13/10/2019
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[AFFAIRES ETRANGERES] Commissariat aux affaires extérieures - Page 33

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SÉBASTIEN KABALE

Sébastien Kabale

Camarade Styx Notario,

C’est une nouvelle rassurante que vous nous apportez. Il est bon de savoir que les grandes organisations ne laisseront pas quelques nations voyous s’approprier le commerce maritime comme elles prétendent le faire. Ni l’Azur ni le Churaynn n’ont de droits en Afarée de l’ouest et nous ne manquerons pas de le leur rappeler.

Je tenais également à vous prévenir que le Pape noir a jugé pertinent d’informer formellement le Califat que le temps de la mansuétude touchait à sa fin. Trois ans que le Califat complote contre nos intérêts et nous mène une guerre de basse intensité, allant jusqu’à tenter d’infiltrer nos infrastructures militaires et mener des opérations médiatiques racistes sous faux drapeau pour attiser les tensions raciales au sein de notre population. La Kabalie s’est jusque là abstenue de riposter mais ce blocus marque un tournant dans nos relations. S’il n’est pas levé sous peu, nous engageront à notre tour des représailles.

Ne vous en affolez pas, nous savons nous tenir et il y a bien des moyens d’agir contre une nation sans s’exposer à la vindicte ou se compromettre diplomatiquement.

Néanmoins pour la paix en Afaree, il serait bon pour tout le monde que l’Azur et ses roquets rentrent la queue entre les jambes dans leurs montagnes très bientôt. Si nous autres Kabaliens sommes des gens du désert, les Carnavalais ont le sang plus chaud et impétueux.

Sébastien Kabale
Directeur du renseignementCRAMOISIE©
Kabalie rouge
Khasserat de l'Al Dayha Banairah

A l'intention d'Actée Iccauhtli.


Profond respect et cordiales salutations à la citoyenne Actée Iccauhtli, notre consœur d'outre-perles.

Nous partageons vos regrets devant de si sombres circonstances nous poussant à échanger plus prolifiquement, il aurait été bien plus plaisant de pouvoir poursuivre notre correspondance par de plus heureuses nouvelles. Quoi qu'il en soit, vous nous trouvez toujours heureux de constater votre position inébranlable face aux menaces pesant sur notre cher continent, et de pouvoir travailler avec vous ainsi que vos collègues ouest-afaréens pour la paix et la prospérité du continent-mère. Pour cet engagement, soyez assurés de nos remerciements les plus fervents.

Rentrons maintenant au cœur du sujet.
Il est évident que ce blocus ne peut être laissé déployé sans l'accord plein et entier du Forum de Coopération, qui reste encore et toujours ferme sur sa position : la guerre ne doit pas, et n'est en aucun cas une solution aux problèmes structurels, comme ceux posés par les conséquences du génocide kabalien. Si nous regrettons amèrement le manque effroyable de réactions face à la catastrophe alors qu'il était encore temps de s'interposer face au monstre carnavalais et comprenons la douleur que ressent toute l'Afarée vis-à-vis de ce désastre planétaire, aucun scénario même le plus fantasque ne fera d'une guerre ouverte au régime cramoisi une solution durable ou temporaire à la disparition des martyrs du continent. La folie churayo-azuréenne doit être stoppée, de la même manière que celle outre-Leucytalée aurait dû l'être en son temps. Nous nous enjoignons donc à votre appel : endiguer les velléités bellicistes des va-t-en-guerre du Pacte. Considérez donc la remontée de ce sujet auprès des instances de l'Organisation des Nations Commerçantes comme faite, et nos flottes prêtes à l'action si jamais les fomenteurs viendraient à contester la suprématie navale et tactique de nos alliés réunis. La raison l'emportera sur la folie, nous l'espérons pour tout le monde, et nous saurons comment rétablir la paix et la sécurité dans le cas contraire.

Sur une toute autre note, nous en profitons pour vous rappeler la fin de nos mandats respectifs de Khasser de la République et d'Ambe, notre deuxième et dernier mandat autorisé ayant officiellement pris fin il y a quelque temps déjà. Nous assurons la gestion des affaires urgentes et courantes en l'attente de la prise de pouvoir officielle de nos successeurs et consœurs Imtinaan el-Salame et Naadir al-Amen, respectivement futures Khasser et Ambe de la République Directe du Banairah.

Paix et prospérité à tous nos frères et sœurs kah-tanaises.

Cordialement.



