
l'Assemblée communautairePays représenté : République Fédérale de Tiva
Nom de l'interlocteur : Asla XiLingShiu
DĂ©claration :Mes chers collĂšgues, membres nouveaux de l'organisation, membres fondateurs de la CommunautĂ© des Ătats Nazumis, mes salutations.
Tout d'abord, nous aimerions, avec le soutien de mon gouvernement et de ma ChanceliĂšre aux Affaires Ă©trangĂšres et Ă la coopĂ©ration internationale, tous ici vous remercier suite aux votes de chacune de vos nations Ă l'adhĂ©sion de la RĂ©publique FĂ©dĂ©rale de Tiva Ă siĂ©ger au sein de la CommunautĂ© des Ătats Nazumis. Nous vous en sommes reconnaissants, et nous permettez de sortir de l'isolationnisme dont nous faisons l'objet.
En cette premiĂšre prise de parole, et en tant qu'Ămissaire d'Ătat, je suis stupĂ©fait par la prise de position de certains lors du premier vote de notre organisation portant l'objet direct d'exclure la nation du Dyl'Milath. La position de Tiva est claire : nous sommes Ă©videmment contre cela. Comme la RĂ©publique FĂ©dĂ©rale Communiste Libertaire d'Ustia, nous nous posons une question fondamentale : qui sommes-nous ?
Qui sommes-nous pour exclure un Ătat de notre organisation pour avoir menĂ© des actions militaires bien avant la signature de toute norme nouvelle imposĂ©e aux Ătats nazumis souhaitant entrer dans l'organisation ? CollĂšgues, qui sommes-nous ?
Parce que si nous devons exclure des Ătats pour leurs antĂ©cĂ©dents, alors beaucoup d'entre nous seraient exposĂ©s Ă une telle logique. Et au final, cette organisation censĂ©e nous rapprocher ne ferait que nous Ă©loigner.
MalgrĂ© cela, le Jashuria l'a rappelĂ© : les gouvernements sont souverains dans leurs Ătats, et c'est ce que nous respectons. Mais nous devons alors nous poser la mĂȘme question : pour cette organisation supranationale, partons-nous de zĂ©ro historiquement ? Mettons-nous de cĂŽtĂ© les actions passĂ©es de chaque Ătat ? Ou devons-nous nous fonder uniquement sur ce que chacun fait dĂ©sormais sous ce cadre commun ?
Dans ce cas-lĂ , allons-y alors : mais que chacun assume sa responsabilitĂ© et puisse ĂȘtre jugĂ© par nous tous ici. Que tous ceux qui ont menĂ© des attaques militaires par le passĂ© puissent ĂȘtre soumis Ă une procĂ©dure d'examen, que tous ceux qui se sont Ă©mancipĂ©s de la Charte, de la Convention et de toute rĂšgle Ă©tablie par la CommunautĂ© des Ătats Nazumis dans le passĂ©, mĂȘme le plus lointain, soient alors visĂ©s par cette mĂȘme logique je me demande a quoi ressemblerai cette salle.
Tiva le pense et le dit clairement : une procĂ©dure pour une action menĂ©e dans le passĂ© ? Pourquoi faire ? Pourquoi vouloir sanctionner et empĂȘcher un pays de bĂ©nĂ©ficier d'une coopĂ©ration supranationale pour des faits qu'il a commis seul, en dehors de tout cadre commun, et sans participation d'un seul d'entre nous ?
Est-ce par fiertĂ© ? Pour que nous puissions dire un jour : ânous avons arrachĂ© la racine malade de l'arbreâ ?
Ou est-ce par peur que certains s'engagent aux cĂŽtĂ©s de ces Ătats dans un futur que nous ne contrĂŽlons pas ?
Alors expliquez-nous : pourquoi exclure le Dyl'Milath pour des fautes qu'il aurait commises avant mĂȘme de signer la Charte ou la Convention ?
Nous nous adressons à ceux qui envisagent de soutenir cette position : nous ne pouvons pas nous permettre de perdre un partenaire économique et stratégique pour des faits relevant d'un passé antérieur à notre cadre commun.
Mais au-delà de cette question, il y a une autre réalité plus profonde.Cette organisation est en train de définir son premier réflexe institutionnel face à un conflit.
Et ce réflexe sera observé.
Par nous.
Par nos peuples.
Et par le monde extérieur.
Car si notre premier geste collectif est l'exclusion, alors nous envoyons un message clair : la réponse à la crise n'est pas la construction d'un cadre de paix, mais la séparation immédiate des acteurs du conflit.
Et si tel est notre premier réflexe collectif, alors nous devons accepter que nous ne sommes pas en train de construire une paix, mais une mécanique de division.
Enfin, nous proposons un compromis simple : une suspension de dĂ©lĂ©gation du DylâMilath au sein de la CEN sur une durĂ©e que ce conseil aura Ă©tabli de maniĂšre democratique, accompagnĂ©e dâun mĂ©canisme dâexamen des situations similaire des Ătats en conflit ou ayant participĂ© ou organisĂ© un conflit et portant les memes propositions de sanctions, si cette voie de prudence devait ĂȘtre rejetĂ©e, alors Tiva sera contre sur ce vote.
Je vous remercie.
Vote : CONTRERetour au sommet âČ