22/03/2016
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Actualités du Duché - Page 9

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La pédophilie légalisée en Sylva ?! (Non.)

Voilà une nouvelle qui a fait grand bruit au sein du Duché, amenant nombre de partis et sujets à crier au scandale derrière un glissement fort inquiétant : les nouvelles mesures dans le cadre des campagnes de gestion de la pédophilie. Ont en effet été approuvés par la Haute Assemblée un programme d'étude cherchant à davantage comprendre cette déviance, et passant par le recrutement de... pédophiles, comme sujets de test. Les journaux ont publié des annonces de recrutement proposant ni plus ni moins aux concernés à venir postuler anonymement pour étudier leur cas, sachant que les non-pédophiles également sont invités à se joindre pour constituer un groupe témoin. La demande a sans surprise provoquée un certain choc et remit sur la table les discussions sur le sujet, notamment les plus véhéments appelant à ni plus ni moins tuer les pédophiles, au point où le gouvernement a dû s'exprimer pour calmer les hardeurs.

En premier lieu, il a été rappelé que la peine de mort est incompatible avec la civilisation et que le Duché de Sylva ne fera aucunement retour en arrière à ce sujet. Au-delà de l'aspect moral, c'est purement et simplement contre-productif. Les études se succèdent déjà sur la question et démontrent que ça ne réduit pas la criminalité, mais amène au contraire à aggraver les crimes avec l'assassinat des victimes et témoins, le coupable n'ayant plus rien à perdre. Pire encore, il est observé que nombre de pédophiles sont d'anciennes victimes, faisant supposer que cette déviance est parfois l'expression d'un traumatisme. Souhaiter tuer les pédophiles, et donc les potentielles victimes, c'est les pousser à se taire quand elles ont été abusées.

Les groupes conservateurs ont tout de même persisté en accusant de complaisance, voir de complicité le gouvernement, en indiquant que seuls des pédophiles pourraient prendre ce genre de mesure. Hormis le fait que les cas d'agressions sexuelles et pédophilies en Sylva s'observent davantage du côté conservateur du spectre politique, ce qui rend quelque peu hypocrite cette accusation à l'égard des groupes de gauche qui portent ce programme, cette accusation se base avant tout sur l'émotion. Le gouvernement et les collectivistes ont exprimé leur compréhension face à cette panique morale, indiquant que c'est avec une bonne communication que les choses seront résolues. Oui, la pédophilie est ignoble, répugnante et n'inspire aucune compassion, mais clamer qu'il faut tuer les pédophiles n'apporte aucune solution et ne protège pas les enfants. Tuer un pédophile (si tant est qu'on l'attrape) ne l'aura pas empêché de commettre une fois au moins son méfait. Les persécutions à l'égard des pédophiles les marginalisent, les poussent à se cacher, jusqu'à ce qu'ils saturent à cause de leurs immorales pulsions et se rencontrent anonymement sur des forums internet par exemple. Ils se confortent alors dans cette dynamique, rencontrent des pédophiles "expérimentés", se désensibilisent avec des contenus toujours plus extrêmes, et ce, jusqu'à passer à l'acte. Il faut être pragmatique, quand bien même le sujet est sensible (chose compréhensible en soi) : persécuter les pédophiles n'amène à rien.

Mais l'idée n'est pas de les tolérer, d'avoir de la compassion voir de la pitié (ceci dit, cela ne ferait pas de mal dans le cas d'anciennes victimes répétant un traumatisme). L'objectif est d'être constructif, et cela passe par un accompagnement des pédophiles avant qu'il ne passe à l'acte pour éviter le pire et justement protéger les enfants. Et c'est là l'objectif du programme : c'est une étude psychologique, psychiatrique et médicale visant à analyser les pédophiles pour déterminer les causes de ces déviances et même espérer trouver des solutions définitives, ou au mieux, des accompagnements sur la durée. Bis repetia, divers acteurs réactionnaires se sont scandalisés qu'on dépense de l'argent à les accompagner plutôt que de directement les enfermer, ce à quoi on rappelle gentiment les arguments précédemment évoqués.
Bien évidemment, le message se porte à l'ensemble de la population : pédophile ou non. Si vous l'êtes, ce n'est pas bien, et même très grave, mais on peut et on va vous accompagner si vous vous en donnez les moyens, ce qui est la meilleure solution. Si vous ne l'êtes pas, mais l'observez, il est inutile de procéder à du harcèlement, et devez plutôt le reporter aux autorités compétentes pour encadrer les suspects.

Ce dernier point est d'ailleurs très important, puisqu'aussi unanimement condamné que soit la pédophilie en Sylva (et à juste titre), force est de constater que la chose l'est en façade uniquement. L'essentiel des cas de pédophilies se manifestent dans le cadre familial et ne sont que rarement dénoncés par les proches. Pire encore, les coupables sont souvent protégés et les victimes poussées au silence en minimisant la chose et les culpabilisant de provoquer du tort si elles viennent à s'exprimer.
Cette campagne d'étude s'accompagnera conséquemment d'une sensibilisation à l'école, pour permettre aux enfants d'apprendre quels sont leurs droits, ce qu'elles peuvent et doivent refuser, comment elles peuvent chercher de l'aide. Les infirmiers scolaires et professeurs aussi seront formés à identifier les troubles et symptômes visibles chez les jeunes victimes de pédophilie (en plus de ceux des violences infantiles, faisant d'une pierre deux coups) et des services de police mis en place pour ce genre de cas. L'objectif n'est pas seulement de prévenir les cas de pédophilie en invitant les personnes déviantes à se présenter à des services médicaux dédiés pour se faire accompagner et éviter le pire, mais aussi de permettre aux enfants ou à leur proche de dénoncer des cas observés pour progressivement contrecarrer cette culture du silence.

Il y a par ailleurs un point qui inquiète et est déjà anticipé par les services psychiatriques dédiés : les futurs échecs. Ce genre d'étude est assez rare et récente et implique conséquemment une marge de progression importante avec des ratés. Autrement dit, certains sujets suivis se livreront potentiellement à ce crime. En plus d'affecter durement une victime (ce qui est le principal problème, rappelons-le), la chose sera médiatisée et contribuera à alimenter cette panique morale, ce à quoi les services dédiés répondent que c'est normal. Le sujet est épineux et inspire le dégout, il n'y aura rien d'anormal à ce que les gens s'offusquent de potentiels pédophiles sous surveillance qui passent à l'acte. L'objectif sera aussi de les suivre comme il se doit pour limiter les risques, mais aussi admettre quelque chose de simple : les patients qui abuseront d'enfants le feront avec ou sans suivis, mais d'autres patients qui auraient potentiellement commis pareil crime ne le feront peut-être pas avec un suivi approprié. Le résultat final ne peut qu'être égal ou préférable à la situation actuelle, mais ne pourra en rien être pire.

En conclusion, l'objectif final n'est aucunement de protéger les pédophiles (chose qui tend à se faire plutôt dans les sociétés traditionnelles pour ainsi dire) mais à acquérir les outils pour les "guérir" en étudiant leurs cas, plutôt que de les marginaliser et inéluctablement les pousser à se regrouper entre eux. Et cela passe par une fin de la marginalisation et, idéalement, la mise en place d'une société où la pédophilie est reconnue comme maladie mentale grave, mais dont il est possible et nécessaire d'obtenir un accompagnement plutôt que de se cacher. Et en plus de tout cela, les enfants seront sensibilisés à ce qui est normal ou non et auront à l'école ou ailleurs des oreilles attentives pour leur venir en aide si besoin.
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L'Eurysie va bien.

Selon les experts sylvois, l'Eurysie se porte bien et a une dynamique géopolitique normale.
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La Loduarie loduarise Karty : quels axes de réponses pour le loduaré ?

Loduarira bien qui loduarira le dernier tel que l'on finit par le dire en Sylva. Et c'est encore une fois très approprié, après que la Loduarie (à en croire les discours respectifs du secrétaire générale Lorenzo et de divers alliés de Karty) ait pris pour cible un convoi aérien kartien. Les justifications apportées par le secrétaire général ne diffèrent pas de l'accoutumer, parlant là d'un acte légitime face à des appareils non coopératifs pour une vérification, de la même manière qu'il était légitime de tirer sur des civils teylais désarmés parce qu'ils fuyaient sous la peur devant des gardes frontières menaçants, tandis que le Saint Empire de Karty parle d'une agression. Il est fort intéressant de constater que selon les responsables loduarien, l'opération ne constitue pas un acte de guerre mais que toutes formes de riposte seraient interprétées comme telles, schéma semblable à celui observé avec Translavya ou la Rimaurie. Mais ces schémas divergent en leur finalité : est-ce qu'il y aura une riposte démesurée justifiant une invasion, ou une absence de réponse maintenant le statu quoi ? Nous allons immédiatement étudier cela.

Déjà avant de nous attarder sur les axes de réponse disponible pour Karty, penchons-nous sur les raisons derrière cette posture loduarienne. Est mis en avant le contexte troublé de l'Océan de l'Espérance, déjà marqué par une succession d'escarmouches à la fois brèves, violentes et meurtrières. Mais un convoi aérien représente-t-il un prétexte légitime pour ouvrir le feu ? Nous ne parlons pas d'une force aérienne capable de mener en toute autonomie une opération militaire, mais d'un convoi de transport aisément identifiable comme tel ne serait ce que par la présence de cargo et le nombre réduit d'appareils de chasse. Il est difficilement envisageable que le convoi en lui-même puisse représenter une menace, et d'autant plus que sa non-coopération en soi une. Il n'est pas rare que, dans le cadre d'interception aérienne, ne se coordonnent pas les deux partis et que le convoi initialement pris en chasse poursuive sa route sans conséquence. Et c'est chose normale : tirer sur un convoi est un acte légitimement interprétable comme hostile, comme un casus belli justifiant une déclaration de guerre. Prenons l'exemple de l'interception d'un convoi pharois à destination des komunteranos par le Duché de Sylva : le convoi ne s'était pas montré formellement coopératif et avait dévié non pas à destination d'un aéroport sylvois comme demandé, mais du Grand Kah. Gardons à l'esprit que la situation est loin d'être exactement la même : le convoi pharois restait militairement supérieur à l'intercepteur sylvois, et si la coopération n'était pas totale, elle restait partielle en déviant vers le grand Kah pour initier un débat favorable au Duché. Pour autant, il est certain que le Duché n'aurait pas ouvert le feu sur le convoi pharois, eût-il intégralement refusé de coopérer en maintenant son cap, ou été moins lourdement armé que l'unité d'interception sylvoise, tout simplement parce que cela aurait ouvert la voie à une escalade armée bénéfique pour aucun des partis.

Et la chose s'observe ici : est-ce que cette manœuvre est bénéfique pour la Loduarie Communiste ? Cela lui apporte-t-il un avantage géostratégique de tirer des missiles sur des avions kartyens ? De priver me Saint Empire Menkelt d'un approvisionnement d'arme ? De se risquer à un accroissement des hostilités avec Karty et ses alliés ? Une observation superficielle dirait que non et que c'est un acte court-termiste typique de la Loduarie, mais une analyse plus approfondie tenant compte de l'historique récent et de la pensée loduarienne contredirait cette réponse simpliste pour rappeler que si, c'est purement et simplement favorable à la Loduarie Communiste de se risquer à une telle impétuosité.
Rappelons deux choses : la posture internationale de la Loduarie Communiste et ses dernières mésaventures. Ce pays est militariste à l'excès, avec un dispositif armé développé et omniprésent dans son fonctionnement qui se traduit par une méthode de pensée géopolitique s'opérant selon un rapport de force permanent, qui va dans le sens du développement d'hostilité et le renforcement du dispositif armée de la Loduarie pour alimenter ce cercle vicieux.
Or cette posture s'est soldée par des résultats peu concluant dernièrement, avec la perte des acquis en Zladingrad et la prise d'importance progressive de l'OND donnant lieu à l'engagement entre un convoi sylvois et le croiseur amiral loduarien. Or le rapport de force que cherche à imposer la Loduarie ne se base pas uniquement par ses moyens matériels et humains disponibles, mais aussi et en grande partie par l'image de ces moyens, le prestige qui le crédibilise et suffit à dispenser d'une bataille en donnant la garantie à ses adversaires (ou plutôt ses cibles) qu'ils seront défaits. Est alors dispensé de se battre, quand l'opposition recule car elle sait (ou croit) qu'elle n'a rien à gagner à garder ses positions voir avancer.
Mais les dernières dynamiques ont inversé cette image : l'OND n'a pas reculé et au contraire fait front et tenu une posture toujours plus outrageusement provocante à laquelle la Loduarie ne pouvait pas répondre, contredisant son image de puissance mondiale. Cela s'est notamment manifesté avec la conférence de Velcal qui, initialement, était exclusivement centrée contre l'ONC, le LiberalIntern et l'OND. La Loduarie en était exclue, quand bien même, elle venait de frapper la Rimaurie. Elle avait implicitement perdu son rang de puissance impérialiste capable d'assumer ses ambitions, et implicitement, ne faisait plus peur. Est-ce que c'est cette dynamique qui a conforté le convoi kartien à passer aussi prêt des côtes loduarienne ou est-ce que d'autres éléments sont entrés en compte ? Cela n'a pas de réelle importance puisque que le principal élément à compter est le suivant : la Loduarie Communiste s'est jetée sur l'occasion pour rétablir sa posture dans l'imaginaire collectif.

