11/04/2020
21:20:06
Index du forum Archives Pays archivés Eurysie (Archives) Loduarie communiste

Activités intérieures en Loduarie Communiste - Page 4

Voir fiche pays
753
https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcS-P8hCsHG4ukTPcuCd1obc0tobIJ3jPT4RJ8-ALJHGGQ&s=10

À Lyonnars, l'on entendait les sirènes hurler. Au dessus de ce son, le retour d'un hélicoptère vibrait, faisant trembler les fenêtres des maisons en contre-bas. Une hélicoptère pas si spécial que ça, alors même que ce qui allait être transporté avait normalement son hélicoptère conçu pour.
Celui-ci traversa la ville, se posant dans un jardin. 3 hommes montèrent, accompagnés d'une jeune femme. Les forces sur le côté étaient en état d'alerte. Désormais, il fallait redoubler de vigilance, pour protéger la Princesse Rouge.

Pour la modé a écrit :La Loduarie évacue vers un bunker dans les montagnes la Camarade Secrétaire Générale de la Nation, Aurore, tandis que le reste du personnel vital s'abrite. Charge à la modération de déterminer si la Loduarie est assez rapide dans son évacuation d'Aurore.
3004
Il arpentait, gardant une distance avec le sol, lévitant, les ruines du palace Loduarien. Le feu s'éteignait.
Il balada son regard, voyant les cadavres déchiquetés qui se présentaient à lui. Au loin, des colonnes montantes de fumée s'étendaient. Lyonnars, et son pouvoir, était en feu.
Il chercha, chercha. Au fond de lui l'espoir restait.

Puis il trouva. Elle était là, reposant. On aurait pu croire qu'elle s'était endormie. Il s'approcha, la prit dans ses bras. Elle ne respirait plus. Son visage s'estompait. Elle devenait plus petite, il le sentait. Son pouvoir lâchait prise sur elle. L'énergie qu'il avait insufflé, les règles naturelles qu'il avait transgressé. Cette petite fille reprenait sa forme originelle. Dans quelques minutes, elle ne serait plus que ce qu'elle était vraiment. Une pauvre enfant de 5 ans.
À sa ceinture, il y avait un fourreau, avec une lame couverte de sang. Il prit ce couteau, le reconnu. Il avait fait en sorte qu'elle tombe dessus et qu'elle assume ce qu'il avait construit pour elle.
Sa plus grande création. Conçue pour être invincible, pour incarner le visage de la nouveauté, de l'évolution. Elle était là, dans ses bras, morte.

Dans le coin de son œil, il vit une ombre. En tournant la tête, l'ombre disparu, mais à l'endroit où elle était, il y avait un homme, au sol. Qui se traînait pitoyablement.
Il posa le corps sans vie d'Aurore au sol.
Puis, il lévita à la vitesse de la lumière vers cet homme, le prit par le visage, et le souleva dans les airs à sa hauteur. Il vit du sang.

Je t'avais donné une mission !

Il hurlait.

Je m'étais révélé à toi pour la protéger ! Pour LUI rendre honneur ! Tu devais la sauver, permettre à ton pays et à sa lignée de continuer !

Il serra ses doigts, sentant le crâne de l'homme se briser.

Quel déception vous êtes tous.

L'homme se débatait encore, puis son crâne explosa sous la pression de sa main.

L'ombre, elle, fit son apparition.

Il la vit. Il savait qu'il la verrait un autre jour. Depuis son retour, il l'avait vu.

Les choses peuvent encore changer.

Il fit un mouvement de la tête. Elle avait raison.

L'ombre fit un mouvement. Alors, il apparurent dans un vaste bâtiment, froid. Il ne regarda nulle part. Il connaissait ce bâtiment. Il n'allait pas plier à son architecture.
Le coffre s'arracha du sol, fit son chemin jusqu'au deux divinités.
L'ombre s'approcha, glissa son doigt sur le verre.

De loin, tu étais le seul à prendre les décisions de l'ancien temps.

Tu étais là pour la stratégie et la pensée.

Tu as créé ce pays. Pas moi. Tu l'as forgé de part tes décisions. Tes coups de chaud, tandis que je te raisonnais.

Tu dois le faire. Tu l'as tué. Tu as repris ce pays. Tu en as fait ce que tu souhaitais. Pas moi. Tu as toujours été libre, je ne l'ai jamais été.

Mon temps est venu de me retirer une nouvelle fois. Prend le lead. Je ne pourrais plus justifier ce futur.

Non. Nous l'avons tué. Pas eux. Nous avons le droit de le faire.

Les deux entités se regardèrent. Alors, elle agirent en même temps. Il prit la lame d'Aurore, la brisa contre le verre. L'ombre prit la main qui se présentaient, insufla son énergie.
Les deux disparurent.

Dans le cercueil, les yeux qui avaient suscité terreur et admiration à travers le monde s'ouvrirent une nouvelle fois.


