Le Glyphe Pakpolpak ou Glyphe de la déité subalterne ou du vassal(AZ)
Ce glyphe est de forme carrée et se compose d’un carré plein tracé en trait épais dans lequel se trouve un carré plein tracé en trait fin, dans lequel se trouve un triangle vide surmontant un carré vide surmontant un triangle vide. Ce glyphe est prononcé Pakpolpak par les Aleuciens muloquois des villages de Barbery. Il s’agit du glyphe de la déité subalterne, c’est-à-dire du dieu (ou de l’esprit) qui sert un autre dieu ou esprit, ou bien encore du chef d’un clan vassal. C’est d’ailleurs littéralement le sens des glyphes-clefs dont il est composé. Laissons de côté les glyphes-clefs Ma et Ko : ils ne servent qu’à encadrer les glyphes-clefs centraux et ne se prononcent pas (car le muloquois n’aime pas laisser de petites figures seules sans cadre), et voyons les glyphes Pak Pol Pak. Ils veulent dire « le chef qui craint le chef ». En sachant que « chef » a un sens ambigu variant entre le dieu ou l’esprit et le chef de la tribu, et que « craindre » veut dire aussi obéir ou servir. Ce glyphe est assez fréquent et, s’il peut servir dans un cadre politique pour magnifier la puissance d’un chef ou expliciter des rapports hiérarchiques, il est quand même beaucoup plus fréquemment employé dans un cadre théologique pour définir les cours célestes des dieux et les relations de subordination qu’ils entretiennent entre eux. Ainsi, par exemple, Polpakmatakomapok, qui est l’esprit de l’agriculture, est pakpolpak, sujet de Pokpakbo, le dieu du feu ; ou encore Polpakmatakomata, l’esprit de l’élevage, est pakpolpak, sujet du dieu Makota, le fleuve divinisé. Notons que ce glyphe est glyphe-clef des glyphes spécifiques indiquant la subordination aux grands dieux, comme les glyphes Pakpolpakpolpakbo ou Pakpolpakmakota, respectivement membre de la cours de Polpakbo ou de Makota.
Le Glyphe Pakpolpakmakota ou Glyphe de la déité subalterne de Makota(Aa)
Ce glyphe est carré et se compose de deux parties. La première, sur un tiers supérieur, est un rectangle tracé en trait fin dans lequel se trouvent deux traits horizontaux tracés en trait épais entre lesquels se trouve un trait horizontal en trait fin. La seconde partie est en dessous et occupe les deux autres tiers verticaux : il s’agit d’un rectangle plein tracé en trait épais dans lequel se trouve un rectangle plein tracé en trait fin, dans lequel se trouve un triangle vide surmontant un carré vide surmontant un triangle vide. Il s’agit du glyphe des déités subalternes à Makota, le fleuve divinisé. Les Aleuciens des villages muloquois de Barbery le prononcent Pakpolpakmakota, ce qui signifie littéralement : « le chef qui craint le Chef Makota », chef devant être ici entendu comme dieu, entité spirituelle. Il se construit avec deux glyphes-clefs : le glyphe du dieu Makota en haut et le glyphe du vassal en bas. Comme tout glyphe de lien vassalique, l’emploi de ce glyphe dépend de la puissance et du prestige de l’entité dont il marque la domination. Ici, il s’agit de Makota, le fleuve divinisé. Comme il s’agit de l’un des principaux dieux, et parfois même du principal, ce glyphe est fréquent et bien attesté.