03/02/2014
12:57:48
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MOKHAÏ | Opération de Maintien de la Paix au Mokhai

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Bruno Barbey, cultural revolution

Contexte :

Si vous voulez un peu de musique avec le texte.


Le Mokhaï est un petit territoire de la façade occidentale du nazum. Couvrant 74 208 km² et peuplé d'un peu plus de 4.5 millions d'habitants, cette ancienne colonie de l'Empire du Nord obtient son indépendance le 27 décembre 2009, suite à plusieurs émeutes autochtones jouissant du soutien de la gauche impériale. Un état d'urgence militaire aura brièvement été décrété par l'Empire avant l'abandon de la province.

Cette décolonisation ne se fait pas de façon heureuse et malgré l'important dispositif industriel laissé à l'ancienne colonie, son gouvernement provisoire se retrouve face à une situation de crise : l'économie de la région était intégralement dépendante de l'Empire du Nord. Coupé de son ancienne métropole, l'industrie régionale tourne à vide, les exploitations agricoles, dont l'activité consistait notamment à produire des ressources à destination de l'industrie impériale telle que le caoutchouc et l'huile, se retrouve privée de déboucher, une famine s'installe dans tout le pays.

C'est près de 3% de la population qui se retrouve sans logement et 12% qui se retrouve sans emploie. Le seuli de pauvreté - selon les standards impériaux - passe de 2% à 14% et, pour ne rien améliorer, des pans entiers de l'économie sont libéralisés et vendus à bas prix à des étrangers, notamment Jashuriens, le gouvernement de ce pays ayant décidé de prendre le contrôle de l'économie régionale.

La situation se stabilise à l'aide d'une politique de grands travaux consistant notamment à recruter les chômeurs dans des projets d'infrastructure visant à réorganiser l'économie de la région. Le gouvernement provisoire juge la situation assez stable pour permettre la mise en place d'élections.

Le résultat tombe le 22 mai 2010 : c'est Le chef du gouvernement provisoire, Thamwat Sansurin, qui est élu sur un programme libéral-conservateur. Il nomme l'autre grande candidate traditionaliste, Nu Yeon-Hong, première ministre. Dans la foulée de cette élection, le président Sansurin annonce la création d'une assemblée nationale, la poursuite de la politique de grands travaux, la dissolution de l'Union de la Résistance (mouvement armé des indépendantistes) et déclare les candidats malheureux Zhen Kun (fondateur et leader de l'Union de la Résistance) et Aoki Saburo (chef de la Fédération du Communisme Mokhaïen) ennemi nationaux. Les chefs de l'opposition politique ont le choix entre l'exil ou l'incarcération. Des soupçons de fraude électorale émanant de l'opposition interdite et de rares observateurs étrangers achèvera de radicaliser une partie de la population.

Zhen Kun sera exécuté le 25 Décembre 2009 à la suite d'un procès où l'ancien leader des indépendantistes aura été reconnu coupable de crime contre l'humanité, crime de guerre en tant de paix, corruption, évasion fiscale, meurtres, meurtres politiques, création volontaire de famines, pillages, déportation, terrorisme, intelligence avec des nations étrangères en vue de déstabiliser le pays et enfin haute trahison. Les survivants de sa famille doivent aussi payer 5 millions de dollars à l’État. Aoki Saburo fuit le pays pour la Loduarie communiste, où il est accueillit en invité d'honneur.

Rapidement, des partisans de l'opposition essayerons d'envahir des bâtiments publics. Les membres de l'Union de Résistance entreront en insurrection une guerre civile s'engagera. Le président Sansurin mourra d'un tir d'artillerie alors qu'il visitait le front. Sa première ministre - Nu Yeon-Hong - et le gros de son gouvernement suivront rapidement suite à un accident de jet, l'appareil s'écrasant sur le bureau où se tenait une réunion gouvernementale. Quelques jours et 45 milles morts plus tard, les communistes prennent la capitale et contrôlent le pays.

Dans la foulée de sa victoire, le nouveau gouvernement décrète l'expulsion de tout les étrangers ne provenant pas de "pays communistes". L'évacuation de fait dans un certain désordre, en témoignera brillamment le reporter de guerre, Gary Hartnett, du Lofoten.

A partir de là, les évènements se tassent en quelques-sortes. Ou plus exactement, les informations disponibles se font moins nombreuses, bien que l'on sache que plusieurs échanges diplomatiques eurent lieu entre le régime communiste, le Jashuria - soucieux d'imposer ses conditions au Mokhai, le Lofoten - à propos de l'évacuation de ses ressortissants et Priscyllia - dont les instances soupçonnaient le Mokhaï d'abriter et assister des terroristes priscylliens.

Le 13 Avril 2010, un nouvel acteur s'intéresse en la région. C'est le Grand Kah qui écrit au dictateur Aoki Subaro pour, au même titre que le Jashuria, lui imposer des conditions de départs, jouant sur la faiblesse actuelle de ses soutiens eurycommunistes. Si Subaro semble partisan d'accepter la solution kah-tanaise, une autre proposition arrivera jusqu'aux communes unies, celle de Duan Song, députée de l'Assemblée Populaire souhaitant renverser le régime autoritaire et permettre une transition vers un socialisme démocratique. Ce sera elle que l'Union décidera de soutenir.

En l'espace de deux semaines, le Grand Kah monte une coalition internationale visant à soutenir la faction réformatrice. C'est le lancement de l'Opération de Maintien de la Paix au Mokhai, organisé en collaboration avec l’État du Fujiwa, la République Directe de Banairah, l’Empire du Burujoa et la République Autonome de Priscyllia. Si le volet civil de l'OMPM est peut-être le plus important, dans le grand ordre des choses, son activité la plus visible reste celle menée par son importante "force d'interposition", composée de 2 000 militaires kah-tanais, 200 banairais et 500 burujois, dirigé par le général de brigade Oyoshi Kitano.

L'OMPM débarque à Ghaliya la 9 Mai 2010, à bord d'une flotte kah-tanaise composée d'un transporteur de chalands de débarquement, de deux cargos de l'armée et d'une escorte de trois patrouilleurs et deux corvettes. Les 455 hommes d'équipage du détachement ne débarquent pas mais reçoivent pour instruction de se tenir près à réceptionner des VIP, notamment les membres de l'Assemblée Populaire dont on craint qu'elle ne soit en danger.

Le 12 Mai 2010, c'est aux forces Loduariennes de débarquer, en soutien au régime d'Aoki Subaro. S'en suit une semaine intense, durant laquelle le contingent Loduarien se rapprocha de la capitale tenue par l'OMPM. Durant cette semaine fut promulgué une nouvelle constitution communaliste. Un contingent de force spéciale pourra pénétrer dans Ghaliya, laissé faire par les troupes de l'OMPM soucieuses de ne pas initier une bataille dans une métropole peuplée. Les forces communistes emporteront Aoki Subaro pour le mettre à l'abri dans un camp retranché monté à quelques kilomètres de la ville.

Cette intervention poussera l'OMPM à prendre contact avec le chef de mission loduarien, le commandant Fabien Durette. Après un entretien cordial, ce dernier confirmera que la Loduarie espère pouvoir empêcher l'Assemblée populaire d'achever ses réformes, comptant notamment sur le soutien des milices politiques encore présentes sur le territoire.

C'était hier, nous sommes le 22 Mai 2010, et rien n'est encore joué pour le Mokhai.
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Conférence de presse à Ghaliya, 24 Mai 2010


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« Cela ne nous enchante pas, déclara le général de brigade Oyoshi Kitano, mais les Loduariens nous obligent de leur forcer la main. »

C’était un petit discours qu’il avait préparé avec soin à l’intention des observateurs internationaux et membres de l’Assemblée Populaire. Oyoshi savait pertinemment que ses hommes obéiraient, qu’on leur donne ou non des raisons de tirer sur les communistes autoritaires. La situation était assez tendue, les officiers élus avaient pleinement conscience des enjeux et leurs camarades de la garde ne doutaient pas qu’ils étaient bien dirigés.

Seulement Oyoshi était un homme intelligent. Certains diraient aussi ambitieux. S’il avait été nommé à la tête de cette mission par ses pairs, en vertu des qualités de son commandement et de l’expérience acquise contre la coalition Damaniste, il y voyait surtout une occasion de quitter le « gettho paltoterran ». En d’autres termes, de briller, de faire connaître son nom, d’obtenir de l’avancement dans une armée qui, si démocratique fut-elle, n’en conservait pas moins des postes plus prestigieux que d’autres.

C’était pour ça qu’il s’adressait, dès que possible, aux civils et au monde. Et parce que la situation tendue du Mokhai le permettait, il allait prendre des mesures fortes contre les Loduariens.

