26/03/2005
07:50:51
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Encyclopédie

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Géographie de la Principauté de Carnavale


Ce qu'il faut savoir !

Informations générales :

Carnavale c'est :
  • 93% de la population qui vit en ville
  • 7% de la population qui vit à la campagne
  • Une seule ville de plus de trois cent mille habitants : Carnavale la capitale
  • Le reste du territoire est dédié à l'agriculture intensive, certaines zones sont carrément toxiques à cause de l'utilisation de produits chimiques et des décharges industrielles laissées à ciel ouvert
  • Un taux de criminalité de 87,12 en 2004
  • 17% de la population vit sous le seuil de pauvreté
  • 500 000 personnes possèdent plus que le tout le reste de la population (19,5 millions d'habitants)


Les lieux importants :

  • Carnavale la capitale, c'est là que se concentrent tous les lieux de pouvoir et d'influence du pays
  • Grand Hôpital, une île privée où on peut se rendre par ferry ou via le Pont Saint-Pierre, c'est un lieu isolé et chargé de mystère. Il abrite l'Académie de médecine, les laboratoires pharmaceutiques de la famille Dalyoha et le sanatorium André Jules-Ponces et l'asile du Palais d'Hiver.
  • Fort-Marin, c'est un ancien bastion militaire servant d'avant-poste et de prison pour les criminels de droit commun.
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Histoire de Carnavale


Carnavale n'est pas née d'hier, loin de là. Vestige d'une époque révolue, la région était autrefois connue sous le nom de Principauté de Vale, un petit territoire côtier, vivant du commerce maritime, de la culture des huitres perlières et de ses manufactures de textiles. Alors que la région gagnait en prospérité, l'Etat central, déjà affaibli par la présence d'une puissante noblesse aux dents longues, perdit peu à peu le contrôle sur les rentrées d'argent du pays. Incapable de lever efficacement l'impôt en raison de la corruption galopante au sein de son administration et de ses forces de polices, la grande bourgeoisie d'affaire et la vieille noblesse ne tardèrent pas à largement monopoliser les bénéfices du commerce à leur profit, gagnant de ce fait de plus en plus de pouvoir sur les princes de Vale.

A partir d'un certain stade, la couronne était finalement devenue un pouvoir fantoche pour le contrôle duquel les principales familles de Vale ne tardèrent pas à s'entre-déchirer. Dépensant des fortunes en luttes intestines, monopolisant une grande part de la productivité du pays pour nuire aux camps rivaux, la région sombra en quelques décennies dans le chaos et la pauvreté. Les grandes allées pavées voyaient apparaitre les herbes folles, les grands building art déco rouillaient à vue d'oeil, le vitres progressivement brisées unes à unes sans jamais être remplacées, les devantures des magasins de luxe étaient pillées et faute d'entretien des services publics, l'accès aux besoins vitaux comme l'eau et les soins devinrent de plus en plus compliqué, poussant la population à se tourner vers la criminalité.

Cette guerre larvée entre les différents gangs et grandes fortunes de la ville reste pour la région un épisode particulièrement traumatisant et trouble. De nombreuses familles recherchent encore à retrouver la trace de proches disparus à cette époque et beaucoup de zones d'ombres subsistent sur l'implication de tels ou tels groupes dans certaines exactions. Si des travaux de recherche et de mémoire sur le sujet on parfois tenté de voir le jour, la plupart de ceux qui tentent de comprendre plus finement le déroulé de la période ont connu un destin tragique et inexpliqué. Une chose est sûre cependant, cette guerre généralisée a vu l'extinction des princes de Vale et l'arrivée au pouvoir de trois familles issues de l'ancienne noblesse : les Dalyoha, les Obéron et les Castelage.

