ses pensées. Mais encore une fois, c'était son esprit sédentaire qui le faisait douter.

"Personne te force. Si tu veux, on ira demain ensemble. Ou ce soir ?"

"Demain. Demain c'est mieux."

Pourquoi avait-il renvoyé au lendemain ? Il se connaissait pourtant assez bien que cela, dans son jargon, signifiait l'abandon pur et simple de l'idée. Il n'allait pas faire cela demain. Ni le jour d'après, d'ailleurs.

Qu'importe. Ce n'était pas sa première initiative qui passait à la trappe…

* * *

Le plafond était accusateur ce soir là. Il l'était bien souvent, mais aujourd'hui il était plus bas que d'habitude selon sa perspective. Cela l'oppressait. Allongé sur son lit, il n'avait pas envie d'être écrasé par la métaphore de ses pensées divagantes. Il voulait qu'elles puissent exploser. Partir plus haut. À y repenser, dormir à la belle étoile aurait réglé son problème.

Il continuait à repenser au dîner. Il s'était levé de table, comme d'habitude. Il avait aidé à la vaisselle, comme d'habitude. Il avait même couché les enfants, là aussi comme à son habitude. Et comme d'habitude, il était couché lui même à présent, face au plafond des pensées perdues. Il aimait l'habitude, et ne laissait pas des pensées parasites le dévier de ce chemin goudronné. Mais ce soir là, il n'y arrivait tout simplement pas.

Pourquoi donc avait-il décliné ? Pourquoi ce geste, exactement ?

C'était un réflexe. Il n'avait pas agi. Il s'était rabattu sur son planning habituel, celui qu'il connaissait assez bien pour ne jamais être surpris. Mais il avait besoin de cette surprise pour le changer. Pour le sortir de sa stase. La surprise l'appelait de l'extérieur.

C'était donc décidé. Il allait sortir, maintenant.

Sans faire de bruit, il enfila ses souliers en prenant soin d'oublier tout l'essentiel, tout sauf les clés pour éviter de devoir dormir sur le paillasson. Et le voilà qu'il se retrouvait dans la rue. Déserte, à peine illuminée, sans idée de où aller plus qu'autre part que l'endroit d'où il était venu.

Cela lui était assez simple, à sa grande surprise. Il se mit à marcher sans réfléchir, comme s'il avait fait cela tous les jours de sa vie. En réalité, il réfléchissait bien. Il réfléchissait mieux. À cet ouvrage qu'il avait dévoré aujourd'hui.

Même seulement après quelques minutes de marche, il commençait déjà à questionner ses anciennes habitudes. Comment pouvait il réfléchir en étouffant dans cette pièce ? C'était tout simplement inenvisageable. Dans sa tête, il se croyait divaguant dans la jungle, même si entre nous, il se construisait un tout nouveau chemin goudronné…

Qu'importe. Il se laissait surprendre. Et cela ne pouvait que l'amener dans un endroit meilleur. Il pensait déjà aux analyses et aux réflexions qu'il allait fournir aux enfants, ou au mari de sa cousine qui en demandait si souvent. Peut-être que son aversion pour cette pratique venait simplement du fait qu'il séchait à ce sujet. Dans tout les cas, il se sentait nouveau.

Et tout cela grâce à sa cousine.

Il jeta un œil à sa montre. Bientôt une heure du matin. Il était à bonne distance de son domicile, il aurait pu rentrer. Mais ce moment était trop magique. Qu'importe, il aura tout le temps de récupérer des heures de repos plus tard.

Alors qu'il s'éloignait des rues pour rejoindre des parcs en périphérie, sa transe matérialisée par le silence et l'atmosphère vide fut soudainement interrompue.

Un pas de côté. Une décision horrible. Un tir. Et la destruction d'une histoire.

Il leva les yeux au ciel, le même qui lui avait ouvert un nouveau monde et qui s'apprêtait à le trahir. Une ombre, puis deux, puis cinq, découpant l'espace céleste trop rapidement pour qu'il puissent en distinguer quoi que ce soit. Sauf un détail.

Une lueur. En réalité, des dizaines. Des lueurs qui devenaient plus puissantes, plus intenses.

Et puis, plus rien.

Rien. Réduit à néant.

Tout simplement.

* * *

Alors que la vallée brûlait, que les habitants hurlaient et les bâtiments s'écroulaient, la famille autre fois faisant partie d'une routine en fut violemment extraite. Les téléphones sonnaient par milliers avec des alertes gouvernementales. Des policiers et des militaires poussaient les individus dans les souterrains et les métros. La panique. La peur. Toutes au rendez-vous.

Dans cette panique, la "famille" de Raymond attrapaient des objets de première nécessité. La cousine pleurait, son mari était ironiquement le plus calme de la situation. Tous étaient prêts à évacuer, les enfants compris.

Avant de quitter l'appartement, le plus curieux des petits jeta un dernier coup d'œil au balcon. Raymond était nulle part. On ne voulait pas l'oublier. Mais dans la panique, on avait à peine remarqué sa disparition.

La vérité ? Raymond n'avait pas disparu. Il avait seulement découvert un autre monde. Certainement un monde meilleur. Là, sur le balcon, à travers les yeux du jeune, il apparut. Ou, plus précisément, c'est son ombre qui apparut.

Il était devenu une ombre. Certes, très tôt. Mais une ombre, c'était désormais son statut.

Et c'était mieux comme cela. Car seuls les morts voient au delà de l'ombre.

Et seules les ombres témoignent de la fin du conflit.

Ainsi partaient les victimes civiles de l'invasion, une par une. Des personnes avec des histoires. Avec des avenirs. Réduites à des ombres.

La zone des Hauts-Plateaux n'était même pas touchée par la guerre civile. Elle vivait paisiblement. Et la voilà à présent touchée par des tirs d'artillerie loduariens. Des tirs qui en l'espace de quelques minutes, ont fait plus de victimes civiles que l'entièreté de la Guerre des Ombres jusqu'à présent.

C'est fini.

Contexte (HRP)
Contexte (HRP) a écrit :
Cet épisode est l'un des plusieurs témoignages adaptés sous formes de nouvelles et extraits sur les victimes civiles et innocentes de l'attaque éclair loduarienne. Ces histoires sont imprimées sur des tracts et distribués tout au long de la résistance aux personnes aveugles des objectifs réels de cette opération militaire.
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[✝] Entoÿmë
Kapöli (✝): Pelysöpymüs

"La Béatrice Immolée" Kärlä Släkk, 2019 (Musée des Arts Photographiques de Tassel)

"La Béatrice Immolée"
Kärlä Släkk, 2019 (Musée des Arts Photographiques de Tassel)



Journal Nömnä nä Körvä a écrit :
Incendie sur la Chapelle Sainte Béatrice
Suite aux bombardements liées à l'invasion par la Loduarie Communiste, l'église emblématique des Pavés devient cendres dans l'espace de quelques heures

Alors que les forces Loduariennes faisaient leur entrée vers une heure du matin dans l'espace aérien du pays pour en prendre possession, des bombardements importants ont été effectués sur l'entièreté des villes de Robaltes et de Henne, épicentres du soulèvement Corvun dans le pays. Bien que les combats liés à la Guerre des Ombres faisaient rage depuis maintenant quelques mois malgré plusieurs trêves angoissantes laissées par la MIRA pour nous donner l'occasion d'évacuer les civils et soigner des blessés, cette simple opération a emporté avec elle plus de vies innocentes et bâtiments historiques en quelques heures seulement. Des bâtiments protégés que les deux parties auparavant avaient juré ne point désacrer, et des civils auxquels un couloir d'évacuation était dédié avant cette attaque. À présent, plus de garanties humanitaires. Plus de règles du jeu.

