10/04/2019
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Presse de Velsna: actualités et informations - Page 8

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L'Unité, organe de presse officiel du Parti Eurycommuniste Velsnien a écrit :

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Edito d'Elena Diestri, 1er janvier 2018



"Notre paix, c'est la conquête", appel à volontaires pour la formation des brigades rouges en Antarès


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Déploiement de la bridage rouge du PEV en soutien à la Loduarie communiste


Nous, membres du Comité central du Parti Eurycommuniste velsnien, nous engageons ce jour 1er novembre 2018 quant à notre détermination à la formation et au déploiement de camarades dans le cadre de la Guerre menée par nos camarades loduariens pour l'établissement d'un régime prompt à la libération des travailleurs antariens, victimes des contradictions du gouvernement libéral, ayant mené sa propre population à la guerre civile et à la misère

Par ce texte, que nous pensons comme une immense espérance vis à vis des ouvriers et des oppressés du régime antarien, nous avons l'intention de procéder au recrutement parmi les ouvriers de tous les pays des volontaires ayant une expérience militaire en vue de leur envoi en Antarès, avec le soutien logistique et moral de l'armée de la Loduarie communiste. Nous avons ainsi à coeur de créer une organisation internationale de volontaires afin d'aider la juste guerre de la Loduarie communiste, et de recruter le plus largement possible, des eurycommunistes évidemment, mais également des anarchistes, des socialistes ou de "simples" compagnons de route, tant que ceux ci partagent l'idéal de libération .

Nous appelons donc le gouvernement de la Loduarie communiste à avaliser par décision administrative la création de ces brigades qui seraient formées en coopération entre toutes les forces politiques faisant acte d'un envoi de camarades et de matériel. L'objectif final de ces brigades serait non seulement la satisfaction des objectifs militaires permettant la victoire du bloc socialiste mondial dans cette lutte, mais également d'assister les prolétaires de l'Antarès dans le passage à la création d'un État authentiquement ouvrier et respectueux des interêts de son peuple.

L'association des "volontaires du PEV et du socialisme velsnien" accuse déjà 3 000 inscriptions sur les listes, permettant la création de trois régiments de camarades entièrement tournés vers la lutte pour la fin de l'Etat antarien impérialiste, et l'avènement d'une démocratie communiste antarienne. Nous appelons chaque bonne âme, qu'elle soit à Velsna, en Aleucie, au Nazum ou en Paltoterra, à répondre à cet appel, et adressons aux peuples loduariens et antarien notre détermination à la victoire du camp socialiste face au déclin irrémédiable des forces de la réaction et de la bourgeoisie mourante.



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Le velsnien libéré, la social-démocratie au cœur ! informations offertes par le Groupe industriel Falieri a écrit : Lucrezia Azurro, 13 novembre 2018

Troubles civils: Tentative d'assassinat manquée sur le sénateur Rufinus, émeutes dans le quartier San Ciro et enquête en cours


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Alfonso Rufinus Portelli durant la marche des "sans-rien", 9 novembre 2018


L'année 2018 sera t-elle marquée par le retour des violences politiques dans les rues de la capitale ? Entre les émeutes des optimates landrins et fortunéens en début d'année et l'évènement qui vient d'avoir lieu ce jour en plein cœur de la place San Stefano, la réponse, de prime abord, serait celle d'un grand oui d’inquiétude.

Il est 10h en plein coeur du centre historique de la ville, à quelques dizaines de mètres du Palais des Patrices lorsque le sénateur et juge de la plèbe Alfonso Rufinus Portelli prend la parole sur l'estrade des rostres de la place éponyme. Le sujet de ses harangues, encore et toujours: l'inflation des prix et l'agacement devant la longueur des dispositions prises par le Sénat des Mille en vue de l'organisation du référendum portant sur l'expropriation des propriétés terriennes acquises ou rachetées durant la période de la guerre civile des triumvirs jusqu'à , s'étalant donc sur une période de 2014 à 2018. Le texte polémique, qui a été adopté sur instigation de Rufinus Portelli le mois dernier a donc entamé un long cheminement législatif en vue de lu lancement d'une campagne referundaire, le sénateur et l'assemblée comiciale devant composer avec une majorité conservatrice et un gouvernement communal faisant eux même l'aveu d'un manque de volonté organisationnelle en vue de cette échéance. En cause, le contenu du texte, défendu par l’opposition du Cartel des Gauches, fait polémique par sa radicalité affichée et la nature de ses soutiens et opposants. Ce que l'on nomme déjà la Lex Rufinus Agricultura pose les termes d'une redistribution de terres agricoles parmi les Si bien entendu, la majorité conservatrice est défavorable à l'adoption de telles mesures, ce n'est pas la force politique à voir du plus mauvais œil un tel changement: les grands propriétaires terriens de la plaine velsnienne forment un groupe d’intérêt puissant aux connexions nombreuses, et dont certains membres figurent parmi la clientèle de sénateurs, majoritairement de la faction des optimates fortunéens (ces derniers n'ont pour le moment pas réagit à la tentative d'assassinat).

Dés le début de la démonstration rhétorique du sénateur sur l'estrade des rostres de la place San Stefano, certains témoins constatent des heurts en marge de la manifestation publique. Pour cause, ce sont pas moins d'une centaine d'individus, certains armés de couteaux, qui ont assailli spectateurs et passants venus assister au meeting, et dont la Garde civique n'avait pas prévu le niveau de risque en amont. Résultat: une sécurité défaillante a causé une brèche majeure dans le dispositif de protection du sénateur Rufinus Portelli, ce dernier, ainsi que son propre service d'ordre formé de ses partisans, n'ayant également pas pris pleine conscience du danger.

Il est 10h15 lorsque se précipite un individu cagoulé se porte de toute sa hauteur sur l'estrade et vient asséner cinq coups de couteau au sénateur avant de se faire maîtriser par le service d'ordre de Portelli. Malgré l'aspect spectaculaire d'une telle attaque, il est rapporté que les jours du sénateur ne sont pas en danger, et qu'aucun pronostic vital n'a été déclenché, en partie grâce à une intervention rapide des secours, et à la réactivité de certains parmi la foule, qui ont pu administrer à la victime les premiers secours. L'individu fautif a quant à lui été appréhendé quelques dizaines de mètres plus loin par le service d'ordre du sénateur, et remis aux autorités communales. Son profil, celui d'un client désargenté de Figorno Vespra, un éminent grand propriétaire de la chôra velsnienne, ne laisse pas de doutes sur le mobile de la tentative de meurtre.

Malgré les appels aux calme, lancés à la fois par Portelli lui-même depuis son lit d’hôpital et par d'autres membres de l'assemblée sénatoriale, des heurts ont éclaté quasi immédiatement dans le quartier San Ciro, à l'instigation du sénateur optimate Giovanni Reina, qui a ressemblé ses partisans à la place Lotaro, principalement des membres de la clientèle de la grande propriété terrienne velsnienne, ceux-ci ayant provoqué à l'affrontement une force de la Garde civique, ainsi qu'avec des militants du PEV et du CCC qui ont eux aussi été pris à partie. On dénombre neuf arrestations à l'heure actuelle. De toute évidence, les propositions de réforme de Rufinus par le biais des comices proletari a suscité une levée de boucliers au sein du groupe d’intérêt, dont les membres entendent bien défendre leurs acquis de ces quatre dernières années. Cette tentative de stopper le referendum toutefois, semble être en tout connaissance de cause un échec et Rufinus a assuré lui-même que cela ne ralentirait en rien le processus d'organisation du scrutin et sa reconaissance par le Sénat.

Rappelons que depuis 2014, ce ne sont pas moins de 2 300 propriétaires agricoles ruinés qui ont l'objet d'une saisie ou d'une vente de leurs biens dans la région de la chôra velsnienne. Le phénomène de concentration de la propriété terrienne est graduellement devenu un sujet d'importance majeure en milieu rural, et auquel les deux mandatures conservatrices successives n'ont pas encore trouvé réponse appropriée.

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L'Unité, organe de presse officiel du Parti Eurycommuniste Velsnien a écrit :

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Par la camarade Ophelia Torino, 20/11/2018



Visite en Loduarie: Les représentants des principaux partis eurycommunistes d'Eurysie occidentale dans l'attente de la nouvelle ligne de la Révolution loduariste sur fond de passation de pouvoir.



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Elena Diestri, nouvelle secrétaire du Parti Eurycommuniste Velsnien


Alors que le conflit opposant l'impérialisme antarien au gouvernement de la Loduarie communiste a éclaté, il se joue à Lyonnars une scène tout aussi importante. En effet, derrière les coulisses, le gouvernement de la révolution loduariste reprend en mains le territoire qui a vu l'éclosion de la grande révolte de 2001, la prise de pouvoir du secrétaire général, le camarade Lorenzo, et s'est consacré ces derniers mois à la restauration de son autorité. Afin de prouver à tous, en particulier le monde bourgeois, que le drapeau de la Révolution loduariste flotte de nouveau sur la capitale de Lyonnars, le nouveau gouvernement s'est engagé dans la libération et l'affranchissement des camarades antariens, pris dans les griffes de la guerre civile. Dans ce cadre fondamentalement changé d'une Loduarie restaurée, les dirigeants des principaux partis-frères d'Eurysie occidentale, PEV velsnien et PCA antarien en tête, ont convenu du déroulé d'une conférence avec le gouvernement loduarien à Lyonnars, afin de définir la nouvelle ligne politique du loduarisme mondial pour les prochaines années. Parmi les formation présentes, on pouvait voir des têtes connues, qui ont répondus nombreux à l'appel:
  • Des représentants du gouvernement illiréen
  • le Parti eurycommuniste velsnien, représenté par Elena Diestri, qui effectue sa première visite en Loduarie.
  • Le Parti communiste antarien.
  • Le Parti eurycommuniste carnavalais, représenté par le secrétaire Fabien Tourniquet.
  • La Parti eurycommuniste messaliote
  • D'autres formations loduaristes plus mineures, à l'instar des eurycommunistes du Gotterland, actuellement en lutte armée.

Les objets de discussion sont nombreux, et aussi variés que le sont les objectifs des différentes formations présentes, mais toutes s'accordent sur l'importance pour le gouvernement loduarien de définir une politique claire vis à vis de l'approche du pouvoir bourgeois, de la ligne à adopter en oposition aux grands blocs de puissance libéraux, ainsi que les moyens politiques pour parvenir à l'éclosion d'autres moments révolutionnaires en Eurysie occidentale. Les requêtes et les questionnements sont nombreux, entre la demande de soutien de la part des communistes gotterlandais, tandis que le PEV velsnien et le PCA antarien, intégrés au jeu des institutions de la démocratie libérale, attendent de la nouvelle secrétaire générale loduarienne la définition d'une approche claire dans l'objectif d'une prise de pouvoir dans leurs pays respectifs. A noter également la présence de représentants du Parti Eurycommuniste Messaliote, tout juste fondé, et qui évolue dans le contexte d'une campagne électorale marquée par une offensive sans précédent des forces libérales et réactionnaires à son encontre. Autres sujets centraux à aborder: dans quelle mesure les loduaristes doivent collaborer avec les autres forces révolutionnaires sur le plan géopolitique, communalistes et anarchistes, et quelle approche à adopter dans l'opposition aux deux grands blocs de puissance bourgeois que sont l'OND et l'ONC dans ce contexte nouveau.

Outre ces problématiques, il s'agit de "marquer le coup": renouveler le soutien inconditionnel des eurycommunistes envers la politique loduarienne, tout en envoyant un message au reste du monde: les loduaristes ont retrouvé leur tête, et sont prêts à repartir de l'avant dans leur quête d'émancipation des travailleurs du monde.


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Quotidia, Le média de l'excellence conservatrice, informations offertes par le Groupe Falieri a écrit : 25 novembre 2018

Arrêt des importations d'alcool achosien: face à la frustration des acheteurs, le Maître des Balances s'explique




L'année 2018 aura été marquée par un nouveau refroidissement des relations entre la Grande République et son voisin celtique, en lien à la présence illégale d'un contingent achosien au Chandekolza, qui a été chassé du territoire de l'état autonome xin dans le cadre de la décolonisation imposée en cette région au pouvoir akaltien. Cette opération n'a pas été sans conséquence sur le plan commercial, puisque le pouvoir achosien a de suite fait part d'une suspension d'exportation d'un grand nombre de denrées en territoire velsnien, ce qui au passage n'a pas été sans causer des dommages à sa propre économie, principalement fondée sur l'exploitation d'une industrie primaire particulièrement précaire, et l'usage du troc, à défaut de monnaie.

