Bureau de l'Arsenal

Compte tenu du développement récent des tensions entre votre gouvernement et la Loduarie communiste, je vous adresse le courrier présent, à remettre impérativement entre les mains seules de son estimé ministre sus-nommé.
Lorsque que j'avais évoqué auprès de vos collègues onédiens et de votre consœur la perspective d'un conflit loduaro-teylais, j'ignorais, à dire vrai, que cela se produirait aussi tôt. J'y avais évoqué les deux choix que les onédiens auraient à prendre au sujet de ce conflit larvé: la flatterie ou la force. Nous n'avons jamais considéré qu'il y eu d'autres choix que ceux là. Aussi, et suivant ces paroles, notre gouvernement tient à vous faire part de ses sérieuses inquiétudes sur tout incident ou escalade qui pourrait se produire dans les prochaines heures entre la Loduarie communiste et le Royaume de Teyla.
Nous n'irons pas par quatre chemins, et nous seront aussi francs et transparents que possible vis à vis de votre personne, aussi bien par le respect qui vous est dû que par la gravité de la situation. De par des sources gallouèsantes, nous savons que cet indicent s'est produit en territoire considéré comme neutre, à 600km à l'est de la frontière orientale loduarienne. Nous sommes également tenus au courant de votre communiqué, et de votre version de la situation, dont nous prenons acte, ainsi que des récents développements survenus au Valinor, et qui de toute évidence, constitue la destination probable du contingent aéroporté du "camarade loduarien". Objectivement parlant, le gouvernement communal est bien indifférent sur l'identité de l'agresseur et de l'agressé, et la responsabilité éventuelle de l'un ou l'autre de vos gouvernements ne sont pas en ligne de compte, et nous en sommes totalement désintéressés. Mais pour le bien des équilibres politiques ayant place en Eurysie, il est de mon devoir de vous informer que nous avons adressé au sécrétaire général de la Loduarie la requête d'une désescalade semblable à celle que nous sommes en train de vous écrire. Ainsi, nous avons proposé au secrétaire général de faire demi-tour, ou au moins d'accepter de parlementer avec vos forces pour négocier un éventuel passage vers un état qui est considéré par la Loduarie comme un allié, moyennant une garantie sur ce qui intéresse ce dernier de toute évidence: cette même patrie de Valinor. Nous avons ainsi proposé à ce dernier l'établissement d'une garantie de l'intégrité territoriale de Valinor par notre gouvernement, en échange de quoi celui-ci s'engagerait, soit à faire demi-tour, soit à s'entretenir avec vos forces afin d'éviter un bain de sang des plus inutiles. Nous vous tiendrons au courant du développement de cette situation.
Nous comprenons la peur d'une attaque, nous comprenons le sentiment de terreur, nous l'avons vécu et nous l'avons ressenti personnellement. Mais je ne vous en cacherait pas le secret en vous disant que la guerre est une chose autrement plus grave que les habituelles choses du gouvernement. Pour l'avoir vécu, à la fois subit et administrée, elle est lourde de conséquences dont je vous invite, vous et votre homologue loduarien à réfléchir sérieusement. Si guerre il y a, elle devra être menée jusqu'à son terme, et jusque dans la dernière des extrémités. La question étant si vous êtes prêt à en assumer une partie de la responsabilité. Il y aura des milliers de morts, peut-être davantage, et des répercussions diplomatiques importantes. Le Grand Kah ne s'est pas privé d'un communiqué réprobateur, la Gallouèse également: la guerre consume le capital politique, et elle a tendance à isoler les nations qui les provoquent à l'image de la Loduarie. Il est également évident que tout conflit entre vos deux nations refroidirait certainement nombre de sénateurs sur l'idée d'une force police commune en Manche Blanche entre Teyla et Velsna, un projet qui pourtant, me paraissait prometteur.
Étant donné que nous savons que les loduariens sont autrement plus têtus dans l'exercice de la guerre, nous plaçons donc nos espoirs en vous pour garantir une solution pacifique. Je vous vois deux avenirs: Pierre Lore "le faiseur de paix", ou Pierre Lore "le porteur de lance". Faites le choix qui semble durable pour l'Eurysie.
En attente d'une réponse rapide.
Bien cordialement,
Ainsi a été fait ce courrier à la date du 14 janvier 2015 par la Maître de l'Arsenal de la Grande République de Velsna,
Son excellence sénateur Matteo Di Grassi, "restituteur du Sénat", "vainqueur de l'AIAN et des landrins".