01/03/2020
00:18:00
Index du forum Continents Aleucie Empire du Nord

[diplomatie] Ambassade de l'Empire du Nord - Page 20

Voir fiche pays Voir sur la carte
8314
header

Axis Mundis,

À son excellence François-Adolphe Rouzet, Grand Chancelier Impérial et Premier Ministre par intérim de l'Empire Démocratique et Parlementaire du Nord.

Objet :
Re : De l'élargissement du Liberalintern en Aleucie


Votre Excellence,

Nous vous confirmons avoir pris connaissance de la déclaration en question. Nous en avons discuté avec nos interlocuteurs du LiberalIntern et pour vous répondre franchement l’initiative diplomatique à laquelle l’Empire du Nord s’est jointe ne nous surprends pas, mais n'a manquée d'exaspérer certains de nos camarades. Elle a été perçue, à Axis Mundis, comme la démonstration pratique d’une inquiétude abrasive certes attendue, mais présentant une structure de pensée à priori incompatible avec la normalisation que vous appelez pourtant de vos vœux.

Cela est d’autant plus regrettable que je partage votre amusement, teinté de lassitude, à l'égard des déclarations communes. Ce sont en effet de curieuses tapisseries où chaque signataire tire un fil au risque de déformer le motif d'ensemble. Que l'Empire du Nord ait ressenti le besoin de s'associer à la République de Duve et au Royaume de Brocelynwood pour exprimer ses réserves quant à l'adhésion de la République de Valtern à l'Internationale Libertaire est un fait géopolitique que nous avons acté. Que vous preniez aujourd'hui la peine de m'en expliciter les nuances est un acte diplomatique que j'apprécie, personnellement, à sa juste valeur.

Il est donc important de détricoter sereinement le sens que chaque acteur entend apporter à cette équipée. Vous avez – à ce titre – pris la bonne décision en contactant directement notre Commissariat. Quoi qu’il soit toujours amusant pour les instances que je représente d’être désignées interlocutrices en lieu et place de celles officielles du LiberalIntern, qui est plus directement impliqué que ne l’est l’Union dans cette affaire. Néanmoins je pense pouvoir vous répondre à la fois au nom de ces instances, à la fois au nom de la Confédération kah-tanaise.

Vous le notez, le LiberalIntern porte en lui un programme Révolutionnaire. Plus spécifiquement, une certaine conception de l’ordre international permettant la protection de mouvements citoyens et d’instances révolutionnaires face à ce que l’Histoire nous a appris à considérer inévitable : le contrecoup réactionnaire. L’esprit de notre déclaration d’intention n’est pas de déclarer la guerre au monde bourgeois, lequel sera tôt ou tard confronté au poids de ses propres crises structurelles, dans notre lecture de l'Histoire. L’objet de cette déclaration est, cependant, de sécuriser pour de bon chaque acquis obtenu par la Révolution ou la Réforme, sur la base de la libre-association et de la défense commune. Ce sens s’incarne de façon observable et quantifiable à travers les organes de l’Internationale, lesquels prévoient la coopération universitaire, économique, et défensive.

Je reviens sur ce mot. L’aspect internationaliste et révolutionnaire du LiberalIntern signifie bien qu’un peuple libéré de ses chaînes peut, indépendamment d’où il se trouve et de ceux qui le menaceraient, demander le soutien de l’Internationale. À ce titre non, la Révolution n’a pas de frontière. Un constat que l’accumulation des crises et des sursauts populaires tend du reste à démontrer jour après jour. Cette déclaration est donc moins une promesse que le constat matérialiste d’un fait désormais bien établi. Je ne crois pas qu’il soit adapté qualifier ce postulat de "grande phrase", bien que je comprenne que ses nuances puissent sembler illisibles à des chancelleries dont le logiciel politique considère l’acte révolutionnaire comme dangereux.

Après tout il est facile d’y lire une forme de menace quand on considère la Révolution comme le fait d’une poignée de factieux, d’agitateurs et de populistes. Nous y voyons plutôt l’aboutissement historique de processus matériellement observables, et pouvant s'effectuer sans conspiration pilotée. Mettons donc cela sur une différence de culture politique, si vous le voulez bien. J’espère que le "sens exact" de cette formule vous apparaît maintenant comme plus évident.

Pour en revenir à ce que vous disiez, je pense aussi qu’il n’est pas souhaitable d’aborder cette question sous l’angle d’une forme d’opposition potentielle entre l’Aleucie et le Grand Kah. Premièrement, comme je le disais plus tôt, le Valtern a rejoint le LiberalIntern de son propre chef, et la politique Aleucienne du LiberalIntern risque en grande partie de se limiter à ce qu'en fera le Valtern. Le Grand Kah, pour sa part, n’est qu’un pays de cette organisation – quoi que je comprenne pourquoi il est aisé de vouloir nous y prêter un rôle prépondérant.

Secondement, nous n’avons effectivement aucun problème avec l’Aleucie. Loin de moi l’idée d’exhiber un tableau de chasse, mais notre union jouit d’excellentes relations avec la Lermandie, le Norland, l'Akalti, et entretient des coopérations très productives avec le Westalia, l'Icamie, la Vlastie, les Républiques Etznabistes. Là où je veux en venir, c’est que le Grand Kah a dors-et-déjà des intérêts sur le continent, et qu’à priori ceux-là n’ont pas été contraires aux vôtres. Je pourrais aller jusqu’à rappeler qu’au temps de Saint-Marquises et de Port-Hafen, c’est le monde libertaire qui entretenait les principaux réseaux commerciaux dans la région, par le biais de la Commune de Kotios – désormais Fédération de Ravendrecht.

