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[Presse] Actualités de la Grande République - Page 6

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Columbia Chronicle du 12 avril 2018
Columbia Chronicle


Victor Hardenbor Jr. : « Plus nous tarderons à reprendre la main, plus l’indépendance du continent sera menacée par les étrangers »


Victor Hardenbor Jr., Vice-Président et leader de campagne pour le PUR, à New Landor, le 19 mars 2018.
Victor Hardenbor Jr., Vice-Président et leader de campagne pour le PUR, à New Landor, le 19 mars 2018.

Rôle central de la Grande République en Aleucie, lutte contre les ingérences étrangères, positionnement sur l’OND, avenir de l’ASEA et sécurité nationale, à l’approche des élections pour le Congrès Suprême, Victor Hardenbor Jr., le Président sortant de cette illustre institution, pose un bilan de l’état diplomatique du pays et du continent, tout en présentant les décisions qu’il préconise de prendre pour assurer son intégrité à l’international, dans une tribune publiée dans nos colonnes.

« Le continent a besoin d’une nouvelle figure de proue »

Ces cinq dernières années, l’Aleucie a progressivement plongé dans une phase d’instabilité diplomatique, là où notre continent était un modèle de prospérité et de paix, il est désormais vu comme incertain et à la succession de crises entre les principales puissances qu'il héberge. Si la majorité de ces problèmes peuvent être imputés à la Fédération de Stérus, qui n’est désormais plus vraiment une menace, il serait un peu trop hâtif de déclarer que le retrait de cette dernière de la scène internationale va régler l’ensemble des problèmes auxquels les aleuciens font face. Le Grand Kah s’infiltre toujours plus dans les différentes scènes politiques du continent, tout particulièrement la nôtre, les nations communistes représentent toujours une menace non-négligeable, que cela soit la Vlastie, séparée de nous de seulement quelques centaines de kilomètres, ou la Confédération Socialiste, et son territoire aléoute dans le nord. Avec la chute du Lofoten, seule figure aleucienne qui était capable de maintenir en ordre cette “Pax Aleucia”, les événements malheureux se sont multipliés : les crises et le conflit avec Stérus, la montée des idéologies indigénistes, avec notamment l’indépendance des Républiques Natives Etznabistes, véritable centre de formation à terroristes ou encore les étrangers parasitant notre beau continent de leur influence néfaste. Un seul constat peut être établi aujourd’hui : le continent a besoin d’une nouvelle figure de proue pour le guider et ceci rapidement. Naturellement, depuis l’étranger, nombreux sont les regards qui se portent désormais vers la Grande République pour occuper ce rôle, seule nation qui est en capacité de rétablir l’ordre et la stabilité en Aleucie. Dans ce jeu géopolitique, Westalia a le devoir de se présenter en tant que troisième voie, pas celle d’une Aleucie sous le contrôle du Grand Kah et de ses satellites, pas celle d’une Aleucie pilotée dans l’ombre par les membres de l’OND, mais celle d’une Aleucie indépendante et plus prospère que jamais. Notre pays est déjà un modèle de réussite économique et diplomatique aleucien, notre réseau commercial s’étendant sur tout le continent et même bien au-delà à travers le monde, faisant prospérer tous nos partenaires, tout particulièrement nos voisins. Par le passé, nous avons sauvé l’Aleucie des invasions communistes, aujourd’hui, nous l’avons libéré de la menace stérusienne, demain, nous serons la grande muraille face au danger futur qui plane au-dessus de nous : cette alliance à venir entre ce communalisme malsain et ces pseudo-révolutionnaires indigénistes, contrôlés par le jumeau de Stérus, l’Akaltie.

Les nations libres et démocratiques du continent ont tout à gagner à se ranger à nos côtés pour assurer leur protection, pour contribuer à leur prospérité et pour former une force diplomatique indétrônable. C’est un travail qui a déjà débuté, grâce au retour d’Henry Takajiwa aux affaires étrangères : nous avons déjà l’ensemble des arguments et des preuves nécessaires pour démontrer que nous sommes capables d’assurer ce rôle, il est désormais de notre devoir de les présenter à tous pour que cela devienne une réalité. Pour cela, nous pouvons déjà nous inspirer de la construction des autres États-puissances à travers le monde, s’étant façonnés un contexte régional ou continental proche de ce que nous devons viser. Si je prends l’exemple de la Troisième République du Jashuria, cette dernière s’est forgée une position de nation protectrice et hégémonique du Nazum méridionale, voir comme la nation incontournable dans les affaires nazuméennes. Contrairement à notre traditionnelle posture locale et réductrice, ces derniers appliquent des principes cultivés historiquement et une philosophie des affaires étrangères très intéressante, inspirée de celle du théoricien Kanuhilyia, dans son traité de l’Arthashastra, qui pose la politique étrangère sur six piliers : “la paix, la guerre, l’indifférence, la mise en marche, le couvert et le double-jeu”. Ce qui est très intéressant, ceux sont les enseignements que nous pouvons tirer de cette philosophie, qui sont avant tout le développement de l’ambition des nations, dans une vision pragmatique où l’on cherche à saisir stratégiquement et avec minutie les opportunités qui s’offrent à nous, au bon moment. Le monde évolue et le caractère de plus en plus imprévisible de la géopolitique internationale doit être un déclic pour chercher à revoir nos doctrines, la politique étrangère en tout premier. A l’image du Jashuria dans le sud du Nazum et de sa stratégie diplomatique au cours des années 2000, Westalia doit saisir les opportunités qui se présentent pour se construire le rôle qu’elle se doit d’avoir en Aleucie. Il ne faut pas avoir peur de sortir de notre zone de confort, de nous mettre en avant, au risque de déranger certains, puisque rester passif ne nous mettra que plus à la merci des dangers qui guettent notre continent. Si ce n’est pas à nous de réagir, cela ne pourra être personne.

« Là où il y a du vide en Aleucie, c’est une opportunité de voir le continent être parasité par des étrangers malintentionnés »

Cette absence de figure de proue a de graves conséquences sur la géopolitique aleucienne. On le voit depuis au moins deux ou trois ans, des forces étrangères, principalement eurysiennes, reposent leurs yeux sur notre continent, en quête d’extension de leur zone d’influence, parfois au nez et à la barbe de notre gouvernement fédéral. Aujourd’hui, nous sommes des cibles faciles pour ces requins, puisque là où il y a du vide en Aleucie, c’est une opportunité de voir le continent être parasité par des étrangers malintentionnés vis-à-vis de l’intégrité et de l’indépendance des nations concernées. On peut le voir avec la base militaire kartienne en Lermandie, aux portes de la Grande République, une nation eyrusienne qui a fait son beurre sur la menace stérusienne en manipulant le gouvernement lermandien pour l’installation d’une structure militaire à l’Aleucie. Est-ce que les kartiens auraient eu les moyens de protéger la Lermandie de Stérus ? La réponse est rapide : non, ça n’aurait jamais été possible. Par contre, cette base est très bien placée pour augmenter la force de projection kartienne dans la région, menaçant d’importer l’instabilité de sa métropole sur nos terres. Cette base n’est pas qu’une menace militaire, elle est surtout une menace géopolitique qu’il faut se débarrasser dans les plus brefs délais, une tumeur que le Président fédéral Belagri n’a pas su couper à temps et qui démontre sa faiblesse diplomatique en Aleucie, une honte pour notre pays qui se voit couper l’herbe sous le pied, chez elle, par le premier venu. Ce n’est malheureusement pas le seul cas de ce genre, je pense notamment à la base militaire slavis en Maximus, qui a notamment valu une détérioration des relations entre ces derniers et l’Akaltie, qui a tenté de la déloger de façon brutale, pour finalement sortir de cet événement avec un nouveau pays hostile à sa liste et une humiliation diplomatique profonde. Grâce à notre participation au gouvernement fédéral, seulement quelques semaines après notre arrivée, nous avons réussi à faire jouer de nos atouts, non seulement pousser le Maximus a décidé d’une expulsion de cette base, mais surtout pour se forger un nouveau partenaire dans le Nord du continent, un allié futur à n’en pas douter. Avec nos alliés asfortiens et mes confrères du PUR, membres de l’exécutif, nous avons poussé à ce qu’une véritable dynamique de chasse à cette influence étrangère néfaste s’intègre dans notre doctrine diplomatique et, si les belagriens freinent notre juste volonté, cela représente déjà un avancement majeur en Westalia, mais surtout dans une Aleucie jusque-là très passive à ce sujet. Aujourd’hui, cela devrait être un sujet de préoccupation majeure pour l’ensemble du continent, puisque plus nous tarderons à reprendre la main, plus l’indépendance du continent sera menacée par les étrangers.

Si l'installation de bases militaires, une extension maladroite de zones d’influence, sont les exemples les plus frappants, il ne faut pas oublier que nous sommes aussi vulnérables à l’ingérence étrangère, idéologique ou non, de nations aux intentions particulièrement intéressées concernant l’Aleucie. Je pense notamment à la montée croissante du communalisme dans le monde, où on a vu, en l’espace d’une année, la moitié de l’Eurysie de l’Est passer sous le contrôle du Grand Kah, que cela soit avec l’établissement brut de satellites ou de gouvernements complaisant concernant ces derniers. Le communalisme n’est qu’un nouveau masque du communisme, dont les travers traditionnels commencent déjà à se voir, celui d’une utilisation excessive de la force pour s’étendre sur le globe. Notre continent reste pour le moment épargné par cette nouvelle peste rouge, mais pas pour autant non concernée par cette dernière. En effet, l’émergence de mouvements communalistes ou proches est bel et bien d’actualité, comme cela peut être déjà le cas chez nous avec le Rassemblement Communaliste, véritable organe de propagande et d’infiltration kah-tanais en Westalia. Si, dans une nation aussi solide que la nôtre face à l’émergence de ce genre d’idéologie, ils arrivent à s’infiltrer, la possibilité que des nations moins stable ou moins préparés se retrouvent submergés par une déstabilisation de ce genre pourrait être la porte ouverte à une épidémie de révolutions sur le continent, à l’image de ce qui se passe déjà en Eurysie Centrale et Orientale, une véritable apocalypse et un désastre humanitaire. Aucune nation en Aleucie n’est capable de faire barrage contre la tempête à venir, c’est pour cela que Westalia doit prendre cette place et unir les nations pour renforcer nos protections, bien que la complicité de Simeon Belagri vis-à-vis des kah-tanais ne me donne pas cette confiance pour les deux prochaines années à venir. Il est temps pour notre gouvernement, mais aussi pour tous les aleuciens, de ne plus fermer les yeux sur les différentes menaces étrangères qui planent au-dessus de nous. Il faut s’unir pour survivre à cette période trouble et Westalia doit se présenter comme la figure de proue naturelle qui ramènera l’ordre, la sérénité et l’indépendance de l’Aleucie.

« L’OND n’est pas une solution viable »

Toutes ces problématiques, elles sont connues de tous depuis un bon moment déjà, je ne mets pas à la lumière du jour des choses nouvelles, le gouvernement précédent en avait déjà conscience, le Président fédéral les a en tête depuis le début de son mandat, depuis 2015. La situation géopolitique évolue, mais la base de nos problèmes internationaux reste la même : l’Aleucie est menacée, infiltrée et on pourrait tous en perdre le contrôle, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Pour trouver une solution, Monsieur Belagri a pensé qu’il était plus juste de placer notre pays sous la protection d’une grande alliance internationale, l’Organisation des Nations Démocratiques, une organisation de base très eurycentrée, active dans de nombreux événements géopolitiques à travers le monde et dotée d’une cohésion aussi importante que sa puissance militaire. Si le principe d’apporter une force stabilisatrice sur le continent est le bon chemin à prendre pour répondre à ces problématiques, vendre notre pays au plus puissant est seulement la solution du lâche, une chute alternative, même en considérant que la menace stérusienne était plus que d’actualité au moment de notre candidature. En cherchant à s’attirer le soutien d’une telle organisation, le Président fédéral ferme de nombreuses portes pour l’évolution de notre position à l’internationale et des opportunités que nous pouvons avoir. Il juge que, de par notre position, nos alliés actuels et nos capacités, nous ne sommes pas en capacité de trouver une solution viable sans devoir dépendre de la force d’autres. Je ne suis pas d’accord avec cette vision, au contraire, je pense que nous avons tous les moyens à notre disposition pour atteindre nos objectifs, encore plus avec la disgrâce de Stérus, qui nous ouvre un boulevard de choix. Rejoindre l’OND n’est pas une solution viable sur le long terme, nous allons nous retrouver bloqués, tirer dans des intrigues eurysiennes pour lesquelles peu de westaliens souhaitent voir la Grande République tomber dedans.

La grande question est, qu’est-ce que l’OND a comme intérêt à voir la Grande République rejoindre ses rangs ? En réalité, de mon point de vue, cette dernière est bien plus gagnante de notre adhésion que ce que notre Président fédéral souhaite nous faire croire. Nous avons une économie dynamique, la plus importante du continent, une force armée puissante et à la croissance exponentielle, une position stratégique entre l’Aleucie et le Nazum… Notre non-alignement fait de nous une prise de guerre de premier choix pour cette organisation qui cherche à étendre son influence à l’internationale, face à ses rivaux tout aussi actifs dans ce genre d’initiative. Qu’avons-nous réellement à gagner dans cette adhésion ? Des alliés puissants ou des ennemis redoutables ? Je suis un patriote, un citoyen qui porte un amour sans limite pour son pays et je ne peux pas accepter que nos dirigeants cherchent à marchander notre indépendance aux premiers venus, pas sans avoir une vue complète de ce que nous sommes déjà capables de faire, nous, nos alliés et partenaires actuels. Une adhésion de Westalia au sein de l’OND, ce n’est pas seulement la Grande République qui basculerait dans cette sphère d’influence onédienne, ce serait l’ensemble du continent. Notre choix n’est pas que celui des westaliens, mais celui de tous les aleuciens. On ne peut pas rejoindre une telle organisation sur un coup de tête ou en échange de quelques pauvres promesses de soutien. C’est pour cela que j’ai soutenu, au sein de mon parti et avec nos alliés asfortiens, la nécessité urgente de suspendre toute action de ratification de traité qui scellerait notre adhésion dans le marbre. Cela nécessite une analyse et une prise de recul importante de la part de notre gouvernement, une étude du réel intérêt de ce caprice bélagrien, une voix rationnelle au milieu de la panique exagérée des sociaux-libéraux, fin 2017.

« L’ASEA est une expérience précieuse, mais un échec inévitable, un bateau en train de couler. Nous devons le quitter, le démonter et le reconstruire chez nous, différemment. »

On dit que l’Alliance pour la Sécurité Économique Aleucienne est aussi une solution à ces problématiques, mais elle est pour moi à ce jour plus une de ces problématiques qu’une solution. Le rêve d’une union des nations aleuciennes n’aura pas duré longtemps avant de voir les premières ambitions personnelles ravager les institutions que nous avons contribuer à construire. Dans une complicité stérusio-akaltienne, l’ASEA a été saboté de toute part, sa fragile cohésion sacrifiée sur l’autel stérusien de l’orgueil et son efficacité limitée à celle d’un commerce facilité entre ses membres. Lorsque nous avons rejoint cette initiative, en 2013, il y avait déjà dans notre vision l’urgence de construire une entité capable de protéger l’indépendance du continent, faute du manque de puissance des quatre membres-fondateurs pour assurer ce rôle individuellement. L’union était la solution, au-delà de nos différends idéologiques, où du moins nous avons voulu naïvement y croire, jusqu’au bout. Un an plus tard, la Fédération de Stérus commence à révéler son vrai visage anti-westalien à tous, avant de quitter l’organisation peu de temps après. Derrière elle, une blessure inguérissable, fatale même pour l’alliance, le début d’une hémorragie encore d’actualité et qui ne tardera pas à provoquer sa mort. Au cours des cinq dernières années, nous avons essayé de panser ses blessures, de reconstruire la cohésion piétinée, mais le laquais des stérusiens, l’Akaltie, a grandement contribué au sabotage de nos efforts, des efforts de toute l’alliance, à se reconstruire après cet épisode. Les akaltiens ne sont pas nos alliés, ce sont des traîtres, des amis de nos ennemis, tout aussi anti-westaliens que le fut la Fédération. Ils aboient moins, mais leur vision est la même : mettre à mal l’intégrité de notre pays. Aucun soutien face à l’attaque de Stérus en 2016, sabotage de toute réponse commune au sein de l’organisation et tout récemment un soutien sans équivoque à la vermine terroriste hamajak. Il faut se rendre à l’évidence, Stérus a torpillé le navire et l’Akaltie s’arrange en coulisse pour qu’il sombre au plus vite.

L’ASEA est une expérience précieuse, mais un échec inévitable, un bateau en train de couler. Nous devons le quitter, le démonter et le reconstruire chez nous, différemment. Il faut repenser la façon dont les aleuciens dialoguent et collaborent entre eux, cela ne peut plus se faire comme avant, avec des institutions supranationales lentes, bureaucratiques et propices à la paralysie sur la moindre proposition émise. Cette nouvelle organisation doit poser les fondations d’une sphère de coprospérité solide, au prise de décision rapide et d’une alliance à la cohésion issue d’une confiance inébranlable entre ses membres. Si Westalia doit devenir la figure de proue de notre continent, l’Aleucie a aussi besoin d’une organisation capable de regrouper ses principaux occupants pour constituer une base diplomatique forte face aux ingérences étrangères, d’une coopération économique capable de contribuer aux nations en voie de développement sur notre continent, tout comme être en capacité de renforcer la croissance des principales économies aleuciennes et bien évidemment de la constitution d’une force militaire alliée nécessaire pour faire face à toute menace de grande ampleur pouvant viser l’Aleucie. On le voit déjà à l’étranger, par exemple avec le Pacte Afaréen de Sécurité, que ce genre d’initiatives, bien que récentes, sont capables d’apporter des réponses rapides à une échelle continentale et c’est ce que nous devons viser en Aleucie, la construction d’une organisation capable de traiter les problématiques à l’échelle continentale, avec efficacité. Cette nouvelle entité, cette nouvelle alliance, elle doit surtout être construite autour d’un leadership fort, quelque chose qui a cruellement manqué au cours de l’existence de l’ASEA, celui d’une nation forte qui peut ouvrir la voie à ses alliés et je suis là aussi persuadé que Westalia est toute désignée pour remplir ce rôle. Dans l’immédiat, il faut renouer avec nos alliés historiques les lermandiens, mais aussi se construire de nouvelles alliances au sein de nos partenaires actuels, Maximus, Valerania ou encore le Makota, voir construire de nouveaux liens avec des nations qui pourraient nous suivre dans ce projet, comme l’Hasparne, Nebrownia, le Nouveau-Saptar, voir même l’Everia. Rien n’est exhaustif dans cette liste que je donne, ni même d’éléments fixes, le contexte géopolitique évolue grandement ces derniers temps et il évoluera encore profondément dans les années à venir. Westalia doit désormais se concentrer pour saisir des opportunités dans ce sens, voir les provoquer elle-même, pour accomplir la construction, avec ses alliés et partenaires, d’une nouvelle organisation aleucienne capable de remplacer l’ASEA durablement et avec efficacité.

« Il ne faut pas se relâcher pour assurer notre défense »

L’enjeu central est avant tout la sécurité nationale de la Grande République, notamment sur le plan militaire, avec l’identification et la neutralisation des menaces extérieures, comme au sein de notre propre pays, avec la chasse aux traîtres, aux communistes et aux terroristes qui souhaitent démanteler l’existence même de notre nation. Westalia a affronté de nombreux ennemis au cours de son histoire et nous n’avons jamais connu la défaite, que cela eut été contre les royalistes, les forces de Makkapitew, les viétiques et encore plus récemment les stérusiens. Aujourd’hui, aucun d’entre eux n’est en capacité de témoigner de ces événements, détruit par la puissance westalienne et c’est ainsi que nous devons continuer à opérer. Militairement, il ne faut pas se relâcher pour assurer notre défense, seulement parce que la Fédération, notre principale menace, a été neutralisée par nos efforts continus. La Grande République doit poursuivre son effort de réarmement en masse, en se dotant des capacités nécessaires face aux nouveaux dangers qui peuvent frapper dans ce monde, que cela soit face à une pluie de missiles balistiques, tout comme une protection contre des attaques génocidaires à base d’armes chimiques. Nous disposons de la première force aéronavale aleucienne et il est nécessaire pour notre souveraineté de renforcer cet aspect, notamment en élargissant notre capacité de déploiement, notre autonomie dans des conflits de longue durée et notre force de projection. Cette puissance doit servir de bouclier et d’arme de dissuasion face à toutes les entités étrangères qui souhaitent mettre à mal l’intégrité de la Grande République ou de ses alliés. Nous avons le minimum pour nous défendre, mais il faut très rapidement se projeter dans une défense continentale, dans la nécessité que, dans un futur proche, nous aurions le besoin de déployer nos forces pour soutenir nos alliés ou pour mettre fin à une nouvelle menace existentielle pour les aleuciens.

