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L'Appel d'Ilah

08/08/2013 Icemlet

La pression démographique s'accentue dans le Triptyque Afaréen.

La Cémétie met en place un contrôle des naissances devant la "bombe démographique" qu'elle subit.
En haut d'un classement mondial avec 70 millions d'individus, officiellement dans la Principauté, chaque % de croissance démographique nécessite un développement substantiel à tous niveaux de la société, impactant tant l'économie locale, régionale, nationale et est aussi un réel sujet des politiques actuelles et à venir. Forteresse du Nord Afaréen, la Cémétie rappelle que l'Afarée n'est pas une caricature de la misère, du sous développement, d'un échec civilisationnel et encore moins d'un continent malheureux.

Le Banairah est, quant à elle, une nation puissante avec 25 millions de citoyennes et citoyens et a maitrisé, de tout temps, les immigrations en provenance de la corne de l'Afarée, mais aussi des suites des conflits et des crises qui s'y sont enchaînés. Le Banairah dispose, tout comme la Cémétie, d'un niveau de développement économique, social et politique, tel qu'il y fait bon vivre, étudier et travailler. La demande est assurément grande aux frontières afin d'accéder à un pays au climat difficile, mais qui aura su le dompter à travers les siècles. Promontoire commercial pour la Mer des Bohrins, comme la Cémétie l'est à la Leucytalée, Abunaj siège en Afarée comme une destination incontournable d'échanges tant culturels que financiers.

Et enfin, les Tamurt n Althalj, mirador de l'Ouest, avec seulement plus de 7 millions de citoyennes, voit, elle aussi, une augmentation fulgurante de sa démographie avec de près de 2 millions d'individues supplémentaires, nettes, en l'espace de 5 ans...

Cette augmentation est due à de multiples facteurs nouveaux qui ont fait sortir l'Althalj de sa torpeur nationale et son inexistence internationale.
Nation autrefois fermée, autorisant aux réfugiés Sahrannes de se joindre, non sans quelques conditions et critères, la culture matriarcale a de tout temps était un frein véritable pour une culture internationale , "physique" et dominante du patriarcat.
A travers les siècles, les témoignages des visiteuses, égarées et nomades, rappellent les trois phases d'étonnement écrites par Nadine Ahmedine lors du XIIe siècle.


"... le sentiment que quelque chose nous échappe de ce quotidien familier, de cette interaction qui nous est naturelle et n'accepte aucune contestation..."
"... jusqu'à ce que l'inconfort d'une observation déroutante mène à 'linconfort ou une vérité malaisante, que le dominant ne l'est, en fait, point. Ce dernier se subjugue à la dominée dans ce même ordre des choses qui est partout ailleurs et qui prédétermine l'orientation des décisions et la stabilité familiale et sociétale..."
"... pour enfin apprécier par les dominées, que l'ordre des choses est remis en cause et que le sexe n'est d'aucune façon un carcan et une fatalité statutaire, au delà du désert ou de l'océan, jusqu'à cette péninsule de montagnes enneigées, où la Femme prodigue pour toutes et tous."

Aux confins de l'Afarée, derrière la crinière blanche de l'Altilal Almujamada, la société étonne, mais rebute aussi. L'homme n'apprécie guère cette société qui ne lui sied point.
Et dans une Afarée traditionnellement patriarcale, du fait de la culture ancestrale, de la religion et notamment l'Islam, l'Althalj reste une perle rare à laquelle il ne faut aucunement se frotter. Les craintes de renverser le cordon qui attache la famille au père, à cette force physique qui n'est génétique qu'à travers de nombreuses générations conditionnées à cet état de fait : le mâle mange, est force brute et la femme douce enfante et s'occupe du foyer.