Le pouvoir, ils l'ont de fait plus que légalement, en vérité. En apparence, la Principauté est toujours une monarchie constitutionnelle dirigée par le "Conseil Municipal", un ensemble d'élu travaillant à l'hôtel de ville de la capitale, Carnavale, d'où ils sont supposés assurer l'organisation du pays. Dans les faits, le Conseil Municipal n'a aucun pouvoir réel, les quartiers appartiennent aux gangs qui eux-mêmes travaillent pour les grandes familles. Les services publics sont complètement abandonnés, faute d'impôts pour les maintenir à flot et les institutions en charge du bon fonctionnement du pays fonctionnent désormais en autogestion, influencées par les mécènes qui acceptent de les financer en échange de leur soutien. Ainsi, Dalyoha, Obéron et Castelage, sous couvert de charité philanthropique s'achètent la paix sociale et rappellent à qui pouvait en douter leur caractère incontournable à Carnavale : sans eux, la ville sombrerait immédiatement dans le chaos.



Frise chronologique du siècle dernier

Frise chronologique

Légende :

Jaune : évènements liés à la famille princière du Vale
Gris : évènements survenus par mouvement populaire et grandes tendances au sein du peuple
Noir : Chaos
Vert : évènements liés à la famille Dalyoha
Bleu ciel : évènements liés à la famille Castelage
Rouge : évènements liés à la famille Obéron
Blanc : évènements généraux ou d'origine inconnue



Principaux évènements du siècle dernier

  • 1904 : Ouverture de Commissariat Central
Spoiler
Ce devait être la réponse des du Vale à la criminalité grandissante et l'entrée dans une ère nouvelle pour la Principauté. Le gigantesque Commissariat Central, à la pointe de la technologie, pouvait accueillir plus de huit mille policiers dans ses locaux. Il devait centraliser les archives des anciens postes de police, offrir une meilleure visibilité sur les crimes, les quartiers les plus touchés, faciliter le travail d'enquête et aider à la collaboration entre les différents services.
Son inauguration a été accueillie avec énormément d'espoirs et d'enthousiasme de la part des citoyens, l'avenir semblait prospère.

  • 1908 : Sacre d'Eugénie du Vale
Spoiler
Le vieux Prince était déjà mort depuis deux ans quand sa fille, la jeune Eugénie, fut appelée à recevoir la Couronne du Vale. Petite princesse de seize ans, elle jouissait d'une excellente popularité auprès des carnavalais qui célébrèrent son arrivé sur le trône par de grandes réjouissances nationales.

  • 1908 - 1910 : Les Flamboyantes
Spoiler
On appelle Les Flamboyantes la série de grands investissements réalisés pendant les deux années suivant le Sacre d'Eugénie du Vale. L'objectif était alors de montrer à la population l'entrée dans le XXème siècle, une nouvelle ère moderne et prospère. Conscient des troubles qui agitaient la capitale de manière sourde, la famille princière s'était lancé dans une véritable opération de communication et d'achat de la paix sociale en offrant des spectacles et expositions à la population dans un grand enthousiasme dépensier.
Ils firent venir des animaux des quatre coins du monde pour les exposer, invitèrent les plus grands savants et ingénieurs de l'époque afin de rendre confiance en l'avenir au carnavalais.

  • 1916 : Réception chez Mme. Ulexandre
Spoiler
La réception chez Mme. Ulexandre est un évènement qui fit finalement peu de bruit à l'époque, bien que les historiens datent désormais symboliquement le début de la chute de Carnavale à ce 14 octobre 1916. Mme. Ulexandre était la matriarche de l'une des plus vieilles famille noble de la ville et avait pris pour habitude de recevoir les plus grands noms de la ville dans ses salons pour discuter des affaires du monde. On ne sait pas exactement ce qui se déroula ce jour-là mais Mme. Ulexandre s'engagea dans une vive altercation avec Christophe Dalyoha, le chef de famille de la maison du même nom. Une affaire somme toute courante au sein de la noblesse et de la grande bourgeoisie chamailleuses mais qui eut pour effet de brouiller les deux familles et d'exclure les Dalyoha des prochaines réceptions.

