20/05/2020
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Activités étrangères en Catholagne - Page 6

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Voici maintenant plusieurs jours que l'évêque de Maracaillbosse, Carlos de Salosse et son révérend Simone attendait la fin du conclave, quel ne fut pas leur joie lorsqu'ils ont aperçu la fumée blanche.
fumée blanche
Carlos de Salosse : Enfin, grâce a Dieu nous avons un pape...
Révérend Simone :Comme vous dites surtout après ce conclave...turbulent
Carlos de Salosse : En effet c'est la première fois que je vous autant de puissance étrangère se mêler du conclave, a croire que notre monde a perdue la foi
Révérend Simone : Surtout venant de Carnaval, j'espère que les cardinaux n'ont pas choisi Justine...Voici le pape
C'est avec admiration que nos deux compères apprenne l'identité du pape.
Révérend Simone : Maintenant que nous savons de qui il s'agit qu'allons nous faire ? Rentrer ?
Carlos de Salosse : Non j'aimerais le rencontrer, je voudrais lui parler de la situation de notre Sainte Église dans notre pays, voyez vous elle est en perte de vitesse et j'aimerais aussi lui apporter mon soutien.
Révérend Simone Vous allez lui demander une doléance ?
Carlos de Salosse : Oui...vous savez notre Église change et c'est pourquoi j'aimerais que notre monde garde la foi

Nos compère s’avancent sur la place Saint-Pierre.
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Photo du bâtiment rénové de la nonciature apostolique à Anna


Ambassade de Catholagne à Anna, Coeurta

Depuis 1929, Anna a sur son territoire une nonciature apostolique qui représente le Saint-Siège (l’Église catholique de Catholagne) sur l’île. Au début, son rôle consistait seulement à représenter l’Église de Catholagne dans l’ensemble du pays. Cependant, peu à peu, son rôle s’est précisé et a évolué pour assumer une mission plus large en Afarée du Sud-Est, puis pour l'intégralité de l'Afarée australe. Elle gère les relations entre la Catholagne et le gouvernement hôte annanos, tout en faisant le lien entre le pape et les évêques locaux. La nonciature apostolique a déménagé une fois de ville. En effet, au début installée à Annacara, elle a déménagé en 1989 pour s’implanter durablement dans la banlieue de Coeurta, qui est aujourd’hui la capitale de l’IDA. Le bâtiment qui héberge la nonciature apostolique a fait l’objet d’une rénovation majeure pendant quatre ans et vient tout juste d’être finalisé. Maintenant que le bâtiment est sécurisé et remis à jour, la délégation catholane peut reprendre possession des lieux. C’est une bonne nouvelle pour le Saint-Siège, puisque la fin des travaux facilitera les opérations de l’Église dans le sud du continent.
15/03/2019
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LE DIABLE DANS LES DETAILS


Portrait officiel

Monseigneur Jacob Kapoor, Cardinal de l’Archidiocèse jashurien pour le Saint Siège


Cardinal représentant la petite communauté catholique du Jashuria, Maatha Kapoor – de son prénom de baptême Jacob – est une figure particulièrement progressiste de l’Eglise catholique au Nazum. Diligent et discret, Jacob fut nommé archevêque d’Agartha à l’âge de 42 ans, directement sous le contrôle du Saint-Siège, suite à la disparition du précédent titulaire. Nommé cardinal au sein du Saint Siège de Catholagne à l’âge de 50 ans, Jacob Kapoor a déménagé en Catholagne afin d’épauler le service diplomatique de la Catholagne. Fin connaisseur de la politique épiscopale et discret de nature, Jacob Kapoor est aujourd’hui le seul représentant du Jashuria au sein du Collège des Cardinaux, ce qu’il prend comme un honneur, mais l’isole considérablement vis-à-vis des poids lourds que représentent les autres pays. Kapoor est un homme prudent de nature. Il milite pour que l’Eglise catholique puisse veiller à ce que son patrimoine ne soit pas dilapidé dans des actions impropres aux missions de l’Eglise et se montre particulièrement vigilant dans l’utilisation des fonds de l’Eglise.


Commission de gestion du patrimoine immobilier catholan – 15 avril 2020

« Quelle malheureuse position que celle de celui qui doit veiller aux biens matériels de l’Eglise tandis que ses confrères élèvent leurs regards et leurs pensées vers Dieu. »

C’était en ces mots que le prédécesseur de monseigneur Jacob Kapoor – monseigneur Pietro Garibaldi – avait béni *sic* l’arrivée du prélat jashurien après sa rupture du fémur dans l’escalier des Miraculés de la Grâce au Saint-Siège. Il se murmurait dans l'enceinte feutrée du palais papal que ce n'était pas le Diable qui avait placé cette peau de banane sous ses sandales mais le terrible Giacomo Petrucci, l'intendant des chambres d'hôtes du palais des papes pour une sombre histoire de draps souillés à la suite une orgie la veille de l'accueil de dignitaires étrangers.

Monseigneur Garibaldi coulait désormais des jours heureux dans une retraite payée à grands frais par le Saint Siège où il pouvait s'adonner à la contemplation … des galbes fessiers cachés sous les soutanes des Clarisses. Vieux cochon va !

L'office du patrimoine immobilier du Saint Siège était un poste étrange pour les ministres du culte. Bien que le dogme soutienne que les croyants devaient se détacher des biens matériels pour cueillir la nourriture spirituelle offerte par la contemplation divine, le Saint Siège avait accumulé au cours des siècles derniers les généreuses donations - volontaires ou non - de ses ouailles. En résultait un patrimoine immobilier impressionnant et hétérogène, qui chaque année rapportait autant qu'il engloutissait les finances de la Curie.

Palais étrangers, monastères oubliés, églises consacrées, presbytères, écoles, chapelles, missions, hôtels particuliers, vignes, fermes, … le patrimoine sacré de la Très Sainte Église Catholane était l'un des patrimoines les plus fournis qui soit, et qui s'étendait dans le monde entier. Mais qui disait patrimoine immense disait difficulté pour tout consigner, tout reporter et tout financer. Car le parc immobilier de Catholagne, même s'il comportait quelques hôtels de luxe bénéficiant de quelques subsides d'Etats soucieux de maintenir de bonnes relations avec l'Église, devait être constamment rénové. A ce titre, la position de responsable de la gestion patrimoniale du Saint Siège, meme si elle éloignait Jacob Kapoor du Collège des Cardinaux au quotidien, était une position importante pour le fonctionnement de la Très Sainte Église de Dieu.

Si la position n'était pas auréolée du prestige des autres fonctions auprès de sa Sainteté, elle était nécessaire pour faire en sorte que le clergé n'en soit pas réduit à mendier l'hospitalité auprès des croyants. A bien des égards, cette position était faite pour compenser le manque d'influence de la communauté catholique jashurienne au sein de la Très Sainte Église. Une sorte de compensation pour l'un des plus petits diocèses du monde en nombre d'âmes.

Au grand dam de Jacob Kapoor, Dieu n'atteignait pas les âmes des Jashuriens. Mais l'homme avait appris la patience et le pardon. Il n'est point de doute dans l'âme de celui qui croit avec son cœur. Les fidèles du Seigneur étaient peu nombreux dans son pays, mais formaient une communauté soudée. De plus, les lois locales leur permettaient de vivre leur foi en toute sérénité. A bien des égards, le Jashuria était une terre bien plus accueillante que beaucoup de pays d’Eurysie envers les messagers du Christ. Mais force était de constater que les desseins du Saint Siège pour le Nazum restaient très limités depuis quelques décennies. Cela faisait bien longtemps que le Nazum n’avait pas accueilli de grandes vagues de missionnaires destinés à répandre la parole de Dieu. Des occasions avaient été manquées et aujourd’hui, le Nazum restait une terre où prospéraient les polythéistes.