Tout est chamboulé avec l'ouverture à l'international des Tamurt n Althalj lors de ce siècle.
La Sororité appelle à un changement de paradigme ; un nouvel Althaljisme qui renverse des siècles d'un confinement de fait vers un horizon d'échanges et de bras ouverts vers l'étranger et aux étrangers.
Les Althaljirs qui étudiaient presque exclusivement au sein de Fortuna et de l'Althalj ouvrent de nouveaux horizons, notamment vers le Nord Aleucien, mais pas exclusivement. Les universités Pharoises et d'Albigärk, de même qu'au Jashuria, sont prisées de par leurs réputations, mais aussi les cultures considérées comme fascinantes et hétéroclites deviennent par leur entremise le reflet de la politique internationale Althaljir de se rapprocher de futurs partenaires économiques et peut être ainsi diversifier des interlocuteurs membres, dans leur prépondérance, de l'ONC.
L'oeuf ou la poule ? Est ce que les accords entre les universités Althaljirs et l'international ont finalement façonné la politique internationale Althaljir ou l'inverse ? Il semblerait qu'une considération des deux ne soit pas anodine par les politologues Althaljirs.
La curiosité Althaljir s'établit aussi dans des sociétés plus à même de faciliter l'intégration de la culture Althaljir. Les femmes, majoritaires dans leurs études ou voyages de césure à l'étranger, évitent des nations et régions dont le patriarcat ne correspond pas à leurs attentes. La volonté de découvrir, d'apprendre, n'omet pas la culture Althaljir forte et le tempérament de nos citoyennes et jeunes citoyennes.

Cette ouverture à l'international aura donné de la visibilité à une culture qui faisait peur, une culture qui, peut être, par hasard, correspond de plus en plus à un monde qui cherche une parité des sexes, une remise en cause d'un patriarcat qui disposait de justifications endémiques. Sans s'étendre plus amplement sur les difficultés auxquelles fait face l'Althalj sur ce sujet de parité, une nation qui s'oppose au patriarcat est d'un intérêt croissant pour de nombreuses générations de femmes qui découvrent une alternative plausibles et d'autant plus que le succès économique Althaljir fut palpable ces vingt dernières années, propulsant le guet Afaréen de la Mer d'Emeraude sur une scène internationale intriguée et d'investisseurs fuyant une Eurysie instable et malade pour une diversification Afaréenne nouvelle.


Les valeurs Althaljirs, l'humilité nationale, mais aussi une technologie de pointe inhabituelle, n'omettent point la singularité de la religion qui régit les contrées des Tamurt n Althalj depuis des siècles.

L'Islam, c'est plusieurs centaines de millions d'individus de différentes branches, et l'Ilahmisme ne représente que 1.5% de la religion musulmane.
Toujours considérée comme une branche de l'Islam, l'Ilahmisme attire de plus en plus d'adeptes par une croissance organique Althaljir, mais aussi à l'étranger où les premiers lieux de cultes ouvrent leurs portes et où la culture Althaljir se mêle à la recherche d'une spiritualité concomitante.

L'Adhan des muezzines, autrefois une curiosité, est de plus en plus acceptée dans les contrées étrangères, bien au delà de l'Adhan des muezzins des autres branches.

Le sexe, considéré comme, "faible", dans ces horizons lointains, est plus à même de prodiguer un effet rassurant empli de la bienfaisance maternelle considérée par les clichés patriarcaux.

Cette contradiction en terme de valeur Althaljir sert l'Ilahmisme, sa diffusion et son acceptation.




Les frontières des Tamurt n Althalj laissent ainsi, depuis l'intervention dans les Territoires Libres Sahrannes, entrer de plus en plus de consoeurs cherchant la plénitude Althaljir.
Althalj Alkabir est une réalité qui voit les demandes de citoyennetés s'accentuer.
Et la croissance démographique fulgurante de la nation impose des contraintes de développement.
La Sororité et la Maktaba ont d'ores et déjà demandé que les agglomérations renforcent les règles d'urbanisme Althaljir et la nécessité de garder une authenticité et cohérence adéquate en termes d'écologisme, d'accès aux transports en communs et à la gestion logistique sans voiture si possible dans certaines extensions de centres urbains. Ilfiku doublera sa population l'année prochaine et est l'exemple type d'un urbanisme galopant.
Les difficultés, à loger et permettre une circulation efficace tout en respectant des critères personnels et nationaux de respect de l'environnement, se multiplient.

Les questions budgétaires sont de plus en plus abordées, tandis que la pression démographique change les priorités de la Sororité, jouant les équilibristes entre la Bienveillance nationale et internationale, opposant un développement civil à un développement des capacités militaires Althaljirs.

L'Appel d'Ilah a été entendu.

Ilah protègera.
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Radio Kuntinintal



17/01/2014

*Voix féminine suave*
Alsabt fi 'iidhaeat Kuntinintal, la radio d'Icemlet et de l'Althalj !

*Scratch scratch*

La radio LIIIVVVEEE !


