08/11/2018
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Discours et déclarations officielles - Page 3

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Empire Démocratique et Parlementaire du Nord

Vingt-quatre décembre de l'an deux-mille seize

Ministère de la Défense, du Renseignement et des Armées
Secrétariat d'État à la Communication
Monsieur le Secrétaire d'État à la Communication
Son Excellence Gideon Erickson, Ministre de la Défense, du Renseignement et des Armées

À l'attention du peuple nordiste,

Une importante salve d'engins militaires identifiés comme des missiles se dirigeant vers la façade maritime impériale ont été repérés. Les forces armées feront tout leur possible pour arrêter cette attaque. La provenance est encore non identifiée, mais son exécution laisse peu de doutes quant à son auteur, légitimement soupçonné comme étant la Principauté de Carnavale.

Comme lors des exercices précédemment réalisés, la population est sommée de se mettre à l'abri dans les lieux prévus à cet effet de manière efficace, à l'image des protocoles d'exercices. Attendez les prochaines consignes du gouvernement de Sa Majesté, gardez votre calme, mettez-vous à l'abri et œuvrez pour que tous soient hors de danger.

Que vive éternellement l'Empire, son peuple et l'Humanité.

Gideon Erickson, Ministre de la Défense, du Renseignement et des Armées
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Empire Démocratique et Parlementaire du Nord

Seize janvier de l'an deux mille dix-sept

Cabinet de Sa Majesté impériale
Secrétariat d'État à la Communication
Monsieur le Secrétaire d'État à la Communication
Sa Majesté impériale, l'Empereur Maximilien Deuxième du nom

Peuple nordiste bien-aimé,

En ces heures sombres où le monde vacille au bord du chaos, il est plus que jamais nécessaire de nous interroger sur ce qui fait l’essence même de notre existence collective et la raison d'exister de notre nation.

Qu’est-ce qu’une nation ? Qu’est-ce qu’un peuple ?

Au-delà des frontières et des institutions, au-delà des drapeaux et des hymnes, une nation est avant tout une communauté de destins, une alliance sacrée entre les hommes et les femmes qui la composent, fondée sur un pacte moral et civique qui transcende les conflits, les intérêts personnels et les rancœurs. J'ai toujours pensé que l'Empire avait dans son essence même une vocation universaliste et profondément humaniste, car il fédère au-delà de la richesse des différences.

Ce pacte, celui de notre espèce, l'Humanité, celui de notre monde et celui de l'Empire, c’est la promesse de la solidarité inconditionnelle, le respect inébranlable de la dignité de chaque individu, l’engagement envers la justice, la liberté et la paix, droits inaliénables de chaque composant de notre Humanité bien-aimée.
Notre Empire a toujours porté dans le monde ces valeurs au plus haut, malgré les tempêtes qui ont parfois secoué ses fondations, les âmes obcures qui voulurent nous priver de cette identité et nous faire sombrer dans les ténèbres de la haine, de l'individualisme, du rejet de la différence.

Mais aujourd’hui, cette promesse est mise à rude épreuve, et notre nation, si elle n'est pas morte, car elle ne le sera jamais, accuse la perte d'êtres chers qui la composait et souffre de la plaie béante de ces disparus. La guerre lâche et infâme menée par Carnavale contre notre sol, notre sang, nos valeurs et contre notre peuple, n’est pas seulement une agression militaire ; c’est une attaque contre ce pacte fondamental. C'est une attaque contre l'Humanité. C'est un crime contre l'Humanité.
C’est une remise en cause brutale de tout ce que nous avons construit ensemble, de tout ce à quoi nous aspirons. Une remise en cause du droit des peuples à la paix. Cette infâme agression n'est pas qu'un coup porté par les armes, c'est une volonté de détruire notre humanité, de détruire ce en quoi nous croyons, de détruire ce qui nous est cher et ceux qui nous sont chers.

Pourtant, face à cette épreuve, nous ne sommes pas brisés, nous sommes renforcés. La solidarité a montré une fois de plus face aux êtres aux cœurs noircis par leurs démons que les peuples ne sont pas indifférents aux souffrances de leurs frères et se lèvent à l'unisson pour les soutenir. C'est le cas de l'Empire pour la Kabalie. C'est le cas de Nebrownia et Lermandie pour l'Empire.

Parce que le véritable ciment d’une nation et d'un peuple, ce n’est pas seulement sa puissance militaire ou économique. C’est la conscience aiguë de la responsabilité morale de chaque citoyen envers l’autre, envers la communauté, envers l’Humanité. C’est la volonté de défendre la justice non parce qu’elle est facile ou lucrative, mais parce qu’elle est juste et absolue. Elle doit être défendue de tout temps, en tout lieu, face à tout adversaire. Il n'est plus l'heure de se voiler la face. L'Empire l'a toujours fait et nous le faisons à nouveau aujourd'hui : nous ne laissons pas nos paroles creuses et nous agissons.

Chaque citoyen de l'Empire porte désormais en lui, au plus profond de sa chaire et de son âme, cette mission supérieure pour le salut de notre monde : être le gardien vigilant d’un idéal humaniste et universel, être le vecteur d’une renaissance d'une civilisation de paix et de solidarité. Cette renaissance n'est pas un retour à la puissance d’antan, mais une transformation profonde vers un âge encore inconnu, celui d'un ordre mondial de justice et de paix inconditionnelles. C'est cet idéal qui est à présent la pierre angulaire de l'idéal impérial, de l'identité nordiste et la maxime supérieure et absolue de notre action.