« Comme vous le savez trois blindés et un hélicoptère Loduariens ont pénétrés Ghaliya le 16 Mai. Ce que nous avons laissé faire. C’est une décision qui a été prise en pleine conscience et pour éviter de provoquer les partisans de Saburo. Notre priorité reste la protection des civils ce pourquoi nous nous en sommes tenues à une position extrêmement passive ces derniers jours. Notre stratégie va cependant devoir évoluer. »

Il fit émerger une liasse papier qu’il présenta à son auditoire.

« J’ai ici un rapport fourni par des observateurs de la branche civile de l’opération de maintien de la paix. D’après ces observateurs le commandant Fabien Durette, à la tête de la force expéditionnaire loduarienne, confirme que son gouvernement ne reconnaît pas la légitimité de l’Assemblée Populaire et de la politique qu’elle entreprend. D’autre part, l’Assemblée Populaire nous a confirmé son intention de voir les forces loduariennes expulsées du territoire. Selon nous elles représentent un risque important pour la région. Nous ne souscrivons àpas la théorie selon laquelle la présence des loduariens aiderait à pacifier des milices qui doivent de toute façon se dissoudre dans l’armée nationale du Mokhaï ou rendre les armes. Nous considérons plutôt que les loduariens présentent un espoir, pour ces forces autoritaires et factieuses. Celui d’une bataille équilibrée, pouvant tourner en leur faveur.

Aussi, et contrairement à ce que certains acteurs internationaux aimeraient croire, le Mokhaï est en bonne voie de devenir une nation pleinement indépendante, libre de mener sa propre politique. Et par conséquent libre de décider d’accueillir ou non des forces étrangères sur son sol. La mission Loduarienne, contrairement à celle de l’OMPM, se fait sans l’approbation de l’Assemblée Populaire, qui par sa volonté d’organiser des élections libres et sous surveillances internationales, nous a donnée tous les gages nécessaires pour obtenir à nos yeux le statut de gouvernement légitime du Mokhaï.

C’est pourquoi j’ai ordonné le siège du camp retranché Loduarien. Les forces communistes se verront priées de quitter le territoire. En cas de refus nous serons obligés de prendre acte et de considérer que les loduariens composent, en fait, une force d’invasion étrangère. Nos forces sont parties ce matin, et devraient être en cours d'installation à l'heure même où je vous parle.
 »

Il laissa s'établir un silence de circonstance, puis repris d'un ton plus léger.

« Je tenais aussi à souligner la coopération totale des milices s’étant intégrées à l’armée nationale du Mokhaï. J’ai jugé préférable de ne pas les impliquer dans nos opérations contre les loduariens, du fait de leur manque d’équipement. Il a été convenu avec l’Assemblée populaire et les officiers de l’OMPM et de l’armée mokhaïenne de disperser ces 10 000 hommes dans les différentes villes du pays, pour escorter nos observateurs civils et vérifier que les élections en préparation se passent dans les meilleures circonstances possibles. Nous avons aussi décidé de laisser les contingents banairais et burujois de l’OMPM en charge de la protection de Ghaliya le temps de l’opération en cours. Des forces militaires et des observateurs de l'Empire Xin se joindront bientôt à l'opération. Merci de votre attention. »


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Le 24 mai, en début d’après-midi, les Loduariens pourront assister au déploiement rapide de près de deux mille soldats kah-tanais. Une estimation à la louche, bien qu’il pût sembler aux eurysiens que leurs opposants étaient un peu moins nombreux qu’eux.

Leurs opposants, oui. Si certains apprirent la nouvelle en écoutant le communiqué du général de brigade kah-tanais, d’autres le constatèrent simplement en observant le déplacement des forces du contingent d’interposition. Divisés en petits corps d’infanterie motorisée, les kah-tanais se dispersèrent sur toutes les routes et tous les sentiers susceptibles d’être empruntés par des véhicules blindés. Dans un remarquable effort de coordination, les différents groupes s’approchèrent de la base et s’arrêtèrent à distance de sécurité. Une colonne de cinq chars, que les experts auraient pu qualifier de « Chars légers Ocelot », conçus pour le combat dans les jungles montagneuses de l’Union, approchèrent de l’entrée principale. Dans le lointain, on pouvait entendre les pales de plusieurs hélicoptères.

Quelqu’un parla à travers un mégaphone.

« Loduariens ! Vous avez quarante minute pour nous confirmer votre reddition. Ouvrez les portes du camp, déposez les armes et nous feront en sorte que vous puissiez rentrer chez vous ! Nous sommes mandatés par l’Assemblée Populaire pour vous expulser du territoire. C’est terminé, Loduarien. Mais vous n’êtes pas obligés de mourir. Je répète, vous avez quarante minute pour nous confirmer votre reddition. »

Après quoi, faute d’artillerie, et ne sachant si l’opposition en était dotée, il faudrait attendre une tentative de sortie ennemie, ou organiser un assaut.

Parce qu’ils avaient un sens de l’humour dégueulasse, les kah-tanais décidèrent d’un commun accord que ce qui risquait d’être la dernière quarantaine de minutes de vie d’un certain nombre de braves soldats loduarien serait accompagné du dernier album de Pink Chocolat !, Dream s s s. Un sort terrible, rappelant celui réservé aux fascistes de Kotios, bien des années plus tôt.

En lieu et place de tirs, les quelques riverains curieux purent ainsi entendre de la musique. Très forte.

Résumé des évènements :

- Les forces d'interposition de l'OMPM prennent position autour du campement Loduarien et ordonnent la reddition des forces communistes en vue des les escorter hors du pays. En cas de refus une bataille doit s'enclencher. Les effectifs de l'OMPM déployés sont ceux kah-tanais décris à la fin de ce poste : https://geokratos.com/?action=viewTopic&t=3665&p=1#m26583.

- L’État d'urgence est décrété à Ghaliya pour le temps des opérations contre le camp loduarien situé en périphérie de la ville. 500 soldats professionnels banairais et 200 soldats professionnels burujois sont en ville, leur mission est notamment de protéger l'Assemblée populaire et les sites sensibles (médias, industries, régie des eaux, centrales etc).

- Les observateurs internationaux de l'OMPM sont dispatchés avec les réservistes de l'armée du Mokhaï dans toutes les villes du pays pour observer la mise en place des élections communale.

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Alors même que l'état de siège du camp militaire Loduarien avait été décrété et mis en place depuis 20 bonnes minutes déjà, les choses changèrent brusquement.

L'armée Loduarienne, qui s'était mise en place, et qui savait que le Kah ne réussirait à passer qu'après avoir subit de nombreuses pertes, fini par ouvrir en grand le portail de fortune du camp. De celui-ci sorti le commandant Loduarien Fabien Durette, sans armes. Il montra ses mains, et commença à s'adresser aux Kah-Tanais d'une voix forte.

Camarades. Je vois que malgré notre attitude pacifique en ces lieux, vous avez décidé de franchir un cap. Malgré tout, il reste un place à la discussion, n'est-ce pas ?
J'ai discuté avec le secrétaire général Loduarien après votre petite arrivé. Pour être franc, nous aurions pu vous empêcher de passer facilement. Mais notre camarade secrétaire général est un homme pacifique, heureusement pour vous.
Notre camarade secrétaire général souhaite s'entretenir avec une délégation Kah-Tanaise par visio conférence dans le camp. J'attendrais votre réponse ici. Le secrétaire général espère vraiment que vous accepterez cette entrevue. N'oubliez pas qu'il vient de m'empêcher de lancer le combat.
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Opération Sirroco Lointain



Carte des opérations jashuriennes au Mokhaï
Carte des opérations jashuriennes au Mokhaï


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L’aube venait à peine de se lever lorsque l’Armada des Perles franchit les eaux territoriales du Mokhaï. Son but : établir un cordon de sécurité pour empêcher la Loduarie de transférer des troupes et du matériel militaire sur le territoire national et surtout, l’empêcher de partir, sauf les pieds devant. L’accord avait été signé avec le représentant de l’Etat failli du Mokhaï : l’aide jashurienne pour expurger les Loduariens de la surface du Mokhaï, en échange d’un port-franc à l’embouchure du fleuve menant à la capitale. Une récompense somme toute convenable au vu des enjeux. Le Jashuria s’offrait une victoire contre les communistes loduariens et obtenait une base fixe pour ses opérations au Nazum. Tout le monde était gagnant dans l’histoire … sauf la Loduarie, encore une fois dindon de la farce.

Le Haut-Commandement jashurien était prêt à en découdre avec les Loduariens et à mater dans le sang toute idée révolutionnaire au Mokhaï si le besoin s’en faisait sentir. L’amiral Sengat Mahajan se tenait à la barre du porte-avions jashurien du théâtre d’opération de la Région des Perles. Le Soupir de Parvati était le bâtiment principal de la flotte jashurienne, un porte-avion flambant neuf capable de déployer des forces aériennes sur de nombreux théâtres d’opération. Il était accompagné d’une imposante flotte militaire ainsi que d’une flotte de débarquement, capable de sécuriser et de prendre le contrôle des installations loduariennes dès que les combats débuteraient.

