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Activités étrangères au Jashuria - Page 5

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Justin l'Eternel
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LegislaTV, Journal parlementaire et généraliste de la Grande République a écrit : Vicenzo Patra, 11 juillet 2018

"Celui qui bloque le détroit mésolvardien deviendra notre ennemi": le gouvernement communal hausse le ton face à la montée des conflits en Eurysie de l'est et au Nazum occidental



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Son excellence Carlos Pasqual, Maître de la Garde et des polices de la Grande République


Encore une fois, ce début de législature ne sera pas de tout repos pour le gouvernement communal, qui vient de débuter sa mandature il y a deux mois à peine. Si sur le plan interne, la société civile velsnienne semble relativement stable en ces premiers mois de "règne" des conservateurs, sans que l'opposition sénatoriale ne parvienne à reprendre son souffle sur des dossiers sociaux, c'est encore une fois l'actualité internationale qui donne des sueurs froides à ce gouvernement. En cause, les sénateurs ont apprit, non sans une certaine inquiétude, l'engagement officiel de l’État rimaurien dans le cadre de la guerre civile retsvinienne. Ce conflit, qui jusqu'à présent est passé sous les radars en raison, de la place marginale de la petite nation de l'est dans le concert international, et l'absence d'enjeu dans son contrôle territorial, vient de prendre pour la classe politique velsnienne une importance toute autre, puisque l'une de ses conséquences vient se heurter à la politique très regardante de la République vis à vis de la circulation navale et aérienne en Manche Blanche, surtout lorsqu'il s'agit du transfert d'une armée de 20 000 hommes de part et d'autre de l'étendue d'eau que le Sénat considère comme le centre d’intérêt de toute son action politique depuis toujours.

C'est le 12 juillet au matin que le corps expéditionnaire rimaurien aurait commencé à déposer des premières avant-gardes en soutien à la junte militaire locale, laquelle se confronte depuis de longs mois à une guérilla communiste. En difficulté et ayant perdu le contrôle effectif du quart de son territoire, la petite dictature se serait naturellement tournée vers qui serait volontaire pour sauver un régime autocratique mineur d'Eurysie de l'est, en l'occurence, une Rimaurie qui est confrontée depuis toujours à la problématique d'un isolement diplomatique certain, conséquemment à la nature même du régime en place à Hahnmann. Toutes ces considérations et ce contexte n'a pas eu l'air d'émouvoir les sénateurs de la majorité, comme ceux de l'opposition, les uns dénonçant la remise en cause de la sécurité de la principale artère commerciale de la cité velsnienne, quand d'autres crient à l'impérialisme, et appellent au soutien des rebelles rouges.

Dans les rangs de la majorité sénatoriales, on s'inquiète déjà des possibles retombées économiques que l'extension d'un conflit en Retsvinie pourrait provoquer. L'intervention rimaurienne, si elle n'inquiète guère le commandement naval de la Manche Blanche orientale basé à Mesolvarde, pourrait bien être le premier domino qui inciterait d'autres acteurs internationaux à se ruer sur l'occasion d'avancer des pions dans cette région stratégique, qui a toujours été au centre des préoccupations de tous les gouvernements velsniens successifs. En effet, il faut rappeler que la cité velsnienne repose une grande partie de sa croissance sur la consommation de produits d'import, dont une part substantielle transite par le détroit. Aussi, il est hors de question pour le gouvernement communal de voir émerger un conflit touchant d'aussi près à la "prospérité de notre ville", en témoigne le Maître de la Garde et des polices, Carlos Pasqual, qui a adressé un avertissement aux gouvernements qui seraient tenté de perturber davantage "l'écosystème local de la Manche Blanche orientale", une menace à peine voilée envers l’État rimaurien:

" A ce que l'on m'a dit, la Retsvinie était devenue le nouveau lieu de villégiature préféré de tous les gouvernements voyous, et toutes les milices fascistes et communistes en mal d'action. En dehors du fait de trouver un vrai travail, je ne saurais leur donner qu'un seul conseil: restez loin de la circulation des biens et des marchandises. Restez loin de la liberté de navigation. Restez loin de toute velléité d'aventure lointaine, et occupez vous de vos nations barbares plutôt que d'amener la barbarie chez les autres. Battez vous pour les pommes de terre de la Retsvinie si vous le voulez, mais c'est à vos risques et périls si ces combats devaient s'étendre au dessus ou sur la Manche Blanche. Nous n'aurons aucune retenue à l'interpellation, ou à la frappe contre des flottilles qui viendront répandre le désordre dans ces eaux, empruntées par tout le monde, et vitales pour tout le monde. Nous ne composerons ni avec les groupes terroristes et les milices, ni avec les états-voyous. Voyez le Chandekolza, pour avoir un aperçu de ce qui se produit dés lors que quelque chose se dresse envers et contre la perspective saine du profit."


