06/08/2020
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[diplomatie] Ambassade de l'Empire du Nord - Page 21

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1967
Symbole de l'Ambassade
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Message de la Quatrième Ambassadrice de la République du Jashuria

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A l'attention de son Excellence le Grand Chancelier Njowga Nielsen, représentant de l’Empire du Nord

Votre Excellence,

Veuillez recevoir les plus sincères excuses de la part de la Troisième République du Jashuria pour le comportement outrancier de son Excellence monsieur Sharukh Kapoor lors de la réunion informelle liée au G20 organisé à Hernani-Centre. Son Excellence a été convoquée ce matin-même par nos services et a fait l’objet de sévères remontrances pour son comportement, qui ne sied pas aux diplomates de la Troisième République du Jashuria. Non content d’avoir jeté de l’huile sur le feu, ses propos ont rouvert des plaies que nous croyions désormais refermées.

Monsieur Sharukh Kapoor a été sanctionné pour son comportement envers votre nation et servira désormais auprès de notre ambassadeur à Estham à un poste subalterne pour bien saisir la portée de ses propos, au contact des personnes dont il a déshonoré la mort. Il purgera ses fautes jusqu’à ce que nous estimions qu’il ait compris le sens du mot « génocide ». Croyez bien, votre Excellence, que bien que nous regrettions que vous ayez démarré les hostilités envers le représentant de Carnavale, les mots employés par monsieur Kapoor se devaient d’être plus mesurés et se devaient de rester dans les limites de la décence commune.

A titre de compensation pour le préjudice subi, la Troisième République du Jashuria souhaite faire amende honorable auprès de l’Empire du Nord et de la population. Nous souhaitons apporter une contribution financière de 5000 crédits internationaux afin d’aider la population d’Estham à se relever de l’épreuve qu’elle a subi. Nous espérons que cette contribution servira à réparer le tort provoqué par les propos de notre diplomate envoyé pour cette préparation du G20. S’il va de soi que l’argent seul ne peut faire taire les souffrances de votre peuple, nous espérons que ces investissements pourront au moins les soulager durant la reconstruction de votre capitale.

Dans l’attente de votre réponse sur les canaux diplomatiques, je reste à votre entière disposition.

Veuillez agréer, votre Excellence, l'expression de mes salutations distinguées.

Cordialement
Madame Parvati Mathai, Quatrième Ambassadrice du Jashuria
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Monsieur le Chancelier, cher Njowga,

Merci pour votre réponse qui clarifie et soulage une irritante interrogation que le Diwan m'a poussé à devoir vous imposer. Tout d'abord, dans les éléments qui concernent l'implication du Jashuria dans la Qabalie occupée, je ne constate aucune information que le Bureau des Enquêtes n'aie déjà. La participation du Jashuria au Conseil d'administration, ainsi que les péroraisons de la presse coloniale au sujet de partenariats fantasques, demeurent des informations produites exclusivement par ceux qui y ont intérêt : les exécutants du colonialisme luciférien. Avec vous, je constate que rien n'indique ni ne confirme, du côté du Jashuria, ni du côté d'observations de terrain, une implication réelle sur place. Ceci est rassurant : ainsi je ne vois aucune raison que le Diwan fasse dévier son attitude vis-à-vis du Jashuria, ni de la R.A.D. d'ailleurs, sur cette question. Je peux écarter le scénario d'un psychodrame diplomatique sans intérêt, a priori.

Je me réjouis que les relations bilatérales entre le gouvernement de Sa Majesté Impériale et le Cercle Intérieur puissent être restaurées suite à un passage à vide. Ceci démontre que la diplomatie a bel et bien un rôle important à jouer, non seulement pour éviter les guerres, mais aussi pour éviter que les malentendus fassent dégénérer les situations. Bien que ce sujet ne nous concerne pas directement, l'Azur, comme vous le savez, aimerait que les relations diplomatiques en général sur ce bas monde soient de meilleures qualités. Le rapprochement entre votre éminence puissance démocratique et l'emporium nazumi numéro un est un des ponts principaux qui soudent entre elles les nations de ce monde, et cette réconciliation est la bienvenue dans une perspective d'un sommet international.

Excellence, il commence à se faire tard, et la Poëtoscovie n'a toujours pas repris la parole, ni aucun des membres qui s'y trouvaient. Karty a renvoyé sa délégation à la maison. Vraisemblablement, personne ne viendra plus et nous sommes venus ici en vain. C'est dommage, mais ne nous en formalisons pas. Nous trouverons bien un autre prétexte pour nous retrouver.