[justify]- Bonjour à vous, Hayda Daw',
Nous vous accueillons une nouvelle fois sur notre émission de radio afin de nous donner plus amples éclaircissements sur vos études en anthropologie et notamment des suites de notre première émission qui abordait l'isolement Althaljir sur la scène internationale et les challenges de ses communautés complexes telles les Aljalides. Nous saluons, par ailleurs, nos consoeurs et confrères Shuhs pour leur émission très intéressante, qui date de Décembre 2011 et qui fut précurseur dans une réflexion plus globale des limites de l'Althaljisme.

Hayda Daw', vous avez fait mention de votre volonté de poursuivre ce sujet dans un prochain numéro et nous serons ravies de vous redonner la parole sur ce sujet d'actualité.

Par ailleurs, le sujet du jour est tout aussi remarquable.
Nous faisons face actuellement à une situation critique en Eurysie et nous souhaitons donner la possibilité à nos concitoyennes Althaljirs d'obtenir des éléments supplémentaires de compréhension sur des aspects culturels perçus des nations Eurysiennes.

Madame Hayda Daw', vous êtes diplômée de l'université d'Icemlet en sciences humaines. Vous disposez de multiples distinctions sur vos travaux passés et notamment sur un ouvrage d'anthropologie et d'histoire nommé L'Eurysie affamée.

Aujourd'hui encore nous disposons de préjugés en Althalj qui influencent grandement notre lecture de l'environnement géopolitique et culturel en Eurysie. Madame Hayda Daw' votre savoir et votre expérience, alliées aux études sur le long terme en coopération avec des historiennes et anthropologues eurysiennes nous permettent de puiser dans vos pensées afin d'éclairer nos lectrices et auditrices sur des facettes largement historiques ou paléo historiques.




- Je vous remercie de me recevoir en ce jour.
Je ne m'attendais pas à un tel succès lors de notre premier article et audition. J'aimerais rappeler aux lectrices, et à présent auditrices, qu'il est nécessaire de prendre du recul sur la situation actuelle, sur les crises qui jalonnent l'Eurysie. Les termes employés, le langage, que j'emploierais, disposera de préjugés et de significations historiques et culturelles qu'il ne faut aucunement prendre en considération s’ils ne sont pas explicités ou au cœur de l’analyse. Le récit et l'explication que je vous donne est un point de vue, certes scientifique, qui est le fruit d'une longue étude élargie Althaljiro-Eurysienne. La série "L'Eurysie affamée" prodigue une vision nouvelle sur des réflexes Eurysiens dans des situations de prise de décision qui peuvent étonner certaines cultures non habituées ou au cheminement culturel différent.

De ce fait, quel est vraiment le but de ce récit ? Réfléchissez au pourquoi d'un conditionnement culturel d'une société dans son intégralité lui permettant de justifier certaines décisions et actes pouvant induire des répercussions internationales irréversibles et mécompris par des nations non Eurysiennes.


Commençons par une anecdote,

En 1986, en Youslévie, un groupe d'historiennes décidèrent de rejoindre la chaîne de montagnes frontalière de l'Ouest afin de rejoindre une localisation historique, un lieu-dit non habitée et naturel, nommée « la cathédrale ».

Entre l'empire Rémien et la Youslévie de nombreux points de repères, de campements, de guets, jalonnaient les régions montagneuses Eurysiennes lors de l'antiquité. Sur la route vers l'Occident Rémien, un massif montagneux se détache et dispose d'une grande histoire.

Au carrefour de plaques tectoniques, la pression effectuée par les roches élève le terrain et forme une chaîne de montagne disctincte, traversant la Youslévie actuelle et ainsi une partie de l’Empire Rémien. Un massif rocheux est remarquable, une source et un exemple caractéristique de la formation des montagnes, de la friction et élasticité des roches. A cet endroit précis, deux « plaques » rocheuses, de trois à quatre kilomètres de long, sont soulevées par la pression tectonique régionale et ces plaques restent presque solides tout en prenant un angle de près de 45 degrés de chaque côté pour venir s’entrechoquer et former une tente Aleucienne triangulaire et se briser à son sommet, formant une sorte de cathédrale naturelle et impressionnante. En son sein réside un espace vide qui se prolonge vers un réseau érodé par l’écoulement des eaux vers des cavernes de plus d’une quinzaine de kilomètres dans sa section la plus longue et qui sont toujours inexplorée pour certaines parties cachées par des eaux et rivières fraiches.