Les premières flammes ont été déclarés que peu de temps après que les premiers obus et missiles firent contact avec le sol. Dans la panique, les résistants Corvuns alors principaux occupants de la ville ont été pressés vers des abris d'artillerie, y compris les pompiers qui n'ont dès l'ors pas pu être présents pour éteindre le carnage se déroulant devant leurs yeux.

Ceux qui ont pu avoir une vue sur la Sainte Béatrice ont pu témoigner du spectacle macabre. Trois cent années d'histoires. Des ouvrages religieux des plus précieux. Sans doute l'attraction touristique la plus prisées du quartier historique de Henne, volatilisé sous les braises causées par les chutes d'obus.

La chapelle était le premier point de discussion lorsque l'encadrement de la guerre civile avait été discuté en premier lieu. Ce lieu de culte était l'un des monuments catholiques les plus importants, certes, mais renfermait tout aussi bien une quantité non-négligeable d'archéologie corvienne ce qui en faisait un point de rencontre hybride entre les deux parties. Nul n'aurait osé s'en servir ou la détruire, même par accident. Ni le périmètre d'ailleurs, composé de bâtiments d'origines avec certains des plus beaux colombages du pays.

Ce matin, il ne reste plus rien. Un champ de bois noir, des montagnes de cendres et des corps de résistants qui n'ont pu rejoindre leurs abris à temps.

Des fidèles ont notamment été aperçu en train de se recueillir sur le seul artefact restant, une croix de pierre érigée sur la place du parvis de l'église. Autrefois grisâtre, elle était devenue noire comme l'ébène. Et seule survivante du cataclysme.

Les individus s'étant rendus sur place ont rapidement été dispersés par les militaires loduariens ayant pris en charge la ville, pour raisons dites de sécurité. Mais derrière les rubalises étendues sur le périmètre, des corps sans vie aux pieds de la Croix.

Désormais sous tutelle, les résistants l'ont murmuré à notre antenne: "Sainte Béatrice sera vengée, et Shaula n'aura pas de miséricorde pour les malfaiteurs."

Klarnä avait enfin fini de taper sur sa machine. Derrière elle, Heykÿ s'apprêtait à lui arracher la page des mains pour courir à l'imprimerie et en disperser un maximum d'exemplaires.

Ils avaient répondu présent au début de la guerre civile. Et maintenant, c'était de leur devoir d'en faire de même contre cette injure étrangère.

Suite à la prise en charge de la ville par les militaires loduariens, la publication devient à présent clandestine. Les informations sont relayées de mains en mains grâce à des tracts, et des clichés des zones restreintes commençaient à être diffusés. Derrière ces périmètres, les vrais dégâts de l'opération. Ceux que personne ne voit, et ne verra peut-être jamais en dehors du pays.

Car avec cette chapelle qui tombe, c'est la foi du pays qui est touchée. L'intouchable. À présent, ce n'était plus un combat d'indépendance, mais d'une certaine manière, religieux.

Contexte (HRP)
Contexte (HRP) a écrit :
Cet épisode est l'un des plusieurs journaux d'informations indépendantes et clandestines qui sont diffusés pour mettre en évidence les dégâts réels causés par l'invasion dite humanitaire.
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https://zupimages.net/up/26/24/dkql.png

En réaction à ce post
«[...] Et à présent les premières nouvelles du front en Antares, mais avant ! Un topo sur cette situation inédite, pour nous auditeurs et auditrices qui n'ont pas encore eu vent de cette situation. La Loduarie a déclenché l'opération 'Dalmata Noir', consistant à la capture du territoire Antarien. Si les autorités Loduariennes et Illiréennes affirment qu'il s'agit d'une opération de libération et de pacification, l'Antares étant prétendument en guerre civile, il ne s'agit pas moins d'une invasion belliqueuse. En effet, par le biais des mouvements de troupe Loduariens, l'Antares a pu connaître la menace quelques jours avant son arrivée: Les parties de la guerre civile Antarienne se sont réunis sous le même drapeau, le Concordat de Shaula. Il est dès lors impossible de prétendre à la pacification de cette guerre civile, puisqu'elle n'existait plus au moment de l'invasion...

L'opération Loduarienne a été déclenchée aux alentours des premières heures matinales, réussissant une percée sur divers points stratégiques que sont quelques agglomérations d'Antares. Si nos informations ne sont pour l'instant que fragmentaires, vous pouvez apercevoir ici une photographie parvenue directement du front. Nous y voyons la Chapelle Béatrice, en flamme, frappée par l'artillerie de l'armée Loduarienne. Nous devons donc nous demander s'il s'agit d'une perte non-volontaire, un dommage collatéral, ou bien d'une cible localisée et visée ? Le cas échéant, la Loduarie Communiste n'agit pas simplement pour étendre son influence, elle cherche à réduire l'influence de la culturelle Antarienne sur son propre territoire. Entre ethnocide et génocide culturel, la Loduarie, s'il s'agit d'un acte volontaire, cherche à massacrer les institutions et les symboles forts de l'Antares pour obtenir une désorientation de la population. Cette image choc témoigne d'un bâtiment religieux, pourtant symbole de paix, visé par la guerre.

Notons que l'Antares est un allié stratégique, culturel et historique de la République Fédérale Kartienne. Si le gouvernement s'est montré en large faveur des Antariens, l'état-major ne n'est quant à lui pas encore positionné sur cette affaire. L'armée Kartienne respectera-t-elle ses accords avec l'Antares, et plus encore, une alliance ancrée dans le sang ? Si la réponse semble véritablement pencher positivement, nous devons nous demander comment se manifestera cette aide... Notons que des discussions sont actuellement en cours dans les assemblées Kartiennes afin de débattre de tout cela, même s'il est intéressant de noter qu'une écrasante majorité de la population Kartienne est en faveur de l'Antares... Je vous remercie...
»
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Orlovski guidée par l'ange Shaula
Orlovski guidée par l'ange Shaula, affiche réalisé par un individu de la diaspora Kartienne en Antares
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Un nouveau jeu en Karty !
Le Breaking Dawn.
Se traduit littéralement par "Casser Aube".
Bon jeu à vous !
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[✝] Vespernacht
Kapöli (✝): Pelysöpymüs

"Vespernacht ou la Noctonuit" Kärlä Släkk, 2020 (Photographie Paranumérique, Musée des Arts Photographiques de Tassel)

"Vespernacht ou la Noctonuit"
Kärlä Släkk, 2020 (Photographie Paranumérique, Musée des Arts Photographiques de Tassel)



Un battement de cœur. Plusieurs, en réalité. C'est tout ce qu'on entendait dans les couloirs de l'institut carcéral psychiatrique de Margaux Est, en périphérie de la capitale.