Un passage d’un empire qui se défend à un empire qui inspire. D'un Empire qui se protège à un Empire qui protège tous et chacun. Un empire qui, par son progrès social, son innovation scientifique, son respect écologique, sa défense du droit international, ses capacités économiques, son exemplarité politique et la noblesse de son peuple, devient un phare dans un monde troublé. Carnavale en voulant nous détruire, a fait de nous la lumière des peuples menacés, le père des guerriers de la liberté, la mère des enfants terrorisés.

Notre rôle sur la scène internationale ne se limitera plus à être une force militaire protectrice. Jusqu'à l'avènement d'un ordre mondial de paix et de justice, il est d’être un acteur de paix durable, de développement équitable, de coopération sincère entre les peuples. Nous guiderons les communautés en quête de repères vers la paix. Nous mettons notre sang, notre épée, notre bouclier et notre vie au service de l'Humanité.

Notre planète doit montrer que la force n’est rien sans sagesse, que la puissance n’a de sens que si elle sert le bien commun. Nous allons œuvrer pour une diplomatie fondée sur le dialogue respectueux, l’écoute attentive, la coopération active. Nous userons de tous les moyens pacifiques pour mettre à bas la tyrannie, la terreur et les crimes. Lorsque toutes les voies sont épuisées, à regret, nous userons de la force. Une force salvatrice et purificatrice qui purgera les cœurs de la noirceur, les esprits de la haine et qui servira le bien de chacun.

Nous voulons créer des ponts, pas des murs ; des alliances solides, pas des antagonismes. Nous voulons la liberté, pas la domination ; le salut, pas le ravage. Car l’histoire nous enseigne que les empires fondés sur la peur et la division sont voués à s’effondrer. Car l'histoire nous prouve que les ordres mondiaux basés sur la domination et l'inégalité sont voués à nous faire sombrer dans une ère de chaos.

En revanche, ceux qui bâtissent sur la confiance, l’inclusion et la solidarité transcendent les épreuves et durent. Nous pouvons aujourd'hui engager la mise à bas de la barbarie et de l'obscurantisme pour proclamer la justice, la dignité, la liberté, la démocratie, les droits humains. C’est cette voie que nous choisissons.
Mais pour accomplir cette mission, nous devons être une société forte, une société éclairée, une société juste. Et nous ne devons pas que nous cantonner à notre société. Nous devons agir main dans la main avec tous les peuples prêts à se battre pour leur liberté et pour vivre en paix.

Cela implique que chacun de nous prenne conscience de son rôle. Que chacun agisse avec responsabilité, avec engagement, avec courage. La diplomatie, l’éducation, la culture, la recherche scientifique seront nos armes pacifiques les plus puissantes. Nous devons encourager la pensée critique, l’innovation, la créativité, le respect des droits fondamentaux. Nous devons bâtir un système économique qui ne sacrifie pas l’humain à la profitabilité, qui respecte notre planète, qui vise l’équité et le bien-être collectif, ainsi que la liberté et le mérite, en se gardant de l'exploitation maquillée et de l'inefficacité.

Nous devons défendre la laïcité comme garant d’une coexistence harmonieuse entre croyances et non-croyances, entre traditions diverses, entre cultures multiples. Car c’est dans le respect des différences que réside notre force. Citoyennes, citoyens, le chemin qui s’ouvre devant nous est long, semé d’embûches, mais c’est aussi le chemin de la grandeur véritable.
Nous ne voulons pas seulement survivre à cette épreuve, nous voulons en sortir transformés, capables de projeter une influence positive et durable sur notre monde, de faire rayonner cet idéal.

L’Empire du Nord renaîtra plus puissant, oui, mais surtout plus humain, plus juste, plus éclairé. Nous porterons cette flamme comme une lumière dans l’obscurité, un appel à la raison et à la solidarité universelle. Ce combat, cette mission, est la nôtre. Et ensemble, par la volonté collective de notre peuple et des peuples amis et solidaires, nous écrirons une nouvelle page de l’Histoire.
Une page où la liberté triomphe, où la paix s’installe, où la dignité de chacun est reconnue. Geokartos, l’Empire du Nord, n’est pas seulement un territoire sur une carte, c’est une idée, une promesse, un espoir.

Un espoir que nous portons haut, et que nous ne laisserons jamais s’éteindre.

Et, car la Babylone chimique tente d'éteindre cette flamme et de réduire les peuples au silence, quand la voie diplomatique n'est plus possible après le massacre indiscriminé de populations civiles au sein de notre capitale et l'attroce génocide du peuple de Kabalie, nous n'avons plus le choix. Nous allons mettre fin à cette dystopie meurtrière. Aujourd'hui sonne le début de la chute imminente des dirigeants génocidaires de Carnavale.

Aujourd'hui, nous jetons nos forces dans la bataille. Pour nos morts. Pour l'Empire. Pour l'Humanité.

Que vive éternellement l'Empire et son peuple.

Sa Majesté Maximilien II, souverain de l'Empire.
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Empire Démocratique et Parlementaire du Nord

Vingt-six décembre de l'an deux mille dix-sept (rétro-rp)

Cabinet de Sa Majesté impériale
Secrétariat d'État à la Communication
Monsieur le Secrétaire d'État à la Communication
Sa Majesté impériale, l'Empereur Maximilien Deuxième du nom

Chers citoyens, chers amis,

Je ne saurais aujourd'hui trouver les mots qui me permettraient d'exprimer toute la douleur qui m'habite, toute la colère qui me consume, et l'infinie tristesse qui est la mienne. Après un tel massacre, après de tels crimes, après une telle infamie... que reste-t-il à dire ?

Deux millions.