On en vient donc à pourquoi la Loduarie Communiste s'est lancé dans une action en apparence aussi insensé selon nos points de vue "civilisés" : pour se réaffirmer médiatiquement comme une puissance militaire réelle, dangereuse, capable de mettre en application ses menaces et d'imposer sa loi. Et force est de constater que la manœuvre marche : soit l'alliance du Bloc Nationaliste Eurysien riposte et s'engage dans un conflit, donc il n'a pas les ressources pour l'emporter, soit il s'écrase et confirme la puissance de la Loduarie Communiste. Face, je gagne, pile, tu perds pour ainsi dire, car la Loduarie se donne le choix entre une victoire médiatique ou militaire. Non, répondre par la voie des armes est définitivement une mauvaise solution pour le BNE qui est garantie d'y perdre beaucoup et de donner autant à la Loduarie. C'est d'ailleurs l'occasion de rappeler que l'on sait quand commencent les guerres mais jamais quand elles finissent. Mais quels axes de réponse restent-ils au BNE ? Est-ce donc une fatalité de se plier à leur incapacité de répondre par la violence et de conforter la Loduarie dans sa position de puissance régionale (à défaut de mondiale) ?

Il est donc admis que Karty et le BNE ne peuvent l'emporter sur le plan militaire, la victoire étant déjà assurée à la Loduarie (faisant de cette manœuvre une action surprenamment intelligente, occasion de rappeler que si le secrétaire général Lorenzo est définitivement atteint de folie, il reste capable à l'occasion de décisions ingénieuses). Mais rappelons que le schéma suit exactement celui des incidents antérieurs et que le proverbe dit bien "Loduarira bien qui loduarira le dernier", car si la victoire ne saura être militaire, elle pourra être politique. Quand le croiseur amiral fut frappé par des appareils sylvois, les soutiens s'étant exprimés en faveur de la Loduarie étaient rares et comptaient essentiellement des mouvances non gouvernementales, là où Sylva avait connu une approbation immédiate de ses alliés, consolidant l'alliance de l'OND contre un ennemi commun. Et là encore, la chose s'observe : Manche Silice, Antérinie, Poetscovie, Côte d'Assad (quand bien même, elle est en proie à une épidémie), Gallouèse, les soutiens se multiplient pour Karty sur les plans populaires ou gouvernementaux, quand le pays était jusque-là quelque peu absent de la scène internationale au-delà des railleries. L'opération de la Loduarie Communiste, rappelant que c'est un acteur disposant d'une capacité d'asseoir sa volonté, la place en position d'un acteur proportionnellement menaçant et puissant. Contredisant les dernières tendances poussant l'attention contre les trois blocs ONC / LiberalIntenr / OND, la Loduarie se remet sur le devant de la scène avant son lot de bonnes et mauvaises conséquences, rappelant à la scène internationale qu'elle et son irascibilité existent toujours.

Et c'est là une occasion rêvée pour Karty de sortir de sa posture actuelle et capitaliser sur l'évènement. Tous ces soutiens peuvent être exploités non seulement pour rapprocher le Saint Empire de partenaires supplémentaires, et consolider le BNE alors confronté à une menace concrète et terrifiante, mais aussi pour isoler davantage une Loduarie Communiste qui essaye désespérément de se crédibiliser et élargir ses axes diplomatiques avec l'UICS. Démontrant d'une part l'impertinence de la ligue velsnienne se focalisant sur de faux épouvantails, et d'autre part le réel danger manifesté par la puissance loduarienne, l'empereur Stanislas aura l'occasion d'établir et consolider de nouveaux rapprochements orbitant autour de la menace commune, excellent vecteur de cohésion. Se comptent déjà parmi les victimes de l'imprévisibilité loduarienne la Rimaurie, Karty et Sylva (et conséquemment l'OND), c'est autrement dit, une opportunité de constituer un véritable support pour encadrer la Loduarie Communiste avec un pacte défensif solide. Les successions d'évènements s'étant opérés dernièrement justifient plus que jamais une discussion internationale entre les acteurs de l'Eurysie de l'Est (et plus éloignés encore, tel qu'en témoigne Karty) au traitement du cas de la Loduarie. Le pays cherchant activement à affirmer son influence hégémonique par des moyens militaires, il est urgent et vital d'y répondre avec des solutions adaptées consenties entre l'ensemble des puissances impliquées, et de traiter la Loduarie comme ce qu'elle est : une puissance limitée dans sa portée mais capable malgré tout d'emporter avec elle un pays isolé.

Cela amène par ailleurs à une observation intéressante, de cet accrochage entre Karty et la Loduarie, il y a un gagnant principal : l'OND. Tel que disait le savant jashurien Kanuhilyia, l'important est de vaincre sans combattre, et si nous avons parlé de l'opportunité de Karty de capitaliser sur cet évènement, ladite voie d'action est bien plus importance pour l'OND qui à là l'occasion d'élargir sa lutte contre la Loduarie. Pendant que certains s'efforcent d'entretenir une communication discriminante envers l'OND et laissant faire la Loduarie (très probablement pour justement entraver l'OND), ladite puissance communiste poursuit ses méfaits contre les nations trop isolées ou peu développées pour apporter une réponse concrète. Il ne reste plus qu'à voir si sera saisie cette nouvelle chance de cloisonner la menace autocratique et militariste.
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Un document secret des renseignements sylvois déclassifiés !

La nouvelle a fait grand bruit après que le gouvernement sylvois a déclassifié une opération d'influence perpétrée il y a bientôt deux ans à destination de la Loduarie ! Tout (à l'exception de l'identité des agents impliqués) est détaillé dans l'article : les motivations, le contexte, les méthodes opérationnelles, les axes d'approches et les résultats (ou plutôt leur absence).

Et les motivations indiquées dans les documents sont d'un intérêt notable, complétée par des notes postérieures fournies par les services gouvernementaux. L'objectif était, après constatation des méthodes belliqueuses pleinement intégrées en Loduarie, d'employer des moyens alternatifs pour changer cette dynamique et tenter d'apaiser les choses en Loduarie. Il y avait à l'époque, à en croire ces documents, une véritable volonté d'empêcher l'escalade après l'échec de l'emploi des moyens armés en Okaristan, qui tranche avec la politique toujours plus frontale qu'adopte en ce moment le Duché de Sylva et l'ensemble de l'OND.

Un autre élément présent dans ces rapports concerne l'échec en lui-même et la réaction gouvernementale loduarienne qui ont en partie contribué au changement de doctrine du Duché : une répression systématique et une absence de liberté d'expression. Était constaté la perte progressive de contact et l'arrestation des agents les plus visibles ou des loduariens osant se montrer attentifs. Il régnait selon les rapports un véritable climat de paranoïa et terreur instigué par le gouvernement, alimentant une pression sociale écrasante. Ces constats auraient conforté la posture sylvoise par la suite, incapable de répondre autrement à un système fondamentalement autocratique que par un dispositif militaire conventionnel suffisamment dissuasif.

Quant à la position du Duché vis-à-vis de cette opération avec du recul, elle est décrite par les officiels comme une volonté de limiter la hausse des tensions. Quand les journalistes demandent quelle sera selon eux la réaction de la Loduarie Communiste à cette nouvelle, la réponse gouvernementale est simple :
"Elle, ou plutôt le secrétaire général Lorenzo, tiendra un discours impulsif avec une vision court-thermiste pour condamner le Duché de Sylva et rappeler que nous sommes une menace. Pour autant, force est de constater que la volonté du Duché était justement d'éviter une hausse des tensions et l'accomplissement des menaces qui pesaient. Rappelons que tous les positions frontales du Duché ont systématiquement été en réponse à des provocations violentes et illégitimes de la Loduarie Communiste, qui se poursuivent encore à ce genre tel qu'on l'observe dans l'Océan de l'Espérance. L'objectif était d'inverser cette dynamique pour interrompre ce cercle vicieux, mais nos services ont témoigné d'une certaine naïveté en surestimant la démocratie en Loduarie Communiste. S'exprimer pour s'opposer à une politique interventionniste et hostile est impossible, ce qui conforte les thèses disant que ce pays n'est qu'une autocratie malgré ses atours de démocratie. Notre seul regret est que des citoyens loduarien aient eu à payer de cette erreur de jugement et de l'absolutisme lorenzien."

Et maintenant ? Le gouvernement n'a pas souhaité expliciter davantage les prochaines lignes directrices, qui semblent rester dans la continuité de la dissuasion conventionnelle. "Si nous n'avons pas d'axe d'action pour calmer les ambitions hégémoniques de la Loduarie Communiste, nous n'aurons d'autre choix que de nous en prémunir avec des moyens armés".

Et les agents sylvois dans tout ça ? Grands oubliés de cette affaire, il y en a malgré tout qui seraient toujours coincés en Loduarie, abandonné du Duché. On peut supposer qu'avec la publication de ces documents confidentiels, le gouvernement sylvois ne tardera pas à contacter la Loduarie Communiste à ce sujet pour traiter cette question et définitivement clore cette affaire-là.
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Une date annoncée pour le projet EVoSHa !

Le lancement de l'Expérimentation du Vol Suborbital Habité (abrégé EvoSHa) a enfin été annoncée et confirmée, pour mars et juin 2015 ! Rappelons que ce projet a pour objectif l'acquisition de savoir faire dans le domaine des vols spatiaux habités avec le long de contraintes. Deux lancements seront conséquemment faits pour acquérir une première base de vérification des bases technologiques, avant d'envisager des vols habités sur des missions prolongées. Le premier aura lieu courant mars 2015 à vide avec uniquement une batterie d'instruments pour surveiller l'évolution de l'habitacle en conditions réelle, suivis en juin de la même année d'une mission semblable, si ce n'est qu'elle inclura des cobayes vivants. En plus d'un racoon conditionné pour la mission, le nombre de cobayes a été élargi à une boite de fourmis, à une autre de criquets, plusieurs rats et une scolopendre (en cage). Ce seront autant d'échantillons pour surveiller ce que donnera un vol dans de telles contraintes.

Les deux modules habités subiront préalablement une batterie de tests au sol pour vérifier leur viabilité et éviter le lancement d'éléments défectueux que l'on aurait pu éviter avec de simples correctifs. Chambre sous vide, immersion sous l'eau, largage depuis un avion pour test des parachutes, exposition à des environnements brulants ou glacés, il n'y a pas un seul détail qui sera omis avant les lancements finaux.

Il est prévu que le premier lancement de mars soit effectué par nos partenaires miridiens, tandis que celui de juin sera pris en charge par l'agence teylaise, tout cela dans le cadre du Sommet Spatial et selon les habitudes de l'organisation : le Duché se concentre sur la production de satellites et modules orbitaux et délègue à ses partenaires le lancement, de manière à distribuer les tâches et éviter les redondances dans les développements technologiques ou dans la construction d'infrastructures. Autrement dit, rien de nouveau à ce niveau-là.

L'EVoSHa est assumé comme une première étape avant les autres à venir, à savoir un vol suborbital effectué par un équipage humain, puis une mission habitée prolongée de plusieurs jours en orbite, une sortie extravéhiculaire, et enfin une multitude d'autres ambitions incluant l'établissement d'un laboratoire spatial longue durée, ou de missions éloignées sur des orbites à plus haute altittude. Les nombreux investissements recquis expliquent d'autant plus la spécialisation du Duché pour supporter les investissements, malgré les moyens conséquents à disposition au sein du Sommet Spatial, qui compte rappelons le trois géants économiques : Sylva, Teyla et l'Empire du Nord. Et le Miridian est, lui aussi, doté d'un capital raisonnable pour s'investir pleinement.

Cette expérimentation pourra qui plus est ouvrir les portes à davantage de collaborations au sein du sommet, avec éventuellement la constitution d'équipages internationaux, l'envoie d'expérimentations communes, et le partage d'expérience et formation pour permettre à chacun d'acquérir le capital humain doté d'un savoir-faire suffisant.

Les médias sylvois, au-delà des habituelles contestations sur la gestion des finances de l'État suivies de nuances vantant les retombées technologiques et conséquemment économiques indirectement obtenues par ces expérimentations, ont fait remarquer l'absence de la Conférence de Tikalan dans les projections du Groupe Astronautique. Le concerné a répondu en toute honnêteté qu'à l'heure actuelle, strictement aucune collaboration ne pouvait ressortir de cette entente pour des projets ambitieux. Il faut relever que même au sein du Sommet Spatial, la coopération n'est pas encore aussi étroite qu'elle le pourrait de par l'extrême degré de complicité nécessaire. Il s'agit de projets extrêmement pointus nécessitant de se mettre d'accord sur des normes technologiques complètement nouvelles. Les divergences au niveau des doctrines matérielles et humaines sont déjà difficiles à gérer entre proches alliés, autant dire que le Groupe Astronautique n'a conséquemment que peu d'espoir de voir des pays aussi éloignés que ceux invités à Tikalan, parvenir à s'organiser sur de telles ambitions sur le moyen terme.

