02/05/2020
14:32:12
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🌐 [AMBASSADES] Le Hall des Ambassades du Jashuria - Page 32

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Communication diplomatique

À l'attention de Son Excellence madame Parvati Mathai, en sa qualitĂ© de QuatriĂšme Ambassadrice du Jashuria,

Votre Excellence, chĂšre amie,

Et que vos jardins fleurissent de ces fleurs d'or que l'on nomme paix et prospérité,

Le Reinaume du Zijian accepte avec humilitĂ© vos salutations, et vous les retourne de bonne grĂące. Pour ce qui est d'Ɠuvrer pour la prospĂ©ritĂ© de chaque Etat au Nazum, le Reinaume veut bien croire Ă  votre bonne volontĂ©, mais ne peut s'empĂȘcher d'ĂȘtre circonspect, voire quelque peu perplexe.

De fait, vous soulignez - Ă  trĂšs juste titre - le fait que l'ombre de nouveaux nuages menaçants se rapprochent de nos contrĂ©es. Mais pour le Zijian, ces nuages ne sont jamais partis, et l'orage dure depuis maintenant quelques six annĂ©es qu'il existe. Comprenez que depuis que notre patrie s'est libĂ©rĂ©e de ses fers, il y a moins d'une dĂ©cennie, aprĂšs plusieurs siĂšcles de joug xin, puis un d'oppression ramchoure, les menaces n'ont cessĂ© de peser sur ses Ă©paules, et de se rĂ©vĂ©ler derriĂšre chaque Etat de la rĂ©gion. Guerre civile d'abord, idĂ©ologies mortifĂšres - caummussisme, daiponisme, kamadisme et autres formes de communisme sanguinaires d'une part, agarkhanisme et fascismes d'autre part -, piraterie en mer (nous y reviendrons), et, bien Ă©videmment, Etats voisins belliqueux et alliĂ©s prompts au retournement de veste... La guerre civile en Ramchourie a enterrĂ© pour de longues annĂ©es toute tentative de reconnaissance de l'indĂ©pendance du Zijian, quant Ă  une telle reconnaissance venant des Xins, depuis un siĂšcle que le Zijian ne lui est plus soumis, il n'y a plus rien Ă  attendre - d'autant que l'Empire semble avoir repris ses conquĂȘtes en Ă©crasant le Chandekolza indĂ©pendant, avec l'aval de la TroisiĂšme RĂ©publique, que nous croyions pourtant notre amie... comprenez notre dĂ©sarroi et notre perplexitĂ© face Ă  vos paroles : nul ici ne doute de votre bonne volontĂ©, mais par ses actes, le Jashuria a menacĂ©, et menace toujours, la pĂ©rennitĂ© du Reinaume, par la reconnaissance implicite des revendications Xins sur notre patrie nouvelle. A cela s'ajoute la trahison de notre ex-alliĂ© kartien, qui a pris le parti de renier ses engagements envers nous pour soutenir le Dyl'Milath - et l'envoyer sacrifier sa crĂ©dibilitĂ© sur la scĂšne internationale pour son compte -, Dyl'Milath (nous y arrivons), qui lui-mĂȘme entretient de trĂšs bonnes relations avec l'Empire Xin, et semble prompt Ă  user de la force pour rĂ©gler ses difficultĂ©s...

Comprenez alors notre sentiment dans une telle situation. Pour le dire crĂ»ment et sans ambage : le Zijian a peur. Il craint chaque jour, chaque heure, chaque seconde, pour sa souverainetĂ©, pour son peuple, pour sa libertĂ© chĂšrement acquise au prix du sang. Il craint de retomber sous le joug de quelque puissance Ă©trangĂšre avide de richesses, de gloire, ou simplement de main-d'Ɠuvre servile. Comprenez-vous ce que vit notre Reinaume ? Comprenez-vous quelle ambiance dĂ©lĂ©tĂšre pĂšse Ă  chaque rĂ©union des Chambres ? Comprenez-vous la terreur qu'implique une telle situation, pour un pays qui a dĂ©jĂ  tout perdu, et en est Ă  peine Ă  panser ses plaies et Ă  se redresser, difficilement ?

Ce que vous appelez "position courageuse", je l'appelle "position de survie". Ce que ma collÚgue Ade Misha a, avec un aplomb qui lui est propre et qui est à saluer, fait passer pour une "une et unique chance de rédemption" n'est rien d'autre que l'expression de cette terreur sourde, de cette peur de voir notre belliqueux voisin prendre le parti de la guerre à notre encontre - d'autant plus qu'il recevrait probablement le soutien du Céleste Empire et de ses vassaux... Dans un tel contexte, comprenez donc que, pour le Zijian, choisir de voter contre l'exclusion du Dyl'Milath n'est pas faire le choix du pardon ou de la main tendue, comme d'autres peuvent le faire : il s'agit de garantir la pérennité de notre nation, par la préservation des liens diplomatiques que nous entretenons tant bien que mal avec ce voisin turbulent. Aussi, vous comprendrez qu'en l'état actuel des choses, il est inenvisageable pour nous de changer notre vote pour une position plus précaire, qui nous placerait sur le fil du rasoir de notre propre disparition. Quelles garanties de sécurité la TroisiÚme République du Jashuria a-t-elle à offrir à notre Reinaume pour qu'il consente à miser sa propre existence ?

Bien Ă©videmment, une telle position pourrait Ă©voluer dans le futur, si tant est que les menaces qui pĂšsent sur notre Etat disparaissaient. Mais pour l'heure, tant que l'Empire des Xins n'aura pas officiellement renoncĂ© Ă  tous les territoires de l'ex Seigneurie Elective de Ramchourie (comprenant, donc, les territoires ramchoures et zijiannais), et que le Royaume FĂ©dĂ©rĂ© de Ramchourie - avec qui le Zijian entretient des liens Ă©troits, notamment dans la lutte contre la piraterie, et qui a officiellement renoncĂ© au contrĂŽle du Zijian - ne remporte pas le conflit qui fait rage dans cette contrĂ©e, notre patrie ne pourra se positionner tel que vous le souhaitez. SitĂŽt ces menaces envolĂ©es, nos considĂ©rations pourraient bien vite changer pour d'autres, plus favorables Ă  vos intĂ©rĂȘts...