Deux millions d'êtres humains. C'est l'estimation du nombre de frères, de sœurs, de parents, de fils, de filles, de maris, d'épouses, qui sont morts sous nos yeux, à côté de nous, dans nos bras, alors que nous entendions pour la dernière fois leurs voix, alors que nos yeux virent ce que nous n'oublieront jamais : des êtres chers partir devant nous, le visage tordu de douleur, le corps crispé sombrant dans les nimbes glacées d'après la vie. Morts dans des souffrances au-delà de l'imaginable. Au-delà de l'humain. Et aucun mot ne saurait décrire ce que nous avons vu, ce que nous avons vécu, ce que nous continuons de vivre. Aucun mot ne pourrait apaiser la douleur d'une mère, d'un orphelin, d'un cœur amoureux.

J'étais à vos côtés, dans notre capitale, lorsque les feux de l'inhumain se sont abattus sur nous. La Principauté de Carnavale a fait le choix d'abandonner le peu d'humanité qui lui restait - et qu'elle avait pourtant su démontrer lors de l'escalade proportionnée ayant mis fin à la précédente crise - au profit du barbare, du lâche, de la folie. Carnavale était déjà une nation faillie, criminelle, instable et dangereuse. Elle est aujourd'hui devenue le concentré le plus pur de ce que l'humanité engendre de plus sombre.

J'étais à vos côtés, et je comprends toute votre peine, toute votre douleur. Je parle non seulement en tant qu'Empereur, mais aussi en tant que père et en tant qu'époux. Mon fils, mon jeune enfant de moins d'un an, héritier du trône impérial, l'être que j'aime le plus au monde, est mort sous mes yeux durant cette attaque chimique. Face à la mort, chers concitoyens, nous sommes tous égaux. Et sa fragilité n'a pas pu résister, malgré les soins, comme tant d'entre nous hier et dans les jours à venir. Je comprends, de tout mon cœur, toutes les mères, tous les pères qui pleurent aujourd'hui leurs enfants.

Mon épouse, Sa Grâce l'Impératrice, a été grièvement atteinte elle aussi par cette attaque. Elle se trouvait dans les jardins impériaux au moment de l'attaque. Elle est aujourd'hui dans une situation préoccupante. Je suis, moi aussi, affecté, comme vous. Et je vous comprends. Cependant je ne m'exprime pas pour étaler mes peines personnelles, je ne m'exprime pas pour chercher de la pitié, car l'heure est grave, et les jours à venir sont incertains. Sachez donc que, quelle que soit ma douleur, quelle que soit ma peine, au nom de la Nation, et de l'idéal que nous portons, je resterai debout. Pour nous défendre. L'Empire ne cédera pas.

Il serait vain de vous cacher ce qui saute aux yeux : je suis moi-même affaibli par les effets de l'agent chimique. Je reste un homme parmi les humains. Et cette attaque, même si j'ai survécu, laisse de profondes marques sur ma personne comme tant d'entre vous. Mais je ne suis pas à plaindre. Vous comme moi avons eu la chance inouïe d'être encore en vie. La moitié des habitants de notre capitale ont péri dans l'horreur la plus totale. Et si je sais que la situation reste dramatique, je vous le dis : l'Empire est toujours debout. L'Empire n'abandonnera personne. L'Empire est, et restera, ce qu'il est, peu importe ce que ses ennemis engagent pour le faire chuter.

Je remercie, avec une gratitude infinie, tous nos alliés, toutes les nations qui, aujourd'hui, se dressent contre Carnavale et nous apportent leur soutien, tant humanitaire que financier, moral et militaire. La solidarité humaine qui se construit autour de cette catastrophe démontre, une fois encore, que même dans les heures les plus sombres, la lumière existe. Tant que l'Humanité de chacun est encore vive, tant que la solidarité s'exprime et triomphe de la haine et de l'obscurité, nous ne sommes pas perdus.

Carnavale, par cette action, s'est positionnée comme l'ennemi principal de l'existence même de l'Humanité. Elle a commis, coup sur coup, deux génocides, avec la volonté délibérée de mettre à genoux les peuples par la menace chimique et balistique, pour les dominer, les soumettre, réaliser les fantasmes religieux et financiers d'une dystopie oligarchique ayant abandonné toute once de raison.

Chers citoyens, vous pouvez me croire : cette attaque ne restera pas sans conséquences. Mais nous ne nous abaisserons jamais à de telles infamies. Peu importe les épreuves, l'Humanité est notre bien le plus sacré, et jamais l'Empire n'attaquera les populations civiles de Carnavale pour les massacrer comme elle l'a fait. Notre amour pour l'Humanité guide toutes nos actions. Nous nous engageons, coûte que coûte, à ce qu'une telle barbarie ne puisse plus jamais se reproduire. Nous nous engageons à ce que justice soit faite. Nous nous engageons à ce que le Pays des Trois Lunes, la Kabalie, retrouve son entière et pleine indépendance, sa souveraineté, et que, elle comme nous, obtenions réparation.

Nous ferons tout pour que les dirigeants génocidaires et criminels ayant engagé ces actes, que dans Carnavale tout entière toutes les personnes ayant participé à ces crimes sur l'Empire et sur la Kabalie, soient poursuivis, et que plus aucun pays ne puisse jamais représenter une menace similaire. Nous engageons tous les moyens nécessaires, parce que l'inquiétude, la peur, le doute, le mensonge n'éteindront jamais les droits humains. Parce que la justice et la dignité doivent retrouver leur juste place.