Mais Jacob Kapoor avait bien d’autres problèmes à gérer. Sa communauté religieuse était stable et le Saint Siège devait en permanence oeuvrer pour maintenir à flot son impressionnant patrimoine. La mission de monseigneur Jacob n’en était que plus importante : de sa réussite dépendait une grande partie la considération que ses pairs pouvaient porter au Nazum. Mais gérer un patrimoine comme celui du Saint Siège était une tâche qu’un seul homme ne pouvait porter. Entouré d’innombrables experts laïcs employés pour transformer les actes de propriété en chiffres et les chiffres en rapports digestes pour ses yeux fatigués, Monseigneur Jacob Kapoor passait l’essentiel de son temps dans des commissions, des réunions et accueillait avec bonhomie les représentants du culte et leurs propres gestionnaires du patrimoine pour prioriser telle ou telle rénovation ou entreprise immobilière.

Cette semaine était rythmée par la réception des délégations icamiennes pour la restauration de Notre Dame des Martyrs de Tavusu Pyahu, en République Fédérative d’Icamie. A la suite des troubles qui avaient agité le pays, les responsables du culte catholique sur place avaient insisté pour faire réparer au plus vite l’église de pierre et de bois de la capitale, qui avait été touchée par les affrontements il y a de cela plusieurs années. Si les travaux allaient bon train, les responsables des rénovations ne cessaient jamais de venir faire l’aumône auprès des services du Saint Siège pour restaurer telle ou telle oeuvre retrouvée par miracle dans des ventes aux enchères. Les ordres du Saint Siège restaient cependant clairs : les biens de l’Eglise en Icamie devaient être préservés et ce malgré les velléités des Icamiens face au Catholicisme autrefois porté par les missionnaires listoniens. La petite communauté religieuse catholique locale devait être préservée à tout prix de la disparition et ses monuments restaurés. Il n’en restait pas moins que Jacob Kapoor trouvait ces descendants des Listoniens quelque peu … effrayants. Les Listoniens, bien que dans l’Eglise catholane, avaient très mauvaise presse, tant et si bien que le Saint Siège prenait toujours des pincettes quand il s’agissait de traiter avec leurs représentants. Mais bon … il ne s’agissait que des descendants icamiens des Listoniens … Cela ne pouvait pas être aussi terrible …



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LE DIABLE DANS LES DETAILS


Portrait officiel

Monseigneur Jacob Kapoor, Cardinal de l’Archidiocèse jashurien pour le Saint Siège



Commission de gestion du patrimoine immobilier catholan – 15 avril 2020


« Et pour la Madonne des Eprouvés, monseigneur ? »

Le regard du représentant du diocèse de Tavusu Pyahu se fit plus doux, son ton, presque suppliant. On y venait enfin, se dit monseigneur Kapoor. Ce moment où la délégation icamienne pour la reconstruction de Notre Dame des Martyrs se tortillait pour faire l’aumône auprès du Saint Siège. Jacob Kapoor reposa sa tasse de thé et porta son regard sur la photographie bien vilaine que lui avait tendu le financier payé rubis sur l’ongle par les catholiques du diocèse icamien.

Kapoor inspira profondément pour marquer son agacement. A chaque fois c’était la même chose … Les catholiques icamiens ne cessaient de retrouver à chaque réunion de nouvelles idoles à restaurer. Jacob avait fait expertiser en secret lesdites idoles sur la base des registres du Saint Siège. Toutes ces idoles étaient des faux … D’excellents faux … mais des faux quand même. Les Icamiens cherchaient à racler les fonds de tiroir et à capter l’argent de la Curie pour leurs propres besoins. C’était intolérable … proprement scandaleux, mais tellement commun au sein de la Très Sainte Eglise.

Les Icamiens n’étaient pas les premiers à retrouver par miracle des œuvres religieuses ayant miraculeusement survécu à des dégradations, des incendies, des catastrophes, ou tout simplement retrouvées dans des ventes aux enchères ou des bazars. Toutes ces réapparitions étaient miraculeuses et Jacob Kapoor pouvait se féliciter d’assister à chaque commission patrimoniale aux miracles du Seigneur. Et comme à chaque fois, les propriétaires religieux de ces idoles réclamaient les largesses du Saint Siège pour les aider à les restaurer. Certaines œuvres devenaient même abonnées aux miracles, tant elles étaient volées puis réapparaissaient quelques mois plus tard …

Monseigneur Kapoor aurait du – aurait pu – montrer sa désapprobation. Il aurait pu vertement tancer ces marchands du temple déguisés en bergers du Seigneur. Il aurait pu excommunier ces usuriers et leurs maîtres qui n’obéissaient qu’à leurs propres lois et non plus à celles du Seigneur. Longtemps, il s’était confessé de ces irrégularités auprès des autorités compétentes. Mais la réponse avait à chaque fois été la même : « Tout est pardonné pour ceux qui oeuvrent pour le Seigneur. »

La politique du Saint Siège était de montrer que l’Eglise catholane continuerait à pourvoir aux besoins de ses ministres du Culte, contre vents et marées. Dans un monde en proie aux polythéistes, aux hérésies et aux fausses prophéties des égarés, le Saint Siège ne pouvait se permettre de semer les graines du mécontentement au sein de la maison du Seigneur, tant et si bien que de tels comportements crapuleux étaient passés sous silence, pour peu qu’ils ne se voient pas. La Madonne des Eprouvés présentées par le représentant du diocèse icamien était une fausse, car l’officielle reposait dans une caisse hermétiquement scellée dans les entrepôts du palais des papes depuis le XVIIIe siècle, section 310. Mais il fallait conserver les apparences, montrer que l’Eglise pourvoyait aux besoins de ses fidèles et ce, quitte à fabriquer de nouvelles idoles à Sa Gloire. Et surtout, ne pas se froisser avec un diocèse dont on savait pertinemment les liens avec les Pénitents de Listonie. Si l’Eglise Catholane ne montrait pas son soutien, les Pénitents s’en chargeraient.

« Oui … La « Madonne » … Ecoutez …, soupira-t-il. Le Saint Siège va étudier la question, mais je suis persuadé que ces éminences du Trésor sauront délier les cordons de leur bourse pour votre …

- Pour Notre Dame des Eprouvés … Comme vous le savez c’est … »

Monseigneur Kapoor émit un geste de lassitude de la main. Quelle était vilaine cette Madonne. Le peintre avait du s’enficher son pinceau dans l’arrière-train quand il eut la divine inspiration de peindre cette atroce bonne femme au monosourcil qui couvait du regard une horde d’Icamiennes miséreuses.

« Oui oui … très important pour vous, je sais. Bien … je pense que nous avons tout dit. Vous pouvez disposer et surtout … transmettez mes meilleures amitiés à l’archevêque Igniatio Caravello. Veillez à lui dire que le Saint Siège veillera toujours à ce que les églises et les œuvres religieuses d’Icamie soient resplendissantes. »

C’était bien entendu par pure politesse que Jacob Kapoor transmettait quoi que ce soit à cette raclure de Caravello, qui pompait encore plus les finances du Saint Siège que les jeunes adultes icamiens de sa paroisse. Mais l’archevêque était quelqu’un d’important au sein de la communauté religieuse, bien qu’il ne soit pas cardinal lui-même. Il avait le bras long et avait l’oreille des Listoniens, ce qui, en ces temps, était quelque chose de particulièrement précieux, les Listoniens ayant presque rallumé les feux d’une inquisition que personne n’appelait de ses vœux. Apaiser les Pénitents passait immanquablement par brosser Caravello dans le sens du poil car celui-ci était à cheval sur deux mondes.