S'ajoutent à cela les contraintes diplomatiques et politiques qui, malheureusement, constituent un frein aux projets conjoints. La directrice du SAS, Chloé Boisderose, se dit désolée que la recherche scientifique ai à souffrir de telles déconvenues, mais il s'agit de la réalité des choses et on ne peut pas faire pleinement coopérer des institutions dans des projets demandant confiance et proximité, lorsque les acteurs concernés sont... mutuellement éloignés et méfiants.
Vient également la question de la lutte d'influence et la recherche d'avancées technologiques et médiatiques, représentant des acquis stratégiques en soit et jalousement gardés par les groupes impliqués. En vue de la rivalité séparant par exemple la Loduarie Communiste de l'ensemble des membres du Sommet Spatial, il est malheureusement impensable d'envisager la moindre coopération en l'état.
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Le solaire et l'éolien, deux énergies négligées en passe de solidement s'implanter en Sylva !

Voilà une nouvelle qui a surpris : l'implantation massive d'énergies renouvelables dans les réseaux électriques gouvernementaux, là où elles étaient jusqu'à présent boudées et reléguées aux réseaux secondaires autogérés par des coopératives à l'échelle locale. Si les énergies géothermiques et houlomotrices arrivaient à se consolider une petite place, ce n'était pas le cas des éoliennes et panneaux solaires ou encore des centrales héliothermiques, au profit d'un mix nucléaire-hydroélectrique. On critiquait ces énergies en particulier, car elles étaient intermittentes et non pilotables, les rendant de loin inférieures au nucléaire selon l'argumentaire général (massivement promu par l'écrasant Pôle Nucléaire Sylvois, massivement financé par l'État). Critique de ce contrôle absolu et centralisé de l'État (et donc la noblesse) sur la production d'énergie, des initiatives locales gérées par des communes ou syndicats avaient permis l'émergence d'un ensemble de réseaux électriques secondaires gérées par de petits groupes décentralisés. Quand bien même ces unités locales étaient connectées au réseau et répondaient à la planification étatique (un indispensable lorsqu'il s'agit d'un secteur stratégique), elles disposaient de davantage d'autonomie dans leur gestion, en particulier pour ce qui était des politiques de travail et du partage des revenus.

Mais les tendances sont assez soudainement en train de changer dans le réseau principal suite à des retours d'expériences obtenus après les évolutions dernières du réseau électrique. Était mis en évidence un ensemble de problèmes amenant comme solution l'implantation de plus de panneaux solaires et éoliennes, chose qui n'a pas manqué de faire réagir les plus fervents défenseurs du nucléaire. Depuis la parution du film documentaire Althaljir "Clandestin" critiquant vivement l'industrie nucléaire sylvoise et raskenoise, le secteur a été au cœur de nombreux débats sur des questions sécuritaires, industrielles et logistiques. Se sentant régulièrement attaqués, les partisans du nucléaire ont alors vivement fait connaitre leur mécontentement vis-à-vis de cette mesure, face à des sources d'énergie bien trop vulnérables et risquant de devoir se reposer sur des sources d'énergies archaïques (à savoir, fossiles).

Mais il convient de reprendre le processus décisionnel issu d'indéniables constats, confirmés par le Pôle Nucléaire lui-même. Rappelons pour cela un ensemble de caractéristique du réseau électrique principal et du mix nucléaire-hydroélectrique sylvois, en plus des particularités de la production sylvoise. Il faut déjà savoir que les saisons en Sylva n'impliquant pas de larges variations de températures (à hauteur de 10°C entre le carême et l'hivernage), la consommation était stable et, à la place des dépenses en chauffage avec des pics en hiver comme on en retrouve en Eurysie, on avait à la place une constante avec la climatisation tout le long de l'année. Cette faible différence de consommation avait encouragé le développement massif du nucléaire pour servir de production de base (une production constante et régulière), le réseau n'ayant pas à massivement s'adapter aux variations (la production de pointe, irrégulière et répondant aux pics de besoins), elles assurées par les barrages hydroélectriques.

Mais durant ces dernières années, les carêmes se sont révélés particulièrement secs et chauds avec deux conséquences majeures : une baisse de débit des fleuves ce qui impactait le potentiel des barrages hydroélectriques, et une hausse de la consommation dans la climatisation (en particulier dans les milieux hôteliers, touristiques et professionnels). Les barrages se retrouvèrent conséquemment dans l'incapacité de subvenir pleinement aux pointes durant ces périodes, obligeant de se reposer sur des sources alternatives, surtout thermique. Comble de l'ironie, le parc sylvois censé promouvoir une énergie décarbonée en opposition à des sources renouvelables non pilotable nécessitant un appui fossile, se retrouvait à nécessiter ledit appui pour les pointes (et "pire" encore, allait trouver comme solution lesdites énergies renouvelables).
Mais autre constat diamétralement opposé, et même optimiste : là où le réseau principal péchait durant les pointes, l'énergie solaire dans les réseaux secondaires atteignait des records de production : ensoleillement massif et absence de nuage permettait les conditions idéales, ce qui forçait à admettre que le solaire complétait à merveille le mix nucléaire-hydroélectrique.

Car c'est là un point important, cœur de nombreuses mécompréhensions du côté des plus fervents (voir véhéments) partisans du nucléaire sylvois : le renouvelable n'a pas vocation à remplacer le nucléaire, mais à le compléter pour poursuivre la lutte contre le thermique hautement carboné. Rappelons un détail important : si le solaire et l'éolien sont intermittents et non pilotables, ils peuvent toutefois être arrêtés à n'importe quel moment. Un panneau solaire "débranché" chauffera un peu plus (l'énergie solaire captée normalement convertie en énergie électrique est alors dissipée en énergie thermique) et une éolienne freinée se contentera de supporter des contraintes mécaniques. Ces contraintes ne sont pas anodines et exigent une maitrise de ces procédés, pleinement intégrés dans les cahiers des charges, mais permettent malgré tout d'interrompre à tout moment la production, là où une centrale nucléaire doit fonctionner de manière constante. Les énergies renouvelables peuvent de cette manière servir de supplétif pendant les périodes de pointe et être mises en pause si nécessaire durant les périodes de pointe.

Pour résumer, le parc actuelle est fait de centrales nucléaires assurant la production de base de manière régulière, de barrages produisant de l'énergie pendant les périodes de pointes, et la stockant pendant les périodes creuse en pompant l'eau vers l'amont, et enfin de centrales thermiques pour les pointes extrêmes lorsque les barrages ne peuvent répondre aux besoins supplémentaires. La nouvelle proposition intégrerait conséquemment les énergies renouvelables comme supplément, mis en fonction prioritairement à la place des barrages et des centrales thermiques, et mis en pause si la production est excessivement excédentaire. Les barrages conservent leur rôle de production et de stockage selon la situation.
Il est à noter que les panneaux solaires et éoliennes peuvent de cette manière présenter des résultats très décevants avec un taux de fonctionnement faible, bien moindre aux centrales nucléaires, donnant l'impression qu'ils sont inutiles. C'est justement parce que la possibilité de les couper à tout moment les rend adaptés pour fonctionner uniquement pendant les pointes, de la même manière que les centrales thermiques de pointe, l'objectif étant de remplacer ces dernières par des alternatives propres. Dans le meilleur des cas, le renouvelable (barrages inclus) est capable d'assumer les pointes, et dans le pire des cas, le renouvelable ne suffit pas et les centrales thermiques sont mises en fonction, chose qui serait arrivée bien plus souvent sans le solaire et l'éolien en supplétif.
Ajoutons à cela la complémentarité du solaire avec le nucléaire (partage base-pointe) mais aussi avec l'hydroélectrique ! Comme dit, les barrages ne peuvent pas assurer des performances optimales durant le carême lorsque le débit des cours d'eau diminue, mais les panneaux solaires sont à ce moment au paroxysme de leurs performances grâce à l'ensoleillement. Les barrages peuvent ainsi être économisés en journée et prendre le relais la nuit pendant que les centrales photovoltaïques sont en pause. Et inversement, durant l'hivernage avec ses pluies torrentielles, les panneaux solaires patinent, mais les barrages carburent grâce au remplissage des cours d'eau. Ce constat appuie d'autant plus l'absence de concurrence, mais au contraire la synergie du solaire avec le système actuel, dans un souci de décarbonation.

Un ensemble d'autres critiques sont aussi à nuancer :

-Rappelons que les énergies renouvelables s'intègrent dans un parc connecté. Il est rare que l'intégralité de Sylva connaisse une absence de vent et d'ensoleillement (sauf la nuit, concernant l'ensoleillement), contrebalançant partiellement leur caractère non pilotable.

-Les dernières générations d'éoliennes et de panneaux solaires se recyclent très bien et ne sont pas bêtement enterrées. Mieux encore, les fondations en béton des éoliennes sont entièrement réutilisables et ne constituent pas une terre perdue. De plus, les éoliennes constituent des fonds supplémentaires pour les agriculteurs mettant en location leurs terrains.

-Les éoliennes ne sont d'une part pas des exterminateurs d'oiseaux et de chauve-souris (les chats, baies vitrées, voitures, lignes électriques et poisons en tout genre étant très largement plus mortels), mais disposent également de solutions pour limiter les pertes. En choisissant des emplacements isolés des mouvements les plus importants et des chemins migratoires, et en peignant les pâles pour qu'elles soient davantage visibles en accentuant les contrastes, il est déjà possible d'atténuer l'impact négatif des éoliennes.

-Le Duché de Sylva ne procède pas à des déboisements et à la condamnation de sols fertiles pour l'installation de centrales solaires. Sont priorisés les zones contaminées par des polluants ou déboisées (les alentours du Bourg Rougris, notamment les mines de charbon à ciel ouvert, étant les exemples les plus frappants). Les panneaux solaires peuvent par ailleurs partager la place avec certains champs ne nécessitant pas l'emploi d'imposantes machines agricoles. Cette cohabitation consolide qui plus est les revenus des agriculteurs avec un loyer régulier. Les toitures sont pareillement une autre surface prioritaire pour l'implantation de panneaux photovoltaïques, ou simplement de chauffe-eau solaires.

Au niveau politique et parlementaire, la réception de cette nouvelle proposition de direction du parc soumise par le Département de l'Énergie Sylvois est favorablement réceptionnée. Cette approbation tient d'un argumentaire construit et factuel, basé sur des observations empiriques et des conclusions pertinentes, d'autant plus quand elle est appuyée par les deux mastodontes sylvois que sont le Pôle Nucléaire et le Groupe des Barrages Hydroélectriques.
C'est sans surprise que les réactions les plus importantes se font surtout dans les extrêmes selon divers axes :

-Les Nationalistes, partisans d'un État fort et centralisé, déplorent la dispersion des unités de production solaire et plaident pour davantage de concentration pour optimiser le parc électrique, via d'importantes centrales photovoltaïques ou héliothermiques.

-Divers partisans écologistes d'un ensemble de mouvements se sont dits déçus que l'intérêt avoué du solaire ne serve pas plus que cela à réduire l'importance du nucléaire, éternel débat depuis le fameux documentaire dont la simple évocation déchaine les passions.

-D'autres réactions de groupes plus modérés, sans corrélation systématique avec le traditionnel axe gauche-droite, ont quant à eux exprimé leur déception de voir balayées d'un revers de la main les centrales à biogaz, toujours reléguées à des initiatives locales. On compte parmi ces partisans des élus populaires parmi les groupes agricoles, sans grande surprise. Les mêmes acteurs appelaient d'ailleurs à se rapprocher des... planteurs de canne caribeños. Si la chose pouvait s'apparenter à un acte de haute trahison en Sylva, c'était en réalité un geste savamment calculé selon les dernières actualités. Est envisagé que la canne caribeñas serve à la production de biocarburants (éthanole, et probablement méthane) qui pourraient servir à alimenter les centrales à biogaz sylvoises. Mieux encore, développer ce secteur en Caribena pourrait amener à le faire supplanter celui du sucre et rhum sur place, limitant la concurrence avec les acteurs sylvois. Autrement dit, c'est là une pierre deux coups pour ces partisans des centrales à biogaz assurant l'approvisionnement de leurs unités si la croissance dépassait ce que les agriculteurs sylvois pouvaient fournir en combustible (il n'est pas question de brider les productions agricoles pour du méthane), et une limitation de la concurrence caribeña.

