- ⌛ Chronologie
➤ Quel calendrier est utilisé dans le pays ? Le Calendrier employé dans le « Monde antérinien » (Antérinie et anciennes colonies) est le calendrier grégorien. Autrement dit, c’est le calendrier occidental traditionnel qui est conservé et imposé à l’ensemble de la Confédération depuis le XVIe siècle. Tout naturellement, l’évènement originel ; le point où tout commence est la naissance du Christ ; pour des raisons évidentes : l’Antérinie a toujours été une puissance catholique et occidentale. Par ailleurs, ce n’est qu’assez tard, au XVe siècle, où l’Antérinie (et ses possessions) se sont pleinement alignés sur le calendrier moderne et traditionnel ; pour la simple et bonne raison que jusqu’en 1487, la nouvelle année débutait le jour de Pâques ; autrement dit le jour où Jésus ressuscita. Une image forte en symbolique… Quoi de mieux en effet que de commencer une nouvelle année par… la Résurrection. Ce ne sera que bien plus tard, en raison des lubies latines de certaines princes particulièrement influents, que le mois de janvier (de Janus, le Dieu à double visage qui tout en terminant l’année, ouvrait l’avenir…) s’imposa progressivement dans l’administration et dans l’usage quotidien.
➤ Comment divise-t-on les époques historiques ? Pour découper l’histoire simplement les académies fixent, et ce seulement pour l’Antérinie, quatre grandes périodes ; l’Antiquité (qui commence avec la mise en place des premières sociétés organisées et la mise sous tutelle progressive du Luzain par les Carthaginois (ou leur équivalent ingame) à partir VIe siècle avant Jésus le Christ avec la fondation de la Nueva Catagena ; l’actuelle Saint-Jean de Luz. L’histoire se poursuit jusqu’aux grandes invasions barbares et le Royaume des Alarics ; l’un des premiers États barbares indépendants qui suivirent l’effondrement de Rhême et de son influence dans l’ouest du bassin leucytaléen. Ce serait donc autour du Ve siècle qui marque le début de l’indépendance « antérinienne ») mais aussi et surtout avec la christianisation progressive du pays grâce à la figure de Saint Jérôme, pourfendeur de l’hérésie et du paganisme, héro national et Saint patron de l’Antérinie. La période médiévale est assez longue ; environ un millénaire, elle-même divisée en plusieurs sous-périodes allant du Royaume d’Arles aux prémices des guerres d’Antérinie. Vient ensuite la colonisation et l’Empire colonial ; l’âge d’Or de l’Empire qui s’étale sur environ trois siècles et demi avant de brutalement se terminer par la Révolution antérinienne ; et la lente période de déclin politique et social, mais aussi coloniale avec la prise d’indépendance de grandes parties de l’Empire et la perte même d’une partie de la Nouvelle Antérinie face à la Nipponie (Kyojokoku, mais les historiens antériniens ont la mauvaise manie de donner des surnoms passablement méprisants aux États avec une prononciation difficile) qui caractérise aussi l’établissement d’un régime parlementaire et conservateur solide sur ses appuis.