Ô Seigneur … quelles épreuves tu m’envoies … Avaler des couleuvres pour préserver la paix dans ton jardin …

Alors que l’émissaire du diocèse s’éclipsait avec un sourire de satisfaction cupide au visage, Jacob Kapoor referma la porte à clefs derrière lui et soupira de nouveau. Ils étaient nombreux, les vautours et les marchands du temple, prêts à siphonner les coffres de l’Eglise. Tous avaient le nom du Très Haut à la bouche, mais combien de pensées insincères se cachaient derrière les boniments et les « Je vous salue Marie pleine de grâce »?

Mais que pouvait-il bien faire, petit cardinal esseulé au milieu de forces qui le dépassaient en nombre et en influence ? L’unique cardinal du Jashuria n’était qu’un rouage dans une immense machine grippée depuis des générations et si lui, petit rouage, était huilé, il ne disposait pas des mains du mécanicien pour nettoyer la machine encrassée.


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Les murs qui parlent


Portrait officiel
Le cardinaux Spinelli et Silvestra en train de velsnianiser





La réunion du jardin apostolique


"T'as vu ça ? J'étais bien sur les photos hein...Regarde. C'est le saint esprit qui m'a inspiré pour le cadrage"


Sur le téléphone de son éminence Spinelli, les petits éclats de rires se font devant le défilé des photos qu'il fait disparaître d'un geste vif du pouce devant deux autres cardinaux: ces éminences Sforza et Silvestra. Il y a toujours eu chez cet homme, une obsession de plaire à tout prix, d'être le centre de l'attention, d'être aimé. Pourquoi diable cette sensation ne se tarissait jamais ? Etait-ce la peur de l'abandon ? Etait-ce cela le péché de vanité ? Parmi les membres de la curie, on s'amusait de ces petites réunions occultes faites sous le soleil des jardins apostoliques, là où seuls les apiculteurs de la papauté et les bonnes sœurs de passage pouvaient entendre s'ébruiter quelques mots. Les autres cardinaux avaient fini par nommer cet endroit "le banc des velsniens", là où depuis des mois le cardinal Spinelli construisait sa base de soutiens auprès des cardinaux velsniens à coup de promesses de financement supplémentaires de leurs évêchés, de photos touchantes des expéditions humanitaires de Spinelli. Le jeune cardinal aimait les compliments, il aimait les courbettes, il aimait les réseaux sociaux, jusqu'à se faire son propre compte écho et poster l'intimité de l'existence d'un Homme d'Eglise. Et derrière ce compte écho hyperactif, il était difficile de savoir ce qu'il y avait vraiment. De l'envie ? De la jalousie ? Car oui, le Cardinal avait deux images: la facette publique du saint homme, et celle plus privée, réservée à la curie, d'un individu que l'on décrivait souvent comme mesquin, méchant, envieux... Le décès de son éminence Pepe Scaela n'avait fait qu'accentuer ce phénomène.

Alors Spinelli était là, autour de ses petits lieutenants, à rire, à partager ces mises en scènes hypocrites de sa générosité. Silvestra, entre deux éclats de rires, lui dit:

"Combien de like la série de photos avec toi qui file à bouffer aux diambédiens ?"

"Euh...25 000 je crois."


"C'est pas assez. L'humanitaire en Afarée, c'est un peu passé de mode. C'est plus ce qui fait vendre. Tu devrais faire d'autres trucs."

"Comme quoi ?"
demanda Spinelli, avec un regard que s'éveillait chez lui lorsqu'il avait de nouveau ce besoin viscéral de plaire qui remontait àla surface, qui venait bouillir son sang.

"Plus personne n'en a rien à foutre des afaréens qui meurent de faim. La nouvelle hype c'est les animaux. Il faut...je sais pas, que t'ailles dans un zoo et que tu prennes des photos avec des putains de pandas, ou un truc du genre. Tu mets un bébé panda sur tes genoux et tu fais genre que tu lui fais un calin."

Son éminence Silvestra jubile déjà derrière les deux hommes. "Je suis d'accord, c'est ce qu'il faut faire. Sergio, achète au cardinal Spinelli un billet pour le zoo de Sancte, mercredi prochain. J'imagine déjà le post écho: "le cardinal Spinelli à la rencontre de petits agneaux de dieu". C'est vraiment super."

Le pied de Spinelli tremble, c'est toujours comme cela que son anxiété se manifeste, ou son impatience. Il sort une cigarette d'un paquet de Tarliton, qu'il replonge de suite sous sa soutane. Il tire sur le mégot, tout en regardant au loin d'autres cardinaux passer à travers les jardins. A la tête de ce petit groupe de suiveurs vêtus de rouge, le cardinal youslève Mattin. Les regards des deux hommes se croisent, se jaugent. Les deux hommes échangent de loin un sourire hypocrite, avant que le petit groupe ne s'évanouisse vers la Chapelle de l'Ascension. Spinelli recrache sa fumée, comme si il s'était retenu durant toute la petite marche des youslèves.

"Espèce de petite pute...Nan mais vous l'avez vu ce connard ? A se croire plus saint homme que tout le monde ? C'est comme si il avait jamais lâché un pet de sa vie pendant une messe."

"T'as raison, c'est prétentieux et un p'tit con, mais te laisse pas déconcentrer, vous êtes pas deux dans cette course, on aura une bonne dizaine de candidats au moins."

"Oh je t'en prie Sforza...la moitié n'ont même pas lu la bible une fois dans leur vie. La Sainte Eglise est en train de crever, et on est dirigés par des abrutis qui n'ont pas fait une seule année de séminaire, voilà ce que je dis, et je peux le dire tout fort si je veux. Mais si tu savais comme je méprise Mattin. Je crois que je le déteste oui. Dieu ne me donne même pas la force de l'aimer davantage que de le hair. C'est juste la caricature d'un prince de l'Eglise avachi dans son siège. Ce gars n'a pas prêché depuis des décennies je parie...Tiens Sforza, fais moi un petit résumé des cardinaux qui se sont manifestés, outre cet enculé de Mattin, qu'on rigole un peu."


Le cardinal Sforza, assis sur le banc, pose ses lunettes sur son nez et sors péniblement une myriade de petits papiers volants qu'il à peine à trier. Spinelli s'impatiente.

"Tu peux pas mettre tout ça dans un classeur comme tout le monde plutôt que de faire des post-it que tu perds dans ta soutane ?"

"Ne me déconcentre pas, cardinal, je cherche...AH. Trouvé. Monseigneur Ellair MacSporain."


Spinelli s'exclaffe.

"Lui ? Je croyais qu'il était mort d'une cirrhose du foie l'année dernière. Personne ne votera pour ce poivrot qui tripote des gosses. Suivant."

"Maseigneuresse Ludivine Enfant"

"Encore mieux...Une trans pape de Catholagne...Et pourquoi pas une femme tant qu'on y est."

"Désiré Anagonye."

"Lui je l'aime bien...mais dommage pour lui, aucun pape afaréen ne sera jamais élu."

"Théodard de Grésilvaudan"

"Trop conservateur. Ce vit la foi comme il y a 50 ans. D'autres conservateurs pourraient le rallier, mais il n'évolue pas dans le sens du vent."

"Carlos de Salosse"

"Merde...je croyais qu'il était en prison lui."

"Andriy Kovalenko"

"Le côté anti-communiste pourrait séduire. Mais le passé fasciste pourrait le ralentir, bien que je trouve ça rock n'roll hein...Et on a quoi d'autre ?"

"C'est tout, cardinal."