La guerre dans laquelle nous sommes déjà plongés, comme beaucoup d’autres nations, est celle de l’information. Avec l’évolution des moyens de communication, les nations hostiles utilisent des canaux alternatifs pour déstabiliser des nations entières, pour semer le doute au sein de la population, pour diffuser sa propagande, voire pour organiser des révolutions sans s’investir directement. On le voit déjà avec cette campagne d’extrême gauche contre l’OND sur nos réseaux sociaux, une manœuvre directement signée par les kah-tanais, sans aucun doute. Aujourd’hui, ces campagnes sont contre cette organisation, demain, elles seront contre les fondements de notre société et encore après, elles seront celles qui pousseront des westaliens à haïr d’autres westaliens. La contre-attaque ne doit pas attendre que nous soyons frappés dans notre cœur, elle doit se faire dès aujourd’hui, par la mobilisation du gouvernement fédéral et des citoyens patriotes conscients de la désinformation dont peut être victime notre population. Dans cette lutte, c’est tout particulièrement face à la menace rouge-indigéniste que nous devons faire bloc ensemble. Si j’ai déjà longuement abordé le danger du communisme/communalisme dans cette tribune, je pense qu’il est aussi important de rappeler que les pensées indépendantistes hamajaks n’ont jamais été aussi importantes depuis plusieurs années. Sous la gouvernance conservatrice, nous avions réussi à mettre fin à ces dangereuses idéologies visant à la destruction du pays de l’intérieur, mais il est forcé de constater que le passage en deux années de la gauche au pouvoir a eu des effets catastrophiques sur ce sujet et donc sur la sécurité intérieure du pays même. On ne peut désormais pas exclure que ces mouvements indépendantistes ne reçoivent pas déjà du soutien de l’étranger, où d’autres organisations terroristes similaires existent. Il va donc être nécessaire, dans un proche avenir, de se reconstituer tout un arsenal législatif et sécuritaire visant à la protection de nos concitoyens et à la chasse de ces organisations terroristes et anti-westaliennes. Pour moi, c’est ici que la principale ligne de front va se poser ces prochaines années, une prise de conscience que le gouvernement fédéral doit urgemment prendre.
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Democracy du 23 mai 2018
Democracy

Élections du Congrès Suprême 2018 : la droite conforte sa renaissance


Victor Hardenbor Jr., Vice-Président du PUR, réélu Délégué au Congrès Suprême et ultra favoris à sa réélection à la présidence de cette même institution, à Columbia, le 20 mai 2018.
Victor Hardenbor Jr., Vice-Président du PUR, réélu Délégué au Congrès Suprême et ultra favoris à sa réélection à la présidence de cette même institution, à Columbia, le 20 mai 2018.

Un contexte moins chaotique, mais pas moins stratégique

Depuis novembre 2017, la vie politique du pays tourne un peu au ralenti, dans une atmosphère lourde présageant une tempête à venir, esquivée à plusieurs reprises depuis plusieurs mois. Avec la fin de l’Alliance Sociale et Démocratique, la chute du gouvernement Garandor et le retour de la droite au pouvoir dans un cabinet de compromis avec le Front Populaire et Démocrate, Westalia se trouve dans une période instable, couvant une crise politique d’ampleur que les principales forces du pays tentent de repousser, malgré leurs différends idéologiques, mais pour combien de temps encore ? Le gouvernement Kaylor va bientôt fêter ses deux-cents jours d’existence à la fin du mois, étonnement sans division profonde ou tensions majeures entre ses différents membres, le projet de loi United Healthcare, bien que revisité, a même été adopté au Sénat au début de l’année. Pour Marcus Odwent, Professeur en science politique à l’Université de New Landor, “la stabilité apparente du gouvernement actuel est bien plus due à la volonté de préserver le statu quo fragile, plutôt qu’une réelle volonté de coopérer ensemble sur des sujets de fonds. Aucune force politique n’est en capacité de pouvoir gouverner d’elle-même le pays sans l'appui d’un de ses rivaux, avec la configuration actuelle, ce n’est pas possible. Si la droite est en position de force, le Front Populaire et Démocrate freine particulièrement cette dernière dans l’application de son programme, la première n’essayant pas de passer en force au risque de plonger le pays dans l’instabilité totale. L’Alliance Asfortienne et le FPD ont tous les deux les clés de la stabilité nationale, aussi bien que les clés pour sa destruction. Les deux camps restent sur leur position à l’approche de 2019, pour les présidentielles et les sénatoriales, qui sont vus comme les événements électoraux qui débloqueront la situation actuelle”. Plus que jamais dans notre histoire, le pays se retrouve particulièrement multipolaire dans sa composition politique, avec d’un côté l’Alliance Asforitenne, la puissance de droite, face à une gauche éclatée dont le Front Populaire et Démocrate reste toujours la première force, mais isolée par ses anciens alliés socialistes et hamajaks, qui rencontrent des difficultés à s’unir, alors que le second bloc de droite, l’Union Horvanxienne, accentue ses discours extrême dans un contexte qui leur est tout aussi favorable que les asfortiens.

Recomposition du Congrès Suprême, la droite renforce sa majorité, bien que divisée

Nouvelle composition du Congrès Suprême à la suite du scrutin du 20 mai 2018.
Nouvelle composition du Congrès Suprême à la suite du scrutin du 20 mai 2018.

Le 20 mai, les citoyens-électeurs ont été appelés aux urnes pour renouveler la composition du Congrès Suprême, la chambre haute de la Grande République, quatre ans après le dernier scrutin. En 2014, le contexte politique était bien différent de celui d’aujourd’hui : le gouvernement Fujitawa connaissait ses dernières heures, sur fond de scandale quant à la tentative d’interdiction de notre journal à la demande du Ministre fédéral à l’Unité Nationale, Alfred Eisendorf, à la suite d’une interview d’un hamajak aux propos radicaux. L’opposition, de gauche principalement, avait provoqué de nombreuses manifestations à travers le pays pour protéger la liberté d’expression et la liberté de la presse. Aux élections de 2014, le Parti de l’Union Républicaine, alors au pouvoir, accuse un recul net et se retrouve en difficulté pour faire passer des lois dans le Congrès Suprême, majoritaire, mais sans majorité absolue. Considérant cette élection comme un échec politique, le Premier ministre fédéral de l’époque, Akito Fujitawa, remet sa démission au Président fédéral Victor Hardenbor, le bouledogue quittant son maître après neuf années de loyaux services à la tête de l’exécutif, laissant sa place au nouveau favoris du Président d'acier, Arthur Horvanx. En 2018, la tendance n’est plus vraiment la même, avec une droite, non plus en chute politique, mais bien dans une position de force, une ascension qu’elle n’avait plus connue depuis plusieurs années, comme si l’ère Hardenbor était déjà du passé. Victorieuse aux sénatoriales intermédiaires de 2017, cette même droite rafle de nombreux sièges au Congrès Suprême en 2018, que cela soit les forces de l’Alliance Asfortienne, qui confirme leur popularité par le gain de sept sièges au total, ou encore l’Union Horvanxienne, avec le Parti National Westalien, qui remporte un nouveau siège, mais c’est surtout l’arrivée officielle du New Order of Westalia dans l'hémicycle qui marque ces élections à droite. De facto présent sans étiquette après sa scission avec le PUR, en 2016, le nouveau parti de la droite radicale fait l'acquisition d’un groupe en bonne et due forme, avec tous les avantages qui vont avec, grâce à ses quatorze délégués, troisième force politique dans le Congrès Suprême, exæquo avec les libéraux du Parti Libre et Démocrate.

Pour autant, dans son ensemble, la droite est loin d’être un bloc uni. Cela fait plusieurs décennies que le contexte d’une droite très plurielle n’était plus d’actualité en Westalia, “historiquement” effacée par Victor Hardenbor grâce à la création du Parti de l’Union Républicaine, à la suite d’une union de nombreux partis de droite et de droite radicale. Aujourd’hui, la droite se divise à nouveau en plusieurs orientations, que cela soit les libéraux, associés à l’asfortisme, les récents héritiers de l’hardenborisme, les radicaux néo-horvanxiens, jusqu’aux nationalistes horvanxiens, dans son aile la plus extrême. Autant la droite domine les deux chambres, autant elle n’arrive pas à s’entendre depuis sa défaite de 2015, n’arrivant pas à transformer l’essai de son retour en force par sa désunion. D’un côté, l’Alliance Asforitenne, regroupant libéraux et hardenboriens, ferme la porte à une coopération avec la droite radicale et extrême, représentées par l’Union Horvanxienne, qui a déjà tendue la main plusieurs fois à ses confrères, sans manquer de les critiquer lourdement lors de leur intégration au sein du gouvernement avec le Front Populaire et Démocrate, fin 2017. Pour Marcus Odwent, “Westalia est historiquement un pays ancré à droite, que cela soit par sa morale ou son histoire, la majorité des gouvernements et des présidents fédéraux que la Grande République a connu sont issue d’une formation de droite, à l'exception que de quelques socialistes dans des périodes d’instabilités politiques et propices à ce genre “d’exception”. C’est une particularité assez intéressante de notre pays, la droite a beau chuter, elle trouve toujours le moyen de se relever rapidement et de faire son retour par la grande porte. A cela, nous sommes dans une situation politique assez proche de celles des années 70-80, avec un contexte de guerre qui frappe le pays, une droite divisée en de multiples mouvements politiques et une gauche au pouvoir qui n’arrive pas à stabiliser sa position. J’ai déjà fait ce parallèle de nombreuses fois, tout comme nombre de mes confrères, et je soutiens toujours que c’est une période intéressante à comparer avec notre époque actuelle. Aujourd’hui, la droite est de nouveau dominante, mais la gauche, qui représente toujours une grande force, trouve sa puissance dans l’incapacité des “deux droites” à s’unir politiquement et je ne pense pas que cela soit près d’arriver avant encore un long moment, pas avant de trouver un nouveau “Victor Hardenbor” version XXIème siècle. Le Front Populaire et Démocrate, sous la direction de Simeon Belagri, a encore de nombreuses cartes pour se tirer d’affaire dans cette histoire, ses compromis avec les asfortiens ayant été un bon mouvement pour garder la main, cultivant cette dualité de la droite”.

Une gauche qui encaisse sa nouvelle chute, avec quelques exceptions…

Grande perdante de ces élections, la gauche westalienne se retrouve face à une nouvelle défaite, confirmant son inévitable chute sur la scène politique, faisant craindre le retour d’un âge sombre à l’image des “trois décennies de traversée du désert”, qui avait dans l’autre sens permis un âge d’or pour la droite, sans parti de gauche au pouvoir entre 1981 et 2015. Sans surprise, la dissolution de l’Alliance Sociale et Démocratique a ressuscité les luttes électorales à gauche, où les socialistes n’ont pas hésité à tirer “à balles réelles” sur leurs anciens alliés belagriens, à l’image du Président de l’Union Sociale et Démocrate, Albert Parsent, pourtant un acteur majeur dans la création de l’ASD, qui cherche à rasseoir sa position sur son parti en se désolidarisant du FPD : “Simeon Belagri a fait le choix de la collaboration avec une force autocratique, démagogique et représentant ce qu’il y a de pire dans le capitalisme sans limite que ces derniers ont construit durant de nombreuses années. Le FPD n’est pas un parti du peuple, il n’est pas un mouvement social et humain, il ne vaut pas mieux que cette droite manipulatrice, dont il a préféré s'associer avec par couardise, plutôt que de reformer un véritable front contre cette dernière, un front démocratique. Ces derniers paieront leurs choix par le rejet du peuple dans les urnes face à leurs lâches décisions, des traîtres à leur propre électorat. Il est temps pour les socialistes de reprendre à nouveau leur place en tant que guide dans la lutte contre l’autoritarisme et les inégalités sociales !”, a déclaré ce dernier au cours d’un meeting de campagne à Santa Maria, le 4 février 2018. En effet, le Front Populaire et Démocrate subit le contrecoup de sa décision, ou plutôt de la décision de Simeon Belagri, de coopérer avec la droite asfortienne dans un gouvernement “de compromis”, comme le montre un récent sondage de la Westalian Society of Opinion sur les électeurs ayant voté FPD aux sénatoriales primaires de 2015, où 57% d’entre eux désapprouvent ce choix, malgré les arguments de stabilité avancés par le chef de l’État. Toujours selon Marcus Odwent, “le FPD reste une force politique majeure en Westalia, malgré son affaiblissement. Avoir accepté la droite au sein de ce nouveau gouvernement, pour certains, c’est un signe de soumission à cette dernière, mais c’est à mon avis le seul choix qu’avait le Président fédéral à la fin de l’année dernière, sans quoi le pays aurait pu plonger dans un chaos politique que même la droite asfortienne n’aurait pas voulu pour arriver à ses fins, pas dans une période aussi tendu à l’internationale. Finalement, bien qu’affaibli, Simeon Belagri arrive à se positionner comme un frein à cette même droite, comme un garde-fou face à leur programme, d’une certaine façon. La grande question reste encore, pour combien de temps ? Désormais, le chef de l’État doit trouver un moyen de rebondir rapidement, au risque de perdre sa place en 2019…”.

Pour le reste de la gauche, la chute est également partagée par la majorité des anciens membres de l’Alliance Sociale et Démocratique, où les socialistes de l’USD encaissent la perte de deux sièges, tout comme les ouvriéristes du Parti des Ouvriers Libres, qui tombe à un siège au Congrès Suprême, la plus grande chute historique pour le parti d’extrême gauche. Du côté de ces deux mouvements, ce recul s’explique surtout par le départ de leur électorat vers d’autres mouvements politiques, que cela soit à gauche, voire même à droite. A gauche, ce sont d’autres partis qui profitent de cette chute, des partis relativement plus récents que ces deux anciens maîtres de la gauche historique. En tête de liste, on retrouve le Mouvement Social Hamajak, qui confirme une fois de plus sa popularité au sein de la population éponyme, où presque un électeur hamajak sur deux a voté pour le MSH au cours de ces élections, un électorat traditionnellement orienté vers l’USD, voyant le parti de Gary Sikyatavo atteindre l’honorable nombre de trois délégués au Congrès Suprême, affirmant sa présence dans le paysage politique westalien. De l’autre côté, on voit arriver au sein de l'hémicycle le Rassemblement Communaliste, avec un délégué. Le parti d’extrême-gauche va quant à lui siphonner directement dans l’électorat ouvriériste déçu du POL, tout en séduisant des communautés traditionnellement éloignées des ouvriéristes, comme les westaliens ruraux par exemple. Malgré tout, la gauche ne parvient pas à retrouver l’élan qu’elle a pu avoir au cours de la première moitié des années 2010, où le pire est déjà envisagée pour 2019, une année électorale décisive, composée des prochaines sénatoriales primaires et des premières élections présidentielles au suffrage direct, depuis la réforme constitutionnelle de 2016, dite “réforme Belagri”, où la droite semble partir grande favorite.

Pas vraiment de changement au gouvernement et les yeux désormais tournées vers les présidentielles

De gauche à droite : Richard Kaylor, Premier Ministre fédéral de la Grande République, Alfred Eisendorf, Président du New Order of Westalia (NOW), Arthur Horvanx, Président du Parti de l’Union Républicaine (PUR).
De gauche à droite : Richard Kaylor, Premier Ministre fédéral de la Grande République, Alfred Eisendorf, Président du New Order of Westalia (NOW), Arthur Horvanx, Président du Parti de l’Union Républicaine (PUR).

Si ces élections confirment bien la prédominance de la droite sur la scène politique westalienne, tout particulièrement l’Alliance Asfortienne, elle ne semble pas changer réellement l’état de statu quo que le pays traverse au niveau de son gouvernement. En effet, les asfortiens ont beau renforcé leur majorité dans les deux chambres de la Grande République, ils ne disposent toujours pas de la force politique nécessaire pour imposer ce qu’ils souhaitent au Président fédéral Simeon Belagri et ils sont toujours contraints à la négociation pour continuer à participer à ce gouvernement “de compromis”. Richard Kaylor, chef de cet exécutif hétérogène, affirme de son côté que la stabilité de son cabinet “n’est pas remise en question après les dernières élections. Westalia a plus que besoin d’une tête stable, d’une gouvernance qui doit se montrer solide et capable de prendre des décisions. Le compromis reste la base de notre entente et il reste nécessaire. Le monde continue de tourner, les événements internationaux se succèdent, le peuple attend de son gouvernement qu’il réponde à ses inquiétudes et ses besoins, nous n’avons pas le temps de se faire une guerre d’influence sur base idéologique. Il n’y a pas cependant pas de surprise, nous prêchons chacun pour notre paroisse dans nos campagnes électorales, c’est un fait et la pluralité d’opinion est tout à fait normal, mais nous savons tous, aussi bien les membres de l’Alliance Asfortienne, que les membres du Front Populaire et Démocrate, qu’un conflit politique majeur pourrait mettre le pays à genoux et je sais qu’il y a ce sens de la responsabilité chez ces derniers, que nous partageons, pour servir correctement le pays”, a déclaré ce dernier au cours d’un échange avec la presse, le 21 mai.

De l’autre côté, ces élections ouvrent également la porte à celles des présidentielles de 2019, qui s’annoncent particulièrement centrales. Si le sujet n’est pour le moment abordé qu’en surface par les différents mouvements politiques, du côté de l’Union Horvanxienne, la campagne semble déjà lancée. En effet, son leader et Président du New Order of Westalia, Alfred Eisendorf, a déjà annoncé sa candidature à la Présidence fédérale dans son QG de campagne, peu après la publication des premiers résultats de la précédente élection, le soir du 20 mai : “Avec concertation de tous les alliés horvanxiens, moi, Alfred Eisendorf, je vous annonce que je serai le candidat officiel de l’Union Horvanxienne pour les élections présidentielles qui se dérouleront l’année prochaine. La Grande République a besoin d’un leader fort et rassembleur, capable de rétablir l’ordre et l’indépendance de notre pays. En l’espace de seulement trois ans, nous avons laissé un pays entre les mains de socialistes, de communistes de l’ombre, d’hamajaks indépendantistes et d’anti-westaliens décomplexés. En l’espace de seulement trois ans, nous avons laissé notre position à l’international se détériorer au point de subir l’attaque d’un pays de barbares, là où le nom de Grande République de Westalia inspiré le respect avant 2015, il est désormais moqué et souillé par des nations du tiers-monde et des requins étrangers qui souhaitent prendre le contrôle de notre patrie. En tant que Président fédéral, je promets à tous les westaliens que je rétablirai une position forte de la Grande République l’international, en jetant les étrangers hors de chez nous et en réimposant notre place légitime. Je promets la mise en place d’un grand nettoyage visant à chasser les socialistes, les communistes, les indépendantistes, les agents de l’étranger et les traîtres pour reconstruire une société patriotique, unie et forte face à l’adversité. Nous allons démolir toute cette vermine ensemble, pour l’Union Nationale !”. Avec cette déclaration, Alfred Eisendorf devient le premier candidat déclaré officiellement dans la course à la présidence fédérale, affirmant avoir déjà les 700 signatures d’élus nécessaires pour déposer sa candidature, lorsque cela sera possible, à partir du 1er janvier 2019.

