
La Cémétie met en place un contrôle des naissances devant la "bombe démographique" qu'elle subit.
En haut d'un classement mondial avec 70 millions d'individus, officiellement dans la Principauté, chaque % de croissance démographique nécessite un développement substantiel à tous niveaux de la société, impactant tant l'économie locale, régionale, nationale et est aussi un réel sujet des politiques actuelles et à venir. Forteresse du Nord Afaréen, la Cémétie rappelle que l'Afarée n'est pas une caricature de la misère, du sous développement, d'un échec civilisationnel et encore moins d'un continent malheureux.
Le Banairah est, quant à elle, une nation puissante avec 25 millions de citoyennes et citoyens et a maitrisé, de tout temps, les immigrations en provenance de la corne de l'Afarée, mais aussi des suites des conflits et des crises qui s'y sont enchaînés. Le Banairah dispose, tout comme la Cémétie, d'un niveau de développement économique, social et politique, tel qu'il y fait bon vivre, étudier et travailler. La demande est assurément grande aux frontières afin d'accéder à un pays au climat difficile, mais qui aura su le dompter à travers les siècles. Promontoire commercial pour la Mer des Bohrins, comme la Cémétie l'est à la Leucytalée, Abunaj siège en Afarée comme une destination incontournable d'échanges tant culturels que financiers.
Et enfin, les Tamurt n Althalj, mirador de l'Ouest, avec seulement plus de 7 millions de citoyennes, voit, elle aussi, une augmentation fulgurante de sa démographie avec de près de 2 millions d'individues supplémentaires, nettes, en l'espace de 5 ans...
Cette augmentation est due à de multiples facteurs nouveaux qui ont fait sortir l'Althalj de sa torpeur nationale et son inexistence internationale.
Nation autrefois fermée, autorisant aux réfugiés Sahrannes de se joindre, non sans quelques conditions et critères, la culture matriarcale a de tout temps était un frein véritable pour une culture internationale , "physique" et dominante du patriarcat.
A travers les siècles, les témoignages des visiteuses, égarées et nomades, rappellent les trois phases d'étonnement écrites par Nadine Ahmedine lors du XIIe siècle.
"... le sentiment que quelque chose nous échappe de ce quotidien familier, de cette interaction qui nous est naturelle et n'accepte aucune contestation..."
"... jusqu'à ce que l'inconfort d'une observation déroutante mène à 'linconfort ou une vérité malaisante, que le dominant ne l'est, en fait, point. Ce dernier se subjugue à la dominée dans ce même ordre des choses qui est partout ailleurs et qui prédétermine l'orientation des décisions et la stabilité familiale et sociétale..."
"... pour enfin apprécier par les dominées, que l'ordre des choses est remis en cause et que le sexe n'est d'aucune façon un carcan et une fatalité statutaire, au delà du désert ou de l'océan, jusqu'à cette péninsule de montagnes enneigées, où la Femme prodigue pour toutes et tous."
Aux confins de l'Afarée, derrière la crinière blanche de l'Altilal Almujamada, la société étonne, mais rebute aussi. L'homme n'apprécie guère cette société qui ne lui sied point.
Et dans une Afarée traditionnellement patriarcale, du fait de la culture ancestrale, de la religion et notamment l'Islam, l'Althalj reste une perle rare à laquelle il ne faut aucunement se frotter. Les craintes de renverser le cordon qui attache la famille au père, à cette force physique qui n'est génétique qu'à travers de nombreuses générations conditionnées à cet état de fait : le mâle mange, est force brute et la femme douce enfante et s'occupe du foyer.
Tout est chamboulé avec l'ouverture à l'international des Tamurt n Althalj lors de ce siècle.
La Sororité appelle à un changement de paradigme ; un nouvel Althaljisme qui renverse des siècles d'un confinement de fait vers un horizon d'échanges et de bras ouverts vers l'étranger et aux étrangers.