"Eh beh putain...J'espère que vous êtes prêts à ce qu'on passe pour des cons pour un pontificat de plus. Que dirait le saint-esprit..."


Le cardinal Sforza se penche avec son oreille malentendante.

"Il dirait quoi ?"

"Laisse tomber Sforza, c'était rhétorique, j'attendais pas une réponse et encore moins venant de toi. Je sais très bien que tu pioches dans la corbeille de quête de la chapelle Saint-Athanase le dimanche..."




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Les nonnes de Volignon sont sur la brêche : La surveillance s'organise dans la Sancte occupée par la Contre-Eglise hérétique !


Les deux agents sont sur place, le dossier se constitue
Les soeurs Régine et Irmangarde sont activement à l'oeuvre dans la capitale occupée pour découvrir ce qu'il s'y trame.

Narration de l'Evénement

On ne sait trop comment, des rumeurs ont fuité concernant ce pré-conclave qui font état de candidats à la « papauté » de Catholagne proposant des manœuvres hostiles à l’encontre de la Papauté exilée de Volignon (c’est-à-dire la vraie papauté). C’est ainsi que les Conciles du Makota, du Dakora et de Barbery se sont trouvés en possession de fiches de renseignement aussi inquiétantes que lacunaires. Il y serait question de croisades et d’autres joyeusetés qui seraient menées contre les nations volignonistes si il advenait que le mauvais candidat (qui n'est pas identifié) était élu.

C’est pour y voir plus clair que les Conciles en question (en vérité c’est une initiative du Concile du Makota, les autres ont suivi docilement : le Concile dakoran par servilité et le Concile barberien par indifférence mêlée d’incrédulité) ont décidé d’envoyer des espions sur place. Des espionnes en l’occurrence, car les Sœurs Régines et Irmangarde, outre qu’elles sont d’authentiques nonnes, n’en sont pas moins aussi des espionnes. Leur spécialité étant d’ailleurs l’infiltration dans l’Église catholane, en particulier via le monde des clubs et de la nuit qu’elles connaissent fort bien pour les côtoyer assidument (à contre cœur et à des fins purement professionnelles, cela va sans dire). Elles n’ont donc eu aucun mal à se rendre dans la cité sainte, à faire fonctionner leur réseau et à se faire passer pour des nonnes catholanes ordinaires via leurs relations cléricales locales pour le moins interlopes, puis à se trouver différents spots d’observation et autres lieux stratégiques pour déposer des micros ou observer les interactions entre les cardinaux. Pour l’heure, leur mission est simple : tâcher d’en apprendre plus et rendre compte.

Effet en terme de jeu

Rien, on est sur de la pure observation. Elles n’ont pas d’autres instructions que de collecter des informations sur la préparation du Conclave (et peuvent même récolter des données ouvertes ou quasi ouvertes si elles sont plus faciles et plus simples à récolter que les données d’espionnage). Il s’agit avant tout de comprendre ce qu’il s’y passe, d’y avoir ses yeux, dans l’éventualité où l’on ne pourrait pas obtenir de Carnavale le soutien que l’on en attend du côté du Concile makotan via la manœuvre diplomatique discrète actuellement en cours auprès des autorités de la Cité Noire.
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Les nonnes de Volignon sont sur la brêche : L'espionnage s'intensifie !


Les soeurs Regine et Irmangarde ont posé un micro et écoutent la discussion des cardinaux
Les soeurs Regine et Irmangarde ont posé un micro et écoutent la discussion des cardinaux, elles sont inconfortablement cachées dans un buisson.

Narration de l'Evénement

Les micros disposés un peu partout à des endroits stratégiques, nos deux héroïnes doivent se livrer à l’aspect le plus difficile de leur mission : débrouiller la somme incroyable de commérages que des cardinaux et autres épiscopes sont capables de produire dans toutes leurs interactions sociales, y compris les plus gênantes ou immorales. C’est une tâche aussi considérable que fastidieuse car ces messieurs (les Volignonais ne reconnaissant ni les ordres ni les titres des Catholans, ils ne leur reconnaissent aucune autre civilité que celle de monsieur) ont des langues intarissables quand il s’agit de parler de leurs semblables et de produire contre eux des tombereaux de calomnies, y compris dans les situations qui s'y prêttent le moins en apparence . Naturellement, le travail de collecte d'informations est tout de même un peu facilité en ce que le Conclave en préparation et ses candidats sont le sujet de l’ensemble des discussions.

Comme nous avons déjà eu l’occasion de l’indiquer au début de ces opérations, nos deux bonnes sœurs aux méthodes douteuses font reposer leur opération de collecte d’informations sur leur réseau d’influence pour le moins sulfureux et innavouable. En effet, elles connaissent la corruption du clergé catholan et se sont donc infiltrées discrètement et progressivement dans les clubs privés fréquentés officieusement par les ecclésiastiques. Comme on s’en doute, personne n’a le droit de fréquenter les clubs dont il est question ici, non seulement les cibles de nos deux agentes, mais pas non plus nos deux agentes elles-mêmes car, on le sait bien, la fin ne justifie pas les moyens et il n’est pas permis de faire le mal pour obtenir un bien. Cela dit, leur directeur spirituel, qui est aussi leur supérieur et agent de liaison (la Providence fait bien les choses…), les a assurées de l’absolution de leurs péchés quelque soient les turpitudes qu'elles jugeront bon d'adopter dans le cadre de leur mission.

C’est donc, en quelque sorte, le cœur léger que nos deux religieuses écument les clubs discrets et secrets (ceux qu'il n'est pas besoin de décrire trop en détail et qui existent partout dans le monde, y compris au Makota ou en Catholagne) pour s’y compromettre immoralement et en opposition avec leurs voeux mais pour la "sainte cause" (c'est à dire les intérêts de la basse politique de Volignon). Naturellement, les tenanciers de ces établissements ne sont pas nés de la dernière pluie et ils savent que, compte tenu de la qualité très particulière de leur clientèle, il leur faut faire attention aux risques de scandales ; c’est pourquoi tout kompromat direct est difficile à mettre en place, sinon impossible. On peut cependant déjà commencer par placer des micros et récolter de l'information.

Les micros et le premier décorticage d’informations permettent de dessiner à grands traits le panorama du Conclave qui se prépare, et c’est déjà très précieux pour nos agentes qui, je le rappelle, ne sont pas dans la place mais dans les périphéries, non seulement parce qu’elles n’ont pas le sexe pour entrer directement dans le Conclave, mais encore parce que les puissances néo-gallésantes n’ont pas de cardinaux (et pour cause, puisqu’il y a schisme). Voici, en substance, leur premier rapport.

Les sœurs entendent d’abord beaucoup parler de ce monsieur Ellair MacSporain. C’est un vieil homme d’Achos, soixante-et-onze ans, dont toute la réputation repose sur une enfance misérable et une conversion tardive devant une Bible trouvée près d’une poubelle. Il a passé sa vie dans les orphelinats, ce qui lui vaut le surnom de Père Papy, et l’on s’accorde à le dire pieux, bienveillant et un peu savant.

Les conversations tournent ensuite, avec un mélange d’horreur et de ricanements — ou d’excitation mal dissimulée, notamment dans les clubs transformistes où il est à l’honneur — autour d’une certaine Ludivine Enfant que certains osent déjà nommer Marie. Cinquante-deux ans, ancien « cardinale » de Carnavale, cet homme travesti a annoncé sa "transition" après avoir fait carrière comme homme d’Église, s’est fait opérer et s’est imposé comme "première femme trans" à ce rang. On le dit franc, charismatique, tyrannique et colérique. Il se pose en "patronne des trans" et affirme que le Christ les aime "tels quels". Pour nos sœurs, c’est naturellement l’abomination incarnée, la négation de la nature créée, le sacerdoce travesti, le modernisme poussé jusqu’à la dérision sacrilège. Notons que c’est en faisant le service dans un club transformiste, en tenues de services incompatibles avec leurs vœux et entourées de drag queens, qu’elles s’offrent le luxe de se scandaliser.