Un battement toutes les passes secondes. C'était un rythme plutôt calme, plutôt détendu. Trop ? Certainement. Mais il y avait du bon dans l'air. Les gardes ne trouvait rien d'anormal. Mais les carcérés, eux, si. Ils le sentaient. Ils frémissaient.

En toute habitude, on en entendait certains taper sur leurs portes renforcés, demandant à être libérés. C'était souvent des jeunes, souvent même des mineurs. De toutes façons, des pathologies comme celles-ci, elles ne donnaient point d'espérance de vie bien longue. Et avec cela, les récentes épidémies de grippe antariennes ne réglaient rien au problème. C'était comme si on les enfermait ici dans l'attente de quelque chose.

Les premiers cris et sifflements des bombardements côtiers loduariens commençaient déjà à faire rage. Fort-heureusement, la banlieue était assez éloignée pour subir quoi que ce soit. Mais assez proche pour voir leur capitale brûler.

Dans l'office des gardes, tout le monde était scotché à la baie vitré. La plupart n'avait pas de famille, et que peu d'amis qu'ils pouvaient ou devaient appeler. Ils regardaient le drame silencieusement.

"Les Corvuns ?"

"Ils nous auraient prévenu."

"La Loduarie ?"

Tous étaient silencieux. De toute évidence, cela ne pouvait pas venir de quiconque. Surtout qu'il était maintenant assez évident que le blocus naval se rapprochait dangereusement des côtes. C'était tout de même dur à accepter. Pourquoi maintenant ? Pourquoi comme cela ?

"Donc c'est enfin arrivé..."

Ces gens là n'auraient plus de vie à laquelle retourner une fois le soleil levé. L'armée allait bientôt arriver et les bombardements allaient s'en suivre. Ils allaient probablement être évacués bientôt. En parlant d'évacuation, tous eurent la même peur au même moment. L'un d'eux s'écria.

"Attendez... On en fait quoi des deux cents schizos ?"

"Ils évacueront avec nous, non ?"

"T'es fou ? Tu sais à qui on a à faire ?"

"C'est bon, on les endort et voilà."

"Et puis quoi ? On les mets où ?"

Tous se regardèrent l'un l'autre. C'était du suicide. Ils savaient pertinemment que les personnes incarcérés sur le site avaient toutes tué par le passé, ou comptaient le faire. Et si les loduariens prennaient le contrôle de la zone, ils allaient tous et toutes être tués ou torturés. Il n'y avait pas dix mille solutions, en réalité il n'y en avait qu'une.

"On doit les libérer."

Ils se retournèrent tous pour dévisager celui qui venait de proposer l'idée, comme si il venait de dire une immondice. Et pourtant, ils savaient qu'il venait de dire ce que tous pensaient tout bas.

"On peut pas. Ils vont déclencher une guerre si on les relâche dans la nature."

"Une guerre est déjà en cours de toute façon. Et ils vont mourir d'une manière ou d'une autre. Autant leur laisser une soirée de liberté. Ce sont de personnes, eux aussi."

Les gardes n'avaient pas à être convaincus. En réalité, ils l'étaient déjà. Ce dont ils avaient besoin, c'était une bonne raison pour le faire. Car ils refusaient comme tout homme de s'abandonner à la fatalité de la seule option. Ils voulaient avoir le sentiment d'avoir choisi.

"On doit faire en sortes qu'ils ne fassent rien de dangereux."

"Je peux leur proposer un marché..."

Les gardes se mirent à rire. Celui qui avait prononcé la phrase aussi. Mais au bout de quelques secondes seulement, les rires joyeux fanèrent en réalisations absurdes. Absurde en effet était l'idée de négocier avec des demeurés. Mais il n'y avait plus rien d'absurde à présent car ils avaient tout vu. Ils avaient vu Margaux en feu, c'était pour eux bien au delà de leur ligne rouge.

Se regardant les uns les autres comme pour essayer de se passer la responsabilité, l'un d'entre eux se leva.

"Bon, je tente ma chance. Appelez Ouest et Nord-Est pour savoir ce que eux ils font. Demandez aussi à Roncevaux et Rigault."

Et de cette manière, sans savoir réellement comment, la ruche des gardes s'activa.

Dans les couloirs, rien. En réalité, personne. Seul ce garde, en route pour la cellule 33. Il savait à qui il devait parler pour s'adresser à tous. La fameuse détenue numéro 33. Celle qui avait su réunir et pacifier les deux cents et plus individus dans le centre, assez pour permettre à la direction de les autoriser à déjeuner en groupe complet dans la cafétéria sans qu'il y ait d'incidents sanglants. Les gérants avaient parlé de "réussite" lorsqu'ils étaient interrogés sur le calme anormal de leurs détenus, lorsqu'en réalité, c'est à cette gamine qu'il fallait remettre des remerciements. C'était une triste métaphore de comment ces patients étaient traités dans le pays.

Après seulement quelques minutes de marche, il était arrivé à une impasse. Et au bout, la cellule. Normalement, pour ouvrir cette porte, il aurait du être encadré par deux gardes armées. Mais il avait la sensation, et l'espoir, que la fille allait coopérer. Il tapa un code, tourna la lourde poignée et tira vers lui le pavé d'acier qui le séparait de la salle blanche.

À l'intérieur, le calme. Rien, juste des coussins blancs. Et surtout, personne. Le garde eut un instant de panique, il fit un pas malhabile à l'intérieur et la vit là, dans un coin adjacent à la porte.

La fille avait tout d'une personne normale. Elle souriait normalement, avait l'air innocente. Elle semblait même attendre l'arrivée de ce même garde. Avec sa voix douce, elle prit la parole.

"Vous en avez mis du temps à vous décider."

Le garde ne se laissa pas impressionner et décida de suivre le protocole.

"Détenue numéro trente trois, on aimerais vous proposer un marché."

"J'écoute."

"À cause d'une situation exceptionnelle, nous devons évacuer le bâtiment. Nous ne pouvons pas transporter les détenus ou les relocaliser."

"Donc vous allez suivre votre gentil protocole et nous laisser crever ici ?"

"On comptait vous remettre en liberté. Mais sous une condition. Que vous ne porterez pas atteinte à aucun citoyen antarien à votre sortie."

"Vous savez pertinemment que je ne peux rien garantir. Qui plus est, si nous sommes tous ici, c'est car quelqu'un ou plusieurs personnes nous ont infligé une certaine détresse. Vous y compris, je n'ai pas beaucoup apprécié l'usurpation de mes efforts. Ce que je vous propose, c'est une libération sous mes conditions."

"Lesquelles ?"

"On veut des armes."

"Il est hors que question que-"

"Quoi ? Vous comptez vous battre contre la Loduarie comme ça, habillé comme une courgette ?"

Le garde ne savait pas quoi répondre. Tout de même, il ne pouvait pas accepter un tel marché.

"Et parce que vous comptez vous battre, vous ? Qu'avez-vous à y gagner ?"

La jeune fille se leva d'un bond et se mit à faire les mille pas alors qu'elle entama son explication.