Du côté des asfortiens, des rumeurs circulent déjà sur une candidature commune entre le Parti Libre et Démocrate et le Parti de l’Union Républicaine, mais aucun nom n’a été officiellement donné, bien que plusieurs prétendant on laissé sous-entendre leur envie de se présenter comme candidat. Pour Arthur Horvanx, Président du PUR, “le sujet est pris très sérieusement en interne et avec nos alliés sur comment nous allons approcher ces élections. Je ne peux pas encore donner plus de détails, ni même un nom à donner pour représenter les conservateurs. A ce jour, la priorité est déjà de faire réélire Monsieur Victor Hardenbor Jr. à la tête du Congrès Suprême, à l’ouverture de la première séance de la chambre haute. Une fois cela fait, nous nous réunirons pour discuter d’une stratégie solide pour 2019”. En effet, peu importe le candidat choisi par l’Alliance Asfortienne, ce dernier serait déjà présenté comme le favoris des prochaines élections et plusieurs noms circulent déjà, avec en tout premier le précédent candidat à la présidence fédérale, Arthur Horvanx, second en nombre de voix face à Simeon Belagri, en 2015, qui a repris en main un PUR en ruine, avant de le reconstruire sous la forme d’une dirigeance par “triumvirat”, dont il fait parti. Ce sont bien évidemment les deux autres membres de ce triumvirat qui sont les autres candidats potentiels dans le camp conservateur, que cela soit le très médiatique Henry Takajiwa, qui a mené une campagne réussite pour les asfortiens pour les sénatoriales intermédiaires de 2017, ou encore Victor Hardenbor Jr., très influent au sein du PUR et fils aîné du très estimé et ancien Président fédéral Victor Hardenbor. Aucune de ces trois figures n’a déclaré son intention de concourir pour le moment, mais l’année 2018 devrait pousser à la révélation des profils qui s’affronteront en 2019.

A gauche, le Front Populaire et Démocrate ne communique que très peu concernant 2019, mais des sources internes tendent à parler d’un Simeon Belagri prêt à se faire réélire pour un second mandat. Le Président fédéral, malgré l’instabilité politique du pays ces dernières années, reste une figure populaire et appréciée de la population, sans prisme idéologique. Selon un sondage, la cote de popularité du chef de l’Etat était de 65% au 1er mai 2018, ce qui reste largement au-dessus de la cote de popularité du gouvernement Kaylor, mesurée à 42% au 1er mai 2018, faisant de ce dernier le candidat naturel pour son camp et le plus probable de l’emporter face à la droite. Pour le reste de la gauche, le sujet commence à se présenter progressivement, surtout dans une atmosphère post-ASD, où les différents partis manquent de personnalités fortes pour les représenter, à l’image des socialistes, qui pourraient bien chercher à s’allier aux hamajaks pour 2019, tandis que l’extrême gauche, ouvriériste comme communaliste, n’est même pas assurée de recevoir les 700 signatures d’élus nécessaires pour aligner un candidat, même ensemble.
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Actualité du 1er janvier 2018 au 1er juillet 2018.
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Actualité en Westalia du 1er janvier 2018 au 1er juillet 2018

Sommaire de l’actualité :

  • 10/02/2018 : La Grande République renoue avec le Royaume d’Austaria
  • 20/02/2018 : Adoption finale de la réforme sur la santé “United Healthcare”
  • 12/03/2018 : Fusillades meurtrières à Columbia entre gangs des quartiers populaires
  • 05/04/2018 : Hardenbor Space Industries et le succès de son lanceur Horizon
  • 16/04/2018 : Le groupe Vambrace sort son nouvel album “Rise and Fall”
  • 07/05/2018 : Manifestations hamajaks contre le blocage des “Nouveaux accords de Columbia”
  • 23/05/2018 : Victoire de la droite aux élections du Congrès Suprême
  • 04/06/2018 : L’armée, une carrière aux nombreux avantages
  • 18/06/2018 : Akiyama Kajiya inaugure son nouveau “super complexe industriel” à Fort Harvey
  • 29/06/2018 : Arthur McAubert finance la restructuration des légions horvanxiennes
  • 01/07/2018 : Ottavio Beranci devient le nouveau Maire de Santa Maria


Westalia | Austaria | Diplomatie | Henry Takajiwa
10/02/2018 : La Grande République renoue avec le Royaume d’Austaria


Le 10 février 2018, à Landor, capitale du Royaume d’Austaria, une délégation westalienne menée par Henry Takajiwa a été accueilli par le Chancelier austarien James Calendor et le Roi George VIII, au cours d’une rencontre historique avec l’ancienne métropole eurysienne de notre pays. En organisant un tel événement, la Grande République devient la seconde nation austarienne du monde à reconstruire des relations concrètes avec l'Austaria, la première ayant été le Royaume de Brocelynwood, dans les années cinquante. L’occasion a été pour le Roi George VIII de mettre en avant son projet de paix et d’entente envers toutes les nations issues de la colonisation austarienne, une nation aux anciennes possession coloniales présentes sur tous les continents et ayant construit l’un des Empire d’Outre-mer les plus important de l'histoire, malgré sa petite taille à l’origine. L’Austaria a sans contexte marqué l’histoire de l’humanité, en bien comme en mal, et tout particulièrement l’héritage qu’elle a laissé en Westalia, notamment culturel. Si des relations diplomatiques existaient déjà entre nos deux nations, ces dernières étaient surtout limitées au contrôle des échanges commerciaux et humains, Westalia ayant été la principale terre d’émigration pour les austariens en quête de renouveau à l’étranger. Aujourd’hui, le Chancelier James Calendor et le Ministre fédéral aux affaires étrangères Henry Takajiwa ont annoncé la signature du traité de Landor, visant à renforcer ces différents liens qui les unissent, que cela soit par une immigration facilitée, des échanges commerciaux renforcées et propices au développement économique de chacun, ainsi qu’une coopération sur le plan culturel pour retracer les liens historiques entre nos deux peuples. Particulièrement symbolique de ce traité, c’est le tout premier article de ce dernier qui a marqué cette rencontre, un point rédigé et appliqué par le Roi George VIII en personne : la réhabilitation de toutes les familles d’origine austarienne vivant aujourd’hui en Westalia et frappées depuis plusieurs génération par un ordre d’exil royal, souvent pour des raisons de dissidence politique et pour nombre d’entre elles de la pratique d’un culte protestant, un geste qui a grandement touché les premiers concernés, ainsi que la Protestant Federation of Westalia, dont le Président, le Pasteur Marcus Besken, a salué chaleureusement le monarque austarien.


Santé | Réforme “United Healthcare” | Eleanor Declass | Sénat | Jospeh Darten
20/02/2018 : Adoption finale de la réforme sur la santé “United Healthcare”


Avec trois mois de retard sur le calendrier initial, la version finale de la réforme “United Healthcare” est arrivée au Sénat pour son dernier examen le 7 février, avant d’être adoptée par une écrasante majorité de sénateurs, à l’exception de l’extrême-droite et d’une partie de la gauche, permettant son application officielle à partir du 1er juillet 2018. En effet, cette réforme centrale a été une victime collatérale de la crise politique qui a frappé le pays au cours de l’année 2017, adopté dans sa seconde version au Sénat avec les élections de septembre, avant d’être rejeté par le Congrès suprême un peu avant la chute du gouvernement Garandor, repoussant son nouvel examen au Sénat de plusieurs mois, en raison du traitement de nouveaux sujets prioritaire par le nouveau gouvernement Kaylor. Pour autant, la présence continue d’Eleanor Declasse, Ministre fédérale à la Santé depuis 2015, a permis à ce texte de revenir le plus rapidement possible devant les élus pour un nouvel examen et de longues négociations, tout particulièrement avec la droite, avant février de cette année. Heureusement pour la Ministre, la droite asfortienne s’est montrée ouverte concernant cette réforme, partageant “un constat similaire sur l’état catastrophique du pays en matière d’accès au soin”, mais refusant de voter pour une réforme qui “va nationaliser tout un secteur et faire bien plus de mal à la santé des westaliens que l’inverse”, s'offusquant du ciblage accrue des infrastructures privées de soins par la réforme. Malgré tout, les sénateurs ont su constituer un étonnant front commun lorsqu’il a été question de critiquer Joseph Darten, propriétaire de très nombreux hôpitaux et cliniques privés à travers le pays et Président de l’Organization of Independent Care Centers (OI2C), au cours d’une audience en commission, où il fut convoqué par les élus. Dans sa version finale, la réforme conserve les fonds accordés à la construction d'hôpitaux publics, mais avec des clauses favorisant leurs constructions dans des zones en manque d’infrastructures médicales et/ou de spécialistes, la Social Contribution to Healthcare, point de crispation des négociations, est finalement maintenu dans le texte final, mais avec une contribution patronale largement revue à la baisse. A contrario, la droite semble avoir réussi à insérer des réductions d’impôts majeures pour le secteur privé de la santé, tout particulièrement celui des établissements à but non-lucratif, afin de les aider dans leur développement et surtout de les inciter à baisser les prix des soins effectués. Afin de contrôler ce dernier point, le texte final réintroduit la constitution d’une nouvelle agence de contrôle des établissements de santé concernant la tarification appliquée par ces derniers, un point à l’origine retiré du texte initial avant son premier passage au Sénat, en août 2017. Réforme historique, de nombreux experts considèrent que ses véritables bénéfices ne se verront que sur le long terme, mais du côté de la population, un récent sondage donne un taux d’approbation de 74% concernant cette réforme, du jamais vue depuis l’adoption de la loi Safety & Security Act I, en 1992.


Criminalité | Gangs hamajaks | Columbia | George Garandor | Federal Homeland Security Agency
12/03/2018 : Fusillades meurtrières à Columbia entre gangs des quartiers populaires


Entre le 7 mars et le 12 mars 2018, les quartiers populaires en périphérie de Columbia ont été le théâtre de plusieurs affrontements entre gangs hamajaks rivaux, sur fond de trafic de drogue et de contrôle de territoire. Si la cause exact ayant provoqué ces fusillades reste encore inconnue, la terreur et les morts qu’elles ont provoqué ne le sont pas pour de nombreux westaliens, choqués par cette nouvelle. En effet, au cours de cette semaine noire, c’est un total de vingt-sept morts et dix-sept blessés qui sont à décompter, dont deux enfants de cinq et sept ans, avec leurs parents, tués au milieu d’un échange de tir, en plein jour et au milieu d’une rue fréquentée d’un quartier résidentiel. Si les affrontements entre gangs rivaux ne sont pas rares dans cette région du pays, ils ne sont en général pas aussi meurtriers et violents depuis plusieurs années, rappelant les heures sombres de la crise des ghettos, à la fin des années 80 et au début des années 90. Cependant, depuis quelques années, les rapports du Ministère fédéral aux affaires intérieures s’inquiète grandement de la recrudescence du trafic de drogue et d’une accentuation de la violence engendrée par ce dernier, avec des gangs plus riches que par le passé et plus enclins à se fournir en arme de guerre, tel que des fusils d’assauts ou des grenades, retrouvée dans des descentes réalisées récemment par la Federal Homeland Security Agency. Son directeur, Patrick Belcourt, successeur du très médiatique Gerald Vensley, depuis 2015, a annoncé la mise en place d’une opération de sécurisation des quartiers concernés par les fusillades, avec le déploiement de plusieurs agents de la FHSA sur place. De son côté, le Ministre fédéral aux affaires intérieures depuis fin 2017, George Garandor, a tenu une conférence de presse pour présenter un plan visant à renforcer la lutte contre le narcotrafic en Westalia, ainsi que la circulation des armes illégales utilisées dans ces affrontements. L’opposition de droite, de son côté, se montre très critique du Ministre, l’accusant “de prendre un problème majeur trop tard et toujours sans prise de conscience réelle”, selon le Président du Parti de l’Union Républicaine, Arthur Horvanx. Encore plus radical, le Président du New Order of Westalia, Alfred Eisendorf, appelle au déploiement de l’armée dans tous les quartiers hamajaks “comme en 1992”, un clin d’œil historique à lui-même, à l’époque commandant des troupes militaires envoyées par Victor Hardenbor dans ces mêmes quartiers pour réprimer les gangs.


Économie | Espace | Groupe Hardenbor | Hardenbor Space Industries (HSI) | Horizon | Lermandie
05/04/2018 : Hardenbor Space Industries et le succès de son lanceur Horizon


La Hardenbor Space Industries, cette entreprise du groupe Hardenbor spécialisée dans la conception, la production et le lancement d’engins dans l’espace, a vu son carnet de commandes se remplir à grande vitesse depuis les premiers succès de son lanceur dernière génération “Horizon”, en 2016. En l’espace de deux ans, de nombreuses entreprises ont décidée de faire confiance à la HSI pour le déploiement de leurs constellations de satellites dans l’espace, à l’image de la Humbert National Telecommunications, qui a déployé un tout nouveau réseau satellitaire dans l’espace grâce à plusieurs lancement effectués par la HSI entre l’année 2017 et le début de l’année 2018, aux niveaux technologiques les plus avancées du continent, en matière de télécommunication. Plus insolite, le Président du Groupe Hardenbor, et Président Directeur-Général de Hardenbor Automobile, a invité la presse pour un lancement unique, celui de l’envoi d’une voiture haut de gamme de la marque HA dans l’espace, tout cela avec une diffusion en direct sur Internet et sur certaines chaînes de télévision. Avec un lancement réussi, le PDG Henry Hardenbor a déclaré que la HSI est “la première entreprise à avoir envoyé une voiture dans l’espace”, voyageant désormais à travers le vide spatial. Si l’intérêt scientifique ou économique de ce lancement n’est pas vraiment au rendez-vous, il est surtout un grand coup de communication des Hardenbor pour marquer leur réussite dans le domaine spatial et faire parler d’eux, dans l’optique de trouver de nouveaux clients. Déjà, Henry Hardenbor avait annoncé plus tôt en 2017 que la HSI avait signé un contrat de plusieurs lancements de satellites appartenant à la République de Lermandie, dans le cadre de leur programme de développement spatial, suite à leur sortie de l’ASNA. D’ici 2019, la HSI compte dévoiler un nouveau modèle de lanceur, aux capacités plus importantes que le précédent, qui devrait notamment permettre de déployer des satellites de plus grande importance ou en plus grand nombre. Henry Hardenbor, dans une interview donnée sur la chaîne WNN, a également envisagé “d’ouvrir un nouveau site de lancement pour HSI, dans les années à venir, peut-être même à l’étranger, si possible plus proche de l’équateur”.


Musique | Vambrace | Rise and Fall | HMG Entertainment | Hellfire records
16/04/2018 : Le groupe Vambrace sort son nouvel album “Rise and Fall”


Le groupe de metal westalien Vambrace a publié trois morceaux de son nouvel album, “Rise and Fall”, au cours de la journée du 16 avril 2018. La bande de metal la plus célèbre de la Grande République, célèbre pour ses chansons racontant des événements historiques, se lance dans la très complète période des guerres amérindienne pour son nouvel album, couvrant la conquête de Dakantia par le Général William Heavenfort, en passant par l’ascension et la chute de l’Ak Amatra Makkapitew, jusqu’au coup d’Etat d’Henry Horvanx et sa victoire finale à la bataille d’Atawa. Dans une récente interview de James Barken, chanteur et parolier de Vambrace, ce dernier déclare : “nous avions envie de nous tourner vers une période historique exclusivement westalienne pour ce nouvel album. Notre histoire nationale est particulièrement riche en événement épique et très intéressant à raconter, nous l’avons déjà fait plusieurs fois dans nos précédents albums. Le choix des guerres amérindiennes est celui d’un changement d’ère, celui de la chute de la Ier République, de l’ascension d’un chef hamajak à l’aura légendaire, avant de voir sa chute profiter au vainqueur final de ces conflits : Henry Horvanx. C’est pour cette raison que nous avons nommé notre album “Rise and Fall”, dont le morceau éponyme se veut être la conclusion de cette histoire… Et de notre album”. Avec un renouvellement chez Hellfire records, propriété de la HMG Entertainment pour tout ce qui est de la publication de musique rock et metal, Vambrace a encore trois autres titres à publier au cours de l'année 2018. Avec Blackhill, qui porte sur la bataille du même nom, Ashes of Santa Maria, sur le grand incendie de 1874 à Santa Maria, et The Hammer of Westalia, qui raconte la victoire d’Henry Horvanx à la bataille d’End Plateaus, le groupe compte publier encore The Chosen One, comptant l’ascension de Makkapitew, Unstoppable, pour la chute de la Ier République et pour finir Fall And Rise, concernant la bataille finale d’Atawa. Au cours de l’été, Vambrace a déjà annoncé une tournée à travers le pays, à Columbia (07/06), à New Landor (09/06) ou encore à Santa Maria (24/07), surnommée "The Warriors Tour".


Droits hamajaks | Nouveaux accords de Columbia | Vipponah Shuman | Gary Sikyatavo
07/05/2018 : Manifestations hamajaks contre le blocage des “Nouveaux accords de Columbia”


Les “Nouveaux accords de Columbia”, l’une des promesses phares de l’ancien programme de la désormais disparue Alliance Sociale et Démocratique, pourrait bien s’enfoncer toujours un peu plus dans la paralysie. En effet, à la suite de la victoire de la coalition de gauche en 2015, Simeon Belagri avait promis la signature de nouveaux accords “visant à trouver une réponse durable à la question hamajak d’ici 2016”, chargeant de cette très importante mission Vipponah Shuman, Ministre fédéral pour la Cohésion des peuples, ministère spécialement créé pour l’occasion, également Vice-Président du Mouvement Social Hamajak. Le nouveau ministre a, au cours de son mandat, rassemblé à plusieurs reprises les différentes communautés ethniques du pays pour trouver un terrain d’entente concernant la signature de ces nouveaux accords, mais il s’est rapidement avéré que le dialogue intracommunautaire est loin d’être une chose facile en Westalia. Avec les communautés austariennes et madreriannes opposées à l’idée de voir les hamajaks gagner de nouveaux “territoires protégés” pour leurs terres sacrées, des communautés hamajaks aux très nombreuses revendications, principalement territoriales, et les communautés nipozams, divisées sur ces questions, mais principalement en accord pour la protection de leurs traditions et de leurs religions locales. Dès septembre 2016, le Ministre n’a pas d’autre choix que de le reconnaître : “Nous avons fait des avancements cruciaux dans les échanges, mais il est désormais clair que la présentation d’un texte commun au gouvernement fédéral ne sera pas possible avant au moins 2017”. Dans un premier temps confiant, l’espoir s’est évaporé progressivement au fur et à mesure des mois de l’année 2017, alors que la question hamajak fut éclipsée au profit de sujets géopolitiques et d’actualité. Le coup de grâce, concernant l’avancement de ce projet, est sans aucun doute la chute du gouvernement Garandor en octobre 2017, avec la démission de Vipponah Shuman, moteur de ces échanges cruciaux. Le 3 mai 2018, le nouveau Ministre fédéral pour la Cohésion des peuples, Sadayoshi Yasumoto (FPD), a annoncé la suspension temporaire des échanges, justifiant son choix par un blocage “qui ne permet pas de rédiger un texte constructif en l’état”, alors que l’ombre de la droite sur le capotage de ce projet plane fortement. Gary Sikyatavo, Président du MSH et principale figure de la lutte politique pour les droits hamajaks, a réagi en conséquence en faisant mobiliser plusieurs milliers d’hamajaks, et leurs partisans, dans différentes manifestations à travers le pays, que cela soit à Columbia, New Landor ou Atawa, au cours de la journée du 7 mai. Ces manifestants ont dénoncé “le manque d’avancement dans le projet” et un “complot institutionnel contre les nouveaux accords de Columbia, par la droite et avec la complicité du FPD”. Les manifestations se sont majoritairement déroulées dans le calme, bien qu’avec une dizaine d’arrestations notables dans la ville d’Atawa.


Politique | Congrès Suprême | Élections du Congrès Suprême 2018 | Alliance Asfortienne | Victor Hardenbor Jr.
23/05/2018 : Victoire de la droite aux élections du Congrès Suprême


Ce dimanche 20 mai 2018, l’ensemble des citoyens électeurs ont été appelés aux urnes pour la recomposition du Congrès Suprême, au cours des élections correspondantes. En 2014, le Parti de l’Union Républicaine, au pouvoir à cette époque, avait rencontré un recul net dans son nombre de sièges, bien qu’ayant conservé une majorité relative au sein de cette institution, tandis que le Front Populaire et Démocrate a connu une avancée significative au sein de cette dernière, passant de vingt à trente-et-un sièges, un score particulièrement impressionnant, dans un contexte de scandale politique avec la tentative d’interdiction du journal Democracy, par le Ministre fédéral à l’Unité Nationale de l’époque, Alfred Eisendorf, qui entraînera la chute du pourtant solide gouvernement Fujitawa, après neuf années d’existence. Quatre ans plus tard, la scène politique westalienne a grandement évolué, tout comme les rapports de force en place… Avec la chute du gouvernement Garandor, en octobre 2017, la gauche est partie désunie à ces élections, face à une droite revigorée par sa victoire aux sénatoriales l’année précédente. Si la gauche recule, tout particulièrement le Front Populaire et Démocrate qui perd huit sièges, l’ensemble des partis de la droite à l’extrême droite ne récupère qu’une dizaine de sièges, ne changeant pas réellement la configuration du Congrès Suprême, mais qui renforce et confirme une majorité de droite, plurielle, au sein de cette institution. On note tout de même l’entrée du New Order of Westalia en tant que groupe officiel au sein de l'hémicycle, dont ses quatorze délégués lui permettent de devenir le troisième parti de la chambre haute, ex aequo avec les asfortiens du Parti Libre et Démocrate. A gauche, les quelques gains se résument à l’entrée du Rassemblement Communaliste au Congrès Suprême, avec un représentant, une étape historique et majeure que vient de franchir ce petit parti d’extrême-gauche en pleine expansion, un parcours similaire à celui du Mouvement Social Hamajak, qui poursuit sa conquête de l’électorat hamajak, dont la communauté qu’il défend à majoritairement voté pour leur liste au cours de ces dernières élections. La recomposition de cette assemblée a également été l’occasion pour Victor Hardenbor Jr, Vice-Président et leader de campagne du PUR, de se voir réélire pour la troisième fois à la tête de la Présidence du Congrès Suprême, grâce au soutien de toute la droite westalienne, largement majoritaire.