Ailleurs, les sœurs entendent parler avec une sorte de terreur fascinée du personnage de la Listonie qui se fait appeler Jésus-Christ, Fils de Dieu. Nul ne connaît son âge, son vrai nom ni ses origines : tout a brûlé dans les autodafés. Il a lui-même mis fin à la vie de l’empereur précédent, a fait purger par le feu la plupart des anciens cardinaux et siège déjà comme pontife d’une Église parallèle. On le dit habité par une foi flamboyante et pyromane. Les commérages insistent sur le fait qu’il se présente pour reconstruire l’Église à son image. C’est, du point de vue volignonais, un faux messie par excellence, un illuminé violent qui confond sa propre volonté avec la Doctrine et que l’on ferait bien de mettre sur un bûcher quand l’occasion se présentera. Les sœurs font état aussi d'un monsieur Archibald, le techno-pape de la Meta-Baronnie. Soixante-quatorze ans, passé trouble — un viol collectif dans sa jeunesse, une victime déclarée folle, un enfant noyé —, il s’est réfugié dans une science occulte et croit à "l’œuf d’ombre" plus qu’au Dieu des Écritures. Hérétique assumé, brillant, cynique et ambitieux, il voudrait réformer toute l’Église sur le modèle de sa techno-papaute.

Un autre nom revient souvent, beaucoup plus sérieux, c'est celui de Désiré Anagonye pour l’Empire Confédéral Uni. Soixante-cinq ans, il s’est fait une réputation d’homme pieux, empathique, amoureux de la Création et ennemi de la corruption. Il aime les longues randonnées évangélisatrices. Il semble étonnamment normal au regard des autres candidats. Ou encore ce monsieur Jean Martin Paul Théodard de Grésilvaudan, de Messalie, soixante-dix-neuf ans. Discret, patient, ultra-conservateur, farouchement opposé au wokisme et, surtout, aux schismes « comme Volignon » — alors que ce sont les Catholans les schismatiques ! La rumeur l’accuse de couvrir des scandales et de liens avec d’anciennes idéologies autoritaires. Il s’agit ni plus ni moins que d’un de ces traditionalistes qui restent dans la communion avec les modernistes et qui condamnent ceux qui ont quitté le navire pour sauver leur âme.

Les sœurs entendent également beaucoup parler de Giovanni Spinelli, le moine chapardeur de la Dodécapole, quarante-six ans, que l’on appelle Stefano le très honnête. Il est progressiste, veut intégrer les femmes dans son ordre et, surtout, il prétend faussement avoir fait une mission au Makota pour dénoncer les « ravages du dogme volignonais ». On le dit généreux, faiseur de miracles, mais aussi hypocrite, mesquin, kleptomane et mythomane. Il s’agit certainement, avec Anagonye, du plus grand ennemi de Volignon.

Les conversations glissent ensuite vers Carlos de Salosse, soixante-dix-huit ans, de San Youté. On le dit intelligent, pragmatique, d’une influence considérable, mais aussi homophobe, islamophobe, xénophobe, misogyne — c’est-à-dire assez conforme à la morale volignoniste — mais aussi corruptible, ce qui pourrait s’avérer utile. C’est un prélat de cour, l’homme du siècle, sans véritable zèle surnaturel. Un profil plus martial apparaît avec Andriy Kovalenko, quarante-sept ans, de Khardaz. Ancien commandant des Corps francs catholiques, anti-communiste radical, grièvement blessé dans un attentat, il a quitté les armes pour le sacerdoce. On le dit réactionnaire, dogmatique, habité par l’esprit de croisade. Certainement le plus respectable de la bande. Les sœurs évoquent, enfin, un certain Mattin Munditibarrementeria, de Youslévie, orgueilleux et paranoïaque, aux positions relativement fermes sur certaines questions morales, et de Paul Ignicius, du Saint-Empire Menkelt, têtu, superstitieux, fanatique et colérique, partisan des milices catholiques et d’une liturgie traditionnelle.

Donc, pour formaliser tout cela, nos nonnes créent une typologie avec trois catégories de candidats : les crédibles, les dingues et les dangereux. Pour les crédibles, on trouve Ellair MacSporain d’Achos, Carlos de Salosse de San Youté, Andriy Kovalenko de Khardaz, Mattin Munditibarrementeria de Youslévie, et Paul Ignatius pour Menkelt. Pour les dingues, le Jésus listonien, le travesti carnavalais, ainsi que Archibald le techno-pape. Et pour les dangereux, l’on trouve Désiré Anagonye pour l’Empire Confédéral Uni et Stefano le voleur de Dodécapole. Elles en déduisent que seuls les deux derniers, à savoir Anagonye et Stefano, doivent faire l’objet d’un vrai suivi par les services — c'est à dire elles… — et qu’elles vont concentrer leurs efforts sur eux, certainement pour organiser un kompromat ou pour trouver des informations compromettantes pour les discréditer.

Effet en terme de jeu

Aucun, il s'agit d'une collecte de points d'influence en vue d'une opération clandestine. Elle s'inscrit dans la suite du RP précédant et prépare le post suivant. Cela dit, je pense qu'il est déja possible de faire du Contre-Espionnage si on le souhaite et que l'on contrôle les services catholans car il s'agit d'attraper des nonnes dans le GK-Vatican, c'est à dire trouver une aiguille dans une botte de foin.
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Opération Scandale Heureux : Trouver la faille de Désiré Anagonye et l'exposer au Conclave pour l'exclure des Papabiles
Les soeurs en action

Opération d'influence mineure visant Catholagne (en fait un cardinal au Conclave de L'empire confédéral uni)

Pays infiltrant: Makota (Volignon est censé exister dans le flou du Lore de fond, mais jusqu'à l'avènement de sa V3, c'est le Makota qui endosse l'Opération en terme de jeu)
Pays infiltré: Catholagne (l'action hostile est contre l'ECU mais c'est bien Catholagne)
Prévisionnel de la date (RP) de l'action clandestine : 15/05/2O + 21
Prévisionnel de la date (HRP) de l'action clandestine : 21/08/26 + 7
Type d’opération : Récolte d'informations sensibles


Province cible : #29835

RECONTEXTUALISATION / FRISE CHRONOLOGIQUE DES EVENEMENTS PRE-OPERATION :

Le 7 mai : Le pape Augustin de l'Eglise de Catholagne meurt et un conclave est organisé. Des rumeurs arrivent aux oreilles des évêques volignonistes de Nouvelle-Gallouèse que des candidats à la papauté menacent l'Eglise Volignoniste dans le cadre de leur campagne d'élection au souverain pontificat. Une opération de renseignement est lancée, ici et ici. Les renseignements pris, une action est décidée contre Désiré Anagonye, considéré comme le seul vrai danger de ce Conclave (avec le cardinal Stefano de Dodécapole mais il est considéré comme moins dangereux du fait de son extravagance).


Cette opération se repose sur plusieurs forces et éléments concrets :
  • Mes nonnes sont dans la place
  • Tout le monde veut la place pour lui ou son poulain, la tension et les oppositions des camps peuvent servir
  • De toutes façons, c'est maintenant ou jamais

Beaucoup de voyants sont donc au vert pour agir en Catholagne.