En d’autres termes nous ne considérons pas, passivement, les pays Aleuciens comme des rivaux potentiels, et ne voyons de fait aucune raison, comme vous le dites, à ajouter une rivalité supplémentaire à une liste d’autant plus longue que nous souffrons manifestement d’une très mauvaise réputation, suffisamment mauvaise, du moins, pour provoquer ce que nous ne saurions lire autrement que comme des réactions épidermiques tout à fait dommageables dès-lors que l’ambition réelle de nos gouvernements est à minima de ne pas se gêner, et dans le meilleur des cas d’enclencher les bases d’une coopération intelligente et productive.

En d’autres termes : le Grand Kah et ses partenaires du LiberalIntern, ne souhaitent pas s’engager dans un conflit en Aleucie. Cette idée nous est suffisamment étrangère pour que la déclaration commune à laquelle vous vous associez nous ait d’abord semblé absurde, avant de nous sembler particulièrement contre-productif.

En effet il nous semble que ni l’Union en tant que telle, ni le LiberalIntern en tant que libre association, ni les partenaires de l’Union à titre individuel, n’ont jamais exprimé, seuls ou en groupe, un désaccord quant à l’élargissement des intérêts de vos pays, à titre individuel ou au sein d’instances internationales telles que, c'est un exemple, l’Organisation des Nations Démocratiques.

En ce qui concerne mon commissariat, il nous a semblé de toutes façons que des exigences de cet ordre auraient été contraires aux intérêts diplomatiques de l’Union, bien conscient du message qu’elles auraient renvoyé : "nous voyons en vous des ennemis". C’est une déclaration forte en sens, et difficile à accueillir sereinement. Vous nous voyez donc rassuré de voir que l’Empire ne considère pas, pour sa part, l’adhésion libre et consentie d’un nouveau pays à ce qui est, au fond, un pacte défensif et culturel, comme l’aube d’un affrontement à venir : il semble en cela que nos positions s’alignent parfaitement.

La position kah-tanais et la raison d’être du LiberalIntern étant maintenant explicité, je vais me permettre d’entrer dans le vif du sujet. Vous l’aurez compris le Grand Kah ne cherche pas à étendre le domaine de la lutte en Aleucie, et a des intérêts économiques et marchands se prêtant tout à fait à un certain degré de coopération pragmatique, laquelle pourrait permettre de progressivement venir à bout de la méfiance que nous évoquions en amont.

Ces mécanismes concrets ne peuvent cependant pas prendre la forme du pacte de non-agression que certains de vos partenaires appellent de leurs vœux. Premièrement le LiberalIntern ne pourrait pas imposer, institutionnellement, ce genre de décisions à ses membres.

Ensuite, cette possibilité serait politiquement inacceptable pour un groupe de pays qui, nous l’avons vu, n’entretient pas d’ambitions militaires sur la région et comprend en premier lieu ces demandes comme des « exigences » – veuillez excuser ce vocabulaire ici peu diplomatique, c’est une citation directe – « de gouvernements bourgeois ». Ou en termes peut-être plu crû encore : l’inquiétude de vos partenaires ne saurait nous contraindre à leur donner raison. L’apaiser par des biais aussi directs reviendrait à la récompenser et à la valider dans ses fondamentaux, ce qui serait tout à fait incompatible avec l’établissement de relation saines. Il faut, au contraire, la prendre à rebrousse poils.

Ce pourquoi nous considérons qu’il est préférable de construire la confiance sur la base d’une pratique active et matérielle, détachée de purs contrats de confiance. J’évoquais, par exemple, l’importante ligne maritime reliant l'Aleucie à l'Eurysienne et initiée par Saint-Marquise et la commune de Kotios. Cette ligne sera amenée à être rétabli dans les mois à venir, auprès de certains de nos pays partenaires et sera, comme la précédente, défendue dans ses intérêts par les marins de la Flotte Noire et d’éventuels supplétifs kah-tanais.

Nous pourrions envisager une coopération stratégique visant à sécuriser la libre-circulation des navires commerçant dans cette région. Pour nous il est essentiel de trouver un moyen pratique, même essentiellement symbolique, de développer des intérêts communs. Sans quoi les déclarations et compromis risquent de devenir le terreau de futures récriminations, frustrations, inquiétudes.

Salut et Fraternité,

https://i.imgur.com/uWV7BDY.png
Citoyenne Actée Iccauhtli
Au nom du Commissariat aux Affaires Extérieures
879

Département des Relations Extérieures de la République Démocratique de Vlastie

Logo_Ministère

----------------Grand Chancelier,
--------Nous vous remercions, vous ainsi que son Excellence Camille Moulin-Lenoël, de répondre présents aux obsèques du camarade Léonin Ilyas Frejnès.
--------Sachez que la Vlastie a toujours vu en ces terribles souffrances, traversées par tout un peuple lors du crime inhumain perpétré à Estham, comme une mise à l’épreuve de l’esprit d’entraide devant aller au-delà de nos divergences politiques.

--------Nous sommes heureux de voir que, dans la continuité de cet esprit d’entraide et de dépassement, nous pouvons compter sur une compagnie remarquable pour nous aider à traverser notre deuil.


Veuillez agréer à nos plus sincères salutations socialistes;
De Mosvara, le 12/03/2018 à 11:05

Bureau de la ministre des Affaires Étrangères de Vlastie, Myriam Leavitt,
C’est une signature, tu crois quoi ? Y’a rien de spécial à dire dessus 😐
----------------{HRP}--------Je crois qu’il y a eu une confusion dans ta missive : le communiqué date du 11 mars et l’enterrement aura lieu le 15 mars.
1576
EMPIRE DU NORD — RÉPUBLIQUE DE POËTOSCOVIE
Correspondance diplomatique


Son Excellence François-Adolphe Rouzet,
Grand Chancelier Impérial et Premier Ministre par intérim,
Empire Démocratique et Parlementaire du Nord.

Sébastien Tesson,
Président de la République,
République de Poëtoscovie.