Le but des Jashuriens était clair : empêcher les Loduariens de faire comme bon leur semble au Nazum. Le Mokhaï était un trou à rats, mais c’est le trou à rats du Nazum, pas la fosse à purin de la Loduarie. Le Haut-Commandement commencerait le déploiement de la flotte jashurienne dans afin de pouvoir se mettre à portée de l’aéroport utilisé par les Loduariens pour débarquer et frapperait immédiatement tout avion loduarien cherchant à débarquer ou à s’envoler. L’armée de l’air jashurienne, commandée par le Brigadier de l’air Tenwit Thanomayong, se tenait prête à effectuer de longs vols de reconnaissance, appuyés par les radars longue portée embarqués sur les bâtiments jashuriens.

Les premières actions jashuriennes seraient de sécuriser le ciel du Mokhai et de court-circuiter les lignes d’approvisionnement de la Loduarie. La Loduarie ne disposait pas des installations nécessaires pour effectuer autre chose que des réparations de fortune sur leurs appareils : le Mokhai ne disposait pas de la technologie, ni de l’industrie pour entretenir le matériel loduarien, et ça, le Jashuria le savait pertinemment. Visiblement, selon les dernières informations du Jashuria, le convoi aérien de la Loduarie avait débarqué et les avions étaient depuis longtemps repartis vers l’Eurysie. Il faudrait du temps avant que les Jashuriens ne soient menacés à nouveau par l’aviation loduarienne … un temps que les Jashuriens comptaient mettre à profit pour placer des batteries de DCA autour des aéroports principaux et occuper la place.

Les Loduariens avaient été particulièrement malavisés : s’enterrer dans la capitale du Mokhaï, sans contrôler l’accès au fleuve, était une erreur stratégique importante. Retranchés dans leur campement, les Loduariens étaient une proie facile, qu’il suffirait d’affamer et de couper de ses lignes d’approvisionnement avant de porter le coup de grâce.

Le Haut-Commandement jashurien de l’Armada des Perles avait prévu de faire la jonction avec la flotte du Grand Kah, basée à l’embouchure du fleuve menant à Galhya afin de débarquer des troupes via la « Lance de Guandi » le transporteur de troupes de l’armada. Les soldats avaient pour ordre de fortifier l’embouchure du fleuve et de se joindre aux troupes du Grand Kah pour bloquer toute possibilité de fuite aux Loduariens par le fleuve.

Ainsi bloqués, aussi bien sur la voie fluviale que dans les airs, les Loduariens n’auraient que deux choix : combattre depuis une position assiégée et susceptible de recevoir un missile, ou débuter une guerre d’attrition qui leur serait fatale dans les campagnes. A mesure que les avions décollaient du pont du Souffle de Parvati, l’amiral Mahajan briefait ses troupes afin de prendre de vitesse les Loduariens mal préparés.

Tandis que les avions décollaient du porte-avions, le transporteur de troupe commençait sa route pour débarquer vers Ghaliya et rejoindre l’infanterie du Grand Kah. Les soldats du contingent faisaient partis de la 4e Division d’Infanterie Motorisée de la Région des Perles. Bien équipées et fraiches, les soldats jashuriens savaient qu’ils ne se battaient pas pour le Mokhai, mais pour sécuriser les intérêts du Jashuria à l’étranger. Personne n’était dupe de ce que contenait en réalité l’opération, mais tous avaient comme excuse commode de pouvoir rendre aux communistes la monnaie de leur pièce. Dirigés par la colonelle en chef Matahee Jesparawan, les troupes de la 4e Division débarqueraient dans l’après-midi et établiraient une base d’opération à l’embouchure du fleuve, non loin de la base d’opération du Grand Kah, afin de bénéficier d’un cordon logistique de premier ordre.

Il restait cependant cette inquiétante question des milices armées du Pryscillia, qui écumaient les campagnes alentours. Nombreuses et mal armées, ces milices risquaient de devenir une épine dans le pied des Jashuriens si elles n’étaient pas rapidement contrôlées. Les Jashuriens n’ayant pas une connaissance approfondie du territoire du Mokhaï, ils espéraient ne pas à devoir en découdre avec les miliciens spécialisés dans la guérilla. Ils étaient plus … pénibles … que dangereux, mais ce type de pénibilité pouvait grandement affecter le moral des troupes sur le long terme. Et les Jashuriens n’étaient pas là pour rester sur un conflit au long terme.

Dans un second temps, une autre flotte de débarquement se préparait, avec un autre enjeu de taille : sécuriser la ville de Jiwan, à la pointe nord du Mokhaï, afin d’empêcher les communistes de se replier vers le nord et d’utiliser la ville comme base d’opération pour leurs ravitaillements. Le Jashuria espérait ainsi éviter au Pryscillia et à la Loduarie d’envoyer de nouvelles troupes fraiches. Transformer Jiwan en forteresse d’appoint et contrôler l’aéroport seraient les points cruciaux de cette opération éclair. Une fois que les troupes au sol auraient la maîtrise des installations militaires, elles pourraient attendre patiemment que la Loduarie s’épuise et perde son matériel militaire et ses hommes. Quant à celles qui prendraient le maquis … il n’y avait plus qu’à espérer que les soldats loduariens soient équipés génétiquement contre les maladies des jungles.


Composition des troupes jashuriennes :

Afin de rassurer le gouvernement du Mokhaï, la liste des troupes débarquant sur le sol du Mokhaï a été diffusée au carré des officiers de l’Assemblée Populaire. Les troupes jashuriennes feront ce qu'elles ont promis de faire. Les gradés loduariens ne quitteront pas le Nazum et seront soient tués, soient faits prisonniers et ramenés de force au Jashuria, où ils croupiront dans les prisons jashuriennes après avoir été copieusement interrogés. Le Jashuria ne négociera pas avec la Loduarie : les hauts-gradés seront systématiquement mis aux arrêts. Les soldats, eux, pour des raisons logistiques et de dignité humaine, seront balancés dans le premier avion direction le Pryscillia ou la Loduarie, ou l'océan, qu'importe. Le Jashuria ne négociera pas avec le Pryscillia. Le Jashuria ne négociera plus avec le Mokhaï et attend que le pays tienne ses promesses. Les forces armées jashuriennes n'accepteront de compromis qu'avec les Communes du Grand Kah. Il va de soi que tout émissaire loduarien se présentant aux Jashuriens sera immédiatement arrêté. Le pays est sérieux dans ses intentions et n'acceptera en aucun cas que les Loduariens foulent le sol du Nazum sans répercussions, au moment même où les Loduariens sont en guerre contre l'ONC.

Les forces en présence, à savoir la Loduarie, le Pryscillia et le Mokhaï, ont usé et abusé de la patience du Jashuria. Au vu du contexte historique de la République des Deux Océans, qui a vu son peuple massacré par le Ruban Ecarlate, la haine des communistes est vivace et plonge loin dans les racines historiques du pays. Les Jashuriens seront constants dans l'objectif d'expurger toute trace de la Loduarie dans le Mokhaï et feront ce qu'ils ont promis : laisser le Mokhaï tomber dans l'escarcelle du Grand Kah et rentrer chez eux une fois leur objectif accompli. Il n'est pas prévu de laisser une présence militaire sur place une fois la mission accomplie et les Jashuriens tiendront parole. Les civils jashuriens s'installeront à nouveau dans le pays et reprendront leurs activités comme si de rien n'était une fois les hostilités terminées.


Flotte de guerre jashurienne

  • JAS – 3 sous-marins d’attaque niveau 1
  • JAS – 1 porte-avion de niveau 2
  • JAS – 1 pétrolier ravitailleur de niveau 6
  • JAS – 1 transporteur de chalands de débarquement de niveau 5
  • JAS – 1 transporteur de chalands de débarquement de niveau 1
  • JAS – 4 chalands de débarquement de niveau 7
  • JAS – 1 destroyer de niveau 1
  • JAS – 2 frégates de niveau 1
  • JAS – 3 patrouilleurs de niveau 1
  • JAS – 3 patrouilleurs de niveau 3

Force aérienne jashurienne

  • JAS – 10 chasseurs-bombardiers de niveau 1
  • JAS - 10 avions d’attaque au sol de niveau 1

Contingent de débarquement à Jiwan

  • JAS - 2000 professionnels spécialisés en guérilla urbaine
  • JAS - 1500 armes de niveau 8
  • JAS – 125 mitrailleuses lourdes de niveau 4
  • JAS – 125 mortiers légers de niveau 2
  • JAS – 125 lance-roquettes de niveau 3
  • JAS – 125 lance-missiles antichar de niveau 4
  • JAS – 10 mortiers tractés de niveau 3
  • JAS – 10 canons tractés de niveau 1
  • JAS – 5 canons automoteurs de niveau 1
  • JAS – 10 lance-missiles antiaériens mobiles de niveau 4
  • JAS – 10 chars légers de niveau 2
  • JAS – 10 chars d’assaut de niveau 1
  • JAS – 20 véhicules de combat d’infanterie de niveau 1
  • JAS – 10 camions de transport de niveau 3
  • JAS – 5 camions-citernes de niveau 2
  • JAS – 2 véhicules radars de niveau 1
  • JAS – 5 hélicoptères de transport moyen de niveau 1
  • JAS – 5 hélicoptères d’attaque de niveau 1