Vos intĂ©rĂȘts, d'ailleurs, que notre marine soutient activement par la lutte contre la piraterie, tant dans nos eaux que dans celles de la Ramchourie, parfois mĂȘme devant celles de Beiyfon - quoique toutefois avec prudence, pour ne pas prendre de risques inconsidĂ©rĂ©s. Comprenez alors que, lorsque vous Ă©voquez les prĂ©tendus "agissements de notre flotte de corsaires", notre Reinaume soit meurtri en son cƓur. Le Reinaume du Zijian n'est pas le Pharois, il n'est pas une nation pirate. Le Royaume Pirate du Zijian, qui a momentanĂ©ment dirigĂ© le Zijian, n'est pas le Reinaume, mais une Ă©niĂšme faction et entitĂ© provisoire renversĂ©e par notre Reine - louĂ©e soit-elle. S'il reste des pirates dans la Baie CĂ©leste, c'est lĂ  du fait de Beiyfon, dont nous ne pouvons approcher les eaux pour ne pas risquer un incident diplomatique qui nous serait fatal, et de Sang Gong, petite rĂ©publique dont les habitants sont Ă  peine plus riches que le wanmirien moyen qui nous refuse l'accĂšs Ă  ses eaux, et qui s'est faite au fil des annĂ©es un repaire pour la piraterie rĂ©gionale - que nous ne pouvons dĂ©loger malgrĂ© nos efforts. Aussi, le Reinaume vous saurait grĂ© de ne plus faire allusion Ă  des corsaires ou pirates zijiannais, reliquats d'une Ă©poque rĂ©volue dont nous souhaitons nous dĂ©barrasser, et dont la mention nie et dĂ©nigre les efforts entrepris par notre nation pour stabiliser sa rĂ©gion.

Dans l’attente de votre rĂ©ponse sur les canaux diplomatiques, je reste Ă  votre entiĂšre disposition.

Veuillez agréer, votre Excellence, l'expression de mes salutations distinguées. Puisse un ciel radieux illuminer vox cieux.

Cordialement,

Capitaine Aasmi Tawon, 
Secrétaire aux Affaires EtrangÚres et au Commerce du Reinaume du Zijian,
18.12.2019
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Légende de l'image
Cabinet du Ministre Hervé Peltier
Maneonne : Néxanie


À l'attention de Dame Pharah Wattana, TroisiĂšme Ambassadrice de la RĂ©publique du Jashuria,

Madame l'Ambassadrice,

C'est avec une attention toute particuliÚre et un profond respect que j'ai pris connaissance de votre missive. Que les vents de la prospérité continuent d'accompagner la République des Deux Océans.

La RĂ©publique NĂ©xanienne, dĂ©sormais rĂ©solument tournĂ©e vers le concert des nations, se rĂ©jouit de l'intĂ©rĂȘt que lui porte le Jashuria. Nos deux rĂ©publiques partagent cette mĂȘme ambition d'indĂ©pendance et de stabilitĂ© rĂ©gionale, et il aurait en effet Ă©tĂ© regrettable de ne pas lier le destin de nos deux peuples par des ponts diplomatiques solides.

C'est avec un grand enthousiasme que j'accepte, au nom du peuple nĂ©xanien, votre proposition d'Ă©change d'ambassades. Nous serons honorĂ©s d'Ă©tablir notre reprĂ©sentation diplomatique au sein du prestigieux Hall des Ambassadeurs d’Agartha. En retour, les portes de Maneonne vous sont grandes ouvertes, et nos services protocolaires se tiennent d'ores et dĂ©jĂ  prĂȘts Ă  accueillir votre cortĂšge officiel pour l'implantation de votre ambassade en notre capitale.

Concernant l'établissement d'une Maison du Jashuria sur le sol néxanien, ma réponse est également favorable, mais elle s'accompagne d'une clause de vigilance essentielle à nos yeux.

La Néxanie est une terre de traditions et de diversité. C'est pourquoi l'autorisation d'implanter cette institution culturelle est accordée à la condition stricte, absolue et non négociable que l'indépendance totale Néxanienne demeure préservée et respectée, garantissant qu'elle reste un lieu d'échange purement culturel, linguistique et académique, exempt de toute ingérence politique. De plus, cette institution devra s'inscrire dans le respect le plus strict des lois de la République et des autres cultures qui composent le paysage néxanien. Tant que ce respect mutuel sera la clé de voûte de nos échanges, la culture jashurienne sera reçue avec la plus grande hospitalité par nos citoyens.

Enfin, la perspective de développer des partenariats économiques viables avec un acteur de premier plan du continent nazumi est une opportunité que la Néxanie souhaite saisir. DÚs que nos diplomates respectifs auront pris leurs fonctions, nos ministÚres économiques se mettront au travail pour bùtir des accords mutuellement profitables.

Dans l'attente de recevoir votre délégation sur notre sol pour sceller cette nouvelle amitié, je vous prie d'agréer, Madame l'Ambassadrice, l'expression de ma trÚs haute considération.