Le Maître de la Garde n'a pas gardé longtemps le secret des intentions du Gouvernement communal quant à cette affaire:

" Avec concertation de la Maîtresse de l'Arsenal, nous allons immédiatement mettre en place des mesures coercitives contre tout contrevenant à la paix du détroit, qu'importe l'appartenance à un bloc de puissance ou non. Bien entendu, nous n'agirons pas sans l'accord des puissances locales et de nos partenaires historiques. Nous ne pouvons prétendre assurer sans la collaboration des locaux la sécurité des flux. Nous comptons proposer aux gouvernements mesolvardiens, jashuriens et banaihrais un plan d'action coordonné et efficace. Nous reviendrons présenter le tout devant le Sénat."

L'appel aux partenaires nazumi du Jashuria n'est en rien anodin, car la Retsvinie n'est pas le seul point de crispation de la région. En effet, le Nazum occidental paraît ces derniers mois en proie à une rivalité latente entre le gouvernement de la Condédération socialiste du Nazum, et le Beylicat Akhanide et leurs vassaux, qui forment deux blocs antagonistes que tout semble destiner à une confrontation, quant bien même la classe politique velsnienne ne semble pas saisir tous les tenants et les aboutissants de ce "duel de regards", qui porte en lui bien davantage des considérations idéologiques que des motifs stratégiques pertinents (quasi absence de frontière commune entre les deux blocs, interêt économique minime quant à un éventuel conflit etc...). Ces deux espaces de conflit émergeant que sont la Nazum occidental et l'Eurysie de l'est sont par ailleurs liés par l'engagement d'acteurs nazumi en Retsvinie, à l'instar des légionaristes khardaz dont l’activité a été recensée de l'autre côté de la mer. Une situation qui n'est pas irriter le gouvernement communal velsnien, qui envisage des moyens d'empêcher les légionaristes de passer d'un continent à l'autre par le biais de contrôles maritimes plus stricts. L’implication et l'inquiétude similaire de la Troisième République du Jashurian n'est dans ce contexte pas étonnante. Cette puissance, qui s'est toujours improvisée comme la "puissance protectrice de la paix" du continent oriental, semble voir d'un très mauvais œil également la perspective d'un conflit dans la région. Une action commune des deux gouvernements, auquel devrait se rajouter celui du Banairah, est donc à prévoir. Reste à savoir quelle forme prendront cette série de mesures, et quel degré d'investissement ces États seront prêts à engager dans la sécurité du Nazum. Pour le moment, aucune source ne confirme que des solutions entre les trois partenaires ont été abordées.

Quoi qu'il en soit, il semblerait que ces évènements aient précipité la volonté du gouvernement velsnien de procéder à l'adoption d'une nouvelle loi de programmation militaire, dopant le budget de l'armée républicaine, jusqu'ici le parent pauvre des forces armées de la cité. Le Sénat velsnien a en effet voté la semaine dernière l'adoption d'un nouveau budget spécifiquement dédié à la constitution d'une force motorisée se voulant être la plus performante et la mieux dotée d'Eurysie, dans un contexte de reprise de la course aux armements. Pour la première fois, le tissu industriel velsnien devrait travailler de concert dans le cadre d'un partenariat avec les industries jashuriennes, algurenaises et ushong, dans l'optique de la livraison de 1 000 camions, 1 000 véhicules blindés en tout genre, ainsi que plusieurs milliers de tonnes de matériel en tout genre. Alors que depuis quatre ans, la cité s'était tournée exclusivement vers des acteurs internes pour honorer ses commandes, l'année 2018 devrait donc marquer le retour des appels d'offre internationaux. La raison n'est pas tant politique que pratique, puisque malgré le fait de posséder le troisième parc industriel mondial, l'effort des entreprises velsniennes est déjà accaparé par l'agrandissement constant des flottes, tandis qu'une grande entreprise de renforcement du secteur aérien est en cours. Le choix de la raison, donc, mais qui pourrait très bien avoir pour résultat la création de davantage de ponts diplomatiques et commerciaux avec les partenaires océniens de la République.