Dernière remarque : si ce sont avant tout les énergies éoliennes et solaires qui ont été évoquées, ne sont pas non plus négligées les énergies houlomotrices et géothermiques. Si cette dernière dispose d'un potentiel somme toute limitée, elle peut, elle aussi, servir aussi bien dans la production de base (idéalement, quand bien même cela entrerait dans une moindre mesure en concurrence avec le nucléaire et son puissant lobby en Sylva) et la pointe (via différents procédés tel que le stockage thermique ou en ajustant le débit des fluides chauffés). Les énergies houlomotrices ont aussi leur place mais ont présenté des résultats plus négatifs pendant la saison des cyclones, avec des dommages durant le passage d'ondes tropicales. La possibilité de les couper à n'importe quel instant, à l'instar des panneaux solaires et éoliennes leur permet malgré tout de servir durant les pointes.
Mais il faut admettre que ces énergies-là ont bien moins la côte et ne sont que maigrement financées dans le parc principal. Si la chose change doucement, il faudra se contenter des efforts des réseaux secondaires collectivistes pour peut-être mettre en avant un potentiel négligé.
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Successions d'avancées technologiques majeures, le Duché en passe de s'affirmer sur de nombreux domaines !

Voilà quatre années que le Duché connait une accélération rapide de ses progrès technologiques, avec pour bénéfice une amélioration de l'ensemble de ses infrastructures et appareils à disposition sur les plans industriels, médicaux, du transport, du divertissement et bien d'autres. Cette avancée s'explique par un ensemble de facteur, grandement dû à une politique interventionniste et collaborative à l'internationale promue par le gouvernement (qui ne manque pas de se féliciter pour cette réussite sur le long terme).

Les efforts dans l'éducation sont la cause la plus évidente de ces progrès, permettant la constitution d'une jeunesse qualifiée et instruite apte à prendre le relais dans le monde de l'industrie et de la recherche. L'amélioration des infrastructures scolaires avec la rénovation ou construction d'établissement et l'achat de matériel supplémentaire, la formation et le recrutement massif de professeurs, avec une amélioration des conditions de travail et d'installation en Sylva pour attirer les enseignants expérimentés de l'étranger, l'accessibilité aux écoles publics et des bourses du mérite pour les étudiants prometteurs leur offrant l'accès à des établissements privés ou étrangers, de nombreux systèmes alternatifs de soutiens extrascolaire, les facilités d'intégration professionnelles avec des programmes de stage ou d'alternance (évidemment rémunéré) avec un véritable apprentissage sur le terrain, c'est là un très large éventail de mesures durement financées par le gouvernement pour maximiser la réussite du modèle éducatif sylvois. C'est une culture de la réussite (et ce de manière toujours plus équitable, comme s'en vante cette fois-ci la frange collectiviste ayant milité pour les mesures d'accessibilité aux sylvois les plus marginalisés) qui s'est mise en place et a permis un apport de main d'œuvre qualifiée.

Le secteur de la recherche et du développement a, lui aussi, reçu une attention particulière, avec l'ouverture de laboratoires publics sous l'initiative du gouvernement, en plus de subventions à destinations de projets privés. La supervision des secteurs industriels, symbole le plus parlant de la place qu'à la planification en Sylva, et ce, malgré le modèle libéral. Ces efforts de recherche se faisaient en interne, mais aussi à l'international avec un travail de collaboration et projets de recherche conjoints avec des nations partenaires. L'exemple le plus pertinent concerne les avancées dans le nucléaire via la coopération menée auprès du Drovolski et Rasken. Mais de manière plus générale, une très large panoplie de coopérations ont été menées avec des nations de l'OND, des voisins comme le Grand Kah, l'Alguarena et le Péronas, ou encore des nations plus éloignées et sans alliances particulières. Ces partenariats permettaient la mise en commun des moyens matériels et surtout humains (les chercheurs qualifiés étant une ressource limitée et infiniment précieuse) et une diffusion des progrès, stimulant de manière générale le développement. De la même manière que le Duché encourageait à l'installation de professeurs étrangers, les ingénieurs, techniciens et doctorants en tous genres avaient un accueil très favorable pour alimenter en force de travail la R&D.

Il va sans dire que ladite R&D était l'extension d'industries qui les mettaient en application : industrie lourde, pharmaceutique, électronique et autre, toutes se lançaient dans une course effrénée au progrès et à l'amélioration des performances. Au-delà des traditionnelles subventions et allègements fiscaux sur les domaines les plus prometteurs, l'intervention constante avait permis de rationaliser les efforts de l'industrie et "contraindre" à l'organisation et coopération les différentes entreprises impliquées. L'ensemble des secteurs industriels en sont des exemples perpétuels, que ce soit dans l'aéronautique, l'énergie, les matériaux et bien d'autres. Dès lors qu'un domaine était d'une importance stratégique, souveraine même, et pouvait potentiellement propulser vers le haut le Duché, alors un secteur industriel était organisé en conséquence et des moyens investis.
C'était d'ailleurs une question délicate puisque dans de nombreux cas, ces procédés allaient implicitement à l'encontre des principes libéraux, occasionnant de vifs débats entre partis politiques opposés sur la question. Le gouvernement définissait une organisation et des objectifs d'investissements ou de résultats aux acteurs impliqués qui craignaient de perdre la main et l'initiative des projets. Il allait jusqu'à s'imposer comme investisseur avec l'acquisition de part, faisant là une nationalisation partielle et forcée. Et les industriels les plus réfractaires ou incompétents ont été impitoyablement nationalisés avec plus ou moins de dédommagement "pour mener à bien des projets prometteurs malgré le manque de volonté de sociétés privées". C'était là encore une source de discussion, non pas seulement sur l'opposition libéraux-interventionnistes, mais aussi sur la limite floue entre propriété étatique et aristocratique, la noblesse étant le gouvernement. Ces questions furent partiellement résolues avec le renforcement du dispositif démocratique via la fondation d'une véritable assemblée parlementaire, réduisant l'influence des voix des comtesses sur la direction à suivre des entreprises nationalisées.

Un autre point faible de ces méthodes activement interventionnistes concernait une critique libérale stipulant que l'absence de concurrence limiterait les progrès. Pire encore, le monopole de projets par les services publics financés jusqu'à aboutissement de la chose encouragerait à l'incompétence pour rallonger la durée du projet et l'ampleur des fonds alloués. Détournement de fonds, corruptions, conflits d'intérêt (encore et toujours, quand des aristocrates font partie de l'administration, la plus vive source de critique étant le poids du SAS avec à sa tête la fille de la Duchesse, Chloé Boisderose) et appels d'offre truqués, autant de sources de défaillance dans un modèle outrancièrement dirigistes.
Les contrôles d'inspection et la surprenante souplesse (dans ce contexte-ci) de l'administration et caste politique a permis de progressivement opérer des ajustements répondant sur le moyen et long terme à ces vulnérabilités pour maintenir la compétitivité. Les postes de chef de projet virent leurs conditions grandement améliorées, au prix d'exigences bien plus fortes. Il n'était plus rare de voir limogés des directeurs présentant des résultats bien trop moindres, et à l'inverse massivement récompensé les meneurs des entreprises les mieux abouties. Très récemment encore, ont été ajustées les méthodes de travail pour améliorer l'environnement professionnel et encourager à la cohésion et réussite, avec de gros efforts déployés pour récompenser non pas de meilleures performances que le reste du groupe, mais une progression personnelle et un soutien aux projets des collaborateurs. Ce système fit admirablement ses preuves dans les projets monopolisés par les initiatives gouvernementales en tirant vers le haut les différents individus qui y participaient.

La mise en concurrence n'était par ailleurs pas complètement absente des projets gouvernementaux, avec occasionnellement la mise en concurrence de groupes opposés dans certains cas de figure, avec une sélection sur les meilleurs résultats. Le point précédent permet malgré tout de déduire que ce procédé-ci n'est plus utilisé et se restreignait à une période d'expérimentation du Duché pour pallier la paralysie des processus traditionnellement employés dans les modèles libéraux pour avancer.

Mais concrètement, qu'ont apporté ces avancées dans la vie des sylvois ? Si le domaine militaire a évidemment connu de grosses avancées, c'est avant tout le civil qui a reçu le gros des retombées. Le secteur des matériaux, que ce soit les alliages métalliques, céramiques, polymères et composites en tout genre, ont connu dernièrement de nettes avancées permettant de repousser toujours plus les performances des dispositifs mécaniques ou électroniques.
Longue est la liste des nouveaux matériaux disponibles dans le Duché pour les secteurs de pointe :
-Composites à matrice céramique, tel que le carbure de silicium renforcé par des fibres de carbure de silicium (SiC/SiC), bénéficiant d'une résistance à la chaleur et aux chocs thermiques les rendant très adaptés aux pièces sous hautes contraintes tel que les turbines, tuyères, boucliers thermiques ou ailerons.
-Les composites à matrice métallique, plus précisément avec renfort céramique (les cermet) tel que le cobalt-carbure de tungstène, alliant la dureté et résistance thermique des céramiques aux performances mécaniques des métaux, permettant une amélioration constante des outils de coupe et plus généralement l'outillage industriel, mais aussi en électronique ou aéronautique.
-Les composites à matrice organique, autrement dit les polymères, dont l'usage à grande échelle est possible grâce à l'amélioration des procédés de production à échelle industrielle. Les fibres de carbone ou d'aramide servant à renforcer des matrices de résine, en particulier, ont permis un usage très répandu de matériaux légers avec de bonnes propriétés mécaniques et une excellente ductilité dans certains cas, servant dans l'aéronautique ou l'automobile par exemple.
-Dans le bâtiment, la synthèse industrielle de fibres de basalte ou de verre a été un autre élément majeur dans le renforcement des structures, notamment du béton (bien que très déprécié en Sylva) et la construction d'édifices toujours plus robustes et adaptés aux normes sismiques et cycloniques.

Cette industrialisation a grandement été aidée par l'amélioration de la robotique, qui s'est imposée dans les usines. Apte à améliorer quantitativement et qualitativement la production grâce à des manipulations à la fois rapides, complexes et précises, l'outillage a été fortement amélioré et permis une démocratisation massive des composés de pointe. Cela s'est ressenti dans les produits multimédias (et ce d'autant plus avec l'amélioration des réseaux de communication) permettant une meilleure connectivité et un meilleur accès à une multitude d'outils informatiques, pour les particuliers comme les professionnels. Sur un domaine plus marginal, cette amélioration s'est répercutée dans l'astronautique avec la conception d'instruments toujours plus autonomes, le meilleur exemple étant les sondes.

L'ensemble du domaine médical en Sylva a aussi fait un bon monumental grâce à ces avancées : imagerie médicale, synthèse de médicament, mise en place de traitements, amélioration des blocs opératoires, une multitude d'outils accessibles pour faciliter le suivi, l'auscultation et le traitement des patients.

Pour conclure, le Duché est maintenant une puissance industrielle et technologique compétitive s'étant imposée sur une bonne position, et étant en capacité de poursuivre sa progression pour rattraper la tête de peloton. Une poursuite de cette planification minutieuse et des investissements massifs devrait sans aucun doute permettre d'atteindre ces résultats et définitivement sceller le titre de superpuissance de Sylva.
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Catastrophe nucléaire au Tsardom de Navgrokra-sovonograd ! Ce qu'il s'est passé et la réponse du Duché !

Est déclarée le 21 octobre 2015 par le Tsardom de Navgrokra-sovonograd la "Nuit des cendres", l'explosion d'une des centrales nucléaires du pays dans un accident des plus hauts degrés de criticités. Il s'agit là d'une catastrophe exceptionnelle bien au-delà de ce qui avait été connu pendant la frappe de missiles translaves sur les infrastructures loduariennes, puisque l'explosion interne a permis une dispersion bien plus importante des particules radioactives, à laquelle s'ajoute une quantité supplémentaire d'énergie libérée. Mais avant d'étudier plus en détail sur ce qu'il s'est potentiellement passé, il nous faut nous pencher sur le contexte de cette crise. Et nous insistons sur le "potentiellement passé" car nous n'avons en réalité que très peu d'informations techniques et devons nous contenter de ce qu'ont indiqués les médias du Tsardom, ou plutôt ce qu'ils laisseraient entendre. Si l'affaire va au-delà de la politique, c'est la politique en place qui a façonné l'environnement ayant permis une telle affaire, d'où la nécessité de nous pencher sur la question pour apporter une résolution aux conséquences mais aussi aux causes et à leurs origines.

Le Tsardom : une autocratie fasciste et ultra-militariste à la population fermement raciste et antisémite : les ingrédients d'une crise perpétuelle.

Si nous n'avons pas vocation à apporter un jugement de valeur sur la politique du Tsardom et sa gestion interne, les faits tendent déjà à dresser un portrait peu reluisant dans les différents facteurs décris ne semblent être qu'une succession de signe avant-coureur d'une catastrophe à venir. Les juntes n'amènent que rarement à des pays fiables et tendent au contraire à imposer une hiérarchie très stricte et absence de démocratie qui se répercute systématiquement sur le fonctionnement du pays. L'absence de contre-pouvoir et le sens de la discipline exigeant une obéissance aveugle ne sont que de mauvais conseillers quand un supérieur hiérarchique donne un ordre. Et la chose s'observe maintenant avec des centrales dans un état absolument lamentable, point sur lequel nous reviendrons tant le peu d'informations transmises par la presse navgrosko.