Hervé Peltier
Ministre des Affaires ÉtrangĂšres de la RĂ©publique NĂ©xanienne


[HRP] : Salut ! J'accepte avec plaisir ces premiĂšres bases. J'attends ton retour pour la suite, tu pourras directement m'envoyer un lien vers le nouveau sujet pour qu'on commence Ă  discuter des dĂ©tails du futur contrat Ă©conomique et diplomatique. À trĂšs vite !
2461
EntĂȘte

Partie une
Partie deux


Pied de page

Texte en vracMadame Pharah Wattana,
Je vous remercie de la rĂ©ponse que vous avez faite Ă  ma missive et je suis trĂšs enthousiaste Ă  l’idĂ©e que nos pays respectifs puissent commercer sereinement et de maniĂšre mutuellement profitable. Le commerce et la prospĂ©ritĂ© commune sont, j’en suis convaincu et je le rĂ©pĂšte, le meilleur gage possible de paix et de concorde entre les peuples.
J’ai Ă©tĂ© nĂ©gligent et j’ai parlĂ© de commerce sans vous exposer clairement ce dont nous avions besoin et ce que nous pouvions vous proposer. La RĂ©publique de Barbery est une nation essentiellement industrielle qui a fait de la production de biens manufacturĂ©s sa spĂ©cialitĂ©. Il en rĂ©sulte que notre pays regorge de machines-outils et de centres de production aussi divers que variĂ©s, et surtout adaptables Ă  la demande Ă©trangĂšre et Ă  ses besoins spĂ©cifiques. ConcrĂštement, nous pouvons produire pour vous tous les ensembles, sous-ensembles et piĂšces mĂ©caniques dont vous pourriez avoir besoin, Ă  condition qu’ils soient assez simples et qu'elles n'impliquent pas un aspect de microĂ©lectronique. Par ailleurs, l’industrie lourde est aussi notre domaine : nous pouvons vous fournir de bons aciers et d’autres mĂ©taux comme le cuivre, le zinc ou l’aluminium, en barre, en rouleau, en plaque, en bloc ou sous toute autre forme Ă  votre convenance. Telle est donc notre offre : l’industrie manufacturiĂšre et l’industrie lourde.
En ce qui concerne nos besoins, nos demandes agricoles sont en passe d’ĂȘtre presque totalement satisfaites par le Makota pour le plan de la viande et des produits laitiers, et nos pĂȘcheries sont Ă©galement trĂšs performantes et nosu fournissent le poisson dont nous avons besoin. Cela dit, au regard de notre population plĂ©thorique, Barbery ne dirait pas non Ă  une source supplĂ©mentaire de produits alimentaires, et principalement de lĂ©gumes et de cĂ©rĂ©ales. Nous achetons aussi des Ă©nergies fossiles dont nous faisons, vous l’imaginez, une consommation trĂšs importante. Nous pourrions Ă©galement dĂ©sirer recruter des ingĂ©nieurs jashuriens qui, je n’en doute pas, doivent certainement ĂȘtre bien meilleurs que les nĂŽtres compte tenu du retard technologique assez affligeant dont nous souffrons actuellement dans les secteurs les plus modernes de l'industrie.
Mais peut-ĂȘtre que le plus simple serait que vous me fassiez part de ce que, vous, vous avez Ă  offrir et de ce dont vous pourriez avoir besoin. Nous y trouverons certainement quelque chose qui nous intĂ©resse nous et vous y trouverez aussi quelque chose que vous recherchez.Pour ce qui est de l'Ă©change d'ambassades, considĂ©rez que de notre cotĂ© c'est une chose acquise et, si cela est bon pour vous, nous ne tarderons pas Ă  vous envoyer quelqu'un Ă  mĂȘme d'harmoniser nos relations.
En attente d'une rĂ©ponse de votre part, veuillez agrĂ©er, madame, l’expression de mes salutations les plus distinguĂ©s.

Fait le 25/12/2019 à Barbery, République de Barbery
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20 décembre 2019


A l'intention de Son Excellence Parvati Mathai, QuatriĂšme Ambassadrice du Jashuria.

Excellence, chĂšre amie,

Au nom de Sa MajestĂ© Himiko Kozuki, ImpĂ©ratrice de l'État du Fujiwa, nous tenons Ă  vous prĂ©senter nos hommages les plus sincĂšres.
Recevoir votre dĂ©lĂ©gation Ă  Sokshƍ est pour nous le signe de la lĂ©gitimitĂ© retrouvĂ©e de notre État et de la confiance en nos partenaires historiques pour rĂ©tablir la Nation fujiwane Ă  son niveau prĂ©-shogunal qui, comme vous le savez, a causĂ© bien plus de tort qu'il n'a aidĂ© le Fujiwa face aux dĂ©fis qui l'attendaient voilĂ  presque quatre ans. La nouvelle politique tenue par le Premier Ministre Satoru Kurobane et dĂ©sirĂ©e par l'ImpĂ©ratrice nous pousse Ă  croire que la coopĂ©ration internationale — et de prĂ©fĂ©rence continentale — est prĂ©fĂ©rable Ă  l'exercice des tensions et de la dĂ©fiance. C'est selon ce principe fondateur que nous avons cherchĂ© dĂšs la reprise de Sokshƍ a normaliser nos relations avec le Negara Strana.