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Armoiries de la cité

République de la Cité de Myaikho

Déclaration officielle de la présidence de la République
Nursalim Weizhen

Six septembre de l'an deux-mille dix-huit


Peuple Myaikhos, communauté internationale,

Peuple Myaikhos, partenaires de la région, communauté internationale,

La République de la Cité de Myaikho suit avec la plus grande attention et une profonde préoccupation les événements dramatiques qui se sont déroulés au Ninchi, anciennement Sultanat souverain, aujourd'hui plongé dans une fragmentation violente de son autorité politique et institutionnelle. La guerre civile qui a ravagé le Ninchi est le symptôme tragique de l'effondrement progressif de l'État légitime, incapable d'assurer durablement la sécurité de ses citoyens, la continuité de ses institutions et le respect de ses engagements internationaux. Plus largement, c'est également le symptôme inquiétant de la pénétration des méthodes et pensées séditieuses et subversives qui font souffrir à notre continent des maux inutiles et durables. Pour autant, en dépit de la criante incapacité du Sultanat à contrôler son territoire et ses entreprises, la Cité de Myaikho réaffirme avec clarté qu'aucune révolution armée, aucun groupe idéologique, aucune entité privée ne peut prétendre tirer une légitimité durable de la force, de la coercition ou de la confiscation du pouvoir.

A ce titre, nous condamnons fermement les actions des mouvements révolutionnaires socialistes et les groupes militaires privés qui, sous couvert de justice sociale, ont plongé le pays dans l'instabilité, ouvert la voie à des ingérences extérieures et mis en péril l'équilibre déjjà fragile de la mer d'Azur. Ce risque accru d'ingérence étrangère inquiète au plus haut point la Cité qui déplore l'attitude de nations ou groupes prompts à se jeter sur les carcasses encore fumantes de peuples millénaires pour leurs intérêts indignes. La proclamation unilatérale de régimes idéologiques, l'appel a des soutiens militaires étrangers et la militarisation du territoire constituent une menace directe pour la sécurité régionale et le commerce international. La République de la Cité de Myaikho condamne tout aussi fermement l'obstruction manifeste au départ des ressortissants étrangers, et en particulier des civils jashuriens, exposés à des risques inacceptables. Le droit à la protection consulaire et a l'évacuation des populations civiles ne saurait être entravé par aucune autorité de fait, quelle qu'elle soit.

Dans ce contexte, la Cité exprime son soutien clair à l'opération jashurienne d'extraction et de protection des civils, menée dans un cadre strictement défensif, limité et proportionné. Cette opération répond à une nécessité humanitaire et sécuritaire, face à l'incapacité des autorités ninchoises actuelles à garantir la sureté des ressortissants étrangers sur leur sol.
Plus largement, la République de la Cité de Myaikho rappelle que la mer d'Azur est un espace vital pour la stabilité économique du Nazum, pour la liberté de navigation et pour les chaines commerciales mondiales. Toute tentative de transformer cette mer en zone de chaos, de piraterie ou de sanctuarisation idéologique sera considérée comme une ligne rouge par notre pays.

C'est pourquoi la Cité envisage et proposera, en stricte et étroite coordination avec les nations responsables et traditionnelles de la région, le déploiement préventif et dissuasif de moyens navals afin de garantir la sécurité des routes maritimes, de prévenir toute activité de piraterie ou terroriste, et d'assurer la continuité du commerce international. Cette présence n'aura aucun caractère offensif ou d'ingérence territoriale, mais s'inscrira dans une logique de stabilisation collective et de protection des biens communs maritimes.

La Cité de Myaikho demeure disponible pour soutenir toute initiative sérieuse de médiation, de transition encadrée et de reconstruction institutionnelle au Ninchi, dès lors qu'elle repose sur le rejet clair de la violence révolutionnaire, le respect des engagements internationaux et la sécurité des populations civiles. Le Nazum doit rester un sanctuaire, et la République de la Cité de Myaikho sera continuellement un acteur engagé en ce sens aux côtés de ses partenaires.