Marcine en revanche a une approche radicalement différente ; l’Antiquité n’existe quasiment pas comme période historique, au contraire les historiens locaux voient cela comme la gestation politique d’un ensemble unifié sur l’actuel territoire du Marcinais ; autrement dit la ville de Marcine et sa périphérie. C’est aussi à partir de cette période (-3.000) que la monarchie, à son stade embryonnaire s’impose et forme progressivement sa propre ère politique s’étendant sur le sud du Royaume actuel, si l’on exclue le Kalindi. Plus tard, entre le IVe et le Ve siècle débuta la christianisation de l’Empire marcinois, une fois que ce dernier se soit étendu de manière indirecte sur un territoire assez vaste. Néanmoins la période médiévale survient avec la lutte entre les chrétiens du Sud de l’Afarée contre les marchands esclavagistes du nord de l’Afarée qui permit de faire naître un début de sentiment national mais aussi et surtout de solidifier l’attachement à la religion chrétienne et l’affirmation de l’Église chrétienne de Marcine, dite copte. Ce fut aussi une période d’intense expansion territoriale et politique avec la mise sous tribut de plusieurs États ; à commencer des provinces Antériennes et de l’ouest du Cskho. La rencontre, au XVe siècle avec les Chrétiens d’Eurysie, à commencer par les Antériniens, marque un tournant historique majeure aux conséquences politiques, religieuses et sociales majeures. C’est la période de l’« affirmation » qui vit le Royaume de Marcine devenir une puissance politique influente et incontournable du sud de l’Afarée ; tenant en respect les Eurysiens tout en étant désireuse de découvrir certaines technologies jusqu’alors mystérieuses ; comme les premiers mousquets, la progressive centralisation des Royaumes ou les Universités rassemblant plusieurs milliers d’étudiants. C’est aussi à partir de ce moment là que le pouvoir politique se stabilise et se renforce progressivement autour de Marcine, la capitale royale tandis que les premiers accords religieux conclus avec les Papes mènent à la progressive fusion de l’Église marcinoise avec l’Église catholagnique. Cette période de progrès et d’affirmation royale, permi entre autres de préparer l’expansion de la Couronne de Marcine durant la période dite de l’« Union » qui commence au XVIIIe siècle avec l’Acte d’Union et le Protocole de Marcine qui permettent une séparation claire des prérogatives royales, nobiliaires et antériniennes qui contribua à fixer une aire d’influence respective aux deux royaumes ; c’est donc à partir de ce moment que la colonisation progressive du continent afaréen (le Moranza notamment) débuta, mais c’est aussi à cette période que l’Union vit une transformation radicale de la politique marcinoise avec l’ouverture du conseil nobiliaire aux élites marchandes, qui commençaient à se former avant d’entamer une transformation modérément libérale jusqu’au suffrage universel direct au début du XXe siècle. Encore aujourd’hui, l’Union est vue comme la période contemporaine.
➤ Comment sont coupées / perçues les saisons ? A Marcine la saison des pluies (le printemps) et l’été sont les deux seules saisons qui guident la vie quotidienne et agricole du pays ; pour des raisons essentiellement logique, l’Antérinie a divisé l’année en quatre saisons ; été, automne, hiver et printemps. Ce découpage a un but principalement utilitaire ; prévoir plus facilement la période des récoltes en se basant sur les constantes météologiques.
- 📖 Droit
➤ Dans le pays, quelle est la source du droit ? L’Antérinie étant principalement un Etat de langue latine dans lequel la tradition juridique rhêmienne a survécu a conservé le droit scriptural ; écrit, qui consiste à fixer une loi générale avant de l’appliquer au cas par cas. Par ailleurs, le système s’est quasiment imposé de lui-même à l’intégralité du Royaume à la suite de la centralisation initiée à la fin du Moyen-Âge ; l’exception n’était plus souhaitable et l’uniformisation et la rationnalisation du droit antérinien devenait une nécessité politique absolue. Ce qui n’a pas empêché la préservation de territoires, dans les Marches notamment, qui pratiquaient un droit coutumier, c’est à dire se basant sur la Coutume. De cette manière, les tribunaux déjouèrent certains décrets monarchiques en démontrant que ces derniers étaient contraires à la Coutume des Marches, ce qui ne manqua pas d’amener des confrontations politiques et juridiques entre le Parlement d’Antrania et la Cour des Marches. De son côté, l’Église a évidemment apporté, de manière indirecte, beaucoup de choses au droit écrit, latin, antérinien ; cette dernière ayant bien entendu pris une part très importante dans la formation des juristes et autres légistes (ce qui examinent la loi) antériniens.