OBJECTIFS DE L’OPERATION



Réussite majeure :
  • Aucun document embarrassant trouvable donc impossible de trouver quoi que ce soit.


Réussite mineure :
  • Aucun document embarrassant trouvable donc impossible de trouver quoi que ce soit.


Echec mineur :
  • Aucun document embarrassant trouvable donc impossible de trouver quoi que ce soit.


Echec majeur :
  • Barbouzerie digne de rester dans les annales, mes nonnes non seulement ne trouvent rien mais donne un gros bonus à la campagne de Désiré.


LIMITES ET CONTRAINTES DE L’OPERATION
(ne pas hésiter à demander aux concernés l’ajout d’éventuelles contraintes supplémentaires)

Plusieurs limites et contraintes sont à prendre en compte dans l’arbitrage de l’opération :
  • Limite de temps (il faut agir avant la fin du Conclave sinon c'est inutile).
  • On ne veut tuer personne.
  • On ne cherche par à inventer quoi que ce soit, il faut des choses vraies et exploitables.


Moyens engagés :
Deux nonnes, espionnes de profession. Pas d'armes mais du matos d'infiltration et d'effraction. C'est une pure barbouzerie, pas une opération commando militaire.
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Les murs qui parlent II


Portrait officiel
Le cardinaux Spinelli et Silvestra en train de velsnianiser (encore)





Est-ce qu'on me regarde ? Ce ne peut être que ce putain de youslève...


On disait du Cardinal Giovanni Spinelli qu'il était un saint homme qui venait se confesser à dieu encore et encore dans l'espoir de laisser tarir ses défauts, somme toute très humains. Spinelli, comme tous ceux ayant embrassé la carrière ecclésiastique, était avant tout une âme torturée qui avait exprimé le besoin de dieu à un jeune âge. Il regrettait ses maladresses, son imprécision, son manque de jugement parfois... Alors, comme tous ces hommes naissait le besoin d'une intercession avec le saint-esprit dans un endroit qui n'appartient qu'à soi. Ainsi, on voyait souvent le cardinal entrer dans la petite chapelle de l'ascension, et y rester bien souvent plus d'une demi heure à l'heure des mâtines. Excentrée et isolée, peu de gens du Saint Siège avait pour habitude de la fréquenter. Elle était froide, vieille bâtisse baroque dont la couleur des façades étaient délavées. On dit d'elle qu'elle fut offerte au Pontificat par les velsniens au XVIème siècle, durant la période de la contre-réforme.

Comme beaucoup de matins, le cardinal pénétra avec gravité dans ces lieux, plongea la main dans l'eau bénite pour y faire signe de croix, et vint s'avancer jusqu'à l'autel. Au dessus de lui, l'image sainte et dorée de San Stefano le contemplait. Il était une icône resplendissante d'un moine portant sur son dos une grand sac qu'il peinait à soutenir de ses seuls bras.

Spinelli se mis sur ses genoux, sur les dalles de pierre froides, et tendit les bras, dans une prière sincère, son chapelet serré autour de sa main droite.

"San Stefano, protecteur des escrocs, toi qui le pas léger et la main leste, entends moi et prends pitié de moi. Je n'ai point voler depuis deux jours, et j'en suis désolé, mais j'implore ton aide. Aide moi à conjurer le mal qui frappe notre sainte mère l'Eglise, tout comme tu as aidé les parias et les voleurs de tous horizons dans ta vie, ou lorsque tu as escroqué les occitans en prenant leurs idoles païennes sous leur nez après les avoir arnaqué aux dés. J'implore ton aide: aide moi à remporter ce conclave, fais moi pape, et je ferai organiser des opérations d'optimisation fiscales en ton nom, et une partie de ces vols iront aux plus pauvres et aux plus démunis. Et je ferai construire construire des autels à ton nom avec l'argent des quêtes dédiés à d'autres saints que toi. Et je volerai tous les couverts de la cantine du Saint Siège pour te les offrir.

San Stefano, protecteur des escrocs, toi qui le pas léger et la main leste, fais en sorte que ce connard de Cardinal Mattin ait un accident grave, une chute d'escalier ou encore un arrêt cardiaque, ou un AVC, ou n'importe quoi qui puisse l'empêcher de faire du mal à notre Eglise. San Stef..."


La porte de la chapelle se rabat dans un grincement sourd, coupant le cardinal Spinelli, qui se retourne subitement.

"PUTAIN MAIS VOUS POUVEZ PAS FRAPPER !?"


Ce n'était qu'une vieille sœur qui avait glissé une tête dans l'entrebâillement de la porte: sœur Benedicte. Dés qu'il la vit, son visage changea d'expression. Il devait faire bonne figure, reprendre cette apparente courtoisie hypocrite qu'il avait à l'égard de tous ses coreligionnaires.

"Oh Sœur Benedicte, je suis vraiment désolé. Je ne voulais pas lever la voix, vous m'avez fait peur."


Soeur Benedicte est une vieille femme menue et à moitié aveugle de 83 ans. Elle errait dans le Saint Siège comme si les lieux lui appartenaient, ce qui était le cas en un sens. Elle apparentait les lieux depuis plus de soixante ans, et avait vu pas moins d'une dizaine de souverains pontifes aller et venir. Elle se porta vers lui, la voix chevrotante avec un smartphone à la main.

"Excusez moi mon père, je ne voulais pas vous déranger. Mais j'ai besoin d'une bonne âme pour m'aider à débloquer mon téléphone. Je ne suis plus toute jeune, et la technologie..."

"Ce n'est rien ma sœur, laissez moi vous aider."


D'un geste du doigt, le cardinal débloque son téléphone, qui affiche de nouveau l'accueil, avant de le lui rendre. La vieille femme lui adresse un regard de gratitude.

"Oh merci mon père. Les rumeurs étaient doc vraies, vous êtes un saint homme."

"Ne sommes nous pas tous des saintes personnes ici ! Haha !"


Comme toujours le rire du cardinal est faux, forcé. Il était difficile d'estimer à quand remontait la fois où le velsnien avait laisser ressortir de sa personne quelque chose qui était vrai. Le cardinal vaqua...il nétait en rien étonnant qu'une vieille femme ne sache pas se servir d'un téléphone.

La journée se poursuivit. Comme à son habitude, le cardinal Spinelli s'assieds à dix heures sur leur banc favori des jardins pontificaux, sous un rand chêne qui leur faisait de l'ombre, pas tant pour els aider à rendre la justice que pour voir sans le reflet du soleil l'écran de la tablette où Silvestra faisait défiler les noms des cardinaux à rallier au conclave. Mais aujourd'hui, quelque chose trottait dans la tête de Giovanni Spinelli. Il était là sans l'être vraiment, l'esprit dissipé par la vue d'un attroupement de nonnes qui avaient grand mal à allumer un simple arrosoir électrique. Silvestri passe une main devant ses yeux.

"Oh ! Réveil, éminence. On peut pas se permettre de dormir à quelques semaines du conclave. A quoi tu penses ?"

"Rien...je...je sais pas. Depuis ce matin, je me sens...bizarre. Tu disais ?"

"Je te demandais comment tu veux procéder pour acheter la voix du Cardinal Spadaro."

"Spadaro ? On l'emmerde Spadaro, il votera dans le sens du vent, c'est une girouette. Il faut juste lui faire comprendre que c'est moi le sens du vent."


Alors que les deux hommes étaient en pleine tergiversation, une soeur s'approche des deux hommes, un peu gênée.

"Mes éminences. Pardonnez moi de vous déranger. J'avais besoin de votre aide pour une chose."


Les deux hommes arborèrent de nouveau le masque de leur sourire factice, large jusqu'aux joues.

"Oui, qu'y a t-il ma soeur ?"