La cathédrale fut un lieu de bataille, un lieu de refuge et un point de passage pour les expéditions traversant les montagnes et utilisant la vallée en contrebas.

Les historiennes s’intéressaient plus particulièrement aux vestiges des campements Rémiens et fouillaient les alentours et l’entrée de la cathédrale. Il fallait creuser et délicatement transformer cet espace en un lieu de découvertes de l’Histoire fascinante et mystérieuse dans certains aspects de l’Empire Rémien. Toutefois après avoir creusé et rassemblé de nombreux artefacts, les historiennes furent émerveillées de tomber sur des squelettes… bien plus anciens que ceux découverts initialement.

Les datations furent très claires et confirmèrent des squelettes datant de -25 000 à -28 000 années avant aujourd’hui. Ces squelettes furent reconstituées par les meilleures paléontologistes Youslèves et il ne fit aucun doute quant aux résultats. Ces femmes et hommes néandertaliens étaient une douzaine. La découverte de cette habitat naturel utilisé autrefois par la Femme de Néandertal n’est pas une surprise, du fait du fort nombre de ceux-ci à travers l’Eurysie par le passé. Il y a fort à parier que cette génération est une des dernières non ou peu mélangées de notre Histoire. Nous savons que des traits génétiques Néandertaliens perdurent encore dans nos sociétés à travers le brassage génétique, toutefois il y a une concorde scientifique sur le fait qu’après -25 000 avant aujourd’hui, la Femme de Néandertal n’est presque plus visible ou découverte à travers le continent Eurysien ou l’isthme de l’Afarée.

Le point focal de la découverte extraordinaire de la cathédrale repose sur le fait que la moitié des squelettes disposent de signes de désarticulation, de décharnement. Les marques de dentition et de rognage sur les crânes ne laissent aucun doute quant à la pratique du cannibalisme.


Et il ne faut surtout pas se laisser presque de dégoût par une telle pratique dés lors qu’elle devient taboue et diaboliser par la religion et par un modernisme sous influence catholagne.
Il y a fort à analyser sur cette pratique, cet acte que nous jugeons extrême, mais qui fut dans de nombreuses sociétés un aspect tout à fait « normal » ou encore plus « honorable ».
Deux distinctions se font lorsque nous parlons d’anthropophagie :

  • Une consommation pour des raisons de mysticisme, de rituel, tel que manger le cœur de son ennemi afin d’obtenir sa force spirituelle et physique tels les peuples Aleuciens avant la colonisation.
  • Une consommation pour des nécessités vitales, afin de se nourrir, dans des cas de sociétés et cultures organisées manquant d’aliments caloriques ou en substitution historique, comme une famine passée ou en cours.
Certaines interprétations quant aux artefacts retrouvés sur les squelettes peuvent pencher vers une combinaison des deux. Le climat n’est pas clément en Eurysie lors de ces millénaires et rappeler que toutes sociétés a disposé d’un aspect anthropophage à ses débuts ou à un moment donné de son Histoire n’est pas superflue.

Prenons garde à cette image négative « religieusement » véhiculée à travers les âges par l’Islam, l’Ilahmisme ou la Catholagne par exemple. Elle était peut être nécessaire à l’époque afin de stabiliser des sociétés qui s’entretuaient et aspiraient à un cadre plus « serein » et moins tendu entre communautés. Des contre-exemples existent ; les sociétés Aleuciennes et Paltoterranes vécurent avec ces pratiques jusqu’au siècle dernier et il ne serait pas inavouable de retrouver au Paltoterra et au Nazum ou même en Afarée des tribus pratiquant encore l’anthropophagie.



Mais pourquoi parler d’anthropophagie lors d’une analyse comportementale Eurysienne ?

Soyez patientes, il est intéressant de comprendre qu’à travers l’Histoire Eurysienne certains aspects sociétaux et culturels se « répètent » en fonction du prisme d’analyse.

Et c’est dans la Catholagne que séjourne une contradiction qui n’est pas unique à cette religion.
L’anthropophagie est un tabou, un interdit qui déstabilise les sociétés et qui est souillure aux sépultures et à l’image de l’accession au paradis. Les païens pensent absorber la force spirituelle et physique de ceux qu’ils consomment. La Catholagne ne peut l’accepter, car seule une vie de labeur et de droiture peuvent, avec Dieu, apporter un réconfort et une force spirituels. Les sociétés qui pratiquent l’anthropophagie ne peuvent apporter qu’un chaos et des pratiques jugées irréversibles à la pureté de l’âme, seul ticket d’entrée à une après-vie de plénitude.