La Loduarie se leva le lendemain avec la conviction que quelque chose avait changé. Sans qu'ils ne sachent pourquoi, ils avaient l'impression que plus d'une année s'était écoulé sans aucune incidence. Comme si en se levant, ce matin, le pays avait vécu une année entière avant de la recommencer en l'effacant.
Tous, pour la plupart, allumèrent leur téléviseur. Et tous virent ce qu'il en était. Rares furent ceux qui comprirent. Mais tous étaient sans voix. La Loduarie vivait une nouvelle ère.
6860

L'environnement autour d'elle est blanc. Le sol est blanc, le ciel est blanc, l'horizon est blanc.
Elle avance, dans l'espace le plus vide qu'elle n'ai jamais pu voir.

À l'exception d'une chose. Un point noir se distingue dans l'espace où elle se situe. Elle se rapproche, piquée de curiosité. Le point s'agrandit, devient un fauteuil. Puis, vint le moment où elle arrive au niveau de ce dit fauteuil.

Un homme s'y repose. Il a l'air jeune, mais semble accablé par nombre de choses. Il semble profondément fatigué. Elle s'apprête à ouvrir la bouche, pour prononcer un mot, une phrase.
Avant qu'elle ait pu dire quoi que ce soit, il tourne sa tête vers elle, la regardant droit dans les yeux. Elle connaît cet homme, ce n'est pas la première fois qu'elle le voit.

J'ai cru que j'allais t'attendre.

Derrière elle, un siège est apparu. Il lui fait signe, lui indiquant de prendre place. Respectant son interlocuteur, elle s'exécute. Lui, décide de regarder à nouveau dans le vide.

Tu étais ma plus belle création. Je l'ai dit et redit, et je dois le redire encore.

Je suis peut-être ce que vous dites, cela ne change rien au fait que je ne sais qui vous êtes. Vous ressemblez à mon père, je dois l'admettre. Mais je sais que vous n'êtes pas lui.

Tu es intelligente. Non, je ne suis pas ton père. J'ai créé ton père, et tout ce qui l'a précédé. Comme ce qui lui a succédé. Je t'ai créé. Et comme tu le sais, je t'ai vieilli de plusieurs années alors même que tu n'étais qu'une petite fille.

Mais vous. Qui êtes vous.

Je ne suis qu'un être humain, comme toi. Seulement, je viens d'un autre monde, un monde qui, lorsqu'on le transpose à celui auquel tu appartiens, transforme ceux de mon monde en divinités littérales. Je suis beaucoup de choses pour vous, mais je reste qu'un être simple dans mon monde. Aussi insignifiant que peut être une seule âme parmi 8 milliards de ces mêmes âmes.

Elle bougea légèrement sur son fauteuil.

J'ai vu beaucoup de choses, je sais que je n'aurais même pas dû être dans les positions que j'ai occupé. Je savais que vous étiez là, et je savais que j'étais l'une des seules à connaître votre existence. Mais pourquoi moi ? Pourquoi tout ça ?

Je dois l'admettre, ton existence part d'un simple jeu au départ. Je suis arrivé, il y a 4 ans, sur une plate-forme, que j'ai apprécié, et je me suis intégré à cette plate-forme. J'ai donné naissance à un être à la tête d'un pays avec des rêves de grandeur. Cet être n'était que moi à cette époque. Une simple expression de ma personnalité et de mes volontés de l'époque.

Une ombre s'invita dans l'espace, restant néanmoins à bonne distance.

Cette personnalité, qui j'étais avant m'a quitté. Car j'ai évolué, j'ai grandi.

Il fit un geste vers l'ombre.

La voici. Elle a tenu à m'accompagner pendant l'intégralité de mon voyage ici, même après que je me sois distinguée d'elle.
Et toi. Toi, tu étais ce mix entre le moi d'aujourd'hui et cet ancien moi. Tu étais ton père et ma personne.
Pourquoi toi ? Je ne sais pas. J'ai toujours aimé la symbolique, comme ton père. Tu étais sa fille, je t'avais créé, mis en sécurité à un endroit lorsque j'étais parti pour la première fois. Puis je suis revenu, et tu étais toujours là ! Ton père était mort mais tu vivais. Et pour ta condition, tu voyais beaucoup de choses, que tu ne comprenais pas. À 4 ans, tu voyais les autres dieux venir faire des passages, lisant et écrivant. Oui, tu avais énormément de capacités. Je t'en ais conféré plein d'autres, mais tu étais spéciale, Aurore, tu étais spéciale.
Quant à pourquoi toi... Il n'y aura jamais de réponse. C'est le hasard, même moi je n'y peut rien.


Les deux se muèrent dans le silence. Il n'y avait pas grand chose à dire. Il n'y en avait jamais eu.
Puis elle tira un couteau de son fourreau, et lui tendit.

Un jour, j'ai vu des choses dans le reflet de cette lame. Je sais que c'est mon père qui l'a forgée pour moi. Mais vous. Que savez vous de cette lame.

Il la prit dans ses mains, l'inspectant avec attention.