"Pourriez vous me dire où la rivière la plus proche pour tremper le linge avant de le battre ?"


Les deux hommes se regardèrent, confus.

"Euh...la rivière ? C'est à dire que nous avons des buanderies, avec...hum...des machines à laver. Vous êtes nouvelle ici ma soeur ?"

"Des machines à laver vous dites ? C'est qu-...euh je veux dire oui, c'est mon premier jour !"


Le cardinal Spinelli pointa du doigt un petit bâtiment plus moderne que le reste de l'ensemble barique palatial du Pontificat.

"Ah...vous devez sans doute venir d'un pays du tiers monde...C'est là bas, sur votre gauche."

"Merci, mes éminences."


La soeur s'éloigna, et la langue de son éminence Spinelli.

"C'est moi où le sœurs qu'on fait venir au Saint Siège sont de plus en plus connes ?"


Puis, le cardinal Silvestri sans le vouloir et sur le ton de la plaisanterie, dit:

"Imagine elles bossent pour cet enfoiré de Mattin...je plaisante hein, mais imagine quand même."


Le regard de Spinelli s'éclaira, comme la lumière d'un phare, les yeux grands ouverts comme des veilleuses. Il tourna ses yeux vers son compère.

"Putain...oui...si ça se trouve, il me traque dans tout le palais apostolique cet enfoiré..la nonne de ce matin ! Toutes ces putains de nonnes... Putain j'en étais sûr ! C'est cet enculé de Mattin ! Encore lui !"

"C'est pas un peu tiré par les cheveux ton affaire ?"


Spinelli se lève d'un trait et s'en va en trombe.

"Excuse moi, je dois y aller. On peut pas rester ici à la vue de tous, il faut changer le lieu de réunion, changer les heures etc...On est exposés bordel !"




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La Catéhdrale de Saint Jérôme d'Antérinie, à Antrania, l'une des plus grandes cathédrales d'Antérinie // La seconde plus grande cathédrale du monde, celle de Duomo ou la Nativité-de-la-Sainte-Vierge-Marie à Milan.

« Votre Éminence, ne craignez-vous que l’on découvre certains de vos secrets les mieux gardés ? »

Réponse à l’opération de Lionel.

Dans ce bref texte j’exposerai les principales forces et faiblesses du dispositif de sécurité de Son Éminence Désiré Anagonye.


- « Dites-moi mon père, ne craignez-vous pas pour votre sécurité maintenant que vous vous êtes proposés à la succession de feu Sa très regrettée Sainteté Augustin ? Vous devez probablement savoir qu’Enfant, le techno-monstre et le prétendu Christ ne reculeront devant rien pour obtenir le privilège de porter la Tiare et s’asseoir sur le Trône de Saint-Pierre, et s’ils devaient pour cela tuer quelqu’un ils n’hésiteraient pas une seule seconde… Il se dit même que ça en ravirait, comme cette bien étrange bestiole mi-humaine, mi-machine qui assume ne pas croire en l’existence de Dieu le Père. Non, définitivement je crains pour votre propre sécurité, vous savez, Enfant, l’autre monstruosité charcutée… Et bien il est Carnavalais ! Et nous n’avons pas besoin de rappeler ce qui est arrivé à feu Son Éminence Alexius Palamas… Et puis il se murmure qu’il est même ami avec cet enflure de Petitpont… Ce suppôt du Diable responsable du projet Cramoisien… Je suis persuadé que la Cité Noire se prépare déjà à éliminer les candidats sérieux… J’espère que vous avez pensé à investir dans un lance-missile anti-aérien, à ce que l’on m’a dit, c’est devenue une nouvelle mode… »

- « Vous avez une fascinante capacité à rire de tout mon fils… C’est rafraîchissant et vous auriez pu faire un excellent troubadour dans une autre vie. Mais je crois que les Carnavalais sont trop occupés avec les onédiens pour retenter l’expérience avec les Antériniens, certes je doute que le gouvernement confédéral ne déclare la guerre, en revanche, je suis persuadé qu’ils penseront aux cramoisiens et aux pressions que Marcine pourraient exercer sur ces derniers en représaille… Mais je note, mon fils, que vous manquez de subtilité… Avez-vous lu le Seigneur, c’est un charmant bouquin écrit par un fortunéen des plus… pragmatiques… Et bien à sa suite, de nombreux penseurs politiques se sont rendus compte qu’un ennemi que l’on abat devient instantanément un martyr ; les rouges font des poseurs de bombes des héros tombés pour le prolétariat, les nationalistes font des terroristes des héros s’étant sacrifiés pour la résurrection de la nation, les fanatiques font des assassins des messagers de Dieu venus châtier un dirigeant impie ou hérétique… Et puis si l’on m’assassine, l’on fait de ma personne une image pour l’Église catholique toute entière ! Presque un saint pour sauver l’Église de Pierre… Et mon successeur gagnera en plus le soutien unanime des Eglises antérinophones ; soit une manne de plusieurs dizaines de cardinaux désireux de se donner des airs de sauveurs ou de braves hommes… Tout en discréditant le commanditaire s’il venait à être identifié… Je peux te l’assurer, ce serait une erreur de croire qu’un tuant quelqu’un, le problème se résout de lui-même. En revanche, le plus violent pour un homme est bel et bien le regard de l’autre.

Tu sais Aimé, l’Église est une institution soucieuse de son image, même je te le concède, les communicants de Sancte font des merveilles chaque année qui passe pour faire oublier les drôles d’oiseaux qui évoluent dans cette vaste volière sauvage que l’on nomme la Curie… Alors imaginez si l’un des favoris pour cette course est discrédité ? Imaginez que l’on découvre des documents sans importance qui, s’ils sont bien manipulés, correctement tournés, excellemment présentés, peuvent faire accuser quelqu’un des pires méfaits… C’est là toute la magie de la calomnie ; et elle ne fonctionne vraiment que si elle crédible… Quelques documents sortis d’on ne sait où ne détruisent pas une réputation, il faut pour cela deux choses : des fiches venant de mes propres bureaux donnant un cacractère éminemment officiel et irréfutable auprès de ceux qui y auront accès, mais il faut aussi que le public soit prêt à y croire. C’est un savant cocktail qu’il faut savoir préparer et non le déballage d’un linge sale en place publique. Tu n’as même pas idée du nombre de scandales financiers qui ont été évité grâce à cela ; un journaliste qui affirme qu’un tel détourne de l’argent c’est commun, mais un journaliste qui réussit à le démontrer par A+B qu’un tel détourne des fonds ; ça devient beaucoup plus sérieux. Seulement il faut que le public soit réceptif ; si le concerné réussit à démontrer que ces attaques ont un caractère éminemment anti-patriotique, frauduleux ou personnel, c’est la crédibilité du journaliste qui est remise en question, et in fine c’est aussi celle de l’article. C’est un biais cognitif assez répandu qui consiste à n’accorder notre confiance qu’à ceux qui sont crédibles, ou qui le paraissent du moins… C’est tout un art, je te l’assure… 
»

Son interlocuteur s’arrêta tout d’un coup, huma l’air, tendit l’oreille et lui demanda :

- « Ne craignez-vous pas que vos ennemis ne cherchent à s’emparer de vos dossiers les plus compromettants ? »