Saroud Al'Tenhè, Khasser du Banairah
Siriam Amza, Ministre des Affaires Extérieures au Banairah

Drapeau

Camarades,

Au nom de la République Démocratique Socialiste de Valtern et de tout notre peuple, nous avons l’immense joie de vous adresser ce message chargé d’espérance et de fierté. Il y a peu, notre jeune nation a officiellement intégré l’Internationale Libertaire de laquelle vous êtes membre. Ce n’est pas une simple formalité diplomatique ni une adhésion de circonstance. C’est un moment profond et solennel qui marque pour nous le début d’une nouvelle fraternité active et sincère avec les nations qui partagent notre refus de l’oppression, de l’exploitation et de la marchandisation du monde. C’est précisément parce que nous appartenons désormais à la même grande famille internationale que nous souhaitons, avec chaleur et détermination, ouvrir une ambassade de la République Démocratique Socialiste de Valtern sur votre territoire. Nous ne voulons pas d’un bâtiment froid, protocolaire et distant, comme on en voit trop souvent dans les chancelleries traditionnelles. Nous voulons que cette ambassade soit un lieu vivant, chaleureux et profondément valternien, une maison ouverte où nos deux peuples pourront se rencontrer, se découvrir, dialoguer sans masque et tisser des liens concrets, durables et fraternels. Et, si relations fructueuse il y a, tisser des liens d'autant plus solide par des traités, accords, rencontres et alliances. L’ouverture de cette ambassade sera le premier acte concret de cette nouvelle page de notre histoire commune.

Camarades, ce message n’est pas seulement diplomatique. Il est fraternel et sincère. Il vient du cœur d’un peuple qui a connu les famines, les guerres entre frères, la Grande Fièvre qui a failli tout emporter, et qui a choisi malgré tout la voie de la réconciliation, de la fête et de la solidarité obstinée. Nous voulons que cette ambassade porte cette même flamme : celle d’un socialisme qui ne sacrifie ni la joie de vivre, ni la terre, ni la liberté des peuples. Nous vous tendons la main avec humilité et fierté. Que cette ambassade devienne le symbole d’une relation nouvelle entre nos deux nations, au sein de l’Internationale Libertaire mais aussi bien au-delà. Nous croyons profondément que les liens tissés entre peuples libres, solidaires et respectueux de leur souveraineté populaire sont la meilleure arme contre les empires capitalistes et les forces réactionnaires du monde.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous adressons, au nom de tout le peuple valternien, nos salutations les plus chaleureuses, les plus fraternelles et les plus sincères. Que nos deux nations marchent désormais côte à côte, avec fierté, avec détermination et avec cette joie profonde qui fait la force des peuples qui refusent de plier.

1828
Laboratoire Henri Ventafalle

Votre Excellence,

Notre performance en matière de mondialisme n’est que l’ombre de la vôtre et, eu égard à votre prestige, les faits me contraignent à soutenir votre impérialisme afin que le nôtre ne soit pas défait. À ce titre, je propose un contrat-cadre visant à reproduire notre politique néocoloniale avec votre appui. En effet, Mesolvarde s’emploie depuis toujours à implanter des réseaux d’exportation et de domination par l’installation de centrales électriques dans des pays pauvres, dans l’intention d’en exploiter les ressources et la main-d’œuvre. Toutefois, force est de constater que, face à la puissance d’un dispositif d’assujettissement et d’un réseau d’exportation d’une telle ampleur, nos travaux sont voués à être dépassés.

Dans cette volonté de faire du prolétariat mondial le sujet d’un impérialisme à l’échelle planétaire, nous souhaitons que vous puissiez assurer une partie des fonctions intéressant notre maillage commercial. En effet, si nous implantons l’énergie et organisons l’industrie des pays pauvres, nous demeurons en retrait dans les travaux d’infrastructure, notamment les ports et les routes destinés à l’exportation. Or, un colonialisme mal organisé n’est que la ruine du capitalisme mondialisé. Nous pensons qu’allier notre capacité à tromper les pays pauvres et à installer des équipements industriels à votre étendue territoriale et à votre puissance monétaire ne pourrait qu’être bénéfique. Celles-ci permettraient d’assurer le transit commercial qui nous fait défaut. De cette manière, vous pourrez conserver votre modèle social de spoliation généralisée à l’encontre de votre population nationale, tandis que nous pourrons maintenir notre croissance industrielle qui, dans sa forme la plus primaire, dépend largement de l’industrialisation des pays soumis à notre impérialisme.

Pour en discuter voulez-vous bien accepter une rencontre entre nos parties ?