La Catholagne a travaillé son discours à travers les siècles afin de s’adapter aux contraintes de la société Eurysienne dans un premier temps et c’est par les nombreux conciles œcuméniques qu’il est décidé l’exégèse biblique, ou plutôt l’explication de l’histoire et l’Histoire avec un grand H.
Rappelez vous que l’Eurysie a traversé des âges difficiles lors de l’antiquité, de par les guerres, le climat, les famines, les maladies. La consommation de nourriture est une priorité absolue et vitale de tous les jours. Obtenir de la force en mangeant est une donné compréhensible de toutes et tous depuis toujours et un message universel.

Le socle religieux de la Catholagne est bâti autour de ses sacrements dont le principal est celui de l’eucharistie. Ce sacrement est expliqué lors de la Passion du Christ catholagne lorsqu’il fend un pain et le distribue avec le vin et explique à ses apôtres,

« Ceci est mon corps…
Ceci est mon sang…
Vous ferez cela en mémoire de moi. »



Le souvenir par l’acte est central, mais les paroles du Christ résonnent pendant les siècles à venir au sein des populations assimilant l’eucharistie à l’acte de confession et de pardon spirituel. C’est en mangeant le corps et en buvant le sang d’une force « supérieure » que le réconfort spirituel est effectif. Il y a beaucoup à discuter sur ce sujet. La notion transsubstantiation a été maintes fois étudiées et la transformation de l’hostie en une fraction de l’omniprésence du Christ, et ainsi de Dieu, et sa consommation dans un acte d’engagement spirituel personnel et profond consolide le sentiment d’appartenance d’un tout, qu’il soit déterminé par sa communauté ou ses préceptes.

L’exégèse religieuse est très claire jusqu’au XIVe siècle où les prêtres expliquent l’eucharistie aux fidèles comme l’acte de la confession, d’un pardon divin.
Toutefois lors de la Peste Noire Eurysienne, il est estimé que les victimes représentent qu’entre 30% et 60% de la population du continent entre 1347 et 1352. Victimes, je précise ici que la population Eurysienne a diminué de près de 25 millions d’habitants en cinq années…

Qui prodigue les soins aux victimes de la peste ? Qui sont en première ligne ?

Catholagne précise dans ses registres officiels, et donc potentiellement incomplets, que 85% de ses prêtres succombent et doivent être remplacés. Alors je serai moins disposée à émettre certaines hypothèses d’historiennes eurysiennes sur le fait qu’il y a un vrai déficit d’éducation et d’« intellectualité » dans les générations remplaçantes du clergé.

Ce qui est certains, et cela peut être aussi lié à l’absence du clergé, c’est la lecture d’un changement dans la communication religieuse qui s’adapte à la situation agricole et sociétale catastrophique de ces années de peste et s’ensuivantes. Le clergé est le socle de stabilité de la société Eurysienne et en cela sûrement le seul refuge à portée d’une population dans un désarroi total.
L’eucharistie transforme son message de confession et de pardon vers le message de renforcement spirituel. L’hostie redonne, dans les âges sombres Eurysiens, une force divine et l’élément disqualifié d’anthropophagie est de nouveau remis sur la scène afin de faire face à la pandémie qui aura fait chuter les Empires (en Leucytalée, au Nazum notamment).


Les temps et siècles suivant auront longuement étudié et changé ces interprétations. Dans la littérature, dans la politique nationale et internationale Eurysienne, il y a une notion de subsistance, d’agrandissement et d’assimilation qui prendra le pas sur la formation des empires coloniaux.
Lorsque la source de nourriture, de consommation est coupée, nous en revenons à l’étouffement et la nécessité vitale et absolue de l’endocannibalisme, une anthropophagie tournée vers les siens, vers l’Eurysie.



Hayda fait une pause et sourit alors que le commentateur lui rappelle qu'il y a un autre épisode à venir. Elle sourit et reprend avec sérieux néanmoins.


Ce premier aperçu et épisode donne un contexte historique sur des décisions et des approches Eurysiennes qui semblent incomprises par la communauté internationale ou simplement Althaljir.