Dans ce cadre, la filière de l'alcool a été particulièrement touchée, et a mobilisé les mécontentements des fournisseurs, et des débits de boissons. Les représentants du Collège des brasseurs ont ainsi adressé au Bureau des Balances une demande express visant à réclamer le retour de la normalisation des relations avec le pouvoir achosien, ce à quoi, le Maître des balances Rocco Ascone a répondu à la négative, et avec des arguments complémentaires de la raison principale de l'arrêt des importations d'alcool, et qui est d'ordre sanitaire:

" Nous nous sentons désolés pour la filière brassicole et l'ensemble des débits de boissons et fournisseurs de la cité, mais l'attitude provocatrice du pouvoir achosien, et sa participation à la gouvernance coloniale akaltienne du Chandekolza ne nous a pas laissé le choix. De plus, il est venu à la suite d'études un constat désagréable en matière de santé publique. Il se trouve que la plupart des alcools importés d'Achosie soumis à des tests sanitaires ont révélé la présence de matière fécale, et ce pour 95% d'entre eux. C'est donc avec regret que nous n'envisageons pas de reprise des échanges avec Achos dans ce secteur à court terme."

Le Gouvernement communal a toutefois rassuré l'opinion publique, sur le fait que ces importations étaient dans des proportions relativement limitées avant la mise en place des sanctions économiques, et que la consommation de bière sur le territoire velsnien était marginale. En effet, les alcools à base de vin sont de loin en 2018 les plus populaires auprès des consommateurs velsniens, un fait exceptionnel en Eurysie du Nord.

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Quotidia, Le média de l'excellence conservatrice, informations offertes par le Groupe Falieri a écrit : 26 novembre 2018

Votre podcast: Macro-economia, épisode 1, le Naufrage achosien
Présenté par votre serviteur, Giuliano Tolomei


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Giuliano Tolomei en compagnie d'un achosien dans son milieu naturel



Tolomei: Bonjour à tous mes téléspectateurs, et c'est un plaisir d'ouvrir cette onde, à moi, votre serviteur: Giuliano Tolomei. Vous avez sans doute déjà vu ma carrure d'apollon dans l'émission Rapides et furieux, consacré à la passion collective que nous avons de l'automobile/ Le podcast d'aujourd'hui sera bien différent puisque votre serviteur s'essaie désormais à la compréhension des rouages de l'économie. Et dans un contexte où les hommes peints d'Achosie font peser au dessus de nos têtes la perspective de sanctions économiques à l'encontre de la cité velsnienne, j'ai un plaisir d’accueillir notre premier invité qui nous donnera le change: l'économiste et grand argentier de la Zecca, Bernardo Donati. Bonjour Bernardo ! C'est un honneur de nous compter parmi vous.

Donati: Bonjour à vous et au public de Macro-économia, et c'est un plaisir partagé.

Tolomei: Nous vous avons fait venir pour nous aider à comprendre concrètement ce qui passe en ce moment avec Achos parce qu'honnêtement, je m'y connais davantage en bagnole qu'en chiffres, à part ceux sur le compteur de ma Steiner raskenoise... Vous avez récemment sorti un article sur la question, qui qualifie entre autre la longue listes de mesures coercitives entreprises par Achos à la République comme je cite "la démonstration par l'absurde de tout ce qui ne va pas en matière de développement économique depuis cinquante ans en île celtique". Bernardo, pourquoi cette guerre commerciale déclenchée par les achosiens est-elle, finalement, un symptôme des problèmes structurels que tout le monde connait de l'Achosie: stagnation économique, chômage élevé, activités au point mort...

Donati:
C'est un angle d'approche très intéressant. Tout d'abord il faut revenir à cet éventail de mesures prises à l'encontre de la République, et dont je ne reviendrai pas sur les raisons politiques qui ont poussé à cela, parce qu'au fond, ce n'est pas ce qui nous intéresse. Ce qui nous intéresse, c'est la façon dont le gouvernement achosien a réagit. L'arme commerciale figure parmi la très longue liste d'outils à disposition des États quand il s'agit d'exercer des pressions ou toute mesure coercitive lorsque la voie diplomatique est obstruée. Plutôt que d'envoyer une armée, on gèle des capitaux. Et c'est là un des premiers problèmes avec les sanctions achosiennes: je pense que son gouvernement voit son économie plus belle qu'elle ne l'est dans les faits. En premier lieu, si on veut exercer une forme de pression de ce genre, il faut déjà disposer d'une économie qui a les reins solides, et ce n'est pas le cas d'Achos.

Tout d'abord, il nous faut connaître l'état des forces productives dans ce pays pour comprendre pourquoi la mise en place de sanctions d'Achos vers Velsna est impossible dés le départ. L'économie achosienne repose principalement, à l'image de beaucoup de pays du tiers monde disposant d'une économie dite "post-coloniale" (bien qu'Achos soit indépendante depuis quatre siècle), est fortement dépendante de secteurs à la fois peu nombreux, et à faible, voire très faible valeur ajoutée. Une économie primaire donc, qui de plus dispose d'un marché intérieur limité et dont la diversification vers les secteurs secondaires et tertiaires tarde à venir. C'est tout simplement ce que l'on appelle une économie de rente et d'exportation. En administrant de telles sanctions, les achosiens se coupent donc d'un marché qui a moins besoin d'eux qu'il n'a besoin d'Achos. Les velsniens veulent du poissons, ils iront ailleurs l'acheter à moins cher ou bien ils le pêcheront eux-même. Si les achosiens coupent les livraisons d'alcool, alors les velsniens iront acheter raskenois. La mise en place de sanctions est contre-productive et ne vient punir que les entreprises achosiennes elles-mêmes, dans un pays qui connait déjà une stagnation économique que l'on pourrait qualifiée de grave et qui repose en partie sur ce manque de diversification économique. Dites vous que la seule Achosie du Nord, qui est pourtant plus de dix fois moins peuplée parvient à cumuler un PIB annuel à peine deux fois inférieur à celui d'Achos. La classe politique achosienne est si aveuglée par une haine ancestrale du velsnien qu'elle est prête à sacrifier le bien-être de sa propre population pour nuire à la cité velsnienne de manière très marginale: cela est l'un des problèmes propres à ce pays. L'Achosie du nord, pendant ce temps, qui est considérée comme l'un des territoires les plus pauvres de la République, bénéficie de salaires moyens qui peuvent être jusqu'à cinq fois supérieurs à ce qui se fait du côté sud de la frontière, ce qui rend la situation d'autant plus ubuesque.

Tolomei: Donc, ce que vous êtes en train de me dire, c'est que le problème serait en partie culturel, non ? Cela veut dire quoi, que les achosiens seraient...un peu attardés ?

Donati: Alors non, je l'ai pas dit comme ça: c'est davantage une affaire de schéma culturel que d'intelligence. Mais je pense que c'est en partie la bonne réponse, à minima. Je dirais qu'on a là une parfaite démonstration de ce que produisent des élites politiques et économiques qui ne sont pas capables d'envisager Achos comme un pays où autre chose que la pêche à la morue ou la brasserie d'alcool comme des sources possibles de développement de la richesse. Avez vous déjà entendu parler de haute technologie achosienne ? De startup achosienne ? Même de secteur de la culture ? Et je ne parle pas que du lancer de tronc. Le pays ne produit rien, le pays ne transforme rien, il est entièrement dépendant d'une économie d'exploitation de ressources. L'économie achosienne n'a tout simplement pas les reins assez solides pour se permettre, en tant qu'économie de rente, d'administrer des sanctions commerciales.

Tolomei: Eh bien, Bernardo, je te remercie de nous apporter tes lumières, et je m'inclus dans le "nous". C'était Guiliano Tolomai pour Macro-économia.

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Quand l'Histoire fait doute, Votre émission historique, avec Patrizio Boscaiolo a écrit : 8 décembre 2018


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11 septembre 1233, la bataille des Grandes plaines et la "fin du monde celtique", ou peut-être son commencement...




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C'est quoi, un celte ? Cela peut sembler incongru, comme question. On vous répondra peut-être "une personne parlant une langue celtique", ou "une personne habitant l'île celtique". Mais être celte, sur le plan historique, vu du haut, c'est bien plus que ça. Et pour le comprendre, nous pouvons nous intéresser à cette date: 11 septembre 1233. Cette date, elle est importante, pour beaucoup de gens. A Velsna, cela fait partie des dates "pivots" que l'on apprend par cœur à l'école. A Achos, c'est un jour de deuil national encore aujourd'hui. Mais moi en tant qu'historien, je ne sais pas ce qu'est "une date importante". Ce que je sais, c'est ce que la mémoire collective des peuples peut en faire. On ne rentre pas dans l'Histoire comme ça, avec nos gros sabots, on y rentre au filtre de la mémoire de cette évènement. Et c'est pourquoi, on ne peut pas simplement dire "Eh bien voilà, on va parler de 1233 et des Guerres celtiques" comme si on en entendait parler pour la première fois.

1233 finalement, pour les petits velsniens, c'est avant tout un souvenir d'enfance, un souvenir d'écolier qui va au tableau pour réciter par cœur une Histoire chronologique, une Histoire-évènement, un peu désuète, très officielle. Pour les nationalistes celtiques, c'est le souvenir vivace d'un Homme, Erwys Gwyndel, que l'on compare à une sorte de héros national. Ironiquement, même chez le velsniens, on connait davantage le nom d'Erwys que celui de Balbo, comme si finalement il serait devenu "un peu velsnien lui-même". L'Homme est indéniablement devenu une icône historique et culturelle,: il ne pouvait en être autrement pour un personnage dont la vie ressemble tant que cela à une tragédie youslève. Erwys Gwyndel est porteur d'un sens tant chez les velsniens que chez les achosiens: il y a ainsi, deux Erwys distincts dans nos mémoires, l'un n'étant pas plus authentique que l'autre. Et ce n'est pas parce qu'un historien va venir vous voir et vous dire "Cela ne s'est pas passé comme ça", que vous allez le croire. 1233, donc, c'est aussi bien la saveur de l'enfance que les larmes des indépendantistes achosiens. Mais au delà du superficiel, l'année 1233 ne peut pas être résumée au 11 septembre. C'est une année avec une épaisseur et une complexité rare qu"il nous faut explorer. Remontons un peu l'Histoire de sa signification.

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Cette gravure date de la fin du XIXème siècle, éditée pour la revue des études historiques velsniennes de l'année 1882. Elle supposée exposer aux lecteurs une rencontre, une rencontre pas seulement entre deux personnes, mais entre deux armées, et entre deux mondes. Celle-ci reprend grossièrement un épisode de l’œuvre littéraire de l'historien et lettré du Moyen-âge central "Bertoldo Di Cannossa", l'un des derniers moments de cette grande séquence de l'Histoire commune de Velsna et d'Achos que l'on a nommé à posteriori "les Guerres celtiques". Mais ou sont les celtes sur cette gravure ? Et même les velsniens ? Il y a bien deux groupes clairement identifiés, avec deux personnages dont les accoutrements se distinguent aisément en premier plan, mais leurs atours ne correspondent en rien aux descriptions d'époque que l'on sait des velsniens et des achosiens. Les velsniens sont représentés en cuirasses antiques, quand les achosiens, de manière curieuse, portent des vêtements orientalisant. C'est que nous sommes alors en pleine période coloniale en cette fin de XIXème siècle, et cette gravure semble totalement empreinte d'une imagerie adaptée à son époque: celle d'une cité velsnienne "civilisatrice". Cette image nous fournit une première réponse quant à notre question de base: un celte, c'est un étranger non-velsnianisé, qu'il soit effectivement "celte", ou d'un tout autre peuple. Le celte, c'est cet éternel revenant, l'étranger dont l'on ne comprend pas les coutumes, qui ne vit pas comme nous, qui ne parle pas comme nous.