Du côté marcinois, les sources sont multiples ; d’abord vient l’origine religieuse ; le Fetha Negest était le codex législatif ultime ; c’était de lui qu’émanait une loi semi-biblique en partie marquée par des apports du droit islamique arabe, eux-mêmes (très) lointains descendants des lois de la Rhême orientale. Ce code servait d’argument ultime justifiant l’organisation du clergé et du pouvoir politique marcinois, tout en légiférant sur plusieurs questions morales à commencer par le mariage et la répression de certains crimes. Par ailleurs, dans les provinces éloignées de la capitale, ou dans les États tributaires, le droit coutumier, de source oral était pratiqué et reconnu par les autorités marcinoises tant que ce dernier était compatible, dans ses principes, avec le Fetha Negest. Quelques exceptions notables sont à signaler ; comme pour les Orocomos qui avaient un système de justice parfaitement autonome et reconnu par le Négus en personne vu que même si le droit découlait de la Charia islamique, il était prononcé au nom du souverain. Dans les autres provinces, la Loi royale, notamment à partir de la période dite de l’« Affirmation » était petit à petit appliquée, en coordination avec les autorités des princes locaux, par les Bouches du Négus qui étaient des équivalents de juges qui pouvaient faire remonter certaines affaires au Chailot, l’organe de décision ultime présidé par le Négusa Négast en personne qui tranchait dans des cas difficiles ou imprévus par le Fetha Negest. Des apports latins se feront bien plus tard lors de l’Union et de la mise en place d’un système juridique commun conservant une certaine cohérence au niveau de son « esprit » pour citer un juriste antérinien du siècle.
➤ Y suit-on la logique du droit latin ? Comment et pourquoi est-il arrivé ? Le droit latin s’est progressivement marié avec les grands codex législatifs marcinois ; mais ce fut avec la démocratisation progressive du régime que les gouvernants se rendirent compte que le Fetha Negest ne suffisait plus pour fixer la loi ; au contraire il fallait à tout prix un modèle, plus occidental (certes) mais plus adapté à l’évolution des lois économiques internationales et l’arrivée d’un capitalisme triomphant qui menaça d’engloutir Marcine. Ce furent donc les Parlements qui formèrent les bases de nouveaux codes latins qui introduisirent l’existence des personnes morales et des personnes physiques (entreprises/États vs particuliers et citoyens) et la mise en place de Code du commerce et de codes définissant le fonctionnement du système politique marcinois. Néanmoins, le Fetha Negest conservait son prestige et a continué, pendant très longtemps et même encore aujourd’hui, à régenter les mœurs et l’organisation morale de la société en mettant en avant les principes religieux. Tandis qu’il existe toujours ; notamment pour les ethnies agricoles vivant les provinces reculées du Royaume une loi alternative reconnue dans les faits qui permet auxdites communautés de s’administrer en toute autonomie.
- ⛪ Religions et croyances
➤ Quand la (les) religion principale(s) du pays (laquelle) est-elle arrivée? Existe-t-il un événement/personnage fondateur marquant ? Le catholicisme rhêmien s’est établi dès le premier siècle avec l’existence de minorités de Chrétiens persécutés qui grossissaient de décennies en décennies ; en effet la religion chrétienne parlait davantage aux pauvres et elle présentait certaines qualités qui attirèrent toujours plus de croyants. Le véritable tournant s’imposa avec la reconnaissance de la religion chrétienne et son statut de religion d’État autour du Ve siècle ; c’est à ce moment là que Saint Jérôme christianisa les régions païennes du nord en n’hésitant pas à brûler et détruire les idoles et à ridiculiser, avec l’aide de plusieurs légionnaires convertis en missionnaires armés, les chefs religieux pratiquant le paganisme. Sa très fine connaissance de la théologie en fit aussi un adversaire acharné des hérétiques, manichéens notamment, qu’il fit froidement éliminer à la fin de sa vie. Au début du VIe siècle, et avec l’établissement d’un premier pouvoir monarchique barbare et chrétien, sous l’influence évidemment d’un Saint Jérôme déclinant et vieillissant, il couronna le premier roi catholique d’Antérinie faisant ainsi de lui le Saint Patron de la Monarchie. Il est enterré à Luz et l’on attribue plusieurs miracles d’ordre stratégique à ce dernier ; on dit que son esprit repoussa les sarrasins lorsqu’ils tentèrent d’assiéger la ville, mais aussi, quelques siècles plus tard, que les catholiques remportèrent une victoire exceptionnelle contre les Protestants en son nom.