- « Vous savez je suis vieux maintenant, mes fredaines commises il y a de cela quelques décennies peu avant mon entrée au séminaire sont toutes oubliées, je n’ai pas d’enfants illégitimes, de maîtresses… Et puis comment aurai-je pu en avoir… Je voyage bien trop souvent pour devenir un dom Juan, coureur de jupon avéré… Mon seul péché est d’aimer les promenades en forêt et la chasse… Vous savez ce qui me perdra seront mes défauts ; mon autoritarisme latent que j’essaie de cacher autant que possible et mon intransigeance en ce qui concerne la corruption… Je n’ai rien à cacher, je suis un évêque conservateur parmi tant d’autres qui essaie de polir ses propos pour éviter les polémiques inutiles… Mais après si mes ennemis essaient de chaparder quelques copies de bilans comptables traînant dans ma serviette démontrant que le Père Lavigny, vous savez le nouvel arrivant au sein du diocèse de Saint Jacques des Mers, détourne une centaine de talents chaque semaines et qu’ils réussissent à faire croire, par la plus belle des manipulations, que le père Lavigny n’est rien d’autre que moi-même… Non je vous avoue que que ça ne manquerait pas de sel… »

- « Et pour les dossiers les plus importants, les plus sensibles ? Vous savez, l’Église a un autre problème avec la corruption… Ces prétendus prêtres qui commettent des actes inavouables et atroces sur de jeunes enfants… Vous savez, un peu comme les professeurs sylvois… »

- « Je vois tout à fait où tu veux en venir… Et je t’avoue que je construis actuellement un vaste dossier qui concerne l’intégralité de mon diocèse pour dresser des statistiques sur les paroissiens abusés et les membres du clergé responsables de telles déviances… Pour l’instant j’attends d’avoir des preuves solides et irréfutables… J’apprécierai ne pas détruire la carrière d’un prêtre innocent, et éviter de lancer une chasse aux sorcières dans l’intégralité des structures ecclésiastiques du Royaume de Marcine… C’est un sujet sensible qui ne doit éclater que lorsque les responsables seront retrouvés ; je tiens à éviter d’être accuser de cacher les abus de mes subordonnés… Mais maintenant que j’y pense, cette instruction discrète, extrêmement lente, peut-être vue comme une rétention de preuves… Heureusement que le dossier est bien caché… »

- « Dans votre bureau de Sancte Votre Éminence ? Si oui méfiez-vous. On raconte que les candidats sont sur les dents et qu’ils se trame de drôles de choses en coulisse pour accumuler le plus de munitions possibles lorsque le moment viendra de faire jaser les monastères… Dans cette course au Trône de Saint Pierre chaque affaire va être minutieusement examinée, et chaque faute sera largement médiatisée… J’ai un ami chanoine qui accompagne Son Éminence Spinelli, vous savez le Velsnien qui vole aux riches pour redistribuer à l’Église et à sa personne, et bien il affirme que Son Éminence est obsédé par les pérégrinations de bien étranges nonnes venant d’on ne sait quel ordre qui seraient en vérité des agents youslèves venues soutenir leur poulain, Son Éminence Mattin… 
»

- « Ne me parlez pas de lui… Il les Vasques ont des noms à coucher dehors… Et puis comme leurs cousins youslèves ils sont malfaisants… C’est à cela qu’on les reconnaît… Tout comme on reconnaît un Velsnien à son avidité, mais cela, reste évidemment entre nous… Nous nous devons d’aimer nos coreligionnaires, le Christ le veut, mais s’il savait les drôles d’oiseaux ayant embarqué dans son arche, je suis certain que le Fils en personne les aurait balancer à l’eau… Enfin passons… Évidemment je ne suis pas stupide, on ne trouverait pas grand-chose dans mon bureau à Sancte, ce n’est pas parce que Sa Sainteté m’a offert le galero cardinalice que j’ai immédiatement déménagé là-bas… L’air de Sancte est trop vicié par les manigances… Et puis j’aime être à proximité de ma terre natale… C’est donc là-bas que je garde mes documents les plus compromettants… Notamment quelques réflexions personnelles sur les Protestants, vous savez ces créatures du Diable… Mais aussi mon enquête sur les prêtres corrompus de mon diocèse… Je ne conserve que mes travaux les plus importants à Sancte, à commencer par plusieurs pistes de réflexion pour réformer l’Église et mes plans pour obtenir le soutien de cardinaux peu scrupuleux… En tout cas ces pauvres espions n’obtiendraient pas grand-chose de mon bureau si ce n’est un merveilleux tableau représentant le désert marcinois et mes plans de campagne…

Pour ce qui relève des dossiers sensibles, de ce qui relate les turpitudes des clercs sous mes ordres… Et bien ils n’ont qu’à tenter de pénétrer mon bureau au palais épiscopal d’Oconomo… Je suis certain que des Youslèves se fondront parfaitement dans le décor de cette merveilleuse province du nord de Marcine… Ne pensez-vous pas mon ami ? Et puis maintenant le gouvernement Marcinois, qui a visiblement décider de faire de ma personne un véritable symbole, a engagé une dizaine de militaires pour surveiller le palais épiscopal et mon bureau !
 »

- « Hâte de voir les youslèves baragouiner en marcinois, déjà qu’ils ne savent pas parler… Mais bon, je vous conseille tout de même de rester vigilant, la tension est palpable… Avec ces bonnes sœurs youslèves qui espionnent leurs concurrents… Mais j’y pensais, nous allons arriver en retard à la cathédrale Saint-Jérôme d’Antérinie Votre Éminence. Il faut croire que l’intégralité des cardinaux d’Antérinie sont présents et que certains sont prêts à se vendre au plus offrant… »

Le candidat afaréen soupira ;

- « Ils sont bien loin les temps où l’Église incarnait un phare moral dans l’obscurité du paganisme ; nous revoilà revenu au XVIe siècle… On se dispute la Tiare comme des chiens se disputeraient un gros nonos… Puisse Dieu nous venir en aide pour affronter cette clique de vautours qui se préparent déjà à se partager les charognes et les monceaux d’or que l’on balancera pour s’accaparer autant de voix que possible… C’est à se demander pourquoi nous nous évertuons encore à sauver la Sainte Eglise Catholique Apostolique et Rhêmienne qui n’a plus rien de saint… »

- « Parce qu’il le faut Monseigneur. Il le faut. Sinon les protestants et les païens détourneront du droit chemin ces agneaux… » répondit vivement Aimé.

- « Amen… » soupira ironiquement le cardinal tandis qu’ils se dirigeaient vers la plus grande cathédrale d’Antérinie, qui s’apprêtait, l’espace d’un instant, à devenir une arène où ces Éminences allaient entre-déchirer avec plus de violence et de brutalité encore que les bêtes sauvages. Mais pour l’instant, les secrets du candidats de la Confédération antérinienne étaient bien gardés dans les sables marcinois… Encore fallait-il que l’on ne les déterre pas… Un bien grand espoir lorsque l’on sait que les chiens lâchés dans cette course étaient prêts à tout les coups bas et toutes les ignominies pour atteindre le titre tant convoité de Pape et de meneur spirituel de toute la Chrétienté catholique… Un titre qui offrait entre autres les clés de la trésorerie papale, une fortune qui excitait parmi ces prétendant à la sainteté les instincts les moins chrétiens…
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HRP a écrit :
Concernant l'Opération spéciale contre Désiré
https://imgur.com/qYrNWUU
Ce qui est joué est joué, je n’annule pas l’opération au motif que mes nonnes ne peuvent rien trouver sur la base d’informations générées post hoc. Mais je me permets quand même de changer l’échec critique car j’estime que si je ne peux rien gagner pour des raisons indépendantes de ma volonté et des données à ma disposition (et sur la base de données générées après coup), il n’est pas normal que mes personnages encourent des risques disproportionnés. Attention cependant à ne pas faire cela à chaque fois, sinon il n’est pas possible de jouer en Influence parce que ce genre de manœuvre adhoc bunkerise ton RP provoque une immunité de facto.
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