Qui dit imagerie colonial dit également "sentiment de supériorité", en général. L'auteur de cette gravure aurait pu ne pas les mettre sur le même plan, il aurait pu magnifier le personnage de gauche, manifestement un velsnien, sur celui de droite, l'achosien. Mais ce n'est pas ce qu'il fait. L'auteur cherche à nous faire passer le message: ces deux Hommes sont des égaux, que ce soit dans leur importance dans le cadre, ou dans leurs gestes et leurs manières. Ils ont l'air d'échanger, de semblable à semblable, sans que l'un des deux Hommes n'écrase l'autre de sa présence. En arrière plan, leurs deux armées se toisent du regard, mais là encore, l'auteur de la gravure prend le parti de ne pas surexposer l'un des deux camps, que ce soit par leur place dans le cadre que dans leur exposition à la lumière ou tout autre artifice. L'auteur nous place ainsi à travers le regard d'un spectateur qui n'aurait guère d'allégeance ou de préférence.

Mais qui sont ces deux Hommes, au delà du fait que l'on laisse le spectateur en présence d'un velsnien et d'un achosien ? On penserait presque que nous, en tant que spectateur, nous les surprenons en pleines tractations, comme si ceux ci étaient autant embarqués par le cours de l'Histoire que nous, un cours des évènements qu'aucun des deux ne maîtrise mieux que l'autre. L'Homme à gauche s'appelle Erwys Gwyndel, un chef de clan achosien qui depuis le début de la Seconde guerre celtique s'est imposé comme son plus grand chef de guerre. En face, Pietro Balbo, sénateur velsnien qui depuis 1231 dirige l'ensemble des forces armées velsniennes débarquées en Achosie. Ce n'est pas pour rien que les deux Hommes sont présentés comme similaires par leurs manières et leurs atours: ils sont tous les deux représentants de la plus haute aristocratie de leurs pays respectifs. Les deux hommes sont cultivés et éduqués de la même manière. Erwys Gwyndel maîtrise le rhémien classique, tout comme Balbo. Ces deux hommes de deux nations différentes baignent dans les mêmes classiques de la littérature hélléno-rhémienne. Leurs familles respectives tirent leurs richesses de la terre et de la guerre, comme toute l'élite aristocratique de cette fin de moyen-âge eurysien.

Il ne faut pas croire que les velsniens et les achosiens évoluaient en vase clos avant la séquence des Guerres celtique que cette scène achève. Je pense, en tant qu'historien, qu'il est une grossière erreur de parler de monde celtique et de monde velsnien: les deux entités, depuis le Xème siècle entretiennent des relations diverses, ils commercent, échangent, évoluent dans un monde christianisé, ont même signé une multitude de traités avant la première guerre celtique. On a souvent la vision d'une Velsna impérialiste qui s'oppose à des guerriers farouches et sauvages, qui font écho aux luttes anti-coloniales du XIXème et XXème siècle, mais là encore et tout comme cette gravure, cela reflète davantage les préoccupations de ceux qui parlent de cet évènement que de ceux qui l'ont vécu. Que s'est-il donc passé pour que ces eux Hommes, si semblables et différents à la fois, aient à se confronter aux Grandes plaines, en Achosie actuelle ? Les guerres celtiques, en réalité, est plutôt qu'une lutte inégale, un ensemble de deux conflits meurtriers faits à armes quasi égales entre deux puissances se disputant le monopole commercial de la Manche Blanche occidentale. Avant même d'être un conflit existentiel, ce qui a été relayé par la littérature velsnienne essentiellement après coup, c'est en premier lieu une guerre commerciale visant à déterminer qui sera l'épicentre de ce que l'on pourrait plus justement nommer le "monde de la Manche blanche".

Cette scène, qui prend place en toute fin de la deuxième guerre celtique, est la conclusion d'une très longue campagne menée par Erwys Gyndel, et qui a commencée en 1217, soit dix huit longues années auparavant, et qui n'est que le prolongement d'un affrontement qui a commencé dans les années 1170. Elle vient comme parachever un long et violent processus de confrontation devant aboutir à l'union de ces deux mondes, et qui est d'autant plus justifiée que les deux Hommes parlent le même langage, et échangent d'égal à égal. Cette conquête politique au fond, elle ne fait que compléter une intégration économique qui était déjà en marche, et l'enjeu de la guerre est de savoir qui sera au centre du système.Et par la plus grande des irones, je vais vous surprendre si je vous qu'aucun de ces deux hommes n'a véritablement gagner la bataille des Grandes plaines. Evidemment, on connait la fin de l'Histoire: les velsniens gagnent, Erwys Gwyndel, dans un dernier geste désespéré, se suicide en sautant d'une falaise qui porte encore son nom de nous jours, et Achos est intégrée de force à la Grande République. Non, ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas seulement la perspective d'une monde celtique, voire d'une mondialisation celtique qui prend fin aux Grande plaines, mais cela ne signifie pas que Balbo remporte cette guerre pour autant, et en réalité il est aussi perdant qu'Erwys Gwendel. Ceux qui remportent les guerres celtiques, ce sont deux groupes de population: en premier lieu la bourgeoisie velsnienne naissante, celle que des gens comme Pietro Balbo, cette aristocratie foncière, méprisent au plus haut point. Et Balbo, à bien des égards, ressemble bien davantage à Erwys qu'à la classe montante des négociants velsniens. Au fond, Balbo a remporté une guerre commerciale dont cette bourgeoisie est la première gagnante et en grande partie instigatrice. Au lendemain du conflit, amputée de ses membres éminents et ruinée, l'aristocratie foncière laissera progressivement le pouvoir politique lui glisser des doigts au profit de cette nouvelle élite marchande, qui fera entrer pleinement la cité dans les grandes découvertes, puis de la colonisation. La conquête d'Achos, de ce point de vue, est la première pierre d'un impérialisme, mais qui n'existe pas encore, ou du moins, qui n'a pas été anticipé par Pietro Balbo.

Les autres grands gagnants de la bataille des Grandes plaines, ils sont derrière Balbo sur la gravure. Dans son armée, il y a des velsniens, mais pas que. L'armée velsnienne, et plus encore à partir des défaites infligées à la cité par Erwys Gyndel au début de la guerre, ce sont des contributions en hommes de la part des cités alliées de Velsna: Saliera, Umbra, Velathri, Vatluna... autant de cités qui ont négocié au prix fort leur aide à Velsna, qui est passée tout près de la défaite dans les premières années du conflit. Ce soutien, il n'a pas été sans prix important: en effet, Velsna a dû promettre un tribut important qui s'avérera extrêmement lourd de conséquences sur la cité. Pour vaincre les achosiens et mobiliser ses alliés, le Sénat des Mille a promis l'obtention de la très prisée citoyenneté à toutes les cités libres sous juridiction de la Grande République. Ils ne le savent pas encore, mais cette situation aboutira à un épouvantable conflit quelques années plus tard, un conflit connu sous le nom de "Guerre sociale". Aussi, cette belle unité présentée dans ce tableau est autant un mythe que ne le sont les vêtements anachroniques que portent l'ensemble des personnages, une vue de l'esprit, une fiction romantique.

Ainsi, cette bataille ne vient pas seulement constituer le baroud d'honneur d'une élite politique achosienne dont le pays est déjà intrinsèquement lié à la cité velsnienne, il l'est tout autant pour Pietro Balbo. Les deux Hommes se comprennent malgré les camps opposés, pour la simple raison qu'ils subissent à leur manière propre une même dynamique de l'Histoire. La conquête militaire de l'Achosie a été précédée par presque deux siècles de contacts constants, d'échanges commerciaux, et d'une acculturation déjà entamée d'une élite par celle d'en face.

On a souvent tendance, par notre sens de la lecture propre à notre siècle, à penser que les Guerres celtiques ont été un conflit entre blocs monolithiques et parfaitement imperméables l'un vers l'autre, mais c'est factuellement faux. Velsna n'est qu'une ville parmi d'autres, mais qui est dotée d'une sphère d'influence qu'Erwys Gyndel, au début du conflit, a l'intention de morceler c'est là l'enjeu même de toute sa campagne. Les hommes qui suivent Pietro Balbo aux Grandes plaines et qui apparaissent derrière lui, n'ont pour certains pas toujours été dans son camp. Cette œuvre, est ainsi parfaitement dans l'ère de son temps: elle essentialise l'un et l'autre camp, les réduit à une série de poncifs confortables pour l'esprit du XIXème siècle. On omettra ainsi que la cité d'Umbra a pactisé avec Eerwys Gyndel et ses achosiens, au lendemain de la bataille de Velcal qui a vu la destruction quasi complète de l'armée velsnienne. On oubliera également les multiples revirements d'alliances de Vatluna. Et il en va de même du côté achosien: la vérité, c'est que Gwyndel n'est pas spécialement populaire dans son propre camp, et les élites achosiennes ont rechigné à fournir la moindre aide à l'invasion de la plaine velsnienne par Erwys Gwyndel, qui leur paraissait un plan complètement saugrenu, irréaliste, dangereux... Cette gravure, elle est symptomatique des dérives de l'Histoire, qui sont influencées par la vision du présent. Et cela vient complexifier un pue plus notre question d'origine: qu'est-ce qu'un celte ? Comment définir l'autre et l'étranger si des velsniens se battent dans la camp achosien, et si des achosiens se battent dans le camp velsnien ? C'est toute la thèse du celte résistant, courageux, sauvage, toute cette imagerie romantique du XIXèle siècle qui s'effondre. Toute cette opposition entre "monde celtique" et "monde velsnien" devient tout d'un coup plus artificielle et faussée.

Qu'est-ce qu'un celte, donc ? A une époque où l'unité de ce monde dit "celtique" n'existe pas, où il n'y aucune forme d'union politique, où les voisins sont parfois profondément antagonistes. Ce que je peux vous dire, c'est que sur cette gravure, je vois le fantasme d'une "celticité" qui n'existait pas durant les Guerres celtiques. Certes, on emploie le terme de "celte" dans les sources de l'époque pour désigner l'ensemble géographique de l'île celtique actuellee, déjà à cette période, mais il n'est revendiqué par personne comme un marqueur d'identité, il ne désigne aucune réalité politique concrète. On peut être achosien au mieux, citoyen de sa propre cité dans le pire des cas, mais pas celte. Le celte, ironiquement, apparaît dés lors que la conquête velsnienne se fait. Ce sont les velsniens qui créent le celte, presque par inadvertance sorti de leur imaginaire, en construisant sans le vouloir une liste de spécificités qui est propre aux habitants de la région, et qui ne l'est pas aux velsnien en parallèle.

On peut ainsi voir en cette date de 1233 et la bataille les Grandes plaines, comme le verre à moitié vide et le verre à moitié plein. D'une part, oui on peut le dire: la conquête d'Achos marque la fin d'un mode d'organisation de la société purement local, purement indigène. L'organisation clanique propre à la société achosienne ne survivra pas à la conquête, pas plus que celle similaire à Menkelt, qui comme une réponse à la chute d'Achos, va se constituer en un Etat moderne, et se défaire progressivement de ses chefs de clans. A Achos, Velsna va lourdement influencer les institutions suivantes, et même après l'indépendance d'Achos en toute fin du XVIème siècle. Velsna a un Sénat, Achos en a un également. Les uns ont un Patrice, les autres ont deux consuls. Achos et Velsna ne se distinguent plus depuis longtemps comme deux modèles alternatifs: cette identité celtique est avant tout la revendication d'une somme de comportements qui distingue le celte du velsnien. Oui, la bataille des grandes plaines est la fin d'une époque...mais peut-être pas celle des celtes que nous connaissons. Et c'est peut-être là une maigre compensation de la mort d'Eerwys Gwyndel, que de savoir que celui-ci fait le pont entre deux périodes: entre celle on l'on se dit achosien ou habitant de son petit village, et celle on l'on se dit celte. Et Gwyndel est à la fois le dernier des achosiens et le premier des celtes.