Avec la conviction que votre socialisme ne dissimule qu’un impérialisme à façade égalitariste,

Henri Ventafalle, Président Directeur Général du LHV
Henri Ventafalle, Président Directeur Général du LHV
Drapeau

Camarades kah-tanais,

C’est avec une émotion sincère et une profonde allégresse que nous avons reçu votre missive. Dans cette lettre, nous lisons non seulement une invitation à renforcer des liens déjà naissants au sein de l’Internationale Libertaire, mais surtout la reconnaissance d’une rencontre entre deux peuples qui, chacun à leur manière, ont choisi de placer la vitalité collective, la joie populaire et le refus de l’aliénation au cœur de leur projet politique. Valtern, République Démocratique Socialiste, voit dans vos mots l’écho fidèle de sa propre philosophie. Nous ne venons pas vers vous avec la prétention d’un modèle à imposer, ni avec la naïveté d’une fusion qui effacerait nos identités respectives. Nous venons, comme vous, dans l’esprit de la superposition intelligente, patiente et respectueuse, pour tisser ensemble des couches nouvelles de solidarité sans jamais renoncer à ce qui fait de nous des valterniens ni à ce qui fait de vous des kah-tanais.

Votre reconnaissance viscérale de notre attachement à la culture populaire, à l’art, au bonheur collectif et au refus de l’aliénation par le travail nous touche au plus profond. Chez nous, comme chez vous, le peuple n’est pas un moyen au service d’une économie abstraite, mais la fin ultime de toute organisation sociale. Nous avons patiemment construit, depuis le Pacte de Dawnshore de 1821, une république où le socialisme ne sacrifie ni la joie de vivre, ni la sensualité des corps, ni la liberté individuelle, tout en maintenant un contrôle populaire constant sur l’État et les moyens de production. Cette superposition entre un État fort, démocratique et révocable, et une vitalité individuelle assumée, trouve en votre message un écho puissant. C'est avec enthousiasme que nous recevons votre accord sur l'établissement d'une ambassade valternienne sur votre sol. Que ce soit au sein de la Chambre Hyper-structure ou dans un bâtiment de Lac-Rouge, cette représentation portera toute l’âme valternienne : non pas comme une enclave distante, mais comme un espace vivant de dialogue permanent, d’échanges culturels, de rencontres entre travailleurs, artistes et penseurs. Notre délégation sera envoyée dans les plus brefs délais. Réciproquement, vous trouverez des locaux adaptés pour vos représentants.

Nous saluons avec une reconnaissance particulière votre réforme douanière qui favorise les nations respectant les droits des travailleurs et l’environnement. Valtern se qualifie pleinement à cet abattement fiscal et douanier total, et nous acceptons avec détermination l’intégration de nos coopératives et industries civiles à votre réseau commercial intercontinental. Cette intégration via le hub logistique sécurisé et prioritaire de Kotios représente pour nous bien plus qu’une simple opportunité économique. Elle est l’expression concrète de notre volonté de se lier à vos réseaux eurysiens et paltoterrains. Nos navires valterniens, chargés non seulement de marchandises mais aussi de la philosophie qui les anime, trouveront une porte ouverte vers de nouveaux horizons, tout en permettant à nos citoyens de bénéficier des richesses produites par vos coopératives. Nous veillerons collectivement à ce que ces échanges restent horizontaux, exempts de toute logique prédatrice, et pleinement au service de la vie des peuples plutôt que de l’accumulation abstraite. De notre côté, nous offrons au Grand Kah un accès privilégié et prioritaire à nos marchés nationaux ainsi qu’à l’ensemble de nos coopératives de production et de distribution, un accès concret, direct et protégé, si vous le souhaitez. Cet accès privilégié se traduira par des abattements douaniers total, des procédures administratives simplifiées et accélérées pour les coopératives des deux nations, des quotas préférentiels dans nos marchés publics, et la possibilité pour vos camarades de participer directement aux assemblées générales de nos coopératives valterniennes afin de co-définir les orientations des échanges. Il vous revient de nous confirmer si une telle offre vous convient. Par ailleurs, car l'identité culturelle compte, pour nous, autant que le reste, nous proposons de développer des échanges riches et vivants entre nos deux peuples : festivals communs ou promouvant vos artistes, résidences croisées entre artistes valterniens et kah-tanais, co-créations artistiques qui mêlent nos expressions vivantes, ainsi que des échanges sportifs et corporels où nos athlètes dialogueront avec vos pratiques. Ces rencontres permettront non seulement de tisser des liens profonds entre nos cultures, mais aussi de mêler nos manières de vivre la joie collective, la sensualité assumée et l’émancipation populaire, renforçant ainsi la fraternité concrète au sein de notre alliance. Sur le plan écologique, notre Doctrine de Protection Vitale et votre gestion exemplaire des ressources se renforceront mutuellement à travers des projets conjoints de préservation des grands écosystèmes, une recherche partagée sur les énergies renouvelables qui respectent à la fois la beauté des paysages et la vitalité humaine, et des échanges approfondis sur la manière dont la science reste au service de la vie plutôt que de la dominer. Nous refusons ensemble l’impérialisme économique comme l’impérialisme culturel, et nous croyons au co-développement horizontal où chaque peuple apporte ses couches sans chercher à effacer celles de l’autre. Dans cet objectif, car nous n'avons pas eu renseignement d'une quelconque pratique similaire au Grand Kah, nous vous proposons de déployer une équipe valternienne sur votre sol pour effectuer un premier bilan de recensement partiel, à l'image de notre recensement annuel "Terre-mer-ciel" qui a donné lieu à notre Festival du rencensement Terre-mer-ciel.