A Marcine, Saint Anastase, un prêtre d’origine antérienne qui évangélisa le Royaume à partir du Ve siècle, ce qui s’explique principalement parce que son ordre, les Coptes d’Habaxumar, avaient progressivement tentés d’établir des embryons de mission au sud de l’Afarée, mais le seul succès notable fut la conversion du Monarque, Haïlé IV qui poussa sa cour à se convertir avec lui. Une fois les élites acquises le travail fut facilité, du moins à Marcine, même si les païens puis musulmans des provinces orocomos restèrent farouchement opposées à toutes tentatives de conversion. Par ailleurs Saint Anastase est aussi le père de l’Église chrétienne de Marcine et c’est en son nom « selon la très sainte volonté du frère Anastase » que la fusion de l’Église marcinoise avec l’Église catholique s’accomplit. Par ailleurs, il est bon de noter que les Eurysiens crurent pendant très longtemps que l’évangélisateur de Marcine se nommait Jean… Alors que le Saint patron du Royaume de Marcine et le protecteur des princes marcinois est Saint Anastase.
➤ Pourquoi s'est/se sont-elle(s) imposée(s) ? Il serait trop facile d’affirmer que la religion chrétienne se soit imposée d’elle-même ; mais on pourrait aisément confirmer que les masses populaires furent rapidement attirés par une foi qui ne les reléguait pas au second rang, et bien au contraire qui faisait des oubliés de la société un point central dans son discours. L’essouflement du modèle impérial (comme la fin de la distribution de blé gratuite dans les grands centres urbains) et, en parallèle, la mise en place des premiers « ordres monastiques » tournés vers la pauvreté ; comme les Parabalani, qui pouvaient au besoin servir de « milices politiques » défendant les intérêts des Chrétiens. Cet ordre monastique informel est celui qui réussit à étendre de manière progressive la foi aux masses populaires. Et ce dès le IIe siècle. À partir du Ve siècle, le sud de l’Antérinie était entièrement christianisé ; le nord restait aux mains des rhêmiens païens ; un problème résolu par Saint Jérôme, un évêque ambitieux et cynique mais habité par une foi sincère, qui retourna les envahisseurs Alarics s’étant installés dans le sud contre les occupants rhêmiens et ce qui permit d’unifier politiquement l’Antérinie autour de cette principauté barbare. Évidemment ; afin de concilier les catholiques, la politique religieuse dans les parties nords de l’Antérinie fut déléguée et influencée par Saint Jérôme, qui adopta des mesues pour le moins… drastiques. Mais ce fut avec la conversion des élites politiques au catholicisme rhêmien, et non plus seulement au christianisme arien, que l’unification religieuse de l’Antérinie se fit.