Selon cette mĂȘme doctrine voulue par le Palais ImpĂ©rial, nous comptons pleinement sur la coopĂ©ration rĂ©gionale pour relancer notre Ă©conomie et le vieux projet du Ruban DorĂ© est prĂ©cisĂ©ment ce qui va dans le sens de nos attentes. Toutefois, nous avons observĂ© les dĂ©rives de la toute jeune CommunautĂ© des États Nazumis et l'impasse que crĂ©er l'exclusion de la DeuxiĂšme RĂ©publique du Dyl'Milath. Nous estimons que cette organisation, aussi belle qu'elle pourrait ĂȘtre, ne peut ĂȘtre le terreau fertile pour un projet aussi technique et complexe qu'une liaison ferroviaire continentale. A cet effet, nous nous permettons dĂ©jĂ  de suggĂ©rer qu'il serait bon de rĂ©activer les Accords de Sokshƍ et de relancer le projet du Ruban DorĂ© au sein de cette instance qui, bien que lĂ©thargique depuis des annĂ©es, a prouvĂ© qu'elle Ă©tait ĂŽ combien plus stable y comprit Ă  son apogĂ©e.
De ce fait, nous participerons bien volontier Ă  ce sommet dont vous nous avez fait part en compagnie de l'Empire du Grand Ling, la RĂ©publique Socialiste du Negara Strana et nous-mĂȘmes.
Il est cependant un point Ă  clarifier dĂšs Ă  prĂ©sent. Vous n'ĂȘtes pas sans savoir que notre Ă©conomie s'est collapsĂ©e puis effondrĂ©e sur elle-mĂȘme aprĂšs l'echec du Shogunat, aujourd'hui encore nous survivons grĂące au travail acharnĂ© d'une armĂ©e de compatriotes prĂȘt Ă  redonner au paradis fujiwan ses plus belles lettres de noblesse et grĂące aux gĂ©nĂ©reuses aides humanitaires et financiĂšres du Grand Ling Ă  qui nous devons beaucoup. Vous-mĂȘmes avez participĂ© Ă  nous aider grĂące Ă  vos trĂšs nombreux volontaires venu donner du temps, de l'argent et des moyens de subsistance Ă  notre pays, cette aide ne sera pas oubliĂ©e de si tĂŽt.

Mais, si nous parlons de cela, c'est avant tout pour Ă©voquer les trĂšs grosses limites dont nous sommes actuellement victime tant sur le plan technique que sur le plan financier. En somme, le projet continental sera largement mit Ă  mal car nous ne pourrons assumer les travaux nĂ©cessaires Ă  l'Ă©rection d'une ligne Ă  grande vitesse qui relierait votre frontiĂšre Ă  Sokshƍ ni mĂȘme d'un tronçon vers Macao — que nous contrĂŽlons Ă  prĂ©sent — ainsi qu'il Ă©tait prĂ©vu dans les tous premiers jets du projet.
Des moyens devront ĂȘtre mit en place et nous dĂ©taillerons nos idĂ©es Ă  cet effet lors de cette rĂ©union extraordinaires entre nations-frĂšres ainsi que vous l'avez si bien prĂ©sentĂ©.
Cette prĂ©vention faite, nous renouvellons notre trĂšs grand intĂ©rĂȘt pour ce projet et pour la luciditĂ© dont le Grand Ling et vous avez fait part sur la nĂ©cessitĂ© de limiter le Ruban au MĂ©dian et au Sud dans un premier temps ; le Nord Ă©tant une terre bien trop difficile Ă  comprendre.

Veuillez recevoir, Excellence, l'expression de ma plus haute considération.


TAGOMI Hiroshi,
Ministre des Affaires Étrangùres de l'État du Fujiwa.


Tagomi Hiroshi
1229
Secret Atomique

Drovolski

Votre Excellence,

Le Grand Kha est motivĂ© par une mobilisation importante de ses troupes, suivant les intĂ©rĂȘts que nous connaissons et que nous partageons, afin de parvenir Ă  l'annihilation de ce dernier conformĂ©ment aux accords passĂ©s avec Carnavale. Nous souhaiterions donc connaĂźtre les Ă©lĂ©ments importants relevant de votre destination concernant les territoires ultramarins du Kha.

Nous avons dĂ©jĂ  actĂ© des soutiens au Paltoterra sous le nom de code « Rien que pour vous », ainsi qu’en Eurysie sous celui de « Le pacte de l’ombre ». Toutefois, nous ignorons si le programme entretenu au Nazum sert pleinement notre objectif commun. D’aprĂšs les informations dont nous disposons concernant le Kha, celui-ci devrait mobiliser un mouvement trĂšs important de sa flotte, incluant une dĂ©mobilisation de certains postes attisant la convoitise. À la suite de nos discussions internes sur la motivation du Pacte de l’ombre, nous estimons que le Drovolski et Carnavale doivent continuer Ă  capter l’attention du Grand Kha afin qu’il ignore ses vĂ©ritables adversaires.

Dans cette perspective, nous souhaiterions savoir si la prolongation des discussions et/ou l’encouragement d’un conflit au sein du dĂ©troit correspondent bien Ă  vos intĂ©rĂȘts. Si tel est le cas, nous conviendrons de maintenir la discorde aussi longtemps que nĂ©cessaire afin d’assurer le bon dĂ©roulement de votre dĂ©ploiement.

Amicalement,
Henri Ventafalle
Henri Ventafalle
1117
logo Ukarani wa Mambo ya Nje

Jean-Baptiste Dzila, Ministre des Affaires étrangÚres de la République du Zafongo

Bonjour Madame l'Ambassadrice. Votre lettre est arrivĂ©e sur mon bureau un matin plutĂŽt calme, et je dois avouer qu'elle l'a rendu tout de suite moins ordinaire. C'est avec un immense plaisir que je l'ai lue, et c'est avec ce mĂȘme plaisir que je vous rĂ©ponds aujourd'hui : le Zafongo accepte, avec joie, ce que vous nous proposez.
Nous serons honorĂ©s d'envoyer une dĂ©lĂ©gation jusqu'au Hall des Ambassadeurs d'Agartha, dont le nom seul Ă©voque dĂ©jĂ , je l'imagine, la grandeur tranquille de votre capitale. Et nous accueillerons avec le mĂȘme enthousiasme une Maison du Jashuria sur notre sol, en espĂ©rant qu'une institution zafongolaise trouvera un jour, chez vous aussi, sa place. Il faut dire que votre lettre nous touche particuliĂšrement. Nous sortons Ă  peine de l'isolement, comme on sort d'un long sommeil un peu groggy, pour dĂ©couvrir un monde qui, pendant tout ce temps, n'a pas cessĂ© de nouer ses propres alliances sans nous attendre. Alors voir une nation aussi Ă©tablie que la vĂŽtre venir la premiĂšre vers nous, ce n'est pas un dĂ©tail qu'on oublie facilement.
J'ose espérer que cette lettre n'est que la premiÚre d'une longue série, et que ce qu'elle amorce aujourd'hui grandira, avec le temps, en une véritable et bonne entente entre nos deux pays.
1198
Commissariat aux Affaires Extérieures
Republik Sosialis Negara Strana



A l'attention de Son Excellence Parvati Mathai, QuatriĂšme Ambassadrice du Jashuria,

Votre Excellence,

La République Socialiste et le peuple stranéen se voient enchantés de ce projet porté par la TroisiÚme République du Jashuria, qu'ils saluent et honorent.