Dans cette initiative de rapprochement, nous tenons particulièrement à vous proposer de venir découvrir Valtern plus intimement, non pas à travers des visites protocolaires formelles ou des délégations officielles, mais par un séjour anonyme où vous pourriez toucher du doigt, dans sa chair quotidienne et collective, la réalité profonde de notre République Démocratique Socialiste afin de comprendre plus personnellement Valtern. Cette invitation n’est pas une simple courtoisie diplomatique ni une manœuvre stratégique pour impressionner ; elle est l’expression directe et sincère de notre conviction que la meilleure façon de transformer la reconnaissance mutuelle que nous venons d’exprimer en une alliance solide, durable et féconde, c’est de permettre à vos camarades, à vos représentants, à vos travailleurs, à vos artistes et penseurs, de venir vivre Valtern de l’intérieur afin qu’ils puissent juger par eux-mêmes, sans filtre ni médiation abstraite, de la cohérence vivante entre notre Doctrine de Protection Vitale, notre socialisme démocratique et notre joie de vivre et de fêter quotidienne. Nous vous invitons à venir parce que Valtern n’a rien à cacher et tout à offrir. Nous vous proposons cette découverte intime parce que Valtern croit profondément que la vraie solidarité socialiste se construit dans la proximité humaine, dans le partage des réalités vécues plutôt que dans les discours lointains. Il vous est libre de choisir le moment de votre venue. Nous vous garantissons une place dans les meilleurs hôtels que nous bénéficions et pourront vous proposer, à votre convenance, une programme type pour que vous puissiez visiter les incontournables valterniens. Au terme de ce voyage, si vous le souhaitez, une entrevue diplomatique pourra être envisagé afin que vous rencontriez ceux avec qui vous avez si longuement échangé.

Camarades, en vous écrivant aujourd’hui, nous portons non seulement la voix du gouvernement valternien, mais celle de tout un peuple qui a appris, au fil des décennies, que la véritable force naît de la confiance et de la superposition patiente. Nos propositions ne sont que des pistes ouvertes, des invitations fraternelles et flexibles : rien n’est obligatoire, tout est modifiable, adaptable et perfectible selon vos priorités et votre rythme. Il ne s’agit nullement d’accomplir l’ensemble de ces projets immédiatement, mais bien de construire ensemble, pas à pas, dans un esprit de dialogue permanent et de co-construction respectueuse, ce qui nous semblera le plus juste et le plus fécond pour nos deux peuples. Que cette amitié entre le Grand Kah et Valtern soit longue, invincible et toujours heureuse, et ne cesse de grandir et se perfectionner. Qu’elle soit porteuse de joie, de progrès, de liberté. Nous sommes prêts, dès à présent, à entamer les travaux concrets avec vous. Nos délégations respectives sauront transformer cette correspondance en actions vivantes, en projets tangibles, en rencontres humaines qui enrichiront nos deux peuples.

Recevez nos salutations les plus distingués, camardes,

Sceau de la Présidence Fédérale Kartienne

Communiqué officiel de la République Fédérale Kartienne,
fait à Volkingrad le quatre du mois de septembre de l'an 2019,
par la Citoyenne Angèle Orlovski.
A destination des Communes Unies du Grand Kah,
Par la capitale d'Axis Mundis,
à l'intention du Comité de Volonté Publique.



Puisse l'Etoile Kahtanaise briller à jamais parmi la lueur des astres.