Il est d'ailleurs opportun de se questionner sur ledit manque d'information, et surtout sur le caractère questionnable de leur véracité. Peu enclines à se remettre en question et tolérer l'opposition, ou ne serait ce que la discussion (puisque cela signifie directement discuter les ordres, chose en totale opposition à leurs principes), les juntes s'accompagnent systématiquement d'un solide appareil de propagande pour filtrer les informations qui circulent et n'exprimer que les messages en faisant la promotion. La chose est visible sans difficulté ici face au manque criant de détails sur la crise : pas d'information sur les causes précises, aucune remise en question si ce n'est de lancer un message d'optimisme sur les efforts pour rénover les centrales. Non, la communication se focalise d'abord sur l'édification de héros nationaux pour transformer cette terrible catastrophe de laquelle devrait être tirées des leçons, un évènement historique duquel sera à la place exprimée de la fierté.

Les informations à disposition et ce qui peut en être interprété.

La maigre quantité d'informations tirées des communiqués officiels (à tel point que l'emploi du pluriel est discutable) doit présentement être abordée en tenant compte le contexte dans lequel elles sont émises, à savoir par les services de propagande d'une junte profondément intolérante et nécessitant à tout prix un contrôle de l'information pour tenir.
De là, la gravité que laisse présager le rapport officiel peut légitimement être envisagée comme bien pire en réalité : là où est dit que la centrale s'est emballée en quelques minutes, il est possible qu'elle ait explosée soudainement sans qu'aucun ingénieur en poste ne puisse anticiper la perte de contrôle, voir simplement avoir connaissance de l'existence d'un problème avant que ne sonne une alerte sous la forme d'une détonation explosive.
Quelques minutes, c'est ridiculement peu pour qu'une telle catastrophe se produise, surtout s'il est uniquement question d'une panne du système de refroidissement quelques instants avant l'emballement du cœur suivi de l'explosion. Ce n'est pas tant la panne du système de refroidissement qui est inquiétante (bien qu'elle soit un élément aggravant) mais la vitesse à laquelle s'est déroulé la catastrophe et l'absence de dispositifs d'urgence pour la prévenir. Une explosion peut être causée par plusieurs éléments que nous ne pouvons que supposer :

-La fusion du réacteur, duquel résulte un métal en fusion (incluant le combustible nucléaire), le corium, qui se déverse dans un réservoir d'eau. Le métal à très haute température chauffant brutalement l'eau provoquerait alors une explosion de vapeur.

-La seconde hypothèse est que l'emballement du cœur, sans nécessairement amener à la fusion, à suffisamment chauffer l'eau pour obtenir la formation de dihydrogène et oxygène qui, une fois en quantité suffisante, auraient réagi et explosé.

Si le Tsardom avait (ironiquement) vanté il y a peu sa maitrise du nucléaire et les progrès dans la gestion des risques et déchets, force est de constater que l'on a là affaire à un réacteur d'ancienne génération (au mieux la deuxième) sans dispositif de sécurité. Rappelons la succession des divers leviers permettant d'intervenir en urgence pour interrompre la réaction en chaine :
-Insertion des barres de contrôle en matériaux neutrophage (riches en bore ou hafnium par exemple) pour stopper la réaction.
-Injection de poisons neutronique (acide borique ou xénon) dans le cœur à cette même fin.
-Recombinateurs d'hydrogène, faits de catalyseurs faisant l'hydrogène et l'oxygène de l'eau dissociés se combiner à nouveau pour faire de l'eau "inoffensive".
-Une adaptation de la pression de l'eau face à la température permet de gérer la modération des neutrons, mais en vue de la vitesse à laquelle s'est faite la catastrophe, nous supposons qu'il s'agit d'un réacteur à modération au graphite de type RBMK.

L'hypothèse la plus crédible fournie par les analyses précoces du Pôle Nucléaire Sylvois est qu'il s'agit d'un réacteur RBMK avec pour seule mesure de sécurité les barres de contrôle insérées dans le cœur nucléaire. S'ajouteraient à cela divers éléments aggravants : instruments défaillants, ingénieurs incompétents, procédures manquantes. Une autre hypothèse est que la panne du refroidissement ait enclenché une panne de l'alternateur et une coupure générale du courant dans la centrale, qui n'aurait alors même pas été doté d'une alimentation d'urgence fonctionnelle. Le PNS a ainsi pu fournir un scénario selon lui crédible du déroulé des opérations :

-Dans un premier temps, tombe en panne un des systèmes de refroidissement (du circuit primaire, secondaire ou tertiaire, si tant est que la centrale emploie un générateur de vapeur plutôt qu'un séparateur de vapeur qui impliquerait non pas trois mais deux circuits). Cette panne peut être totale ou partielle avec simplement une baisse de débit.

-Soit la panne est totale et la production d'énergie de la centrale s'arrête, soit elle est partielle et la production diminue. Dans les deux cas, la température augmente à un rythme anormal plus ou moins rapide selon la gravité de la panne du refroidissement.

-Viennent alors les éléments décisifs avec de nombreuses hypothèses possibles :
-Instrument de surveillant défaillant ne permettant pas de détecter la panne de refroidissement et la hausse de température,
-Manquement des ingénieurs qui ne mettent pas en place suffisamment vite les barres de contrôle,
-Déformation desdites barres de contrôle qui ne s'insèrent pas correctement, ou pire, reste en configuration "modération" selon la conception du réacteur, ce qui accélère d'autant plus la réaction,
-Erreur des ingénieurs qui n'injectent pas le poison neutronique, ou pire, manquement des procédures avec injection de poison neutronique préalable sur un laps de temps trop court pour le rendre actuellement efficace.
-Panne électrique générale (si panne totale du refroidissement) et défaillance voir absence de l'alimentation d'urgence, ne permettant pas d'intervenir pour endiguer la crise.

-La défaillance du refroidissement et l'absence de réponse adaptée dans des délais suffisamment cours amène à une hausse critique de la température et un emballement du cœur. Celui-ci peut potentiellement passer dans un régime accru sous l'effet de la modération au graphite, mais l'emploi d'un réacteur de type PWR n'est pas non plus complètement exclu.

-Comme indiqué déjà, soit le réacteur produit sous la chaleur de l'hydrogène à partir de l'eau qui fini par exploser, soit le cœur entre en fusion et le corium s'écoule dans une cuve avec les effets connus.

-S'ensuit le scénario le plus critique avec explosion nucléaire et dispersion de contaminants radioactifs.

La réponse donnée par le Tsardom...

Les communications officielles ont quant à elle, au-delà des appels d'optimisme et d'héroïsme inébranlables teintés de nationalisme, annoncé de grands travaux d'endiguement de la contamination et de modernisation des réacteurs nucléaires. Tenant compte du contexte économique et organisationnel de la Junte et du contrôle de l'information, nous pouvons nous attendre à plusieurs éléments :
-Les réponses apportées ne seront pas maitrisées et n'auront aucun impact réel de par l'incapacité systémique d'une junte à se remettre en question et évoluer. Pire, ces annonces faisant suite à d'autres indiquant les évolutions sécuritaires des centrales, nous n'avons strictement aucun crédit à leur apporter.
-Les moyens manqueront, tout simplement parce que le Tsardom reste une nation encore peu développée économiquement comme technologiquement et que l'ampleur de la crise et des travaux à opérer sont gigantesques.
-Et enfin, ces solutions ne pourront pas se faire autrement que sur un long délai en ce qui concerne la rénovation des centrales. Constituant une importante part du parc électrique du Tsardom, ce sera un effort important, mais surtout, impossible à assumer d'un coup sans interrompre une trop grosse part de la production électrique.

Rien de plus n'a été annoncé.

... Et par le Duché...

Fortement impliqué sur les questions d'énergie nucléaire et d'aides humanitaires, le Duché a immédiatement réagi en indiquant plusieurs éléments. Aura déjà lieu en premier temps les évidentes aides humanitaires pour les populations sinistrées, du Tsardom comme de ses voisins. Bataillons logistiques pour procéder au confinement de la centrale accidentée, équipes médicales pour aider les populations contaminées, ressources alimentaires et logistiques pour subvenir aux besoins des habitants déplacés, ensembles d'équipements et instruments pour opérer un suivi de la contamination et adapter les procédures de décontamination et déménagements, le programme est chargé et diversifié pour répondre à cette crise.

Mais plus important encore, cette crise est appréhendée comme une conséquence de causes plus évidentes, qu'elles soient technologiques ou organisationnelles, et le Duché a pour ferme résolution de les résoudre pour ne pas voir une nouvelle retombée radioactive sur l'Eurysie de l'Est. C'est pourquoi le PNS compte bien s'impliquer pour participer à la rénovation des centrales en intégrant les divers dispositifs de sécurité évoqués (poison neutronique, recombinateurs, générateurs de vapeur plutôt que simple séparateur...) dans le plus court délai.

Face à l'ampleur de la tâche égalée uniquement par son urgence, le Pôle Nucléaire Sylvois a humblement fait appel à Apex Energy et le LHV pour l'assister dans ce travail dantesque et planifier une intervention conjointe sur le Tsardom mais aussi l'ensemble des zones touchées. Une multiplication des acteurs permettra, en plus d'un dédoublement des moyens et expertise, une confrontation des propositions pour mettre au point le programme le plus adapté. Cette capacité de discussion et opposition était en effet un des points suspectés pour expliquer une crise de ce genre au Tsardom.

... mais aussi par les sylvois !

N'étant pas le premier accident de ce genre, bien que l'un des plus terribles, et ce, alors que le Pôle Nucléaire Sylvois connait toujours des réticences de la part des sujets, on a vu au Duché un nombre important de critiques être émises. "Quand la centrale Loduarienne a explosée, on nous a dit que c'était un cas particulier, quand les centrales translaves étaient sur le point de faire de même, on nous a répété la même chose, quand la catastrophe du Tsardom arrive, le discours ne change pas. C'est un jour une centrale de Kazannou qui connaitra un tel cas particulier et on se retrouvera avec du césium dans les feuilles de nos forêts pour des millénaires !" s'est exprimée Ginette Casever, fervente opposante au nucléaire. L'inquiétude est pour ainsi dire justifiée, malgré les importants efforts de promotion du PNS de ses dispositifs de sécurité parmi les plus performants du monde. Au-delà d'être une critique directe sur la sécurité, est encore et comme toujours remis sur la table le sujet de la place du nucléaire dans le parc sylvois : importance démesurée du PNS dans les prises de décision, de l'économie et d'un domaine stratégique, centralisation excessive, prétexte au contrôle par l'État aristocratique. Partisans des énergies renouvelables ne manqueront pas de faire leur publicité en réponse.
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Le Duché se lance à la conquête de la fusion nucléaire !

Jusque-là focalisé sur les innovations en matière de fission, profitant d'une maîtrise déjà établie et d'une abondance du combustible en plus de débouchés technologiques confirmés tels que les réacteurs de quatrième génération (RNR au sodium dans le cas du Duché), le gouvernement sylvois commence à se pencher sur la fusion nucléaire. Rappelons que le procédé consiste à fusionner des isotopes légers (comme le deutérium et le tritium) pour produire une importante quantité d'énergie. Le procédé rencontre toutefois des contraintes importantes, telles que la production du combustible (le deutérium est relativement abondant, mais coûteux en énergie à extraire) et le tritium nécessite d'importantes infrastructures nucléaires.
Le Duché était jusque-là resté très timide sur la question de la fusion par souci de priorité des financements. La question de la croissance économique et industrielle induisait une augmentation de la consommation électrique et conséquemment une évolution pérenne et garantie. Les groupes de planification ont alors misé avant tout sur la fission et les énergies renouvelables, ayant déjà fait leurs preuves, en plus de pouvoir toujours être améliorable (RNR à sodium en particulier pour la fission nucléaire).
Malgré ce sens des priorités pour la fission, un ensemble de laboratoire a commencé à se former pour demander des investissements dans le domaine afin de le développer en faisant jouer un ensemble d'arguments plus ou moins contredit.