Cher Njowga, permettez-moi d'insister néanmoins sur ce point : une prochaine occasion de prendre un verre ensemble serait bel et bien de réaborder cette question de Carnavale. Je n'enlève rien à ce que vous avez dit : pas un mot. Le comportement qui vous a été imposé a été brutal et inacceptable, c'est certain. Vous le savez, vous avez bien voulu le reconnaître, l'Azur a montré la constance de sa position sur ce point. J'ai pris note de votre refus de siéger à la moindre réunion où se trouveraient des délégués carnavalais, ce que je ne peux qu'accepter, c'est votre droit légitime. Vous avez dit : « notre détermination à poursuivre cette guerre jusqu'à l'obtention de garanties de sécurité durables n'exclut nullement notre volonté constante de rechercher, partout où cela est possible, les voies d'une paix juste et de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour épargner au mieux les civils carnavalais qui sont parmi les premières victimes de leur régime. » Naturellement, le Diwan accordera le plus grand crédit à cette vision. Cependant, puis-je vous demander de préciser quelles garanties de sécurité durables la coalition vise-t-elle actuellement ? Dans ma compréhension actuelle du front, les Dalyoha ont usé à de multiples reprises des armes chimiques et de l'agent GILGAMESH, empêchant a priori toute entrée de troupes dans la cité et imposant un redéploiement tactique à l'Organisation. Quant à l'île de Bourg-Léon, où se fabriquent ces armes chimiques, elle est sanctuarisée. Partout, en ville et sur l'île, les troupes kah-tanaises sont présentes, encadrant les opérations « humanitaires » des Dalyoha qui reprennent du terrain en mêlant drones empoisonneurs et fourgons ambulanciers. Je ne pense pas me tromper, ni sombrer dans une impropre métaphysique, en lisant telle quelle la situation. Dès lors, vu également la volonté des Castelage de renforcer leur contrôle du centre-ville avec un dôme antiaérien et de grandes fêtes somptuaires, pensez-vous que la situation soit de nature à fournir rapidement des réponses à votre légitime besoin de garanties de sécurités ?

Je ne suis que le messager du Diwan, monsieur le Chancelier, je vous prie de ne pas prendre mes mots pour des attaques contre l'Empire du Nord ni contre l'Organisation qui contient depuis quatre ans bientôt les forces malveillantes des Dalyoha. C'est justement parce que l'Organisation est aujourd'hui un rempart qui accapare l'attention des Laboratoires et de leurs intentions génocidaires que la Qabalie occupée, grâce au mouvement international, au blocus azuréen et aux démarches afaréennes, est en train de se transformer. Bien que pas complètement satisfaisante, nous savons qu'aujourd'hui il y a un point d'accroche solide entre la République actionnariale et la mission d'observation finejourie-althaljire, qui investigue la situation réelle sur place en vue de faire des recommandations pour le monde entier et la résolution de la crise. Ces deux conflits sont liés. Ainsi l'Azur ne peut se désintéresser de ce qu'il se passe à Carnavale.

Pour cette raison, je pense qu'une plus grande clarté sur les objectifs et les moyens de l'Organisation des Nations Démocratiques pourrait renforcer à la fois votre position par rapport au reste du monde, et restaurer une perspective positive dans le conflit carnavalais qui, pardonnez-moi, s'enlise. En particulier, et j'en reviens hélas à mon point sur de futures discussions directes avec Carnavale, si des garanties de sécurité doivent être obtenues, elles doivent alors être données.

L'Azur a fait depuis plusieurs mois déjà une proposition, par la voix du Grand Vizir, pour proposer une mise à jour de la stratégie et des moyens associés. L'Organisation n'y a pas répondue. Je vous prie cependant de bien vouloir considérer l'un de ses points essentiels : la discrimination intracarnavalaise.

Nous avons observé le comportement des colons en Cramoisie et nous avons constaté une grande diversité parmi eux. Si certains restent des colonialistes indécrottables, d'autres sont plus ouverts, capables même de s'assimiler à la culture qabalienne. Une palette de nuances existe. De même, à Carnavale, je refuse de croire que tous les Carnavalais seraient responsables des crimes qui ont eu lieu. Ce sont les Dalyoha, bel et bien les Dalyoha, qui ont développé les armes de destruction massive à l'origine des opérations onédiennes dans la Principauté. La Maison Castelage, après la mort d'Arthur, pourrait être plus ouverte. Quant aux syndicats et aux groupes qui se sont échappés de la Maison Obéron en décomposition, certains peuvent aussi avoir une approche plus conciliante. Le Conseil municipal, mais aussi les institutions de quartier, pourraient aussi ne pas forcément être des animaux à abattre, mais des êtres doués de sensibilité, capables d'envisager un futur désirable et équilibré entre leur patrie et les nôtres. Ceux-là, l'Azur commence à juger tout à fait contreproductif de les acculer le dos au mur, sans porte diplomatique de sortie. De toutes les manières, de même que nous rejetons catégoriquement les ineptes farces des Lucifériens comme modes de sortie de la crise en Qabalie occupée, nous regretterions que l'Organisation des Nations Démocratiques soit prête à ne laisser aux Carnavalais qu'une fausse alternative comme options de sortie. Si la lutte contre Dalyoha doit rester implacable tant que justice n'aura pas été faite, elle n'a aucune raison de viser avec la même sévérité une Cité qui choisira, de toutes façons, son oppresseur technoféodal à une armée de siège.

En cela, il me semble essentiel d'avoir une véritable approche diplomatique vis-à-vis de Carnavale, ce que certaines positions de principe ne permettent pas de constituer. A défaut de reconnaître la légitimité de Carnavale en l'état, peut-être un scénario de sortie onédien pourrait-il être proposé à discussion avec les représentants de tout ou partie des nombreuses composantes de cette Principauté sans Prince ?