Camarades,
AlinéaLa République Fédérale Kartienne vous salue. Si le monde s'embrase, les conflits s'enlisent et les pays s'échauffent, la diplomatie et l'amicalité se doivent tous deux de persévérer. En ce sens, je me permets, et ce personnellement, de prendre contact avec votre pays à la présente. Cette initiative témoigne d'une sincère amitié Kartienne à votre égard. Outre mesure, je souhaiterais vous convier au déroulement d'un heureux événement, la célébration d'une union jusqu'à lors sous la couverture de l'ombre. Non par diplomatie, non par travail international, non par obligation, mais bien pour célébrer d'amicaux liens qui unissent nos deux pays. Il ne s'agit guère d'un événement de grande caste, ou encore de grande lignée royale, je tiens simplement à affirmer, une fois encore, cette amitié. Plus concrètement, je vous convie à ces futures mais proches noces, me concernant, auprès de "délégations" -le mot n'étant encore une fois pas à la diplomatie- Latruante, Raskenoise, Slavis et Antarienne.

Je vous prie d'agréer à mes plus sincères salutations, bien à vous et cordialement, je vous dis au revoir et par espérance à bientôt.

Missive matriculée #02-01-17.


Citoyenne Angèle Orlovski
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De la part de :
Daniel Tayanita, Ministre Fédéral aux affaires étrangères,
Columbia, Grande République de Westalia.

A l'attention de :
Citoyenne Actée Iccauhtli, Commissariat aux affaires extérieures,
Lac-Rouge, Communes Unies du Grand Kah.

Objet : Réponse et proposition pour répondre aux inquiétudes sur l'avenir des relations westalo-kah-tanaises



Madame,

Vous l'avez correctement souligné, la Grande République traverse une période difficile dans ses affaires intérieures, poussées par des conflits ethniques pilotés par des extrémistes qui n'ont que pour but la propagation de leurs idées nauséabondes. En plein contexte électoral, ces événements nourrissent des discours radicaux qui profitent à des mouvements politiques aux ambitions bien loin d'être les nôtres. Le risque de voir la droite arriver au pouvoir n'est pas d'une chance minime, bien au contraire, et si nous nous mobilisons pour remporter les prochaines élections à tout prix, nous sommes également en train de préparer la pire éventualité que pourrait être cette victoire. Monsieur le Président fédéral Simeon Belagri, et ses collaborateurs, ont grandement œuvré à faire de notre pays une société beaucoup plus démocratique, sociale et proche du peuple. Nous sommes encore bien loin d'un état de perfection, ni même des objectifs que nous souhaitons atteindre, mais il est clair que la Grande République a encore besoin des réformes que nous souhaitons mettre en place pour devenir un meilleur lieu de vie pour nos citoyens.

De ce fait, même si la crise et les élections concentrent la majorité de nos ressources pour le moment, il est aussi important de prévoir toute éventualité concernant l'avenir diplomatique de Westalia en cas de victoire hypothétique de la droite. Une droite qui porte de grandes ambitions et un regard particulièrement insistant sur le reste de l'Aleucie, dans des projets que nous ne partageons pas et que je juge personnellement comme la mauvaise direction à prendre. Si je n'ai pas relevé de leur part une position spécifique à tenir concernant votre pays, en l'état, il est tout à fait naturel pour vos services de vous inquiétez pour le futur et notre gouvernement est parfaitement disposé à coopérer pour s'assurer que vos inquiétudes puissent se dissiper au maximum. Les relations entre la Grande République et le Grand Kah, rétablis après plusieurs décennies de silence, est un succès précieux de ces quatre dernières années et il ne faudrait pas perdre les efforts que nous avons communément mis en place, à cause d'un changement de gouvernement hypothétique.

Vous l'avez sûrement compris en voyant l'état de notre gouvernement et de notre pays, notre marge de manœuvre est assez limitée en cette fin de mandat. La question de la présence humanitaire westalienne sur le sol carnavalais, déjà une exception par rapport à nos lois, est le fruit d'un décret présidentiel et nous n'avons pas vraiment les moyens de sécuriser l'autorisation aux associations westaliennes de continuer à opérer sur place, si le prochain de chef de l’État, supposément à droite, décide de l'abroger. Cependant, les accords qui nous lient sont d'une catégorie complétement différente, puisqu'ils sont le fruit d'un traité de nature diplomatique entre nos deux nations, ce qui nous laisse une plus grande panoplie de possibilités pour le sécuriser. Si la signature d'un nouveau traité n'est temporellement pas possible, nous pouvons toujours amender les accords actuels pour y rajouter explicitement des clauses de sécurité en cas de rupture d'un des deux partis :

Proposition de clauses de sécurités en cas de ruptures des accords westalo-kah-tanaises de 2016

Concernant les citoyens résidant, travaillant ou voyageant dans l'un des pays partenaires :
  • La rupture des accords n'impacte pas la validité des visas décernés entre les citoyens des pays partenaires et doit être respectée, quand bien même le dit visa aurait été délivré dans le cadre des accords précédemment signés.
  • La Grande République de Westalia et les Communes Unies du Grand Kah s'engagent, en cas de rupture des accords, de tout mettre en place pour organiser le rapatriement de leur citoyens résidant dans le pays de l'autre, si ces derniers en font la demande, en ouvrant un canal dédié entre les deux gouvernements et piloté depuis les ambassades respectives. Les deux États signataires se doivent de respecter la dignité des résidant souhaitant quitter leur pays et régler au cas par cas les demandes de rapatriement.