Armée fédérale | Campagne de recrutement 2018 | Militaire
04/06/2018 : L’armée, une carrière aux nombreux avantages


Comme chaque année, l’armée fédérale lance sa grande campagne de recrutement au début de l’été, avec de très nombreux choix de carrière qui s'offrent pour tout westalien qui souhaite s’engager pour son pays. Si le service militaire obligatoire permet de donner un avant-goût aux jeunes citoyens et potentiellement les inciter à rejoindre officiellement les rangs de l’armée fédérale, ces campagnes restent tout de même un enjeu majeur pour arriver à maintenir les objectifs de recrutement fixés par l'État-major des armées. En l’espace de quelques années, l’armée fédérale a engagé un réarmement massif et la reconstitution d’un effectif actif important, déjà le triple de ce qu’il pouvait être au début de la décennie. Tout au long de l’été, les différentes branches de l’armées, l’armée de terre, la marine et l’armée de l’air, organisent des événements dans des lieux publics pour séduire de potentielles recrues, comme des compétitions sportives, des entraînements gratuits au tir avec des armes de l’armée, des vols en avion militaire, et même des affrontements en stratégie militaire face à des élèves officiers, sur plateau dans un contexte fictif. L’armée fédérale, de plus en plus présente dans l’espace public, continue de renforcer son image auprès de la population avec ses opérations de communications, alors que le soutien de la population à nos forces militaires n’a jamais été aussi haut depuis la dernière guerre contre la Viétie, dans les années 80. Cette année encore, le gouvernement a validé une augmentation du budget dédié à la défense, avec une nouvelle revalorisation des salaires des militaires, ainsi que de nombreuses couvertures sociales et des avantages très intéressant, comme des prêts à taux très bas auprès des banques ou encore des réductions importantes sur le coût des billets pour les voyages en transports publics. L’année 2018 s’annonce prometteuse en matière de recrutement, tout particulièrement à la suite de l’année 2017, meilleure année depuis le début du siècle en la matière. Le retour du spectre de la guerre, notamment à cause de la Fédération de Stérus et son agression à notre encontre, a profondément marqué la population, qui s’est montrée beaucoup plus volontaire dans sa volonté de servir sous les drapeaux, d’une part, et dans sa confiance importante envers l’armée, de l’autre. Selon le Chef d’État-major des armées, l’Admiral Nobuyoshi Kaminaga, “il est important que l’armée soit une entité proche du peuple qu’elle sert et protège de toute son âme. Elle doit renvoyer une image de respect, de discipline et de proximité, celle qui offre à n’importe quel westalien, peu importe son origine ou son histoire, la chance de trouver une raison de vivre, de trouver le plaisir d’être utile à une grande cause : celle de servir la nation”.


Economie | Armement | Akiyama Kajiya | Akiyama Corporation | Hirayoshi Akiyama | Kunisada Yamanaka | Fort Harvey
18/06/2018 : Akiyama Kajiya inaugure son nouveau “super complexe industriel” à Fort Harvey


Après deux ans de travaux, l’entreprise de production d’armes Akiyama Kajiya a officiellement inauguré son “super complexe industriel”, dans la ville de Fort Harvey. Ce grand ensemble d’usines, pour la plupart déjà opérationnelles, est devenu un élément phare de la nouvelle zone industrielle de la ville grâce à ses nombreuses toitures métalliques et ses cheminées visibles de loin. Hirayoshi Akiyama, PDG d’Akiyama Corporation, société mère d’Akiyama Kajiya, s’est déplacé personnellement pour inaugurer cette mégastructure, dont leur multiplication au sein du groupe en font la marque de toutes les entreprises qu’il possède en Westalia et ailleurs dans le monde. Plusieurs de ces usines produisent déjà des pièces vitales pour l’assemblage d’ASF-22 ‘Phoenix’, avion de chasse dernière génération, du WMF-02 ‘Wyverne’, le nouveau chasseur-bombardier dernière génération, conçu avec Warsmith Industries, dans le cadre de leur coopération au sein du Consortium de Columbia, mais également de nombreux composants destinés à l’assemblage de navires, dans leur chantier naval de Kaijotoshi, tout comme les pièces d’équipements d’infanterie qui ont permis à Akiyama Kajiya de se faire une place au sein des contrats public, transformant le monopole de son rival, Warsmith Industries, en un duopole stratégiquement acquis, à l’image du lance-roquettes BY-6, ou encore des missiles guidés antichar HA-3 ‘Akuma’ et leur sation de tir, également vendu sous licence à l’armée lermandienne. Pour Kunisada Yamanaka, Ministre fédéral de l’Industrie et de la Recherche, “c’est avec des acteurs de confiance et dynamiques, tels qu’Akiyama Kajiya, que la Grande République se construit une autonomie industrielle, économique et surtout militaire en concevant et produisant son propre matériel sur ses terres. A l’heure des menaces, des mégalomanes et des missiles, Westalia a besoin de multiplier la construction de ces super complexes industriels à travers le pays, pour que notre capacité de production en matière d’armement puisse atteindre les niveaux nécessaires aux besoins que notre armée demande, dans sa modernisation et transformation en profondeur”.


Arthur McAubert | Légions horvanxiennes | Horvanxisme | Paramilitaire | Anti-communisme | Anti-communalisme
29/06/2018 : Arthur McAubert finance la restructuration des légions horvanxiennes


La proximité du milliardaire et chef de la famille McAubert, Arthur McAubert, avec des figures horvanxiennes radicales n’est pas un secret, sa participation à la fondation du New Order of Westalia et son occupation du poste de Vice-Président au sein de ce parti politique en est un exemple particulièrement parlant. Cependant, l’homme d'affaires westalien le plus connu du XXIème siècle porte déjà son regard plus loin que la scène politique. En effet, ce dernier a été régulièrement vu aux côtés d’Ulyss Baltmord, “General” des Légions Horvanxiennes, ce groupe paramilitaire composé de multiples entités autonomes qui promeuvent la lutte contre le communisme, le communalisme et les hamajaks, par la force si nécessaire, bien que cela n’est encore jamais arrivé jusque-là. S’ils ont particulièrement fait parler d’eux au cours de la marche sur Columbia, en 2016, défilant dans la capitale en tenue de combat et armes de guerre à la main, ils restent en réalité assez peu médiatisé en dehors des réseaux horvanxiens. Fin 2017, leur leader, Ulyss Baltmord, avait annoncé sa volonté de restructurer les légions horvanxiennes pour accentuer leur aspect paramilitaire, voir dans le mercenariat militaire, dans le besoin de pouvoir déployer des forces armées dans les luttes que le groupe soutient. Cependant, cette restructuration nécessite d’importants fonds financiers que les légions ne possèdent pas en l’état, que cela soit pour se doter d’un équipement de qualité et en quantité nécessaire, pour mobiliser ses hommes et surtout pour élargir ses rangs. Tout cela nécessite une nouvelle organisation et une quantité d’argent plus que nécessaire pour accomplir un tel objectif aussi ambitieux. Pour ce faire, il fut nécessaire pour les légions de trouver un riche mécène capable de leur accorder autant de fonds, et ce mécène en question n’est autre qu’Arthur McAubert. Si le “Requin westalien” ne s’est jamais exprimé publiquement sur ses ambitions concernant le groupe, son financement ayant été dévoilé dans la presse sans pour autant avoir essayé de le cacher ou de le réfuter, cet investissement permet au McAubert de se constituer leur petite armée privée de mercenaires, qui plus est alignée sur leur idéologie. D’après des rumeurs internes, Arthur McAubert ambitionne de transformer les légions en une organisation de sécurité déployable à souhait, à l’image de ce qui se fait déjà au sein d’Akiyama Corporation, et leur “société de sécurité” Akinoyari, notoirement connue pour être le bras armée d’Hirayoshi Akiyama, notamment dans la défense de ses intérêts. George Garandor, Ministre fédéral aux affaires intérieures, a condamné la volonté d’Arthur McAubert de “renforcer un groupe aux idéaux racistes, révisionnistes et violents, pour servir des intérêts personnels et idéologiques pouvant mettre en péril la stabilité du pays”, sans pour autant annoncer de mesures répressives à son encontre, ce genre d’organisation de “sécurité” étant légale en Westalia.


Santa Maria | Élections municipales | Ottavio Beranci | Mafias madreriannes
01/07/2018 : Ottavio Beranci devient le nouveau Maire de Santa Maria


Les élections municipales de la ville de Santa Maria se sont déroulées ce 1er juillet 2018, voyant le maire sortant, Gustavo Di Scenza (Front Populaire et Démocrate), affronter la seule liste d’opposition face à lui, une liste déclarée “sans-étiquette”, mais soutenu par la droite, avec à sa tête le chef de la célèbre famille terracristienne Beranci, Ottavio Beranci. En effet, si un total de quatre listes avait été annoncé au début de l’année, deux d’entre elles ont décidé de se rétracter face à la pression montante autour de ces élections. Celle du député indépendantiste Guiscardo Giammarino a annoncé son retrait en mars, justifiant “un manque de moyens et de force politique pour accomplir convenablement ces élections avec sa liste”, tandis que des rumeurs circulent concernant un supposé enlèvement de sa jeune fille de six ans, à la sortie de son école, pendant toute une journée, avant d'être relâché, pointant une intimidation lui étant destiné, bien que ce dernier n’a jamais affirmé ces rumeurs. La seconde, la liste du socialiste Cristoforo Vasile, a été contrainte de se retirer début juin, à la suite de la disparition de Cristoforo Vasile lui-même, et de son incapacité à représenter une nouvelle liste dans les temps. L’homme politique aurait mis le feu à son entreprise de gestion immobilière, avant de prendre la fuite vers l’étranger avec sa famille. Selon un journal local, l’homme politique aurait fui de lourdes dettes qu’il devait à des mafias madreriannes, sans vraiment entrer dans les détails. La police menant toujours son enquête, elle n’a pas encore communiqué d’informations relatives à ces rumeurs. Ainsi, les élections municipales ont vu s’affronter le maire sortant FPD et l’homme d'affaires madrerian Ottavio Beranci. Dans plusieurs débats houleux entre les deux hommes, notamment sur Notizia TV, Gustavo Di Scenza a accusé son adversaire d’avoir recours à l’intimidation de ses opposants par des moyens criminels et violents, pour parvenir à ses fins concernant sa “conquête” de la mairie de Santa Maria. De son côté, Ottavio Beranci a d’abord répondu avec beaucoup d’ironie à son rival : “Gustavo, c’est un gars solide, un gars très solide. J’ai presque l’impression que ça va mal finir pour moi avec lui de retour à la mairie”, avant de l’attaquer directement, “soyons sérieux, cet homme est un menteur de première, un corrompu qui dépend de son parti pour avoir une quelconque légitimité, il est financé par des intérêts étrangers à Santa Maria, contrairement à moi, qui me finance tout seul. Il fait sa carrière politique, moi, je suis là pour nos habitants. En quatre ans, il n’a strictement rien fait pour la ville, toutes ses dépenses n’ont servi à rien, on est dans le rouge, Gustavo ne sait même pas faire des additions, c’est un illettré actuellement au pouvoir. Moi, rien que l’an dernier, j’ai construit des résidences destinées à des familles dans le besoin et une maison de retraite. De toute façon, il est à 5% et je suis à 95% dans les sondages, c’est déjà plié face à cet incompétent”. En termes de résultats, la liste d’Ottavio Beranci a rassemblé 64% des voix, contre 36% pour celle de Gustavo Di Scenza, qui dénonce “une mascarade de campagne, qui a amené un criminel à la tête de la quatrième ville du pays”. Ottavio Beranci, le nouveau maire de Santa Maria, a déjà annoncé sa volonté de rénover la rocade de Santa Maria, ainsi qu’une baisse d’impôt pour les entreprises et les habitants les plus pauvres. Malgré tout, sa promesse de campagne la plus attendue est celle de la réorganisation “totale” de la police municipale de la ville, que le nouveau maire accuse d’avoir été corrompue par son prédécesseur.
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Democracy du 28 juillet 2018
Democracy

Procès des années Hardenbor : Arrestation, comparutions à venir et multiplication des accusés

Alfred Eisendorf, Président du New Order of Westalia et candidat déclaré pour les présidentielles de 2019, lors d’une conférence à Atawa, le 14 juin 2018.
Alfred Eisendorf, Président du New Order of Westalia et candidat déclaré pour les présidentielles de 2019, lors d’une conférence à Atawa, le 14 juin 2018.

Alfred Eisendorf arrêté pour meurtres, Victor Hardenbor et Akito Fujitawa appelés à comparaître cette année, la liste des personnes mise en examen élargit à d’autres personnalités des hautes sphères westaliennes, le “Procès des années conservatrices” s’embrase de plus en plus et gêne particulièrement à droite.

Un scandale politique et économique qui prend une ampleur sans précédent

Au cours de l’été 2016, le pays a été secoué par la décision du tribunal fédéral de Columbia d’ouvrir des enquêtes à l’encontre de plusieurs membres de l’ancien exécutif conservateur, entre 1991 et 2015, dont des figures majeures des anciens gouvernements, que cela soit l’ancien Premier ministre fédéral Akito Fujitawa, l’ancien Ministre fédéral à l’Union Nationale Alfred Eisendorf et surtout l’ancien Président fédéral Victor Hardenbor. Les accusations contre ces trois personnalités sont particulièrement graves : Akito Fujitawa se voit principalement accusé d’avoir atteint à la liberté de la presse avec la décision prise, vers la fin de son mandat, de censurer et suspendre le Democracy, notre journal, en raison d’un article contenant le témoignage d’un hamajak aux idées indépendantistes. Il est également accusé par le procureur de Columbia, à l'origine de la majorité de ces dossiers, d’avoir été à la tête d’un vaste réseau de favoritisme et de corruption entre 2005 et 2014, pour avoir publié des appels d’offres partiaux visant à favoriser l’emploie de certaines entreprises dans des contrats publics. Victor Hardenbor, de son côté, est également accusé d’avoir été un membre actif de ce réseau au cours de sa présidence, notamment avec les entreprises appartenant à sa famille, ainsi que l’utilisation de nombreuses sociétés fictives pour financer les campagnes électorales du PUR, principalement locales, à minima entre 2007 et 2013. Le plus “grand” des accusés de tous, devenu figure principale de ces procès, c’est bien évidemment Alfred Eisendorf, qui se voit accusé des crimes les plus graves : que cela soit l’atteinte à la liberté de la presse, en tant que principal instigateur de la tentative de censure en 2014, mais également pour des crimes pouvant remonter jusqu’à 1993, avec une accusation pour multiples homicides, du temps où il a eu le commandement de l’armée au cours des opérations de “nettoyages” des ghettos hamajaks, concernant principalement les centaines de morts au cours des sanglantes manifestations du 24 février 1993.

C’est ainsi, au début de l’été 2017, que le tribunal fédéral de Columbia a jugé que les résultats apportés par les enquêtes étaient suffisants pour inculper les différents accusés de la majorité de leurs crimes, avec des premières dates de procès à l'origine établis entre le second semestre 2018 et le premier semestre 2019, bien que repoussées dans le temps depuis. Si la police fédérale continue de rassembler des éléments, les différents acteurs de cette affaire judiciaire nient tous en bloc les accusations dont ils sont la cible. Akito Fujitawa, actuellement sénateur, et Victor Hardenbor, officiellement en retrait de la scène politique westalienne, ne se sont jamais exprimés publiquement jusqu’à leur mise en examen officielle, préférant le relais de leurs avocats pour s’exprimer à leur place, ce qui n’est pas le cas d’Alfred Eisendorf, qui utilise cette affaire pour galvaniser ses troupes et pour se poser comme “victime d’un complot de la gauche communiste et hamajak qui cherchent à faire disparaître le premier des patriotes du pays”. Si la majorité de la population considère que la mise en examen d’Alfred Eisendorf est justifiée, cela n’a pas empêché son parti de réaliser de bons scores au cours des dernières sénatoriales et aux élections pour le Congrès Suprême, se hissant officiellement au rang de quatrième parti du pays, pour une formation politique à peine âgée de deux ans cette année. Avec la chute de la gauche, l’étude des sondages pointe que ce procès à venir sert au contraire l’image d’Alfred Eisendorf, qui se pose en “martyr” des citoyens nationalistes et horvanxiens.

Alfred Eisendorf arrêté pour meurtres et rapidement relâché sous caution

Photographie d'identité judiciaire d’Alfred Eisendorf, publication de la Westalian Federal Police Agency, le 26 juillet 2018.
Photographie d'identité judiciaire d’Alfred Eisendorf, publication de la Westalian Federal Police Agency, le 26 juillet 2018.

Cette affaire prend à nouveau un tournant inattendu en cet été 2018, qui semble marquer un nouvel épisode de cette série judiciaire. A la suite de l’apport de nouvelles preuves, notamment portées par des témoignages de personnes présentes au cours des manifestations du 24 février 1993, “du côté des manifestants comme d’anciens militaires”, selon le communiqué officiel du tribunal fédéral de Columbia, le Juge fédéral de Columbia a déposé un mandat d’arrêt à l’encontre d’Alfred Eisendorf, pour homicides volontaires, en raison de ses décisions ayant permis un “usage de la force létale disproportionné et encouragé au cours des événements du 24 février 1993”, son immunité parlementaire ne le protégeant pas dans ce genre de cas. Le Sénateur et chef du NOW a été arrêté dans son domicile personnel d’Oakcity, dans le nord de l’État-Républicain d'Horvanx, par des membres de la Westalian Federal Police Agency, qui ont procédé à son arrestation officielle au cours de la matinée, “sans aucune résistance et avec une coopération totale” du premier concerné. L’élu horvanxien a été par la suite amené par les forces de la police fédérale à Atawa, capitale de l’État-Républicain, dans le bureau de la WFPA, où il a été contraint de passer par tout le processus judiciaire, dont la prise d’une photographie d'identité judiciaire, que l’agence de police est dans l’obligation de publiée selon les lois fédérales, et qui a été très rapidement médiatisée. Toujours selon un communiqué officiel, Alfred Eisendorf a été présenté devant un juge, trois heures après son arrivée à Atawa, qui a demandé une caution de cinquante millions de Talirs pour que le prévenu puisse être libéré sous condition, en prévision de son procès à venir. Une caution qui va être rapidement payée par son allié et Vice-Président du NOW, Arthur McAubert, troisième fortune du pays, qui aurait fait le déplacement personnellement dans la capitale régionale pour venir le sortir de détention, selon des témoins locaux, au cours du milieu d’après-midi. La justice fédérale, dans un nouveau communiqué public, justifie cette décision historique : “En raison des preuves rassemblées et de la concordance de ses dernières vis-à-vis des crimes dont est accusé Alfred Eisendorf, nous avons décidé de procéder à son interpellation pour homicides volontaires sur quinze personnes au cours de la journée du 24 février 1993, dont les ordres et le pouvoir de décision du citoyen Eisendorf, alors Général à cette époque, ont été motivée par un objectif d’apporter la mort à ces quinze westaliens. Notre décision n’est nullement motivée par une quelconque volonté politique, mais bien par l’application stricte et juste de la loi fédérale, telle que votée par nos élus. Personne n'est au-dessus des lois.”.