Je vous laisse méditer là-dessus... Bon, le gardien nous demande d'évacuer on dirait. Je vais rentrer à Agatharchidès. Je vous dis à la prochaine ? N'oubliez pas d'éteindre la lumière en partant derrière vous. Oh, tiens, il neige sur Hernani.
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COMMUNIQUÉ OFFICIEL DU GOUVERNEMENT AU NOM DE L'EMPIRE D'HABAXUMAR


Habaxumar

Palais Impérial
Bureau de la Diplomatie Impériale
Communiqué officiel n° EN-2020-02

De : Dereje Gorfu Adugna, ministre des affaires étrangères et de la diplomatie :
A: Njowga Nielsen , Grand Chancelier Impérial l’Empire du Nord :

De mes salutations distinguées au nom de L'Habaxumar,

Projet de traité international régional

Le Gouvernement de l'empire d'Habaxumar et moi-même au nom de Sa Majesté Impériale, le Negusse Negest Yohannes V, avons l’honneur d'adresser le présent communiqué diplomatique aux gouvernement de L'empire du Nord, dans l'objectif de proposé l'ouverture de négociations en vue d'un traité entre nos deux nation.
Ce traité aurait pour objet de définir un cadre général juridique commun entre nos deux nations qui permet d'inaugurer nos relations diplomatique à dès fin de négociations. De nombreux point seront évoqué mais reste général pour de futur approfondissement de chaque domaine.
Par cette initiative, le Gouvernement de l'Empire d'Habaxumar souhaite inaugurer une relation diplomatique fondée sur le dialogue, la confiance mutuelle et la coopération, marquant ainsi le début d'un partenariat durable entre nos deux États.

Conscients des défis communs auxquels nos États sont confrontés en matière de développement et de nos populations respectif tout en étant convaincus que la coopération constitue le meilleur moyen d'assurer la prospérité, la stabilité et la sécurité de nos peuples, nous souhaitons ouvrir une nouvelle étape dans nos relations économiques bilatérales.

Bien que la majeur partie de votre nation soit sur un continent éloigné qu'est l'Aleucie, nous souhaitons que nos peuples et nos gouvernement soit proche. De plus, comme vous l'avez précédemment cité dans un communiqué, une partie de votre nation est en Afarée au sud du golfe d'émeraude. Par conséquent, un cadre juridique stable, établie et équilibré favoriserait les échanges commerciaux, renforcerait la sécurité terrestre et maritime et contribuerait à une prospérité partagée.
Bien entendu, cela reste un traité général qui reste un commencement et manque de précision sur les montants et chiffres mais il faut bien commencer par construire les fondations avant de bâtir la maison. Néanmoins, ce traité est construit pour répondre à une part des sujets que vous aviez évoqué auquel nous somme aussi favorable.

À cette fin, le Gouvernement de L'Habaxumar propose l'ouverture de négociations officielles portant sur le projet de traité ci-joint, en vue de conclure un Traité bilatéral général de coopération, d’amitié et de respect dans le respect de la souveraineté et des intérêts mutuels.

Le Gouvernement de l'Empire d'Habaxumar exprime le souhait que cette proposition soit accueillie avec bienveillance et demeure pleinement disposé à engager, dans les meilleurs délais, des discussions constructives afin d'aboutir à un accord bénéfique pour nos deux peuples.
Le Gouvernement de l'Empire d'Habaxumar saisit cette occasion pour renouveler au Gouvernement de L'empire du Nord l'assurance de sa très haute considération.

Traité général d'amitié bilatéral
Traité bilatéral général de coopération, d’amitié et de respect mutuel
Préambule

Les Parties au présent Traité,
-Réaffirmant leur attachement aux principes du droit international, notamment au respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale, de l’indépendance politique, de la non-ingérence dans les affaires intérieures et du règlement pacifique des différends ;
-Désireuses de renforcer leurs relations bilatérales dans les domaines politique, culturel, scientifique, économique et sécuritaire ;
-Conviennent des dispositions suivantes :

Chapitre I - Principes généraux et relations diplomatiques
Article 1 - Reconnaissance mutuelle et souveraineté


-Les Parties se reconnaissent mutuellement en tant qu’entités souveraines et indépendantes.
-Elles respectent l’intégrité de leurs territoires respectifs, y compris leurs espaces maritimes relevant de leur juridiction conformément au droit international.

Article 2 - Relations diplomatiques

-Les Parties établissent et maintiennent des relations diplomatiques permanentes.
-À cette fin, chaque Partie nomme auprès de l’autre un représentant diplomatique approprié, notamment un ambassadeur ou un ministre plénipotentiaire, chargé de maintenir un dialogue régulier et disponible en cas de négociations, de crise ou de toute situation nécessitant une concertation diplomatique.

Article 3 - Respect des lois et coopération judiciaire

-Les ressortissants de chaque Partie présents sur le territoire de l’autre Partie sont soumis aux lois et règlements en vigueur sur ce territoire.
-Toute procédure d’extradition, d’entraide judiciaire ou de remise d’un individu doit être réalisée conformément aux accords applicables et avec le consentement des Parties concernées.

Article 4 - Non-ingérence et non-agression

-Les Parties s’engagent à ne pas mener d’actions visant à affaiblir l’autorité, la stabilité ou l’ordre constitutionnel de l’autre Partie.
-Aucune Partie ne déploiera de forces militaires ou de personnels armés sur le territoire de l’autre sans l’accord préalable et explicite de cette dernière.

Article 5 - Protection des ressortissants et des biens

-Les Parties s’engagent à protéger les ressortissants et les biens de l’autre Partie présents sur leur territoire, dans la mesure où ceux-ci respectent les lois et règlements applicables.

Chapitre II - Coopération culturelle, éducative et scientifique
Article 6 - Coopération culturelle et patrimoniale

-Les Parties encouragent les échanges culturels entre leurs institutions, notamment leurs musées, bibliothèques, archives et organismes culturels.
-Elles peuvent établir des programmes communs, organiser des expositions bilatérales et promouvoir la création d’institutions culturelles dédiées à la connaissance mutuelle de leurs histoires et patrimoines respectifs.