Mes amis, mes frères, mes sœurs, entendez mon appel : faisons front commun pour que l'Humanité triomphe à nouveau. Pour que l'obscurité ne nous gagne pas.
Unissons-nous pour mettre à bas la haine, la banalisation de la mort, l'atrocité, l'inhumanité. Dans les jours à venir, notre démocratie sera attaquée.
Nos ennemis, ceux de notre idéal, de notre peuple, de notre humanité, s'attaqueront à nous. Ils nous diffameront. Ils déformeront la vérité, parfois de manière subtile, pour mener une désinformation dévastatrice. Une guerre morale et psychologique, qui prendra le masque de la bonté pour mieux tuer ce que nous représentons. Mais vous savez tout comme moi qu'en ces heures tragiques, il n'est plus tant de se diviser mais de s'unir. Insensés seront ceux qui voudront saper notre unité, crier au complot, crier à la fracture pour semer la discorde au nom de je ne sais quelle morale à double vitesse. Car ces mêmes éléments dangereux sont ceux qui minimisent l'action de Carnavale et la soutiennent dans l'ombre, ceux qui ne défendent pas les populations victimes de ses diktats. Ce sont eux qui, contrairement à l'Empire et à ses alliés qui ont pris leurs responsabilités, n'agissent pas pour stopper le génocide en cours, l'invasion d'un pays souverain pour l'asservir. Ceux qui prendront le temps de faire des jugements de valeurs contre nos nations alors même qu'ils ne feront rien pour sauver la Kabalie.

Ils veulent nous attaquer en ces heures de vulnérabilité pour mieux détruire ce en quoi nous croyons. Pour mieux nous affaiblir. Nous avons tous aujourd'hui la responsabilité de défendre l'idéal qui nous anime, l'espérance qui vit en chacun. Nos ennemis sont nombreux, parfois puissants. Et ils ne reculent devant aucune manipulation pour faire tomber l'Empire. Pourtant, dans cette heure obscure où la mort menace chacun d'entre nous, nous devons nous rassembler.

Autour de ce qui est sûr. Autour de ce qui est commun. Autour de ce qui est le plus humain. Autour de notre drapeau, oui. Mais surtout, autour des valeurs qui nous unissent. Je vous en prie : ne cédez pas aux manipulations. Restez unis, dans ces heures de douleur, pour triompher des forces qui cherchent à étendre leur emprise et à abattre ceux qui leur résistent. Car notre idéal, nos valeurs et notre volonté seront plus fortes que leurs perfides agissements.

Nordistes, ne cédez pas aux sirènes de la division. Ne cédez pas aux mensonges. Ces ennemis sont prêts à infiltrer toute notre société, pour faire chuter l'Empire. Mais l'Empire, ce n'est ni la domination, ni le suprématisme, ni l'intolérance, ni la dictature. L'Empire, c'est une histoire complexe. Oui, marquée par des ombres. Un régime qui a fait des erreurs dans son passé. Mais un régime qui reconnaît ses fautes, qui les assume et qui œuvre pour la concorde de tous depuis. Et malgré tout, nous croyons que nous pouvons faire mieux. Avancer sans renier ce que nous sommes, ni ce en quoi nous croyons, sans effacer nos propres erreurs.

L'Empire est notre maison commune. Une maison qui permet à des peuples frères, liés par une histoire profonde - parfois douloureuse - de choisir l'avenir, ensemble. Ceux qui veulent abattre l'Empire sont les mêmes qui financent des groupes armés, envahissent des nations, se drapent de faux semblants de libération, tout en menant des politiques encore plus impérialistes que celles qu'ils dénoncent. Leurs souffles empestent l'hypocrisie. Notre peur est leur oxygène. Nous vous appelons à la raison, à la défense de ce qui vous est cher : l'Union, la Concorde, l'Espoir.

Ensemble, nous pouvons avancer vers un lendemain meilleur, sans division, sans rupture brutale, sans haine. Ceux qui prétendent vouloir libérer des entraves imaginaires ne nous connaissent pas. Ils ignorent ce que contient notre cœur. Ils veulent diviser pour régner. Ils sont, à l'image des révolutionnaires étrangers venus semer le chaos et la mort dans la Caméthée voisine de l'Empire, des marchands de révolutions et de terreurs, qui font leur vie sur une stratégie de charognards.

Nous, nous avons fait le choix de nous unir. Oui, l'Empire est né dans des conflits. C'est vrai. Mais pas que dans des conflits de domination. Il est né avant tout dans des conflits pour la liberté, la démocratie, les droits fondamentaux. Oui, il a colonisé. C'est vrai là aussi. Mais cette domination est un passé douloureux, un exemple de ce que nous ne devons jamais reproduire. Bien évidemment, nous n'oublions pas cette histoire coloniale, et nous ne la réfutons pas. Nous nous en servons comme d'un contre exemple. Comme le symbole de ce qui ne fonctionnera jamais, pour construire ensemble notre maison commune en opposition à cela.

Aujourd'hui, nous sommes unis non par la force, mais par la démocratie et les urnes. Unis par la volonté de faire survivre, coûte que coûte, à travers les tempêtes de ce monde, notre démocratie, notre fraternité, notre liberté, notre prospérité.
Ne cédez pas à la division. Unissons-nous pour évoluer ensemble, non dans la violence ou la rupture, mais par un changement intérieur, calme et déterminé.
La révolution douce, celle qui habite l'Empire depuis toujours, est la clef de son amélioration. Cette révolution douce qui est invisible, qui ne rompt pas brutalement la situation pour la mener au chaos. Nos cultures diverses, issues des quatre coins du monde, sont une richesse que nous connaissons, que nous valorisons, que nous défendons. La diversité des pensées est, elle aussi, une richesse. Elle fonde notre démocratie. Elle fonde notre espoir. C'est cette diversité dans notre maison commune que veulent attaquer Carnavale et ses soutiens de l'ombre.