Selon Micheal Jasper, spécialiste en droit fédéral, “les seules accusations d’homicides volontaires sont particulièrement graves pour Alfred Eisendorf. On parle de ce que la justice considère comme quinze meurtres à l’encontre de citoyens westaliens, commis au cours de ses fonctions d’officier militaire, en 1993. Les caractères multiple et volontaire aggravent grandement les accusations, avec un risque de destitution, d’emprisonnement à vie dans le moins pire des cas, jusqu’à la peine de mort. Dans l’histoire de notre pays, un seul cas se rapproche de cette affaire, c’est celui du Sénateur Francis Polius qui, en 1948, a été accusé d’avoir fomenté l’assassinat de son adversaire aux précédentes élections, en faisant exploser sa voiture, avec lui et sa famille à son bord. L’enquête révélera son implication, où le Sénat le destituera, avant de voir la justice le condamner à la peine de mort en première instance, avant de se commuer en peine de prison à vie, en appel. Alfred Eisendorf étant accusé de meurtres provoqués “indirectement” au cours de ses précédentes fonctions officielles, il est encore difficile à voir si le caractère volontaire sera retenu”. Bien que rapidement libéré, cette histoire n’a pas laissé de marbre les nombreux soutiens du Président du NOW, qui se sont une nouvelle fois rassemblés à Columbia pour dénoncer une “répression politique” et un “acharnement juridique” contre leur leader. Dans la soirée, Alfred Eisendorf a renouvelé ses accusations contre “les juges socialistes et communistes, profondément anti-westaliens, qui cherchent à détruire notre démocratie en essayant de réduire au silence l’un des principaux représentants du peuple, utilisant les lois pour assouvir leurs délires rouges, pour m’empêcher de me présenter aux prochaines présidentielles”. En effet, ces juges fédéraux à la tête de ces différentes affaires sont tous issus de la nouvelle promotion nommée par le Conseil de la Justice Fédérale peu de temps après son renouvellement par le Président fédéral Simeon Belagri, en 2015. Dans un spectre plus large, la classe politique s’est divisée entre la droite conservatrice et l’extrême-droite nationaliste qui ont apporté leur soutien à Alfred Eisendorf, à l’image de Victor Hardenbor Jr. (PUR), qui a dénoncé une “corruption dans les hautes sphères de la justices pour mettre au pas la droite westalienne”, tandis que la gauche s’est réjouie de cette arrestation, bien qu’éphémère, tel qu’a pu le déclarer le Président du Mouvement Social Hamajak, Gary Sikyatavo, “on fini toujours par payer pour ses crimes. Aujourd’hui, le bourreau du 24 février 1993 a fait un premier pas vers sa fin. Il reste encore des centaines de nos frères et alliés pour lesquels la justice n'a toujours pas reconnu son implication direct, mais ces quinze premiers martyr ouvriront la voie. La justice l’écrasera de son marteau, de la même façon qu’il a écrasé de nombreux hamajaks innocents venus manifester pour un monde plus juste. Le diable sera bientôt derrière les barreaux”.

Des comparutions à venir… Avec une défense solide qui parvient à repousser les échéances

Victor Hardenbor, Président fédéral entre 1991 et 2015, sortant d’une rencontre avec le Président de la République du Nouveau-Saptär, Volodimir Pervetcha, à Nova-Aphalstèma, Nouveau-Saptär, Yukanaslavie, le 12 juillet 2018.
Victor Hardenbor, Président fédéral entre 1991 et 2015, sortant d’une rencontre avec le Président de la République du Nouveau-Saptär, Volodimir Pervetcha, à Nova-Aphalstèma, Nouveau-Saptär, Yukanaslavie, le 12 juillet 2018.

La justice fédérale, dans ses affaires, s’attaque à l’une des personnalités westaliennes les plus connus du pays : l’ancien Président fédéral Victor Hardenbor. Le précédent chef de l’État fédéral avait annoncé son retrait de la vie politique en 2014, avec effet à la fin de son dernier mandat, en octobre 2015, justifiant un âge avancée ne lui permettant plus de pouvoir assurer un investissement nécessaire dans les hautes sphères du pays, préférant “redevenir un militant comme les autres et sans fonction officielle” au sein du parti politique qu’il a fondé : le Parti de l’Union Républicaine. Cependant, le septuagénaire, qui approche des 78 ans, semble pourtant continuer à se positionner comme le westalien le plus puissant et le plus influent du pays, d’une part grâce à sa fortune, la plus importante au sein de la Grande République, mais également en Aleucie, mais surtout grâce à ses discrets, mais très nombreux, voyages à travers le continent, invité dans des conférences ou en tant que conseiller pour des alliés politiques étrangers, à l’image du Président de la République du Nouveau-Saptär, Volodimir Pervetcha, dont il est particulièrement proche ces dernières années. C’est en effet depuis la Yukanaslavie, dans sa résidence secondaire de Nova-Aphalstèma, qu’il a pour la première fois commenté les affaires judiciaires qui le poursuivent depuis 2016, au cours d’une interview retransmise à la radio : “Il n’y a aucun fondement dans les accusations que l’on me porte. La justice fédérale devrait arrêter de prendre à tout-va les fausses preuves présentées par des militants d’extrême-gauche qui n’ont que pour objectif de salir mon bilan de plus d’un quart de siècle à la tête du pays. Je n’ai pas honte de mon bilan, la Grande République a pris le chemin de l’ouverture sur le monde et se repositionne aujourd’hui en tant que première puissance du continent, comme à l’époque, grâce à l’héritage dont j’ai fait don à mon peuple, peu importe mes successeurs. On peut critiquer mes décisions, mais on ne peut pas m’amener devant la justice pour des crimes que je n’ai pas commis”. A la question de ses expatriations régulières, en forte hausse depuis 2016, l’ancien Président fédéral se défend de toute fuite à la justice fédérale : “J’aime voyager, il n’y a rien de mal, à mon âge, de vouloir profiter de la vie ? La justice westalienne m’a appelé à comparaître personnellement et je serai présent en personne devant les juges à la date donnée. Je ne fuis rien ni personne. Je n’ai pas fui les hordes communistes durant la guerre, ce ne sont pas quelques bureaucrates qui vont me faire peur, surtout lorsque je n’ai rien à me reprocher”.

Depuis 2016, c’est une armée d’avocats, parmi les plus grands cabinets du pays, qui s’efforce de construire une défense solide pour les différents accusés, utilisant de toutes les stratégies administrative et juridiques possibles pour protéger leurs clients d’une potentielle condamnation et d’actions préventives des juges fédéraux, à l’image de l’éphémère arrestation d’Alfred Eisendorf. Ainsi, la défense surveille les moindres actions de la justice, invoquant par exemple des vices de procédure pour repousser une comparution en 2017 et justifiant le report d’une première audition avec les juges, au début de l’année 2018. Par l’usage de ces stratégies, la plupart des accusés n’ont pour le moment pas encore été présentés officiellement devant la justice fédérale, faute d’une date définitive pour se faire. L’intérêt est grand pour ces derniers, qui veulent jouer la montre jusqu’à 2019, à minima, et miser sur une potentielle victoire de la droite aux prochaines élections présidentielles et sénatoriales, afin que le prochain gouvernement fédéral leur soit beaucoup plus favorable, potentiellement en s'arrangeant pour qu’un supposé futur Président fédéral de droite viendrait à dissoudre le Conseil de la Justice Fédérale, qui aurait alors les mains libres pour remplacer les juges en charges de ces affaires, potentiellement moins minutieux et actifs que ceux actuellement présents. Le pari est lancé pour nombre d’entre eux, il reste encore à savoir s’il sera réussi… Malgré tout, la justice fédérale se montre confiante dans la planification d’une audition pour Victor Hardenbor et Akito Fujitawa au cours du mois de novembre 2018.

De nouvelles personnalités inculpées par la justice fédérale

Alors que les différents accusés se battent avec ardeur pour assurer leur défense en prévision d’un futur procès, la justice fédérale élargit son spectre et a récemment communiqué sur l’inculpation de nouvelles personnalités, à la suite de nouveaux résultats d’enquêtes, principalement autour des affaires de corruptions et de favoritismes. Dans cette nouvelle vague, on retrouve par exemple le Directeur-Général d’Union Infrastructure, Jonathan Larster, une entreprise habituée à ce genre de procès, concernant plusieurs contrats accordés à UI entre 2010 et 2015. On retrouve également le discret, mais très influent, Directeur-Général de Warsmith Industries, Joseph Postom, dont l’appartenance de l’entreprise au Groupe Hardenbor aurait permis à cette dernière d’être favorisée dans les récents appels d’offres de modernisations du matériel militaire westalien, entre 1998 et 2015. Si ces personnalités représentent avant tout l’entreprise qu’ils dirigent, la droite westalienne dénonce une véritable “attaque planifiée contre des sociétés nationales majeures, principalement détenues par des hommes politiques de droite ou des familles de personnalités affiliées à la droite”. Des commentateurs de l’actualité, étiqueté à droite également, vont jusqu’à parler “d’un zèle irresponsable des juges fédéraux, qui mettent en danger l’image de la politique dans le pays et la stabilité de nos principaux acteurs économiques”, tandis que d’autres voient une “opération visant à mettre à mal la réputation de la droite à l’approche de 2019”, alors que cette dernière est considérée comme favorites pour les élections à venir. Dans ces affaires, ce n’est pas la première fois que des personnalités du monde économique westalien sont appelées par les juges. Fin 2017, Arthur McAubert avait été convoqué par la police fédérale, sans accusation à son encontre, mais dans le cadre de cette même enquête, afin d’échanger sur les rapports de son entreprise d’extraction minière, Northern Mining Alliance, avec le gouvernement fédéral de l'époque, sans mise en examen depuis. Cela va également être le cas du très célèbre Hirayoshi Akiyama, PDG d’Akiyama Corporation, qui a été récemment convoqué pour les mêmes raisons que le précédent, également sans accusation à son encontre, ce dernier ayant déclaré à la presse “qu’il n’a rien à se reprocher”, considérant ce prochain entretien comme “une simple formalité administrative de la justice”, celui-ci étant attendu pour septembre de cette année.
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Diffusée le 16 septembre 2018, à 18h

WNN


“Fukkatsu” : Interview d’Henry Takajiwa sur son nouveau livre à succès

Image d’illustration : Henry Takajiwa, Ministre fédéral aux affaires étrangères et théoricien des relations internationales westaliennes.
Image d’illustration : Henry Takajiwa, Ministre fédéral aux affaires étrangères et théoricien des relations internationales westaliennes.


Contexte de l’émission : World view est une émission qui traite de sujets d’actualités internationales sur la chaîne WNN. Elle y invite régulièrement des personnalités publiques, westaliennes ou étrangères, à commenter et à débattre sur un sujet précis. Elle porte généralement son attention sur les contextes diplomatiques et économiques liés à la Grande République, mais de plus en plus d’émissions se centre sur d’autres affaires internationales ces dernières années, principalement aleuciennes, avec la popularisation de “l’esprit kaiko-bu”, que l’on peut interpréter comme l’intérêt grandissant des westaliens pour les affaires extérieures à leurs pays, depuis l’ouverture sur le monde. Cette émission est animée par le présentateur Joseph Heirfond depuis sa première programmation, en 2007.

Joseph Heirfond : Chers téléspectateurs, bonsoir à tous. Dans cette émission du 16 septembre 2018, nous recevons un invité habitué de ce plateau et figure majeure du gouvernement, Monsieur Henry Takajiwa, Ministre fédéral aux affaires étrangères de la Grande République. Le premier des diplomates westaliens a récemment publié un nouvel ouvrage traitant de la géopolitique aleucienne et de la position de notre pays au milieu de cette dernière, “Fukkatsu”, qui connaît actuellement un grand succès en librairie. Enjeux stratégiques, alliances, crises et opportunités, son auteur va répondre à l'ensemble de nos questions ce soir !

Henry Takajiwa : Bonsoir à tous et merci pour cette introduction, Monsieur Heirfond.

Joseph Heirfond : Sans plus attendre, j’aimerai d'abord m’attarder sur le titre de votre livre, “Fukkatsu”, que l’on peut traduire en “Renaissance” ou “Résurrection”. Pourquoi ce choix ? Est-ce que cela s’inscrit dans l’évolution de la doctrine que vous appliquez depuis plus de quinze ans ?

Henry Takajiwa : Tout à fait, le choix de ce titre n’est pas anodin, puisque je considère mon dernier livre comme la suite naturelle de “Kaiko-bu”, cette compilation de mes articles à ce sujet, que j’ai publié en 2001. Westalia, désormais pleinement ouverte sur le monde, possède un réseau commercial devenu incontournable à l’international et cherche activement à la création de nouvelles relations diplomatiques avec de nombreuses nations, souvent influentes, et parfois même avec des alliances stratégiques. Nous jouons désormais un rôle central dans la géopolitique aleucienne. En réalité, je devrais plutôt dire que nous rejouons un rôle central dans cette dernière, puisqu’on a tendance a oublié la position majeure de la Grande République sur le continent, entre les années 50 et 80, un âge d’or pour notre diplomatie. Le “Fukkatsu” est donc l’étape suivante naturelle de notre ascension, celle de faire revivre cet âge d’or, voir d’aller encore plus loin que par le passé, c’est tout l’objet de mon nouveau livre : le futur.

Joseph Heirfond : Dans l’un de vos chapitres, vous vous attardez sur l’ascension de notre pays comme première puissance aleucienne revendiquée, une ascension que vous qualifiez d’incomplète et de fragile, pourquoi faire le choix de termes aussi durs ?

Henry Takajiwa : Vous l’avez correctement souligné, la Grande République est devenue ces dernières années la première puissance du continent. C’est un fait et beaucoup de nations aleuciennes le reconnaissent comme tel, pour autant, c’est un titre pour lequel je juge que notre pays n’a pas encore les épaules entièrement taillées. L’année 2016 et ses multiples crises, l’holocauste d’Estham, la menace militaire stérusienne contre la Lermandie et l’attaque contre l’un de nos convois par la Fédération, ont naturellement poussée notre nation sur le devant de la scène, dans une ascension rapide, peut-être trop rapide. On le voit bien, l’Aleucie est un continent dynamique, mais il a longtemps manqué d’une nation capable d’être la “Grande puissance”, un terme bien différent de première puissance et c’est dans cette différence que l’on découvre l’ascension incomplète de Westalia. Il n’y a pas de “Grande puissance” en Aleucie, aucune nation capable de protéger entièrement le continent, aucun gouvernement qui n'arriverait à rassembler sous sa bannière une majorité de pays de par son rayonnement diplomatique, d’imposer une direction et une croissance générale à tous… Westalia n’est pas une “Grande puissance”, mais on peut largement la considérer comme une graine de grande puissance, elle a le potentiel de le devenir, mais elle ne l’est pas actuellement.

Joseph Heirfond : Une bonne partie de votre ouvrage est, en effet, dédiée à des recommandations sur comment faire de notre pays cette “Grande puissance aleucienne” que vous avez théorisé. Le cœur de ces recommandations se trouve dans les liens que nous entretenons déjà avec les autres nations du continent. Est-ce que cela veut dire que nous sommes dépendants des autres pour atteindre cet objectif ?

Henry Takajiwa : Je n'emploierai pas le terme de “dépendance”, mais plutôt de “besoin réciproque” concernant nos relations avec les autres nations aleuciennes. Être la première puissance du continent n’est que la première pierre de cette ascension, pour la poursuivre, la colonne centrale de cette dernière va être de prouver au continent que nous sommes capables d’être une entité rassembleuse, capable de former un bloc de nations partageant nos visions et nos objectifs communs, une coopération où chacun va rapidement y trouver de nombreux bénéfices sur tous les plans. Je vais reprendre le cas de l’Alliance pour la Sécurité Économique Aleucienne, puisque son échec en tant qu’organisation continentale s’identifie en trois points majeurs : le premier est celui de l’absence d’une tête de file, avec des nations “leaders” qui n’ont pas réussie à s’entendre pour choisir une direction vers laquelle mener l’alliance, menant plutôt à la création naturelle de rivalités. Le second, lié au premier, c’est la trop grande divergence idéologique de ses membres et l’incapacité d’aller au-delà de cette dernière. Le troisième, probablement le plus problématique des trois, c’est l’inégalité structurelle de l’ASEA, avec d’un côté les nations “fondatrices” et de l’autre, “le reste”, avec des droits et des pouvoirs que les seconds ne possèdent pas par rapport aux premiers. On ne peut pas incarner tout le continent avec une telle structure, ce n’est pas viable sur le long terme et l’histoire me donne raison. D’où l’importance pour la Grande République de se réinventer aujourd’hui, en prenant en compte les erreurs de l’ASEA, dans son ascension : il faut construire une relation de confiance et ouverte avec nos partenaires et alliés, pouvoir incarner un modèle à suivre en Aleucie et démontrer notre fiabilité géopolitique.

Joseph Heirfond : En parlant de rassembler des nations, vous avez dédié une partie de vos réflexions dans la théorisation d’une nouvelle alliance aleucienne, certains parlent d’une nouvelle ASEA, d’autres d’une résurrection de l’ancienne Entente Aleucienne, mais vous ne vous affiliez à aucune de ces deux options, quelle est donc votre vision sur ce point ?

Henry Takajiwa : Je me suis déjà exprimé sur les raisons de l’échec de l’ASEA et je pense qu’il serait mal venu de prétendre à la reconstruire d’une quelconque façon ou sous une nouvelle forme avec ses membres actuels, cela serait contre-productif et mènerait à une finalité identique dans un futur proche. Mais cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas nous inspirer de certains éléments qui ont correctement fonctionné, en Aleucie ou ailleurs, pour constituer une nouvelle alliance continentale. Vous me dites également que certains souhaitent ressusciter l’Entente Aleucienne, mais ce serait également réducteur concernant nos nouvelles capacités sur cette époque : notre attention n’est plus limitée au Nord-Ouest aleucien, mais bien à l’ensemble du continent. Pour autant, là aussi, nous avons de nombreux éléments que nous pouvons reprendre à bon compte pour construire cette future organisation majeure. La première chose qu’il faut définir dans cette alliance, c’est un objectif et une direction claire : la protection de la souveraineté de l’Aleucie, de nos sociétés et de nos cultures contre les ingérences étrangères, de plus en plus nombreuses, sur un continent propice à ces dernières, justement à cause du manque d’une entité en charge de cette défense. En avançant tous dans la même direction, nous nous assurons d’un second élément vital pour la construction d’une telle organisation : sa cohésion. Il est important pour la Grande République de choisir avec soin ses futurs alliés, de s’écarter de ceux qui ne lui ont apporté que des malheurs, de se rapprocher des nouvelles nations prometteuses et de renforcer les liens avec nos alliés les plus fidèles. Je cite l’exemple de la République de Lermandie, dont la présence dans ce futur processus de création va être inévitable et nécessaire, mais il y a également de nombreux gouvernements westalophiles en Aleucie que nous devons intégrer dans ce processus, d’autres qui pourraient le devenir, je suis persuadé que notre pays dispose de bien plus de soutiens que ce que l’on pourrait penser à l’international. Il est temps de capitaliser sur notre nouvelle force, sur nos relations passées, présentes et futures, pour construire quelque chose de nouveau, de puissant et de cohérent d'un point de vue géopolitique.

Joseph Heirfond : La notion de “souveraineté aleucienne” revient assez souvent dans votre livre, c’est un élément qui semble central dans la nouvelle doctrine que vous préconisez, non seulement pour la Grande République, mais également pour tout le continent. En quoi cette nouvelle notion est-elle importante pour l’avenir ?

Henry Takajiwa : Les différents gouvernements du continent doivent prendre conscience que la souveraineté de l’Aleucie est désormais un enjeu géopolitique qui peut et va impacter tous les peuples aleuciens. Pendant presque deux siècles, l’Aleucie s’est plus ou moins gérée elle-même, avec l’apparition de nombreuses nations issues de la colonisation et d'un désintérêt progressif des puissances historiques en Eurysie et au Nazum pour nos terres. Nous avons résolu nos problèmes entre aleuciens, avant d’atteindre la création d’une “Pax Aleucia”, pendant plusieurs dizaines d’années, sans conflits ou crises majeures, notamment grâce à la disparition de la Viétie communiste, dans les années 80. Aujourd’hui, cette ère de paix touche à sa fin, avec la multiplication des tensions dans le monde, qui impactent même l’Aleucie, comme on a pu le voir avec Estham, mais aussi des crises continentales et des divisions qui nous rongent. Dans ce chaos, la souveraineté aleucienne s’affaiblit, elle est même directement attaquée par des acteurs étrangers, qui souhaitent recoloniser le continent en y étendant leur sphère d’influence malsaine. On le voit avec la multiplication des bases militaires qui sont apparues progressivement entre 2016 et 2018, avec un objectif à peine caché d’utiliser le continent comme d’une base pour leur projection mondiale. Défendre la souveraineté du continent, cela ne doit pas être le rôle d’une seule et unique nation, mais d’un maximum de gouvernements aleuciens qui doivent tout mettre en œuvre pour faire de ce sujet leur principal axe diplomatique à l’international.

