10/06/2019
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La Missive

Guerre de la restauration à Miraglia, la Franchise étrangère "Catherine Poulet" en conflit ouvert avec une "Coalition Citoyenne"


Catherine Poulet


Drôles d'échos qui viennent de Miraglia, le joyau de la terrafirma semble depuis ces dernières semaines dans la tourmente alors que incivilités et conflits d'intérêts ébranle la tranquillité pourtant d'ordinaire assurée de la Porte d'Entrée du Sud de l'Eurysie, excédant plus que de raison les habitants, pourtant cette fois ce ne sont ni les mauvais retours de la poste républicaine, ni les accidents dans la rade du port et encore moins les prix montants de la joaillerie qui font couler l'encre mais bien... L'implantation d'une chaîne de restauration rapide...

On vous explique, retour dans le passé ! Il y a de cela presque un mois, l'un des géants de la Restauration à moindre coût et temps Teylaise a jeté son dévolu sur plusieurs localités du Sud de l'Eurysie et notamment au sein de la terrafirma fortunéenne, ce dans une audacieuse stratégie d'expansion commerciale ayant coûté des fonds conséquents et nécessités bien des investissements. Ce, ne serait-ce que pour négocier une implantation formelle auprès de l'administration républicaine d'une part qui bien que dans la tourmente à l'heure où la Custodie de l'Amiral Deria se rallonge face à l'instabilité chronique en Eurysie Occidentale ainsi que les braises encore chaudes au sein de l'Afarée du Nord se rallumant suite à divers coups d'éclats. S'ajoute à cela les seconds volets de négociations menées avec cette fois ci les localités d'implantation et notamment les divers mairies concernés, les frais d'acquisition de baux, de construction ou d'occupation de tel parcelle, taxes diverses matérielles, et c'est là même sans compter sur la vaste offensive publicitaire qui a été menée de concert dans l'optique d'attirer l'attention du grand public et de prospecter une clientèle.

La marque comme son nom l'indique, Catherine Poulet, se spécialise dans des mets à base de poulet et cuisiné "à la Teylaise" impliquant une gamme finalement assez variée de produits finaux dont la vedette demeure toutefois l'incontournable "Panier d'ailes pannées à la sauce Courvoisier" qui fait pour ainsi dire fureur au sein du Royaume Onédien depuis déjà quelques années, capitalisant autant sur ses saveurs et sa texture croustillante que sur le nom même de la famille royale qui dispose d'une certaine popularité là bas et même à un certains degrés à l'extérieur des frontières dudit royaume. Une assise déjà existante donc avec une réputation qui s'accompagne d'arguments de chocs, collaborations avec des producteurs et exploitants agricoles locaux pour se fournir en "matière premières", couplé une expertise et une expérience purement Teylaise emmenée par de véritables ambassadeurs de sa gastronomie, une vague d'emplois divers et variés à pourvoir afin d'accompagner la production ainsi que la chaîne logistique... Et ainsi de suite. Autant de choses afin de charmer les édiles comme les résidents, jusqu'aux moindres détails notamment dans l'imagerie publicitaire qui n'hésite pas à employer des grands noms de la télévision et du cinéma afin d'en faire la promotion.

Un carton immédiat dans de nombreuses localités de la Fortuna du cosmopolitisme qui raffole toujours de nouveautés et de "l'exotisme étranger". Toutefois si dans la grande majorité des lieux, principalement des villes et parfois bourgades de moindres importance ces installations se sont bien déroulées, il semble toutefois que l'imposante Cité de Miraglia se soit érigée en exception à cette règle. Les discours qui émanent afin d'éclaircir cette affaire ne sont pas toujours clairs mais selon toute vraisemblance, Catherine Poulet a rencontrée une forte opposition locale en tentant d'installer une de ses enseigne sur un emplacement stratégique et extrêmement convoité au sein du Centre-Ville, extrêmement fréquenté notamment à cause de ses innombrables Galeries et autres échoppes s'accompagnant aussi de plusieurs lieux d'études renommées.

Face à la Franchise Teylaise c'est ainsi une véritable coalition de regroupements d'individus qui n'hésitent pas à manifester une franche hostilité, parfois même s'élançant sur le plan physique. Restaurants, brasseries et autres enseignes de restaurations locales voyant d'un mauvais oeil l'arrivé d'un nouveau rival, Critiques Gastronomiques aux avis très tranchés taillant sans aucune autre forme de procès ce qu'ils nomment comme de la "Malbouffe bonne à donner aux porcs", Riverains aisés et souvent d'un certains âge irrités par les odeurs de friture et l'agitation croissante qui "rendrait leur quotidien insupportable", Représentants des Syndicats des de la Franche Sécurité... Les détracteurs ne manquent pas toutefois, si ceux ci ont des raisons et des origines variées, ils se sont tous fédérés bien assez vite derrière la bannière de Karim Delfino, ni plus ni moins que l'indéboulonnable Maire de Miraglia en place depuis plus de quinze ans et entamant son quatrième mandat à la suite. Si certains pourraient s'étonner de la chose, l'édile martèle que cela n'a rien d'anodin, bien au contraire sa prise de position claire est là la preuve sans équivoque qu'il est à l'écoute de ses administrés et entends leurs préoccupations, il soutient d'ailleurs à ce titre que Catherine Poulet s'est installé illégalement à Miraglia en profitant d'une faille administrative ainsi que de l'erreur humaine d'un des nouveaux fonctionnaires de la Mairie afin d'outrepasser les procédures d'usage permettant d'obtenir les autorisations de Bail du local aujourd'hui utilisé. Une accusation dont la franchise Teylaise se défend avec véhémence dénonçant un "complot mafieux" piloté par le Maire et ses "amis"
ayant vu le jour après des refus de verser des dons à des organismes de développement de la municipalité suite à des sollicitations d'agents de la Mairie venu en personne dans les locaux.