Article 7 - Circulation civile et tourisme

-Les Parties facilitent la circulation des personnes à des fins civiles, touristiques et professionnelles.
-Elles autorisent, conformément à leurs réglementations respectives, l’accès réciproque à leurs ports, voix routières et aéroports pour les transports civils.
-Elles s’engagent à faciliter les procédures d’obtention de visas touristiques, civiles et professionnelles.

Article 8 - Échanges universitaires et étudiants

-Les Parties développent des programmes d’échange d’étudiants, de chercheurs et d’enseignants.
-Elles facilitent l’obtention de visas étudiants et peuvent établir des mécanismes communs de soutien financier, notamment sous la forme de bourses destinées aux étudiants disposant de ressources limitées.

Article 9 - Coopération scientifique et technologique

-Les Parties établissent des mécanismes de coopération entre leurs universités, laboratoires et centres de recherche.
-Elles favorisent le partage d’informations scientifiques, la conduite de projets communs et la création de bases de données ou plateformes de coopération dans les domaines convenus.

Chapitre III - Coopération judiciaire et lutte contre la criminalité
Article 10 - Coopération entre les autorités judiciaires et policières

-Les Parties établissent des mécanismes permanents de communication et de coopération entre leurs autorités policières, judiciaires et administratives compétentes.
-Elles peuvent créer des bases de données communes dans le respect de leurs législations respectives relatives à la protection des données.

Article 11 - Reconnaissance des décisions judiciaires

-Les Parties reconnaissent les décisions rendues par les juridictions de l’autre Partie, conformément à leurs règles internes et aux principes du droit international.
-Elles coopèrent afin de faciliter l’exécution des décisions judiciaires reconnues.

Article 12 - Lutte contre la criminalité organisée
-Les Parties coopèrent dans la prévention et la répression des activités criminelles transnationales, notamment le terrorisme, la criminalité organisée, la traite des êtres humains, le trafic de stupéfiants et la cybercriminalité.
-Toute activité criminelle non cité ou n'existant pas en tant que telle au moment du traité sont compris dans le diamètre de cette article

Chapitre IV - Coopération en matière de sécurité
Article 13 - Coopération maritime


-Les Parties coopèrent dans le domaine maritime afin de lutter contre la piraterie, les trafics illégaux, les incidents en mer et toute autre menace maritime.
-Cette coopération s’effectue notamment par l’échange d’informations et l’établissement de mécanismes de communication entre leurs autorités compétentes.

Article 14 - Assistance en cas de crise

-Les Parties peuvent se consulter et coopérer en cas de catastrophe naturelle, de crise humanitaire ou de situation exceptionnelle au nom de la solidarité des peuples.

Chapitre V - Coopération économique et environnementale
Article 15 - Coopération économique

-Les Parties encouragent le développement des échanges commerciaux, des investissements et des partenariats économiques mutuellement bénéfiques.
-Elles facilitent les contacts entre leurs entreprises et institutions économiques conformément à leurs législations respectives.
-Les parties pourront une fois négocié affecté leurs pourcentages de droit de douane ainsi que des avantages financier et économiques des secteurs concerné par les négociations consenties par les parties.

Chapitre VI - Dispositions finales
Article 16 - Règlement des différends : Révision, modification et négociation du Traité

-Tout différend relatif à l’interprétation ou à l’application du présent Traité est réglé prioritairement par voie de consultation, de négociation diplomatique ou par tout autre moyen pacifique accepté par les Parties au vue de l'article 2 du chapitre I.

Article 17 - Amendements

-Toute modification du présent Traité doit être adoptée d’un commun accord entre les Parties et entrer en vigueur selon les procédures prévues par leurs législations respectives.
-Les Parties peuvent, à tout moment, proposer des amendements, des révisions ou des modifications aux dispositions du présent Traité.
-Toute proposition de modification doit être communiquée officiellement par écrit à l’autre Partie et faire l’objet de négociations entre les représentants habilités des Parties.
-Toute modification adoptée conformément au présent article constitue une partie intégrante du présent Traité.

Article 18 - Entrée en vigueur et durée

-Les amendements ou modifications ne peuvent entrer en vigueur qu’après leur adoption par consentement mutuel des Parties et conformément aux procédures internes applicables à chacune d’elles.
-Le présent Traité entre en vigueur à compter de la date de sa signature ou de sa ratification par les Parties, selon leurs procédures constitutionnelles respectives.
-Il demeure en vigueur pour une durée initial prévu de 5 ans, si dépassé ce délai l'accord est toujours en vigueur celui-ci sera renouvellé et en application de façon indéterminée sauf dénonciation conformément à l’article suivant.
-Les négociations relatives à une modification du présent Traité ne suspendent pas l’application des dispositions existantes, sauf accord contraire écrit entre les Parties.

Article 19 — Dénonciation et changements

-Chaque Partie peut dénoncer le présent Traité par notification écrite adressée à l’autre Partie.
-La dénonciation prend effet après un délai convenu entre les Parties, sans affecter les engagements déjà pris avant cette date.
-Les Parties s’engagent à négocier de bonne foi toute demande de révision visant à adapter le présent Traité à l’évolution de leurs relations, de leurs obligations internationales ou des circonstances nouvelles affectant son application.

Fait en deux exemplaires originaux, chacun faisant également foi.