Hernani-centre, le 30 octobre 2019




Objet : Organisation d’un éventuel G20




Excellence,

L'Empire du Nord possède un poids inégalé sur la scène internationale, par ses prises de position, ses alliances et sa participation à l'OND. En Aleucie, il est très certainement l'État parmi les États qui soit un modèle de développement. Pourtant, jusqu'à présent, la Poëtoscovie n'a jamais eu l'honneur de traiter avec votre Nation d'outre-océan. Car cela s'avère aujourd'hui plus que jamais nécessaire, et car nous croyons sincèrement que chacun saura s'y retrouver, je me permets de vous écrire au sujet d'un projet pour lequel j'ose venir quérir votre assentiment.

À l’heure actuelle, la demande de multilatéralisme apparaît comme croissante. En Eurysie, les enjeux économiques se muent, plus que jamais, en enjeux militaires. En Afarée, les tensions sont grandissantes. Quant aux espaces communs à tous les États, ils demeurent trop souvent des zones de non-droit, où règnent notamment le terrorisme et la piraterie. Nous savons pourtant que l'Empire est résolument engagé en faveur de la paix et de la stabilité, et ce sont là des valeurs que nous partageons avec assurance.

Convaincu que la diplomatie et la coopération internationale sont les clefs d’une stabilité durable, et soucieux de montrer au monde que nous sommes force de proposition pour œuvrer en ce sens, la Poëtoscovie souhaite mener à bien la co-création du premier G20 avec les États qui le souhaitent. Nous envisageons, en effet, de réunir autour de la table — et pour la première fois — les 20 plus grandes puissances économiques (en fonction de leur PIB), acteurs majeurs d’un ordre mondial en recomposition. Nous espérons, par cette initiative, orienter cet ordre vers la paix, le partage et la prospérité.

Il ne s’agit, pour l’instant, que d’une éventualité, car il reste que les États concernés devront accepter une telle proposition ; sans quoi, celle-ci serait impossible à concrétiser. C’est pour cette raison que nous souhaitons recueillir les avis et suggestions des États concernés, dont le vôtre, afin de savoir si, sur le principe, la communauté internationale serait favorable à l’émergence d’une telle instance de discussion.


La présence de l'Empire du Nord revêt pour nous un caractère indispensable s'il faut traiter des affaires internationales. Sa localisation et le fait qu'il soit un acteur géopolitique majeur rendrait tout événement diplomatique moins pertinent en son absence. J’espère qu’un événement tel que celui que je vous propre saura alors retenir votre attention. Aussi ai-je l’audace de vous demander si la co-construction du G20 a votre soutien. Cette co-construction des modalités d'organisation de l’événement, y compris sa localisation et son ordre du jour, seront réfléchies ultérieurement avec des représentants de l’ensemble des parties, dont le vôtre si vous le voulez bien.

Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes salutations les plus distinguées.

Bien cordialement,

Sébastien Tesson,
Président de la République,
Poëtoscovie.


République de Poëtoscovie — Ministère des Relations internationales
1848
EMPIRE DU NORD — RÉPUBLIQUE DE POËTOSCOVIE
Correspondance diplomatique


Son Excellence François-Adolphe Rouzet,
Grand Chancelier Impérial et Premier Ministre par intérim,
Empire Démocratique et Parlementaire du Nord.

Sébastien Tesson,
Président de la République,
République de Poëtoscovie.

Hernani-centre, le 18 novembre 2019




Objet : Organisation d’un éventuel G20




Excellence,

C'est avec grande joie que j'ai appris que l'Empire du Nord acceptait de participer au futur G20 ainsi qu'aux réunions en amont. Je vous remercie pleinement pour votre implication sur la scène internationale en faveur du multilatéralisme, et espère que nos efforts communs sauront guider un nouvel ordre mondial vers la stabilité et la paix.

J'entends parfaitement vos remarques qui sont d'une extrême légitimité. Les questions que vous posez sont sérieuses et méritent effectivement notre étude collective. Convenez cependant que, si la Poëtoscovie avait décidé unilatéralement du retrait de l'une ou de l'autre des puissances en droit d'être conviées, cela aurait envoyé un signal contraire à l'impulsion que nous voulons donner. C'est pour cela que, malgré les événements récents, Velsna est invité à ce G20, tout comme Carnavale. Il tiendra aux représentants présents lors de la réunion de définition des modalités d'organisation de décider ensemble de tout ce qui concerne le G20 : éventuelles sanctions voire exclusions, au même titre que l'ordre du jour, la localisation et jusqu'à l'ajout d'autres puissances à notre G20.

J'espère que vous comprendrez quels principes nous animent et empêchent l'exclusion de quelque acteur géopolitique a priori de toute discussion. Nous restons cependant assurément attachés à la lutte contre les crimes de génocide, dans leur prévention comme le fait de sanctionner leurs coupables. Je reste à votre écoute pour toute démarche complémentaire et reviendrai vers vous pour la réunion susmentionnée.

Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes salutations les plus distinguées.

Bien cordialement,

Sébastien Tesson,
Président de la République,
Poëtoscovie.


République de Poëtoscovie — Ministère des Relations internationales
1459
Sceau de la Présidence Fédérale Kartienne

Communiqué officiel de la République Fédérale Kartienne,
fait à Volkingrad le douze du mois de septembre de l'an 2018,
par l'un des trois représentants du Capitole,
la Gouverneure Tosca Shimanskaya.
A destination de l'Empire Démocratique et Parlementaire du Nord,
Par la capitale d'Estham,
à l'intention de sieur François-Adolphe Rouzet,
en sa qualité de Grand Chancelier Impérial et Premier Ministre par intérim.



Puisse l'Etoile Nordiste briller à jamais parmi la lueur des astres.