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Le velsnien libéré, la social-démocratie au cœur ! informations offertes par le Groupe industriel Falieri a écrit : Lucrezia Azurro, 20 décembre 2018

Bilan des festivités de la San Stefano, entre bon esprit et dérapages


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Clap de fin pour la San Stefano. Comme tous les ans, le fête dédiée au saint patron protecteur des escrocs, des voleurs, des professions "de peu de foi" et de la ville de Velsna agit comme un ciment fédérateur, non seulement dans la ville même, mais bien au delà de ses frontières. C'est ainsi plus de 15 millions de personnes réparties aux quatre coins du monde qui ont commémoré ensemble du 17 au 19 décembre l'évangélisation de la plaine velsnienne par le moine fortunéen du VIIIème siècle "Stefano". Au cœur du thème des manifestations, la mise en avant de la ruse, de la malice et du sens de la supercherie du saint, devenu au fil du temps un miroir inversé d'une autre figure tutélaire de la culture velsnienne: Dame Fortune. Si Fortuna apporte la chance, San Stefano a le pouvoir de lui "donner un coup de pouce". Mais avant toute chose, la fête, depuis longtemps déchristianisée pour beaucoup de velsniens, constitue une bonne excuse de rupture de leur quotidien par le biais d'une fête que l'on a souvent qualifiée de "libératrice des normes sociales existantes".

Depuis toujours, les célébrations autour de la San Stefano tournent ainsi autour de la thématique d'un "renversement du monde". Ainsi, au cours de ces deux jours de fête, un dicton populaire énonce que "le haut est en bas, et le bas est en haut". Le temps de deux jours, les conventions sociales existantes, les rapports de hiérarchie du patron à l'employé, du responsable politique au citoyen, du parent à l'enfant, se retrouvent ainsi "sans dessus dessous". Cet aspect de la fête est mis en exergue par "la nomination", au sein des communautés et parfois même des familles, d'un "Roi de la San Stefano", une réminiscence de la moquerie des velsniens pour l'arbitraire monarchique, qui permet à celui qui en porte la couronne, le temps de deux journées, d'énoncer des ordres simples, souvent en décalage par rapport à leur situation sociale, le tout cependant, dans la limite de l'acceptable et du bon esprit.

Mais le couvre chef par excellence, symbolisant les festivités à elles seules est le seul et l'unique "bonnet achosien", un chapeau porté par un grand nombre de fêtards pour presque toute la durée de l'évènement. Autrefois porté par les citoyens endettés que l'on nommait aussi "serfs pour dettes" et qui avaient été libérés de leurs obligations, celui-ci est progressivement devenu le symbole de la liberté revendiquée par les actuels porteurs du couvre chef de la San Stefano. Mais cette liberté est de courte durée, puisqu'il est de coutume de brûler le chapeau à la fin des deux jours de l'évènement.

Autrefois fête purement privée, elle est devenue au fil du temps un ensemble de deux journées reconnues fériées par le gouvernement velsnien, qui lui-même est acteur de l'évènement, puisqu'il est à la charge de magistrats nommés par le Sénat de pourvoir au financement et à l'organisation de la fête, et de leur poche. Une commémoration réussie constitue donc un impératif politique, et les fonctionnaires velsniens mettent les petits plats dans les grands pour espérer faire mieux que leurs compères des années précédentes.

Le clou du spectacle cependant, ce pourquoi les étrangers connaissent le mieux la fête, c'est le Carnaval qui accompagne le plus clair des deux jours de la San Stefano. Autrefois fêté exclusivement à Velsna, il s'est étendu, tout d'abord aux autres villes du territoire de la République, avant de se diffuser par le biais de la diaspora velsnienne à l'étranger, qui prend une grande importance à partir du XIXème siècle. De nos jours, que ce soit d'Axis Mundis au Grand Kah, jusqu'à l'Icamie en passant par les rues de Manticore, le Carnaval de la San Stefano, au delà de son symbolisme originel, est devenu un marqueur identitaire des communautés velsniennes en "outre-mer". Or, si la plupart du temps, la tolérance est de rigueur quant à ces manifestations, plusieurs dérapages et heurts ont été déclarés en marge de certains cortèges à l'occasion de l'édition 2018 de la San Stefano. C'est la cas à Axis Mundis, où un cortège de kah tanais d'irigine velsnienne déguisés en "directeurs des ressources humaines et en agents d'assurance", ont provoqué une vague d'indignation parmi la population locale, et que le tout n'a pas été sans provoquer de bagarres et trois interpellations. Pour sa défense le comité local du CRAV a rappelé quelques principes simples de la fête dans le cadre d'un communiqué officiel:

"San Stefano est le patron de toutes les professions dites "de peu de foi". Nous comprenons que cela peu entrer en opposition avec les valeurs arborées par certains étrangers, et nous invitons tous ces gens à se joindre à nous dans le cadre de la fête: nous sommes ouverts sur le sujet. Mais nous ne pouvons pas dénaturer des siècles de tradition et le sens même de la San Stefano pour satisfaire quelques sensibilités mal placées."


Outre ces incidents à Axis Mundis, plusieurs autres localités ont eu à se plaindre des atermoiements provoqués par la San Stefano: il a été rapporté à Messalie une hausse 500% des cas de vols à l'arraché et de pickpocket. Là encore, les organisations ayant à charge la tenue des évènements temporisent, arguant que "ce ne là que l’œuvre de jeunes gens inconscients qui ne veulent qu'imiter San Stefano", et que "La plupart des cas de voleurs se règlent à l'amiable, car la majorité du temps, les biens volés sont restitués à la fin de la fête". Il faudrait donc y voir là, encore une fois, une simple expression de l'attachement à la figure du Saint qu'une véritable volonté de nuisance et de trouble à l'ordre public. Une chose est sûre: le comité contre le racisme anti-velsnien, très actif à l'étranger au sein des communautés velsniennes, veille constamment à ce que les festivités ne soient interrompues sous aucun prétexte, et s'improvise en principal "protecteur des interêts de la diaspora velsnienne à l'étranger".

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Quotidia, Le média de l'excellence conservatrice, informations offertes par le Groupe Falieri a écrit : 20 décembre 2018

Automobile: dans les coulisses de la révolution du moteur SVG du Groupe Strama


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En automobile, la révolution n'attend pas. Cela pourrait être l'adage de toute entreprise sur le secteur, dont le leadership aurait parfaitement conscience de l'impératif de l'évolution et de l'innovation comme d'une nécessité afin de cosnerver des parts de marché dans un milieu devenu au fil du temps ultra-compétitif. Or, depuis quelques années, dans un contexte de variation de plus en plus incertaine du prix du carburant, conjuguée à des impératifs d'ordre écologique et énergétique, la tendance du marché privilégie les solutions à la fois économes et saines pour l'environnement. Le Groupe Strama, principal acteur du secteur en Grande République, détenteur des marques centenaires Strama ou encore Vultra, a toujours fait figure d'avant-garde dans la recherche de l'optimisation des performances moteur, et s'est depuis longtemps faite l'avocate de la tedance générale qui est à la diminution de la consommation par la miniaturisation des technologies. Depuis les années 1980, le groupe Strama a ainsi été à l'origine d'une course à l'optimisation du groupe moteur. Toujours dans la droite lignée d'un héritage fondé sur cette philosophie, Strama a annoncé, dans le sillage d'une nouvelle génération de modèles d'entrée et de milieu de gamme, que l'ensemble des modèles de ces segments, seraient équipés du tout nouveau système moteur SVR, qui a été annoncé dans la foulée du dernier salon dédié aux "abonnés" de la marque.

Face aux curieux et aux quelques chanceux de découvrir le futur de la motorisation de la marque, et dont le développement aurait en total coûté à Stralma l'équivalent de 300 millions de florius velsniens, le SVR se constitue en un bloc d'1,1 litres, reposant sur un système hybride thermique/électrique 80/20%, disponible à la fois en version atmosphérique et turbocompressée. Toutefois, la véritable nouveauté réside dans l'architecture du bloc moteur ayant bénéficié de pas oins de 120 éléments brevetés, issues de technologies encore expérimentales dans le secteur automobile: il est entre autre doté d'une culasse aluminium à 12 soupapes avec arbres à cames en tête, entraînés par une courroie de distribution humide en caoutchouc, chose relativement peu commune dans les architectures actuellement à disposition sur le marché. Pour se justifier de ce choix, c'est Girolamo Strama lui-même qui a rassurer les éventuels futurs acheteurs, arguant que ce système de courroie immergée réduit les pertes par friction et permet de gagner quelques grammes de CO² sur les homologations, objectif affiché du Groupe Strama. De manière générale, tout semble avoir été pensé pour intégrer au groupe moteur les dernières technologies à disposition du secteur de l'automobile: injection directe, culasse en aluminium, admission à calage variable, arbre d'équilibrage.Un travail sur l'aérodynamisme interne de la chambre de combustion a également été effectué, et le collecteur d'échappement est intégré à la culasse.

Les objectifs de fabrication et de vente sont à l'image des intentions optimistes affichées par le groupe: pour l'année 2018, ce ne sont pas moins de 650 000 unités qui devraient être mises à la vente, l'intégralité du processus de fabrication devant être assurée depuis les unités de production des ateliers Strama de Saliera. Cependant, des éléments du groupe moteur devraient selon toute vraisemblance être issus de la sous-traitance étrangère, et certains éléments du bloc moteur pourraient être produits par l'unité de production Strama de Messalie.

A terme, l'objectif affiché de l'entreprise est de procéder une standardisation de l'alimentation moteur de l'ensemble de la gamme Strama, devant ainsi permettre une économie d'échelle. Un moteur qui serait à la fois une prouesse technologique et un outil pratique permettant une maximisation des profits par le biais d'une standardisation à grande échelle.

D'ores et déjà, il est prévu d'assurer aux marques acquéreuses du bloc moteur par un très faible rendement d'émission de CO², un accès aux marchés les plus exigeants en matière d'exigeances écologiques.

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Quotidia, Le média de l'excellence conservatrice, informations offertes par le Groupe Falieri a écrit : 29 décembre 2018

Automobile: Au salon de l'automobile velsnien de 2018, Girolamo Strama attaque de front la concurrence avec l'arrivée de la G04 sur le segment sportif


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Girolamo Strama, propriétaire du groupe éponyme pris en photo devant les ateliers Strama de Saliera



Il est devenu habituel ces derniers temps chez les habitués de la marque de Saliera de se retrouver surpris, voire abasourdis devant les annonces récentes successives du Groupe automobile, qui témoigne ainsi d'un changement de cap radical en matière de communication et d'objectifs que le conseil d'administration de Strama s'est vu imposé par son PDG. L'annonce du lancement du système moteur SVG avait déjà secoué les foules, en témoigne les prises de paroles successives de ce dernier, lors des présentations du dit moteur durant toute la semaine du salon. En technicien avant tout, Girolamo Strama s'est longuement gargarisé des aspects les plus révolutionnaires du SVG:

"Le moteur SVG sera un bloc essence qui offrira à ses acquéreurs un grand confort de conduite, en matière de vibrations et de bruits, même lorsque les véhicules rouleront à bas régime. Il se distinguera également par un niveau moindre de consommation par rapport aux autres motorisations équivalentes, dans la droite lignée de la philosophie de Strama qui est celle de garantir aux acheteurs une tarification abordable quant à nos gammes de véhicules, même les meilleures. Nous gageons qu'il n'existe à ce jour aucun groupe moteur équivalent dont la consommation de carburant se rapproche ne serait-ce que d'un chouia de ce dont le SVG est capable. Qu'il s'agisse des cylindrées de Steiner ou encore des très archaïques rotatifs de Fang.

Conformément à l'objectif qui depuis sa fondation a été celui de la grande famille Strama, notre configuration moteur a été celle de la miniaturisation de la technologie, et de son optimisation. Les ingénieurs de la famille Strama ont ainsi réussi à proposer un trois cylindres plus compact et plus léger, comparativement à un bloc 4 cylindres Steiner de puissance identique. Meilleur couple, meilleur rendement, meilleures performances et ce, sans influence sur le confort acoustique qui demeure de très haut niveau. L’optimisation de la production du moteur SVG permet à Strama de proposer une version atmosphérique, ainsi qu’une version turbo, sur des gammes allant de moteurs de 80 à 600 chevaux, et sr des cylindrées de 1,1 litres à 2,6 litres."