Suite à une première lecture préliminaire de votre part afin de prendre connaissance du dit traité. Notre Gouvernement est disposé à accueillir une première session de négociation dans la capitale Gora Negash, à une date qui conviendra aux deux parties.
Bien entendu si la première sessions de négociation ne suffit pas à trouver un accord satisfaisant aux deux partie , une deuxième pourra être organisé dans un autre lieu convenue d'un commun accord.

En attente de votre réponse,

Je vous pris d'agréer, Cher Njowga Nielsen, l'expression de ma haute considération.

Fait à Gora Negash, le 27/03/2020.

Par le gouvernement de L'Habaxumar en représentation du Negusse Negest Yohannes V,
Au nom de Sa Majesté Impériale et par ordre de Sa Majesté
Sa Majesté Impériale Negusse Negest Yohannes V transmets les salutations fraternelles à l'Empereur Maximilien II

Le Ministère des Affaires étrangères et de la Diplomatie, Dereje Gorfu Adugna.
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De la part de :
Henry Takajiwa, Ministre Fédéral aux affaires étrangères,
Columbia, Grande République de Westalia.

A l'attention de :
Njowga Nielsen, Grand Chancelier de l'Empire du Nord,
Estham, Empire Démocratique et Parlementaire du Nord.

Objet : Clarification des propos du Président Fédéral



Monsieur,

Vous devinerez sans difficulté que l'objet de cette correspondance vise à échanger sur les propos qu'a pu récemment tenir Monsieur le Président fédéral Victor Hardenbor Jr. dans une déclaration personnelle sur les réseaux sociaux, et sur l'impact que cette dernière a pu avoir sur les relations diplomatiques entre nos deux nations. Je tiens avant toute chose à rappeler que l'objectif de la Grande République est d'entretenir des relations apaisées et cordiales avec toutes les nations aleuciennes, et cet effort doctrinal s'applique encore plus envers l'Empire du Nord, qui est l'un de nos principaux alliés sur le continent.

De par cette missive et les prérogatives de représentation que mon poste me confère, je souhaite tout d'abord préciser que je m'exprime officiellement au nom de l'ensemble du gouvernement fédéral, du cabinet de Monsieur le Premier ministre fédéral Aureliano Celenza, tout comme Monsieur le Président fédéral Victor Hardenbor Jr. dans ces lignes. Nous avons bien pris connaissance de votre récente déclaration de rappeler votre ambassadeur présent à Columbia et de demander une clarification des propos précédemment émis par notre principal représentant. Le gouvernement de la Grande République considère votre demande comme légitime dans ce contexte, et nous ne répondrons pas dans la réciproque concernant le maintien de notre ambassadeur à Estham, ne souhaitant pas interrompre cette mission diplomatique qu'il dirige, tout particulièrement après la mort de son prédécesseur lors du terrible génocide qui a frappé votre capitale.

Concernant la déclaration de Monsieur Hardenbor, notre gouvernement s'excuse de toute interprétation qui a pu être blessante concernant la politique récemment débutée par votre gouvernement, et Monsieur le Président fédéral n'a jamais eu pour objectif de délégitimer en quoi que ce soit le cabinet de Madame la Première ministre Rose Jahaira ou les membres de son cabinet. S'il est vrai que nous ne partageons pas idéologiquement plusieurs aspects des promesses faites par vos nouveaux dirigeants, nous sommes tout aussi respectueux du résultat des urnes et du choix populaire qui a poussé à la constitution du nouvel exécutif qui dirige votre pays depuis peu. Peu importe les divergences d'opinions passées, présentes ou futures, la Grande République et l'Empire possèdent cet important aspect qu'est notre boussole démocratique : celle d'une société où chacun a la liberté de s'exprimer et de participer aux décisions nationales.

Cependant, si les propos de Monsieur Hardenbor n'ont peut-être pas été les plus délicats pour s'exprimer, ils soulèvent tout de même une inquiétude non-négligeable pour notre gouvernement et, probablement, pour d'autres nations sur ce continent : la considération que le communisme, peu importe sa forme, puisse représenter réellement un projet de société "démocratique et égalitaire", ou ne représenter aucune menace, de quoi constituer un message très perturbant pour les nombreuses nations qui ont eu, ou qui ont toujours, affaire au communisme en Aleucie. Pour reprendre le parallèle de votre dernière déclaration, vous considérez que le fascisme "prône l'autoritarisme, la discrimination, la division et la réduction des libertés", ce sur quoi nous tombons d'accord, mais c'est une réalité totalement identique à ce qu'est le communisme dans le monde. Mon objectif n'est pas d'ouvrir un débat idéologique sur cette question avec votre pays, nous avons chacun des choses plus importantes à traiter, mais il est important pour notre diplomatie de partager son point de vue et la raison derrière des propos qui nous ont choqués sur ce sujet. Notre gouvernement a bien entendu, dans votre dernière déclaration, votre volonté de contextualiser ces propos vis-à-vis de la scène politique nordiste, mais ils n'en restent pas moins inquiétants sur la côte Ouest du continent, tout particulièrement venant d'un allié très respecté et que nous pensions aligné et éclairé sur ce sujet, notamment de par les positions tenues par l'Empire ces dernières décennies contre le communisme, qui n'a jamais été autrement qu'autoritaire et dictatorial.

