
Votre Altesse Royale,
Je débute cet échange épistolaire pour vous signifier mon désir ardent de vous rencontrer. Votre image, tout comme votre lettre, m’a fasciné, et je ne veux qu’une chose : pouvoir vous admirer. Il en va de même pour l’esprit agile que reflète la sagesse de vos mots, manifestant votre intelligence éclatante. Sans flatterie ni obséquiosité, permettez-moi de vous dire que je vous admire profondément. Mon pays est lointain, et peu de choses y circulent, mais vous, rayonnante parmi tous les phares, en avez l’exception en apanage. Tout le monde vous connaît et vous admire, que ce soit pour votre intellect ou votre force. Chacun reconnaît la puissance de la dirigeante de Teyla.
J’espère que ces compliments seront bien accueillis. Ma situation est certaine, et en faire profiter une personne aussi admirable par mes titres me comblerait de joie. En définitive, je suis Son Excellence Impériale, Monseigneur le Comte d’Alterage, Vice-Marquis de Benodal, futur Marquis principal si, par mon mariage, je trouve grâce aux yeux de l’Impératrice Adélaïde de Drovolski. Mon nom est Nosos, Nosos d’Alterage, si l’on veut être complet. J’ai vécu toute ma vie à Mesolvarde, au service des Drovolski. Je suis le premier propriétaire foncier des mines et le deuxième actionnaire des sociétés d’extraction du pays. Sans conteste, j’ai du pouvoir et de l’intellect. Cette société existe grâce à mon capital, mais aussi à mon esprit. Je suis le technicien de ses politiques et le bâtisseur de son économie.
C’est pourquoi je vois en vous un modèle, un esprit semblable au mien, que je souhaite conquérir par les mots.
Douce idole, consentiriez-vous à un échange épistolaire avant, je l’espère, que nous nous rencontrions ?
Comte d’Alterage
Comte d’Alterage