A travers les canaux diplomatiques notamment pérénisés par les Accords de Sokcho, nous avions pu suivre et participer à l'élaboration du Ruban Doré porté par le gouvernement jashurien. Sa continuation et mise en oeuvre constituent une page importante de l'agenda diplomatique du Commissariat aux Affaires Extérieures du Negara Strana, et nous sommes heureux d'y parvenir enfin.

L'ensemble des documents transmis ont d'ores et dĂ©jĂ  Ă©tĂ© communiquĂ© puis discutĂ© avec le Commissariat aux Transports. A travers ma personne, le Conseil des Commissaires du Peuple du Negara Strana est prĂȘt Ă  Ă©tablir avec ses partenaires les bases d'une coopĂ©ration durable et fructueuse, qui dĂ©passera nĂ©cessairement le secteur ferroviaire. PersuadĂ©s de la vertu jusqu'ici sous-estimĂ©e des Accords de Sokcho, ce projet est une excellente façon de rapprocher nos gouvernements et nos peuples pour le bien rĂ©gional.

Dans l'attente de cette rencontre, je reste Ă  votre entiĂšre disposition.

Hormat Saya,

Murti Mahendra, Commissaire aux Affaires Extérieures délégué à la Coopération Nazumie
1030
EntĂȘte

Partie une


Pied de page

Texte en vracMadame Pharah Wattana,
Je suis ravi de voir que nous venons de trouver un accord. Je prends bonne note de la production pĂ©troliĂšre du Banairah et ne tarderai pas Ă  contacter ses autoritĂ©s afin de leur proposer l’établissement d’un accord diplomatique et commercial. Leur pĂ©trole nous intĂ©resse, en effet, beaucoup, et je ne doute pas que nous trouverons quelque chose qui les intĂ©ressera.
Pour ce qui nous concerne, voici l’accord que vous proposez et que j'accepte : la RĂ©publique de Barbery vous fournira les mĂ©taux dont vous avez besoin — Ă  savoir les aciers, le cuivre, le zinc et l’aluminium —, naturellement affinĂ©s et prĂȘts Ă  l’emploi, en Ă©change de votre riz et de vos fruits. Cet Ă©change nous convient parfaitement, car il rĂ©pond Ă  nos besoins essentiels en matiĂšre d'alimentation.
Pour ce qui est des volumes et des Ă©quivalences entre les produits Ă©changĂ©s, je vous propose de ne pas nous en mĂȘler et de laisser nos commerçants nĂ©gocier au cas par cas, selon leurs besoins. Enfin, je mets immĂ©diatement tout en Ɠuvre pour que ce flux commercial devienne effectif.
Je vous prie d’agrĂ©er, Madame, l’expression de mes salutations les plus distinguĂ©es.

Fait le 21/01/2020 à Barbery, République de Barbery
717
YVES SAINT-LORENZO

YVES SAINT-LORENZO

Chers amis, chers collĂšgues, vos Excellences,

Yves Saint-Lorenzo, chef de la diplomatie carnavalaise. Je vous contacte un peu au pied levĂ© pour attirer votre attention sur le comportement inqualifiable de la PoĂ«toscovie qui rejoint le rang des États voyous en se comportement comme un fumier de la pire espĂšce. Me congĂ©dier, moi, aprĂšs m'avoir formellement invitĂ© en tout bien tout honneur ? C'est absolument inacceptable et la PrincipautĂ© de Carnavale prend trĂšs au sĂ©rieux un grave insulte, Ă  laquelle, n'en doutez pas, elle rĂ©pondra.

Pouvons nous attendre une parole de votre part ? Une condamnation ? Un petit boycotte de l'évÚnement pour la route ? Nous en serions fort aise et cela rappellerait qu'il n'y a jamais de profits à longs termes à tirer de la lùcheté et de la compromission avec des puissances étrangÚres.
4610
COMMUNIQUÉ DIPLOMATIQUE IMPÉRIAL:

Habaxumar

Palais Impérial
Bureau de la Diplomatie Impériale
Communiqué officiel n° JH-2020-001

De : Dereje Gorfu Adugna, ministre des affaires étrangÚres et de la diplomatie de l'empire d'Habaxumar:
A: Dame Sumalee Saeloo, Seconde Ambassadrice de la TroisiÚme République du Jashuria .

De mes salutations distinguées au nom de L'Habaxumar,

Demande d'ouverture officielle de relations diplomatiques

Le Gouvernement de l’Empire d’Habaxumar, au nom de Sa MajestĂ© ImpĂ©riale le Negusse Negest Yohannes V, a l’honneur d’adresser le prĂ©sent communiquĂ© diplomatique au Gouvernement de la TroisiĂšme RĂ©publique du Jashuria afin de consacrer solennellement la volontĂ© ferme et durable de l’Empire d’Habaxumar d’Ɠuvrer au dĂ©veloppement de relations bilatĂ©rales fondĂ©es sur l’amitiĂ©, le respect mutuel, la confiance rĂ©ciproque et la coopĂ©ration entre nos deux nations.