Bien évidemment, nous n'interprétons pas ces propos tenus par Madame la Première ministre Rose Jahaira comme un soutien à l'idéologie communiste ou aux régimes dictatoriaux qui s'en revendiquent, mais compte tenu de l'histoire sanglante du communisme en Aleucie, notamment en Westalia, nous avons eu toute raison d'être surpris par ces derniers. Notre gouvernement n'a aucun doute sur le fait que la cheffe du gouvernement impérial possède une vision qui n'irait pas dans une banalisation de la plus violente des idéologies de notre époque de par sa très respectable position qu'elle occupe aujourd'hui, malgré les propos tenus dans son discours, et je suis tout autant persuadé que vous trouverez les bons mots pour nous rassurer sur cette inquiétude.

Le peuple nordiste a fait un choix historique, en s'exprimant pour un projet défini et représenter par votre gouvernement, un choix que la Grande République se doit de respecter. Ces changements politiques majeures, à venir dans votre pays, n'impactent en rien le futur de nos relations et Westalia marquera toujours de sa présence aux côtés de l'Empire du Nord, que cela soit lors de son agression par la Principauté de Carnavale, où notre gouvernement avait apportée son soutien total et sans ambiguïté à notre allié, dans l'immédiateté des événements et la nécessité de se tenir à vos côtés face à une agression de cette ampleur, puisque c'est ainsi que nous traitons nos alliés : avec loyauté et une présence sans délai face à toute menace, tout particulièrement militaire et existentielle.

J'espère avec la plus grande honnêteté que l'accomplissement de vos projets permettra de faire progresser l'Empire du Nord vers une nouvelle ère de prospérité et de stabilité. La Grande République a à cœur de voir les nations aleuciennes poursuivre leur développement. Un axe qui permet de contribuer à la constitution d'une souveraineté continentale plus forte et à laquelle notre gouvernement est un fervent défenseur et soutien depuis de nombreuses années et encore plus aujourd'hui, comme les nombreux exemples dans notre puissant réseau de partenaires démontrent les bienfaits économiques et diplomatiques que nous apportons à ces derniers.

Puissent ces échanges tendus s'arrêter à cette histoire, que nos relations repartent sur une base amicale et nous attendrons avec grand intérêt le retour de l'ambassadeur nordiste à Columbia.

Dans l'attente de notre prochain échange, je vous prie de bien vouloir recevoir mes salutations les plus respectueuses.

Signature MOFA
2352
COMMUNIQUÉ OFFICIEL DU GOUVERNEMENT AU NOM DE L'EMPIRE D'HABAXUMAR


Habaxumar

Palais Impérial
Bureau de la Diplomatie Impériale
Communiqué officiel n° EN-2020-03

De : Dereje Gorfu Adugna, ministre des affaires étrangères et de la diplomatie :
A: Njowga Nielsen , Grand Chancelier Impérial l’Empire du Nord :

De mes salutations distinguées au nom de L'Habaxumar,

Modalité de rencontre concernant le traité d'amitié

Le Gouvernement de l'empire d'Habaxumar et moi-même au nom de Sa Majesté Impériale, le Negusse Negest Yohannes V, avons l’honneur d'adresser le présent communiqué diplomatique aux gouvernement de L'empire du Nord, concernant la réception de notre proposition de traité d'amitié et des modalités concernant la rencontre.

Tout d'abord, nous voulons nous excusez du petit délai de réponse depuis votre dernier communiquer. Affaires d’État obligent, notre attention s’est momentanément portée sur les affaires de la Nation ainsi que sur l’organisation nationale.

Nous somme ravie de constater, l'appréciation que vous portez à ce projet de traité d'amitié, ainsi que votre volonté de l'approfondir en ayant accepté la tenue d’une rencontre sur notre sol national. Bien entendu, son excellence madame la première ministre Madame Rose Jahaira de l'empire du Nord, sera la bienvenu et sera reçue avec une joie ainsi qu'une hospitalité sans aucune modération.
L'hospitalité étant presque sacré en Habaxumar, c'est pour cela que cet accueil s’étendra naturellement à l’ensemble des ministres concernés ainsi qu’à toutes les personnes qui les accompagneront, qu’il s’agisse de ministres, de conseillers techniques ou de tout autre représentant.

C’est dans cet esprit que nous souhaiterions fixer la rencontre au 30 avril 2020 du calendrier grégorien, afin de vous laisser un temps nécessaire à sa préparation. Toutefois, nous pouvons prendre en compte un décalage du calendrier en cas d'imprévu ou simplement d'un choix que vous juger légitime vis à vis de cette date fixée.

Rien ne presse. Nous souhaitons avant tout garantir le bon déroulement de nos négociations, dans un esprit de confiance, de respect mutuel de deux nations amies et de coopération, afin d’assurer la parfaite application d’un traité librement consenti et bénéfique pour l’ensemble des parties tout autant que les peuples de ceux-ci.

En attente de votre réponse,

Je vous pris d'agréer, Cher Njowga Nielsen, l'expression de ma haute considération.

Fait à Gora Negash, le 19/04/2020.