Contingent de débarquement à Ghaliya

  • JAS - 2000 professionnels spécialisés en défense de site
  • JAS - 1500 armes de niveau 8
  • JAS – 125 mitrailleuses lourdes de niveau 4
  • JAS – 125 mortiers légers de niveau 2
  • JAS – 125 lance-roquettes de niveau 3
  • JAS – 125 lance-missiles antichar de niveau 4
  • JAS – 10 mortiers tractés de niveau 3
  • JAS – 10 canons tractés de niveau 1
  • JAS – 5 canons automoteurs de niveau 1
  • JAS – 10 lance-missiles antiaériens mobiles de niveau 4
  • JAS – 10 chars légers de niveau 2
  • JAS – 10 chars d’assaut de niveau 1
  • JAS – 20 véhicules de combat d’infanterie de niveau 1
  • JAS – 10 camions de transport de niveau 3
  • JAS – 5 camions-citernes de niveau 2
  • JAS – 2 véhicules radars de niveau 1
  • JAS – 5 hélicoptères de transport moyen de niveau 1
  • JAS – 5 hélicoptères d’attaque de niveau 1
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Les Tribulations d'un Dragon au Mokhai...


Ceci n'est pas Kaiserreich...


Léthargique, c'était là le terme le plus juste à employer lorsque l'on considérait l'Empire des Ushong au sein du Nazum, ce géant d'autrefois n'était plus que l'ombre de ce qu'il fut tant il avait dépéri avec le temps, empêtrés dans des intrigues et querelles internes sans fins et dépassés sur tous les plans par le reste du monde. Cependant, gare au dragon qui sommeille car même avec toutes ses tares il conserve sa hargne et ses ambitions, d'autant plus que les rêves d'une gloire passée pouvant être retrouvée ne quittent jamais réellement la bête et sous l'impulsion de la jeune garde incarnée par la Clique des Wang ou même via les vieux et grands aristocrates, l'empire avait entamée une remise à niveau à marche forcée, établissant des relations de manière parfois improbable et exportant ses séides dans de lointains territoires afin d'amasser savoir et expérience qu'il convenait de ramener en la mère patrie.

Si l'expérience des Deux Prodnov avait été enrichissante sur un plan purement civil et dans la manière d'agencer des infrastructures aussi cohérentes qu'efficace ainsi que d'éduquer la nouvelle génération de talents qui fonderait l'économie et la société de demain afin de la faire entrée dans de nouveaux horizons, une autre aventure cette fois plus martiale devait amener à réitérer la manoeuvre sur le plan militaire. En effet, de par ses liens avec le Grand Kah, qui pour beaucoup d'observateurs et experts géopolitique relevaient du miracle, le Généralissime Wang Shao avait eut l'occasion de pousser son Agenda, avec la bénédiction de la Cour Impériale qui pour une fois et de par la situation régionale au Nazum avait décidée de faire front commun face à l'ennemi suprême qu'était la peste écarlate sévissant au Mokhai. Participer à une opération de maintien de la paix en coopération avec le Kah ainsi que d'autres puissances continentales et une poignée d'extra-continentales était là l'occasion parfaite qu'espérait l'état-major de l'étendard afin de mettre en situation réelle et offrir une opportunité unique à certaines de ses troupes d'acquérir des compétences et une prise de vue authentique des sites, déroulements et autres détails d'opérations contemporaines dont on observait régulièrement les théorisations ainsi que les retombées de certaines dans la presse mondiale. Et ce à moindre risque vis à vis de la nation dans la mesure où il ne s'agissait guère d'un conflit en tant que tel officiellement, non pas moins dangereux certes, mais sur le plan politique il n'y avait à priori que peu de risques et quel que soit l'issue de l'affaire les bénéfices en leçons seraient largement suffisant pour justifier et rentabiliser l'aventure.

D'un autre côté, il y avait aussi une envergure plus médiatique à la chose, un net avantage vis à vis de l'image et de la position impériale sur l'échiquier géopolitique qui de par sa participation à l'opération internationale se positionnait comme un interlocuteur et un acteur aussi raisonnable que vertueux en apparence et initiait des liens coopératifs avec tous les participants tout en continuant à resserrer ceux déjà existants avec le Kah. Plus généralement, c'était l'occasion de faire savoir à tous et toutes que l'Empire des Ushong entendait à nouveau avoir son mot à dire dans les affaires du continent et ferait en conséquence sa part afin de maintenir l'harmonie et la sainteté de ce dernier en dépit des tentatives fourbes de déstabiliser ce dernier par des puissances malveillantes et parfois bien lointaines. Le Trône du Dragon avait d'ailleurs tenu à faire sa part dans l'histoire, voyant là une opportunité de s'afficher sur un jour radieux qui mettrait certainement à mal tout ses détracteurs pour un tant dans les nations voisines ne partageant guère l'engouement pour le modèle monarchique.

Ceci dit, force était de prendre note que les capacités de projection impériales étant plus que limités pour ne pas dire inexistante, le caractère exceptionnelle de l'intervention tenait notamment lieu de la coopération indispensable avec les forces du Kah qui dans le cas présent avaient pris à leur charge le transport du corps expéditionnaire, sans quoi le déploiement aurait été des plus complexes.

Quoi qu'il en soit, au jour d'aujourd'hui, les Ushong accomplissaient leur part, des conscrits n'ayant jamais vu le monde aux soldats en manque d'expériences en passant par les quelques gardes impériaux d'élites désignés afin d'illustrer la considération de l'Empereur à la paix dans le Nazum, l'Empire était présent aux côtés des autres nations participant à l'opération, et qu'il soit tenu pour dit que la malveillance étrangère ne serait point tolérée dans les halles de sérénité de l'extrême Orient.

Ainsi et factuellement, le corps expéditionnaire Impérial des Xin se composent tel quel :

  • 50 Gardes Impériaux d'élites (Professionnels)
  • 500 soldats professionnels de l'armée de l'étendard écarlate
  • 1000 soldats conscrits des Bannières (Dont 200 cavaliers ainsi que 20 chevaucheurs d'éléphants)
  • 50 Armes d'infanterie lvl 10
  • 1500 Armes d'infanterie lvl 3
  • 10 Transports de troupes blindés lvl 1
  • 10 Véhicules blindés léger lvl 1
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La présence de Ghaliya dans les affrontements


Alors que les soldats de l'armée rouge de la Loduarie communiste étaient toujours sur le sol mokhaïen, le gouvernement essaye de faire reprendre la vie dans le pays. Chose plus que compliquée au vu de la situation. Alors que le pays est un des territoires les plus sous tensions de la planète après le Kronos et le Prodnov, il croule sous les dettes s'élevant à plus de 101% de son PIB soit environ 97 milliards avec des prêts contractés pour l'armement sous le régime dictatorial et le payement de milices en tout genre. La situation économique est catastrophique : inflation à 177%. Plus aucune entreprises rentables, seul l'agriculture reste un débouché commercial et économique acceptable pour la République qui va devoir trouver des solutions économiques à cette crise. C'est d'ailleurs la préoccupation principale du gouvernement qui doit encore gérer de nombreux problèmes comme les troubles interne à la population, la reconquête de sa souveraineté, la stabilisation politique, les crises diplomatiques, la crise militaire, les conflits ethniques... Mais pour que l'économie puisse repartir, il faut l'assurance que le pays ne redevienne pas un champ de bataille à ciel ouvert et donc, en d'autres termes, dégager les loduariens de son territoire. Grâce à l'OMPM, la RCCMS peut espérer une victoire rapide, les négociations en sont un premier espoir. Si les loduariens acceptent les conditions du Jashuria et de l'OMPM, les affrontements ne seront qu'un mauvais rêve, cependant, cela semble peu probable. S'il y a bien une raison pour laquelle la Loduarie est considérée comme une nation dangereuse, c'est pour son jusqu'au-boutisme. Il y avait à peu près 80% de chance que des combats s'engagent, à moins que le Secrétaire Général Lorenzo Geraert-Wojtkowiak dans un accès de surchauffe de ses quelques neurones restant, il demande à ses troupes de se suicider... Qui sait ce donc les petits soldats de la mère patrie son capable de faire... Mais un combat entre les troupes communistes et l'OMPM serait très dangereux pour la population civile, c'est pourquoi un plan vaste d'évacuation des villes alentours sont préparées avec l'aide des quelques engins motorisés de l'armée, mais surtout les moyennes civiles, et en collaboration avec l'OMPM. Le Mokhaï va également engager des moyens "massifs" lors d'une potentielle bataille avec la Loduarie. Elle mettra potentiellement à disposition plus d'un tiers de ses troupes, une utilisation massive de ses meilleures armes, l'utilisation de, la presque totalité de ses moyens motorisés et une puissance d'artillerie d'une vingtaine de pièces. Il compte donc être un acteur majeur de sa bataille afin d'avoir un véritable atout lors des négociations de fin. À ce sujet, le gouvernement aurait négocié avec le Jashuria la restitution du matériel loduarien à l'armée nationale dans le but de garantir une meilleure souveraineté militaire. De plus, cette possible expérience pourrait donner au Mokhaï une certaine expérience militaire qui va être accentuée d'ici peu par l'entrée en guerre officielle de l'armée nationale contre les milices pryscilliennes. Milices qui gênent la reconquête de l'influence politico-culturelle de la région de Ghaliya. Cela se fera par des moyens audio-visuels, de presses, radiophoniques et tout ce que le régime peu avoir afin de commencer à placer les limites de l'influence étrangère. Pour en revenir à l'armée nationale, les régiments prêts à l'affrontement seront dirigé par le général Tsuneo, vétéran de la guerre civile et ancien militaire de l'armée impériale nordiste. Celui-ci reste quelque peu gênant aussi, pour Duan Song, car celui-ci commence à se rapprocher de la droite souverainiste et commence à s'engager politiquement. À ça, le parti du gouvernement pourrait faire voter une loi sur la neutralité politique de l'armée. Le Mokhaï a donc des défis immenses à relever et son futur ne s'annonce pas de tout repos.

