28/07/2020
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[Épigraphie/Grammatologie] Inventaire raisonné des hiéroglyphes et pétroglyphes muloquois - Page 3

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Le Glyphe Pakpolpak ou Glyphe de la déité subalterne ou du vassal(AZ)

le glyphe

Ce glyphe est de forme carrée et se compose d’un carré plein tracé en trait épais dans lequel se trouve un carré plein tracé en trait fin, dans lequel se trouve un triangle vide surmontant un carré vide surmontant un triangle vide. Ce glyphe est prononcé Pakpolpak par les Aleuciens muloquois des villages de Barbery. Il s’agit du glyphe de la déité subalterne, c’est-à-dire du dieu (ou de l’esprit) qui sert un autre dieu ou esprit, ou bien encore du chef d’un clan vassal. C’est d’ailleurs littéralement le sens des glyphes-clefs dont il est composé. Laissons de côté les glyphes-clefs Ma et Ko : ils ne servent qu’à encadrer les glyphes-clefs centraux et ne se prononcent pas (car le muloquois n’aime pas laisser de petites figures seules sans cadre), et voyons les glyphes Pak Pol Pak. Ils veulent dire « le chef qui craint le chef ». En sachant que « chef » a un sens ambigu variant entre le dieu ou l’esprit et le chef de la tribu, et que « craindre » veut dire aussi obéir ou servir. Ce glyphe est assez fréquent et, s’il peut servir dans un cadre politique pour magnifier la puissance d’un chef ou expliciter des rapports hiérarchiques, il est quand même beaucoup plus fréquemment employé dans un cadre théologique pour définir les cours célestes des dieux et les relations de subordination qu’ils entretiennent entre eux. Ainsi, par exemple, Polpakmatakomapok, qui est l’esprit de l’agriculture, est pakpolpak, sujet de Pokpakbo, le dieu du feu ; ou encore Polpakmatakomata, l’esprit de l’élevage, est pakpolpak, sujet du dieu Makota, le fleuve divinisé. Notons que ce glyphe est glyphe-clef des glyphes spécifiques indiquant la subordination aux grands dieux, comme les glyphes Pakpolpakpolpakbo ou Pakpolpakmakota, respectivement membre de la cours de Polpakbo ou de Makota.
Les mots commençant par Pakpolpak

Pakpolpak
Le Glyphe Pakpolpakmakota ou Glyphe de la déité subalterne de Makota(Aa)

le glyphe

Ce glyphe est carré et se compose de deux parties. La première, sur un tiers supérieur, est un rectangle tracé en trait fin dans lequel se trouvent deux traits horizontaux tracés en trait épais entre lesquels se trouve un trait horizontal en trait fin. La seconde partie est en dessous et occupe les deux autres tiers verticaux : il s’agit d’un rectangle plein tracé en trait épais dans lequel se trouve un rectangle plein tracé en trait fin, dans lequel se trouve un triangle vide surmontant un carré vide surmontant un triangle vide. Il s’agit du glyphe des déités subalternes à Makota, le fleuve divinisé. Les Aleuciens des villages muloquois de Barbery le prononcent Pakpolpakmakota, ce qui signifie littéralement : « le chef qui craint le Chef Makota », chef devant être ici entendu comme dieu, entité spirituelle. Il se construit avec deux glyphes-clefs : le glyphe du dieu Makota en haut et le glyphe du vassal en bas. Comme tout glyphe de lien vassalique, l’emploi de ce glyphe dépend de la puissance et du prestige de l’entité dont il marque la domination. Ici, il s’agit de Makota, le fleuve divinisé. Comme il s’agit de l’un des principaux dieux, et parfois même du principal, ce glyphe est fréquent et bien attesté.
Les mots commençant par Pakpolpakmakota

Pakpolpakmakota
Le Glyphe Pakpolpakpolpakbo ou Glyphe de la déité subalterne de Polpakbo(Ab)

le glyphe

Ce glyphe est de forme rectangulaire dans le sens vertical et se compose de deux parties. En haut, deux traits verticaux tracés en trait épais entre lesquels se trouve un trait vertical en trait fin, le tout surmonté d’un carré vide surmonté d’un triangle vide. En bas, un rectangle plein tracé en trait épais dans lequel se trouve un rectangle plein en trait fin, dans lequel se trouve un triangle vide surmonté d’un carré vide surmonté d’un triangle vide. Ce glyphe se prononce Pakpolpakpolpakbo par les Aleuciens muloquois des villages de Barbery et signifie : « le chef qui sert avec crainte le chef Polpakbo ». Il s’agit concrètement d’un glyphe de lien vassalique dont la fonction est d'indiquer que l’on est face à un esprit membre de la cour de Polpakbo, le dieu du feu des Muloquois, qui est l’une des principales entités du panthéon de ce peuple. Ce glyphe se compose de deux glyphes-clefs : en haut l’on trouve Polpakbo, le glyphe du dieu du feu, et en dessous Pakpolpak, le glyphe-clef de la vassalité. Ce glyphe est assez fréquent car il renvoie à la maison de l’un des principaux dieux des Muloquois, laquelle maison est assez populeuse et comprend, entre autre membres, Popakmatakomapok, l'esprit de l'agriculture.
Les mots commençant par Pakpolpakmakota