"Voyez-vous, ce pays comme il l'existe nous a causé beaucoup de torts. Vous saviez pertinemment que ce pays portait un lourd fardeau de personnes isolées et mal traités, entre autres. Et puis, vient un groupe de nostalgiques, qui décide de vous rappeler quel Dieu vous priez. Un Dieu qui vous a enseigné la miséricorde. Et une ange, Shaula, pour vous l'accorder. Nous avons tout intérêt à défendre des individus qui connaissent notre potentiel et nous traitent comme des êtres humains. C'est tout ce que nous demandons et ce depuis des décennies. Donc oui, il y aura des morts. Mais rassurez-vous. Les ingrats auront péri tôt ou tard. Après tout, nous ne pouvons pas laisser tout ce travail de correction à Dieu seul. Qu'en pensez vous ?"

Le garde dévisagea la jeune, perplexe. Il ne s'attendait pas à une explication si poussée de ses intentions réelles.

"Donc quoi ? Vous allez monter sur Henne et rejoindre la guerre civile ?"

"La guerre civile n'est plus, et sachez-le, elle nous manque. Pour la première fois, elle nous a donné un sentiment d'appartenance. Mais comment pouvons nous changer le pays, si le pays n'existe plus ?"

"C'est ridicule ! Pour quelques bombes !"

"C'est votre décision. Je ne vous parlerai point de devoir moral, ni de peines perdues. Je vous laisserai constater par vous-mêmes. En attendant, j'aimerai récupérer quelques heures de sommeil si ce n'est pas trop demandé."

"Très bien. C'est votre décision, détenu trente trois."

"Par pitié, appelez-moi Jade."

Et comme il était venu, il ferma la porte derrière lui et retourna a la salle de contrôle.

Lui qui s'attendait à voir ses collègues téléphoner, ou l'aborder avec une autre solution, ils étaient à nouveau scotchés à la vitre, cette fois plus détruits qu'inquiets. Dans le ciel, des parachutistes tombaient sans riposte. Les défenses anti-aériennes étaient tombées, en l'espace que quelques minutes, et à présent les militaires loduariens prenaient déjà en otage la ville. Dans le coin de la pièce, le téléviseur était allumé. D'un côté l'allocution du Président du Conseil. De l'autre, des images des corps et des bâtiments écroulés dans le centre-ville de Margaux. Même le parc des Lipres était en flammes, avec en son centre la statue noircie de l'Ange Spectateur.

Le chaos. Une situation qui n'était que quelques obus et tirs était à présent une invasion éclair. le garde regarda à nouveau la transmission. Les corps. Les bombes. Les morts.

Il bégaya quelques paroles pour attirer l'attention des autres.

"Ils veulent qu'on les relâche avec des armes."

Ils s'attendaient à ce que ses collègues lui rétorquent que c'était une idée de merde, que c'était du suicide. Mais personne ne le fit. Au contraire, ils acquiescèrent tous. L'un d'eux murmura.

"De toute façon, elles ne nous serviront plus. Moi, je me casse d'ici."

Pendant ce temps, Jade était par terre en train de roupiller. Elle savait, mais elle attendait.

Et soudain, elle entendit un clic.

Elle se leva d'un bond, s'avança doucement vers la porte et la poussa.

Devant elle, les portes des autres cellules s'ouvraient aussi, avec des détenus qui sortaient, confus.

Elle se mit à rire. Elle riait de bon coeur. Après tout, elle savait.

Dix minutes plus tard, une foule de deux cent personnes se tenaient devant la porte d'entrée de l'asile. Et sur les épaules d'un des détenus, Jade. Elle s'adressa a tous.

"On a une seule chance. Il n'y aura pas jour tant que nous ne réussirons pas. Il n'y aura que la nuit. La Noctonuit. So beginnt die Vespernacht"

Tous applaudirent. Tous rirent de joie. C'était comme si ils renaissaient une deuxième fois.

Alors qu'ils étaient sur le point de quitter l'établissement, ils furent interpelés par un groupe de gardes au fond du couloir.

"Eh !"

Ils se retournèrent tous. Une poignée de gardes, armés, faisant face aux détenus. Tous prirent peur. Tous firent un pas en arrière.

Tous, sauf Jade.

Elle descendit des épaules du détenu qui la portait, se fraya un chemin dans la foule et vint se présenter face au garde qui l'avait appelée. Ils se dévisagèrent pendant de longues secondes, jusqu'à ce que le garde leva son arme et la tendit à Jade. La fille s'en empara doucement, et le garde fit un pas de côté pour montrer l'accès à l'armurerie de l'établissement.

"Vous avez oublié ça."

Jade sourit, puis elle se tourna vers le reste, et lâcha.

"Servez-vous."

* * *

Ce soir là, deux cent détenus armées vagabondèrent ensemble à travers la périphérie Margalaise. Tandis que les autoroutes étaient bloqués par des civils cherchant à tout prix à évacuer, ils disparaissaient dans la forêt.

Et ce cas là n'était pas isolé. Au contraire.

Dans les autres périphéries de Margaux, à Roncevaux jusqu'au large de Henne, tous les établissements prirent de similaires décision. Le bâtiment devait être évacué. Il n'était que moral que les personnes soient libérés.

L'invasion Loduarienne avait causé certainement des situations les plus inédites. Mais celle-ci était certainement l'une des plus sérieuses. Des carcérés pro-Corvus, envieux d'une vie nouvelle d'un pays qu'ils devront d'abord délivrer.

C'est le début de la Vespernacht

Contexte (HRP)
Contexte (HRP) a écrit :
Cet épisode illustre la faillite de plusieurs institutions carcérales, notamment celles psychiatriques, qui décident d'ouvrir leurs portes par manque de moyen d'évacuer leurs détenus suite à l'invasion loduarienne. Indépendamment de décisions gouvernementales, des dizaines de milliers d'individus en marge s'organisent et se préparent à donner vie à un groupuscule de résistance sous-teraine au nom de Shaula.
1475
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https://i.imgur.com/ttnAShD.png
Communiqué du Diwan
23.10.2019

Le Diwan a appris avec consternation, ce 14 octobre dernier, la destruction dans un incendie de la Chapelle Sainte-Béatrice, trésor de la religion traditionnelle de la nation corvun d'Antares, dans le sillage de bombardements pratiqués par l'armée loduarienne sur la région de Henne.

Le Diwan déplore la perte de trésors culturels engendrée par l'usage sans mesure de la violence et de la brutalité militaire. Il déplore que les conséquences des décisions funestes de dirigeants aveuglés par l'appétit impérialiste affligent les populations civiles de dégâts matériels et symboliques supplémentaires. Il s'associe à la nation corvun d'Antares dans la peine suite à la destruction d'un de ses plus éminents lieux de culte.

Le Diwan rappelle que tous devraient mesurer avec déférence et humilité la haute importance que le sacré représente pour la conscience humaine. Personne, et certainement pas les dirigeants athées d'un régime bâti sur la brutalité, ne peut allègrement piétiner les sites religieux, les lieux de culte, les monuments historiques, les sites symboliques et culturels d'une nation ; personne, et certainement pas les promoteurs d'une invasion illégale et inacceptable, ne peut se prévaloir de justification quand il mène la conquête et la domination par les armes.

Le Diwan rappelle la Loduarie à son devoir et formule le voeu qu'elle regagne rapidement ses positions derrière ses frontières légitimes. Il souligne le risque que représenterait de futures dégâts infligés aux lieux de culte pour la stabilité et la sécurité des envahisseurs eux-mêmes : l'athéisme est un aveuglement de l'esprit qui peut conduire dans des impasses irrémédiables.