Le Gouvernement de l’Empire d’Habaxumar est convaincu que le dialogue, la comprĂ©hension mutuelle et la coopĂ©ration internationale constituent les fondements essentiels de la paix, de la stabilitĂ© et du progrĂšs au sein de la communautĂ© des nations. Ces principes reprĂ©sentent Ă©galement les conditions nĂ©cessaires Ă  la construction d’un avenir prospĂšre pour nos États et pour nos peuples respectifs.

Dans cet esprit, nous considĂ©rons qu’il est dans l’intĂ©rĂȘt commun de nos deux nations de renforcer leurs liens et d’établir les bases d’un partenariat durable et constructif qui sont les fondements indispensables Ă  la promotion de la paix, de la stabilitĂ© et du progrĂšs. En qualitĂ© d’émissaire mandatĂ© par Sa MajestĂ© ImpĂ©riale, je suis chargĂ© de transmettre au Gouvernement de la TroisiĂšme RĂ©publique du Jashuria la volontĂ© sincĂšre de l’Empire d’Habaxumar d’engager un dialogue diplomatique ouvert et approfondi.

À cette fin, l’établissement de relations diplomatiques renforcĂ©es permettra Ă  nos deux États d’explorer de nouvelles perspectives de coopĂ©ration dans des domaines d’intĂ©rĂȘt commun, notamment l’économie, le commerce, la science, la technologie, la culture ainsi que l’éducation. Ces domaines pourront ultĂ©rieurement faire l’objet d’accords ou de traitĂ©s librement nĂ©gociĂ©s et conclus entre nos deux gouvernements, dans le respect de la souverainetĂ© de chacun.

Le Gouvernement de l’Empire d’Habaxumar est convaincu que de telles initiatives contribueront au rapprochement de nos peuples, favoriseront leur dĂ©veloppement mutuel et Ă©tabliront les fondements d’une coopĂ©ration durable reposant sur l’égalitĂ© de nos souverainetĂ©s, le respect rĂ©ciproque et la convergence de nos intĂ©rĂȘts communs.

Dans cette perspective, et dans le souhait d’approfondir officiellement les relations entre nos deux États, le Gouvernement de l’Empire d’Habaxumar propose, par le prĂ©sent communiquĂ©, l’adoption de l’article unique suivant :

Article unique : Établissement de reprĂ©sentations diplomatiques permanentes

L’Empire d’Habaxumar et la TroisiĂšme RĂ©publique du Jashuria conviennent d’Ɠuvrer Ă  l’établissement d’ambassades permanentes dans leurs capitales respectives, afin de favoriser le dialogue institutionnel, de renforcer leurs relations diplomatiques et de dĂ©velopper leur coopĂ©ration dans les domaines d’intĂ©rĂȘt commun.

L’ouverture de reprĂ©sentations diplomatiques permanentes constituera une Ă©tape majeure dans la reconnaissance mutuelle de la souverainetĂ© de nos deux États autant que de dĂ©velopper des relations juridique et institutionnelles solides et permettra d’approfondir leur collaboration concernant les nombreux dĂ©fis actuel tant sur le plan bilatĂ©ral que dans les instances rĂ©gionales et internationales.

Par ailleurs, le Gouvernement de l’Empire d’Habaxumar rĂ©affirme son entiĂšre disponibilitĂ© au dialogue permanent ainsi qu’à la recherche de solutions pacifiques Ă  tout diffĂ©rend qui pourrait Ă©ventuellement survenir entre nos deux nations ou dans le cadre de futurs accords. Notre gouvernement demeure pleinement engagĂ© en faveur d’échanges sincĂšres, constructifs et respectueux, dans le but de prĂ©server la stabilitĂ© rĂ©gionale et internationale ainsi que les relations d’amitiĂ© que nous souhaitons Ă©tablir et renforcer.

Le Gouvernement de l’Empire d’Habaxumar saisit cette occasion pour renouveler au Gouvernement de la TroisiĂšme RĂ©publique du Jashuria l’expression de sa trĂšs haute considĂ©ration.

En conclusion, l’Empire d’Habaxumar exprime son profond souhait et espoir de voir naĂźtre entre nos deux nations un partenariat Ă©troit et durable, fondĂ© sur le respect mutuel, l’égalitĂ© souveraine des États et la poursuite d’objectifs communs au bĂ©nĂ©fice de nos peuples.

Nous formons l’espoir que le prĂ©sent communiquĂ© constituera le point de dĂ©part d’une nouvelle Ăšre de coopĂ©ration diplomatique entre l’Empire d’Habaxumar et -. Nous nous rĂ©jouissons par avance des futures consultations diplomatiques qui permettront d’approfondir ces propositions et d’établir les accords nĂ©cessaires au dĂ©veloppement de relations bilatĂ©rales solides et prospĂšres de nos deux nations.

En attente de votre réponse,

Je vous pris d'agréer, ChÚre Dame Sumalee Saeloo, l'expression de ma haute considération.

Fait Ă  Gora Negash, le 21/03/2020.

Par le gouvernement de L'Habaxumar en représentation du Negusse Negest Yohannes V,
Au nom de Sa Majesté Impériale et par ordre de Sa Majesté

Le MinistÚre des Affaires étrangÚres et de la Diplomatie, Dereje Gorfu Adugna.
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De Njowga Nielsen, Grand Chancelier de l'Empire,
À Son Excellence Madame Parvati Mathai, QuatriĂšme Ambassadrice de la TroisiĂšme RĂ©publique Jashuria.


Fait Ă  Haguevieil, Empire du Nord, le 23 mars 2020.