Le premier argument se porte sur le très long terme avec des gisements de deutérium gigantesques dans l'eau de mer, assurant par ailleurs la production du tritium et assurant un potentiel énergétique très important. Vient ensuite la question écologique puisque la fusion ne relâche pas de déchets nucléaires à longue durée de vie, mais uniquement des neutrons qui se décomposent rapidement. L'ultime argument est finalement une simple question de chauvinisme pour faire valoir les performances technologiques du Duché et rattraper son retard dans le domaine en comparaison d'autres puissances.
Mais de tous ces arguments, c'est exclusivement la question de recherche pour l'innovation qui est retenue. Les réserves de deutérium n'auront pas un réel intérêt à être exploité avant des siècles avec le rythme actuel de consommation de l'uranium et le potentiel de revalorisation des déchets et du thorium. Si la question de l'anticipation sur le très long terme n'est pas exclue, elle ne mérite pas (sur de tels délais) de ponctionner des moyens qui auraient autrement servi de manière plus pertinente dans la fission et le renouvelable. Quant aux déchets nucléaires, c'est doublement un non-problème avec la capacité maîtrisée de les stocker avec un impact environnemental négligeable (puisqu'il s'agit uniquement d’ériger une zone de confinement souterraine) et la possibilité future de le recycler dans les surgénérateurs.
L'appel au chauvinisme a également séduit quelques membres du gouvernement, d'autant plus du côté nationaliste qui joue sur la concurrence et les tensions avec l'étranger pour fidéliser son électorat. Jouer sur une fierté technologique nationale serait conséquemment plus qu'un atout électoral.

Les services de planification restent malgré tout très clairs : la fusion restera à un stade académique et expérimental. Il n'est pas prévu avant un très long moment de l'introduire comme moyen de production industriel alors que la fission est déjà là, accessible et encore un haut potentiel inexploité. Les financements seront donc restreints à de relativement petites infrastructures, visant avant tout à étudier l'ensemble des contraintes rencontrées et acquérir un savoir-faire dans le domaine. Paradoxalement, le Duché voit avant tout une occasion de poursuivre ses développements de générateurs MHD à très haut rendement et faible encombrement, puisque ces dispositifs s’intégreraient parfaitement dans le processus d'extraction d'énergie de la fusion.

La première contrainte à laquelle il convient de répondre est celle de la production de deutérium. S'il s'agit d'un composé relativement abondant et disponible en grande quantité dans l'eau, son extraction est loin d'être si abordable et l'ensemble des méthodes nécessitent d'importantes infrastructures à l'échelle industrielle, en plus d'une grosse quantité d'énergie. L'ensemble des procédés connus s'appuient sur un ensemble de différences physico-chimiques entre l'hydrogène et le deutérium pour permettre leur séparation :
-La différence de température d'ébullition de l'eau légère et lourde, l'eau lourde nécessitant une température plus élevée.
-La différence de température d'évaporation du dihydrogène et du dideutérium / hydrure de deutérium.
-L'affinité du deutérium pour le souffre ou l'eau en fonction de la température.
-L'affinité du deutérium pour l'ammoniac ou le méthane.
-La différence de sensibilité à l'électrolyse entre l'eau légère et l'eau lourde.

L'ensemble de ces méthodes seront expérimentées par diverses institutions. Si le Duché n'a pas formalisé sa volonté de planifier ces développements par absence d'importance souveraine ou stratégique (à la déception du certain), l'ensemble des organismes impliqués se sont tout de même regroupés de manière informelle sous le « Collectif Deutérium » pour mener des travaux conjoints et harmoniser les ventes d'eau lourde.
La première méthode abordée est le procédé Girdler permettant d'enrichir de l'eau en deutérium jusqu'à obtenir de l'eau lourde. Le processus est déjà maîtrise par le LHV, qui est d'ailleurs un important fournisseur d'eau lourde pour le PHWR (réacteur à eau lourde) expérimental du Duché. Cette méthode de production séduit très peu le Duché et les laboratoires impliqués de par l'importante quantité de sulfure d'hydrogène requise, composé avec une mauvaise réputation et provoquant trop d'inquiétudes.
Deux procédés semblables peuvent s'appliquer avec l'ammoniac (un mono-thermal et un second bithermal), avec un succès comparable. Au final, seuls quelques laboratoires en chimie se risqueront à ces procédés et à échelle très réduite, essentiellement pour étudier leur faisabilité, et ce, sans aucune volonté de production conséquente. L'exploitation de l'affinité du deutérium dans de l'hydrogène gazeux pour le méthane sous catalyseur est par contre bien plus populaire et se voit expérimenté par davantage de chercheurs.

Vient ensuite la séparation de l'eau lourde de l'eau légère par différence de température d'ébullition et fusion. Ce procédé sera l'objet d'un travail académique de diverses universités sylvoises sous encadrement des professeurs pour l'expérimenter. L'objectif est de chauffer de manière homogène et précise de l'eau entre 100,5 et 100,9°C de manière à évaporer l'eau légère et garder liquide l'eau lourde (dont la température d'évaporation est de 101,4°C). C'est un procédé délicat de par l'infime marge de manœuvre thermique pour qu'elle soit efficace. Les équipes universitaires restent toutefois constantes : chauffer l'eau à une température très précise peut être fait avec une précision suffisante par des dispositifs électriques. La difficulté sera surtout d'avoir un mélange homogène avec la formation des bulles et le refroidissement par évaporation.
Exploiter la différence de point de fusion est par contre vu comme déjà bien plus complexe, et les équipes universitaires affectées à cette tâche voient même la chose comme un désavantage pour leurs projets de fin d'étude. L'idée serait d'amener l'eau à une température entre 0 et -2,5°C de manière que gèle l'eau légère, et reste liquide l'eau lourde qui fusionne à -3,8°C. Refroidir de manière homogène et avec un haut degré de précision est par contre bien plus complexe, amenant déjà les étudiants à imaginer une méthode alternative pour profiter du meilleur contrôle du chauffage : geler l'eau à -10°C et la concasser en fine poudre avant de progressivement relever la température à -3°C pour que se liquéfie et s’écoule l'eau lourde.

Vient enfin la séparation du deutérium en exploitant la différence de sensibilité à l'électrolyse entre l'eau légère et l'eau lourde. L'hydrogène tend à plus facilement se séparer de l'oxygène que le deutérium, ce qui permet d'enrichir de l'eau par extraction progressive de l'hydrogène jusqu'à avoir un enrichissement appréciable en eau lourde.

L'ensemble de ces procédés restent malgré tout complètement nouveaux et devront être minutieusement évalués. Si le procédé Girdler est déjà éprouvé et maîtrise par le Drovolski, le Duché de Sylva ne souhaite pas s'orienter dans cette direction. Le procédé dont les pronostics sont les plus favorables à l'échelle industrielle est celui de raffinage par méthane, employant un gaz disponible et modérément polluant. L'exploitation de la différence de température d'évaporation n'est pas en reste, mais sera très certainement plus marginale de par la difficulté d'appliquer une température homogène, ce qui réduit l'échelle de production.

Vient ensuite la question de la production du tritium. Si le deutérium est déjà un élément complexe nécessitant un certain savoir-faire pour être extrait en quantité, le tritium est à un tout autre niveau de difficulté et avec un prix conséquent. Le Duché applique déjà dans une moindre mesure une méthode de production de tritium dans son PHWR expérimental. Si la section efficace du deutérium est très faible, bien inférieure à l'hydrogène, elle n'est pas nulle pour autant et permet une production marginale de tritium qui est alors un déchet ponctuellement extrait du modérateur. C'est là une méthode en soit maîtrisée, mais sur laquelle le Duché ne souhaite pas pour autant s'orienter pour une raison très simple : le Duché est très loin de s'orienter vers une filière PHWR et souhaite standardiser au maximum sa production industrielle (PWR sylvois et raskenois actuellement, complété de RNR au sodium sylvo-raskeno-mésolvardiens sur le moyen terme, avec uniquement des RNR sur le long terme).

La seconde solution est alors d'employer des réacteurs d'irradiation conçus essentiellement pour émettre des neutrons libres et bombarder du lithium 6. Ce procédé est relativement simple et permet la synthèse d'hélium et tritium, mais est impopulaire pour un ensemble de raisons si on devait l'appliquer à l'échelle industrielle :
-La production de lithium6 demande des procédés délicats et polluants.
-L'usage de réacteurs d'irradiation (et donc de fission) dans un hypothétique contexte de remplacement de la fission par la fusion est perçu comme contradictoire.
Pour autant, le Pôle Nucléaire souhaite explorer cette filière et mettra à l'échelle expérimentale un réacteur d'irradiation à disposition pour tester cette méthode.
Une seconde alternative serait de procéder à la fusion du deutérium pur pour obtenir du tritium, hélium3, neutrons et hydrogène, les neutrons pouvant qui plus est être exploités pour la production de tritium à partir de lithium. Cette méthode-là reste toutefois à développer entièrement de par l'absence de technologies de fusion nucléaire éprouvées dans le Duché.

Cela nous amène enfin au point le plus délicat : ladite réaction nucléaire qui constitue le cœur de ces expérimentations. La fusion du deutérium et tritium (ou de couples de deutérium pour produire du tritium) nécessite des températures et pressions extrêmes. Si atteindre ces températures n'est pas fondamentalement une difficulté (concentrer une importante quantité d'énergie dans un petit volume via un champ magnétique, un arc électrique ou des micro-ondes est tout à fait accessible aux ingénieurs du Duché), c'est le confinement du plasma obtenu qui est extrêmement difficile.
Le plasma étant magnétique, c'est par un ensemble d'électroaimants que sera généré un champs de confinement. Mais maintenir sur la durée à une haute densité le plasma quand la température s'élève est d'une extrême difficulté et nécessite l’édification de réacteurs dédiés.
Pour ce faire, est en cours de financement (par des fonds publics ou privés volontaires) l’édification d’un tokamak sphérique présentant divers avantages par rapport à son homologue torique. Est déjà envisagée la production d'un sphéromak à partir des résultats du tokamak sphérique. Cette étape est toutefois à un stade très précoce et purement théorique.
L'intérêt principal du Tokamak sphérique est sa capacité à obtenir un plasma bien plus dense et suivant une trajectoire plus régulière avec un facteur de risque inférieur.

De nombreux points devront être maîtrisés avec la construction et l'emploi du Tokamak Sphérique (qui sera nommé Raul Correa en l'honneur de la plus grande star du Duché, en référence à la fusion nucléaire se faisant dans les étoiles) :
-Le chauffage en plasma à plusieurs millions de degrés (chose la plus aisée),
-Son confinement, qui devrait être plus accessible avec ce modèle de réacteur mais qui restera très complexe.
-L'évacuation des déchets, à savoir l'hélium produit par fusion des isotopes de l'hydrogène. Les neutrons seront quant à eux évacués sans difficulté, l'objectif étant d'ensuite les capturer dans du lithium pour entretenir la production de tritium.
-L'amélioration générale du dispositif pour guider la construction du sphéromak, une évolution du tokamak sphérique mettant à profit le champ magnétique généré par le flux de plasma lui-même selon ses mécaniques magnétohydrodynamiques pour contribuer à son confinement, voir y procéder en toute autonomie. Un auto-confinement permettrait des perspectives nouvelles d'efficience et rendrait envisageable un emploi industriel de la fusion pour produire de l'énergie, ou encore du tritium nécessaire à la fusion exothermique par fusion du deutérium.

Vient enfin la question de l'extraction d'énergie, qui ne sera pas étudiée de manière pratique avec la construction du Sphéromak déjà bien anticipée. Plusieurs pistes se présentent, mais leur faisabilité reste inconnue :
-Exploitation d'un flux de plasma, typiquement l'hélium à haute température produit, à travers un générateur MHD pour en extraire avec un haut rendement l'énergie produite.
-Transfert de chaleur via un caloporteur, chauffé par les déchets de fusion (neutrons, hélium et isotopes non-fusionnés avant recyclage) puis conversion en électricité selon les méthodes traditionnelles.
-Chauffage via la production de photons puis conversion en énergie via caloporteur.

Sans davantage d'expériences concrètes, il est toutefois difficile d'évaluer la pertinence de chacune de ces méthodes. De manière plus générale, il est évident que la fusion ne sera jamais aussi rentable que la fission de par un ensemble de facteurs déjà bien mis en évidence :
-Difficulté à produire le combustible nécessaire (si le deutérium reste accessible, le tritium l'est beaucoup moins et demande souvent à faire appel à la filière de la fission).
-Extrême complexité technique pour mettre en place la fusion.
-Doute sur l'efficience d'un tel dispositif avec la part d'énergie produite par rapport à la quantité d'énergie requise.
-Besoins en terres rares et métaux stratégiques très importants pour les électroaimants, incomparables aux besoins de la fission (même d'un RNR).
Autrement dit, le succès de la filière fusion en Sylva est loin d'être acquis et nécessitera encore de gros développements que le Duché ne semble pas vouloir assumer au détriment du développement des RNR au sodium et du renouvelable.
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Sylva presse le pas sur les générateurs MHD !