Pakpolpakmakota
Le Glyphe du dieu Polpakmatakomapok, esprit de l'agriculture (Ac)

le glyphe

Ce glyphe est de forme carrée et se compose de trois parties dans le sens vertical. La première partie est en haut : il s’agit d’un triangle vide surmontant un carré vide. La deuxième partie se trouve en bas : il s’agit d’un rectangle plein tracé en trait fin dans lequel se trouvent deux traits horizontaux épais au centre desquels se trouve un trait horizontal fin. La troisième partie est au milieu, il s'agit d'un rectangle plein en trait épais dans lequel se trouve un rectangle plein en trait épais, dans lequel se trouve un triangle plein en trait épais. Ce glyphe se prononce Polpakmatakomapok chez les Aleuciens muloquois de Barbery. C’est le glyphe du dieu du même nom, un certain Polpakmatakomapok. Il s’agit du dieu de l’agriculture, littéralement : « le chef qu’il faut craindre et qui commande aux émanations de la Rivière de la Vie dans le monde naturel qui ont en elles un principe de croissance et qui se trouvent dans les champs ». Cette déité est suffisamment importante pour disposer d’un glyphe propre (car ce n’est pas le cas des déités très obscures ou marginales, pour lesquelles les Muloquois emploient un groupe de glyphes plutôt qu'ils n'en forgent un seul), qui n’est, en définitive, que la fusion de deux glyphes-clefs : Polpak, le chef à craindre, c’est-à-dire le dieu ou l’esprit, et Matakomapok, l’agriculture. Comme on peut le voir, les Muloquois ne distinguent pas le nom du dieu de sa fonction et de son glyphe. Matakomapok est une déité subordonnée au dieu Polpakbo, le dieu du feu et l’un des dieux principaux du panthéon muloquois. Ce glyphe est d’usage assez fréquent et est par conséquent bien attesté dans les témoignages épigraphiques.
Les mots commençant par Polpakmatakomapok

Polpakmatakomapok
Le Glyphe du dieu Polpakmatakomata, esprit de l'élevage (Ad)

le glyphe

Ce glyphe est de forme carrée et se compose de trois parties dans le sens vertical. La première partie est en haut : il s’agit d’un triangle vide surmontant un carré vide. La deuxième partie se trouve en bas : il s’agit d’un rectangle plein tracé en trait fin dans lequel se trouvent deux traits horizontaux épais au centre desquels se trouve un trait horizontal fin. La troisième partie est au milieu, il s'agit d'un rectangle plein en trait épais dans lequel se trouve un rectangle plein en trait épais, dans lequel se trouve deux traits épais horizontaux entre lesquels se trouve un trait fin horizontal. Ce glyphe se prononce Polpakmatakomata chez les aleuciens muloquois de Barbery et désigne le dieu du même nom qui est en charge de l'élevage. Litterallement, si l'on voulait rendre l'intégralité du ses contenu dans ce glyphe, il faudrait traduire : "Le chef qu'il faut craindre et qui préside aux émanations de la Rivière de la Vie dans le monde physique et qui sont dotées d'un principe de mouvement et contenues dans un enclos", donc le dieu de l'élevage. Polpakmatakomata se construit très logiquement sur la base de deux glyphes-clefs qui sont Polpak, le chef à craindre, et Matakomata, l'élevage. Cet esprit est suffisamment important pour disposer de son propre glyphe, cependant il n'est pas libre puisqu'il est inféodé au dieu Makota, la fleuve divinisé. Ce lien de subordination s'explique sans doute en grande partie par le fait que le glyphe de l'Eau vive, qui est le composant principale du glyphe de Makota, se trouve deux fois dans le glyphe de Polpakmatakomata, suggérant graphiquement un lien de subordination ou de filiation évident, ou en tout cas d'appartenance au même clan, le clans des dieux de l'eau.
Les mots commençant par Polpakmatakomata

Polpakmatakomata
Le Glyphe Mok, Glyphe du Désordre ou de la Bouche (Ae)

le glyphe

Ce glyphe est de forme circulaire et se compose d’un unique cercle plein tracé en trait épais. Il s’agit du glyphe du Désordre ou de la bouche. Les Aleuciens des villages muloquois de Barbery le prononcent Mok. Ce glyphe est assez rare en tant que tel, puisqu’il s’agit davantage d’un glyphe-clef que d’un glyphe d’usage courant. Il fournit cependant une clé majeure à l’écriture muloquoise car Mok permet de construire tout ce qui a trait à la négativité et à la discorde d’une part, et tout ce qui a trait à la bouche, la nutrition et la discussion d’autre part. Il est curieux de constater que chez les Muloquois il y a corrélation entre la parole, la nutrition (et donc la prédation) et la négativité, c’est-à-dire le mal. Le mal doit être entendu non pas comme un principe fondamental et opposé au bien mais plutôt comme un désordre, un trouble dans l'ordre naturel des choses. Le monde est essentiellement harmonieux mais des acteurs libres peuvent décider de faire quelque chose qui apporte le désordre, que ce soit une parole ou un acte pour manger. C'est ainsi d'ailleurs que l'on peut comprendre des glyphes comme celui de la chasse ou de la cueillette. Notons que les glyphes-clefs fondamentaux de cercles, que ce soit Mok dont il est question ici et qui se compose d’un cercle en trait épais, ou Mar, l’interrogatif, en trait fin, sont composés de la seule clef en tant que telle, comme c’est le cas, par exemple, de Pok, la montagne, Ma, le monde matériel, et Ko, le monde des esprits. Cela n’est possible que parce que ce sont des figures pleines. Par ailleurs, comme pour Ma et Ko, Mok et Mar ne se distinguent que par l’épaisseur des traits ; c’est une chose à laquelle le lecteur doit être particulièrement attentif : l’épaisseur des traits est porteuse de sens et n’est pas un élément esthétique dans l’écriture muloquoise.
Les mots commençant par Mok

Mok
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