Objet : Apaisement


Excellence,

J'ai pris connaissance de votre lettre avec toute l'attention qu'elle mérite et je tiens, au nom du Gouvernement de Sa Majesté, à vous remercier pour le ton de votre missive ainsi que pour la clarté des mesures annoncées par votre gouvernement. La décision de rappeler Monsieur Sharukh Kapoor à ses responsabilités et les sanctions qui lui ont été infligées témoignent de la volonté des autorités jashuriennes de préserver les standards de sérieux et de dignité qui ont longtemps caractérisé leur diplomatie. Nous prenons acte de cette décision avec satisfaction.

Nous apprĂ©cions Ă©galement les mots que vous avez eus pour les victimes de l'Holocauste d'Estham. Les blessures laissĂ©es par ce crime demeurent profondes, et il est rĂ©confortant de constater que votre gouvernement reconnaĂźt que certaines limites ne devraient jamais ĂȘtre franchies dans le dĂ©bat diplomatique. En effet, nos deux peuples connaissent, chacun Ă  leur maniĂšre, le poids des tragĂ©dies de l'Histoire. C'est prĂ©cisĂ©ment parce que nous savons ce que reprĂ©sentent les massacres de masse, les politiques d'extermination et les traumatismes qu'elles laissent derriĂšre elles que nous avons, collectivement, le devoir de traiter ces sujets avec retenue, prĂ©cision et humanitĂ©. De mĂȘme que nous partageons Ă©galement votre analyse selon laquelle les Ă©changes intervenus lors de cette rĂ©union prĂ©paratoire se sont Ă©loignĂ©s de ce que devrait ĂȘtre une discussion entre reprĂ©sentants d'États souverains. Si l'Empire assume pleinement les positions qu'il a dĂ©fendues Ă  l'Ă©gard de la PrincipautĂ© de Carnavale, il demeure en comprĂ©hension de la position du Jashuria, quand bien mĂȘme celle-ci diverge de la nĂŽtre, Agartha est pleinement disposĂ© Ă  exprimer sa position souveraine.

S'agissant de votre proposition de contribution financiĂšre destinĂ©e Ă  la reconstruction d'Estham, permettez-moi de vous exprimer notre sincĂšre gratitude pour ce geste. Sa signification constitue un tĂ©moignage d'amitiĂ©, de respect et de compassion que le Gouvernement impĂ©rial reçoit avec reconnaissance. Nous acceptons donc cette contribution dans l'esprit dans lequel elle nous est offerte. Elle sera intĂ©gralement affectĂ©e aux fonds prĂ©vus Ă  la rĂ©habilitation d'Estham, oĂč elle contribuera, aux cĂŽtĂ©s des nombreuses initiatives nationales et internationales, aux efforts entrepris pour redonner vie Ă  notre capitale.

Je souhaite enfin vous assurer que cette regrettable sĂ©quence ne saurait rĂ©sumer les relations entre nos deux pays. L'Empire du Nord conserve pour la TroisiĂšme RĂ©publique du Jashuria une considĂ©ration rĂ©elle, fondĂ©e sur de nombreuses annĂ©es d'Ă©changes diplomatiques constructifs sans pour autant avoir toujours poursuivi les mĂȘmes objectifs, et sur le respect que nous portons Ă  votre nation millĂ©naire. Les dĂ©saccords, lorsqu'ils existent, doivent pouvoir ĂȘtre exprimĂ©s sans que soient remises en cause la dignitĂ© de nos peuples ni la mĂ©moire de leurs disparus, et nous sommes sincĂšrement heureux de savoir que votre gouvernement partage cette volontĂ©. C'est dans cet esprit que le Gouvernement de Sa MajestĂ© procĂ©dera, dans les prochains jours, Ă  une réévaluation de la mesure de rappel de notre ambassadeur, avec la volontĂ© sincĂšre de permettre une reprise rapide et sereine du fonctionnement normal de nos relations diplomatiques.

Je vous prie d'agréer, Excellence, l'assurance de ma plus haute considération et de mon profond respect.

Njowga Nielsen
Grand Chancelier Impérial
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Il fait nuit Ă  Hernani et la neige commence Ă  tomber. A travers les fenĂȘtres du palais de la capitale poĂ«toscovienne les flocons chutent doucement comme des boulettes de coton. AprĂšs avoir eu sa conversation avec le chancelier de l'Empire du Nord, Sajjad Askar al-Askari, dĂ©lĂ©guĂ© azurĂ©en, envoie un petit message au reprĂ©sentant Kapoor du Jashuria, qui doit en ĂȘtre au digestif Ă  la contre-soirĂ©e carnavalaise.


Bonsoir Monsieur l'ambassadeur, cher Sharukh,

J'espÚre que de votre cÎté la soirée s'est bien terminée. Ici il ne se passe plus rien, je vais rentrer à AgatharchidÚs. Je viens de quitter Njowga, de l'Empire du Nord, nous avons débriefé au sujet de leur communiqué, la situation est désormais claire pour moi.

Vous comprenez bien que je ne pouvais pas manquer l'occasion d'avoir le chancelier Ă  portĂ©e de voix pour lui poser directement la question, vu les termes du communiquĂ©. Mais nous nous en sommes expliquĂ©s. LĂ  oĂč l'Empire du Nord a parlĂ© d'un soutien financier et politique du Jashuria pour le rĂ©gime d'occupation de la Qabalie, il y a surtout des rĂ©fĂ©rences assez passĂ©es en grand 2020, essentiellement basĂ©es sur le torchon colonial qui prĂ©tend que le Jashuria est au capital de la RĂ©publique actionnarial et qu'il participe Ă  des projets.