Force du Mokhaï a écrit :
  • 3500 conscrits
  • 3000 armes d'infanteries lvl 4
  • 235 armes d'infanteries lvl 2
  • 40 armes d'infanteries lvl 3
  • 50 lance-roquettes lvl
  • 50 mortiers légers lvl 1
  • 50 mitrailleuses lourdes lvl 1
  • 20 canons tractés lvl 1
  • 20 transports de troupes blindés lvl 1
  • 50 véhicules légers tout-terrain lvl 1
  • 5 hélicoptères de transport légers lvl 1

  • Répartis comme ceci :
  • 1er Régiment d'infanterie à pied :
  • – 1090 conscrits
    - 15 lance-roquettes lvl 1
    - 1000 armes d'infanteries lvl 4
    - 15 mortiers légers lvl 1
    - 15 mitrailleuses lourdes lvl 1
    - 5 canons tractés lvl
    - 15 armes d'infanteries lvl 2

  • 2e Régiment d'infanterie à pied :
  • – 1075 conscrits
    - 15 lance-roquettes lvl 1
    - 1000 armes d'infanteries lvl 4
    - 15 mortiers légers lvl 1
    - 15 mitrailleuses lourdes lvl 1
    - 5 canons tractés lvl 1
    - 15 armes d'infanteries lvl 2


  • 3e Régiment d'infanterie à pied :
  • – 1075 conscrits
    - 15 lance-roquettes lvl 1
    - 1000 armes d'infanteries lvl 4
    - 15 mortiers légers lvl 1
    - 15 mitrailleuses lourdes lvl 1
    - 5 canons tractés lvl
    - 15 armes d'infanteries lvl 2

  • Régiment stratégique (replis, couverture et aide logistique)
  • - 230 conscrits
    - 5 mitrailleuses lourdes lvl 1
    - 5 lance-roquettes lvl 1
    - 5 mortiers légers lvl 1
    - 5 canons tractés lvl 1
    - 20 véhicules de transport de troupes blindés
    - 50 véhicules légers tout-terrain
    - 5 hélicoptères de transports moyens
    - 190 armes d'infanteries lvl 2
    - 40 armes d'infanteries lvl 3


    Laissez nous passer.

    MUSIQUE D'AMBIANCE

    Au départ je comptais pas utiliser cette image pour ce conflit là, mais la modération m'a devancé dans le conflit en Chérchérie... RAAAAH, VROUM VROUM ON ARRIVE, KAH-TANAIS!

    Il faut dire qu'on leur a un peu forcé la main. Mais les Loduariens ont décidé de réagir et de combattre une bonne fois pour toute. Le temps des guerres est venu, et toute personne souhaitant barrer le chemin aux Loduariens n'auront d'autre choix que de se plier au passage du rouleau compresseur Loduarien. M'enfin, ça c'est que dit la propagande. Voyons maintenant les faits.

    Synthèse :
    L'armée Loduarienne au Mokhai est le résultat d'une longue préparation en Loduarie puis au Mokhai, qui n'a finalement pas eu le but escompté. Menacé par le Jashuria, repoussé par l'OMPM, puis finalement assiégé par ce dernier, les forces Loduariennes n'ont eu d'autre choix que de se retrancher derrière leurs fortifications, fabriqués par des volontaires du Mokhai et par les soldats Loduariens. Après une tentative de discussion avec les Kah-Tanais, celle-ci s'est avéré inefficace. Les forces Loduariennes, retranchés, ont donc lancé un assaut sur les forces Kah-Tanaises qui les encerclent. L'objectif est de neutraliser le maximum de cibles possibles sans détruire trop de matériel ennemi, qui pourrait s'avérer efficace par la suite, une fois capturé par les forces Loduariennes.

    Description du terrain :
    Le camp militaire Loduarien au Mokhai est typique des camps militaires Loduariens, riches en miradors et en tranchés.
    Il dispose de plusieurs hangars où sont stationné les matériels Loduariens les plus importants. Une unique piste (en terre) sert à faire décoller et atterrir les avions Loduariens, mais sert pour le moment au hélicoptères.
    La camp dispose de plusieurs casernes, de deux infirmeries et d'un centre de décision, organe administratif du camp. Bien entendu, il ne s'agit pas de bâtiment sophistiqués, parlons plutôt de tentes, à l'exception d'une partie du centre de décision, fait avec des préfabriqués.

    La défense du camp est assuré par son système de défense de terrain. Il se compose de manière à ne laisser personne passer par un autre endroit que les entrées du camp.
    Un tranché est creusé tout autour du camp. Derrière cette tranché se situe des mines antichar, conçues pour immobiliser mais pas pour détruire. Dernière cette ligne de mine se trouve des barbelés, puis une nouvelle lignes de mines, des mines anti-personnel cette fois çi. Et si jamais quelqu'un arrive à les franchir, il devra à nouveau passer une nouvelle tranché et enfin le grillage surmonté de barbelés du camps. Bien entendu, tout cela présente ses faiblesses, mais c'est mieux que rien.
    Le camp compte 10 "miradors", fait avec les matériaux à disposition, comme du bois et des morceaux de tôle. Néanmoins, à bord de chaque mirador se situe 2 mitrailleuse lourdes de première génération, ainsi qu'un lance-roquette de première génération, avec des soldats Loduariens au aguets à leur commandes (n'oublions pas que le camp est encerclé).
    50 mortiers légers se situent à l'intérieur du camp afin d'assurer un soutien d'artillerie en cas d'agression.

    Opération lancé par l'armé Loduarienne :
    La force d'artillerie Loduarienne présente sur zone (50 mortiers légers de première génération) a pour ordre de tirer sur les zones sensible mises en place par les Kah-Tanais en face du camp (hommes, soutiens logistiques, artillerie). Les hommes stationés dans les miradors ont pour ordre de ralentir les forces Kah-Tanaises lorsqu'elles s'approchent des entrées principales du camp. Les miradors peuvent décimer les soldats Kah-Tanais tendis que les lance-missiles antichars des miradors peuvent éliminer les véhicules blindés du Kah et les possibles véhicules démineurs. Dès que la contre attaque du Kah sera empêché, les forces Loduariennes d'assaut Loduariennes (véhicules blindés Loduariens et hélicoptères Loduariens) ont pour ordre de capturer les véhicules ennemis abandonnés immobilisés. En cas de franchissement des barrières du camp par les forces Kah-Tanaises, la force blindé Loduarienne à pour ordre de contre attaquer, dans le camp si il le faut. Elles sont appuyés par des soldats équipés de lance-roquettes/lance-missiles antichars en plus de leur armes légères d'infanterie.

    Une fois la situation sous contrôle, les forces blindés Loduariennes pourront se déployer dans la ville, à l'affût des autres armés membres de L'OMPM. Le matériel Kah-Tanais capturé sera inspecté, réparé (sommairement) si besoin et redistribué au unités Loduariennes. Cela vaut pour tout matériel Kah-Tanais présent sur zone. L'écart entre les industries Loduariennes et Kah-Tanaises étant relativement peut important, il ne devrait pas être trop difficile de contrôler correctement le matériel Kah-Tanais saisi.

    Il sera ensuite venu l'heure d'affronter le Jashuria.

    La Loduarie peut compter, en cas de repli, sur l'aide des miliciens des GASPs.