Nos relations avec le monde entier doivent, chaque jour, être plus pacifiques et plus prospères. Cela nous unit. Cela nous rassemble autour de valeurs profondes et universelles. Jamais l'Empire, jamais l'Humanité, n'avaient traversé une période aussi sombre et aussi brutale, en si peu de temps. Il est du devoir de chacun d'entre nous de faire entendre sa voix, de prendre une part active au cours des évènements, et d'apporter la paix au monde. Malheureusement, Carnavale en commettant ces crimes, s'est placé dans l'impossibilité d'être pacifié par la diplomatie. Les actes seront nécessaires pour mettre fin à cette menace mondiale et existentielle.

L'Empire n'est pas mort. L'Empire est debout. L'Empire croit. L'Empire espère. Et son avenir dépend aujourd'hui de tous ses citoyens. Pour construire un monde meilleur, pour protéger notre démocratie, pour célébrer notre diversité, au sein de l'unité d'une maison commune, qui nous apporte la sécurité, la prospérité, la liberté et le respect.

Les mots ainsi formulés sont étranges, mais soyons fiers du sacrifice de ces deux millions de nos amis, car leurs sangs versés sont versés pour mettre un terme à la menace permanente que Carnavale fait peser sur le monde. Si nous ne nous dressons pas contre elle, personne ne le fera, car les marchands de bonne morale n'agissent pas, au-delà des discours qui sont creux sans actes. Rendons-leur hommage et faisons en sorte que plus aucune nation ne puisse faire à nouveau une telle atrocité. L'Empire a sacrifié une partie de son être pour le bien et l'avenir de l'Humanité. Nous en sommes ses martyrs et humbles serviteurs. Notre bien commun, notre Humanité, restera bien vivant grâce à nous.

Que vive éternellement l'Empire et son peuple.

Sa Majesté Maximilien II, souverain de l'Empire.
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Empire Démocratique et Parlementaire du Nord

Vingt-six avril de l'an deux-mille dix-sept

Ministère des Affaires Extérieures Impériales
Secrétariat d'État à la Communication
Monsieur le Secrétaire d'État à la Communication
Son Excellence François-Adolphe Rouzet, Ministre des Affaires Extérieures et Premier Ministre par intérim
Au nom du Conseil de Régence Salutaire
Conjointement à son allié naturel, le Duché de Sylva

Citoyens du monde, peuples libres d’Aleucie, et surtout, peuple oskalien martyr,

Alors que l’Empire du Nord pleure ses morts, victimes d’une attaque chimique barbarie perpétrée par la Principauté de Carnavale – un crime contre l’humanité qui a coûté la vie à deux millions de nos concitoyens et forcé l’évacuation de notre capitale –, nous devons, malgré notre deuil et notre lutte pour la survie, élever la voix face à une autre injustice qui se déroule sous nos yeux. Alors que l’Organisation des Nations Démocratiques (OND) est engagée dans une guerre juste pour éradiquer la menace des armes de destruction massive et punir ceux qui osent les utiliser, un autre régime, celui de l’Oskal, choisit ce moment pour écraser dans la violence les aspirations légitimes de son propre peuple.

Le gouvernement oskalien, dirigé par Chloé Milhaud – sœur de l’ancienne dictatrice Victoria Milhaud, dont le nom reste à jamais associé à la terreur et à la répression – vient de franchir une ligne rouge et envoie des signaux extrêmement préoccupants à la communauté internationale dont la confiance envers l'Oskal est déjà émaciée. En ordonnant à l’armée de réprimer les manifestations pacifiques contre la militarisation forcée de la société, en interdisant le droit de protestation, et en arrêtant des milliers de citoyens qui ne demandent qu’à vivre dans une démocratie véritable, le gouvernement prouve qu’il n’est que l’héritier des pires heures de l’Oskal. Une majorité parlementaire élue sous la botte militaire, issu d’une junte qui a déjà plongé votre nation dans le chaos, dont la Présidente est la sœur de l'ancienne dictatrice, ne peut prétendre représenter la volonté du peuple. Il n’est que l’ombre d’un passé que les Oskaliens ont déjà rejeté. Il est la résurgence du népotisme qui gangrène l'Oskal depuis trop longtemps.

Nous condamnons sans réserves et avec la plus grande fermeté ces actes.

Les images qui nous parviennent sont insupportables : des citoyens désarmés, des mères de famille, des étudiants, des travailleurs, malmenés, arrêtés, humiliés pour avoir osé dire non à l’oppression et à la dérive militariste d'un gouvernement et d'un Parlement à la majorité illégitime. Des ports bloqués par des manifestants déterminés à sauver leur pays de l’abîme et à revendiquer le choix de leur avenir, des rues à Mazanala transformées en champ de bataille entre un peuple exsangue, mais debout et assoiffé de liberté et une armée instrumentalisée par une clique népotique au pouvoir. Le monde entier voit ce qui se passe. Le monde entier voit que l’Oskal est à nouveau en train de basculer dans la dictature. Que la honte soit sur vous.

Le Conseil de Régence Salutaire et donc l'Empire, le Duché de Sylva et les nations libres de ce monde exigent :

  • La libération immédiate et sans condition de tous les manifestants arrêtés, ainsi que la fin des violences contre les civils.

  • Le rétablissement du droit de manifester pacifiquement, conformément aux principes les plus élémentaires des droits humains.

  • Aussi, ils demandent dans le but de préserver la paix et de s'assurer que les oskaliens ne subissent pas à nouveau l'horreur :

  • L’autorisation d’une délégation internationale indépendante, sous l’égide des organisations régionales, internationales ou des organisations de défense des droits humains ad hoc, pour superviser le respect des libertés fondamentales en Oskal, pouvant accéder aux prisons, aux hôpitaux et aux lieux de détention, afin d'observer le respect ou non des droits humains et libertés fondamentales.