Concernant les étudiants effectuant leur cursus scolaire au sein de l'un des pays partenaires :
  • La Grande République de Westalia et les Communes Unies du Grand Kah s'engagent à mettre en place le nécessaire pour que les étudiants de leur nation inscrits à un cursus scolaire dans un établissement de l'autre, avant la rupture des accords, puissent poursuivre leur parcours jusqu'à la finalisation de leurs études telle qu'indiquée dans leur inscription ou par l'abandon de ces dernières à la demande explicite de l'étudiant ou de l'établissement selon les règles appliquées localement.

Concernant la durée d'application réelle de la rupture des accords :
  • Toute dénonciation des accords doit être annoncée par l'un des deux partis quatre mois avant leurs ruptures officielles.
  • Durant cette période, la Grande République de Westalia et les Communes Unies du Grand Kah s'engagent à s'organiser suivant les clauses de sécurité précédemment adoptées pour rendre effective cette rupture à la date prévue.
  • Un canal de communication dédié à la rupture de ces accords doit être établi dans les sept jours après la dénonciation de ces derniers par l'un des deux partis, entre les deux gouvernements.

Cette proposition est bien évidemment libre d'être enrichie ou modifiée par votre gouvernement pour que nous puissions arriver sur une modification des accords acceptable entre nous. Vous comprendrez aisément que la plupart de ces points peuvent être considérés comme une évidence en temps normal, mais leur présence officielle et écrite permet d'en assurer l'application certaine et sans crainte.

A titre personnel, je connais et j'ai déjà travaillé avec Henry Takajiwa, le théoricien derrière les doctrines diplomatiques de la droite westalienne. Certaines de ses idées ont révolutionné notre façon d’appréhender nos positions à l'internationale, comme sa défense d'une ouverture sur le monde, mais je sais aussi que ses positions ne sont plus aussi modérées qu'à cette époque. Si j'ai une méfiance toute particulière concernant le candidat qu'il soutient aux élections présidentielles, je sais aussi qu'Henry Takajiwa est un fervent défenseur d'une certaine éthique diplomatique, ce qui rendrait une rupture brutale et sans conditions des accords assez peu probable. Le Grand Kah est l'une des plus grandes puissances de notre planète, avec une influence tout aussi importante, et c'est un fait que même la droite ne pourrait nier en l'état. Cela reste cependant mon avis personnel.

Les temps sont difficiles au sein de notre pays et j'ai bien peur que ce ne soit que le début d'une nouvelle période bien plus obscur de notre histoire... Monsieur le Président fédéral Simeon Belagri est quelqu'un qui ne lâchera pas facilement notre position à cette droite aux idées dangereuses. Le peuple tranchera définitivement la question, mais il est clair que nous militerons jusqu'au bout de cette campagne avec l'intention de gagner et que l'issue de ces élections ne changera pas notre volonté de protéger la démocratie en Westalia.

Dans l'attente de notre prochain échange, je vous prie de bien vouloir recevoir mes salutations les plus respectueuses.

Signature MOFA
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De François-Adolphe Rouzet, Grand Chancelier Impérial et Premier Ministre par intérim,
À Son Excellence Mme la Citoyenne Actée Iccauhtli, Commissaire aux Affaires Extérieures des Communes Unies du Grand Kah.


Fait à Haguevieil, Empire du Nord, le 23 mai 2019 (rétro rp).

Objet : De l'élargissement du Liberalintern en Aleucie


Excellence,

Les années m'ont appris une chose fort simple : lorsqu'un diplomate commence à entendre davantage de rumeurs que de paroles, il est généralement temps d'écrire une lettre. Je crains que nous soyons précisément dans l'une de ces périodes.

Vous avez naturellement pris connaissance de la déclaration commune récemment publiée par la République de Duve, le Royaume de Brocelynwood et l'Empire du Nord concernant l'adhésion de la République de Valtern à l'Internationale Libertaire. Les déclarations communes sont des objets curieux. Elles ressemblent parfois à ces navires construits par plusieurs architectes navals à la fois : chacun y reconnaît sa propre contribution, mais aucun ne s'y retrouve complètement une fois l'ouvrage terminé. J'y ai apposé la signature de l'Empire avec une certaine conviction, mais également avec la conscience qu'un communiqué public possède rarement la nuance qu'autorise une correspondance privée, et que dans notre monde où tout s'emporte très vite, la nuance est une précaution indispensable. Je préfère donc vous écrire directement, et il me semble que c'est la première fois que j'ai ce plaisir.