  • 1917 : Grève des lumières
Spoiler
La grève des lumières est un évènement marquant qui dura trois semaines à Carnavale. Historiquement public, le secteur de l'énergie de la Principauté du Val faisait l'objet de pressions nombreuses de la part de la noblesse et de la haute bourgeoisie pour que la Compagnie Valaise d’Électricité entre en bourse et s'ouvre à la concurrence. Croyant avoir suffisamment satisfait le peuple et pour pouvoir accorder des concessions au monde des affaires, la princesse Eugénie du Vale céda aux pressions des grandes familles en mettant en vente 49% des titres de la compagnie sur le marché boursier en 1915. Une politique de privatisation qui provoqua rapidement un rapide engouement pour les investisseurs, encourageant la princesse à émettre 20% de plus l'année suivante. Désormais minoritaire l'Etat ne pouvait plus empêcher des plans de restructurations internes bientôt proposés par les actionnaires.
En octobre 1917, les employés de la Compagnie Valaise d’Électricité se mettait en grève générale, plongeant une grande part de la ville dans le noir, en plein hiver et sans chauffage. L'éclairage public hors d'état de fonctionner, les quartiers touchés furent touchés par une vague de criminalité d'une rare violence. Comme si l'obscurité de la nuit avait réveillé un terrain fertile à l'expression de toutes les colères et frustrations. La grève frappant également certains quartiers bourgeois, des hôtels particuliers commencèrent à être pris pour cible, poussant des familles concurrentes à y voir une occasion de se débarrasser de leurs ennemis en mettant cela sur le dos d'émeutiers.

Carnavale plongée dans le chaos le soir venu, la princesse Eugénie dû faire marche arrière et nationaliser les 20% des actions émises nécessaires pour reprendre la main sur la Compagnie. La situation revint à la normal dans une ville meurtrie, mais le mal était fait : le peuple voyait sa confiance ébranlée et la noblesse une preuve de la faiblesse des dirigeants du Vale.

  • 1919 : Attentat à l'usine chimique
Spoiler
L'attentat à l'usine chimique eut lieu au mois de février 1918. Encore aujourd'hui les circonstances exactes de l'attaque restent floues, on sait néanmoins qu'un groupe commando a fait irruption dans l'usine chimique des quartiers ouest. Après avoir assassiné les travailleurs sur place, ils ont placés plusieurs charges d'explosifs sur les cuves et ouvert les valves pour en déverser le contenu dans les égouts avant de s'enfuir.
[...]
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Présentation du pays



La Principauté de Carnavale porte bien mal son nom. Les princes sont morts et la couronne est tombée dans le port un jour d'émeute. Seul la deuxième partie de son nom mérite en réalité d'être retenue : Carnavale : la cité millénaire, le joyau occidental. Du moins était-ce ainsi qu'on l'appelait autrefois. Carnavale n'est plus qu'une immense ruine dégénérée où évolue une population bien trop nombreuse, pourvoyeuse de savants fous, de génies du mal et des pires criminels que connaisse ce monde. La ville s'étend sur des kilomètres et des kilomètres de building plus ou moins croulants, entretenus par des milliers de petites mains ayant fait de cet endroit leur ruche. Hors de la ville, ne reste plus que les mornes pâturages saturés de produits chimiques censés assurer l'autonomie alimentaire de la région, il n'existe aucune autre ville. Depuis des décennies maintenant, Carnavale semble avoir fait le choix du moindre mal : celui des cancers et des intoxications plutôt que la famine, des murs saturés d’amiante plutôt que des bidonvilles, de l'extrême richesse d'une minorité plutôt que la pauvreté égalitaire pour tous.