➤ Existe-il de fortes minorités religieuses (lesquelles) ? Quand et comment se sont-elles imposées ? Les minorités religieuses restent extrêmement minoritaires ; les deux principales étant les Juifs, communément nommés « Israélites » et les Protestants, « huguenots » de la prétendue foi réformée. Ces deux minorités ont connu des destins très différents ; d’un côté les Israélites antériniens ont toujours su maintenir des relations en apparence cordiale avec le pouvoir politique et religieux ; les évêques et les princes avaient toujours eu besoin de fonds pour construire et bâtir leurs immenses cathédrales, financer des armées gigantesques et mener à bien des projets politiques. Se méfiant des marchands fortunéens, en raison d’une rivalité politique séculaire en Lecuytalée, ce fut le Comté de Saint Jean de Luz qui édicta plusieurs édits reconnaissant les Israélites comme des minorités « utiles » ; elles sont donc tolérées, tant qu’elles s’adonnaient à leurs activités bancaires qui permettait d’enrichir le Luzain. Évidemment, ce choix de la finance n’est pas un choix mais une obligation ; les Juifs ne pouvant ni posséder de terres et de bâtiments de productions artisanales jusqu’au XIe siècle, la finance devint la seule alternative possible pour enrichir certains membres de cette communauté. Néanmoins, c’était déjà bien mieux que les progroms d’Eurysie germanique ou les ghettos des grandes cités occidentales. Une fois le Comté de Luz annexé, les Rois Très Pieux ne bouleversèrent en rien les édits de tolérance et les étendirent même au reste du Royaume : menant à une certaine symbiose entre la minorité juive et la majorité catholique. Évidemment, les coups de colère populaires instrumentalisés par des aristocrates ou des prélats ambitieux pouvaient mener à des violences contre les Juifs ; notamment en période de crise.
Pour protéger leurs financiers juifs, la Cour et les Grands n’hésitèrent pas à instrumentaliser la colère populaire contre un autre ennemi ; les Protestants et les hérétiques (ainsi que les Fortunéens, mais ça c’est commun). À partir du XIIe siècle déjà des mouvances religieuses alternatives émergeaient chez les Occitans d’Antérinie ; le catharisme. Ce mode de vie chrétien refusait bons nombres de conventions sociales antériniennes médiévales (comme le serment) et l’enrichissement de l’Église ainsi que l’existence d’un clergé sélectif… Au contraire ils promouvaient la vie en petites communautés de bons hommes et de bonnes femmes qui devaient montrer la voie vers le salut… Ni une, ni deux, les princes antériniens sautèrent sur l’occasion pour mener une vaste croisade interne destinée à nettoyer l’hérésie tout en se débarrassant de seigneurs trop ambitieux qui pourraient représenter une menace pour l’équilibre actuel des forces. Menant ainsi à l’émergence du Tribunal de l’Inquisition, spécialement mandaté par l’Église, qui loin de l’image de fous brûlant des sorcières à cause d’une tâche de naissance, visait à éviter que la répression du catharisme ne mène à un bain de sang général… C’est donc en fonctionnant grâce à des procédés relativement modernes que l’Inquisition évita le bûcher à plusieurs centaines de civils et de nobles innocents. En revanche, la répression fut violente et le terreau de ressentiment général de certaines communautés dans le Luzain profita aux prédicateurs protestants. Et c’est avec l’implantation des premières communautés protestantes que la haine institutionnalisée et popularisée du « Protestant » se généralisa. Les guerres de religion, qui virent les banquiers juifs se rallier au pouvoir religieux et royal (afin d’être bel et bien associé au camp catholique lors de la victoire) marqua définitivement la fin des progroms antisémites qui se détournèrent vers les communautés protestantes des campagnes, mais aussi dans certaines villes. Expulsions massives, arrestations et déportations dans les colonies marquèrent la brutale fin du protestantisme en Antérinie.
➤ Le pays se revendique-t-il historiquement et culturellement d'une certaine religion ? Le Catholicisme rhêmien ; l’Antérinie n’hésite pas à se prétendre Fille Aînée de l’Église et encore aujourd’hui,le catholicisme est une composante culturelle et politique majeure qui influence les élites et les masses populaires. La culture classique, conservatrice par nature, a mis en avant les épopées, romancées et parfois édulcorées des mythes fondateurs chrétiens ; à commencer par Saint Jérôme et Saint Anastase. Le clergé joue un rôle fondamental dans le dialogue social et exerce encore une certaine influence dans les cursus universitaires (notamment en philosophie et en théologie, la voie royale pour entrer en politique). À Marcine aussi les liens entre la société civile et le monde politique sont forts et étroits.