Par le gouvernement de L'Habaxumar en représentation du Negusse Negest Yohannes V,
Au nom de Sa Majesté Impériale et par ordre de Sa Majesté
Sa Majesté Impériale Negusse Negest Yohannes V transmets les salutations fraternelles à l'Empereur Maximilien II

Le Ministère des Affaires étrangères et de la Diplomatie, Dereje Gorfu Adugna.
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Entête du Ministère des Affaires Etrangères de la Fédération de Corvus, missive envoyée par l'Office Postal Fédéral

Chère Excellence Njowga Nielsen, Grand Chancelier Impérial de l'Empire Démocratique et Parlementaire du Nord,

Je commence cette lettre par une confession, ce qui n'est pas la manière la plus habituelle d'ouvrir une correspondance entre deux Etats, mais c'est la seule qui soit honnête ici. Il y a des mois de cela, votre chancellerie a écrit à Margaux pour offrir à ce pays son expérience de la reconstruction, ses ingénieurs, ses universités, ses services de santé et ses administrations, et cette offre a été déclinée. Elle l'a été poliment, longuement, avec des raisons qui étaient toutes vraies à ce moment là et dont il ne reste aujourd'hui plus une seule debout. La lettre de refus se terminait cependant par une phrase que j'ai relue avant de prendre la plume: nous nous souviendrions de votre geste, était-il écrit, une fois la tension redescendue et les conflits achevés. Les conflits sont achevés. Je viens tenir cette phrase.

Il faut que je précise tout de suite une chose désagréable, parceque vous seriez en droit de me la jeter au visage sinon. Ce n'est pas le même Etat qui vous répond. Celui qui a décliné votre offre s'appelait Antares, et il n'existe plus; celui qui vous écrit est la Fédération de Corvus, et il n'a été ni le destinataire de votre lettre ni l'auteur de son refus. Nous avons pourtant décidé de reprendre à notre compte les dettes d'honneur de l'Etat auquel nous succédons, y compris celles qui n'étaient pas des dettes mais des promesses vagues faites dans un couloir. Nous héritons de tout, des ruines comme des obligations, et il nous a semblé qu'un pays neuf se juge précisement à ce qu'il choisit de ne pas répudier.

Un mot d'Estham avant tout le reste, et je vais le faire brièvement, parceque j'ai lu ce que vos secouristes ont écrit et que je sais reconnaître le moment où les phrases d'une ministre étrangère deviennent indécentes. La Fédération de Corvus reconnaît l'Holocauste d'Estham pour ce qu'il est, et le reconnaîtra dans ses actes officiels et dans son enseignement, et non seulement dans une lettre. Nous voudrions, si votre gouvernement l'accepte, qu'il en reste une trace chez nous et non pas uniquement chez vous: une salle du mémorial de Roncevaux consacrée à Estham, et le dépôt à l'Académie des Lettres Modernes et Anciennes d'un fonds de témoignages de vos survivants, conservé, catalogué et consultable, aux conditions que vous fixerez et sous la garde de qui vous voudrez. Nous ne demandons rien en échange de cela et je vous prie de ne pas le lire comme une monnaie d'échange, parceque ce serait une insulte et parceque cela n'aurait aucune valeur.

J'en viens à ce que nous venons chercher, et c'est en premier lieu de la connaissance et non des marchandises. Reconstruire, nous savons ce que le mot veut dire quand il désigne un chantier; nous ne savons pas ce qu'il veut dire quand il désigne une administration. Riaux et Laxande ont été pulvérisées en une demie heure, Henne et Blisonne sont à rebâtir, une moitié de Javellaux avec elles, Daxe est pratiquement rasée, et nous découvrons chaque semaine que le plus difficile n'est ni le ciment ni les grues: c'est le cadastre perdu, l'état civil brûlé, les écoles à réouvrir avec des instituteurs qui manquent, les déplacés qui ne rentrent pas et ceux qui rentrent et ne retrouvent rien, et une fonction publique à refaire avec des gens dont la moitié se sont battus les uns contre les autres. Personne ne nous a appris cela, et je ne connais qu'un seul gouvernement au monde qui l'ait appris à ses dépens.

Nous retenons donc quatre des chapitres de votre offre de janvier, et je préfère vous dire lesquels plutôt que de vous répondre par un oui général qui ne vous engagerait à rien de précis. La remise en état des infrastructures essentielles, d'abord, et c'est le plus urgent. La prise en charge des déplacés, ensuite, où nous avons tout à apprendre de vous. La reconstruction des institutions publiques, qui est le chantier que nous maîtrisons le moins et dont dépendent tous les autres. Et les politiques mémorielles, enfin, où nous n'avons aujourd'hui que des cimetières et aucune doctrine. Je demande à ce titre que votre ministre de la Reconstruction Nationale, Lazare Delérault, soit associé à nos échanges dès leur ouverture, parceque j'ai compris que c'est chez lui et non dans une chancellerie que se trouve ce que nous cherchons. Nous laissons de côté, pour l'instant et sans écarter le sujet à jamais, l'accompagnement psychologique des populations: c'est le plus intime de vos chapitres, il touche à des choses que nous ne savons pas encore nommer chez nous, et il serait malhonnête de l'ouvrir avant d'avoir réglé le reste.

Un mot de commerce, tout de même, et je le mets exprès après le reste pour que vous voyiez bien dans quel ordre nous raisonnons. Il nous faut du ciment, de l'acier de charpente, du bois de coffrage, du verre plat et des tuyaux, en quantité indécente et pendant des années, et je ne vous propose pas de nous en faire cadeau. Je vous propose un marché, et je crois qu'il est bon pour vous: un pays entier à rebâtir, un cadre juridique encore souple parceque tout y est neuf, et un gouvernement qui a besoin d'entrepreneurs plutôt que de donateurs. Nous accueillerons volontiers vos sociétés sur nos chantiers avec un statut d'entreprise agréée, et je pense en particulier à une maison comme ANSISM, dont l'acier nous intéresse et dont l'âge nous rassure. L'acheminement se traitera avec notre armement de transport maritime, Alker SLCA, Services Logistiques et de Chaînes d'Approvisionnement, née après la guerre de la fusion de Transarctic et de Vertice Logistics, et c'est avec sa direction qu'il faudra parler escales et rotations, parceque de l'Aleucie jusqu'à nos rades le vrai sujet n'est pas le prix à la tonne, c'est le trajet. Les volumes, les échéances et les prix ne sont pas de mon ressort et je me garderai bien d'engager l'Economie fédérale par courrier.