Joseph Heirfond : Quelles sont exactement les menaces pour cette souveraineté ? Des nations étrangères au continent ?

Henry Takajiwa : En effet, il est évident que ces nations extra-aleuciennes sont les entités les plus dangereuses pour notre souveraineté et celles disposant du plus grand nombre de ressources pour venir déstabiliser le continent. Toutes les nations étrangères ne sont bien évidemment pas des menaces pour notre continent, cela ne veut pas dire qu’il faut isoler l’Aleucie pour se protéger, très loin de cela, mais une petite poignet des plus puissantes et/ou des plus folles d’entre elles ne se gêneront pas pour l’être et c’est de celles-ci dont il faut se protéger. Pour le moment, c’est un miracle que l’Aleucie n’est pas encore subie d’attaque majeure d’une de ces menaces, pourtant, on voit bien qu’elles exercent leurs viles manigances sur les autres continents : que cela soit la succession de révoltes communalistes, propagée telle une vague de l’Est au centre de l’Eurysie, ayant même provoqué une guerre entre l’Hotsaline, désormais assiégée de toute part, et une coalition de pays communalistes déterminées à renverser par la force le gouvernement local, pour y imposer leurs idées. Si le pays tient pour le moment, ce n’est pas le cas d’autres, comme le Garmflüßenstein, occupé puis remodelé par les révolutionnaires d’extrême-gauche kartiens. C’est également le cas en Afarée, où Carnavale a une fois de plus frappée de toute son horreur en s’établissant illégalement en Kabalie, provoquant un nouveau génocide majeur, seulement quelque temps après celui d’Estham. Sans surprise, que s'est-il passé en Afarée peu de temps après cette attaque barbare et étrangère ? Le continent s’est rassemblé autour d’une organisation visant à la sécurité de ce dernier, avec la prise de conscience que la souveraineté afaréenne est non seulement menacée, mais qu’elle a été grandement estropiée par une force hostile encore présente sur leurs terres. Est-ce que l’on doit attendre qu’une Cramoisie apparaisse chez nous pour que l’Aleucie se réveille ? Qu’une vague de révolutions extrémistes, pilotées depuis l’étranger, surviennent chez nos voisins et alliés pour se rendre compte du problème qui nous fait face ? Il est temps pour les aleuciens de se réveiller et de faire face à la nouvelle réalité de notre monde : ce n’est pas parce que nous avons été plutôt épargnés par ces problèmes qu’ils ne viendront jamais à nous, il faut s’y préparer au plus tôt et sans tarder. Aujourd’hui, c’est chasser ou être chassé, et je pense que la majorité des aleuciens préfèrent se trouver dans la première catégorie que la seconde. Chassons les menaces ensemble, plutôt que d’être dévorés séparément par ces dernières.

Joseph Heirfond : Pour autant, l’Aleucie possède aussi ses éléments perturbateurs, on a pu le voir avec la Fédération de Stérus et la multiplication des actes hostiles à l’égard de nombreux gouvernements continentaux, tout particulièrement le nôtre. Est-ce que cela représente aussi une menace pour la souveraineté aleucienne ?

Henry Takajiwa : C’est également une menace à prendre en compte, une menace “de l’intérieur”, mais cela serait réducteur de tout ramener à Stérus sur ce problème, c’est beaucoup plus large et divers que cela. Stérus est le cas d’une nation qui a vu arriver à sa tête un dirigeant mégalomaniaque et aux ambitions hostiles pour la stabilité du continent, faisant usage de la force militaire pour arriver à ses fins. Si le retour de l’Empire semble donner un changement de doctrine diplomatique plus adoucie pour les stérusiens, j’attends encore un peu plus de temps pour ne pas trop m’avancer sur le futur, il n’en reste pas moins que la Stérus de Pandoro est un archétype de nation qui pourrait réapparaître dans l’avenir, pas nécessairement à Stérus, mais n’importe où en Aleucie, à la faveur d’un dirigeant populiste aux idées similaires et aux moyens militaires tout aussi dangereux. Ce qui a permis de tuer dans l’œuf la menace pandorienne, c’est avant tout l’union de plusieurs nations pour isoler la Fédération avant toute nouvelle escalade des tensions, par des moyens qui ont fait leurs preuves et par une Westalia qui a su se montrer responsable et protectrice de la stabilité aleucienne. Demain, nous ne devons pas attendre d’en arriver à une telle mobilisation pour mettre fin à la menace, il faut avoir les moyens de dissuader tout futur dirigeant de se lancer dans des actions mégalomaniaques sur le continent, que cela soit par des moyens militaires, voir pire, des ingérences politiques. On le voit avec le problème loduariens en Eurysie, qui démontre une fois de plus la menace réelle du communisme pour l’humanité, avec leur invasion sanglante et injustifiable de l’Antares. La présence de ce genre d’éléments perturbateurs, comme vous dites, est également une porte ouverte pour les menaces extérieures de s’infiltrer dans nos affaires et de nous diviser plus qu’il ne le faut. D’où l’importance de commencer à se préparer pour former les bases d’une alliance disposant d’une direction claire et d’une cohésion solide pour l’Aleucie. Une alliance de nations sérieuses et capables de démontrer leur volonté de protéger la souveraineté aleucienne, ce qui exclut celles qui cherchent activement à profiter de son effritement pour étendre leur pouvoir.

Joseph Heirfond : Au sein du gouvernement dont vous faites partie depuis fin 2017, on voit que la doctrine diplomatique westalienne s’oriente à nouveau vers une posture très aleuco-centrée et plus active dans la construction de ce que beaucoup considère comme sa nouvelle sphère d’influence. Est-ce que c’est avec cette doctrine en tête que vous dirigez la diplomatie de la Grande République ? Plusieurs sources attribuent notamment le départ successif des bases militaires non-aleuciennes sur le continent à votre retour à la tête des affaires étrangères.

Henry Takajiwa : La fonction de Ministre fédéral aux affaires étrangères, dans sa forme actuelle, joue un rôle central dans la direction diplomatique du pays, mais il n’a pas le contrôle total sur la doctrine appliquée, puisque le Président fédéral joue également un rôle majeur dans les prises de décisions et les stratégies portées vers l’internationales. Du fait de mes missions, je rencontre presque tous les jours Monsieur Belagri, pour prendre les décisions les plus justes et les plus propices pour notre peuple, dans ce domaine dans lequel je vis depuis plusieurs décennies déjà. Comme tous nos citoyens, vous savez que le gouvernement actuel est avant tout le fruit d’un compromis entre belagristes, asfortiens et hardenboriens, avec des désaccords fréquents sur plusieurs sujets, notamment la diplomatie, mais aussi d’une volonté commune de faire tourner le pays pour l’intérêt supérieur de la nation et de son peuple. Nous parvenons à construire une ligne diplomatique sur des compromis, qui permettent d’avancer sans trop d’encombre. Bien évidemment, c’est avec les principes du Fukkatsu et du Kaiko-bu que j'essaye d’apporter ma pierre à l’édifice, bien que limité par cette situation de compromis avec les belagristes. Malgré tout, je reconnais volontiers ma contribution au nettoyage de notre continent des influences étrangères parasitaires, qu’ont pu être les slavis en Maximus et les kartiens en Lermandie. Des nations étrangères dont la bascule vers l’extrémisme de gauche a naturellement permis à ces partenaires et alliés de la Grande République qu’une présence étrangère n’a rien de positif pour notre continent. Ceux ne sont malgré tout que de petites victoires, particulièrement symboliques, mais qui ne changent pas vraiment la problématique. La Grande République est la principale contributrice dans la protection de la souveraineté aleucienne, mais elle ne peut pas en être la seule éternellement, un seul pays ne peut pas représenter tout un continent, mais un seul pays peut ouvrir la voie à tout un continent.

Joseph Heirfond : En restant sur des enjeux géopolitiques, dans votre livre, vous vous montrez méfiant d’une intégration de la Grande République au sein de l’Organisation des Nations Démocratiques, alors que le dossier fait encore beaucoup débat. Quelles sont les raisons exactes de votre méfiance ?

Henry Takajiwa : Plus qu’un débat, c’est un des points de crispations majeurs entre le camp présidentiel et l’alliance de droite dont je fais partie. En l’état, le maintien du statu quo au sein du gouvernement et du Sénat ne permet pas une réintroduction stable de ce dossier, je pense que beaucoup l'ont compris. Quant à la raison pour laquelle je marque ma méfiance, c’est tout simplement les conditions de dépose de ce dossier d’adhésion qui me paraissent tout simplement inacceptables du point de vue du diplomate que je suis. L’OND a astucieusement bien joué son coup en jouant sur la menace d’une guerre avec Stérus pour pousser le cabinet Garandor à déposer une candidature dans la panique, en échange d’un soutien officiel contre la Fédération. Bien évidemment, en tant que westalien, je suis reconnaissant des membres de l’OND d’avoir apporté leur aide stratégique dans cette crise, même en tant que chef de la diplomatie, ce genre de geste nous pousse à un rapprochement naturel. Cependant, je ne suis pas d’accord sur le fait que cela s’est produit dans le but de ramener notre pays dans une alliance dont nous n’avons en réalité que peu d’attache et qui est très majoritairement eurycentrée, avec un poids des affaires aleuciennes assez faible, quand bien même l’OND est sûrement la plus grande alliance de ce type dans le monde. Se jeter à bras ouvert dans une organisation internationale, c’est une erreur inacceptable de la part du précédent gouvernement, pour laquelle l’Alliance Asfortienne a rapidement posé son opposition ferme et déterminée. Est-ce que cela veut dire que nous sommes hostiles à l’OND ou que nous ne souhaitons pas traiter avec cette dernière ? C’est complètement faux, si je pense qu’une adhésion n’est pas bénéfique à notre pays, entretenir des liens plus étroits avec ce genre d’organisation est toujours une bonne chose et je pense que la position actuelle de Westalia en Aleucie est la raison pour laquelle ils ont autant d’intérêt à se rapprocher de nous. Je tiens à le préciser, dans ces propos, je n’exprime que mon opinion personnelle et pas celle du gouvernement dont je suis membre. Je sais très bien que Monsieur le Président fédéral Belagri est toujours partisan d’une adhésion au sein de l’OND et c’est cette divergence qui nous empêche encore de clôturer ce dossier, qui devra l’être d’une façon ou d’une autre, avec ou sans adhésion. Tout ce que je peux dire, c’est que cette situation est particulièrement délicate pour la Grande République et il ne serait pas bon de la laisser traîner sur plusieurs années.

Joseph Heirfond : Pour terminer sur des questions un peu plus centrées sur l’actualité intérieure du pays, l’année stratégique qu’est 2019, avec les prochaines sénatoriales primaires et les présidentielles, s’approche à grands pas. Avec la publication de “Fukkatsu”, est-ce que votre ouvrage s’apparente déjà à un programme diplomatique pour Westalia, si la droite remporte les élections ?

Henry Takajiwa : Je ne suis pas seul à décider de ce genre de choses, mais je peux déjà vous confier que plusieurs personnalités au sein du Parti de l’Union Républicaine partagent ma vision des choses concernant la position que nous devrions tenir à l’international. Ces dernières années, les conservateurs ont dû faire face à des crises internes et politiques qui ont remis plusieurs de nos fondamentaux en question. Cette réflexion sur nous-même a permis de reconstruire un PUR au visage nouveau et ce n’est pas sans fierté que je peux dire que mes efforts, visant à accentuer nos positions sur le domaine de la diplomatie et à se montrer moins réticents, ont fini par porter leurs fruits. Fukkastu n’est pas seulement un programme que je souhaite voir appliquer pour le pays, mais c’est surtout une doctrine que j’espère voir prendre racine dans les différentes chancelleries aleuciennes, avec l’idée qu’il est désormais nécessaire de protéger la souveraineté aleucienne, non pas en s’isolant, mais s’unissant avec des nations aux visions similaires. C’est un projet majeur pour lequel, si la droite obtient une majorité claire au Sénat l’an prochain, j’espère pouvoir mener à bien depuis la position dans laquelle je serai dans l’avenir.

Joseph Heirfond : En plus d’être une figure majeure chez les conservateurs, vous êtes régulièrement cité parmi les trois personnalités les plus appréciées des westaliens, depuis quelques années. Est-ce que l’approche des élections ne vous donne pas des ambitions présidentielles ? Plusieurs observateurs politiques vous citent régulièrement comme une personnalité présidentiable pour votre famille politique, à la suite de votre campagne réussie en 2017.

La caméra est désormais centrée sur Henry Takajiwa qui rigole légèrement avant de reprendre la parole, pour répondre à la dernière question qui lui est adressée :

Henry Takajiwa : Cela me fait plaisir de voir que la population que je sers m’apprécie et apprécie mon travail. Malgré tout, il est évident que les westaliens demandent un changement fort et puissant à la tête de l’État, celle d’une nouvelle gouvernance qui pourra unir toute la population sans exception vers un nouvel âge d’or, dans cette tempête que nous traversons. Si le gouvernement est toujours sur une base de compromis, il n’empêche pas que nous soyons toujours au bord d’une crise politique que nous avons évitée à plusieurs reprises, héritage du précédent gouvernement Garandor qui n’a pas réussi à diriger le pays tel que nous l’attendions de lui. Cependant, je suis au regret de vous partager que mes ambitions ne se portent pas vers le poste de Président fédéral de la Grande République, ce serait un honneur d’y être élu, mais ce n’est pas ce que je souhaite. A droite, il existe d’autres profils beaucoup plus adaptés pour 2019, je pense notamment à mon ami et camarade de longue date, Victor Hardenbor Jr., qui fut l’un des premiers partisans de la doctrine du Kaiko-bu, en plus d’être aujourd’hui un soutien de celle du Fukkastu, dont mes échanges avec ce dernier m'ont permis d’enrichir la rédaction de mon dernier livre. Il dispose de toutes les qualités nécessaires pour représenter la droite aux prochaines élections présidentielles, j’en suis persuadé et je lui accorde tout mon soutien.

Joseph Heirfond : Ceci marquera la fin de notre émission et de nos échanges. Je remercie une fois de plus notre invité, Monsieur Takajiwa, qui a répondu à nos questions portant sur sa nouvelle doctrine, le “Fukkastu”, décrite dans son dernier livre toujours en vente, en plus d’apporter son regard aiguisé sur l’actualité internationale, sur ce plateau. Merci à tous nos téléspectateurs de votre écoute et je vous souhaite à tous une très bonne soirée !

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Democracy du 14 novembre 2018
Democracy

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Présidentielles 2019 : Qui sont les candidats déclarés ?

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A dix mois des élections présidentielles, les mouvements politiques alignent leurs représentants pour ce scrutin décisif. Désormais, nous avons déjà une bonne idée de qui pourrait se retrouver en concurrence, en août 2019, avec une scène politique westalienne qui évolue une fois de plus, dans le renforcement ou la création d’alliances. Incertitudes, favoris, programmes politiques, avenir géopolitique et premières intentions de vote… Voici une première fenêtre sur ce scrutin décisif pour l’avenir du pays, mais également pour celui du continent.

Pour la première fois, le peuple aura le dernier mot

Alors que l’année 2018 approche de sa fin, le pays porte déjà son regard sur les différentes élections qui vont le secouer tout au long de l’année 2019. En effet, au cours de ces élections, le peuple sera appelé à voter pour renouveler les deux tiers du Sénat de la Grande République, en septembre, une période particulièrement attendue pour débloquer le statu quo actuellement en place sur la scène politique westalienne. Cependant, l’élection pour laquelle tous les partis politiques commencent déjà à faire campagne n’est autre que celle des présidentielles. Jusqu’en 2016, ces élections étaient tenues uniquement par le désormais disparu Conseil Électif de la Grande République, réunissant l’ensemble des présidents des États-Républicains et les présidents des deux chambres législatives pour nommer un nouveau dirigeant à notre pays. De par son fonctionnement, ces élections n’ont jamais été les plus suivies par le peuple, les candidats à ce poste étant plutôt choisis au sein de leur parti, parfois également nommé en tant que leader de campagne pour les sénatoriales primaires, déterminantes pour le vote final. Si le rôle de Président fédéral a été principalement figuratif entre les années 50 et 90, l’arrivée de Victor Hardenbor à ce poste, en 1991, change complètement les fonctions et la posture de chef de l’État en Westalia. Au début beaucoup plus présent dans les affaires intérieures que ses prédécesseurs, il parvient à faire voter en 2003 une réforme constitutionnelle, par référendum, pour élargir ses fonctions et ses pouvoirs, devenant un rôle très actif dans les arcanes du pouvoir, notamment à l’international lors des grands projets d’ouverture sur le monde. Avec la défaite des conservateurs en 2015 et l’élection de Simeon Belagri en tant que Président fédéral, l’asfortien de gauche organise une nouvelle réforme constitutionnelle qui réduit les pouvoirs de son poste, mais reste toujours très important par rapport à ce qu’ils pouvaient être avant 2003, justifiant la nécessité de garder un dirigeant gardant les capacités d’agir pour le bien du peuple. Dans cette nouvelle réforme de 2016, on retiendra surtout le changement dans la méthode de nomination du Président fédéral : fini le Conseil Électif et ses huit membres, c’est désormais le droit et le devoir de tous les citoyens-électeurs de pouvoir élire leur principal représentant, au suffrage universel direct, une révolution institutionnelle qui a immédiatement posé les bases d’une future campagne présidentielle intense et sans pareille dans l’histoire du pays. Désormais à moins de dix mois de ce scrutin historique et déterminant pour la Grande République, qui sont les candidats qui ont déclaré leur intention de se présenter pour le poste de la présidence fédérale ?

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Simeon Belagri, candidat naturel à sa réélection

Simeon Belagri, Président fédéral de la Grande République de Westalia et candidat déclaré pour le Front Populaire et Démocrate, lors d’une interview sur Notizia TV, le 27 octobre 2018.
Simeon Belagri, Président fédéral de la Grande République de Westalia et candidat déclaré pour le Front Populaire et Démocrate, lors d’une interview sur Notizia TV, le 27 octobre 2018.

Simeon Belagri, actuel occupant du poste de Président fédéral de la Grande République, est depuis plusieurs années déjà considéré comme candidat à sa propre réélection, notamment au sein de son camp, où il fait toujours figure de proue, malgré l'implosion de la coalition de gauche qui l’a amené au pouvoir et les critiques internes de l’aile gauche du Front Populaire et Démocrate, qui lui reproche d’avoir cédé trop de terrain à la droite dans ce gouvernement de “compromis” que dirige actuellement Richard Kaylor, un allié de la première heure et seconde figure du FPD. L’actuel chef de l’État est un vétéran de la scène politique westalienne et un homme qui a porté un parti né seulement au début du siècle à la tête des plus hautes instances du pays, en moins de dix ans, détrônant les invincibles conservateurs en jouant astucieusement sur leur affaiblissement politique au milieu des années 2010, récupérant un électorat plus modéré sous son aile et participant à la création d’une grande coalition de gauche qui permettra un retour de cette dernière au pouvoir en 2015. En l’espace de quatre ans, lui et son gouvernement poussent dans l’application de nombreuses réformes majeures pour le pays : réformes constitutionnelles “pour renforcer la démocratie westalienne”, droits du travail réformés en faveur des salariés, grande réforme de la santé pour la rendre plus accessible… Sur le plan diplomatique, il est également un dirigeant qui a dû faire face à de nombreux événements majeurs tels que la guerre froide avec Stérus, dont l’agression militaire qui en a suivi, tout comme l’onde de choc provoqué par l’holocaust d’Estham. Son bilan sur ce plan est à la fois salué comme critiqué sur certains points : d’un côté, Simeon Belagri a grandement contribué à l’élargissement des partenaires westaliens non-aleuciens au cours de son mandat, avec une attention toute particulière portée sur le Nazum, que cela soit un rapprochement avec le Grand Ling ou la signature d’une alliance avec le Wanmiri, mais on lui reproche également une plus grande souplesse avec des régimes plus radicaux et de gauche, à l’image du Grand Kah, où Simeon Belagri est le dirigeant westalien qui a acté la réouverture du dialogue avec la seconde puissance mondiale, après plusieurs années de froid réciproque. Concernant son approche sur l'agression stérusienne de 2016, dévoilée en février 2017, le Président fédéral a d'abord été vivement critiqué pour son approche jugée “trop passive” ou “trop molle”, face à des détracteurs et une opinion populaire en faveur d’une réponse militaire. Malgré tout, le temps lui donnera raison, puisque son approche pragmatique et pacifique a permis à la Grande République de gagner une très bonne réputation à l’international, en s’attirant de nombreux soutiens, certains avançant qu’il est celui qui a fait chuté la Fédération de Stérus sans faire tirer un seul coup de canon.