➤ Les cultes antiques dans le pays se rattachent-ils à une mythologie connue (gréco-romaine, nordique, précolombienne...) ? Oui.
- Idéologies
➤ Le pays a-t-il connu un mouvement socialiste notable ? (dates et personnages-clefs ?) Le socialisme antérinien est assez faible ; il n’y a pas eu de grands épisodes révolutionnaires qui purent marquer l’imaginaire collectif ; au contraire la Révolution fut diabolisée, présentée comme la décadence moral absolue et la division au profit de « forces obscures, ennemies de la Couronne, de la Foi et des Antériniens » ; le seul apport bénéfique de cette dernière fut le concept de Nation. En revanche, alors que d’autres révolutions (notamment au Kah) furent sociales (les Baboeuf et autres enragés se reconnaîtront) ce type d’éléments n’eurent pas le temps de se développer politiquement avant la brutale répression qui suivit la fin de la révolution. Ce fut au XIXe siècle que les premiers mouvements socialisants apparurent ; mais en vérité leur influence se cantonna quasiment toujours aux cités ouvrières, et dès la fin de la seconde moitié du XIXe siècle les premiers syndicats socialistes furent en pleine rivalité avec les Syndicats Chrétiens qui profitaient de l’athéisme revendiqué des meneurs pour proposer une alternative qui séduisait les masses laborieuses religieuses. Et encore aujourd’hui les mouvements socialistes restent anecdotiques en Antérinie ; en atteste la composition de l’Assemblée majoritairement conservatrice face à une gauche sociale-démocrate et communiste.
C’est plutôt à Marcine où le communalisme chrétien a pu s’implanter et se développer avec l’émergence des premiers penseurs socialistes afaréens, inspirés par les écrits marxistes des Kah tanais et le constat des ravages du capitalisme débridé sur la société et l’appauvrissement des classes prolétaires face à un enrichissement insolent des élites industrielles. C’est dans ce contexte que naquirent les premiers éléments du socialisme afaréen, avec en bonus une dénonciation vigoureuse et sans compromis du colonialisme occidental (en revanche, la colonisation du Moranza fut vivement approuvée…). Mais ce fut dans le seconde moitié du XXe siècle que le socialisme marcinois connut un nouveau souffle qui changea à jamais son visage avec l’introduction de la théologie de la Libération en provenance de l’Hernandie et de certains réseaux catholiques kah tanais ; dès lors ce fut le clergé et les syndicats marxistes mais chrétiens qui prirent progressivement le contrôle des partis socialistes pour les fusionner et former le Front de Lutte Anarchiste unit derrière une vision chrétienne et morale de la lutte des classes, et non plus seulement derrière l’utopie socialiste et matérialiste.
➤ Le pays a-t-il connu un mouvement fasciste notable ? (dates et personnages-clefs ?) Pas vraiment, la révolution nationaliste vaguement inspirée par quelques illuminés du socialisme n’a pas réussi à séduire les Antériniens ; et le Parti Fasciste antérinien a simplement été un effet de mode sans réel impacte sur le monde politique et social antérinien. Leur incapacité à prendre de l’influence est en partie due à l’agnosticisme revendiqué du Parti mais aussi à la faiblesse des partis socialistes ; permettant aux partis conservateurs, déjà forts, de jouer sur la modération de ses positions vis à vis des fascistes et des communistes pour démontrer que ni l’un ni l’autre sont assez puissants pour représenter une menace vis à vis des institutions démocratiques/la Nation antérinienne tout en jouant sur le fait que les régimes fascistes/communistes soient pour la plupart des dictatures sanguignolantes ; isolant iéologiquement ces deux mouvances et les discréditant auprès des masses.