Vive la République, vive Myaikho et son peuple.
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Vos idées la rendront encore plus belle

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Il fut un temps où le ciel tomba sur la tête de ces habitants.
Ce jour là, un homme avait survécu à cette catastrophe divine. L'avion avait brûlé la jungle autour de lui, et lui, avec son bras retourné, brisé, il tentait de s'échapper. Une ombre vint. Plusieurs ombres. Il perdit connaissance.


2019. 29 ans ont passé. Un homme s'entraîne, lance des lances dans les trons des hauts arbres de la jungle. À 100 kilomètres du canal, dans cette petit village traditionnel perdu au Jashuria, il grandit. Il a 25 ans aujourd'hui. Son père est mort il y a 5 ans. Son père, recueilli et sauvé par le village. Village qui l'avait accepté après que son pays natal ait sombré dans un chaos absolu. Puis dans une guerre. Puis dans l'ascension de son fils au pouvoir suprême du pays. Son père avait vécu cela, à cet homme. Et lui, il était désormais dans son pays natal à lui. Cherchant à devenir plus fort, plus puissant, plus respectable, selon la tradition de son village.

2 autres hommes vinrent, accompagnés de natifs du village. Dont le "chef" du village. L'homme se retourna. Et l'un des deux hommes parla.

Monsieur.

Il baissa la tête, imité par son comparse, puis la releva.

Nous venons d'un pays lointain. Nous sommes venu vous chercher.

L'homme à la lance ne répondit pas.

La Loduarie vous attend. Votre frère n'y est plus, il est temps pour vous d'honorer votre lignée.

Alors, une lumière passa dans les yeux de l'homme à la lance. Ce soir, son avenir changerait. Il serait alors un vrai guerrier.
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Personnages présents dans la scène

Personnages présents


Xinyue Li
Li Xinyue
Ambassadrice du Baïshan à Agartha

Xinyue est une jeune brillante diplomate, formée à Haijing. Remarquée par le Secrétariat aux Affaires Étrangères, le parti a décidé de l'envoyer en tant qu'embassadrice à Agartha. Depuis plus de trois ans, elle travaille aux côtés de ses homologues Jashuriens à établir des liens solides et pacifistes entre les deux nations.


Musheng Yao
Yao Musheng
Ex-chanteur vedette du Baïshan

Musheng Yao était, jusqu'en mars 2016, le chanteur le plus connu du Baïshan. En début d'année 2016, une chanson polémique promouvant l'homosexualité le contraint à faire une pause dans sa carrière. Souhaitant pouvoir vivre son homosexualité plus librement, il met en scène son propre suicide fortement médiatisé au Baïshan et fuit le pays sous une nouvelle identité, Gaoming Ling.


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    20 mai 2019
    Agartha


    Dans la culture baïshanaise, le 20 mai est un jour de fête. Comme dans toutes les cultures chinoises, on y fête l'amour. Un équivalent de la Saint-Valentin, où les pétales de roses sont remplacés par les lanternes rouges et où les baisers romantiques se gardent en privé, loin des regards.
    La jeune ambassadrice Li Xinyue aimait cette fête pleine de tendresse, bien qu'elle lui rappelait ses peines de cœur. Il y a plus de trois ans, Xinyue avait mis fin à la relation qu'elle entretenait avec un ancien camarade de promotion. Pour cause, sa nomination en tant qu'ambassadrice et son départ pour Agartha n'était pas compatible avec cette jeune relation encore frêle. Alors, chaque 20 mai, lorsqu'elle entendait les notes de guzheng chanter l'amour sous les montagnes blanches dans les quelques cafés baïshanais de la capitale jashurienne, elle repensait à ce visage qu'elle avait laissé. Que seraient-ils devenus aujourd'hui ? Ils seraient sûrement mariés, sur le point d'avoir un enfant. Elle, éminente diplomate ; lui, sans doute aussi. Une vie bien plus rangée qu'au sud du Nazum. Pourtant, elle se plaisait bien à Agartha : la culture jashurienne était intéressante, et il y soufflait un vent de liberté que le Baïshan ne connaissait plus. Haijing avait beaucoup changé, et pour rien au monde elle souhaitait y revivre. Endurer le mal du pays était un sacrifice acceptable.