Si un certains nombre d'informations abordées par le PDG de la marque avaient déjà fuitées d'une manière ou d'une autre au cours des précédentes semaines, et que le moteur SVG a fait l'objet d'articles plusieurs jours avant le Salon de l'automobile, la surprise est intervenue à l'annonce de la liste des volumes de cylindrées disponibles sur le système SVG. Ainsi, avec une puissance estimée à 600 chevaux, le moteur SVG version 2,6 litres constituerait le bloc le plus puissant de sa catégorie dans le cadre d'une mise à disposition sur véhicules routiers, alors même que les cylindrées similaires concurrentes ne développent général qu'une plage de 300 à 400 chevaux pour leurs modèles sportifs.

Mais quid du modèle qui le premier accueillera le tout nouveau système SVG ? Cette surprise là, les communicants de Strama l'ont gardé pour la dernière journée du salon, pour une levée de rideau exceptionnelle devant près d'un millier de visiteurs. Lors de la présentation, c'est non seulement à un teasing que ceux ci ont eu le droit, mais au dévoilement de toute la stratégie de déploiement du Groupe Strama sur le segment sportif, dont la marque était cruellement en manque de représentantes jusqu'à présent:

" Il est vrai: nous avons accuser un certain retard sur le segment du sportif et du haut de gamme. Certes, ces parts du marché automobile sont en général peu rentables, voire très peu rentables. Mais il ne faut pas perdre de vue que le haut de gamme, voire le secteur de l'hyper-car n'est pas fait à la base pour faire du chiffre. Ce segment existe avant tout à des fins de valorisation de l'image d'une marque, il se constitue en une vitrine de son savoir-faire, en la démonstration sans équivoque de l'efficacité de sa technologie, de son envie d'innovation, et d'une manière de dire en clair: "regardez ce que je sais faire". Et sur ce point là, le groupe Strama a malheureusement depuis bien trop longtemps délaissé cette question, et si nous ne sommes pas en quelque difficulté financière, si notre groupe prospère, ce n'est pas forcément le cas de notre image. Strama est une marque qui ne fait guère rêver à l'heure qu'il est, pour la simple raison que nous avons oublier que l’automobile n'est pas qu'une affaire de bilan financier dans le vert. C'est aussi une affaire de passion. Une affaire de passion communicative, intégrale, totale, qu'il faut savoir transmettre au conducteur par la qualité de note finition, par l'inventivité de nos procédés techniques. Nous devons transmettre la passion Strama dés lors que le conducteur pose ses mains sur le volant.

Nous ne nous engageons pas sur ce segment sportif sans objectif, ambition, ou parce que simplement "il faut faire comme les autres.". Nous avons un programme simple: la performance alliée à l'innovation technique. C'est dans cett eoptique que nous annonçons aujourd'hui, la G04, qui sera badgée sous la marque "Strama-Garibaldi". Et celle-ci sera le premier mod_le à faire ronronner le système moteur SVG."


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La Strama-Garibaldi G04

La G04 présente un concept maximaliste, et le terme "d'extrême" est la qualificatif qui se prête le mieux aux caractéristiques générales du véhicule. Des lignes agressives, une caisse basse dans la tradition de la plupart des sportives velsniennes, le tout sous la forme d'une série très limitée, entre 500 et 1000 exemplaires suivant la demande, qui d'ores et déjà paraît élevée au salon, puisque les 500 exemplaires de base sont en théorie déjà écoulées et réservés à un petit groupe de chanceux parmi près de 850 commandes. La direction de Strama a été relativement claire sur le fait que tout rallongement de production devra être justifié par une demande bien supérieure à la disponibilité du modèles, dans une tentative d'organiser une économie de la rareté qui tire la demande vers le haut, dans une stratégie marketing ayant déjà prouvée son efficacité.

Le groupe a affiché ses objectifs: faire de la G04 un objet médiatique permettant une implantation plus aisée des différentes marques de ce dernier dans plusieurs pays: Sylva et Teyla pour le segment des deux roues à travers la marque Vultra, Rasken où Strama tente de faire face à la concurrence nationale de Steiner, qui elle même rend bien les coups sur le territoire velsnien. Le lancement de la S04 marque peut-être ainsi une date pivot dans le revirement stratégique du Groupe dans sa manière de communiquer, et dans son agressivité affichée.

Le PDG du groupe ne s'est, lui, pas caché du lancement de la S04 comme d'une manoeuvre destinée à "mettre une pièce dans la machine" auprès de la concurrence, tout en critiquant ouvertement certains, à l'image de la milliardaire et entrepreneuse automobile Maxime Che Fang, envers qui Girolamo Strama n'a pas été avare de reproches et de critiques:

"Finalement, ce que nous voulons, c'est une révolution technique qui mène à quelque chose. De nos jours, nos concitoyens évoluent dans une existence où les prix sont beaucoup trop élevés. C'est une problématique dont nous avons pris conscience, et dont nous avons répondu par une solution ciblée. La prouesse technologique pour la prouesse technologique est une attitude peu productive. Je prends pour exemple l'utilisation du moteur rotatif par le Groupe Fang. Sur le papier, le système rotatif est une petite merveilles d'ingénierie, mais dans les faits ce n'est pas pour rien que personne mis à part Fang n'a recours à cette technologie. Le rotatif possède une fiabilité déplorable, en plus de constituer une aberration écologique en raison d'une consommation d'huile et de carburant beaucoup trop grande pour ce que sont les petites voitures laides de Maxime Fang. "


Reste à savoir si Girolamo Strama tirera son épingle du jeu dans un contexte de mise en concurrence directe avec les autres acteurs du segment sportif, des grands constructeurs mondiaux tels que Steiner, Agouti, ou encore Courvoisier... Affaire à suivre de près.

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Le velsnien libéré, la social-démocratie au cœur ! informations offertes par le Groupe industriel Falieri a écrit : Lucrezia Azurro, 31 décembre 2018

La "sécession des femmes": au Sénat, un scandale provoqué par une atteinte aux codes vestimentaires traditionnels


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La sénatrice communaliste Virginia Esperini, dans les atours qui ont provoqué un scandale par ses collègues masculins


C'est une scène pour le moins étrange et bruyante qui s'est déroulée hier matin sur les bancs du Sénat des Mille, à l'ocasion d'une séance de questions au Gouvernement communal qui paraissaient pour le moins anodines, et ne sortant guère de l'ordinaire. Le débat sur la sécurité des alliés de la République dans la région du détroit mésolvardien a pourtant été perturbé par l'apparition à la tribune de la sénatrice Virginia Esperini, membre de l'opposition du cartel des gauches, qui a immédiatement ou presque, causé un vif tollé lors de la séance. Pour cause, la sénatrice a opté pour le port de la toga praetexta, un vêtement certes associé à sa fonction d'élue, mais dont le règlement intérieur de l'assemblée a toujours spécifié son usage aux seuls hommes, de surcroit la plupart du temps associé à des familles sénatoriales de haute naissance, ce dont l'intéressée ne fait pas partie. En effet, dans la théorie, le règlement intérieur du Sénat stipule le port de la toga réservé à l'usage exclusif de la gente masculine ou celui de "vêtements civils dignes", tandis que la stola est réservée aux femmes, ou bien encore une fois, "des vêtements civils dignes". C'est bien entendu des rangs ultra-conservateurs qu'a émergé une vive râle dés l'introduction de la prise de parole de son excellence Esperini, qui ne lui a pas permise de poursuivre son discours, qui a failli dégénérer en une bagarre entre représentants eurycommunistes, communalistes et sociaux démocrates du cartel des gauches, aux sénateurs du cartel fortunéen.

La sénatrice, une fois la tribune désertée, ne s'est pas exprimée dans l'immédiat, laissant dans un premier temps la parole à ses soutiens, en particulier du sénateur et ancien secrétaire du PEV Géorgi Marcos, qui s'est montré particulièrement vocal sur la question:

"Nous ne pouvons que saluer la prise de risque de notre collègue et amie, qui a fait une excellente démonstration de la fragilité des élites à compter de l'instant où la masse s'empare de leurs codes pour les rediriger de la manière dont ils l'entendent. N'en déplaise à cette vieille génération de réactionnaires, Virginia Esperini a tous les droits au port de la toge, tout autant que ses collègues masculins. Plus, je dirais qu'elle le mérite davantage que certains d'entre eux. Le règlement intérieur du Sénat des Mille est poussiéreux, et il nécessite de s'adapter à la réalité de notre époque, plutôt que de se constituer en relique de ce que les conservateurs estiment comme leur privilège. Tous mes soutiens lui vont donc."


En face, c'est un autre son de cloche qui s'est joué. Dans les rangs des optimates, c'est un véritable scandale, comme le souligne le sénateur Mario Borglio:
"Pour moi, son excellence Esperini a encore fait une manoeuvre pour se rendre intéressante, à défaut de contribuer de manière constructive aux débats de notre enceinte sacrée. Le Sénat a ses codes et ses règles, point barre: elles ont été décidées par nos aïeux, probablement pour de bonnes raisons. La toge est un vêtement porteur d'une signification et d'un message à l'adresse de ceux qui nous entourent, et qui ne se doit pas d'être perverti par des effets de mode passagers. La toga est le vêtement de l'homme libre, et j'insiste sur le terme d'HOMME. Les femmes libres, pour elles, il y a la stola, fin de l'histoire. Ceux qui ne sont pas satisfaits peuvent toujours faire leurs discours dans la rue."

Les débordements autour de ce qui pourrait passer pour une affaire strictement interne au Sénat, n'ont toutefois pas tarder à se faire ressentir à l'extérieur, dans un contexte déjà tendu sur la question de l'accès à l'égalité homme-femme, que ce soit sur le plan professionnel, social et sociétal. Depuis deux ans, lumière a été faite sur un certain nombre de mécanismes internes à la cité qui provoquent de fait la rétrogradation des femmes parmi les citoyens, qualifiées par certaines militantes comme relevant d'un statut ignoré, marginalisé et maltraité, ce malgré un certain nombre d'évolutions initiées depuis les années 1960.

Il est vrai, que la cité velsnienne, structurellement, a toujours été une cité d'Hommes avant tout. L'accès à la citoyenneté partielle des femmes en 1920 (il existait auparavant un statut intermédiaire dédié aux femmes), puis l'obtention du droit de vote dans les années 1960, n'ont pas changé cet état de fait qui s'est perpétué, à défaut de s'inscrire dans la loi, dans les habitudes et les gestes du corps civique velsnien. Pour expliquer ce retard dans l'évolution de la condition féminine par rapport à ses voisins eurysiens, plusieurs explications ont été avancées par les spécialistes de la question. En cause, une citoyenneté fortement liée aux devoirs liés à la conscription militaire, qui de fait a laissé de côté les femmes velsniennes jusque dans les années 1990. Ensuite, le monopole de la parole public par des élites aristocratiques peu ou pas concernées du tout par le statut de la femme, là où les élites eurysiennes occidentales des pays voisins ont connu une certaine évolution sur la question dés le début du XXème siècle pour certains cas. Résultat: un retard sensible en matière de valorisation de la parole des femmes dans l'espace public qui rend de fait leur condition plus précaire que dans le reste de la région, et qui se répercute de manière funeste dans l'attachement du débat public sur des sujets graves: violences faites aux femmes, égalité salariale, inégalité au sein des foyers etc...

C'est donc dans ce contexte déjà ombrageux que les positions de la sénatrice Virginia Esperini ont fait écho, et donner lieu à un ensemble d'actions militantes, d'abord menées par des collectifs universitaires, avant de se répandre à certains pans de l'élite politique de la cité. C'est le collectif des "Filles du Grand canal" qui a été à l'origine d'un appel massif à la manifestation, relayé par la plupart des formations politiques de la gauche du Sénat, des eurycommunistes jusqu'aux libéraux, pourtant alliés au Gouvernement communal actuel, ainsi que par les organisations syndicales et autres associations féministes. Au cœur des revendications, l'exigence de la fin d'un "privilège masculin" dans la loi, de même que la mise en place d'une véritable instance politique de représentation des femmes au sein du corps civique velsnien. Certaines se mettent à rêver de la création d'une quatrième assemblée comitiale intermédiaire spécifiquement dédiée à la garantie des interêts de la gente féminine dans la cité, qui aurait pouvoir d'imposer des referendum à la population velsnienne, dans un système similaire à ce que les comices proletari proposent déjà.