Il n'y a que pour ceux de votre monde que cette lame a une signification. Ce que tu as vu, c'est ce qu'y t'étais destiné. Moi je ne peux rien voir dedans que mon propre reflet. Toi, tu y voyais ton avenir. Tous ceux de ton monde qui ont eu une lame forgée par ton père voient leur avenir en cette lame.
Toi, tu y a vu la guerre. Les bombes qui tombent, les maisons et villes rasés. Je savais cela. Mais tu as également vu deux yeux gris, menaçants, dans un flash. Je n'ai jamais su ce qu'ils voulaient dire jusqu'à maintenant, même moi, alors même que ma puissance dépasse ton entendement.
J'aurais du m'en douter ce jour là, et prendre les mesures nécessaires. La mort te guettait, et tu n'en étais pas protégée comme ton père l'était. J'aurais dû y penser quand j'ai vu ces deux yeux. Mais j'ai vieilli et baissé ma garde. Rattrapé par le déshonneur.


Vous n'avez pas décidé de ma mort ?

Moi ? Non. Si j'avais pu, je t'aurais gardé jusqu'à tes 100 ans ! Non, ta mort, je ne l'ai pas décidé. Je l'ai subit. Tu es une perte que je n'aurais jamais voulu avoir.

Il posa le couteau.

La Loduarie est un pays maudit, tu sais. Tu n'as juste pas eu de chance. C'est tout.

Merci.

Tu n'as pas à me remercier. Je devrais plutôt m'excuser. C'est de ma faute si tu en es là.

Mais désormais, tu seras libre. C'est peut-être la meilleure chose qui puisse t'arriver, au final.


Une porte apparu. Elle s'ouvrit, laissant place à un homme. Grand, droit, dans la trentaine, habillé de manière cérémonielle. Comme un militaire.

Il se dirigea vers l'Homme.

Quand ma femme et morte et qu'elle m'a rejoint, vous n'étiez pas là pour m'accueillir.

Tu as raison. Mais ce n'est ta femme qui vient aujourd'hui.

Il fit un geste en direction d'Aurore. Celle-ci avait les larmes au yeux. De bonheur.
Le militaire s'élanca vers elle, tandis qu'elle se levait de son siège. Les deux se firent une étreinte chaleureuse, se parlèrent. Lui, sur le côté, n'avait pas bougé de son siège.

Allez. Il est temps d'y aller.

Père et fille se prirent la main, se dirigeant vers le même porte qui avait fait venir le père.
Le père passa, indiquant le chemin, tandis que Aurore commenca à franchir la porte.
Avant de se retourner.

Et vous, maintenant ?

Moi ? J'ai une vie à vivre. Et de choses à gérer. Je ne serais pas bien loin, ne vous inquiétez pas. Mais ma présence ici même n'a plus lieu d'être. Il est temps pour moi de partir.

Vous me manquerez.

Ton père n'avait pas cet avis quand je l'ai quitté et abandonné à cet endroit. Mais je le partage. Vous me manquerez aussi.

Alors, faisant un dernier geste de la main, telle l'enfant de 5 ans qu'elle était réellement, elle se retourna, et franchit la porte qui s'évapora dans un rayon de lumière.

C'est beau.

Oh ferme ta gueule.

L'ombre rigola. Puis les deux prirent congé l'un de l'autre.


Ici bas en Loduarie, l'humeur n'était pas à la fête. La Loduarie pensait ses blessures, mais elle était touchée au cœur. À la tête du pays, un remplaçant s'était imposé. Un colonel, qui se nommait Ivan Golkovine, et qui avait participé à nombre de guerres dans le monde. Le Kronos, Velsna et la Translavya. Et aujourd'hui, celle de l'Antares.
La Loduarie avait gagné mais avait perdu son plus grand élément. Et pour la première fois, le pays ne criait plus vengeance, tellement l'acte était gros. Le pays n'arrivait plus à crier, il n'arrivait plus à parler.
Alors, les armées Loduariennes embarquèrent dans leurs camions, tandis que les chars assuraient la retraite. Ils abandonnaient leurs positions. Pour la première fois de son histoire, la Loduarie avait su ne pas engager un combat jusqu'à la mort. Les soldats Loduariens laissaient derrière eux nombre de victimes, et à certains endroits, un champ de ruines. Pour certains, ils ne repartaient pas les mains vides. Mais pour tous, un vide absolu les habitait.

Les ambassadeurs en Loduarie furent tous convoqués, tandis que les ambassadeurs Loduariens à travers le monde faisaient leurs valises. La Loduarie avait décidé de faire ce qui lui avait le plus réussi par le passé, et se refermait à nouveau sur elle même. Les ambassadeurs furent invités à rentrer chez eux, avec bienveillance. Les représentants étrangers à L'UICS furent avertis que la Loduarie évacuait les locaux. Les étrangers en visite furent avertis. Et puis la Loduarie ferma ses frontières, son commerce avec le monde, et ses relations. Et ainsi, le pays repassa dans son stade le plus primaire. Et promis, une dernière fois, feu et sang à celui qui oserait la déranger dans son sommeil, à reprendre ses bannières et ses valeurs pour écrire l'histoire à son propre compte.
Haut de page