17522
Colonel Cadio Oye Valera

AlinéaLa République Fédérale Kartienne est un pays militariste dans l'âme, la communauté internationale le sait parfaitement. Dès lors, elle mise une partie de sa stratégie sur un état-major qualitatif et des officiers compétents, notamment par les voies des académies militaires Kartiennes, une excellence militaire. Si Karty est connue pour son caractère nationaliste et souverainiste, elle lui est arrivée d'accepter des hommes et des femmes de formation étrangère. Nécessairement, tout individu dans les rangs de l'armée se doit d'obtenir la citoyenneté. Or, obtenir la citoyenneté, selon la Constitution Générale, c'est occurrence fort ardue: Hormis par le biais de la légion étrangère.

Le cas du Colonel Cadio Oye Valera.

Né en 1971 en Costa Sueñoleja, Cadio Valera -de son nom originel- n'est pas Kartien. Il voit le jour dans l'Histoire d'un pays corrompu, qui n'est pourtant qu'au début de cette morbide course. En effet, depuis 1920, les cartels Sueñolejos ont commencé à se développer. Le tournant majeur arrive en 1975, lorsque Luciano da Francesca truqua les élections de l'époque et entama une grande collaboration avec les organisations du crime. En 1987, Cadio mentit sur son âge afin d'entamer un service militaire dès sa tendre jeunesse, où il entreprit deux ans plus tard de combattre du mieux qu'il pouvait ces cartels. Un endiguement fort compliqué, au sein d'un pays corrompu, d'une administration corrompue et d'une armée corrompue. La deuxième grande décision de sa carrière fut de rejoindre l'armée Zacariste en 1996 lorsque Marco Rico la proclama comme telle: Un groupe révolutionnaire anti-autoritariste et luttant pour le prolétariat local et indigène. Il expérimenta, en plus de sa connaissance conventionnelle du conflit, ceux justement non-conventionnels. Si l'Ejército Zacarista de Liberación se revendiquait pacifiste, il a inéluctablement du se défendre: Cario ayant appris les pratiques de guérilla défensive et du conflit asymétrique.

En 2001, troisième décision et non des moindres, rejoindre les forces spéciales de l'Union Kahtanaise: Occurrence acceptée par l'ouverture de ces services, ainsi que son soutien idéologique en Costa Sueñoleja. Il profita d'une autre formation, plus régulière cette fois mais bien particulière. Rejoindre la protection civile puis l'Egide lui a permis de conforter ses idéaux, mais aussi d'acquérir une certaine droiture et régularité. Le 16 mai 2008, Cadio participa à une opération de maintien de la paix en Mahrénie. Fort des rangs des commandos de l'armée Kahtanaise, il se joignit aux opérations jusqu'à leur fin, notamment par le raid mené avec des hélicoptères de combat.

Quelques mois après cette opération en Mahrénie, Cadio décida de quitter les forces de l'Union Kahtanaise afin de prendre un cinquième grand tournant en 2009: La légion étrangère Kartienne. Ce fut donc sous l'Empire de Karty, le Kaiser Von Blonski, qu'il servit ce pays qui était -à l'époque- contre ses valeurs. Il avait décidé d'étendre sa palette de connaissances en matière militaire: Il possédait la formation du service militaire en Costa Sueñoleja, la guerre asymétrique avec l'armée Zacariste, les forces spéciales avec l'Union Kahtanaise, il était désormais temps de connaître les durs rangs d'une armée régulière. La légion étrangère étant le seul choix qui se présentait à lui, il compila neuf années de service, jusqu'au déroulement de la guerre civile Kartienne entre royalistes germains et révolutionnaires italiens. Il s'engagea auprès des forces italiennes, avant même le soutien du bloc principal slave. Le lendemain du 21 janvier 2018, lorsque la guerre civile fut emportée par son camp, il rencontra la Gouverneure Orlovski qui le décora d'une médaille pour service rendu à la nation: Cadio Oye Valera fut nommé au poste de colonel par ses engagements et ses compétences, toujours à son poste.

Mais au final, pourquoi Cadio Oye Valera ? Simple anecdote toutefois, une expression value par ses camarades, puisque Cadio avait pour habitude de garder quelques phrasés de son langage, notamment ce "Oye !". De ce fait, les camarades de son régiment l'ont appelé Oye Valera, habitude conservée et démocratisée pour toute personne qui le côtoie. Enfin, une sixième étape du cours de sa vie, participer à la guerre de l'Ouest rouge, d'expression Kartienne. Effectivement, la Commissaire à la Défense Taliska Strakhova -représentante des armées Kartiennes- l'ayant mandaté pour envisager la suite du conflit si le Concordat venait à perdre. "Le soutien Kartien ne s'arrêtera guère à cette défaite, pas tant qu'il restera un Antarien pour souhaiter la liberté de sa nation. La Loduarie Communiste ne pourra asservir plus de trente millions d'habitants éternellement, à moins de génocide. Karty agira avant, aux côtés des Antariens. La République Fédérale Kartienne avait imaginé la défaite Antarienne avant même de lui prêter main forte, Volkingrad avait d'innombrables cartes dans sa manche avant d'épuiser son jeu. Et à ce moment, il s'agira d'en prendre subtilement un autre." Et ce nouveau jeu, le Colonel Cadio Oye Valera le fournissait par la rédaction du Codigo, un ouvrage doctrinal, confidentiel et militaire qu'appliquera avec soin l'état-major Kartien.

Le Codigo
A la demande de notre représentante dame Taliska Strakhova, moi, Colonel Cadio Oye Valera, soumet l'ouvrage dit du "Codigo".

Introduction
AlinéaLe "Codigo" est un ouvrage doctrinal et militaire qui théorise la pratique de la "guérilla". Notes prises pour l'état-major de la République Fédérale Kartienne:
1. Il sera nécessaire de comprendre le mot lui-même de "guérilla", de "Codigo" et les conflits conventionnels des armées régulières.
2. Le mot "guérilla" n'est pas nouveau, il vient de l'espagnol "guerrilla", il désigne littérairement "un détachement de troupes légères qui effectue la reconnaissance et engage les premières escarmouches". Plus populairement, la guérilla semble désigner une pratique de conflit asymétrique où la partie minoritaire, devant être celle attaquée et sur son propre territoire, use de moyens non-conventionnels contre une armée régulière: Sabotages, escarmouches et embuscades.
3. Le mot "codigo" est un néologisme, il vient de l'espagnol "codigo rojo", qui se traduit littéralement par "code rouge". Le "codigo" servira désormais à désigner le présent ouvrage, ainsi que la méthode militaire qu'il théorise.
4. Jusqu'à lors, les théâtres conflictuels ont en grande partie accueillis des conflits liant des armées régulières. La pratique de guérilla découle très majoritairement d'une guerre asymétrique qui tient origine d'un conflit entre armées régulières. Il est nécessaire de comprendre le déroulement d'un tel conflit en conséquence.
5. La réalisation de cet ouvrage tient pour résultante la guerre dire de "l'Ouest rouge", qui désigne populairement l'invasion de la Loduarie Communiste sur la République d'Antares. A noter que la République d'Antares, actuel Concordat de Shaula, est une franche alliée de la République Fédérale Kartienne.