La Principauté de Carnavale est le reliquat bâtard et incestueux d'un État démissionnaire, d'une aristocratie dégénérée et de réincorporations devenues toutes puissantes. S'il existait autrefois un pouvoir politique démocratique, celui-ci s'est écroulé sur lui-même, sous les coups de boutoir de la haute bourgeoisie et de l'ancienne noblesse sur fond de guerre des gangs. Alors que le pouvoir démocratique s’enlisait dans la corruption, le luxe et la violence, il a petit à petit perdu le contrôle sur les anciennes aristocraties marchandes, devenues trop puissantes, qui se sont entre-tuées. D'abord combat légaliste, devant l'incapacité des forces de police à maintenir l'ordre, la capitale s'est embrasée en guerre générale sur les ruines fumantes de ce qui avait été l'une des plus grandes et prospères cités du monde jusqu'à ce qu'en émerge une poignée de survivantes : les famille Dalyoha, Obéron et Castelage.

Désormais toutes puissantes, loin de leurs promesses de prospérité retrouvée pour le peuple, elles n'ont cessé les hostilités que pour mieux recommencer à concentrer dans le creux de leurs main un maximum de richesses possibles, ne laissant que les miettes à la masse laborieuse. Aujourd'hui Carnavale se résume à une dystopie crasseuse dans un décor désargenté. Dans les quartiers riches, les multi-millionnaires se font la cour aux galas de charités, dans les ruelles les citoyens se multiplient comme des mauvaises herbes nourries par un terreau de criminalité, de marchés noirs et de corruption. L'industrie parvient à peine à entretenir les bâtiments et tout ce qui n'appartient pas aux besoins basique est accaparé par les plus riches pour maintenir leur niveau de vie indécent et leurs industries privées à la pointe de la technologie.

Pourtant, les citoyens de Carnavale ne sont pas complètement abandonnés à eux mêmes : dans cet enfer, quelques institutions survivent. Le Grand Hôpital, sur l'île de Bourgléon, tente désespérément d'offrir son aide à la population toujours plus demandeuse de soins. Le Commissariat Central, institution autonome depuis la chute de l'Etat, continue de recruter des volontaires pour protéger les civiles et lutter contre la criminalité dans ce qui prend de plus en plus des allures de guerres entre gangs et miliciens. Sur les ruines des pouvoirs traditionnels, le corps des fonctionnaires assure le fonctionnement des services. Recrutés sur concours une fois par an, les magistrats, bureaucrates et avocats assurent de tenir ce monde croulant par la seule force de la loi.

Vivier d'âmes désœuvrées, Carnavale est un terrain d'expérimentations politiques sans limite. Démocraties de quartiers, syndicats violents, expériences transhumanistes, trafic d'organe, nul ne se soucie de ce qui se déroule dans l'ombre des buildings gothiques.


Mentalité de la population :
Débrouillarde, généreuse, criminelle.


Place de la religion dans l'État et la société :
La religion c'est l'opium du peuple, disait-il. Dans cette société, le culte est une drogue récréative qui en vaut bien une autre : dealers et prêtres occupent la même fonction, rendre l'existence un peu plus supportable pour tout le monde. La population accorde une grande place à la foi catholique dans sa vie de tous les jours, toutefois les valeurs de ce-dernier servent en général plus à se racheter une moralité à peu de frais qu'autre chose.


Institutions politiques :

Grand Hôpital : un complexe accueillant l'hôpital mais également une université de médecine, des laboratoires pharmaceutiques, un parc pharmacologique et un asile. C'est une institution deux fois centenaire qui en relative autonomie a su résister aux chamboulements politiques pour continuer son travail de service public. Étrangement, c'est encore aujourd'hui un haut lieu de la recherche médicale, formant parmi les meilleurs médecins du monde. Si le Grand Hôpital met en avant la qualité de son enseignement, il se murmure surtout que dans ses sous-sols, les apprentis médecins peuvent expérimenter leurs médicaments sur les sdf de la ville.

Commissariat Central : le reliquat de l'ancien commissariat. De fait, c'est encore lui qui occupe la fonction de faire régner l'ordre dans la ville malgré un sous-effectif criant et le fait qu'il fonctionne désormais en autonomie, la frontière entre gardiens de la paix et miliciens n'est pas toujours très clair, surtout dans une ville où la corruption et les guerres de gang font des ravages.