Naturellement, je ne vous refais pas le laĂŻus : le Conseil d'administration est un machin colonial, il n'a aucune lĂ©gitimitĂ©, toute forme de systĂšme colonial sur place doit ĂȘtre dĂ©mantelĂ©e, c'est notre position. J'insiste, le Diwan est trĂšs Ă  fond sur le sujet, vous connaissez peut-ĂȘtre Afaghani Pasha... Tant que nous en restons Ă  ce niveau, je voulais vous rassurer, il n'y a pas de sujet du cĂŽtĂ© du Diwan. Nous ne nous fions pas qu'aux articles propagandistes pour dĂ©finir notre politique Ă©trangĂšre, et de toutes façons, la Cramoisie est complĂštement dans les choux, et pas seulement les feuilles haha, ces histoires de grands projets titanesques, j'y vois un dĂ©cor Ă  la Potemkine. Quant Ă  la participation au capital, les pertes doivent ĂȘtre suffisamment astronomiques pour qu'aucune sanction supplĂ©mentaire ne semble nĂ©cessaire Ă  ce stade. Il n'y a donc pas lieu de s'inquiĂ©ter de difficultĂ©s entre nos deux pays, nous n'y avons ni toi ni moi ni intĂ©rĂȘt, ni envie.

Sharukh, je vous notifie ce point pour qu'il n'y ait pas de malentendu sur la relation entre nos deux gouvernements. Tant qu'il n'y a pas de raison de s'inquiéter d'un soutien réel, le Diwan ne s'inquiétera pas.

En vue d'anticiper, je dois vous prĂ©venir qu'Ă©tant donnĂ© que tout le monde en AfarĂ©e s'est mis d'accord sur le principe de la mission d'observation du Finejouri et de l'Althalj dans la R.A.D. en prĂ©alable Ă  toute discussion avec elle, le Diwan s'attendra Ă  ce que la mĂȘme prudence soit observĂ©e par tout le monde. Ce n'est mĂȘme pas l'Azur qui pilote cette mission, c'est le Finejouri et l'Althalj, si j'Ă©tais Jashurien je serais aussi de ce cĂŽtĂ©-lĂ . Cette mission prendra bien fin un jour, il y aura un processus de dĂ©colonisation et de normalisation, ce ne sera pas l'Azur qui va interdire au Jashuria d'exercer des activitĂ©s pacifiques en AfarĂ©e, il faut simplement faire preuve de patience pour que le sujet colonial soit purgĂ©, sinon ça risquera de mettre la pagaille. AprĂšs, ça n'ira que d'autant plus vite si le Jashuria, en tant qu'actionnaire, jouait pour accĂ©lĂ©rer les choses, dĂ©coloniser le pays, tout changer dans la structure du pouvoir entre Qabaliens et colons. Je gage que les bonnes relations qu'Agartha semble avoir avec Carnavale ne peuvent qu'ĂȘtre facilitantes dans cette transition, qui est la seule option positive se prĂ©sentant Ă  nous. Mais je vous laisse voir ça avec les Cercles, le Diwan ne m'a pas chargĂ© de vous transmettre une demande officielle de ce cĂŽtĂ©.

Dans l'intervalle, je ne doute pas que nous ferons, vous et moi, notre possible pour éviter une confrontation directe à ce sujet. Cela ne servirait vraiment à rien ni à personne. Les Carnavalais et les Jashuriens n'ont pas besoin de coloniser la Qabalie pour faire leurs affaires de leur cÎté de toutes façons n'est-ce pas !

Une chose encore, mes remerciements pour avoir partagé un tant soit peu ce G20 poëtoscovien. J'espÚre que vous serez de la prochaine tentative ! Au plaisir de vous y recroiser. Et sinon, nous nous reverrons à la session de fermeture du Conseil d'administration de la R.A.D., le jour de sa dissolution.

La paix soit avec toi Jashuria !
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BLAISE DALYOHA

BLAISE DALYOHA

Madame,

Il est toujours heureux de voir un visage connu, mĂȘme s'il s'agit de l'un de ses ennemis politiques. Le docteur GĂ©minĂ©on sera satisfait de savoir que les clones de mademoiselle Castelage se portent bien et connaissent le succĂšs dans leurs nations respectives.

La politique des Laboratoires Dalyoha ne s'oppose aucunement aux partenariats avec les institutions partageant nos valeurs et nos ambitions. La science est l'affaire de tous et sont bienvenus tous ceux qui souhaitent l'exercer sans contraintes ni répression. A ce titre, la montée en gamme dans le champ de la recherche génique d'un laboratoire concurrent ne peut que nous réjouir.

Au nom de l'amitié qui unit nos deux nations, je serai heureux de vous donner accÚs aux bases de données semi-publiques des Laboratoires. Vous y trouverez la documentation déclassée sur le patrimoine génétique carnavalais du siÚcle dernier. Seules les trois derniÚres générations de Carnavalais demeurent secret défense pour des raisons plus qu'évidentes. Le développement d'armes chimiques ciblées et verrouillées sur un code génétique particulier est un champ de recherche en plein essor.

Bien qu'il s'agisse lĂ  d'un acte gracieux, nous serions heureux d'obtenir la rĂ©ciprocitĂ©, aux mĂȘmes conditions, des bases de donnĂ©es jashuriennes Ă  votre disposition. Plus nos jeux de donnĂ©es seront Ă©tendus, meilleures seront les recherches quantitatives, je ne vous apprends rien.

Par ailleurs, seriez vous disposĂ© Ă  nous confier ou nous louer, sur votre territoire, un terrain oĂč implanter un laboratoire privĂ© de la Dalyoha Compagnie ? La guerre est ce qu'elle est et nous cherchons Ă  subdiviser certains des chantiers qui nous occupent Ă  travers le monde. Rien de militaire, je vous rassure, mais certaines activitĂ©s peuvent se faire Ă  distance sans craindre de gĂȘner le protocole de recherche. Nous serions, lĂ  encore, largement disposĂ©s Ă  vous offrir la rĂ©ciprocitĂ© si vous souhaitiez implanter une aile de recherche jashurienne Ă  Bourg-LĂ©on, ou bien sur un site kabalien.
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