Pour le moment, cette manifestation a pris une forme particulièrement originale: plutôt que de se constituer en une manifestation "ordinaire", le collectif des Filles du Grand canal a lancé un appel au "désengagement massif des femmes au sein de la société civile", avec pour objectif, une mise en grève des femmes velsniennes sur leurs lieux de travail, de même qu'une grève dite "domestique" au sein de leurs propres foyers. Pour les cas les plus avancés, ces actions vont jusqu'à un retrait physique de la vie civile, avec le ralliement massif d'un cortège de femmes en dehors de l'agglomération velsnienne, au lieu-dit de la colline du Janoncle, où le sit-in qui avait été pensé à l'origine s'est transformé en une véritable implantation permanente de femmes se séparant volontairement du reste du corps civique velsnien. La colline, que l'on nomme désormais sur le ton de la plaisanterie "la cité du Janoncle", abriterait à titre permanent plusieurs centaines de femmes velsniennes à l'heure actuelle, et ne cesse de prendre en importance. Ce mouvement porte déjà un nom parmi les commentateurs politiques et certains sénateurs, sur un ton péjoratif: la "sécession des femmes", terme qui a été repris par les membres de la "cité du Janoncle" comme un étendard revendicatif. La sénatrice Virginia Epserini, bien qu'agréablement surprise, semble dépassée par un mouvement qu'un simple geste a initié, et ne s'attendait certainement pas à de telles conséquences.

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LegislaTV, Journal parlementaire et généraliste de la Grande République a écrit : Vicenzo Patra, 31 décembre 2018

Automobile: sur fond d'une problématique commerciale, le PDG du Groupe Strama se met à rêver d'un pont entre Velsna et les économies socialistes



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Girolamo Strama, PDG et héritier du Groupe automobile Strama


"Nous ne pouvons pas fermer la porte à un tiers du marché mondial sous pretexte que nous n'avons pas les mêmes idées que ceux d'en face. L'argent n'a ni odeur, ni idéologie. L'argent c'est l'argent, et nous devons le chercher là où il est."


C'est un revirement pour le moins inattendu qui s'est opéré au sein de la communication du plus important groupe automobile velsnien ces derniers jours. Le capitaine d'industrie Girolamo Strama, pourtant aux prises permanentes avec des mouvements syndicaux au sein de son groupe, portés en partie par des organisations soutenues par le Parti Eurycommuniste, semble avoir changé son fusil d'épaule en matière d'approche de la politique.

Dans une communication atypique, ce dernier ne fermerait pas la porte à une coopération économique poussée avec des pays du bloc socialiste (Estalie, Grand Kah, Loduarie etc...), devant permettre l'ouverture de débouchés commerciaux. En guise d'explication quant à cette proposition, depuis plusieurs années, le Groupe Strama et sa direction tentent par tous les moyens de faire face à une concurrence raskenoise du Groupe Steiner, et à l’émergence d'autres concurrents, tels qu'Agouti, le géant sylvois de la mobilité électrique. Ayant opéré un relifting total de la gamme Strama, ainsi que de celle des autres partenaires du groupe, Girolamo Strama aurait adopté, plutôt qu'un all-in sur des marchés déjà saturés en Eurysie occidentale, sur une ouverture dans des pays où le rival raskenois est absent. Une manière de s'assurer des marges tout en prenant de cours la concurrence là où celle-ci n'est pas encore.

Bien conscient que les transferts de capitaux sont chose complexe au sein de pays dont la structure de l'économie est radicalement différente, et qui ne sont pas intégrées dans la chaîne de production capitaliste, le PDG se veut optimiste et ouvert à plusieurs solutions:
" J'ai bon espoir de trouver en guise d'interlocuteurs des personnages aussi pragmatiques que moi, et il y a des précédents qui me donnent envie d'imaginer une perspective positive. Je pense particulièrement au deal commercial signé entre la République et les Communes unies d'Altrecht, qui ont déjà permis à l'entreprise de poser un pied dans le monde socialiste. La situation n'est cependant pas la même suivant les pays, mais je ne suis pas sans solution. Par exemple, nous savons que les kah tanais sont réticents à la fuite de capitaux hors du Kah. Aussi, nous pourrions leur proposer la mise en place d'un système d'achat de licence de fabrication de véhicules Strama par des communes kah tanaisses, qui limiterait ce phénomène tout en participant à la création d'une fabrication interne de nos véhicules au Kah. Les "franchisés" n'auraient juste à payer qu'un pécule pour avoir l'autorisation de construire et d'écouler à l'intérieur de leur pays des véhicules badgés Strama. Nous pourrions également proposer cette solution au gouvernement estalien. Cela ne nous coûterait pas grand chose et nus rapporterait dans ces pays une image de marque, tout en étant mutuellement bénéfique aux communes kah tanaises signataires qui toucheraient la majorité des revenus consécutifs à la fabrication des véhicules. Et qui sait, peut-être que de tels ponts d'ordre économique auraient pour effet de désamorcer des situations politiques, par la perspective pour tous les partis d'avoir plus à perdre qu'à y gagner à se confronter."

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Quotidia, Le média de l'excellence conservatrice, informations offertes par le Groupe Falieri a écrit : 29 décembre 2018

Culture: Inauguration de la collection chandekolzane/ushong au Musée des arts nazumi de Velsna


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Roulement de tambour dans les milieux cultivés de la capitale: le pays ushong s'invite au Musée des arts Nazumi le temps d'une exposition. Du 1er janvier au 25 mars 2019, c'est une part non négligeable de la collection ushong du Musée des arts nazumi qui sera mis en avant par les équipes du musée. Tirant profit de l'enrichissement récent des collections, les petits plats sont mis dans les grands et le message semble être bien passé auprès des visiteurs: l’art ushong est bien présent au Louvre. Le département des objets d’arts nazumi conserve en effet plus de 600 œuvres d’origine xin, linguoises ou encore issues de la province impériale du Chandekolza. C'est cette dernière qui se retrouve plus particulièrement mise en avant à l'occasion de cette manifestation, comme en témoigne le conservateur émérite Guiseppe Lotaro:

" Il est important pour nous de pouvoir présenter ces œuvres inédites, car elles proviennent de dons très récents, à la fois de l'armée velsnienne qui lors de l'opération de pacification du Chandekolza, s'est montrée très attentive à la bonne conservation du patrimoine local, mais aussi des équipes scientifiques envoyées dans le sillage des armées, de même que par la collaboration des autorités locales elles-mêmes. Le service des fouilles de secours de la Société des honnêtes archéologues velsniens a également permis de sauver des centaines d'artefacts de la guerre, vraisemblablement. Il était une affaire importante pour nous que de telles pièces soient ramenées à Velsna, non pas au nom d'un égoïsme fantasmé, mais car le contexte géopolitique et économique local constituait un danger pour toutes ces oeuvres et artefacts. Il faut donc voir cela comme un "emprunt" temporaire, effectué le temps d'opérer une restauration de cette collection, et en attendant une stabilisation du pouvoir local que nous attendons de nos vœux."

L’exposition se donne pour vocation de révéler au grand public ces œuvres exceptionnelles, en les rapportant au contexte historique, diplomatique et culturel de leur acquisition par le musée, tout en présentant les hommes et les femmes qui sur place, ont contribué à leur sauvegarde. Plus de 170 œuvres, une infime fraction du nombre total d'artefacts récupérés au Chandekolza, seront présentés, de même que des éléments architecturaux du Palais du Cong de Seipalbon, ayant été sauvés par la Société des honnêtes archéologues de l'incendie accidentel qui a en partie ravagé le complexe plusieurs fois centenaire.

L’exposition suivant un ordre chronologique, une première section, de loin la plus vaste, présentera la première période ushong qui a vu la fondation de la province impériale du Chandekolza, tandis qu'une deuxième se consacrera à l'apport culturel de l'occupation velsnienne, qui dura un peu moins d'un siècle, jusqu'au début des années 1900. Bien entendu, une dernière section, beaucoup plus modeste (une pièce de 11m²), mettra en avant l'Histoire du Chandekolza au XXème siècle: du coup d'état du cong chandekolzan avec l'aide des colons akaltiens jusqu'à la reprise du territoire par le pouvoir ushong en 2017, en passant par les décennies de catastrophe économique et politique que le pays a subit entre temps.

Enfin, le clou de l'exposition sera constitué de l'intervention de plusieurs membres de l'expédition scientifique ayant contribué au rassemblement et à la sauvegarde de la collection. La perspective d'une sortie en famille aussi enrichissante qu'abordable puisque l'exposition est gratuite jusqu'au 23 janvier.

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LegislaTV, Journal parlementaire et généraliste de la Grande République a écrit : Vicenzo Patra, 3 janvier 2019

Avec le lancement de la campagne référendaire de la Lex Rufinus, le sénateur social-démocrate joue son va-tout



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Le sénateur conservateur Giovanni Di Resta, visiblement épuisé au terme de la session parlementaire devant définir le futur cadre du référendum "Rufinus"


C'est une première bataille gagnée pour son excellence, le sénateur social-démocrate Alfonson Rufinus Portelli, qui au terme d'une campagne assidue lors des assemblées des Comices Proletari, a réussi à imposer deux textes, la Lex Rufinus Agricultura, et la Lex Rufinus Frumentaria, qui malgré une lenteur peut-être volontaire du cheminement de la proposition par le biais des Comices Splendori, a été avalisée par ceux-ci. Ou du moins, qui a rencontré leur acceptation quant au lancement d'un processus référendaire. Un combat après l'autre, toute la journée du 3 janvier qui a vu s'affronter deux camps bien distincts au Sénat quant à la mise en place désormais rendue obligatoire par les Splendori d'un cadre électoral légal la consultation populaire à venir.

Bien entendu, il était prévisible qu'une telle application des mécanismes électoraux rencontre des résistances, en premier lieu d'un Gouvernement communal conservateur qui n'avait visiblement pas anticipé les dépenses induites par ces deux propositions, dont beaucoup pensaient qu'elles ne passeraient jamais l'étape des Comices Splendori. Mais la plus vive opposition est probablement venue du camp ultra-conservateur de optimates fortunéens, dont une des deux propositions de lois entre en parfaite opposition avec les intérêts d'une partie de son électorat. La Lex Rufinus Agricultura, en particulier, si elle devait entrer en application, constituerait en effet une atteinte importante aux grands propriétaires terriens de la chôra velsnienne (région sous administration territoriale directe de la ville de Velsna), faction influente qui jusque là, a été relativement ménagée par les réformes successives ayant eu lieu depuis 2015. C'est donc un pavé dans la mare que jette le sénateur Rufinus, chose que le gouvernement conservateur avait toujours rechigné à faire, probablement en vertu d'une politique de "mise à plat" des anciennes rancœurs issues de la Guerre civile de 2013-2014.

S'est donc tenue, malgré la réticence du Doyen du Sénat, lui-même membre de la faction des Optimates fortunéens, une très longue session devant définir le cadre de cette élection qui s'est imposée à une majorité qui n'en voulait pas à l'origine. Sans surprise, le débat a été marqué par un fort degré d'absentéisme des conservateurs et optimates: une technique d'obstruction parlementaire souvent réprouvée, et qui constitue un "rempart" temporaire, et une manière de ralentir l'adoption d'un processus électoral qui s'est imposé à la chambre par obligation légale.