Un conflit dit conventionnel est multifactoriel, il en existe trop de possibilités pour les traiter dans son ensemble. Il est probant de partir du postulat d'une guerre simple, un conflit entre deux pays frontaliers qui cherchent de part et d'autre à se conquérir. Il existe dès lors trois phrases, en plus d'une accessoire:
1. Désorganisation. La désorganisation consiste à l'avant même du conflit, à préparer le terrain. Elle consiste à l'envoi plus ou moins massif de frappes balistiques sur des infrastructures stratégiques, pour justement désorganiser au mieux le pays adverse. Cela peut se suivre de diverses cyberattaques pour paralyser la chaîne de commandement, ou encore de frappes moins conventionnelles comme l'agent jaune ou le napalm.
2. Domination aérienne. La domination aérienne est la seconde étape, plus ou moins simultanée à la première. Le pays qui contrôle l'air contrôle l'observation directe du front, le pilonnage des troupes adverses et la protection de cet effet sur les siennes. Notre pays la République Fédérale Kartienne, par la théoricienne et Générale Zorya Ernova, a bien compris cet aspect par la "doctrine Andoca". Nous possédons l'une des plus grandes armées de l'air au monde.
Δ. Domination maritime. Aspect accessoire car potentiellement non possible, la domination de l'espace maritime se passe également plus ou moins en simultanée des deux premières étapes. Elle sert avant tout à étrangler le commerce, couper le ravitaillement et devient un potentiel nouveau front de projection.
3. Conflit terrestre. L'ensemble des étapes qui précédent le conflit terrestre lui servent, leur réussite plus ou moins effective qui peut s'additionner complique ou facilite le véritable conflit armée. Il s'agit d'une stagnation des fronts ou d'une guerre éclaire, les armées respectives cherchant à percer le front pour prendre le contrôle d'axes stratégiques et notamment les villes. Cette phase témoigne surtout de l'importance du soutien aérien, de l'artillerie et de la logistique.
Δ. facteurs décisifs. Un tel conflit est multifactoriel, il dépend de nombreux points que sont: La capacité industrielle, le renseignement, la supériorité technologique, l'expérience, le moral, la géographie, les soutiens extérieurs ainsi que la masse.

En conclusion d'introduction, lorsqu'un pays perd contre une armée régulière sur son propre territoire, le choix de la guérilla et du codigo lui est possible. Plus encore, il lui est nécessaire.

Chapitre premier
AlinéaDès la présente, il est amplement nécessaire de comprendre le Codigo, pourquoi il gagne, comment et en quoi il consiste, et de quoi découle-t-il. Ce dernier point a déjà été élucidé, une partie doit choisir cette méthode lorsqu'elle perd une guerre dite classique, régulière et conventionnelle. Sont appelés "partisans" les individus soutenant le Codigo. La question est donc: Comment et pourquoi la méthode Codigo gagne-t-elle ? Il faut comprendre:
1. Que la victoire de la méthode Codigo n'est pas celle des conquêtes victorieuses classiques. Cette méthode est la résultante de l'armée conventionnelle d'en face. Cette dernière contrôle et raisonne par axes stratégiques que sont les villes, les hubs et les administrations. Tout cela sera sous contrôle de l'ennemi, mais le pays ne le sera pas. Le réel combat n'est pas territorial mais humain, le Codigo tient appui dans la population.
2. Que le temps est une arme sacrée. L'armée régulière cherchera la bataille décisive, or il ne faudra pas lui en offrir. Le Codigo réussit lorsque la survie passe justement avant la victoire. Comprendre cette thèse par le fait qu'un partisan mort est un héros, un partisan vivant est un problème tant qu'il l'est toujours. En réalité il doit s'agir d'une guerre d'usure, d'ordre humain et financier.
3. Qu'il ne s'agit pas d'une grande victoire mais d'un ensemble. Les partisans ne doivent jamais attaquer de grandes garnisons ou des armées, ils perdront. Ils doivent effectuer des attaques localisées et perpétuelles afin de déclencher un coût économique drastique pour la partie d'en face.
4. Que pour engendrer ce coût économique, la logistique est le point faible de la partie d'en face. S'attaquer aux ponts, routes, antennes, chemins de fer et dépôts, c'est à cela qu'il faut s'intéresser. Car une fois détruites, ces infrastructures devront être réparées et gardées. Plus les attaques sont incessantes, plus la partie d'en face devra mobiliser ses effectifs pour simplement protéger un territoire déjà conquis.
5. Que la paranoïa est une arme de choix. La guerre doit se faire dans l'ombre, de sorte à instaurer un climat de peur pour la partie d'en face. Le soldat moyen adverse doit être nourri d'une peur perpétuelle: Il doit voir ses frères disparaître, sans aucun jour de repos. Il faut démoraliser les soldats de la partie d'en face, et également l'arrière front. Les civils de la partie d'en face doivent croire que leur gouvernement agit unilatéralement et que l'opération d'invasion n'a pas de sens, si ce n'est celui de perdre de l'argent et des hommes.
En conclusion, le Codigo vise à rendre l'occupation de l'armée régulière plus coûteuse que ce qu'elle apporte politiquement, de sorte à ce qu'elle se demande réellement si son opération tient encore un sens.

Chapitre deuxième
AlinéaLa méthode Codigo dépend en grande partie du soutien de la population, tout comme l'intervention de l'armée régulière d'en face perdra crédibilité si son peuple ne la soutient plus. Il est question d'un maintien de propagande idéologique, la Résistance doit être sacralisée. Il appartient à la culture, et à tout individu à sa plus petite échelle, d'œuvrer pour la survie. La question est: Comment la Résistance peut-elle survivre dans un territoire entièrement occupé ?
1. Le Codigo survit par l'organisation de cellules indépendantes et moyennes, pas de grande taille. La compartimentation évite qu'une simple arrestation ou découverte fasse tomber tout un pactole derrière elle, les cellules doivent communiquer au strict minimum entre elles.
2. Le soutien civil est la clef puisqu'il permet d'éviter l'application d'une politique d'assimilation. La paralysie de la culture signifierait la réduction de légitimité de Résistance, facteurs qui se nourrissent l'un l'autre. Les médecins, policiers locaux, enseignants, ouvriers, tout cela doit participer à la Résistance. La Résistance et la population ne doivent faire qu'un.
3. Il appartient à l'Etat d'entamer, avant même l'entière occupation, la dispersion et la cache de son matériel militaire. Il doit être accueilli dans de multiples refuges, de sorte à ce qu'en trouver un seul soit insignifiant. Ces armes serviront à mener les opérations du Codigo, de destruction ou autre.
4. La communication lorsqu'elle doit avoir lieue est silencieuse, codifiée et clandestine. Elle est liée aux récoltes des renseignements, qui sont d'une importance capitale puisqu'ils permettent de connaître les localisations à attaquer, les effectifs peu protégés et toute cible potentielle.
5. La discipline ne sera pas de fer en l'absence volontaire d'un quartier général fixe, il appartient cependant aux partisans de ne pas se fixer l'idéal du banditisme mais bien d'œuvrer pour la Résistance. La partisan vit du peuple et non sur lui, celui qui vole sert l'occupant.
En conclusion, l'organisation de cellules clandestines et la conservation du matériel militaire s'avéreront une nécessité avant même la défaite officielle.