AlinéaExcellence Nordiste, la République Fédérale Kartienne vous salue ! Elle vous remercie pour l'attention que votre pays sait porter aux occurrences en Eurysie de l'Ouest, ainsi qu'à elle-même. Néanmoins, hommes et femmes, Kartiens, Kartiennes, Corvuns, Corviennes, Antariens comme Antariennes, ont trouvé rendez-vous avec la mort suite aux velléités expansionnistes de la Loduarie Communiste. Il ne s'agit guère plus d'une victoire dans cette mesure, plus simplement la défaite d'une tyrannie et de ses prétentions dangereuses. Il résultait du devoir de la République Fédérale Kartienne que d'aider sa sœur la République d'Antares, tout comme elle a aidé votre pays suite à la tragédie d'Estham. Quoiqu'il puisse en être, la République Fédérale Kartienne porte et portera toujours en son cœur la diplomatie, se disant prête à être reçue sur le sol Nordiste: Le cas échéant où la "nouvelle séquence de coopération entre nos deux États" se traduit par une demande d'entrevue.

Je vous prie d'agréer à mes plus sincères salutations, bien à vous et cordialement, je vous dis au revoir et par espérance à bientôt.

En réponse, missive matriculée #01-01-51.


Citoyenne Tosca Shimanskaya
2709
Entête du Ministère des Affaires Etrangères antarien, missive envoyée par l'Office Postal Antarien

Chère Excellence François-Adolphe Rouzet, Grand Chancelier Impérial et Premier Ministre par intérim,

Nous vous adressons les plus grands des remerciements pour votre missive chaleureuse surtout en ces temps, comme vous le décrivez bien, d'hésitation alors que la reconstruction s'active. Il va de soi que de contempler les dégâts causés par le Régime Lorenziste sur nos frontières, en particulier sur les villes de Riaux et Laxande qui ont été les plus touchées. Des milliers de victimes civiles, infrastructures et bâtiments furent pulvérisés en une demie heure, avant que les forces Kartiennes n'interviennent en ne fassent fuir ces poltrons de là où ils sont arrivés, laissant derrière eux des cimetières à ciel ouvert et aux cadavres jonchant les gravats des habitations où ils dormaient il y a de ça quelques minutes.

En effet, lors de temps comme ceux-ci, l'aide étrangère est certainement des plus attendues, an particulier de la part de nos alliés les plus proches. Ce sont très justement l'empire Everien et la République Fédérale de Karty elles-mêmes qui savent nous aider dans ce domaine, en nous aidant notamment à acheminer les individus vers la zone humanitaire autonome de Roncevaux, là où la prospérité et la croissance d'Antares bat toujours, et là où nous pouvons garantir la sécurité de celles et ceux qui n'ont aucune envie ni intention de s'immiscer dans quelconque conflit.

C'est justement cet aspect là qui pose problème diplomatiquement. Comme vous le savez, notre pays vivait une guerre civile précoce jusqu'à l'invasion des forces Lorenzistes, et celle-ci menace de se redéclencher tôt ou tard comme nous l'auront prévu. Bien entendu, la zone humanitaire restera opérationnelle, et sera bien plus performante à présent que durant les premières lueurs de la guerre civile, notamment grâce au soutien de la République Fédérale de Karty et l'Empire Everien qui assurent sa stabilité.

De ce fait, la situation est d'ors et déjà sous contrôle, les forces humanitaires éveriennes ont repris leur travail dans le soin des nouvelles vagues de réfugiés et les troupes Kartiennes assurent que notre territoire ne soit plus jamais violé durant cette période cruciale où se joue l'avenir de notre pays entre les supporteurs de la MIRA et la Fédération de Corvus, ainsi que de faire en sortes que ces combats ne perturbent point la stabilité environnante. Nous craignons qu'un surplus de nations apportant leur expertise humanitaire pourrait au contraire ralentir et compliquer la mise en place des processus, et créer des complications diplomatiques quand à la guerre civile. Qui plus est, nos deux alliées offrent déjà bien plus que ce que nous avons pu pronostiquer, couvrant très largement les besoins de la population roncevalloise.

Nous vous remercions cependant avec bon cœur pour cette proposition dont nous nous souviendrons certainement comme un geste des plus admirables une fois la tension redescendue et les conflits achevés en Antares.

Que Dieu nous garde des mauvaises surprises.

Cordialement,

Signature de Clara Malmaison, Ministre des Affaires Etrangères
3926
Légende de l'image


COMMUNIQUÉ OFFICIEL DE LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE DE NEXANIE
En réponse à la déclaration du Gouvernement provisoire de l'Empire du Nord.

Le Cabinet du Président Josh McKenzie et le Ministère des Affaires Étrangères de la République de Nexanie prennent acte du communiqué émis par l'Empire du Nord. Face à cette tentative d'ingérence flagrante, la IIIe République entend fixer les limites de sa souveraineté avec une clarté et une fermeté absolues.

La République de Nexanie est un État souverain, indépendant et démocratique. Nos lois fondamentales et notre Code pénal ne sont pas le fruit de l'arbitraire, mais l'expression directe de la volonté populaire. Établies lors de la fondation de notre nation, ces dispositions juridiques ont été massivement reconduites et plébiscitées à près de 100 % par les citoyens néxaniens eux-mêmes lors de l'avènement de la Nouvelle République.

L'Empire du Nord ne dispose d’aucun droit de regard, d'aucune autorité et d'aucune légitimité pour tenter de modifier ou de dicter la législation intérieure de notre État. Les critiques formulées concernant l'application de la peine capitale, des châtiments corporels institutionnalisés ou des exécutions publiques glissent sur la détermination de notre gouvernement.
Pour le dire sans détour, la Nexanie est indifférente aux jugements extérieurs qui feignent de confondre justice et barbarie.
Notre arsenal législatif a été conçu pour contrer l'impérialisme et le colonialisme moral des puissances étrangères.
Aucune nation tierce ne dictera sa conduite au peuple néxanien.