Rappels généraux :

Alors que les industries et laboratoires ducaux s'étaient déjà lancé dans l'étude de générateurs MHD appliqués aux réacteurs nucléaires, le processus commence à se diversifier et connaître de nombreuses débouchées. Pour rappeler en quelques lignes le principe, un générateur MagnétoHydroDynamique exploite directement le mouvement de la matière pour le convertir via l'effet Hall en énergie électrique avec un rendement élevé, plutôt que d'exploiter un mouvement de chaleur d'un point chaud à un point froid bien moins efficient. Ce dispositif dispose d'un ensemble d'avantages très appréciés et recherchés par le Duché. Le premier est évidemment le rendement qui permettrait d’accroître la productivité et limiter les dépenses. Ce système pourrait en effet s'appliquer à des centrales nucléaires ou thermiques, réduisant ainsi les besoins aussi bien en matériel qu'en matières premières. Le second et troisième très gros intérêts de ce système sont un encombrement réduit et son absence de pièces mobiles, ouvrant un large champ de possibilité. Dans le cas de la taille, l'avantage est bien sûr d'appliquer ce dispositif à des emplois avec des contraintes de dimensions, dans des véhicules par exemple (les navires étant un exemple intéressant, mais on parle aussi de sondes, voitures et autres engins réduits) ou encore dans des terrains aux reliefs prononcés. Pour ce qui est de l'absence de pièces mobiles, elle sous-entend une usure réduite très intéressante pour les infrastructures isolées ne pouvant profiter d'un entretien régulier. On pense immédiatement aux unités de production d'énergie Mounlao dans les montagnes, mais encore une fois, aux sondes spatiales également.

Cette question de l'usure est toutefois à nuancer face à une autre contrainte : l'efficience du dispositif (qui est l'une des qualités majeures) augmentent avec la conductivité du fluide mobile. Hors, ladite conductivité augmente avec la température, les modèles les plus efficients étant ceux fonctionnant avec un plasma. Si l'emploi d'isolants réfractaire (en alumine par exemple) permettent de gérer cette contrainte, il est inutile de préciser que la combinaison de chaleur et du mouvement continue de fluides sont aussi un facteur d'usure et d’érosion, ce qui fait déjà les ingénieurs parler d'une conception sur un axe efficience <=> durabilité, avec la température du fluide comme curseur facteur. Un fluide chaud augmente la performance et l'entretien, appliquant le système à une centrale classique ou à un navire par exemple, tandis qu'un fluide plus froid réduira les deux facteurs et permettra son application sur une sonde spatiale par exemple.

Au-delà des questions d'usures, vient celle des champs magnétiques employés pour bien diriger le jet de matière. Celui-ci doit être le plus intense que possible pour bien diriger le jet sans dépense excessive. Un axe étudié est celui des supraconducteurs, mais ceux-ci doivent être très froids pour fonctionner ce qui apporte deux contradictions majeures : les pertes d'énergies pour les maintenir à température acceptable (on parle de températures cryogéniques) qui contrebalance le gain d'efficience, et la nécessaire proximité de l'aimant avec le jet de fluide pour maximiser l'efficience (contrainte accrue de refroidissement par exposition au fluide mobile chaud, et contraintes mécaniques face au choc thermique s'appliquant sur l'isolant avec d'un côté les aimants cryogénisés, et le fluide brûlant de l'autre).

Un ensemble de solutions et de judicieux compromis permettraient malgré tout de concevoir une large panoplie de générateurs MHD répondant à différents cahiers des charges selon la mission (alimentation d'une sonde sans entretien sur des décennies, fonctionnement d'une centrale électrique civile accessible ou isolée). Une autre solution proposée dernièrement réside dans la conception et l'architecture même du générateur pour maximiser ses performances.

La dernière avancée majeure des laboratoires sylvois :

Rappelons que les facteurs limitant l'efficience du générateur sont la puissance du champ magnétique perpendiculairement appliqué au jet, et la conductivité du fluide. Au-delà de l'amélioration de ces facteurs en touchant directement aux éléments concernés (aimants plus puissants et fluides plus chauds), il est possible de se focaliser sur l'architecture même du générateur pour minimiser la résistance du fluide et la puissance de l'aimant, en jouant notamment sur un facteur : la dimension totale qui permet de réduire la dimension du jet de fluide et de l'électroaimant. Réduire la distance sur laquelle s'applique le jet permet d'en réduire la résistance électrique, et concentrer dans un plus petit volume le champ magnétique. Cette volonté de compacter l'ensemble du dispositif a ainsi amené à une conception en disque :


MHD disque
Représentation schématique du générateur MHD en disque. Le flux de plasma ou ions (working gas flow) arrive par le dessus (Hot duct) et est redirigé tout autour sous forme de disque (dans la Power extraction area) vers l'extérieur après avoir été accéléré (au niveau de la Supersonic nozzle). La production d'énergie se fait quand les ions sont arrachés au niveau des Anodes et redirigés au niveau des Cathodes, sous l'influence des champs magnétiques (générés par les RF coil).


L'architecture en disque permet de répartir le flux central dense sur une surface homogène tout en ayant une plus petite distance entre les points d'entrée et de sortie. La réduction de cette distance de trajet permet un ensemble d'avantages directs sur l'efficience en réduisant les pertes provoquées par les perturbations du plasma et les frottements, ainsi que la distance entre les électrodes. La réduction des turbulences et perturbation du plasma se traduit par des pertes thermiques réduites, ce qui signifie à la fois une augmentation de la puissance et une réduction de l'échauffement (et donc du refroidissement) du dispositif. La concentration et l'homogénéité du fluide en disque permet également une densité énergétique accrue pour optimiser le potentiel électrique.

Ajoutons que cette forme compacte et aplatie opposée aux dispositifs linéaires permet par ailleurs d'améliorer grandement les performances des électroaimants. Ceux-ci sont plus petits, ce qui concentre l'énergie, mais pareillement répartis de manière plus régulière avec un champ magnétique perpendiculaire plus homogène (encore une fois). Cette stabilité générale du flux de plasma et de ses interactions avec le champ magnétique renforce la conversion en électricité. Un dernier détail a aussi son importance : le flux étant aplati, les aimants peuvent être au plus proche et le champ magnétique plus intense.

Ces ensembles de facteurs font la supériorité de la géométrie en disque avec des pertes de chaleur moindre, un taux de conversion supérieur, et des dépenses d'énergie inférieures en refroidissement et magnétisme. Cela répond à un grand nombre de problématiques qui limitaient l'efficacité des modèles conventionnels et des perspectives d'utilisations de cette technologie.

Les usages alternatifs des générateurs MHD :

Traditionnellement employés avec un flux de plasma, ou plus généralement de gaz chaud, les générateurs sont soumis à des contraintes thermiques élevées limitant grandement les développements. C'est pourquoi une solution alternative a été proposée par divers laboratoires : l'emploi de métaux liquides à température ambiante comme le sodium ou un alliage de sodium et de potassium. Il s'agirait de fluides de substitution au plasma bien plus conducteurs à faible température, permettant le développement d'une gamme complètement nouvelle de générateurs MHD (qualifiés de LMMHD pour Liquid Metal MagnetoHydroDynamique). Le principe serait exactement le même que pour les MHD au gaz / plasma, à la différence qu'il fonctionnerait à des températures basses. Plusieurs modèles sont déjà proposés :


Circulation naturelle
Prototype fonctionnant avec une circulation naturelle. Le métal liquide est dans ce cas-ci chauffé (au niveau de la Heat source) puis remonte à gauche et est mélangé avec un liquide volatil (pas de l'eau, qui est explosive au contact du sodium). Le mélange métal-liquide / gaz fait remonter l'ensemble jusqu'au séparateur de vapeur au-dessus et le métal liquide redescend au niveau du générateur MHD tandis que le gaz collecté est condensé et réinjecté, renouvelant le cycle.


La solution favorisée est l'emploi de dispositifs thermoacoustiques, convertissant l'énergie thermique en énergie mécanique. Plus précisément, l'énergie thermique provoque un mouvement oscillatoire pouvant être exploité sous forme thermique. Dans le cas des générateurs MHD, le mouvement passe à travers un générateur MHD.

Thermoacoustique
Prototype thermoacoustique : Sont situés de part et d'autre des résonateurs avec des plaques avec sur le côté extérieur un point chaud (Th), et sur le côté intérieur un point froid (Tc). Cette différence de température provoque l'oscillation acoustique convertie en énergie électrique au niveau du point central.


Un grand intérêt du dispositif thermoacoustique est de pouvoir fonctionner à des températures réduites, ce qui limite les contraintes tant pour le mécanisme en lui-même que pour la source de chaleur. Il serait ainsi possible d'adapter ce dispositif dans des centrales héliothermiques pour remplacer l'actuel système à turbines.

Sans passer par la thermoacoustique, les LMMHD peuvent également servir dans la conversion directe d'énergie marémotrice. Il s'agit d'une reconversion des houlomoteurs où l'énergie hydraulique est directement convertie en électricité via le MHD en une seule étape, là où les houlomoteurs classiques nécessitent plusieurs étapes de conversion mécaniques. Le modèle le plus populaire en Sylva est le générateur MHD à eau de mer hélicoïdale qui exploite directement le mouvement de l'eau salée. Sans être aussi conductrice que les métaux liquides, l'eau de mer l'est tout de même et permet s'en servir dans un générateur MHD. Le manque de conductivité est compensé par l'emploi d'aimants supraconducteurs (dont le maintient à des températures cryogéniques reste raisonnable face à la température ambiante de l'eau).


SeawaterMHD
Prototype de générateur MHD hélicoïdal à eau de mer : l'eau passe le long d'une « vis » tout en étant soumise à un champ magnétique perpendiculaire (non représenté), faisant les charges négatives aller de l'anode central aux cathodes exterieures.


Autrement dit, les modèles alternatifs de générateurs MHD fonctionnant avec d'autres types de fluides conducteurs (eau de mer, métaux liquides) sont également étudiés, avec une capacité à fournir un courant stable avec une quantité réduite de pièces mobiles, les rendant parfaitement adaptés à de petites unités de production isolées.
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ÉcoMondus : un fantastique outil de recensement économique !

A été fondé sous l'initiative de son Altesse l'Impératrice Adélaïde de Drovolski le forum ÉcoMondus avec pour fonction d'opérer un gigantesque archivage, de traitement et présentation des flux marchands entre les différentes nations. Devenant un exceptionnel outil d'analyse, ÉcoMondus s'est rapidement imposé de manière plus que méritée et, comme une large panoplie d'outils propulsés par leur succès, s'est vu extrapolé des tâches auxquelles il ne répond pas. C'est pourquoi un ensemble d'économistes du Duché se permettent de revenir dessus pour étudier ce qui peut et ne peut pas être interprété à partir de cette base de données.

Ce qu'ÉcoMondus permet...

Trois éléments en particulier peuvent être observés avec ces résultats : les exportations, les importations et les échanges relations diplomatiques. Peut de cette manière être suivis l'orientation de l'activité économique et de la consommation de chaque pays en mettant en évidence les produits suffisamment en excédent pour être vendus à l'étranger, ainsi que les domaines d'activité trop peu actifs pour se passer d'importations. En plus de cela, se dessinent les relations internationales et les dynamiques commerciales adoptées par chacun, avec une distinction assez claire sur le niveau d'ouverture commerciale et les partenaires privilégiés. Une relative forme de pôles stratégiques peut également être mis en évidence avec l'identification de certains acteurs principaux dans des domaines clés.

... et ne permet pas.

Il est tentant d'extrapoler les exportations, importations et relations internationales pour définir des acteurs économiques influents et des carrefours commerciaux. Il convient toutefois de nuancer grandement ces observations : si ÉcoMondus met en avant les principaux domaines d'importations et d'exportations, sont négligés deux éléments importants. Le premier concerne les volumes des échanges qui ne peuvent pas directement être déterminés de par la simple quantité de nations clientes. Cela nécessiterait de tenir compte de davantage d'éléments : la consommation des pays importateurs (en fonction des tendances locales, tailles des populations et niveaux de vie), la production locale, et la quantité de fournisseur ainsi que les parts qu'ils se partagent dans ces marchés.

Mais plus important encore : non seulement les volumes matériels ne sont pas clairement mis en évidence, mais les volumes financiers non plus. Dès lors que deux pays d'une envergure géostratégique différente ont une monnaie différente, il est assuré qu'il y aura un rapport de force dans les taux de change, tant simplement parce que l'un des deux sera plutôt capable de garantir la valeur de sa monnaie et donc d'avoir suffisamment de confiance de la part de ses partenaires pour accorder ladite valeur. Des pays instables, peu développés et isolés économiquement ou politiquement peuvent se retrouver à ne tirer que de maigres bénéfices d'exportations importantes, et payer au prix cher les importations, créant de véritables déséquilibres et décorrélant les volumes des échanges matériels des volumes financiers.

Et de ces volumes financiers impliqués et pourtant dissimulés, vient un autre détail dissimulé : les possesseurs des industries exportatrices. Dans un marché mondialisé et libéral avec des investisseurs étrangers impliqués dans l'ensemble des économies (même dans des pays communistes à l'économie planifiée, accueillant des coopératives et syndicats étrangers), il convient d'établir si les gains des exportations d'un pays reviendraient aux acteurs desdits pays ou à des investisseurs étrangers.

Qu'est-ce que l'on peut réellement conclure ?