    Matériel Loduarien présent sur place :
    • 2500 soldats professionnels dont : 500 forces spéciales Loduariennes, 250 forces spéciales spécialisées en défense de site, 1700 soldats professionnels(fourre-tout) et 50 officiers chargés du commandement de l'opération au Mokhai
    • 2500 armes légères d'infanterie de 3ème génération
    • 100 mitrailleuses lourdes de première génération
    • 50 mortiers légers de première génération
    • 50 lance-roquettes de première génération
    • 50 lance-missiles antichar de première génération
    • 10 canons antiaériens de première génération
    • 5 canons antiaériens mobiles de première génération
    • 2 lance-missiles antiaériens mobiles de première génération
    • 20 véhicules blindés légers de première génération
    • 25 transports de troupes blindés de première génération
    • 25 véhicules de combat d'infanterie de première génération
    • 10 chars légers de première génération
    • 10 véhicules légers tout-terrain de seconde génération
    • 10 camions de transport de première génération
    • 1 camion citerne de première génération
    • 2 véhicules de transmission radio de première génération
    • 1 véhicule radar de première génération
    • 5 hélicoptères légers polyvalents de première génération
    • 3 hélicoptères de transport moyen de première génération
    • 250 mines antipersonnel de première génération
    • 100 mines antichar de première génération

    Objectifs premiers :
    • Se débarrasser du Kah dans la zone
    • Obtenir une victoire
    • Pouvoir contrôler Ghaliya
    • Se préparer à faire face au Jashuria.
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    MOKHAI / GHALIYA - 31 mars 2011
    Assiégées, les forces loduariennes entament les hostilités avec l'armée kah-tanaise.

     Soldats loduariens en situation de combat
    Laissées sans échappatoire, les troupes loduariennes ont initié des combats avec les forces armées kah-tanaises, conduisant à une assaut global sur les positions défensives loduariennes.

    • Incapables d'aller et de venir au sein de la ville de Ghaliya, les unités loduariennes ont reçu l'ordre d'engager des actions armées contre le contingent kah-tanais négociant leur repli hors du territoire. Refusant tout repli et tout espoir d'une solution pacifique avant la fin de l'ultimatum kah-tanais.
    • Les forces loduariennes entament des frappes contre les positions kah-tanaises qui confirment l'assaut fait sur le camp.
    • Les pertes énoncées ci-dessous sont relatives à quelques heures d'engagement. Les parties prenantes peuvent tenir compte de cet arbitrage pour décider de la poursuite ou non des combats, compte-tenu du rapport de force présent.
    MJ conflit a écrit :Loduarie bonus 6%, justificatif RP possible : Pas de légitimité pour les troupes loduariennes sur place, en présence des populations locales (-4%). Positions défensives évoquées inRP + moyens défensifs sur place (+10%). Le Grand Kah : aucun facteur de bonus/malus relevé pour cet arbitrage (soit 0%).

    Loduarie Communiste
    Troupes engagées :
    2500 soldats professionnels (-330)
    2500 armes légères d'infanterie de 3ème génération (-330)
    100 mitrailleuses lourdes de première génération (-55)
    50 mortiers légers de première génération (-25)
    50 lance-roquettes de première génération
    50 lance-missiles antichar de première génération (-26)
    10 canons antiaériens de première génération (-6)
    5 canons antiaériens mobiles de première génération
    2 lance-missiles antiaériens mobiles de première génération
    20 véhicules blindés légers de première génération (-16)
    25 transports de troupes blindés de première génération (-14)
    25 véhicules de combat d'infanterie de première génération (-9)
    10 chars légers de première génération
    10 véhicules légers tout-terrain de seconde génération
    10 camions de transport de première génération
    1 camion citerne de première génération
    2 véhicules de transmission radio de première génération
    1 véhicule radar de première génération
    5 hélicoptères légers polyvalents de première génération (-3)
    3 hélicoptères de transport moyen de première génération (-2)
    250 mines antipersonnel de première génération (-120)
    100 mines antichar de première génération (-50)

    Grand Kah
    Troupes engagées:
    2 000 soldats professionnels (-117)
    2 000 Armes légères d'infanterie de niveau 9 (-117)
    25 Lance-roquettes de niveau 5 (-10)
    25 Lance-missiles antichar de niveau 5 (-5)
    12 Lance-missiles antiaérien mobile de niveau 5
    80 Véhicule blindé léger de niveau 5 (-8)
    20 Véhicule de combat d'infanterie de niveau 5 (-1)
    5 Char léger de niveau 4
    10 Véhicule léger tout-terrain de niveau 7
    60 Camion de transport de niveau 6
    3 Véhicule de transmission radio de niveau 1
    3 Véhicule radar de niveau 3
    12 Hélicoptère d'attaque de niveau 2
    4 Hélicoptère de transport moyen de niveau 4



    * les pertes de soldats annoncées sont assimilables à des combattants tués, blessés/mutilés, démissionnaires/déserteurs, capturés. Les ratios entre chaque cas sont à l'appréciation des parties concernées.

    PERTES DECOMPTEES
    4135
    Opération Sirroco Lointain



    Carte des opérations jashuriennes au Mokhaï
    Carte des opérations jashuriennes au Mokhaï


    ___________________________________________________________________


    Le bruit des explosions retentit dans le lointain. Les Loduariens venaient de rompre unilatéralement les pourparlers organisés avec le Grand Kah avait considéré que la meilleure défense, c’était l’attaque. Retranchés dans leur camp et sans ravitaillement, leur seul espoir était de forcer une sortie vers … nulle part. Aucun avion ne les attendait dans aucun aéroport. Aucun navire n’était prêt à les accueillir. La stratégie des Loduariens était celle du désespoir aux yeux des Jashuriens. Mais il fallait se méfier des bêtes acculées. C’était là qu’elles étaient les plus dangereuses.

    Lorsque les premiers coups de feu retentirent, les officiers jashuriens décrétèrent la mobilisation complète des troupes situées de l’autre côté du camp loduarien. Recevant les transmissions de la part des officiers kah-tanais, les Jashuriens se tinrent parés à pilonner les positions loduariennes. Fait intéressant, les Loduariens se désintéressèrent totalement des Jashuriens, concentrant leurs tirs de mortiers sur les troupes du Grand Kah afin de pouvoir pénétrer dans le cœur de la ville, où ils espéraient certainement engager des combats en petites unités de guérilla au sein de la population. Mais cette stratégie se heurta à la résistance acharnée des soldats kah-tanais, bien formés et capable d’encaisser les coups avec une résilience stupéfiante.

    Tandis que les soldats loduariens tentaient de percer les lignes kah-tanaises, les Jashuriens préparaient les tirs d’artillerie et les frappes aériennes. La Loduarie n’avait aucune maîtrise du ciel et ses moyens étaient limités. Les troupes jashuriennes avaient repéré dans leur camp les entrepôts de ravitaillement. Ce n’était pas bien compliqué, il s’agissait des hangars les plus volumineux de la zone, situés non loin de la piste d’atterrissage. Les hélicoptères loduariens avaient été pour la plupart abattus dès le début des affrontements et de ce que les réseaux de reconnaissance laissaient à voir, les batteries anti-aériennes de la Loduarie n’étaient pas suffisamment puissantes pour éviter une frappe aérienne ciblée sur les ravitaillements.

    Une fois privé de ses munitions, la Loduarie n’aurait d’autre choix que de se rendre.

    Les forces jashuriennes se positionnèrent dans les positions fortifiées qu’elles avaient préparé à distance du camp loduarien. La première salve de frappe allait servir à mettre en branle la machine de guerre jashurienne. Ce furent les positions anti-aériennes qui furent visées en premier. Puis vint le tour des hangars de ravitaillement, qui furent frappés à coups de mortiers tractés avant que les Jashuriens ne sonnent le repli vers les retranchements.

    L’armée de l’air jashurienne ne tarda pas à survoler le ciel de Ghaliya. Les frappes aériennes allaient détruire les hangars d’approvisionnement et faire en sorte que les Loduariens n’aient plus de quoi faire feu sur quiconque. La prudence restait cependant de mise … les frappes de mortiers n’avaient peut-être pas atteint les batteries anti-aériennes aussi bien que les Jashuriens le pensaient.