Vient ensuite ce qui me tient personnellement le plus à coeur, et dont on me dira sûrement qu'il n'est pas sérieux dans un pays qui manque de tuyaux. Il l'est. Nous sortons de la guerre avec une langue que personne ne lit, une littérature que personne n'édite au delà de nos frontières, et une photographie que personne n'accroche. Nous voudrions un vrai programme d'échange durable et non une exposition unique dont tout le monde aura oublié le nom dans six mois: des chaires et des lecteurs de corvien chez vous et de nohord chez nous, une facilitation réciproque des visas d'études et de recherche pour que nos étudiants et nos chercheurs puissent s'installer chez vous à demeure et les vôtres chez nous, un institut culturel corvun doté de ses propres locaux dans votre pays avec réciprocité pleine et entière pour un institut nordiste à Roncevaux, et des traductions croisées entre l'Académie des Lettres Modernes et Anciennes et vos universités.

Et puisque nous parlons d'images, permettez-moi une proposition que je fais avec précaution. Le Musée des Arts Photographiques de Tassel conserve les fonds de notre guerre, tirages d'époque, légendées et datées, et il n'y a pas au monde beaucoup de nations à qui l'on peut proposer une exposition croisée sur un tel sujet sans être obscène. Vous êtes de celles là. Si vos services jugent que le moment n'est pas venu, dites-le moi franchement et nous n'en reparlerons pas.

Reste le point que j'aurais peut-être dû mettre en tête, et dont tout ce qui précède dépend: nous n'avons pas d'adresse chez vous et vous n'en avez pas chez nous. Je ne veux pas commencer par un contrat, je veux commencer par une boîte aux lettres. La Fédération de Corvus propose donc l'établissement de relations diplomatiques permanentes et l'échange mutuel d'ambassades, la nôtre auprès de votre gouvernement et la vôtre à Margaux, dans le Quartier des Diplomates où les bâtiments attendent des occupants d'avantage que l'inverse, avec la question des visas traitée en même temps que celle des ambassades et non deux ans après, comme cela se fait partout. Nous accréditerons nos représentants dans les formes que vos services fixeront, et je demande simplement que la chose ne dépende pas de l'aboutissement du reste: quand à moi, je préfère une ambassade sans contrat qu'un contrat sans ambassade.

Reste à se voir, et je crois qu'aucun de ces points ne se réglera par courrier. Je peux faire le déplacement et je le tiens même pour la solution la plus naturelle, c'est nous qui demandons, c'est donc à nous de voyager, et j'irai là où siège votre gouvernement plutôt que dans une ville que vous rebâtissez, l'idée d'y faire venir un cortège étranger m'étant désagréable. Cela dit, vous seriez les bienvenus en Corvus: Margaux vous recevrait dans les formes. Donnez-moi une date qui convienne à votre calendrier plutôt qu'au mien, et dites-moi qui vous voulez en face de vous.

Je vous remercie de m'avoir lue jusqu'ici, ce qui, vu la longueur de cette lettre, relève d'avantage de la patience que de la courtoisie.

Que Dieu nous garde des mauvaises surprises.

Cordialement,

Lÿsä Köwnatör
Ministre des Affaires Etrangères
Ville de Margaux
Fédération de Corvus
1322
Sceau de la Présidence Fédérale Kartienne

Communiqué officiel de la République Fédérale Kartienne,
fait à Volkingrad le douze du mois de juillet de l'an 2020,
par l'un des représentants du Capitole,
le Secrétaire d'Etat sieur Léon Kostery.
A destination de l'Empire Démocratique et Parlementaire du Nord,
Par la capitale d'Estham,
à l'intention de sieur Njowga Nielsen,
en sa qualité de Grand Chancelier Impérial.



Puisse l'Etoile Nordiste briller à jamais parmi la lueur des astres.

AlinéaExcellence nordiste, c'est d'un intérêt certain que j'ai lu vos écrits. D'abord parce que nos deux pays se sont déjà côtoyés dans le passé, je pense entre autres aux aides économiques que mon pays vous a apporté suite à la tragédie d'Estham. Je ne vous évoque guère cette aide, nécessaire et naturelle, dans le but d'obtenir votre reconnaissance. Cette aide n'attend pas retour. Permettez-moi de dire que j'y vois simplement les débuts de nos relations bilatérales, et je l'espère le futur précepte qui les guidera: La coopération. Vous voyez en la République Fédérale Kartienne un pays qui vous ouvrirait certaines portes en Eurysie centrale, je vois dans le vôtre la réciproque quant à l'Aleucie. Composer avec vous, ce serait bâtir un solide partenariat avec un deuxième pays d'Aleucie: L'Everia, et maintenant l'Empire du Nord. Nos intérêts convergent. Trêves de longues paroles, j'ose dire que je les continuerais en face de vous, à Estham.

Cordialement, sous les étoiles les intérêts de la République demeurent.

En réponse, missive matriculée #02-01-51.


Citoyen Léon Kostery
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