Nos châtiments, qu’il s’agisse de la castration chimique pour les violeurs, du lynchage public encadré pour les assassins ou de la flagellation pour les actes de subversion, sont d’une sévérité inflexible.
Cependant, ils partagent une vertu cardinale : la dissuasion absolue.
Contrairement aux empires laxistes où la criminalité ronge les centres urbains et terrorise les populations, la Nexanie garantit la paix publique. Notre justice d'acier n'agit pas par vengeance, mais par nécessité supérieure pour neutraliser les monstres, les saboteurs et les criminels.

La véritable dignité humaine ne réside pas dans des concepts théoriques abstraits, mais dans le droit fondamental de chaque citoyen de vivre en sécurité, de travailler et de prospérer sans craindre pour sa vie. Nos administrés ne vivent pas dans la terreur, ils vivent dans l'opulence. Avec un PIB par habitant culminant à 40 000 Néxans et un système économique florissant, le modèle néxanien apporte la preuve irréfutable de son efficacité. La stabilité de nos rues est le socle de notre richesse.

Concernant les craintes exprimées pour vos ressortissants et vos exigences d'extradition, la position de la République est définitive : il n'y aura aucun passe-droit, aucune exception, aucune justice à double vitesse

Sur le sol de la IIIe République, la loi est universelle et s'applique avec la même force à quiconque foule notre territoire.
Que l'Empire du Nord se rassure : si vos citoyens respectent nos règles et nos institutions, ils n'auront rien à craindre.
Ils pourront profiter pleinement de la liberté, de la sécurité et des opportunités qu'offre la Nexanie sans jamais voir l'ombre d'une cellule.

En revanche, quiconque commet une faute devra en assumer la sentence.
Si la Nexanie reste ouverte à la coopération pour le rapatriement de prisonniers mineurs en fin de peine, elle sera intransigeante face aux crimes de sang et aux atteintes à l'intégrité d'autrui.
Si un citoyen nordiste se rend coupable de meurtre, de terrorisme ou de viol sur notre territoire, il subira la rigueur exacte de la loi néxanienne.
Notre système garantit un procès équitable pour chaque justiciable, à l'exception des cas de terrorisme avéré et de meurtres de masse où l'urgence sécuritaire prévaut. Aucune contestation ne sera tolérée, aucune extradition ne sera accordée, et votre gouvernement n'y pourra absolument rien.

La République de Nexanie reste ouverte à un dialogue bilatéral.
Si les représentants de Sa Majesté souhaitent s'asseoir à notre table pour en discuter de vive voix, ils y sont invités.
Néanmoins, que les choses soient claires avant la première poignée de main : ce dialogue ne changera strictement rien à la situation, à nos lois, ni à notre volonté farouche de préserver notre indépendance et notre souveraineté judiciaire.

La Nexanie se gère elle-même. Aux puissances étrangères d'en prendre acte ou d'en assumer les conséquences.

Le Cabinet du Président Josh McKenzie et le Ministère des Affaires Étrangères de la IIIe République Nexanienne
5532
Son Excellence Grand Chancelier Impérial et Premier Ministre par intérim,
François-Adolphe Rouzet,
Haguevieil, Empire Démocratique et Parlementaire du Nord.

De la part de Son Excellence Commissaire des Affaires Étrangères,
Emir Levchenko,
Anapol, République Translavique



Votre Excellence,

Je vous remercie très sincèrement pour vos vœux, auxquels je réponds avec la même chaleur au nom de la République translave. Permettez-moi également de vous adresser mes félicitations pour votre accession à la charge de Grand Chancelier, ainsi qu’au nouveau gouvernement impérial issu des récentes élections constituantes. Nous formons le vœu que votre nouvelle responsabilité s'exerce dans la sagesse et la continuité des relations qui lient nos deux nations, Excellence.

En effet, vous ne nous apprenez rien concernant les évènements qui ont cours en Eurysie, quelle que soit la partie du continent. Cependant, il semble qu'il y aurait, enfin, de bonnes nouvelles, sans pouvoir être affirmatif. Alors que la Loduarie Communiste avait lancé une offensive à grande échelle en Antares, dorénavant Concordat de Shaula, il apparaît que les troupes de la Loduarie Communiste, après quelques heures de combat et à la suite de la mort de la dirigeante de la nation eurycommuniste, s'enterrent en Loduarie Communiste. La Loduarie Communiste semble plonger de nouveau dans une période d'isolationnisme, ce qui constitue soit une bonne nouvelle, soit une mauvaise nouvelle pour la stabilité en Eurysie de l'Ouest. Il ne faut pas oublier que, dans toutes les dictatures, il y a des factions qui sont en lutte pour le pouvoir ou en lutte pour influencer ledit pouvoir. J'ai espoir que ces luttes internes, Excellence, n'entraînent aucun conflit armé, aucun coup d'État et que la transition, à la suite de la mort de leur chef d'État, se fasse dans le calme et la stabilité.

Le Royaume de Teyla a déjà assuré à la République Translavique que ses services de renseignements suivent de près la situation en Loduarie Communiste et estiment que la situation est pour l'heure stabilisée. Toutefois, j'ai peu d'espoir qu'à court terme cela stabilise la région. Je doute que les régimes kartien et de Shaula aient les moyens de riposter militairement pour venger leurs morts. Cependant, nous pourrions voir une militarisation accrue de ces régimes ou alors revoir repartir la guerre civile à Shaula, qui serait, quoi qu'il arrive, une mauvaise nouvelle pour la stabilité en Eurysie de l'Ouest.