Le 27 octobre 2018, au cours d’une interview télévisée sur Notizia TV, Simeon Belagri a officiellement déclaré son intention de se représenter candidat pour les élections présidentielles à venir, avec “la ferme intention de sortir le pays de la crise politique, avec le soutien du peuple, avec le peuple et pour le peuple”. S’il n’a pas encore présenté un programme politique clair, le chef du FPD a tout de même accentué sa volonté de proposer une nouvelle réforme du travail qui visera à “mieux protéger les salariés”, tout en annonçant vouloir construire une nouvelle économie westalienne qui favorisera les entreprises qui contribueront à l’épanouissement social de la société, grâce à une participation active, en échange de prêts plus accessibles et d’exonérations d’impôts pour leurs actions. Diplomatiquement, le Président fédéral souhaite recentrer les intérêts de la Grande République sur l’Aleucie, allant à l'opposé de ses précédentes positions, avec la construction de nouveaux partenariats et d’une plus grande contribution à la paix sur le continent, souhaitant reconstruire un nouvel axe de “coopération pacifique et bénéfique” entre les principales nations du continent, citant notamment l’Empire du Nord, l’Akaltie, la Lermandie ou encore la Yukanaslavie, sans être exhaustif. Au cours de son interview, il réitère notamment sa volonté “ferme et certaine” de voir la Grande République intégrer l’Organisation des Nations Démocratiques “avant la fin de l’année 2019 et dans les conditions déjà présentées depuis désormais un an”, malgré une certaine impopularité de cette idée au sein de la population. Il projette notamment le futur de la Grande République comme première nation aleucienne ayant le devoir de contribuer à la stabilité et à la paix du continent, “par des moyens diplomatiques, pacifiques et les plus ouverts possibles à la coopération régionale”, bien qu’il ne fait pas particulièrement mention de son avis sur l’état de l’ASEA, le dirigeant westalien préfère parler d’un “renouveau de la coopération aleucienne”.

Victor Hardenbor Jr., favoris et nouveau champion de la droite westalienne

Victor Hardenbor Jr., Président du Congrès Suprême et candidat officiel pour l’Alliance Asfortienne, au cours d’une conférence de presse, à Columbia, le 7 novembre 2018.
Victor Hardenbor Jr., Président du Congrès Suprême et candidat officiel pour l’Alliance Asfortienne, au cours d’une conférence de presse, à Columbia, le 7 novembre 2018.

Depuis 2017, la droite westalienne sort de sa traversée du désert et surf littéralement sur les crises politiques et diplomatiques que traverse le pays pour gagner grandement en popularité, donnant l’impression que les années Hardenbor (sénior) datent de plusieurs dizaines d’années dans le passé, au lieu de seulement trois, dans une fausse nostalgie et dans un air de déjà vu. Avec une victoire majeure remportée au cours des sénatoriales intermédiaires en 2017 et à celles du Congrès Suprême, au début de l’année, la droite libérale et conservatrice représentée par l’Alliance Asfortienne, coalition pour le moment victorieuse composée du Parti Libre et Démocrate et du Parti de l’Union Républicaine, se pose déjà comme la force politique favorite pour la prochaine recomposition majeure du Sénat, en septembre 2019. C’est donc sans surprise que de nombreux experts présentent le futur candidat AA comme étant également le favoris pour les prochaines élections présidentielles, la même année. Si chez les bélagristes le choix a été très rapidement conclu et sans trop d’opposition, la question s’est beaucoup plus posé au sein de l’Alliance de droite, avec de nombreuses figures majeures en capacité d’endosser un tel rôle : Arthur Horvanx, chef du parti et ancien candidat PUR lors des présidentielles de 2015, Henry Takajiwa, leader de l’aile libérale au sein du PUR et diplomate très influent en Aleucie ou encore Justin Darfor, Président du PLD et vétéran de la scène politique du pays. Il aura fallu plusieurs mois aux membres de la droite pour dégager un nom de leurs rangs, mais plusieurs grandes figures se sont peu à peu fait exclure de cette liste : Justif Darfor face à une dominance désormais acquise du PUR sur la coalition, Arthur Horvanx, qui a déclaré ne pas vouloir se représenter en 2019, et plus récemment Henry Takajiwa, ayant partagé cette même décision au cours d’une interview télévisée donnée en septembre sur WNN. Mais c’est également dans cette interview que l’actuel Ministre fédéral aux affaires étrangères a partagé son soutien à une personnalité de son camp : Victor Hardenbor Jr., actuel Président du Congrès Suprême.

Le fils de l’ancien Président fédéral, Victor Hardenbor (sénior), a toujours été un peu dans l’ombre de son père au cours de son parcours politique, beaucoup considérant son ascension comme le fruit du soutien indéfectible de sa famille et de son père, notamment lorsqu’il se fait élire pour la première fois à la tête du Congrès Suprême, en 2010. Cependant, après le retrait de son père de la politique, en 2015, et du chaos qui règne au sein du PUR, beaucoup s'attendaient à ce que le quarantenaire soit poussé hors des instances dirigeantes, ou à minima écarté des figures de proue du parti. A la surprise de nombreux observateurs politiques, Victor Hardenbor Jr. a au contraire profité de cette instabilité interne pour renforcer son emprise sur le parti, profitant du schisme avec les traditionalistes, qui fonderont le New Order of Westalia, pour mettre à des postes stratégiques ses partisans, sauvant de la disparition l’ADN hardenboriste du parti, dont il en devient le principal représentant. Son intégration au sein du “Triumvirat conservateur”, composé d’Arthur Horvanx, d’Henry Takajiwa et de lui-même, lui permet de s’approprier un poste de Vice-Président du PUR, dans une nouvelle instance dirigeante où il semble régner bien plus en maître qu’on ne le croit. Progressivement, il se construit une image médiatique d’opposant radical à Simeon Belagri, où il est très régulièrement interviewé par les principales chaînes télévisées du pays pour partager son avis sur l’actualité et les décisions du gouvernement. Les westaliens découvrent alors un homme qui tranche beaucoup plus avec l’aura très austère, voir arriéré, de son père en portant sans hésitation des projets d’ouvertures sur le monde, très orienté dans les doctrines Takajiwa, ou encore en étant très présent sur les réseaux sociaux ou auprès d’influenceurs alignés sur les idées du PUR. Malgré tout, dans des sondages publiés cette année, il n’est classé que comme troisième personnalité que l’électorat de droite souhaiterait voir comme son candidat pour les présidentielles, derrière Arthur Horvanx (2ème) et Henry Takajiwa (1er). Pour Marcus Odwent, Professeur en science politique à l’Université de New Landor, “le choix de Victor Hardenbor Jr., comme candidat officiel de la droite, n’est pas seulement le fruit d’un processus interne, mais également un choix méticuleusement calculé par l’Alliance Asfortienne. Le premier est de jouer sur le patronyme Hardenbor, qui possède encore une très grande popularité, notamment au sein de l’électorat de la droite radicale, qui s’écarte de plus en plus en faveur du NOW. De l’autre, le profil de Victor Hardenbor Jr. est celui d’un homme qui maîtrise bien mieux l’univers très complexe des Dynastic Families, étant lui-même l’héritier d’une, un critère de plus en plus vital pour les dirigeants westaliens, à l’image de Victor Hardenbor et de Simeon Belagri, dont leur maîtrise naturelle de ce monde leur a permis de garder le cap économiquement”.

Sur le plan intérieur, Victor Hardenbor Jr. soutient qu’il y a une nécessité de “revenir en arrière” sur certaines réformes réalisées au cours du mandat Belagri, appelant notamment à une nouvelle loi Safety & Security V qui réintroduirait le délit d’extrémisme, tout en déclarant “organisation terroriste” les gangs hamajaks qui font trafiquer la drogue et orchestrant “de véritable guerres sur notre propre sol, contre nous et contre des millions d’innocents”. Malgré tout, au cours d’une conférence de presse à Columbia, le 7 novembre dernier, où il a annoncé sa candidature, il a promis de ne pas toucher à la réforme “United Healthcare”, voir de “l’améliorer” en accordant de nouvelles dispositions pour favoriser l’accès au soin de proximité et avec un coût “juste et abordable” pour les westaliens. Cependant, il dénonce la loi Latender, sur le travail, qu’il souhaite réformer pour réduire les impôts qui ont été imposés aux entreprises, “une décision qui a grandement affecté notre économie et une correction à venir qui redynamisera notre pays”. Sur le plan de la défense, Victor Hardenbor Jr. promet également une augmentation du budget dédié à l'armée, avec la construction d’un second porte-avions pour la marine fédérale, ainsi qu’une plus grande ouverture sur le marché international de l’armement pour les entreprises du Consortium de Columbia, “pour augmenter la contribution à la croissance, de la part du secteur de l’armement”. Diplomatiquement, Victor Hardenbor Jr. promet une sortie totale de l’ASEA “d’ici 2020 ou 2021”, pour notre pays, actant “la fin d’une alliance sans queue ni tête”. Il promet également d’apporter une réponse définitive “et ferme” sur la question d’une intégration au sein de l’OND dans les premiers mois de son mandat, affirmant “ne pas y être favorable”. Exit le rejet des alliances existantes, il promet d’appliquer un projet diplomatique dont l’objectif serait “d’asseoir l'influence de la Grande République sur l’Aleucie, avec la formation d’une nouvelle alliance, puissante, unie et indivisible face aux étrangers parasitaires et aux États déstabilisateurs”, soutenant le programme diplomatique du Fukkatsu, conçu par Henry Takajiwa, qui imagine notre nation comme la nouvelle “Grande puissance aleucienne”, en charge de créer un nouvel ordre continental de par son influence et ses capacités économiques comme militaires.

Albert Parsent, la nouvelle figure de proue des socialistes

Albert Parsent, Sénateur du Comté de Hington, Président du Groupe Union Sociale et Démocrate au Sénat et candidat officiel de l’Alliance Populaire, lors d’un déplacement à Fort Harvey, le 9 novembre 2018.
Albert Parsent, Sénateur du Comté de Hington, Président du Groupe Union Sociale et Démocrate au Sénat et candidat officiel de l’Alliance Populaire, lors d’un déplacement à Fort Harvey, le 9 novembre 2018.

L’année 2017 a été une terrible année pour la gauche, avec l’effondrement de l’Alliance Sociale et Démocratique (ASD), initié par le départ du Parti des Ouvriers Libres en mai 2017, suivi de la défaite au cours des sénatoriales intermédiaires et finalement le départ des derniers membres qu’étaient l’Union Sociale et Démocrate et le Mouvement Social Hamajak, en raison de leur opposition radicale concernant tout compromis avec la droite asforitenne et hardenboriste, laissant le Front Populaire et Démocrate seul au pouvoir. Avec ce que la gauche westalienne considère comme une “haute trahison politique du Président fédéral Simeon Belagri à l’encontre des idées sociales et progressistes”, le cœur de cette même gauche est alors retournée de lui-même vers son centre historique : les socialistes. Pourtant, fin 2014, tous ces partis étaient plus qu’ouverts à accorder leur confiance au FPD pour les diriger jusqu’à la victoire, bel et bien établie en 2015, mais dont les dissensions internes, notamment avec le POL, mettront rapidement à mal cette alliance nouvellement au pouvoir. L’un des principaux architectes de cette réussite politique, outre le leadership de Simeon Belagri, c’est bel est bien Albert Parsent, une étoile montante au sein du mouvement socialiste qui prône l’union à gauche pour combattre la droite, c’est d’ailleurs de lui-même qu’est venue l’idée (ainsi que l’initiative) de fonder l’ASD avec ses désormais anciens alliés. Son passage à l’exécutif, entre 2015 et 2017, lui permettra de se créer une image particulièrement médiatique, notamment due à sa nomination en tant que Ministre fédéral aux affaires intérieures, bien qu’il fut dans un premier temps pressenti pour le poste de Premier Ministre fédéral. Au cours de ces deux années, il a la charge de deux dossiers majeurs du gouvernement de gauche : la réforme Safety & Security IV, dans laquelle il supprima de nombreux articles de la précédente version, qu’il juge liberticides, mais également de la réforme constitutionnelle de 2016, dite “réforme démocratique Belagri”, où il aurait notamment contribué à certains points clé visant à sécuriser la démocratie westalienne de toutes nouvelles dérives autoritaires, “en faisant table rase de certains fonctionnements archaïques hérités de la dictature et tout autant de tumeurs capables de détruire nos libertés”. Avec l’implosion de l’ASD en novembre 2017, Albert Parsent et l’USD coupent les ponts définitivement avec Simeon Belagri, mais le nouveau leader socialiste rebondit rapidement et se rapproche, le jour même de la nomination du gouvernement Kaylor, de Gary Sikyatavo, Président du MSH, avec lequel il propose la constitution d’une nouvelle alliance politique à gauche. Si le rapprochement s’opère entre les deux partis, déjà proche idéologiquement, il faudra attendre un communiqué commun de ces derniers, le 29 octobre 2018, pour confirmer la création de “L’Alliance Populaire”, en prévision des élections présidentielles et des sénatoriales primaires, où Albert Parsent sera nommé très rapidement comme candidat officiel de cette nouvelle coalition de gauche. Les dirigeants de l’AP inviteront bien évidemment le Parti des Ouvriers Libres et le Rassemblement Communaliste à les rejoindre, mais les deux formations d’extrême-gauche déclineront l’offre assez rapidement.

Ainsi, le programme de l’Alliance Populaire se veut être en rupture avec le Front Populaire et Démocrate, dont certaines parties de leurs électorats se ressemblent. En termes de politique intérieur, Albert Parsent souhaite compléter la loi Latender pour y inclure définitivement le concept de “Revenu Minimum de Développement Social”, déjà en place en Dakantia, et qui imposerait aux entreprises de respecter un salaire minimum à l’échelle fédérale, beaucoup plus élevé que les règles actuellement appliquées. Toujours sur le plan social, poussé par Gary Sikyatavo, l’Alliance Populaire souhaite achever les nouveaux accords de Columbia “avant la fin de l’année 2019”, des accords qu’ils souhaitent voir ouvrir la voie à la création d’un nouvel État-Républicain dans la partie orientale de l’État-Républicain d’Horvanx, une région majoritairement peuplée de communautés hamajaks, qu’ils souhaitent nommer “Ahrpat”. Sur la question sécuritaire, l’AP souhaite réformer les forces de polices “pour qu’elles servent avant tout de lien social avec la population et non d’un outil de répression étatique”, accentuant sur la nécessité d’installer une police “de proximité” dans les zones urbaines sensibles de la mégalopole westalienne. Dans une interview donnée sur WNN, Albert Parsent juge par ailleurs que “la première priorité du gouvernement fédéral devrait être de créer une nouvelle institution en charge du rehaussement sociale des régions les plus pauvres, notamment ce que l’on appelle vulgairement “les ghettos hamajaks”, avec une lutte acharné contre la pauvreté et la nécessité d’y implanter plus d’entreprises offrant de meilleures conditions de travail pour les habitants locaux, toujours plus tenté de se tourner vers l'illégalité”. Sur le plan diplomatique, Albert Parsent ne cache pas sa méfiance quant à la pérennité de l’ASEA, bien qu’il exclut tout projet de sortie dans son programme. A l’inverse, il est beaucoup plus ouvert à une intégration au sein de l’Organisation des Nations Démocratiques, qu’il juge “proche idéologiquement et géopolitiquement de la Grande République”, mais il se montre à la fois critique de cette dernière “ne souhaitant pas que Westalia participe à une quelconque surenchère sur une nouvelle guerre lointaine, avec la garantie que notre vision pragmatique et pacifique de la diplomatie soit assurée”.

Alfred Eisendorf, le prophète horvanxien

Alfred Eisendorf, Sénateur du Comté d’East-Coast, Président du New Order of Westalia et candidat officiel de l’Union Horvanxienne, au cours d’un meeting de campagne, à Lerant City le 12 novembre 2018.
Alfred Eisendorf, Sénateur du Comté d’East-Coast, Président du New Order of Westalia et candidat officiel de l’Union Horvanxienne, au cours d’un meeting de campagne, à Lerant City le 12 novembre 2018.

Au début de l’année 2016, la droite westalienne a connu un schisme qui aurait bien pu faire s’effondrer le Parti de l’Union Républicaine : celui du départ de son aile traditionaliste, partie fonder le New Order of Westalia. Nouvelles méthodes de gouvernance, nouveau design et une radicalité désormais sans limite. Cette scission, survenue sur fond d’opposition concernant la niveau d’opposition à porter au sein du camp conservateur sur la nouvelle loi Safety & Security IV, a tout d’abord mener à la célèbre marche sur Columbia par les différents partisans horvanxiens et nationalistes, celle d’une extrême droite qui a défilé en grand nombre dans la capitale fédérale et marqué par les images des légions horvanxiennes, venues armées, en train de parader dans les rues, avant de rejoindre leur nouveau prophète et héros revendiqué de leur camp : Alfred Eisendorf, “assiégeant” le Sénat de la Grande République, où il tient un discours en extérieur, à seulement une centaine de mètres de la chambre basse westalienne. Il y pose les bases de son nouveau mouvement : le New Order of Westalia, qui se veut être un mouvement politique de droite radicale, conservateur et néo-horvanxien, visant à l'éradication de “l'indépendantisme et de l’autonomisme hamajak, des idéologies anti-westaliennes et des mouvements communistes revendiqués ou non”. Sur ce genre de sujet, Alfred Eisendorf est un homme qui a de la bouteille, puisqu’il est issu d’une famille de militaire connue pour ses stratégies violentes au cours des précédentes guerres contre la Viétie, notamment à l’encontre des civiles, mais également pour sa très controversée prise de commandement des troupes militaires envoyées au début des années 90, sur ordre de Victor Hardenbor, pour réprimer les hamajaks dans leurs quartiers, provoquant plusieurs centaines de morts dans le processus.

Partisan d’une ligne autoritariste de plus en plus revendiquée dans ses discours, l’ancien Ministre fédéral à l’Unité Nationale est l’un des auteurs principaux des différentes versions de la loi Safety & Security (à l’exception de la quatrième), où il est notamment celui qui a poussé à l’introduction du délit d’extrémisme, retiré depuis. En prévision des sénatoriales intermédiaires, qui se sont déroulées en 2017, il pousse le NOW à former une alliance politique avec le Parti National Westalien, plus connu sous le nom “d’Union Horvanxienne”, où il en devient le maître incontesté. Si les premiers sondages de 2016 annonce des résultats médiocres pour l’UH, la révélation d’une attaque stérusienne sur un convois militaire westalien fait exploser les intentions de vote pour la coalition nationaliste, qui conserve presque l’intégralité de ces sièges et gagne même trois sénateurs en plus, au total, qu’avant l’élection, devenant la troisième force politique au Sénat, une réussite qu’il réitérera en 2018 pour le Congrès Suprême. Tout au long de ses campagnes, il invitera à plusieurs reprises le Parti de l’Union Républicaine à le rejoindre dans l’Union Hovanxienne, “dans un nouveau front patriotique”, mais il ne parviendra jamais à convaincre ses anciens camarades. Alfred Eisendorf est également le premier candidat déclaré pour les élections présidentielles, depuis mai 2018, mais ses ambitions pourrait être mise à mal par les affaires judiciaires très sérieuses qui le concernent, notamment pour ses tentatives de censures et ses décisions de répression brutale de manifestant en 1993, ayant même été brièvement arrêté par la police fédérale au cours de cet été, avant d’être relâché sous caution, utilisant ces événements pour galvaniser ses troupes face à ce qu’il accuse d’être une répression politique à son encontre par “des juges rouges et anti-westaliens”.