À mon âge, l'on développe une certaine méfiance à l'égard des emballements stratégiques. J'ai vu des guerres que tout le monde jugeait inévitables ne jamais avoir lieu. J'ai vu des crises considérées comme insignifiantes modifier durablement l'équilibre d'un continent. J'ai même vu quelques idéologues découvrir avec une surprise touchante que la géographie persistait à exister malgré leurs théories. C'est pourquoi la question valternienne m'inspire davantage de curiosité que d'inquiétude. L'Empire du Nord n'entretient aucune hostilité particulière à l'égard de la République de Valtern. Nous ne contestons ni son droit souverain à choisir ses partenaires, ni son droit à définir librement son orientation diplomatique. À vrai dire, il serait difficile pour une nation qui revendique depuis des siècles son indépendance de jugement de reprocher à une autre d'exercer la sienne. Non, nos interrogations sont d'une autre nature.

Le détroit de Port-Hafen n'est pas seulement un trait sur une carte. C'est l'une de ces articulations trop souvent sous-estimées, autour desquelles s'organise une partie considérable de la prospérité de notre continent, et tout particulièrement celle de mon Empire. Les marchands le comprennent instinctivement. Les marins également. Les diplomates, eux, finissent généralement par le comprendre après quelques crises. Je pense ici notamment à la désastreuse crise Oskalienne, à la hideuse attaque de Port-Hafen par la Listonie agonisante, et bien d'autres.

Lorsqu'un nouvel acteur rejoint une organisation dont les ambitions affichées dépassent parfois largement les frontières de ses membres, il est naturel que les nations voisines cherchent à comprendre ce que cette évolution signifie concrètement. Vous me permettrez d'observer avec une légère malice que certaines formulations historiques du LiberalIntern n'ont pas toujours été choisies pour rassurer les chancelleries étrangères. Les révolutionnaires, comme les poètes, apprécient souvent les grandes phrases, et je dois avouer qu'il m'est souvent plaisant de les écouter et d'en apprécier leur beauté tout comme les idées qu'elles véhiculent et qui, malgré mes divergences d'opinion, m'intéressent au sens intellectuel au plus au point. Toutefois, les diplomates ont ensuite la tâche moins glorieuse d'en déterminer le sens exact. Il existe une différence appréciable entre annoncer que la Révolution ne connaît pas de frontières et expliquer aux voisins pourquoi ils ne devraient pas s'en préoccuper outre mesure, il y a tant que choses à faire chez soi ou sur les lignes de front. Je suis convaincu que vous saisissez parfaitement cette nuance, et que, en dépit des tensions ayant déjà existé entre nous sur d'innombrables sujets, le Grand Kah est une nation de longue culture diplomatique, et ses porte-voix savent l'intérêt de l'entente et de la quiétude dans certaines situations.

Nous avons en effet eu des différents parfois considérables et il serait malhonnête de ne pas dire que nous continuons à en avoir. Pour autant, et c'est ici le point essentiel de ma démarche, je ne crois pas que ni l'Aleucie, ni le Kah, aient le moindre intérêt à voir naître une nouvelle ligne de fracture entre les États qui bordent la façade orientale de mon beau continent. Je me souviens encore d'une époque peu lointaine où certains pays considéraient qu'il existait deux catégories de nations dans une forme de construction mentale simpliste des luttes de pouvoirs à l'échelle mondiale : ceux qui finiraient par leur ressembler et ceux qui devraient être contraintes de le faire. Les résultats de cette brillante théorie demeurent visibles dans quelques cimetières et plusieurs manuels d'histoire. L'Empire lui-même n'est pas exempt de fautes. Nous avons connu nos aveuglements, nos excès, nos certitudes mal placées. Les peuples qui survivent assez longtemps finissent généralement par acquérir le privilège de l'humilité. Estham nous a également rappelé les conséquences de l'amoralité et de l'inhumanité avec une cruauté que je n'aurais souhaitée à aucun pays, pas même à certains de nos adversaires les plus opiniâtres. Depuis lors, notre gouvernement consacre l'essentiel de son énergie à reconstruire ce qui doit et peut l'être, à préserver notre cohésion nationale et à préparer l'avenir, notamment l'avenir démocratique et constitutionnel de notre nation par les premières élections depuis l'Holocauste, que nous vivons comme une bouffée d'oxygène. Dans ce contexte, je vous assure avec sincérité que nous n'éprouvons aucune envie particulière d'ajouter une rivalité supplémentaire à la liste déjà respectable des problèmes que nous devons gérer. Et c'est précisément pour cette raison que je vous écris.