Enfin, comme le mentionne votre missive diplomatique, Excellence, les derniers évènements dans le détroit Gris ont surpris Anapol. Le détroit Gris est un sujet très important pour la République Translavique, car il permet, dans de nombreux domaines, d'avoir accès à des marchandises à bas coût et d'amoindrir les temps de trajet. Le détroit Gris, contrôlé par l'Empire de Drovolski, est crucial pour la survie économique de la République Translavique et plusieurs rapports internes montrent que, si le détroit est fermé, alors une situation de famine pourrait survenir en deux ou trois semaines. La réorientation des convois, sans parler de l'augmentation des coûts due à l'augmentation des assurances et aussi à l'augmentation des kilomètres parcourus, en cas de fermeture, portera un grand coup à l'économie de la République Translavique.

La République Translavique considère que la crise actuelle touche à nos intérêts vitaux, à la sécurité alimentaire de notre population, à la continuité de nos échanges commerciaux et, plus largement, à la stabilité de l’ensemble des nations riveraines ou dépendantes de cette voie maritime. La présence teylaise, conjointement à nos déploiements propres, tient à rassurer l'ensemble de la population translave et à limiter le risque de voir les cargaisons à destination de la République Translavique touchées par la crise. La République Translavique vous remercie donc pour l’expression claire de la solidarité impériale. Nous y voyons non seulement un geste d’amitié, mais également la manifestation d’une compréhension lucide des enjeux stratégiques de la région.

Pour répondre à vos demandes, Excellence, la République Translavique accepte, bien entendu, de transmettre toutes les informations dont elle dispose concernant les évènements en cours dans le détroit Gris. L'Empire Démocratique et Parlementaire du Nord, par les liens qui nous unissent, son poids économique, militaire et diplomatique a vocation à contribuer à l'effort commun, non pas pour augmenter les tensions, mais pour stabiliser la situation actuelle. Nos services feront parvenir, par les canaux sécurisés habituels, un état de situation portant sur les mouvements navals observés, les zones considérées comme les plus sensibles, les évaluations de menace concernant le trafic civil, ainsi que les intentions présumées des acteurs impliqués.

Concernant le déploiement de moyens navals impériaux supplémentaires, la République Translavique donne son accord à l’arrivée de la force que vous mentionnez, à savoir votre frégate déjà présente dans la zone, un sous-marin de dixième génération ainsi que deux destroyers. La République Translavique voit d'un bon œil cette présence, si elle demeure strictement dissuasive et défensive, tout en menant des opérations de surveillance maritime, de sauvetage en mer et d'autres missions dans un contexte non offensif. La République Translavique ne veut pas être le point de nouvelles tensions dans la région, alors que la région du détroit Gris semble avoir augmenté en température, trop augmenté en température, à mon avis.

La demande formulée par l’Empire Démocratique et Parlementaire du Nord, à savoir l'acquisition de deux frégates de dernière génération, est reçue favorablement par l'ensemble des acteurs translaves. À cet égard, je peux déjà vous dire que la demande est acceptée et que la livraison s'effectuera quand l'Empire estimera le contexte régional adéquat. Cependant, la République Translavique ne pourra effectuer la livraison qu'après l'arrivée du groupement naval nordiste. Le retrait de deux frégates de dernière génération affaiblirait grandement la présence conjointe teylaise et translave et reviendrait à prendre un risque trop important.

Veuillez agréer, Votre Excellence, l'expression de la haute considération de la République Translavique et de l'ensemble du Gouvernement de la République.

Fait à Anapol le 03/01/2020

Emir Levchenko,
Par le Commissaire des Affaires Étrangères.

MAE
Emir Levchenko, Commissaire des Affaires Étrangères.
1899
Entête  (obtenu par encrage)  de la Présidence de la République de l'Etat du Makota sur lequel on voit, outre le texte que l'on vient de donner, un écu avec une vache dans un cercle (armes de la République) flanqué de deux cowboys montés et armés et la devise est jointe : Dieu, Liberté, Patrie. Le tout est encadré.


Première partie







Signature à la plume élégamment tracée surmontée d'un texte imprimé par encrage en typographie ancienne (mais toujours d'actualité en Makota), il est écrit : Jean Irreville, Président de la République de l'Etat du Makota.
Transcription du TexteA l'attention de monsieur François-Adolphe Rouzet, Grand Chancelier Impérial et Premier Ministre par intérim de l'Empire du Nord
Monsieur,
J’ai bien pris note de votre demande de survol concernant un convoi aérien militaire à destination du Grand Ling. Le Makota n’entretient aucune relation, ni bonne ni mauvaise, avec cet État nazumite que nous ne connaisssons que de réputation. Compte tenu de la qualité satisfaisante des relations qu'entretiennent le Makota et l’Empire du Nord, je ne vois aucune raison qui m’empêcherait de vous accorder le droit de survol ponctuel que vous avez eu la courtoisie de me demander.
C’est donc avec plaisir que je vous informe que votre convoi pourra librement traverser notre espace aérien. Une seule condition toutefois : je souhaite que vos appareils volent avec leurs transpondeurs activés, afin qu’ils demeurent en permanence localisables et identifiables sur nos radars, et que vous me fassiez parvenir la liste exhaustive des aéronefs concernés. J’ai suffisamment confiance en vous pour ne pas exiger l’inventaire des armements transportés, et je sais bien que si il y est une nation non susceptible de se livrer au trafic d’armes de destruction massive, c'est bien la vôtre.
J’espère que vous considérerez cette autorisation non pas comme un signe de faiblesse, mais comme un acte de bienveillance entre voisins désireux de vivre en bonne intelligence. À ce titre, j'ajoute que, jusqu'à nouvel ordre, ce droit de survol du territoire makotan vous est accordé pour vos futurs convois aériens, aux mêmes conditions que celles énoncées ci-dessus.

Veuillez agréer, monsieur, l’expression de mes sentiments les plus distingués.


Fait à Sainte-Régine, Capitale du Makota, le 19 janvier 2020.