  • L’annulation des décrets liberticides et le retour à un dialogue national inclusif, sous supervision internationale si nécessaire, pour rétablir la légitimité démocratique du pouvoir.

  • Nous ne pouvons plus tolérer qu’un gouvernement, déjà illégitime et héritier d'un régime dictatorial, profite de la crise régionale pour museler son peuple. L’Oskal ne peut se permettre une nouvelle descente aux enfers. La communauté internationale ne le permettra pas. Le peuple oksalien ne le permettra pas. L'Empire, même blessé par les crimes contre l'Humanité perpétrés à son encontre, ne restera jamais sourd aux souffrances des peuples frères muselés et ne restera pas inactif.

    Au gouvernement oskalien, nous lançons cet avertissement solennel : L’Empire du Nord, bien que meurtri, reste une puissance majeure de ce continent. Nos forces, bien que mobilisées contre la menace existentielle que représente Carnavale, n’oublient pas nos alliés, nos partenaires, et surtout, nos valeurs. Nous avons déjà prouvé par le passé que nous ne restons pas indifférents face à la tyrannie. Nous le ferons encore. Les manifestants que vous opprimez ne sont pas seuls, et l'Empire ainsi que le Duché de Sylva non plus. L'ASEA et l'OND toutes entières, par essence, désapprouveront vos actions et prendront les mesures nécessaires à ce qu'elles soient entravées.

    Si un seul manifestant perd la vie sous les balles de votre armée, si un seul prisonnier politique disparaît dans vos geôles, sachez que votre gouvernement devra en rendre compte. Les responsables seront poursuivis. Les complices seront sanctionnés. Et si la répression persiste, soyez certains que l’Empire et ses alliés prendront les mesures nécessaires pour protéger le peuple oskalien – par la diplomatie d’abord si la raison éclairée prévaut, et nous ne le souhaitons pas, par des actes plus lourds si la déraison l'emporte.

    Au peuple oskalien, nous réaffirmons : vous n’êtes pas seuls. Vos aspirations sont les nôtres. La liberté n’est pas une concession que l’on demande à un pouvoir autoritaire, c’est un droit inaliénable. L’Empire du Nord se tient à vos côtés. L’Organisation des Nations Démocratiques se tiendra à vos côtés comme elle l'a exprimée lors d'une précédente déclaration. Le monde libre se tient à vos côtés.

    La junte invisible de Chloé Milhaud et le fantôme de sa sœur doivent comprendre que l’Histoire ne leur sourira pas. Les régimes bâtis sur la répression finissent toujours par tomber. La démocratie triomphera en Oskal.

    Que vive éternellement l'Empire et son peuple.

    François-Adolphe Rouzet,
    Ministre des Affaires Extérieures et Premier Ministre par intérim,
    au nom du Conseil de Régence Salutaire de l’Empire du Nord.



    [Diffusé à toutes les chancelleries aleuciennes, aux médias internationaux et aux organisations de défense des droits humains.
    Copie transmise au Secrétariat Général de l’Organisation des Nations Démocratiques.]
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    Empire Démocratique et Parlementaire du Nord

    Deux septembre de l'an deux mille dix-huit

    Chancellerie Impériale
    Secrétariat d'État à la Communication
    Monsieur le Secrétaire d'État à la Communication
    Son Excellence François-Adolphe Rouzet, Grand Chancelier Impérial et Premier Ministre par intérim
    Au nom du gouvernement de Sa Majesté

    Au nom de Sa Majesté Impériale et du Gouvernement de l'Empire du Nord,

    L'Empire du Nord se joint résolument à la Déclaration commune sur le problème de la Cramoisie et ses solutions, rendue publique le 21 mars 2018. Nous en partageons le diagnostic fondamental, nous en soutenons l'esprit, et nous saluons le courage politique de celles et ceux qui ont choisi de nommer les crimes pour ce qu'ils sont : un génocide, une entreprise d'anéantissement systématique, une négation radicale de la dignité humaine.

    Pour l'Empire du Nord, cette déclaration ne saurait être abstraite. Elle touche à notre propre histoire récente, à nos propres morts, à nos propres plaies encore ouvertes. Les peuples de Kabalie partagent avec l'Empire une mémoire commune de l'horreur : celle des holocaustes carnavalais, méthodiques, industriels, déshumanisants. Nous savons, pour l'avoir vécu à Estham, que le génocide n'est pas un concept juridique lointain, mais une réalité charnelle faite de corps, de silences, de ruines et de survivants.
    À ce titre, l'Empire du Nord affirme sans ambiguïté son soutien politique, moral et diplomatique au peuple kabalien, et sa reconnaissance pleine et entière du caractère génocidaire des crimes commis par l'entité se désignant comme << République Actionnariale de Cramoisie >>. Nulle construction institutionnelle, nulle rationalisation économique, nulle rhétorique sécuritaire ne saurait absoudre un pouvoir fondé sur l'extermination.

    Cependant, parce que notre expérience nous impose une responsabilité particulière, l'Empire se doit aussi de le dire avec clarté : cette déclaration, si nécessaire soit-elle, n'est pas suffisante. Elle décrit avec justesse les menaces humanitaires, sécuritaires et politiques. Elle propose des mécanismes de réparation, de neutralisation et de jugement. Mais elle demeure, à nos yeux, incomplète dans sa portée et timide dans ses implications. La reconnaissance d'un génocide ne peut rester sans conséquences politiques immédiates. La neutralisation d'un appareil de mort ne peut être laissée à la seule bonne volonté d'une entité dont l'existence même repose sur la négation de l'autre. La justice ne peut être conçue comme un horizon abstrait, mais comme un processus concret, contraignant, assorti de moyens et de garanties.