Le session s'est donc déroulée dans un contexte tendu, d'autant plus que dans son propre camp, la Lex Rufinus ne fait pas entièrement consensus. Les sénateurs libéraux ont d'ores et déjà annoncé leur intention de ne pas participer à la campagne électorale en faveur de l'adoption des deux lois du sénateur Rufinus, tout en encourageant leurs électeurs à voter pour la Lex Rufinus Frumentaria uniquement, jugeant la loi agraire du sénateur comme "trop encline à provoquer la division et le trouble". Quant aux eurycommunistes, qui ne disposent que de peu de leviers d'influence parmi la population rurale, malgré un apparent soutien, ceux ci reprochent à Rufinus de vouloir subsister une grande bourgeoisie par une petite, et de promouvoir une politique qui n'est qu'un mince palliatif qui ne fera que repousser l'aggravation de la situation sociale des velsniens. Au delà des sociaux-démocrates, peu nombreux, il faudra donc au sénateur compter sur le soutien ou non du CCC communaliste, qui seranécessaire afin de pousser les eurycommunistes de son côté.

La chance du sénateur Rufinus pourrait bien être due à une opposition au referendum qui part dispersée. En effet, si sans surprise, les optimates sont globalement en accord quant à une campagne offensive pour le non aux deux propositions de loi, le gouvernement communal conservateur est beaucoup plus partagé, et il y a fort à parier qu'il n'y ait aucune ligne directrice ou consigne donnée à la majorité sénatoriale. Pour cause, si ces propositions n'arrangent en rien ces excellences, ces dernières sont pour beaucoup dépendantes des suffrages des petits propriétaires terriens, un électorat traditionnel de la faction au pouvoir. Or, si le projet de loi du sénateur Rufinus paraît pour beaucoup de conservateurs trop extrême, il est connu d'un grand nombre que la situation économique de cette population s'est fortement dégradée depuis la guerre civile de 2013-2014. A l'origine du problème, l'inertie du système économique velsnien qui dans le contexte de concentration accrue des richesses a profité aux grands propriétaires, mais également un arsenal législatif leur étant favorable et datant d'une suite de décrets pris durant la tyrannie de Dino Scaela. Il est donc fort possible que certains conservateurs voient d'un bon œil la Lex Rufinus Agricultura, dont l'application pourrait avoir un effet positif sur les classes moyennes rurales, qui sont fortement contributrices de la conscription de la Garde civique velsnienne.

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Quotidia, Le média de l'excellence conservatrice, informations offertes par le Groupe Falieri a écrit : 8 février 2019

Politico, votre émission Géopolitique
L'impasse Carnavalaise expliquée


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Liz Liotta, votre spécialiste



Votre rendez vous géopolitique aviné, avec Liz Liotta



Liz Liotta: Bonjour chers *hics* téléspectateurs. Terreur et guerre souterraine, tel est devenu depuis de longs mois un conflit carnavalais qui s'enlise et qui, mine de rien, pourrait bien marquer un moment de recomposition politique majeure en Eurysie *hics* occidentale. En effet, plus de deux ans après le massacre d'Estham ayant causé la perte de plus de deux millions de civils nordiens, l'OND avait fait de la neutralisation de l’État carnavalais un totem dont la simple remise en question paraissait alors tout bonnement innimi...inna...*hics*...inimaginable.

Le plan onédien paraissait aussi simple qu'implacable tant il avait déjà fait ses preuves sur d'autres théâtres d'opérations, comme en Vaikonenland en 2013-2014: une opération visant à verrouiller une suprématie aérienne, devant permettre un débarquement amphibie et la prise de contrôle du territoire métropolitain de la cité-état. Deux ans et demi plus tard, quel bilan ? Une Carnavale qui si elle a perdu le contrôle de la quasi totalité de son territoire, tient bon dans le cadre d'un siège dont personne n'avait prévu qu'il dure aussi *hics* longtemps. En face une OND manquant de répondant, et ne parvenant pas à adapter sa doctrine militaire à la réalité du terrain: celle d'une élite carnavalaise qui n'entend pas se résoudre à une capitulation sans conditions qui était le but de guerre onédien, et d'une population relativement hostile à l'occupation onédienne. Pour nous aider à décrypter cette situation, nous accueillons l'ancien sénateur-stratège Lazaro Espero. Bonjur Lazaro.


Lazaro Espero: Bonjour Liz.

Liz Liotta: Vous qui vous êtes distingué dans les années 1990 par vos actions dans le cadre d'une guerre asymétrique qu'est le conflit de l'AIAN en Achosie du nord, pensez vous que Carnavale n'est pas devenu tant un Vaikonenland qu'une Achosie du Nord pour le commandement oéndien ? Comment expliquer ce manque de progression là où le corps expéditionnaire onédien est pourtant considéré comme la force d'intervention la plus numériquement importante jamais mise sur pied dans l'Histoire récente eurysienne, une force dotée de moyens que l'on pourrait considérer comme quasi illimités. Et pourtant...pourtant patatra deux ans plus tard, on se retrouve avec une armée onédienne dépassée qui non seulement n'arrive pas à prendre l'objectif principal de ce conflit, et qui par dessus le marché subit une forme de guerre d'attrition et de guérilla.

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Lazaro Espero: En effet Liz. Il y a deux ans, voire trois ans, je pense que pas grand monde aurait parier quelque chose sur un tel étalement de la guerre dans le temps. Il faut le savoir, qu'il y a plusieurs facteurs qui déterminent le vainqueur d'un conflit, et contrairement à ce que l'on pense, ce n'est pas tout le temps la force brute, et ce que je nomme la "résilience des nations". C'est quoi la résilience d'une nation ? Eh bien c'est tout simplement l'aptitude, en premier d'un gouvernement à continuer un conflit, en puisant non seulement dans des ressources matérielles, mais surtout morales. Le ressort moral, je le pense, à de grandes conséquences sur la conduite d'un conflit, et surtout sur la volonté politique qui permet de le poursuivre. Cette puissance de la volonté politique, elle est déterminée par deux choses: en premier lieu la légitimation du confit auprès des masses. La plupart des pays onédiens sont des démocraties libérales où l'opinion publique joue un rôle fondamental. A ce titre, le massacre d'Estham paraît comme une raison amplement légitime de faire la guerre. Le problème, je le pense, c'est que ces populations qui n'ont pas l'habitude du conflit, qui n'ont jamais vécu le conflit avant cela, ces populations ne se doutaient peut-être pas d'un tel étalement du conflit et surtout, de pertes militaires qui augmentent au fil des mois. Si bien que je le dis: on était parti pour une guerre du Vaikonenlkand bis, on se retrouve avec une guerre de l'AIAN bis. Et pour mener une guerre de l'AIAN bis, il faut puiser des ressources matérielles et morales autrement plus considérables que dans le cadre d'un simple conflit périphérique.

Avant tout je pense que l'OND a peut-être sous-estimé la volonté politique des élites carnavalaises, et aussi la réception de l'occupation du territoire carnavalais par la population locale. Et c'est là un autre facteur compliquant l'intervention onédienne: celles ci font face, non seulement à une élite politique aux méthodes maximalistes, mais également à une population qui pour le moment, n'a pas exprimé la volonté en quoi que ce soit de faire rupture avec cette élite. Toutes les sociétés reposent sur un contrat social, et j'ai bien peur que pour le moment, celui qui lie la population carnavalaise à ses élites tienne bon.


Liz Liotta : Mais donc, qu'est ce qu'i faudrait pour que cette situation change ? L'OND est coincée ou ça se passe comment ? Quand un combat se déroule à 1 contre 10, qui en quoi que ce soit à foutre de vos histoires de contrat *hics* social ?



Lazaro Espero
: J'y viens Liz. En théorie, l'OND n'est pas du tout coincée, car si elle s'en donnerait les moyens, il serait tout à fait possible de terminer ce conflit en l'espace de quelques semaines, voire quelques mois. Les problèmes auxquels l'OND fait face sont avant tout dans leur propre camp. En premier lieu, il faut que les nations onédiennes admettent que la nature de leur adversaire ne leur permettra pas de faire une guerre propre. Les onédiens, depuis le premier jour de l'intervention à Carnavale, sont obsédés à l'idée de minimiser au strict minimum les pertes civiles au sein de la population carnavalaise. C'est louable certes, mais le but dés lors qu'il s'agit de partir en guerre, c'est de gagner cette guerre. Or, le replis mental des élites carnavalaises, qui a acté le fait d'une guerre totale, ne permet plus aux onédiens d'avoir le luxe de faire la distinction entre personnel militaire et civil, encore plus lorsque le pouvoir carnavalais utilise délibérément les populations civiles dans le cadre de ses plans de bataille. C'est cette même barrière mentale qui ralentit considérablement la prise de contrôle de la cité-état, qui rallonge le siège et provoque de fait davantage de pertes militaires aboutissant à une baisse sensible du moral des troupes onédiennes. Le jour où les onédiens accepteront l'état des choses, qui est que la population civile leur est majoritairement opposée, et que de fait, ceux ci ne pourront pas éviter les victimes civiles, je pense que ce sera déjà un premier avancement de leur cause. Cette question est centrale en vue de la prise de Carnavale proprement dite, qui je le rappelle, n'a toujours pas été conquise.


Liz Liotta: En langage scientifique, on pourrait appeler ça une "fragilité de gauchiste mental" vous pensez ?


Lazaro Espero
: Je ne serais pas aussi catégorique voyons...mais il est indispensable que pour l'emporter, l'OND appréhende la nature profonde des motivations qui animent les individus qu'elle combat, ainsi que leur univers mental, et une chose est apparue clairement: Carnavale ne se rendra pas parce que l'OND lui aura demandé poliment. Ce n'est pas une guerre ordinaire qui se joue, les carnavalais sont entrés dans une logique de guerre totale, et il va falloir que les onédiens, si je puis me permettre, se "bougent le fion", et aillent chercher cette victoire au bout d'une baïonnette: il est temps, pas seulement de décapiter le pouvoir politique, mais de détruire l'appareil de production, et ce qui permet à cet appareil de production de fonctionner: c'est à dire les ouvriers dans les usines. Lorsqu'on entre dans une logique de guerre totale, je pars du principe que ce sont des sacrifices auquel il faut consentir, et que le drapé de la pureté morale de l'OND rencontre des limites évidentes. Si ces derniers veulent vaincre les carnavalais, l'occupation du territoire ne suffit pas. Regardez toutes ces attaques en arrière front, elles le prouvent. Il ne faut pas seulement vaincre l'armée carnavalaise, il faut briser le moral de ses habitants, et faire tapis de bombe jusqu'à ce que "le fruit soit mûr" pour continuer l'assaut terrestre.


Liz Liotta: Des paroles humanistes qui manquent à notre classe politique Lazaro... Dites moi: dans l'un de vos articles paru sur le sujet du conflit carnavalais, vous identifiez des failles fondamentales dans le dispositif d'occupation de Carnavale, que vous comparez à la Guerre de l'AIAN, que vous avez connu, et qui était également un conflit mettant aux prises une force armée conventionnelle et une autre contrainte à des tactiques de guérilla. En quoi ces deux exemples démontrent qu'il existe une "bonne" et une "mauvaise" contre-guerilla.

Lazaro Espero: En effet, je pense que la position de l'OND gagnerait à être renforcée si celle ci appliquerait les méthodes de contre-guerilla qui ont montré leurs preuves en Achosie du Nord dans les années 1980-1990. La politique de terreur dont je parlais, ce n'est qu'un aspect parmi d'autres de cette pratique de la petite guerre, ce n'est qu'un outil parmi d'autres qu'il s'agit d'utiliser au moment opportun, et ce pour un seul but: la destruction de l'unité sociale d'une population. La contre-guerilla n'obéit qu'à une règle: fractionner, diviser, obstruer toute tentative de communication au sein d'un groupe de population. E, premier lieu, il faut établir le cadre de cette entreprise: occuper un territoire ne suffit pas: il faut le doter d'une administration militaire propre, le quadriller du mieux possible avec un dispositif certes gourmand en ressources humaines et matérielles, mais qui est nécessaire. Et c'est là un premier problème de l'OND: ils ne sont tout simplement pas assez nombreux pour subvenir à ce besoin fondamental qui est le contrôle du territoire. Au bas mot, je pense qu'il faut entre 200 000 et 250 000 hommes pour occuper efficacement le territoire métropolitain de Carnavale. Cela représente un coût énorme, mais je rappelle qu'il s'agit d'une guerre totale et que la nécessité fait loi.