967
logo

Son Excellence le Grand Chancelier Impérial et Premier Ministre par intérim,
Monsieur François-Adolphe Rouzet,
Empire Démocratique et Parlementaire du Nord.

De la part de Son Excellence le Secrétaire aux Affaires étrangères,
Le très honorable Christopher Cheng,
Bureaux du département des Affaires étrangères, Sang Gong.



Votre Excellence,

J'accuse bonne réception de votre proposition d'acquisition d'une frégate construite par notre Sang Gong Shipbuilding Corporation. J'ai également l'honneur de vous communiquer la validation par la SSC de cette transaction ainsi que le départ immédiat de votre navire pour rejoindre vos côtes.

Veuillez recevoir de la part de la SSC la plus grande marque de gratitude pour la confiance que vous accordez en ses produits. Je me félicite que cette coopération industrielle puisse se poursuivre à l'avenir.

Je tiens à vous remercier pour vos vœux de prospérité et permettez moi de vous offrir les nôtres en retour.

Veuillez agréer, votre excellence, de ma très haute considération.

Fait à Sang Gong le 23/01/2020

Christopher Cheng

MAE
Christopher Cheng, Secrétaire aux Affaires étrangères.
Légende de l'image


COMMUNIQUÉ OFFICIEL DE LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE DE NEXANIE
En réponse à la seconde déclaration de la Chancellerie Impériale de l'Empire du Nord.

Le Cabinet du Président Josh McKenzie et le Ministère des Affaires Étrangères de la IIIe République de Nexanie ont pris connaissance de la seconde communication de la Chancellerie Impériale.

L'Empire du Nord y précise n'avoir ''jamais contesté la souveraineté'' de notre État ni ''son droit à déterminer librement son organisation politique et institutionnelle''. La République en prend acte. Ce point est désormais établi, par les mots mêmes de la Chancellerie, et ne fait plus l'objet d'aucune divergence entre nos deux gouvernements.

Ce qui subsiste n'est donc plus une question de droit, mais une différence d'appréciation.
La République l'accueille sans réserve : être jugée ne l'inquiète pas.
Seule l'inquiéterait la tentation de lui dicter sa conduite, tentation que la Chancellerie, par sa clarification, écarte désormais d'elle-même.

Sur le fond, la Chancellerie évoque une ''faillite morale et structurelle'' qu'entraînerait, selon elle, la fermeté de notre politique pénale. Nous n'y répondrons ni par la contestation ni par la démonstration : chaque nation répond de ses choix devant son peuple et devant le temps, non devant l'appréciation d'un autre État.
La Chancellerie note elle-même que les résultats ne sauraient fonder une morale. Nous n'en disconvenons pas, nous constatons seulement qu'ils sont des faits, quand une doctrine reste une opinion.

Notre invitation à Maneonne, comme notre code pénal, ne sont assortis d'aucune condition, d'aucune échéance et d'aucun ultimatum : ils s'énoncent une fois, et n'ont pas vocation à être répétés.

La République poursuit.

Le Cabinet du Président Josh McKenzie
Le Ministère des Affaires Étrangères de la IIIe République de Nexanie
1780
Entête

partie une
partie deux


Pied de page

Texte en vrac Monsieur le Grand Chancelier,
Je me nomme Jean-Charles Hoctemare et je représente la République de Barbery auprès de l’étranger au nom d’une délégation de service public que m’a octroyée son Congrès. Naturellement, je suis également le président-directeur général de la Corporation Hoctemare, la principale entreprise barberienne.
Tout cela pour en venir au fait que je suis chargé par les autorités démocratiques de mon pays de garantir au mieux ses intérêts diplomatiques et commerciaux. C’est dans ce cadre que je prends contact avec vous. Il serait bon, je pense, que vous et nous concluions ensemble un accord commercial mutuellement avantageux. Nous pourrions échanger par voie de mer comme par voie de terre, puisque les marchandises pourraient circuler via le Makota et le Dakora, deux Républiques sœurs de la République de Barbery. Pour la voie de mer, naturellement, il s’agira de longer la côte est de l’Aleucie.
En ce qui concerne les biens que nous pouvons mettre à votre disposition, il y a d’abord les produits sidérurgiques, à savoir le fer, l’acier, le zinc, le cuivre et l’aluminium. Mais nous pouvons également vous fournir nombre de produits manufacturés, ensembles et sous-ensembles, génériques comme sur commande, nos lignes de production étant très modulables et adaptées à toutes les commandes. En ce qui concerne nos besoins, nous sommes avant tout à la recherche de deux types de produits : les denrées alimentaires et l’énergie. Naturellement, nous pouvons accepter d’autres choses ; n’hésitez donc pas à nous faire connaître la liste de vos produits susceptibles d’être exportés chez nous.
Un accord commercial, et les flux réguliers qu’il implique, serait certainement de nature à rapprocher nos deux nations, ce qui serait une bonne chose pour la paix et la concorde entre les peuples, d'autant plus que vous et nous, nous sommes pour ainsi dire presque voisins.
En attente d'une réponse de votre part, je vous prie d’agréer, Monsieur le Grand Chancelier, l’expression de mes salutations les plus distinguées.

Fait le 28/01/2020 à Barbery, République de Barbery
5002
https://images.timesnownews.com/thumb/msid-153770561,width-1280,height-720,resizemode-75/153770561.jpg


Pendant la pré-réunion du G20 à Hernani-Centre, peu après l'incident entre les représentants poëtoscovites et carnavalais, Sajjad Askar al-Askari s'approche de la délégation nordiste.

Excellence monsieur le Chancelier, cher Njowga.