    Composition des troupes jashuriennes :

    Force aérienne jashurienne

    • JAS – 10 chasseurs-bombardiers de niveau 1
    • JAS - 10 avions d’attaque au sol de niveau 1
    Contingent de débarquement à Ghaliya

    • JAS - 2000 professionnels spécialisés en défense de site
    • JAS - 1500 armes de niveau 8
    • JAS – 125 mitrailleuses lourdes de niveau 4
    • JAS – 125 mortiers légers de niveau 2
    • JAS – 125 lance-roquettes de niveau 3
    • JAS – 125 lance-missiles antichar de niveau 4
    • JAS – 10 mortiers tractés de niveau 3
    • JAS – 10 canons tractés de niveau 1
    • JAS – 5 canons automoteurs de niveau 1
    • JAS – 10 lance-missiles antiaériens mobiles de niveau 4
    • JAS – 10 chars légers de niveau 2
    • JAS – 10 chars d’assaut de niveau 1
    • JAS – 20 véhicules de combat d’infanterie de niveau 1
    • JAS – 10 camions de transport de niveau 3
    • JAS – 5 camions-citernes de niveau 2
    • JAS – 2 véhicules radars de niveau 1
    • JAS – 5 hélicoptères de transport moyen de niveau 1
    • JAS – 5 hélicoptères d’attaque de niveau 1

    Les Jashuriens profitent du fait que toutes les troupes loduariennes sont concentrées sur les troupes du Kah pour pilonner au mortier et au canon les batteries anti-aériennes loduariennes et les hangars de ravitaillement. Les mortiers jashuriens se concentrent sur ces objectifs avant de laisser l’aviation démolir les hangars de munitions restants. Une fois ces actions effectuées, les Jashuriens se replient hors de portée des troupes loduariennes. L’enjeu est de paralyser l’armée loduarienne pour limiter les pertes humaines et éviter une longue guerre d’attrition.
    1750
    Arrivé de l'armée nationale


    Après avoir eu la confirmation que les combats avaient eue lieu, dans l'optique des prochains affrontements, les forces nationales ont rejoint les forces kah-tanaises. Le régiment logistique a évacué les corps, soignés les blessés et ravitaillés en nourritures les militaires. Les régiments d'infanteries se tiennent prêts à lancer le prochain assaut et les pièces d'artilleries ont été disposés avec celles du Jashuria afin de pilonner les positions ennemi. Le jeune état-major mokhaïen est confient en ce qui concerne l'issue de la bataille. Avant de rejoindre le Grand-Kah sur le lieu de l'affrontement, l'armée a réussi à obtenir la position d'un groupe de miliciens du pryscillia, un autre assaut est à prévoir. L'opinion publique a été très majoritairement pro OMPM et le nombre de partisans de la Loduarie fond de plus en plus. Après l'affrontement, les médias pro-kah ont exalté la victoire de l'armée kah-tanaise afin d'entretenir la flamme guerrière et éviter à tout pris la lassitude face à l'opposition aux loduariens. En parallèle, la petite flotte nationale a rejoint la flotte du Jashuria dans le but de l'aider et de consolider la "barrière de corail" comme appelée par l'état-major.

    Des pertes humaines importantes sont à prévoir dans les prochains affrontements du côté de l'armée nationale. Le manque d'expérience et la formation expéditive n'arrange pas la faiblesse des moyens militaires. Cela laisse penser à un futur sentiment anti UNCS tenace et fort pour les prochaines années à venir. Après l'anéantissement des forces communistes, il faudra s'attaquer à la reconstruction du pays. Cela ne sera pas une mince affaire, car les plaies de la guerre civile sont douloureuses et profondes et une forme de nostalgie après coup de l'Empire s'installe dans la droite nationale et le centre. Le pays se cherche et sera encore, durant quelques années, sous tutelle OMPMienne, cela ne fait aucun doute. Il a une dette envers ces pays et cela sera une des parties les plus compliquées de son futur.
    7906
    Seconde phase des opérations kah-tanaise

    La stratégie kah-tanais visait à préserver les populations civiles et l’image du nouveau régime communaliste en protégeant la capitale d’une incursion Loduarienne. À ce titre, on pouvait considérer que la stratégie en question était payante. Cela étant, l’opération avait été conçue et déployée selon un format contre-insurrectionnel n’incluant pas un risque de siège ou de guerre symétrique, et il n’avait jamais été question d’essuyer plusieurs centaines de morts pour tenir une ligne. Cette première bataille, qui avait eu le mérite de mettre les choses au clair quant à la détermination des autorités kah-tanaises à défendre leurs partenaires, et aux limites de la stratégie d’assaut frontale eurycommuniste, devait rester — dans l’idéal — unique en son genre. On ne souhaitait pas offrir à l’adversaire l’opportunité d’amoindrir les moyens kah-tanais déployés dans le cadre de l’Opération de maintien de la paix au Mokhaï.

    Ainsi, le déploiement de l’armée nationale était apprécié. Ainsi, toujours, l’intervention Jashurienne, que l’on avait tenté d’esquiver dans un pur esprit d’humanisme socialiste, était nécessaire. Quoi qu’en tant que telle l’aviation kah-tanaise n’était qu’à cinq d’heures du Mokhaï, deux puisqu’ils étaient partis dès le début des hostilités : s’il le fallait absolument, les hommes pouvaient continuer à tenir la ligne, en attendant que les chevaliers du ciel mettent un terme à cette déplaisante mascarade.

    Cela ne serait cependant pas utile. En tout cas c’est ce qu’on avait compris en observant le déploiement jashurien. S’il n’existait pas un degré de coopération comparable à celui de l’OMPM entre les forces jashuriennes et kah-tanais, chacun avait la décence de tenir l’autre informé, et une forme concrète de coopération de fait s’était établie autour de la question de l’élimination loduarienne. Pour reprendre les mots d’un officier kah-tanais déployé sur place, « c’est vraiment dommage, mais c’est de leur faute ». Toute bienveillance s’était envolée au moment où les mots avaient laissé place aux balles, et où cents gardes qui avaient combattu des années durant à la limite sud de l’Union avaient été tués pour la défendue du jeune frère nazuméen. En attaquant les kah-tanais, en se déployant dans la région au profit du régime de Saburo, en refusant la main tendue par l’Union, les loduariens avaient posés un pied dans la tombe. En ouvrant le feu, ils y avaient sauté à pied joints. Or, c’était la maxime d’usage, le réactionnaire mourrait. Ceux-là mourraient bien.

    Le général de brigade Oyoshi Kitano, lui, continuait de mêler politique et affaires militaires. Il s’y prenait avec une habilité qui avait de quoi surprendre, d’autant plus qu’il jouait trois mélodies à la fois. D’une part il devait évidemment éviter un débordement loduarien tout en limitant les pertes parmi ses forces. D’autre-part, il devait assurer au Mokhaï une certaine satisfaction et lui donner des gages démontrant qu’il avait parié sur le bon système. Enfin il devait assurer sa gloire personnelle : il était sorti du ghetto patltoterran, comme on surnommait la guerre de guérilla contre les mouvements réactionnaires des jungles sud, il devait maintenant profiter de cette occasion rare pour s’élever, et obtenir une place, peut-être, au sein du Directoire de la Garde.

    Installé dans un QG de campagne en bordure de la troisième ligne, là où l’artillerie avait peu de chance de l’atteindre et où les officiers pourraient aisément évacuer en cas de percée ennemie, il sortait tout juste d’une interview lapidaire avec quelques médias nazumis, lorsqu’un sergent de la garde vint à sa rencontre.

    — Nous avons des renforts, citoyen-général.
    — Quel genre ?
    — L’armée locale s’est déployée pour nous tenir assistance.

    Il contint une grimace et acquiesça comme si cela allait de soi. Il fallait bien que les forces du Mokhaï gouttent à leur première heure de gloire, et il ne serait pas dit que la jeune confédération communale ne s’était pas défendue. Seulement l’afflux massif de forces mal équipées et mal entraînées risquait de poser quelques soucis à ses troupes. Ses officiers ne pourraient pas jouer aux baby-sitters, il le savait pertinemment. Déjà, il se penchait sur la carte du front, étalée sur une table pliante, cherchant quelques endroits où l’on pourrait placer des garnisons autochtones, assurer la sécurité des forces locales, éviter que les dizaines de morts et blessés kah-tanais ne se changent en centaines d’amputés Mokhaïen. L’aide de camp continua.

    — Le Jashuria va aussi passer à l’offensive.

    Nouvel acquiescement, plus approbateur. Le Jashuria avait tout ce qui manquait à sa troupe dans cette affaire : de l’artillerie et de l’aviation. Il ne faisait aucun doute que les nazuméens feraient bonne usage de cet avantage décisif, d’autant plus que les forces loduariennes étaient peu ou prou amputées de tout leurs moyens d’action rapide et de leur capacité à riposter à d’éventuels tirs de batterie. C’était l’une des raisons des importantes pertes du premier assaut : il avait voulu pousser son avantage, lorsque les forces ennemies s’étaient abattues sur sa première ligne, et suivre l’assaut initial d’une contre-offensive blindée visant non-pas à prendre le camp, mais à réduire ses fortifications en vue d’un prochain assaut, ainsi qu’à détruire les principales batteries de mortier ennemies. Une opération de reconnaissance offensive qui avait, hélas, coûté la vie à plusieurs hommes et menée à la destruction de quelques blindés. Pour le reste, l’opération était un succès, les tirs loduariens se faisaient plus espacés et une partie du retranchement ennemi n’était plus dotée en canons et mitrailleuses.