Une fois qu'on dispose de ce cadre, qu'est ce qu'on fait ? Eh bien on a deux options pour fragmenter une population: la carotte ou le bâton. En premier lieu, il est nécessaire d'amadouer, stratifier, faire des traitements différenciés entre les différents groupes sociaux qui composent une population à un endroit donné, c'est comme cela qu'on brise une unité sociale. Cela comporte le don de privilèges à certains éléments de cette population, à des faveurs: dans une zone de guerre, cela se traduit par des distributions de nourriture, à des initiatives mettant en valeur l'armée d'occupation, à une propagande constante. Il faut s'interposer entre la population et l'armée carnavalaise, de sorte à rompre le contrat social existant entre les deux. Le succès ultime est remporté en protégeant la population, pas ses propres forces. Si les forces militaires restent bloquées dans leurs bases, elles perdent le contact avec la population, donnent l'impression d'avoir peur et cèdent l'initiative aux insurgés. Des patrouilles doivent être menées, le risque partagé et le contact maintenu en permanence. Et une armée de guerilla qui perd le contact avec la population d'un territoire, c'est une armée impuissante. Là aussi, l'OND a des lacunes considérables, et je pense qu'elle ne comprend qu'avec peine cet enjeu.

Une fois que la carotte fonctionne sur la population, il est temps d'utiliser le bâton contre toute forme d'opposition que l'on aurait réussit à isole, et de détruire les foyers de résistance par le force. Encore une fois, mes observations sur place font état d'une OND qui retient ses coups en permanence, dans des situations où il serait indispensable qu'elle le fasse. La mort des civils n'est pas chose souhaitable bien entendu, mais là encore...guerre totale, j'ai envie de dire. Il est grand temps que les onédiens finissent le travail, quitte à faire des petits morts par ci par là. L'Achosie du Nord ne s'est pas pacifiée avec la magie du saint esprit, pas plus que Carnavale ne se rendra pas sans un "petit coup de main" sans quelques missiles tactiques dans deux ou trois hôpitaux.


Liz Liotta: Encore une fois nous vous remercions pour ces paroles de sagesse excellence Espero.

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LegislaTV, Journal parlementaire et généraliste de la Grande République a écrit : Vicenzo Patra, 24 février 2019

Lex Rufinus Agricultura/Frumentaria: le triomphe d'Alfonso Rufinus Portelli



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Son excellence le sénateur Alfonso Rufinus Portelli lors de la manifestation populaire du Carnavale de Velsna, au quartier de l'Arsenal


C'est une victoire d'ampleur pour l'opposition sénatoriale de gauche qui a eu lieu ce mardi 27 dans les urnes de la capitale, ainsi que de celles de tous les territoires sous administration directe de la cité velsnienne: avec près de 54% des votants, pour une participation historique de 84% de la population éligible (c'est à dire tous les résidents d'un territoire sous administration du droit velsnien, incluant en premier la capitale), les deux propositions de lois soumises par son excellence sénateur Rufinus au référendum populaire, la Lex Rufinus frumentaria et la Lex Rufinus Agricultura, ont été approuvées, un véritable carton plein pour le sénateur de la faction SDB, qui avait misé son avenir politique sur le passage des deux séries de mesures sociales.

Pour rappel, les deux mesures impliquent une refonte complète du système de solidarité collective dans la capitale, ainsi que la mise en place d'une politique de redistribution des terres agricoles favorables aux petits exploitants, permettant à ceux qui avaient vu leurs titres de propriété saisis ou rachetés entre 2010 et 2019, de leur être restitués sans compensation financière donnée à leurs nouveaux propriétaires, le plus souvent des exploitants plus importants, dont certains ont fait l'objet de multiples accusations depuis la fin de la guerre civile. En effet, il est à noter que le maillage agricole, depuis la période du Triumvirat de 2013, n'a eu de cesse de faire l'objet d'un mouvement d'accaparement et d' hyper-concentration des parcelles aux mains d'un nombre d'exploitants de plus en plus restreints, qui ont su profiter d'une conjoncture et d'un rapport de force favorable, institué par une précédente réforme agraire édictée durant la tyrannie de Dino Scaela. Cet aspect est considéré comme majeur dans les raisons qui ont permis l'adoption de la Lex Rufinus, par l'embarras causé à la majorité conservatrice, qui a rendu extrêmement difficile la défense d'une loi instituée par Scaela et les putschistes landrins, dont toute association revient à une forme de mort politique dans la cité velsnienne.

En conséquence, le camp du oui n'a pas rencontré la résistance escomptée de la part du Gouvernement communal lors de la mise en proposition du vote référendaire, qui est resté en retrait relatif durant presque toute la campagne, malgré une grande réticence et une opposition de certains sénateurs conservateurs aux propositions de Rufinus: ceux ci ont ainsi fait campagne en leur nom, et non de par leur appartenance à leur groupe parlementaire, qui s'est retrouvé profondément fragmenté. Qui plus est, le camp conservateur, ne pouvait pas dans les faits, faire une campagne prenant à contrepied un électorat rural modeste qui est l'un de ceux qui constituent un noyau de fidélité importante. Ainsi, l'habilité politique de Rufinus a consisté à mettre le Gouvernement communal au pied du mur, et à choisir entre l'opposition à une série de mesures que tout conservateur trouverait trop radicale, ou bien la perspective de la perte de leur électorat. Toutefois, ce refus de la campagne par le Gouvernement communal ne s'est pas traduit par des débats posés, au contraire. En effet, loin des discours policés que l'on aurait pu attendre des conservateurs, la campagne a été l'occasion pour des forces plus proches des extrémités de l'échiquier politique d'obtenir une visibilité accrue, ce qui pourrait être considéré comme une faute politique importante par certains observateurs. La politique comme la nature a horreur du vide, et cette fois-ci, ce sont les factions sénatoriales les plus à droite de l'échiquier qui l'ont rempli. Les Optimates fortunéens ultra-conservateurs, menés par leur chef de file officieux, son excellence sénateur Dom Francesco Mogador Altarini, ont ainsi dirigé de facto la campagne du "non", ce qui a donné lieu à des épisodes de violence politique d'une rare violence dans les rues de la cité velsnienne. Au cours de ces dernières semaines, la population paraît s'être donc divisée en deux tendances distinctes: rufinisti et altarinisti.

Le point culminant de la campagne fut sans aucun doute la tentative d'assassinat manquée sur le sénateur en janvier dernier, sur la tribune des rostres, en plein milieu du Forum San Stefano, à quelques dizaines de mètres du Palais des Patrices, de la main de partisans altarinisti. Si toute association avec Altarini n'a pas pu être prouvée, cet echec et cet acte de violence politique rappelant les heures de la guerre civile, a conduit au discrédit de la faction des alatarinisti, et précipité très vraisemblablement la victoire du "oui".

L' adoption des deux lois constitue une tournant historique en bien des manières dans le cadre de l'exercice de la loi, et du cheminement législatif. En effet, les deux textes sont les premières adoptions par usage du referendum des Comices Proleteri depuis l'adoption des réformes dites "digrassiennes" en début d'année 2015. Si Les Comices proletari ont été une assemblée dont le poids politique était considéré comme négligeable durant la première mandature conservatrice suivant la fin de la guerre civile de 2013-2014, le sénateur Rufinus, tout en restant dans le cadre fixé par les nouvelles lois de la République, a su naviguer habilement auprès des différents groupes d'opposition sénatoriaux, tout en se servant de sa fonction de juge de la plèbe lui accordant la présidence des dits comices, et en les transformant en une tribune ouverte, davantage accessible à la population que le sessions sénatoriales. Au cours de l'année qui a suivie son élection en tant que sénateur, puis sa nomination en tant que l'un des deux juges de la plèbe, Rufinus Portelli s'est donc imposé comme une tête connue par les citoyens de la ville. Le pari était simple: attirer des velsniens ne votant pas dans l'arène politique via les Comices Proletari, le bilan à en tirer pour lui est de ce fait extrêmement positif.

La stratégie du sénateur a d'ores et déjà fait l'objet de comparaisons entre celle-ci et les méthodes employées par des partis d’oppositions plus structurés et bénéficiant normalement d'un poids politique bien plus grand, en particulier le Parti Eurycommuniste velsniens. Au cours de cette campane, Rufuinus s'est imposé auprès des résistances conservatrices comme une "alternative acceptable" par les élites politiques et économiques en adoptant les codes de communication propres aux arcanes de la vie politique velsnienne, en faisant usage des institutions en place pour promouvoir un agenda...bref, tout simplement en intégrant de fait la logique du dialogue politique au sein des institutions républicaines. Il faut dire, l'extraction sociale du Sénateur Rufinus, lui-même issu d'une très longue et historique lignée sénatoriale, a pu jouer sur l'acceptation de ce nouveau venu dans l'arène politique du Sénat. Cette approche résolument réformiste n'a pas été sans faire grincer des dents parmi les soutiens communalistes et eurycommunistes au oui, engagés dans une démarche résolument révolutionnaire vis à vis des autres acteurs et des structures de la Grande République. L'utilisation à ses propres fins des pouvoirs des Comices Proletari a également été jugé comme une manoeuvre politique habile, car elle a permis, pour faire passer le texte de loi, de passer outre un Sénat dont les membres sont choisis au suffrage censitaire, en proposant le texte au corps civique sans intermédiaire.

Malgré ce succès, il va toutefois sans dire que la partie est loin d'être terminée pour Rufinus, et qu'un long parcours du combattant se dessine en ce qui concerne l'application de réformes que le pouvoir communal ne désirait pas, pas plus que le Sénat ou les autres institutions politiques du pays. Le vote de la Lex Rufinus stipulait une liste de mesures qu'il convenait d'appliquer, et non pas les modalités nécessaires à leur bonne mise en place. Or, comme on le sait, beaucoup de lois dans l'Histoire de la République n'ont jamais passé cette étape du passage de la loi sous sa forme concrète. Plusieurs obstacles se dressent donc encore entre la Lex Rufinus et sa promulgation effective. En premier lieu, celle-ci nécessite le vote d'une rallonge du budget de l’État, qui est le grand perdant de la loi. Il faudra ainsi au Gouvernement communal débloquer les fonds nécessaires afin d'honorer un programme d'aide alimentaire adressé à 400 000 citoyens velsniens, de même que si dans la théorie, les grands propriétaires terriens dont une partie des terres sont saisies ne sont pas compensées, dans les faits, cette situation est bien différente, et il est fort à parier que le Gouvernement Communal cherche à soudoyer les plus grands perdants de la réforme par le biais de cadeaux fiscaux et autres rétributions.

Dans un second temps, au delà des moyens accordés aux parties bénéficiaires ou lésées de la Lex Rufinus, c'est l'intégralité du cadre de la loi qu'il fait appliquer, et toute une logistique et une administration dédiée à la perception des aides à la population, ainsi qu'à la réattribution des parcelles agricoles. En bref, il s'agit pour les partisans de Rufinus, de monter de toute pièce un appareil administratif en dépit d'un Gouvernement communal qui n'aura à priori aucune envie de rendre la tâche facile au sénateur. Une stratégie du pourrissement auquel nous avons déjà pu assister par le passé dans la cité velsnienne. Conformément aux modalités inscrites dans la Lex Rufinus, il s'agira de constituer deux comités distincts, qui seront composés en vertu de l'application des deux séries de mesures respectives. Ces comités, conformément aux textes, seront composé de membres des comices proletari qui auront été nommés par cette assemblée, à la fois pour celui chargé de créer l'administration de ce que l'on appelle désormais la "préfecture de l'annone", mais également du comité de redistribution agricole.

Les modalités d'obtention des deux aides ont été explicitées au fil des semaines précédant le résultat du réferundum: en l'occurence justifier un revenu correspondant aux fourchettes fiscales de la dernière classe censitaire pour obtenir l'annonce d'une part, et justifier d'un titre dé propriété remontant au maximum à 2010 dans l'espoir d'obtenir un droit de retour à la propriété de parcelles agricoles.

Le combat des rufinisti est donc loin d'être terminé, et la plupart des observateurs s'accordent à dire que les adversaires de la réforme vont continuer d'obstruer la mise en place de la lex Rufinus par tous les moyens possibles.

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