    L'Empire du Nord estime que la paix véritable ne naît pas uniquement de la cessation des violences, mais de la dissolution des structures qui les rendent possibles. Là où un État s'est constitué par le crime de masse, la question de sa légitimité ne peut être éludée. Là où des peuples ont été réduits à l'état de variables éliminables, la simple réconciliation ne saurait suffire sans transformation radicale de l'ordre politique. Notre soutien à cette déclaration est donc un soutien exigeant. Il appelle à aller plus loin : dans les sanctions, dans les mécanismes de protection internationale, dans la reconstruction politique, et, si nécessaire, dans l'usage collectif et légitime de la contrainte pour empêcher que l'histoire ne se répète.

    L'Empire du Nord n'a pas survécu à l'holocauste pour se contenter de mots justes.
    Il a survécu pour que plus jamais le silence, la prudence ou l'équilibre diplomatique ne prévalent sur la vie des peuples.

    Nous resterons à jamais aux côtés de la Kabalie.

    Que vive éternellement l'Empire et son peuple.

    François-Adolphe Rouzet,
    Grand Chancelier Impérial et Premier Ministre par intérim,
    Au nom du gouvernement de Sa Majesté.




    [Transmit à la chancellerie azuréennes]
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    Empire Démocratique et Parlementaire du Nord

    Vingt-cinq septembre de l'an deux mille dix-huit

    Cabinet de Sa Majesté impériale
    Secrétariat d'État à la Communication
    Monsieur le Secrétaire d'État à la Communication
    Sa Majesté impériale, l'Empereur Maximilien Deuxième du nom

    Hier soir, à Uzusco, la nuit est tombée, plus sombre, et plus tôt que d'ordinaire.

    Sur la Place de la Fédération, au milieu des phares immobilisés et des conversations ordinaires d’un soir de semaine, la violence a jailli sans avertissement. Des hommes et des femmes ont tiré sur la foule. Sur des enfants. Sur des mères. Sur des vieillards. Sur la vie elle-même.

    Leur crime est d’une lâcheté absolue.

    Je pense à ce père qui a fui en portant son fils, traversant les cris et la fumée sans savoir s’il atteindrait l’autre côté. Dans ce geste instinctif, il y avait toute la dignité humaine. Protéger. Tenir. Refuser que la peur l’emporte. Voilà ce que les terroristes ne comprennent pas : ils peuvent tuer, mais ils ne savent pas aimer, et c’est pour cela qu’ils perdent toujours à la fin.

    L’Empire du Nord s’incline avec une infinie compassion devant les victimes. Nous partageons la douleur du Président fédéral Moctezuma III Kalpàn, celle des familles endeuillées, celle de chaque citoyen yukanaslavien frappé en plein cœur. Nous n’oublions pas.

    Lorsque l’Holocauste d’Estham nous a arraché deux millions des nôtres, lorsque notre capitale fut rendue inhabitable par le poison, la Fédération de Yukanaslavie ne détourna pas les yeux. Elle fut présente. Elle fut solidaire. Elle participa aux opérations contre la principauté criminelle de Carnavale. Elle fit plus que compatir ; elle agit. Aujourd’hui, l'Empire doit agir à son tour. Car ce qui a été attaqué hier n'est pas seulement une place publique. C'est un peuple libre. C’est une démocratie imparfaite, mais volontaire. C’est l’idée même que les peuples puissent débattre sans s’entretuer et se gouverner sans terreur. C'est l'alliance des peuples qui refusent que le sang des innocents devienne une monnaie politique.

    Ceux qui ont planifié ce massacre veulent diviser et porter l'ombre de la peur sur nos quotidiens. Ils veulent pousser à la haine aveugle, à la surenchère, à la fracture interne, en somme, à la fin de ce qui fait les nations, la fraternité. Ils rêvent d’un monde dans lequel la peur gouverne et où la violence devient une idéologie et une méthode politique.

    Je prends l'engagement devant vous tous aujourd'hui, ils échoueront.

    Sur ma demande, le gouvernement a ordonné, dès cette nuit, l’intensification immédiate de notre coopération avec les services yukanaslaves. Nos agences de renseignement travailleront de manière permanente et intégrée avec le SSY. Nos unités spécialisées dans la lutte antiterroriste partageront leurs bases de données, leurs analyses, leurs technologies de traçage financier et numérique. Une cellule conjointe Empire-Fédération sera mise en place dans les prochains jours afin de coordonner la surveillance des réseaux transnationaux, le démantèlement des filières logistiques et l’identification des complicités idéologiques et matérielles. Cette entraide s'inscrira dans la durée, et conformément aux accords précédemment conclus, l'Empire ouvrira prochainement ses bases militaires prévues au sein de la Fédération pour la soutenir dans sa lutte contre la terreur et dans sa quête de quiétude et de paix.

    Nous avons également l'ambition renouvelée de renforcer la coordination au sein de l’OND pour que toute organisation, tout parti, tout groupe qui servirait de relais ou de couverture à la terreur, la déstabilisation, la submersion, soit identifié, isolé et neutralisé conformément au droit juste qui régit nos États.

    La liberté n’est pas naïve et n'est rien sans la garantie que celle-ci s'exerce dans la mesure de la protection de la vie de chacun. Elle est vigilante et exigeante.

    Mais je le dis avec la même force : la réponse au terrorisme ne doit pas ressembler au terrorisme. La justice doit rester la justice et ne saurait être tordue par la douleur légitime qui nous anime. Les procès devront être équitables. Les responsabilités établies. Les coupables condamnés. C’est ainsi que l’on défend la démocratie : en la pratiquant, même dans l’épreuve. En tenant bon, tous, solidaires.