Concernant son programme, Alfred Eisendorf souhaite lui aussi, à l’image de Victor Hardenbor Jr., revenir sur la loi Safety & Security IV, en rétablissant le délit d’extrémisme et en poussant à la création d’une nouvelle force policière d’élite en charge de la lutte “contre le trafic de drogue, l’indépendantisme hamajak, les déstabilisateurs communistes et les diffuseurs de pensées anti-westaliennes”, promettant de doubler le nombre de place de prisons en prévision d’un “grand nettoyage sécuritaire et nécessaire pour construire une société nouvelle de paix et de stabilité”. Influencé par le multimilliardaire, Vice-Président du NOW et proche ami, Arthur McAubert, le leader horvanxien souhaite le développement d’une économie westalienne avec des entreprises qui œuvrent avant tout “pour le pays”, avec des assurances de protections du gouvernement fédéral. Il accentue particulièrement son discours sur une volonté d’autonomie totale du pays, notamment dans le domaine agraire, et beaucoup moins dépendant de l’extérieur dans son fonctionnement. Il n’hésite pas à critiquer plusieurs groupes qu’il juge “trop progressiste”, notamment les Dynastic Families proches des Belagri, les accusant de détruire le pays de l’intérieur en contribuant à “la diffusion d’idéologies néfastes”, sur lesquelles il promet “une lutte sans faille ni faiblesse” à leur encontre, s’axant ouvertement comme partisans des Dynastic Families les plus conservatrices, recherchant leur soutien. Sur le plan diplomatique, Alfred Eisendorf promet que “le premier décret que je signerai après mon ascension à la présidence fédérale, le jour même, sera le lancement du processus de sortie de l’ASEA, sans hésitation”, renchérent par la suite en affirmant que “la seconde décision que je prendrai, sera d’assurer que la Grande République ne soit jamais annexée par ses socialistes de l’Organisation des Nations Démocratiques, qui veulent juste recoloniser l’Aleucie”. Sur le plan régional, il est également partisan de la construction d’une Westalia “Grande puissance aleucienne”, avec la constitution d’une alliance visant à rassembler les “pays aux idées proches, anti-communistes, contre les révolutionnaires natifs et pour la protection de la souveraineté du continent, contre les influences extérieures indésirables. Il pointe notamment deux ennemis à abattre sur le continent : Stérus, désormais devenu Empire, pour lequel il souhaite “venger par tous les moyens possibles la mort de nos soldats, en les mettant à genoux, par la force si nécessaire”, mais également l’Akaltie, principale cible de sa critique, qu’il considère comme une “menace pour la stabilité du continent et un soutien premier du terrorisme natif et hamajak”, avec la ferme intention de déclarer cette nation “Ennemie de la Grande République”.

John Taranti, chef de la vieille garde ouvriériste

John Taranti, Délégué au Congrès Suprême, Secrétaire-Général du Parti des Ouvriers Libres et candidat officiel aux présidentielles pour son camp, au cours d’une intervention au Congrès Suprême, le 12 octobre 2018.
John Taranti, Délégué au Congrès Suprême, Secrétaire-Général du Parti des Ouvriers Libres et candidat officiel aux présidentielles pour son camp, au cours d’une intervention au Congrès Suprême, le 12 octobre 2018.

Les ouvriéristes, mouvement historique classé à l’extrême-gauche, ne sont pas au meilleur de leur forme et ceci depuis plusieurs décennies. En Westalia, les grandes ferveurs socialistes et révolutionnaires semblent avoir pris fin depuis un bon moment déjà, l’électorat populaire et ouvriers s’orientant vers d’autres partis politiques qu’ils jugent plus séduisant que les discours de révoltes du Parti des Ouvriers Libres, retranchés dans ses derniers bastions du Dakantia et concurrencer par des mouvements plus importants, comme l’Union Sociale et Démocrate ou plus jeune et plus radical, comme le Rassemblement Communaliste. Sous la supervision du très autoritaire John Taranti, le parti essaye tant bien que mal d’inverser la tendance, comme son adhésion à l’Alliance Sociale et Démocratique, en 2014, a pu le prouver, dans l’espoir de regagner du terrain, pour au final en perdre quand même, dans une élection où la gauche a pourtant réalisé des scores historiques. Pas de poste au gouvernement, des positions politiques de plus en plus difficiles à tenir, John Taranti tente à nouveau de provoquer “un coup de maître” en se dissociant très de tôt de l’ASD, début 2017, dans la volonté d’incarner une alternative d’opposition à gauche, mais là aussi le POL ne parviendra pas à remporter de nouveaux sièges, pire, il continue d’en perdre, aussi bien au Sénat qu’au Congrès Suprême, où John Taranti est désormais le seul délégué de son parti à y siéger. Malgré tout, le chef des ouvriéristes ne perd pas espoir et souhaite capitaliser sur le nouveau mode de scrutin aux présidentielles pour provoquer un nouveau sursaut pour 2019. Il peut le garder, puisque le POL dispose encore d’une implantation locale à l’échelle nationale qui ne semble pas tant faiblir, lui permettant notamment de revendiquer les 700 signatures d’élus pour présenter un candidat pour la présidence fédérale, selon ses dires, bien qu’il ne les a pas encore présentés officiellement aux institutions concernées, laissant planer le doute sur sa réelle capacité à participer ou non.

Avec John Taranti en tant que candidat officiel du POL, le programme de ce dernier ne change pas vraiment des élections précédentes : celui de la fin de l'interdiction du communisme en Westalia, la lutte contre la “corruption des Dynastic Families” sur la société, une économie beaucoup plus contrôlée pour assurer une “meilleure répartition des richesses”, avec notamment d’importantes taxations sur les grandes fortunes, Westalia hébergeant le plus grand nombre de millionnaires et de milliardaires de tout le continent, mais avec un taux de pauvretés également plus élevé que ses voisins. Il revendique avoir sous la main tout un projet de loi visant à inverser le rapport de force entre les honnêtes salariés et “ces charognards du patronat”, en facilitant la constitution de syndicats au sein des entreprises, avec des pouvoirs plus important, ainsi que la protection du droit à se syndiquer pour les salariés, face à des patrons qu’il juge “oppressifs vis-à-vis des ouvriers qui souhaitent exprimer leurs désaccords sur la façon dont est géré le pays”. Sur le plan diplomatique, le chef ouvriériste est déjà un soutien de longue date de la Loduarie, qu’il a récemment soutenue publiquement dans son invasion de l’Antares, qu’il qualifie de “libération populaire contre l’oppression bourgeoise”. Il est également un opposant farouche à l’ASEA, dont il souhaite voir le pays quitter rapidement, pour mettre un terme à un système “d’exploitation des ouvriers et de déséquilibre social”, tout autant que l’OND, qu’il considère comme “porte parole de l’oppression mondiale capitaliste et ami des régimes fascistes”. Il souhaite concentrer lui aussi l’attention de la Grande République sur l’Aleucie, en soutenant la levée du blocus maritime contre la République Démocratique de Vlastie et le retour au dialogue immédiat, tout en promettant la recherche de nouveaux partenaires “plus éthiques à l’international” et soutenant notamment un rapprochement avec le Grand Kah, pour constituer un axe de coopération “populaire et social en Paltoleucie”.

Abel Ordan, l’outsider communaliste qui défie les pronostics

Abel Ordan, Secrétaire-général du Rassemblement Communaliste et Sénateur du Comté d’Alsberey, candidat officiel de son camp, au cours d’une séance au Sénat, le 10 novembre 2018.
Abel Ordan, Secrétaire-général du Rassemblement Communaliste et Sénateur du Comté d’Alsberey, candidat officiel de son camp, au cours d’une séance au Sénat, le 10 novembre 2018.

Si l’on doit désigner une anomalie ces quatre dernières années, sur la scène politique westalienne, c’est bien l’ascension fulgurante du communalisme au sein de nos institutions, avec des scores en constante augmentation et une présence désormais au Sénat, avec six sénateurs, et au Congrès Suprême, avec un délégué, nul ne peut dire que l’apparition soudaine de ce mouvement d’extrême-gauche, au milieu des principaux partis nationaux, ne laisse indifférent personne en Westalia. Incarnant un mouvement aux idées nouvelles, plus jeune dans sa base comme dans ses représentants, le Rassemblement Communaliste ne cache pas son origine et son inspiration kah-tanaise, dont son leader, Abel Ordan, en fait régulièrement la révérence, élevant le modèle de société actuellement en place au Grand Kah comme l’objectif ultime, vers laquelle tendre pour la Grande République, qu’il ambitionne de réformer sur un système de communes autonomes et solidaires, avec un rejet profond de la centralisation de plus en plus importante de notre pays, selon ses propres déclarations. Inconnu du grand public avant 2015, il se fait principalement connaître au cours de la crise rurale, en devenant une figure notable de la contestation agricole, principalement grâce au syndicat “Rural Freedoms Union”, très proche idéologiquement, par lequel il obtient une tribune depuis laquelle il tiendra un discours qui lui permettra de se faire connaître nationalement, un discours au départ retransmis uniquement sur Internet et par des médias alternatifs, avant d’être repris en masse par la presse nationale. Avant tout cela, au début des années 2000, Abel Ordan et ses camarades communalistes sont des militants du Parti des Ouvriers Libres, qui gravissent les échelons du mouvement, jusqu’à en devenir cadre, et découvrent le communalisme grâce à la diffusion d’écrits kah-tanais. Il s’oppose à la direction que prend le parti et décide de le quitter en 2009 pour fonder son propre mouvement : le Rassemblement Communaliste, très discret et très local, mais qui remporte quelques élections municipales dans certaines villes reculées du pays, sans trop faire parler de lui.

Depuis 2015 et son entrée fulgurante au Sénat, le Rassemblement Communaliste s’est réellement posé comme une alternative à gauche qui s’inscrit sur la durée, en étant notamment le seul parti de gauche (avec les écologistes) à ne pas avoir rejoint la coalition qu’était l’Alliance Sociale et Démocratique, gagnant encore plus en popularité au fur et à mesure de son effondrement. Si le RC milite par des moyens moins traditionnel, où ses membres propagent souvent leurs idées par des biais alternatif tels que des associations ou par l’art, le parti se retrouve de plus en plus contraint à passer par des moyens “plus conventionnel” afin de toucher un plus grand nombre d’électeurs, tel que le débat télévisé du 14 août 2017, où Abel Ordan supplente littéralement John Taranti comme représentant de l’extrême-gauche sur le plateau, mais dont la prestation globalement jugé plutôt bonne pour une première fois, notamment sur les sujets économiques et sociaux, qui permettront au parti de grimper dans les sondages. Si Abel Ordan a été officiellement choisi comme candidat officiel de son parti, le manque d’implantation locale des communalistes pourrait lui coûter sa participation à ces élections, étant bien loin de rassembler les 700 soutiens nécessaires, malgré de nombreuses tentatives visant à en gagner, qui ne devraient pas être suffisante avant la date limite pour déposer sa candidature. Une ironie quand les derniers sondages donnent à Abel Ordan un score supérieur à son rival d’extrême-gauche, John Taranti.

Le programme d’Abel Ordan est celui de l'institution d’une société communaliste en Westalia : de grandes réformes constitutionnelles où il compte faire transitionner par étape progressive la Grande République vers un modèle d’Union de communes autonomes, particulièrement décentralisé, avec l’application de puissants changements sociaux et économiques, avec la mise en place de lois strictes contre la corruption et les monopoles, où il accuse “l’oligarchie des Dynastic Families, vampires et tortionnaires du peuple, de tout mettre en œuvre pour contrôler le pays dans l’ombre et dans une optique de profit financier uniquement”. Il affirme même que l’étape finale de son plan est la suppression du poste de Président fédéral, qu’il juge comme “une trop grande centralisation du pouvoir”, tout comme pour le poste de Premier ministre fédéral, où ces fonctions régaliennes seraient assumées par un comité populaire, où la population “aura un impact direct sur la sélection des personnes en charge de les représenter à la tête des institutions gouvernementales, ainsi que sur les décisions prises”. Sur le plan diplomatique, c’est sans surprise qu’Abel Ordan soutient haut et fort la nécessité de se rapprocher du Grand Kah, avec à terme le besoin de rejoindre le “grand bloc de la révolution populaire mondiale”, sous-entendant un rapprochement avec les autres nations communalistes. Il s’oppose donc tout naturellement à l’OND, qu’il juge comme une “organisation bourgeoise, fasciste et impérialistes, protégeant l’ordre mondial de l’oppression contre le prolétariat et la liberté”, tout comme l’ASEA qu’il qualifie “d’alliance visant à l’asservissement des peuples aleuciens”, préférant axer sa politique aleucienne sur la diffusion des idées communalistes et le soutien à des gouvernements “compatibles” pour faire sortir la domination capitaliste du continent, avec l’aide du Grand Kah, bien évidemment.

Que disent les sondages à dix mois du premier scrutin ?


Sondage sur les intentions des votes réalisée le 12 novembre 2018, commandé par le Democracy auprès de la Westalian Society of Opinion.

Dans un sondage réalisé le 12 novembre, il n’y a aucune surprise à voir que la personnalité qui se trouve en tête des intentions de vote n’est autre que Victor Hardenbor Jr., candidat de l’Alliance Asfortienne, avec 34,32% d’intentions de vote. Ce dernier profite surtout du regain d’influence et de popularité de la droite au sein de la scène politique westalienne, avec des victoires successives aux sénatoriales intermédiaires et au Congrès Suprême, au début de l’année, où il a notamment été le leader de campagne de cette dernière. Le représentant de l’AA a également pour avantage son nom de famille, Hardenbor, et d’être le fils de l’ancien Président fédéral Victor Hardenbor qui, bien que retiré de la vie politique, reste encore cité parmi les personnalités les plus appréciées des westaliens dans d’autres sondages, donnant donc à son héritier une certaine légitimité en tant que chef de l’Etat, dans la construction d’une dynastie politique au sein de la Grande République… Malgré tout, l’actuel Président fédéral, Simeon Belagri, conserve des intentions de vote très respectables, à hauteur de 29,69%, démontrant que l’image du dirigeant westalien est suffisamment solide pour encaisser l’instabilité politique du pays et l’impopularité de la population à l’encontre du gouvernement sur certaines décisions. Dans un autre sondage, Simeon Belagri reste toujours parmi les personnalités politiques les plus appréciés de la population, bien qu’il ait dû concéder sa première place à Henry Takajiwa, actuel Ministre fédéral aux affaires étrangères. Si le pourcentage de la population qui le rejette à augmenter au cours de son mandat, ses approbateurs restent assez larges dans le spectre politique, aussi bien à gauche qu’à droite, ce qui pourrait lui être d’un certain avantage lors des présidentielles, bien que l’écart avec son principal rival soit quand même significatif en l’état. Derrière lui, c’est avec une assez grande surprise que l’on retrouve Alfred Eisendorf, candidat pour l’Union Horvanxienne, dont les intentions de vote montent jusqu’à 19,87%, un score largement supérieur à ce qui aurait pu être attendu pour beaucoup d’expert, mais qui démontre le regains de popularité des idées horvanxiennes et nationalistes au sein de la population depuis quelques années, notamment depuis 2016, où le New Order of Westalia continu de grimper dans les sondages de façon surprenante et souvent inattendue.

La gauche marque cependant son recul en se trouvant au pied de ce classement, bien que la candidature d’Albert Parsent semble avoir suscité un certain réveil à gauche, avec des intentions de vote très honorables, à hauteur de 10,79%, mais où ce dernier dispose d’une plus grande marge de progression, notamment en adoptant une stratégie d’opposition à Simeon Belagri, en essayant d’aller chercher un électorat de centre-gauche déçu des politiques bélagristes et ouvert à un candidat social-démocrate, pas si loin idéologiquement, pouvant réserver de bonnes suprises, aussi bien aux présidentielles qu’aux sénatoriales primaires. Du côté de l’extrême gauche, Abel Ordan surprend en se positionnant avec des intentions de vote supérieures à celle de son rival, John Taranti, le premier avec un score de 3,12% et le second 2,21%, ce qui marque toujours plus la transition du communalisme comme le mouvement de plus en plus dominant à l’extrême gauche. Malgré tout, rien ne garantit que le premier arrive à se présenter, voire peut-être même le second également, ouvrant la possibilité à une élection sans candidat de ce bord politique. Pour Marcus Odwent, “la désunion à l’extrême gauche est un élément central dans ces élections, puisqu’ils ne pourraient tout simplement pas avoir la possibilité d’y participer. D’un côté, Abel Ordan semble jouir d’une certaine popularité au sein de ce type d’électorat, voir avec un éventail plus large que son rival, mais peu importe ses intentions, les communalistes n’ont clairement pas les moyens de rassembler les 700 soutiens d’élus nécessaires pour déposer une candidature. Il leur reste encore beaucoup de temps, huit mois pour être exact, mais je ne pense pas que cela sera suffisant pour autant, le mouvement est trop jeune et pas assez implanté localement pour y arriver. Du côté des ouvriéristes, même s’ils affirment avoir les soutiens nécessaires, je ne pense pas que cela soit une réalité, bien qu’ils ne doivent pas en être loin. Deux choix vont donc s’ouvrir à ces derniers : soit ils mettent leurs différends de côté et ils unissent leurs forces pour présenter un candidat commun, bien que je vois mal Abel Ordan ou John Taranti accepter que l’autre le remplace, soit ils se tournent vers l’Alliance Populaire, pour rejoindre les socialistes et les hamajaks dans cette même coalition, Albert Parsent n’ayant pas fermé cette idée, sinon ils seront hors-jeu avant même le premier scrutin”.

Des élections décisives et à l’impact désormais international

En partant du haut à gauche : Abel Ordan (RC), John Taranti (POL), Albert Parsent (USD-AP), Simeon Belagri (FPD), Victor Hardenbor Jr. (PUR-AA), Alfred Eisendorf (NOW-UH).
En partant du haut à gauche : Abel Ordan (RC), John Taranti (POL), Albert Parsent (USD-AP), Simeon Belagri (FPD), Victor Hardenbor Jr. (PUR-AA), Alfred Eisendorf (NOW-UH).

Depuis la chute du gouvernement Garandor en octobre 2017, le pays traverse une période de crise politique, avec un gouvernement fédéral de compromis qui tente tant bien que mal de maintenir un statu quo jusqu’aux prochaines élections. Pour Marcus Odwent, “Westalia est habitué à ce genre de cycle dans son histoire, il y a toujours eu des périodes où la population se cherche politiquement, encore plus depuis l’instauration de la Grande République et d’une véritable société démocratique. Les années 2010 sont parmi les plus riches de l’histoire de notre pays, avec l’apparition de changements nationaux majeurs, mais également à l'échelle mondiale, qui pousse de plus en plus les populations à travers le monde à s’adapter rapidement et presque constamment. En Westalia, l’instabilité politique est due à ces grands changements qui nous frappent de plein fouet, qui poussent les westaliens hors de leur zone de confort, notamment de par la grande croissance économique du pays ou le nouveau rôle international de la Grande République, notamment en Aleucie. Ces élections sont donc une nouvelle étape dans cette adaptation que nous devons mener à bien, la question reste toujours de savoir qu’est-ce que les westaliens souhaitent vraiment pour leur avenir ? Nous en avons peut-être un aperçu dans le renouvellement de l’offre politique westalienne, très rigide pendant des décennies et qui se retrouve maintenant complètement changée et majoritairement nouvelle depuis le début des années 2000”.

A l’international, ces élections sont également scrutées de près, notamment par nos voisins aleuciens, où chaque candidat dispose d’un programme bien défini sur le rôle qu’ils souhaitent donner à la Grande République sur le continent, bien souvent un rôle central dans la géopolitique de ce dernier. Westalia étant un carrefour commercial majeur, les décisions du futur chef de l’Etat pourraient également impacter la bourse et les rapports financiers à travers tout le continent, tout particulièrement suivant ses positions géopolitiques. En effet, ces élections s’orientent également beaucoup dans des choix stricts concernant ces positions, que cela soit le sort de l’ASEA, où les westaliens pourraient avoir le dernier mot suivant le vainqueur de ces scrutins, ou encore l’acceptation ou le rejet d’une intégration au sein de l’OND, un sujet moins abordé ces derniers temps, mais pour autant toujours d’actualité. De par leurs choix, les citoyens électeurs de la Grande République ne vont pas seulement déterminer le futur de leur pays, mais également celui de tout le continent, avec des changements qui ne laisseront pas indifférents de nombreux pays au cours des prochaines années à venir.
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