    Puisque la victoire semblait désormais assurée, et qu’on avait eu quelque trois heures d’intense échanges de feu pour digérer la surprise initiale, on profita de l’occasion pour mettre en scène l’amitié kah-tanais-mokhaïenne. Le général de brigade fit venir des reporters de l’Office de radio-télédiffusion du Mokhaï sur les lignes arrières pour filmer l’évacuation des blessés kah-tanais par les services logistiques de l’armée nationale, quelques officiers donnèrent des entretiens et des images impressionnantes furent prises, de loin, pour alimenter les archives de cette courte guerre qu’on espérait fondatrice dans la nouvelle identité nationale du pays.

    Concernant la stratégie à proprement dite des kah-tanais, maintenant, elle visant un pur objectif d’attrition : on avait le bénéfice du temps, rien ne pressait, la guerre pouvait durer cinq mois, tant que le résultat était satisfaisant.

    De toute façon les loduariens n’avaient probablement pas cinq mois de vivres et de munitions. Sans compter les bombardements prévus par les forces jashuriennes.

    En tout cas, si on pouvait mettre le nombre important de morts sur le compte de la surprise et de la violence de l’offensive blindée initiale, il fallait que les prochains engagements soient moins meurtriers de façon à ne pas limiter le potentiel militaire d’une force qui risquait encore de servir. Profitant des bombardements jashuriens, les kah-tanais se déployèrent donc en compagnie des renforts de l’armée nationale. Pendant que les premières lignes se renforcent, on élabore une stratégie visant à repousser les loduariens vers leur camp sans pour autant les y poursuivre. La situation de siège, rendue intenable par l’action de l’artillerie et de l’aviation, est à l’avantage des forces pro-gouvernementales, celles-là pouvaient simplement assurer le maintien de leurs ennemis dans un chaudron leur laissant le choix de se rendre, enfin, ou de continuer jusqu’à l’inévitable fin.

    L’aviation kah-tanais, elle, a reçue l’instruction de décoller dès la rutpure des négociations. Traversant la moitié du Nazum depuis Heon-Kuang, on estime qu’elle devrait arriver à Ghaliya dans deux d’heures, après quoi un rapide entretien et un relais des pilotes devrait permettre de prendre la relève de l’aviation jashurienne pour mener de nouveaux bombardements si cela venait à s’avérer nécessaire.



    1 883 soldats professionnels
    1 883 Armes légères d'infanterie de niveau 9
    15 Lance-roquettes de niveau 5
    20 Lance-missiles antichar de niveau 5
    12 Lance-missiles antiaérien mobile de niveau 5
    72 Véhicule blindé léger de niveau 5
    19 Véhicule de combat d'infanterie de niveau 5
    5 Char léger de niveau 4
    10 Véhicule léger tout-terrain de niveau 7
    60 Camion de transport de niveau 6
    3 Véhicule de transmission radio de niveau 1
    3 Véhicule radar de niveau 3
    12 Hélicoptère d'attaque de niveau 2
    4 Hélicoptère de transport moyen de niveau 4

    D'ici deux heures, la première escadrille opérationnelle de l'aéronautique navale sera en mesure de mener des bombardements. Elle est composée des appareils suivant :
    • 3 avions de transport tactique de niveau 1 (transportant munitions, fuel, pièces d'équipement et pilotes pour assurer le roulement).
    • 1 avion ravitailleur de niveau 4
    • 12 Chasseurs-bombardiers de niveau 3
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    MOKHAI / GHALIYA - 2 avril 2011
    L'agression loduarienne des forces kah-tanaises à Ghaliya se paie chèrement.

    Combats à Ghaliya
    Après d'âpres combats à l'intérieur de la ville portuaire de Ghaliya, les dernières unités du contingent loduarien ont déposé les armes, cernées par une force loyaliste supérieure en nombre.


    • Déjà soumises à d'importantes pertes lors des précédents affrontements, les forces loduariennes perdent leurs principales positions défensives (et le bonus associé).
    • Le rapport de force est très inégal, et les pertes enregistrées de part et d'autres, également. La poursuite des combats par les loduariens apparaît de plus en plus suicidaire.
    • L'assaut global et pluridimensionnel des forces loyalistes, entraîne une importante reddition au sein des forces loduariennes si quartiers leurs sont faits (80% des pertes de soldats loduariens peut être assimilé à des cas de reddition/désertion. Cas échéant, la majeure partie d'entre elles sont amenées à déserter.
    • Le combat se déroulant en ville, et comprenant une force globale avec des frappes aériennes et d'artillerie, des pertes civiles notables sont à décompter par les joueurs.

    MJ conflit a écrit :Loduarie -20% justificatif RP possible : Perte des principales positions défensives, des moyens mécanisés leur permettant une mobilité, retraite aisée hors de la ville. La plupart des combattants loduariens sont piétons et n'ont donc plus l'espoir de quitter Ghaliya sous bannière loduarienne. Echec de la précédente percée. Mokhaï et alliés des loyalistes bonus 20% : mise en échec de l'attaque éclair loduarienne, encerclement des positions adverses, la destruction de nombreux véhicules ennemis entraine une perte de mobilité de leurs forces, nombreux cas de reddition dans les forces ennemies qui perdent en combattivité.

    Loduarie Communiste
    Troupes engagées :
    2 170 soldats professionnels (-2 170)
    2 170 armes légères d'infanterie de 3ème génération (-2 170)
    45 mitrailleuses lourdes de première génération (-45)
    25 mortiers légers de première génération (-25)
    50 lance-roquettes de première génération (-50)
    24 lance-missiles antichar de première génération (-24)
    4 canons antiaériens de première génération (-4)
    5 canons antiaériens mobiles de première génération (-5)
    2 lance-missiles antiaériens mobiles de première génération (-2)
    4 véhicules blindés légers de première génération (-4)
    11 transports de troupes blindés de première génération (-11)
    16 véhicules de combat d'infanterie de première génération (-16)
    10 chars légers de première génération (-10)
    10 véhicules légers tout-terrain de seconde génération (-10)
    10 camions de transport de première génération (-10)
    1 camion citerne de première génération (-1)
    2 véhicules de transmission radio de première génération (-2)
    1 véhicule radar de première génération (-1)
    2 hélicoptères légers polyvalents de première génération (-2)
    1 hélicoptère de transport moyen de première génération (-1)
    130 mines antipersonnel de première génération (-130)
    50 mines antichar de première génération (-50)

    Grand Kah
    Troupes engagées:
    1 830 soldats professionnels (-51)
    1 830 Armes légères d'infanterie de niveau 9 (-51)
    15 Lance-roquettes de niveau 5 (-4)
    20 Lance-missiles antichar de niveau 5 (-8)
    12 Lance-missiles antiaérien mobile de niveau 5
    72 Véhicule blindé léger de niveau 5 (-3)
    19 Véhicule de combat d'infanterie de niveau 5
    5 Char léger de niveau 4
    10 Véhicule léger tout-terrain de niveau 7
    60 Camion de transport de niveau 6
    3 Véhicule de transmission radio de niveau 1
    3 Véhicule radar de niveau 3
    12 Hélicoptère d'attaque de niveau 2
    4 Hélicoptère de transport moyen de niveau 4
    3 avions de transport tactique de niveau 1
    1 avion de ravitailleur de niveau 4
    12 chasseurs bombardiers de niveau 3

    Mokhaï
    Troupes engagées:
    3 500 soldats conscrits (-92)
    3 000 armes légères d'infanterie niveau 4 (-92)
    40 armes légères d'infanterie niveau 3
    235 armes légères d'infanterie niveau 2
    50 lance-roquettes niveau 1
    50 mortiers légers niveau 1
    50 véhicules légers tout-terrain niveau 1 (-10)
    5 hélicoptères de transport moyens niveau 1 (-1)
    20 canons tractés niveau 1


    Jashuria
    Troupes engagées:
    2 000 soldats professionnels (-8)
    10 mortiers tractés niveau 3
    125 mortiers légers niveau 2
    125 lance-roquettes niveau 3
    10 chars légers niveau 2
    10 chars d'assaut niveau 1
    5 camions citerne niveau 2
    5 mitrailleuses lourdes niveau 2
    10 camions de transport niveau 10
    1 500 armes légères d'infanterie niveau 8 (-8)
    10 chasseurs-bombardiers niveau 1
    10 avions d'attaque au sol niveau 1
    10 canons tractés niveau 1
    5 canons automoteurs niveau 1
    10 lance-missiles antiaériens niveau 4
    20 véhicules d'infanterie de combat niveau 1 (-1)
    2 véhicules radar niveau 1
    5 hélicoptères de transport moyens niveau 1
    5 hélicoptères d'attaque niveau 1






    * les pertes de soldats annoncées sont assimilables à des combattants tués, blessés/mutilés, démissionnaires/déserteurs, capturés. Les ratios entre chaque cas sont à l'appréciation des parties concernées.

    PERTES DECOMPTEES
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