Chapitre troisième
AlinéaA la présente, il est important de comprendre comment le Codigo doit frapper pour optimiser ses coûts, forces et effectifs. Comprendre:
1. Que toute action dont l'issue est incertaine doit être exclue. Le rôle des renseignements est clef, connaître la cible, sa faiblesse, où, quand et comment. La rapidité n'est pas de mise, c'est l'outil de l'armée régulière. La Résistance fonctionne par l'usure.
2. Que le sabotage des infrastructures sera aux frais de l'armée occupante. Elle devra réparer et protéger la réparation après même sa fin, puisque sans cela, les partisans pourront à nouveau s'attaquer à l'infrastructure. L'armée occupante devra renforcer ses effectifs de plus en plus, c'est par cette immobilisation que le coût augmente.
3. Que les escarmouches et embuscades sont pratiques de choix mais dangereuses. Il n'est pas question d'attaquer des garnisons et des régimes entiers, mais bien seulement des patrouilles isolées, des convois et des détachements dispersés.
4. Que la Résistance ne doit pas rester au même endroit trop longtemps, soit quoi elle sera vulnérable.
5. Que la guerre est psychologique. L'occupant doit avoir la sensation qu'il n'est pas le bienvenu ici, qu'il est un intrus. Il doit avoir la peur qui le nourrit sans cesse, qu'il peut mourir à tout instant, son frère d'arme tout autant. Il est réellement question de terroriser l'armée occupante par des démonstrations: Le soldat mort ne doit pas être camouflé mais exhibé comme un exemple.
En conclusion, la Résistance doit mener une guerre économique et psychologique. L'occupation doit être un gouffre financier, et une terreur psychologique pour ceux qui la pratiquent.

Chapitre quatrième
AlinéaToute action du Codigo entraînera une réaction de l'armée occupante, c'est inéluctable. L'occupant cherchera toujours un moyen de réduire l'ensemble des coûts évoqués. Il faut comprendre:
1. Que l'armée occupante cherchera systématiquement à infiltrer la Résistance, c'est pourquoi la compartimentation en cellules est une nécessité.
2. Que l'occupant cherchera toujours à délégitimer la Résistance par sa propagande, il la traduira par terroriste, criminelle et comme responsable des maux de la population. Il ne faut pas servir l'occupant en lui donnant des éléments factuels d'appui, c'est pourquoi le banditisme et l'exposition des morts doit être réellement organisée et réduite.
3. Que l'occupant cherchera à séduire la population. Il y aurait par exemple la pratique du pardon et de l'amnistie, l'occupant peut très bien promettre aux peuples occupés de devenir occupants eux-mêmes, en échange de leur voix politique.
4. Que la culture sera visée à la destruction. L'occupant cherchera généralement à brûler les institutions politiques et les représentants, ou tout symbole et repère fort pour le peuple. L'ethnocide sera une réalité à fortement prendre en compte, il se traduira par divers moyens.
5. Lorsque l'ensemble des points évoqués n'auront pas suffi, l'occupant œuvrera systématiquement par la répression. Et c'est à ce moment que le Codigo peut l'emporter: L'occupant doit être le premier à lever la main sur la population. Dès lors, cette dernière soutiendra plus encore la Résistance, ou souhaitera à minimum la fin de l'occupation. Polarisation et radicalisation se nourrissent, de tels clivages peuvent entraîner la relance par la guerre civile, beaucoup plus ravageuse pour l'armée occupante. La répression est dangereuse, mais elle peut être tournée à son avantage.
En conclusion, la partie d'en face cherchera en globalité à œuvrer par politique douce au départ, puis lorsqu'elle échoue par la répression. Il appartient à la Résistance de prévoir ces coups et ne pas se faire surprendre.

Chapitre cinquième
AlinéaL'ensemble a été traité, il ne manque plus qu'à comprendre que tout Codigo soutenu à l'extérieur sera considérablement renforcé. Ce chapitre cinquième visera directement la guerre de l'Ouest rouge, puisque tout soutien extérieur doit s'adapter et se muer en fonction de la situation. Ici et à cette heure, il s'agit du soutien de la République Fédérale Kartienne envers sa sœur Antarienne. Il faut concevoir que:
1. La Loduarie ne pourra jamais venir à bout de Karty militairement, elle ne pourra foncièrement pas arrêter son soutien.
2. La Résistance Antarienne bénéficiera des outils Kartiens, qui eux n'ont pas à se camoufler: Analyses, reconnaissances, interceptions...
3. La République Fédérale Kartienne pourra, et fera, des opérations de déstabilisation sur le sol Loduarien: Les cibles militaires sont priorisées. Il appartient à Karty de s'attaquer à cet aspect, la Résistance Antarienne doit s'occuper formellement de son propre territoire.
4. La République Fédérale Kartienne visera un soutien extérieur et international en maintenant la question Antarienne sur la scène du monde, tout en finançant la Résistance afin de l'appuyer et lui éviter le banditisme, facteur qui rendrait impopulaire.
5. Une partie du gouvernement légitime de l'Antares devra se rendre en Karty. Or, cela n'est pas même une suggestion puisque cette occurrence est déjà accomplie. Karty bénéficie de l'appui direct de la Première Dame Pamela Roos, du Président de la République Arthur Dabi, de la Ministre des Affaires Etrangères Clara Malmaison et de la Porte Parole du Mouvement Corvun Lÿsä Köwnatör. Cela appuie considérablement toute légitimité, il appartient à Karty de protéger ces personnalités.
En conclusion, tant que le soutien Kartien sera à l'actualité, l'occupation réellement finale de la Loduarie Communiste sur l'Antares sera obscure et quasiment inatteignable. Or, la République Fédérale Kartienne et la République d'Antares ne sont pas seulement nourries d'accords écrits, mais d'une alliance sacrée dans l'Histoire et la culture.

Contexte (HRP)Contexte (HRP) a écrit :Ce présent post est un manuel militaire qui visualise la future stratégie du Concordat de Shaula et de la République Fédérale Kartienne en cas de défaite du Concordat. Ce manuel n'est accessible que par quelques très hauts gradés de l'état-major Kartien et par les éminents membres de la Vorna. Ce manuel est fourni aux services Antariens libres, afin de le remanier et l'appliquer.
259
sieur Léon Donta
«Y'a de la poussière dans les turbines»

Alinéa"Y'a de la poussière dans les turbines" commente le premier ambassadeur Kartien mandaté en République d'Antares au sujet de l'invasion Loduarienne, expression de sa terre natale pour dire que la situation est "vraiment merdique".
1699
11 Septembre 2018 - Loduarie

Opération Scattershot




Guerillero Moderateur a écrit :Bonus / Malus
Bonus (+20) : +10 pour l'infiltration poussée des agents avec des identités solides (pas de reconnaissance préalable par les autorités loduariennes) correspondant aux attendus de la modération en terme de RP développé pour une opération de cette ampleur, +10 pour les coordinations entre services secrets bénéficiant notamment des renseignements gallésants
Malus (-40) : -25 pour la très faible reconnaissance des lieux de l'opération, -15 pour l'important dispositif de sécurité protégeant le palais et la cible
Donc
50 (base) + 20 - 40 = 30 (seuil de réussite)

Probabilités (La démarcation entre réussite (ou échec) majeure et mineure est posée par l'arbitre à partir des données qui lui sont à disposition)
  • Réussite majeure : 0 - 5
  • Réussite mineure : 6 - 30
  • Echec mineur : 31 - 66
  • Echec majeur : 67 - 100

Résultat du dé
84

Résultats (modifiés par la modération a écrit :
Réussite majeure :
Aurore est assassinée, aucun agent découvert et aucune preuve inculpant la République d'Antares ou la République Impériale de Karty.