➤ Le pays est-il capitaliste ? Quand et comment les valeurs mercantilistes/bourgeoises se sont-elles imposée ? L’Antérinie, si c’est un régime libéral, n’est pas pour autant « ultralibérale » (comme c’est le cas du Jashuria ou de l’Alguarena, du moins dans l’imaginaire collectif antérinien) avec une certaine méfiance vis à vis de l’argent ; les gouvernements conservateurs se succédant ont toujours conservé une approche colbertienne de l’économie ; l’argent doit rester en Antérinie pour enrichir l’Antérinie, ce ne fut que dans la seconde moitié du XIXe siècle que le libre-échange, le laisser-faire, laisser-aller ne s’imposa réellement au sein des élites politiques. Par ailleurs dans la conception antérinienne, l’entreprise est une sorte de « bien commun » autonome ; c’est à dire qu’il doit toujours, de manière indirecte, penser à servir l’intérêt général, comprenez l’intérêt national en priorité. Amenant une sorte de collaboration entre Antrania et les sociétés privées ; considérées comme des moyens d’influence potentiels. Cela ne signifie pas pour autant que l’État est en guerre contre l’entreprenariat et qu’il impose des normes absurdes ou trop de taxes pour dissuader les jeunes entrepreneurs ; au contraire il a tendance à se désengager des affaires économiques et à se contenter de fixer des règles simples pour soutenir les petites entreprises et faciliter, autant que possible, l’émergence de géants nationaux ; comme Carbonnex ou Terrabilis. D’autre part, l’État se réserve le droit de sauver ses poulains de la faillite si ces derniers ont su servir ses intérêts. Nous le voyons, l’État et les entreprises entretiennent des liens étroits et complexes.
➤ Le pays est-il marqué par une autre idéologie ? (quand, comment, dates, etc.) L’Antérinie, et Marcine, par ailleurs, partagent une idéologie conservatrice ; s’axant sur plusieurs piliers fondamenteux ; la religion, la famille, la patrie et la propriété privée. Plus encore, le conservatisme antérinien se caractérise aussi, au niveau économique, par l’émergence et l’application à grande échelle d’une doctrine sociale de l’Église qui tend à modérer les excès du capitalisme en rappelant que les créatures de Dieu forment un tout que la réussite individuelle ne saurait invisibiliser. Une vision partagée autant par l’initiative privée que les gouvernements qui se succédèrent.
- Histoire politique
➤ Décrivez concisément les différents régimes de votre pays (remonter le plus loin possible)
- Républiques sœurs (colonisation carthaginoise) -VIe siècle.
- Empire Rhêmien, -IIe siècle au IVe siècle.
- Formation du Royaume d’Antérinie ; IVe siècle jusqu’à la Révolution, aux alentours de la seconde moitié du XVIIIe siècle.
- Monarchie parlementaire centralisatrice : -XVIIIe siècle jusqu’en 2016.
- Monarchie confédérale : - 2016.
➤ Un grand Empire impactant plusieurs joueurs pourrait-il avoir régné sur le pays ? (cf Empires Rémien et Francien pour ceux déjà mentionnés) Un équivalent du Royaume d’Arles est envisagé avec les joueurs de la région. Par ailleurs, l’Empire Antérinien (qu’il soit colonial ou dynastique) a gouverné tout un paquet de petits États dans toute l’Eurysie occidentale. Quant à Marcine, le Royaume a aussi formé une vaste sphère d’influence mêlant États tributaires et colonies dans le sud de l’Afarée.
- Grandes migrations
➤ Le pays a-t-il été colonisé au cours de l'Histoire ? (pas de préhistoire) Non. Cela est tout aussi vrai pour Marcine que pour l’Antérinie.
➤ Le pays a-t-il connu de grandes migrations ? On peut vraisemblablement imaginer qu’avec le déclin économique de l’Antérinie à partir de la première moitié du XIXe siècle, il y a pu y avoir une très forte émigration (une dizaine de millions de personnes) vers d’autres États.
➤ Le pays a-t-il été une puissance coloniale ? Oui, évidemment.
➤ Aujourd'hui, le pays est-il intégré dans des flux mondiaux ? Naturellement.