Je n'ai qu'à peine eu le temps de vous saluer. Quelle ambiance n'est-ce pas ! On aurait pu s'y attendre, oui ça c'est le moins que l'on puisse dire. Bon, entre nous, tout ceci n'est que modérément amusant, je dois vous le dire. Poëtoscovie, Carnavale, deux styles, n'est-ce pas. D'abord ce n'est pas très poli, de part et d'autre, ce genre de spectacle me déplaît, je n'ai pas reçu de mandat de mon pays pour assister à un pugilat. Je crois que vous en serez d'accord avec moi, en tant qu'hôte comme en tant qu'invité, il faut parfois se maîtriser. Non, à vous je ne fais aucun reproche, vous aviez dit ce que vous aviez à dire, et ma foi la réponse d'Yves Saint-Laurenzo n'est pas très étonnante. De là à la prendre au sérieux, je pense que l'exubérance de sa plaisanterie a eu raison de ses intentions réelles — naturellement je ne pense pas que Carnavale prévoie de créer un tribunal pour juger puis pendre l'Empereur Maximilien.

Cher collègue, après tout, si vous l'estimez nécessaire, il vous est toujours possible de répondre à Saint-Laurenzo, je serai de votre côté quand il faudra énumérer les crimes des Maisons Nobles, nous nous rappelons de ce que Pervenche Obéron a fait à Estham, croyez-moi, notre mémoire est parfaitement intacte. De même que je ne doute pas que vous ayez une vive impression du génocide des Qabaliens mené par les Dalyoha et leurs Lucifériens. Mais que peut Yves Saint-Laurenzo face à cela ? A ma connaissance il n'est pas lui-même impliqué directement dans ces faits et, en tant que diplomate plénipotentiaire, ma foi il a au moins eu le mérite de venir — nous nous rappelons d'une époque bien plus arrogante, quand Castelage voulait vous mettre en standard téléphonique avec un robot. Non, regardé sur le temps long, il y a une bonne évolution de Carnavale — mettons ça à notre crédit à tous.

L'Empire du Nord n'est pas n'importe quel pays, tous autour de la table en ont une idée vague et vous avez déjà commencé à le rappeler. Qu'avez-vous à perdre à passer quelques heures de discussions avec des représentants de divers pays ? Vous n'êtes pas forcé de calculer Yves Saint-Laurenzo si ça gueule ne vous plaît pas. Et s'il vous titille, vous n'hésiterez pas à lui rentrer dans le lard, c'est de bonne guerre, je suis sûr qu'il n'attend rien de moins que ça. Dans tous les cas, songez à ceux qui vous écoutent. Karty, Jashuria, Drovolski... et peut-être d'autres qui vont nous rejoindre... Au moins votre échange, à défaut d'être directement constructif, pourra-t-il permettre aux participants présents de mettre du lait dans leur thé si je puis dire.

Njowga, vous avez remarqué comme moi qu'Yves Saint-Laurenzo n'est pas allé se prendre une salade messaliote au coin de la rue tout seul. Que des grandes puissances n'aient aucune peine à critiquer vertement la Poëtoscovie sur son territoire, sur son invitation, tout en allant partager le pain avec la Carnavale que vous avez dépeinte, voilà qui devrait nous amener à réfléchir. Vraiment, attendez-vous de la communauté internationale qu'elle ostracise Carnavale ? Au moins trois ou quatre pays parmi les vingt les plus riches ne se conformeront pas à votre avis. Et je passe sous silence l'allié déclaré de Carnavale, par pudeur qui m'honore.

L'ostracisme et la position qui consiste à préconiser et à attendre que les autres nations pratiquent cet ostracisme n'est pas une position favorable, Excellence, c'est ma conviction et c'est celle de tout le Diwan depuis cet incident. La Poëtoscovie se prend en pleine poire trois ans de non-dits diplomatiques... cible plus facile que vous ne l'êtes, sauf votre respect, en tant qu'éminent membre de l'Organisation et pays martyr d'Estham. Néanmoins je ne peux qu'entendre les critiques acerbes, assez pro-carnavalaises, proférées par certains que comme des marques d'inimitié faites à votre posture diplomatique.

Excellence, ne confondez pas le message et le messager : je n'approuve en rien, je ne fais que constater, que l'Organisation des Nations Démocratiques ne fait pas l'unanimité même parmi les seuls participants à cette réunion, et qu'à l'ostracisme de Carnavale vraisemblablement seule l'Organisation se livrera. Je vous prie, par amitié autant que par intérêt bien compris, de ne pas vous isoler davantage d'un dialogue qui a besoin de se déployer à la face du monde. Je pense qu'Yves Saint-Laurenzo attend votre réponse. A vrai dire je pense sincèrement que le « G20 » — ou quel que soit le nom et la forme qu'on donne à un grand sommet international global — est une ultime occasion, sinon la dernière, de tenir un dialogue Organisation/Carnavale. Je ne prétend pas qu'on parle d'accord de paix, mais au moins qu'on parle, et pourquoi pas qu'on se mette à voir ce qui est possible et ce qui ne l'est pas pour la suite.

Nous savons que si aucun dialogue n'est possible la guerre va s'éterniser, sans aucun intérêt pour vous ni pour nous, mais avec les désavantages d'un conflit qui s'enlise et qu'on finira par geler. En ce qui me concerne, le Diwan a déjà signifié son souhait de régler la crise ouverte avec la conquête de la Qabalie par la diplomatie et conjointement avec la guerre à Carnavale. Si nous n'avons pas l'occasion d'amorcer ce travail, je devrai retourner à Agatharchidès avec de mauvaises nouvelles sur ce point essentiel à nos yeux.

Je vous en prie, Njowga, considérez l'intérêt d'un simple dîner pour brosser quelques points de diplomatie facilement réversible en poursuite du combat si cela s'avère finalement être la meilleure option. En tant que martyre, la voix d'Estham sera la plus importante pour convaincre l'Organisation toute entière de participer à un sommet bénéfique à sa cause. J'espère que vous entendrez ces arguments ! Je vous laisse, je crois que la saison va reprendre.
Haut de page