L’Eurysie traverse aujourd’hui une multiplicité de crises transnationales.

L’espace vital Eurysien semble pris en étaux depuis les grandes colonisations.

Les dogmes politiques étouffent sous la pression des alliances et de marqueurs de soft powers internationaux.

L’Eurysie depuis la Préhistoire a été bercée par la nécessité de survivre face aux affres continentales et certaines nations de ce continent se retrouvent affamées et dos au mur par des conditions politiques, sociétales ou économiques.


L'Eurysie affamée
2008



Icemlet éveillée


La Maktaba a fait part de l'envoi d'une missive officielle musclée au nouveau Gouvernement Militaire du Diambée concernant la situation catastrophique et hautement controversée de bannir, "évacuer", près de 2.4 millions de citoyennes de confession musulmane dans les contrées désertiques du Nord ou tout simplement en dehors des frontières nationales.

Ce coup de botte au postérieur d'un vaste pan de la population sur des critères religieux n'est pas sans rappeler les heures sombres des guerres de religion qui auront jalonné l'ensemble des continents.
Les mesures prises sont insuffisantes et les bavures semblent s'amonceler. Les déclarations par la junte de fermer les portes aux aides ont grandement approfondi le sentiment international d'un outrage massif impliquant un massacre sur le court ou long terme de millions de Diambédiens.

Le site Radar25.alt a fait part d'un shutdown temporaire de sa couverture civile sur l'ensemble du Nord et de l'Est des Tamurt n Althalj tandis qu'une mobilisation des effectifs de la Force Matriarcale Ilahmique sans précédent était effectuée en appui d'immenses exercices aériens militaires.

La Force Matriarcale Ilahmique n'est certes pas comparable aux effectifs des autres membres du Triumvirat Afaréen, toutefois elle dispose d'équipements technologiquement avancés et d'une longue expertise et expérience depuis le nouvel Althaljisme et ses nombreuses interventions dans les Territoires Libres Sahrannes face au banditisme, aux mouvements du mercenariat Mandrarikans vers l'Afarée de l'Ouest.

La Maktaba a précisé que la réponse du Gouvernement Militaire du Diambée impliquera sûrement une demande d'intervention du Forum de Coopération de l'Afarée du Nord (FCAN). Si le FCAN venait à s'accorder à un appui d'une demande d'Icemlet afin de protéger ces populations, il y aurait fort à parier qu'une telle opération militaire serait le plus grand déploiement Afaréen pour les Afaréens historique afin de rétablir l'ordre et le droit dans un pays qui portait à travers un régime précédent une convergence d'idéaux, notamment avec l'Eldoria voisine.

Nous restons à l'écoute de la Maktaba quant au développement de la situation.
Les Althaljirs réservistes ne semblent pas avoir été appelées aux casernes.


Ilâh protège nos soeurs Diambédiennes.
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Qari al Abadia - 1ère partie

05/10/2015 Icemlet


Notre Qari est fatiguée. Qui prendra la suite ?

Voilà plusieurs années que la question est posée et n'obtient de réponse que de la spéculation ou un traditionalisme ésotérique que seules les Althaljirs considèrent.
Le système Althaljir, sociétal, politique, de pouvoir, de bonheur est un mystère pour toute néophyte et encore plus pour ceux qui regardent notre nation avec cette stupeur et un dédain patriarcal qui ne sied point en nos contrées autrefois isolées et éloignées.
Les régions des Tamurt n Althalj puisent leur essence dans ce qu'Ilah nous octroya sous forme de montagnes, de déserts, de mers et océans ou de vallées verdoyantes. Elles trouvèrent dans la posture naturelle de la Femme dans la prise de décision un trait commun, celui de diviser l'organisation vitale par un naturel ou des desseins biologiques.
La Femme enfante et prodigue un havre sécuritaire et un cadre éducatif essentiels à la propagation de la bienfaisance sociétale Althaljir.
La temps qui est donné à la Femme au sein des villages lui permet dés lors d'échanger, de s'instruire et de ce fait d'obtenir les compétences primordiales à la prise de décision.
L'Homme assiste la famille dans la cuisine, au travail et à l'apprentissage manuel et sera par ailleurs élémentaire à la protection des hameaux, des villages et foyers.
En temps de guerre, c'est la Femme, de par ses perspectives et sa diligence à l'entrainement des armes, qui quittera le foyer afin de vaincre et éloigner le danger des régions familières.