Les Althaljirs qui étudiaient presque exclusivement au sein de Fortuna et de l'Althalj ouvrent de nouveaux horizons, notamment vers le Nord Aleucien, mais pas exclusivement. Les universités Pharoises et d'Albigärk, de même qu'au Jashuria, sont prisées de par leurs réputations, mais aussi les cultures considérées comme fascinantes et hétéroclites deviennent par leur entremise le reflet de la politique internationale Althaljir de se rapprocher de futurs partenaires économiques et peut être ainsi diversifier des interlocuteurs membres, dans leur prépondérance, de l'ONC.
L'oeuf ou la poule ? Est ce que les accords entre les universités Althaljirs et l'international ont finalement façonné la politique internationale Althaljir ou l'inverse ? Il semblerait qu'une considération des deux ne soit pas anodine par les politologues Althaljirs.
La curiosité Althaljir s'établit aussi dans des sociétés plus à même de faciliter l'intégration de la culture Althaljir. Les femmes, majoritaires dans leurs études ou voyages de césure à l'étranger, évitent des nations et régions dont le patriarcat ne correspond pas à leurs attentes. La volonté de découvrir, d'apprendre, n'omet pas la culture Althaljir forte et le tempérament de nos citoyennes et jeunes citoyennes.
Cette ouverture à l'international aura donné de la visibilité à une culture qui faisait peur, une culture qui, peut être, par hasard, correspond de plus en plus à un monde qui cherche une parité des sexes, une remise en cause d'un patriarcat qui disposait de justifications endémiques. Sans s'étendre plus amplement sur les difficultés auxquelles fait face l'Althalj sur ce sujet de parité, une nation qui s'oppose au patriarcat est d'un intérêt croissant pour de nombreuses générations de femmes qui découvrent une alternative plausibles et d'autant plus que le succès économique Althaljir fut palpable ces vingt dernières années, propulsant le guet Afaréen de la Mer d'Emeraude sur une scène internationale intriguée et d'investisseurs fuyant une Eurysie instable et malade pour une diversification Afaréenne nouvelle.
Les valeurs Althaljirs, l'humilité nationale, mais aussi une technologie de pointe inhabituelle, n'omettent point la singularité de la religion qui régit les contrées des Tamurt n Althalj depuis des siècles.
L'Islam, c'est plusieurs centaines de millions d'individus de différentes branches, et l'Ilahmisme ne représente que 1.5% de la religion musulmane.
Toujours considérée comme une branche de l'Islam, l'Ilahmisme attire de plus en plus d'adeptes par une croissance organique Althaljir, mais aussi à l'étranger où les premiers lieux de cultes ouvrent leurs portes et où la culture Althaljir se mêle à la recherche d'une spiritualité concomitante.
L'Adhan des muezzines, autrefois une curiosité, est de plus en plus acceptée dans les contrées étrangères, bien au delà de l'Adhan des muezzins des autres branches.
Le sexe, considéré comme, "faible", dans ces horizons lointains, est plus à même de prodiguer un effet rassurant empli de la bienfaisance maternelle considérée par les clichés patriarcaux.
Cette contradiction en terme de valeur Althaljir sert l'Ilahmisme, sa diffusion et son acceptation.

Althalj Alkabir est une réalité qui voit les demandes de citoyennetés s'accentuer.
Et la croissance démographique fulgurante de la nation impose des contraintes de développement.
La Sororité et la Maktaba ont d'ores et déjà demandé que les agglomérations renforcent les règles d'urbanisme Althaljir et la nécessité de garder une authenticité et cohérence adéquate en termes d'écologisme, d'accès aux transports en communs et à la gestion logistique sans voiture si possible dans certaines extensions de centres urbains. Ilfiku doublera sa population l'année prochaine et est l'exemple type d'un urbanisme galopant.
Les difficultés, à loger et permettre une circulation efficace tout en respectant des critères personnels et nationaux de respect de l'environnement, se multiplient.
Les questions budgétaires sont de plus en plus abordées, tandis que la pression démographique change les priorités de la Sororité, jouant les équilibristes entre la Bienveillance nationale et internationale, opposant un développement civil à un développement des capacités militaires Althaljirs.
L'Appel d'Ilah a été entendu.
Ilah protègera.