    Li Xinyue entra dans le café les 100 Montagnes. Ce café avait ouvert récemment et tenait son premier évènement. L'atmosphère était chaleureux, elle entendait le mandarin se mêler au jashurien. Certains étaient venus en couple, d'autres vivaient peut-être leurs premiers rendez-vous, et certains curieux venaient découvrir la culture baïshanaise. Dans un coin de la salle, une chanteuse amateur faisait vibrer le café des sons populaires du pays. Elle devrait venir plus souvent profiter de cette ambiance.
    Xinyue s'installa sur une table du fond, seule. C'était un peu triste de se retrouver sans compagnie en ce jour. Alors, elle observait les couples amoureux comme des tableaux mouvants. Il y avait une certaine poésie à passer le regard dans cette scène. Une serveuse vint prendre sa commande et elle reçut un bubble tea au fruit du dragon quelques instants plus tard. Elle aimait bien ce fruit, et ici, au sud du Nazum, ils avaient une douceur encore plus sucrée qu'à Haijing. Au final, elle passait un bon moment.

    Puis, la chanteuse termina sa chanson, et quitta le micro installé sur un trépied. L'organisateur de la soirée prit la parole pour annoncer le prochain intervenant.
    — Mesdames, messieurs, vous pouvez encore applaudir la magnifique Tian-tian ! Le prochain est un chanteur, il est nouveau ici et c'est la première fois qu'il vient chanter sur scène. Est-ce par timidité qu'il porte son masque de dragon ou pour rendre honneur à notre Patrie ? Veuillez accueillir 面龙 - Mian-Long, le Dragon Masqué !
Un homme monta sur scène, accompagné d'applaudissements. Il était grand, élancé, et portait un masque de dragon vert, une référence claire au dragon de jade de Haijing. Une chose était sûre : avec sa veste bordeaux scintillante, il avait du style. L'homme masqué régla la hauteur du micro et annonça :
    — Je vais vous chanter 小酒窝 (xiǎo jiǔ wō).
    C'était un classique du Baïshan. La musique se lança et le chanteur commença à chanter.


    Xinyue fut immédiatement captivée par la voix du chanteur. Mian-Long avait une vraie voix, incroyable. Elle peinait à croire qu'il était un simple amateur qui n'était jamais monté sur scène. Et plus le Dragon Masqué chantait, plus il lui semblait qu'il avait une voix similaire à Yao Musheng, le célèbre et regretté chanteur du Baïshan qu'elle avait tant écouté plus jeune. Yao Musheng était une référence. Celui qu'on nommait l'Étoile du Baïshan influençait encore de nombreux chanteurs qui débutaient, et elle ne s'étonna pas de reconnaître cette manière de chanter. Toutefois, qu'est-ce qu'il chantait bien !
    Encore captivée, la jeune ambassadrice fut presque triste quand le chanteur s'arrêta et quitta la scène. Il fallait qu'elle aille le voir, qu'elle le retrouve en loge. Elle voulait féliciter personnellement la voix qui venait de la faire replonger dans son adolescence. Elle voulait saluer le talent, voire même l'aider à percer. Elle était convaincue : il pouvait se faire un nom au Baïshan.
    La petite Xinyue vida son verre de bubble tea et se leva. Discrètement, elle se glissa vers les loges. L'ambassadrice était un visage familier des expatriés à Agartha, cela lui donnait certains privilèges, notamment celui d'accéder à des lieux restreints du public. Quand elle arriva vers la loge masculine, elle s'apprêta à toquer pour prévenir de son intrusion. Mais au moment où son poing allait frapper, la porte s'ouvrit d'elle-même, et le Dragon Masqué apparut... sans son masque.

    Une hésitation. Un silence. Cela ne dura qu'une fraction de seconde, mais le temps sembla suspendu. La diplomate fixait le chanteur, muette, avec une expression de surprise manifeste. Elle savait qui il était. Il savait qu'elle savait qui il était. Tous les deux se regardaient en silence, se guettant l'un l'autre, sans savoir comment réagir.
    — Ya... Yao Musheng ?
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