Les accusations en diffamation se sont ensuite enchaînées quelques jours durant jusqu'à ce que les gérants de Catherine Poulet fassent installer sur la devanture publicitaire extérieures de l'enseigne une série de message à destination du Maire, explicitement nommé par son prénom Karim, ainsi que plusieurs personnalités "influente" de la communauté jugées comme appartenant clairement à cette "mafia municipale", ce afin de lui adresser de cinglantes réponses tel que "Catherine Poulet contre les extorsions ! #DehorsLaCorruption" ou encore "Filipo Martinero, toi et ton syndicat arrêtez d'essayer de vous faire passer pour des Philanthropes, tu n'es qu'un voyou à la petite semaine, remballe tes larbins, tu ne nous feras pas taire !", des déclarations indirectes qui n'ont toutefois pas améliorée l'ambiance locale, loin de là.

De fait, les choses ont soudainement commencé à monter dans les octaves lorsqu'un des employés de Catherine Poulet aurait finit à l'hôpital avec les jambes dans le plâtre, une plainte ayant d'ailleurs été déposé pour agression avec "des barres en fer" par les gérants de l'enseigne qui ont ensuite déclaré aux organes de presse que ledit employé avait été victime d'une odieuse embuscade digne de brigands de grands chemins mais que ces tentatives d'intimidations ne les feraient pas taire. La Mairie ayant déclarée quand à elle qu'il s'agissait là encore d'élucubrations abracadabrantesque, arguant que le centre ville était extrêmement sûr et que l'employé avait sûrement juste dû glisser dans un amas de poutre en acier destinées à des travaux d'aménagement. Pour l'heure cependant, la police se garde de tout commentaire, l'enquête suivant son cours et dit "n'écarter aucune piste". Toujours est-il que depuis cet incident, les deux "factions" en opposition ont revues leurs angles d'attaques et de défenses respectives.

Pas plus tard que la semaine dernière notamment, les employées de la municipalité avaient fait déposer une série de blocs de bétons devant l'enseigne afin de "combattre l'occupation illégale des lieux et les propos diffamatoires", de manière très confuse toutefois, il semble qu'une erreur humaine ait menée à un déversement de béton frais sur l'un des véhicules des gérants qui a dû être libéré à grands renforts de massue pendant plusieurs heures car ledit béton s'était solidifié à l'insu de tous. Cependant, cette épisode des blocs de bétons fut finalement de courte durée après qu'un nouvel acteur se soit joint à la mêlée : La Justice. De fait, si les prétentions de chacun des partis étaient déjà à l'écoute et le sont à vrai dire encore, ce depuis quelques temps, la prise d'action de la Mairie à semble-t-il forcée les Juges en charge du dossier à émettre une ordonnance préemptive afin de faire lever la chose, qualifiant la pose de blocs de bétons comme "Une violation insupportable des libertés fondamentales de Catherine Poulet", ordonnant leur retrait immédiat qui fut fait, non sans traîner le pieds toutefois.

Mais tandis que les mésententes et querelles continuent et que la Justice se penche encore sur bien des détails, il apparaît que le Maire et ses adjoints ont trouvés une nouvelle manière de provoquer leur bête noire. Dans la nuit d'hier, une série de vaste pots de fleurs d'une hauteur des plus imposantes a été disposée le long des trottoirs devant l'enseigne de restauration Telyaise, occasionnant une gêne importante pour la clientèle et dissimulant en partie les lieux vu de la chaussée. Ce qui a entraîné la dénonciation immédiate de la chose par les gérants de Catherine Poulet, accusant "Karim et ses laquais" de contourner l'ordonnance judiciaire, ce à quoi le Maire s'est défendu en affirmant que au contraire il ne faisait que respecter la loi. Quelle loi ? Une "Obligation aux édiles de la Région d'aider à la pollinisation de leurs agglomérations afin de favoriser la symbiose naturelle et la bio-diversité", arguant que l'installation de ces pots de fleurs forts garnies ce faisait dans cette optique uniquement et soutenant que l'enseigne Teylaise voyait le mal partout et s'enterrait dans une "dangereuse paranoïa". Après investigation, il apparaît en effet qu'une loi allant dans le sens de cette optique écologique avait été passée le jour d'avant au Cortès Miraglien, le parlement régional, celle ci portée par Daniellito Bendito, un élu réputé proche du Syndicat de Franche Protection et de son représentant Monsieur Filipo Martinero.. Un détail qui fait tout de même hausser un sourcil, mais que beaucoup de riverains considèrent simplement comme une coïncidence et la simple expression du processus Démocratique...

Quoi qu'il en soit, Catherine Poulet est décidé à ne pas en rester là, et la bataille judiciaire ne semble que commencer tandis que les affrontements verbaux se poursuivent avec ardeur... Affaire à suivre donc !
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