Réussite mineure :
Aurore est touchée, blessée et dans un état de santé grave ne lui permettant pas d'assurer le pouvoir pendant trois mois minimum. La survie d'Aurore dépend du joueur possédant le personnage (Lorenzo) ou de futur opérations clandestines. Erwin et Connor sont découvert mais ne divulgue pas d'informations. La Loduarie a des soupçons sur la nature du/des commanditaire(s).



Échec mineur :
L'opération est avortée. Quatre membre (Erwin, Connor, Edwige, Kristina Foucaux) de l'équipe est capturée dans le palais par les forces loduariennes, les trois autres (Giuseppe Foucaux, Kira, Marty) sont exfiltrés. Les agents sont interrogés et dévoilent le plan d'assassinat (rien d'autre).




Échec majeur :
L'opération est avortée. L'équipe (Erwin, Connor, Edwige, Kristina Foucaux, Giuseppe Foucaux, Kira, Marty) se fait arrêté avant même d'entrer dans le batiment. Les agents sont interrogés et les forces loduariennes obtiennent des informations permettant de renforcer leur contre espionnage.




3116
Et voilà notre humanité, Herr Giuseppe
«Et voilà notre humanité, Herr Giuseppe»

Tout a foiré.

AlinéaL'opération Scattershot a été un fiasco, pire faux pas des services de renseignements Kartiens: Le Kray. S'il est évident que la République Fédérale Kartienne ne prêtera officiellement pas d'attention aux éventuelles accusations Loduariennes si elles adviennent, ou bien les niera-t-elle si cela s'avère nécessaire, elle est en deuil. Oui, en deuil. Volkingrad pleure la perte de ses enfants. Car en effet, avec cet échec, ce n'est pas seulement un blason souillé. C'est la perte de trois agents Kartiens, et quatre frères Antariens. Tous perdus sur le sol rouge, tous. Et, cela Karty l'ignore encore, elle a perdu pour toujours et à jamais Kristina Foucaux, assassinée des mains de la tyran rouge. Il ne s'agit pas de quelques prises d'informations, les groupes d'agents Kartiens sont divisés en cellules disséminées qui s'ignorent: Les informations que tireront les Loduariens des agents seront sans réelle importance. Il s'agit de la vie de citoyens de la patrie, c'est cela que Karty pleure.

Les trois agents Kartiens, le couple Foucaux ainsi que Connor, savaient dans quoi ils s'étaient engagés. Ils savaient, tous les trois, ce qu'ils risquaient en menant cette opération. Kristina l'a payé de sa vie, Connor et Giuseppe le paieront de leur humanité. Karty l'ignorait aussi, mais pouvant bien s'en douter: Ses agents, comme ceux Antariens, seront torturés. Or la torture, les agents ont beau y être entraînés et en connaître tous les risques, ils n'y sont jamais prêts. Personne ne peut dire comment il réagira à la torture, avant d'y être confronté: Personne. Giuseppe avait été le premier à être torturé. D'abord passé à tabac, puis humilié, et enfin cassé psychologiquement par une vision d'horreur: La mort de sa femme devant ses yeux. Cela aussi, l'agent en avait connu le risque. Il avait discuté avec elle, de la possibilité. Mais au fond quoi ? Qui peut être préparé à la mort de sa bien-aimée, devant soi, et pire encore: Avec impuissance. Giuseppe avait fait face à cette tragédie, les mains liées dans le dos, sans qu'il ne puisse rien y faire. La torture physique pouvait encore passer, mais cela, cela allait au dessus de ses forces. C'est sûr, les Loduariens avaient réussi leur dessein macabre, immonde et inhumain: Ils l'ont brisé.

Toute étincelle d'espoir était, pour ainsi dire, morte. Pour Giuseppe, la lucidité l'avait désemparé. Il était nu et désarmé, face à son bourreau. Pour Connor, c'était encore autre chose. Lui aussi était capturé. Mais les Loduariens ne pourront pas le briser. Oh, ils pourront bien lui arracher les ongles, lui faire boire de l'eau bouillante pour déchirer ses tissus, lui crever un œil ou encore d'autres pratiques barbares de la civilisation Loduarienne, mais rien y fera. Ce qui brise un homme, en réalité, c'est le mental. Giuseppe avait perdu, en amenant sa femme dans l'opération. Mais Connor quoi ? Il n'avait pas de femme, pas d'enfant, son seul lien de famille était son pays. Il souhaitait bonne chance aux Loduariens pour détruire cela. Sans doute qu'au bout d'un moment, les Loduariens l'enfermeront dans le noir, avec diverses privations. Mais au fond peu importe, Giuseppe avait dit tout ce qu'il savait, rien d'autre ne pourra être révélé. Connor savait que dans cette situation, enfin, c'était l'espoir qui tuait. Pour lui, il espérait encore. Tôt ou tard, il le savait, la sœur Kartienne viendra le chercher pour le sauver. Et finalement, pour le mari solitaire, il ne savait pas bien ce qui l'avait poussé à dire cela. L'espoir, la folie, ou encore autre chose ? Lorsqu'Aurore lui avait dit qu'il représentait une perte pour l'armée de Lyonnars, il lui avait répondu, avant de se faire rouer de coups, à nouveau.

«Je n'ai jamais servi pour votre pays.»

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La campagne de la terreur
La campagne de la terreur, film réalisé par une entreprise cinématographique Kartienne indépendante
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Extrait du Journal télévisé de MakotaTV du 1er Décembre 2019


Verbatim
Sans transition, nous passons aux nouvelles internationales, le Président Jean Irreville vient d'envoyer un courrier par lequel il met en garde l'odieux régime communiste de Lodurie,actuellement dirigée par Mademoiselle Aurore, la fille du défunt dictateur alcoolique Lorenzo, monstrueux personnage de triste mémoire, de mettre fin immédiatement à sa guerre d'agression contre l'Antares, sans quoi la République du Makota armerait gracieusement l'ensemble des nations du monde libre disposées à mettre fin à cet abominable régime sanguinaire.Le président appuie sa démarche sur la nécessité morale d'endiguer le communisme et de l'empêcher de nuire partout où les peuples ont la sagesse de ne pas en vouloir.De plus, le Président Irreville a conseillée à Mademoiselle Aurore de retablir la République et d'abdiquer et de se retirer dans un couvent pour expier ses péchés et ceux de son père.Nous n'avons pas encore reçus la réponse des communistes mais espérons que la jeune fille saura faire le bon choix, celui de la paix et de la liberté

HRPHRP a écrit : Pour cette vidéo, j'ai employé une IA que je ne maitrise pas bien et que je cherche encore à prendre en main, d'où la saturation à la fin. Je vais essayer de faire plus attention à l'avenir.
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