Cette vision de l'Althalj perdure malgré son archaïsme et chapote encore le système politique et de pouvoir des Tamurt n Althalj.

La Maktaba et la Sororité sont deux entités de pouvoir auxquelles les synergies, contre-pouvoirs restent dans l'ordre ou le désordre des choses. Les eaux troubles de notre système n'en font pas moins, avec une mentalité et une approche toute Althaljir, une marque de stabilité et de confiance qui dispose d'un respect évident au sein de nos populations.
La Maktaba, figure de proue des Tamurt n Althalj, rassemble les qaris, émissaires et Femmes d'influence, qui travaillent de concert avec l'aïeule, la sage Qari qui représente à elle seule l'ensemble des intérêts de l'Althalj al Kabir. Régulièrement au chevet de la nation, la Maktaba a été créée lors de la fusion de nos régions pour former le pays qui ravit l'Afarée de l'Ouest.
La Qari Ijja Shenna accorda aux Althaljirs de disposer de visages familiers et d'un multiculturalisme national afin de parfaire et satisfaire les attentes des Althalj alnaas.

La Sororité n'a de visages que ceux qui sont rarement présentés lors de conférences de presse ou déclarations officielles. La Sororité est une fusion des différents cercles décisionnels régionaux ayant échafaudé la structure de la société pendant des siècles. Le rôle de la Sororité est celui d'analyser et de décider des grandes lignes sociétales en anticipant et en répondant aux difficultés des changements ou de la rigidité. La Sororité a récemment, ces dernières années, accordé l'entrée de membres de la gentes masculines, notamment des chefs de l'Althalj al Kabir, des territoires sahrannes. Il est presque impossible de connaître le nombre exact de membres, ni son organisation, ou l'heure et le lieu de ses rencontres. Quelques spéculations sont effectuées sur les lieux habituels, toutefois les secrets de la Sororité ne sont guère faciles à percer et il sera presque inconvenant de vouloir s'y intéresser plus amplement que la décence permet. Seules la division entre les Eclairées, progressistes de l'althaljisme et les Conservatrices est communiquée afin de répondre à la question sur les perspectives de la Sororité sur les sujets régaliens.


Comment est ce que le système se renouvelle ?
Pour la Sororité, nous n'en savons rien, mais les changements de porte parole réguliers laissent à penser à des vagues de prise de pouvoir ou de courants qui justifient d'un système fluide, sans préciser sa viscosité.
La Maktaba n'a guère changé toutefois depuis sa création.
Et c'est ainsi que l'Althalj plonge dans l'inconnu avec la déclaration de la Maktaba la semaine dernière de la vieillesse de notre Qari. Ijja Shenna a 83 ans.
Il a été questionné cette approche potentiellement irrespectueuse d'entrevoir l'après Qari et nous le faisons avec un dévoiement et un amour pour notre nation qui ne met certainement pas un trait de fatalisme sur la situation.
Dans un système traditionnel, dont les nominations ne sont guère explicitées ou écrites dans un texte politique de dirigeance, les questions sont nombreuses.
Est ce qu'un texte de structure politique est nécessaire ? Les constitutions rassurent et posent un cadre afin de permettre et surtout d'éviter les déviances qui renverseraient la stabilité sociétale. Ces cadres sont généralement assis en haut de la pyramide des règles et loi des nations.
Bien que l'Althalj dispose d'une structure par un état de fait, c'est par une certaine jurisprudence que celle-ci s'est formée et n'a pas nécessité de s'assoir sur le tronc commun de régles et loi Althaljirs.
L'Histoire politique des Tamurt n Althalj est bien sobre par rapport aux nombreux changements et renversements des autres contrées Afaréennes ou continents. La nécessité ne s'est alors pas imposée, comme ce fut le cas outre-Althalj.

Est ce que la Qari doit être remplacée ?
Est ce que la Maktaba est nécessaire dans la prise de décision régalienne ?
Le système qarien s'est entremêlé avec celui des Soeurs et alors que le premier met en avant la communication interpersonnelle et l'autorité Althaljir, les secondes régissent par l'expertise humaine et technique.

Nous discuterons plus amplement des choix et non choix de la société Althaljir dans les temps qui suivront un possible retrait de la vie politique de la Qari Ijja Shenna.


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