Si ÉcoMondus permet d'observer l'équilibre des exportations, importations et relations internationales sans clairement mettre en évidence les volumes et équilibres financiers en plus des rapports de force qui s'en dégagent, on peut tout de même obtenir plusieurs conclusions.
Les premières concernent l'équilibre entre les exportations et importations : les pays important beaucoup ne sont pas nécessairement déficitaires mais traduisent plutôt au contraire un rapport de force favorable, avec des investissements étrangers ou un taux de change à leur avantage leur permettant de maintenir un tel équilibre d'échanges malgré un déficit commercial.

L'équilibre des exportations permet aussi de tirer des constats de l'orientation d'une économie, les pays pauvres se contentant généralement d'un secteur primaire à faible valeur ajouté, avant de bâtir des domaines plus sophistiqués dans le secondaire à mesure qu'ils se développent, jusqu'à atteindre une importante économie de service avec un secteur tertiaire conséquent lorsqu'ils opèrent une transition économique de pays pauvre à riche.
Les très grands exportateurs de produits agricoles avec un secteur secondaire absent révèlent ainsi une économie pauvre et peu développé malgré des échanges intensifs.

Et vient enfin l'observation la plus évidente qui est l'ouverture économique d'un pays. Même sans que soit clairement visible les volumes des échanges et les rapports de force, peut être constaté le nombre d'industries (ou du moins leur diversité) à travers l'ensemble des échanges impliqués et le nombre de partenaires.
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Nouveau scandale avec la droite sylvoise : la tête de file royaliste accuse Caribena d'intimidation !

Alors qu'ont le vent en poupe les débats sur les questions de la contrebande de drogue, des cartels, de l'emploi de femmes enceintes comme mules et plus généralement de la misère qui sert de cause à tous ces méfaits, la figure nationaliste Nathalie Sablier accuse d'ingérence le gouvernement caribenos dans ces discussions. S'étant déjà illustré pour des propos particulièrement critiques et sévères contre le gouvernement caribenos, la comtesse a déclaré à nouveau :

« Non content d'être aussi compétent qu'un komunterano pour gérer sa révolution et son pays, le gouvernement caribenos se permet de m'invectiver par missive en me sommant de taire mes critiques ! C'est là une attitude irresponsable et intolérable, un véritable acte d’ingérence visant à m'intimider pour influencer sur les sujets de discussion politique et les prises de décisions qui en découlent !

Je le répète encore, le gouvernement caribenos est incapable et encore une fois, ce sera au Duché de Sylva et à ses partenaires d'en assurer les conséquences, comme ça l'a à chaque fois été avec les terroristes komunteranos, les loduariens et bientôt les goïdanais ! Mais c'est plus facile pour les caribenos de reprocher le ton que j'emploie tout en gardant un discours victimaire, plutôt que de se remettre en question et d'essayer de sérieusement rectifier leurs erreurs. Pire, ils se permettent même une inversion accusatoire en osant mettre sur le dos de notre modèle tous leurs malheurs, rien que ça ! Les cartels en Caribena ? La faute de Sylva ! La misère ? Sylva ! Les femmes vivant une telle misère qu'elles doivent insérer dans leurs entrailles de la drogue ? Oh, Sylva encore ! Et puis quand nous constatons la situation, nous ne sommes que d'infâmes moralisateurs !

J'en appelle au sens de la responsabilité des caribenos, prenez-vous en mains et assumez votre modèle, autrement, c'est encore une fois Sylva qui devra s'en charger ! Si vous aviez mis autant d'énergie à vous pencher sur les conditions de vos citoyens que vous en avez mis dans la missive visant à me passer sous silence, vous auriez déjà plusieurs pistes de solution ! »

L'incident a évidemment constitué un nouveau sujet de ragots politiques avec leurs quelques réactions. La Duchesse Alexandra Boisderose aura brièvement communiqué que, sans soutenir les interventions de la comtesse Nathalie Sablier, une réponse plus appropriée et pertinente aurait pu être faite par les caribenos. La remarque aura presque immédiatement été contredite par la présidente Bernadette Vougier, faisant remarquer que la missive était probablement loin d'être aussi porté sur l'intimidation que le prêche la comtesse et qu'il était tout naturel de ne pas laisser des provocations directes servant uniquement à propager un climat de tension constant.

Le débat s'est plus généralement partagé au sein de la population, sur la consommation de cocaïne en Sylva ou encore des responsabilités sylvoises et caribenas. Certains défendent Caribena, d'autres l'accusent et soutiennent un discours plus exclusif. Rien de décisif ne semble se manifester pour le moment, et le sujet n'a pas assez d'inertie en l'état pour espérer perdurer plus d'une semaine.
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La Loduarie loduarise et se retrouve en position Karty !
Loduarira bien qui loduarira le dernier...

Panique générale alors que l'Eurysie est dans son état normal ! Est annoncé par divers gouvernements du continent, dont la Loduarie, Teyla et Galouèse de troubles en Valinor et d'un important déplacement de forces aériennes loduariennes, amenant à une interception (pas encore musclée) par le Royaume de Teyla ! La situation est pour le moment assez flou du côté des forces armées et médias sylvois, mais un ensemble d'éléments peuvent déjà être clarifiés.

Tout d'abord, la raison de cette panique : La junte loduarienne est une menace avérée pour l'ensemble des membres de l'OND, avec une posture définitivement agressive et autoritaire à leur encore (on pense notamment au blocus imposé au Duché de Sylva après le tir de missile loduarien depuis un croiseur en direction d'un convoi aérien sylvois pourtant très éloigné des côtes loduariennes). Le passage à proximité d'un premier membre de l'OND pour aller en direction d'un second, soutenir un pays instable justement voisin de ce second membre de l'OND, alors que ledit voisin est en pleine crise politique surprise, sont un ensemble de facteurs inquiétants qui, selon les autorités militaires, justifient une approche « intimidante ».

« La situation a de grandes chances de n'être qu'un pétard mouillé, permettez-moi l'expression, comme les fois précédentes. » A communiqué la Maréchale Léa Boisderose. « Bien que nous ayons un certain décalage avec la réception des nouvelles, nous doutons fortement que l'interception ait pu dégénérer et ne puisse amener à quelque chose de plus grave encore. Nous devons toutefois rester vigilants en tenant compte des enseignements passés : sans être probable, un accident n'est pas non plus impossible.
Tant que n'aura pas été clarifié la situation, nous devrons rester sur nos gardes. »

Vint ensuite la déclaration loduarienne qui provoqua un certain amusement en Sylva, tant il s'agissait d'une répétition des tropes loduariens. Divers médias se permirent d'appuyer le rapprochement fait avec l'agression du convoi kartien en contredisant complètement la conclusion loduarienne : la junte loduarienne est littéralement une menace ayant promis d'abattre les appareils de l'un des membres de l'OND, son passage à la frontière d'un pays où se trouve de ces appareils dudit membre mentionné est dès lors une menace avérée. Les exactions de la junte en Valinor ne sont même pas encore clarifiés et, tenant compte du passif de la Loduarie, risque surtout de nourrir toujours plus d'instabilités et expansion hégémonique.
La comtesse nationaliste Nathalie Sablier ne profitera pour prendre la parole sur la question :

« La junte loduarienne se jette sur un pays en proie à une instabilité politique, justifiant cela d'une aide à un allié ! Ce n'est là qu'un évident prétexte pour répéter inlassablement le même schéma : la vassalisation de Zladingrad, puis de Translava, et la tentative d'accroissement des menaces terroristes komunteranos avec la vassalisation de Goïda ! Il est indéniable qu'il ne s'agit que d'une nouvelle action hostile nourrissant des desseins impérialistes, maladroitement cachés derrière des inversions accusatoires dont la junte a le secret ! »

Vint par ailleurs la déclaration Kahtanaise qui donna toujours plus d'eau au moulin de la tête du parti nationaliste sylvois :

« Quant à la réaction kah-tanaise, un partenaire proche avec qui nous avons jusque-là étroitement collaboré en nous pliant même à titre régulier à leurs exigences, comme ce fut le cas avec les terroristes komunteranos, nous ne pouvons qu'être surpris de leur réaction et de l'engagement qu'ils prennent !
Qu'on dit les kah-tanais quand les loduariens assassinaient des pilotes kartiens à plus d'un millier de kilomètres de leurs côtes selon des prétextes bien moins valables ? Qu'ont-ils dit quand la junte loduarienne s'est autorisée de nous imposer un blocus, nous empêchant de rejoindre nos alliés en Eurysie ? Et là, face à une menace affirmée, on nous positionne déjà en coupables ?! Croit-on réellement en la sincérité de l'opération loduarienne, alors que le Grand Kah lui-même savait que ce n'était qu'une menace quand la junte venait en Paltoterra ?! »

Devant une affaire qui explosait en importante, la présidente Bernadette Vougier fit à son tour un communiqué :

« L'heure n'est pas aux provocations ni aux extrapolations. La situation est déjà suffisamment délicate et nous devons compter sur notre allié teylais et sur la Loduarie pour y répondre avec doigté. Nous sommes déjà accoutumés aux maladresses loduariennes et à leurs différences culturelles et méthodologiques se traduisant par un manque de considération pour les considérations sécuritaires de leurs voisins. Ce n'est pas pour autant une raison de nourrir des discours alarmistes et accusateurs, d'autant plus quand ils servent un agenda politique douteux. »

La Duchesse aussi fit une intervention :

« Une réunion d'urgence a été initiée au sein de l'OND pour clarifier la situation. Notre représentante sur place se chargera de nous faire un rapport clair et de contribuer à l’apaisement de la situation. L'état final recherché est et restera la paix durable et prospère. Nous condamnons naturellement le caractère fort discourtois de la Loduarie Communiste, dont les préventions ne sont que de maigres garanties sécuritaires tenant compte de nos passifs. Il est pour autant inutile d'escalader la situation et nous ferons tout pour aller vers un apaisement. »

Pour ce qui est de la situation en Valinor même, les experts politiques sylvois sont formels :

« La situation est tout à fait normale : confuse. »
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Démantèlement des TAGC !

Les Trois Agences Gouvernementales de Corruption sont, rappelons le, des institutions chargés de se faire passer pour des agents hostiles au Duché, tentant de corrompre les fonctionnaires d'état pour mettre en évidence les individus les moins fiables. Si l'idée se basait sur une équation simple mettant en avant l'intérêt fondamentalement plus avantageux pour un fonctionnaire de dénoncer les tentatives de corruption, la chose s'est révélée un échec cuisant après plusieurs années d'expérimentations. L'objectif est que les fonctionnaires soient formés à reporter les tentatives de corruption contre rémunération pour avoir systématiquement un intérêt à le faire:
-dénoncer récompense forcément.
-se laisser corrompre peut amener à être dénoncé par un agent des TAGC.

Non seulement les résultats se montrèrent mitigés, mais d'autres méthodes firent preuve de bien plus d'efficacité. Le premier constat est que ces manœuvres ne provoquaient pas de baisse du nombre des agents sensibles à la corruption, avec des "prises" régulières. Pire encore, ce flicage constant amenait à une paranoïa et une perte de confiance des fonctionnaires. Cela les mettait dans des positions de vulnérabilité paradoxalement bien trop propices à des manœuvres de manipulation, comme le mettait en avance les "réussites" des TAGC.
Constatant que les promesses pécuniaires permettaient moins de captures que les manipulations sociales (rappelons que les agents des TAGC sont récompensés quand ils mettent en évidence des fonctionnaires corruptibles), les nouvelles tentatives de corruption se portaient sur des manipulations affectives pour gagner la confiance et amitié de fonctionnaires malmenés par leurs administrations.

On se retrouvait dès lors avec des individus sous une pression extrême, devant en permanence se demander si les gens qui les fréquentaient cherchaient à les manipuler. Face à ce climat délétère, est mis en évidence que la fidélité ne se développe pas avec la pression et surveillance intrusive. Il y eut par contre une réussite en parallèle qui elle était écrasante : favoriser des méthodes de management basées sur la coopération et évolution plutôt que la compétition. Cette méthode de travail avait déjà mis en évidence le confort et l'efficacité qu'elle permettait sur le lieu de travail. Et cela se traduisait aussi par une fidélité accrue des agents.

La fidélité ne s'impose pas avec une police secrète, mais se gagne avec un environnement de travail sain, coopératif, qui accompagne vers l'évolution plutôt que la mise en concurrence des services et agents. Les fonctionnaires à l'aise de travailler dans un établissement et en bonne santé mentale auront bien plus de raisons de refuser une tentative de corruption que des individus stressés.
Pire encore, les individus licenciés ou dégradés après un flicage de leur propre administration sont bien plus ouverts à la vengeance, en vendant leurs connaissances du système à d'autre acteurs de corruption.

Les méthodes de prévention contre la corruption se maintiendront sous une forme plus douce et constructive, en apprenant non pas à se méfier mais simplement à rester professionnels, ne pas divulguer d'informations secrètes ou encore dévier de leurs protocoles. Les modèles de management collectif et collaboratif favorisant le travail en équipe sont par ailleurs un autre élément ayant surprenemment fait ses preuves, avec une collégialité professionnelle qui recrifie "naturellement" les dérives.
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