    Au peuple yukanaslavien, je dis ceci : votre deuil est le nôtre. Votre combat est le nôtre. Votre sécurité engage la nôtre.
    Dans les heures sombres, les alliances véritables et les amitiés profondes se révèlent. Et les nôtres sont d'acier.

    Que les terroristes entendent ces mots : en frappant Uzusco, vous n’avez pas isolé une nation. Vous avez resserré une alliance en prouvant une fois de plus que seule l'amitié des peuples et le travail entre les États nous préserve de la barbarie. Vous avez consolidé une détermination qui ne fait que croître de jour en jour. Vous avez rappelé aux peuples libres pourquoi ils doivent rester unis. Nous ne laisserons ni l'Aleucie, ni aucune région de ce monde, devenir le champ de bataille du terrorisme. L'Humanité triomphera si nous nous rappelons ce qui nous lie à elle.

    Que vive la Yukanaslavie.
    Que vive éternellement l'Empire et son peuple, dans l'épreuve comme dans la paix.


    Sa Majesté Maximilien II, souverain de l'Empire.

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    Empire Démocratique et Parlementaire du Nord

    Vingt-cinq septembre de l'an deux mille dix-huit

    Cabinet de Sa Majesté impériale
    Secrétariat d'État à la Communication
    Monsieur le Secrétaire d'État à la Communication
    Sa Majesté impériale, l'Empereur Maximilien Deuxième du nom

    À Roumont, la guerre a révélé une fois encore le visage de ceux qui l'ont choisie.

    Six soldats caratradais sont tombés sous l'action terroriste carnavalaise. Six hommes venus d'un Royaume allié, engagés à nos côtés depuis que Carnavale a frappé l'Empire au cœur, depuis que l'Holocauste d'Estham a voulu nous rayer de la carte. Ils sont morts non pour conquérir, mais pour empêcher que le crime de masse ne puisse jamais se reproduire et que l'Humanité soit en paix et en sécurité.

    Aujourd'hui, l'Empire entier honore leur mémoire. Et, au nom de la nation, j'adresse au Royaume du Caratrad l'expression de notre solidarité fraternelle et de notre gratitude indéfectible. Ce qu'il s'est produit à Roumont n'est pas un accident. Ce n'est pas une imprudence. Ce n'est pas l'amateurisme dont se moquent aujourd'hui les propagandistes de la Cité noire. Les faits démontrent une opération préméditée : infiltration, dispositifs incendiaires, usage de procédés chimiques, choix calculé des conditions climatiques. Une ville transformée en brasier. Une destruction méthodique. Puis, dans un second temps, le mensonge organisé. L'accusation grotesque. La tentative d'inverser la charge morale du crime, l'inversion accusatoire si chère aux yeux des soutiens de l'inhumain.

    Carnavale brûle ses propres villes et accuse l'OND. Voilà la vérité nue. Les élites terroristes de Carnavale assassinent leur peuple. Un régime qui traite ses ouvriers comme des variables déplaçables, qui explique que l'on ne perd rien en réduisant une cité en cendres, qui promet des médailles aux victimes collatérales et des primes aux exécutants, ne défend pas une nation : il instrumentalise un territoire, il estime la vie de ses habitants comme une donnée froide.

    Qu'il soit clair que l'Empire du Nord ne confond pas un peuple et ceux qui l'asservissent. Le peuple carnavalaise n'est pas notre ennemi. Il est la première victime d'une logique qui, déjà à Estham, avait fait du massacre une méthode. Nous savons ce que signifie voir une capitale rendue inhabitable par le poison. Nous savons ce que signifie compter ses morts par millions.Et c'est précisément parce que nous le savons que nous ne détournerons pas le regard lorsque la terre brûlée devient doctrine.

    À ceux qui prétendent que Roumont serait la preuve d'une faiblesse de l'OND, les démocraties ne sont pas faibles parce qu'elles respectent le droit. Elles sont fortes parce qu'elles s'y tiennent même dans l'épreuve. Le Royaume du Caratrad, Tanska, Teyla, la Yukanaslavie, le Faravan et l'ensemble de nos alliés ont réaffirmé leur engagement. Les parlements votent. Les opinions soutiennent. L'OND demeure unie. Cette unité ne procède pas d'une illusion. Elle procède de la conviction que si nous cédons devant la stratégie de la cendre, nous ouvrirons la voie à d'autres Estham ou d'autres Kabalie.

    Notre objectif n'a jamais été d'humilier Carnavale. Il est de mettre fin à un régime qui fait de l'incendie et de la mort une arme politique et du mensonge un système de gouvernement.

    Nous renforcerons la protection des civils. Nous adapterons nos dispositifs face aux menaces chimiques et incendiaires. Nous poursuivrons ceux qui planifient, financent et exécutent ces crimes. Et nous laisserons toujours une porte ouverte à une sortie honorable pour ceux qui, au sein même de Carnavale, comprennent que l'avenir ne peut être bâti sur des ruines entretenues volontairement. Cette sortie est évidemment impossible pour les responsables de ces crimes, qui seront jugés comme il se doit. Les soldats tombés à Roumont, comme les martyrs d'Estham, nous obligent.

    La guerre nous a été imposée. Elle a commencé le jour où notre capitale a été frappée par un holocauste. Elle se poursuivra jusqu'à ce que la sécurité des peuples libres soit garantie et que la politique de la terre brûlée soit reléguée aux livres d'histoire. La cendre ne triomphera pas de la conscience. Le mensonge ne triomphera pas de la vérité. La peur ne triomphera pas des nations qui refusent de plier.

    Que vive l'Empire et son peuple,
    Et que, dans la fumée des épreuves, demeure intacte la flamme de notre humanité.

    Sa Majesté Maximilien II, souverain de l'Empire
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