Sous les inquiétudes exprimées par certains de nos partenaires se trouve une préoccupation qui me paraît légitime : celle de savoir si l'évolution actuelle ouvre la voie à une période de coopération ou de neutralité et de distance cordiale, ou à une période de concurrence stratégique inutilement tendue. Pour ma part, la première option me paraît sans surprises la plus enviable.

Le Grand Kah et l'Empire ont passé suffisamment de temps à s'observer à travers des lunettes déformantes. Vous connaissez nos désaccords. Nous connaissons les vôtres. La question mokhaïenne figure sans doute parmi les sujets que ni vous ni moi ne réglerons dans cette correspondance et qui, pour ma part, me survivra sans nul doute. Mais les voyages permis par nos fonctions m'ont également appris qu'il existe parfois une forme singulière de respect entre des nations qui ne partagent pas la même vision du monde tout en reconnaissant chez l'autre une certaine cohérence intellectuelle. Et, il me semble, je le crois, que nos relations ont souvent relevé de cette catégorie. Nous avons été rivaux par moments davantage qu'ennemis. Nous avons été critiques davantage que violemment hostiles. Et lorsque les circonstances l'ont exigé, nous avons généralement trouvé le moyen de maintenir le dialogue malgré nos divergences. Cette habitude bienvenue mérite d'être conservée. C'est pourquoi je serais favorable à ce que les développements récents donnent lieu non pas à une accumulation de soupçons, de tensions engendrées par des incompréhensions évitables, mais à un échange de garanties, d'explications et de principes communs concernant la stabilité régionale, la non-ingérence et la sécurité des routes commerciales.

Je soupçonne d'ailleurs que nombre des inquiétudes actuellement exprimées s'évanouiraient rapidement si chacun prenait le temps d'expliquer clairement ses intentions plutôt que de laisser les commentateurs, les doctrinaires et les journalistes les imaginer à sa place. Ou même, et je laisse cela à votre discrétion, quelques femmes et hommes politiques dogmatiques, pensant appeler à la croisade depuis leur fauteuil, accroché à un slogan creux de tout sens rationnel. Je vous laisse le soin de deviner où va mon regard en disant cela. L'histoire démontre avec une régularité presque comique si cela n'aboutissait pas à des drames, que les peuples sont rarement aussi dangereux que les fantasmes que leurs voisins entretiennent à leur sujet. Je tenais donc à vous assurer personnellement que l'Empire ne considère pas l'adhésion du Valtern comme le commencement d'une confrontation inévitable. Nous y voyons avant tout une situation nouvelle qui mérite d'être comprise, discutée et encadrée avec suffisamment de sagesse pour éviter que des malentendus ne produisent les tensions que personne ne souhaite réellement. Après tout, les diplomates les plus utiles ne sont pas ceux qui mettent fin aux guerres déjà commencées, mais ceux qui parviennent à ce qu'elles ne voient jamais le jour.

Je serais naturellement heureux de connaître votre propre appréciation de cette situation et demeure à votre disposition pour poursuivre cet échange par les voies appropriées.

Veuillez recevoir, Madame la Commissaire, l'expression de ma très haute considération.

Je vous prie d'agréer, Excellence, l'assurance de ma plus haute considération et de mon profond respect.

François-Adolphe Rouzet
Grand Chancelier Impérial et Premier Ministre par intérim de l'Empire du Nord
> A destination du Commissariat aux affaires extérieures de l'Union Kahtanaise.
> En provenance de ##_#######_##_####.
> Via des canaux sécurisés.

Salut fraternel à l'Union Kahtanaise.
Cet écrit vous parvient des renseignements Kartiens.
Soyez informés du déroulement futur d'un sommet dans l'Etat de Morakhan.
Un événement à caractère ethno nationaliste tout comme son pays hôte.
Volkingrad refuse de participer à ce sommet.
Elle ne fera rien de cette information.
Elle vous la transmet en conséquence.
Votre pays s'est illustré dans la lutte contre ce type d'organisme.
Les renseignements Kartiens se tiennent à votre disposition pour des informations complémentaires à cette effigie.
Cette information ne vous est jamais parvenue de nos services.
Volkingrad se tient cependant prête à agir à vos côtés sous réserve de discussion.
Les renseignements vous joignent un écrit complémentaire.

> https://geokratos.com/?action=viewTopic&t=7248&p=34#m111325
https://zupimages.net/up/26/20/rh37.png
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