Le Tribunal Populaire n'a de populaire que le nom, pour y travailler il faudra passer le Concours Général, loin d'être accessible à tous. Il est le carcan craquant de ce pays en perdition et sert en vérité à maintenir un semblant de cohésion entre les puissants du pays afin d'éviter que tout ne se règle systématiquement dans le sang.

Le Domaine Dalyoha se situe sur la falaise au dessus du port de Carnavale . Propriétaires de la plupart des laboratoires pharmaceutiques de la ville, ils ne reculent devant rien pour faire avancer la recherche et accumuler un maximum de brevets.

Le Domaine Obéron se situe un peu en dehors de la ville, au milieu d'une forêt privée. Une grande part des activités de la famille se concentrent dans l'industrie de pointe en aéronautique et en micro-ingénieurie.

Le Domaine Castelage possède un manoir et des terres à l'Est de la ville. Pionnière dans les nouvelles technologies de la communication, elle s'exporte largement à l'étranger avec des produits d'une grande qualité.


Principaux personnages :
Blaise Dalyoha est le plus jeune héritier de la famille Dalyoha. Le décès de son père l'a laissé aux manettes de l'Empire avec une grande envie de revanche.

Pervanche Obéron est la matriarche du clan Obéron qu'elle dirige depuis maintenant plus de quarante ans. Femme d'expérience, on l'a dit empoisonneuse à ses heures perdues.

Arthur Castelage n'aurait jamais dû se retrouver à la tête des Castelage si les anciens du clans n'avaient pas décidé de l'y placer pour remplacer son frère imbécile et sa sœur ingérable. C'est un homme empathique mais résolument utilitariste.


Politique internationale :
Malgré la paix qui semble régner entre les grandes familles de Carnavale, la guerre couve en permanence et le moindre faux pas pourrait rallumer les braises encore chaudes. Aussi, la géopolitique est un terrain de discorde et de conflit d'influence comme les autres : dès qu'une famille soutien une cause, les deux autres auront tendance soit à surenchérir, soit à financer le parti adverse.
Une grande part du pouvoir des familles repose avant tout sur les apparences. Ainsi, il n'est pas rare que Carnavale envoie des médicaments ou une aide humanitaire après avoir une fois de plus réuni son opulente bourgeoisie dans de grandes mascarades appelées galas de charités.
1815
Les Trois Grandes Familles


Famille Dalyoha

Connaissez vous l’histoire glorieuse et sanglante de l’illustre famille Dalyoha ? Réduite à peau de chagrin suite au décès du patriarche, Ambroise Dalyoha, c’est désormais sur les épaules de son unique héritier que repose la lourde responsabilité de faire survivre l’ancien nom de cette vieille dynastie.

Les premières traces de la famille Dalyoha remontent supposément à l’antiquité ce qui en fait officiellement l’une des lignées les plus anciennes de Carnavale. Largement mythifiés, les ancêtres Dalyoha sont supposés avoir régner en tant que Consuls du Viemont – l’entité politique précédent la Principauté – pendant les deux premiers siècles avant notre ère, et auraient combattu les princes du Vale lors de leur arrivée dans la région en autour de -52. Défaits glorieusement au champ d’honneur, Julius Dalyoha aurait remis les clefs de la Cité au Prince Anthonius du Vale lors d’une scène immortalisée au XVIIIème siècle par le peintre impressionniste Ambroise Crillère.

peinture
https://image.noelshack.com/fichiers/2021/28/3/1626271960-c1f7eb1373a567e51edac10aa76e6084.jpg

Bien que largement anachroniques, les tenues et les visages répondant clairement aux imaginaires fantasmées de l’époque du peintre, on peut y voir la famille Dalyoha incarnée par son patriarche offrir son épée en signe de soumission. Un tableau pompier dont l’objectif clairement politique était alors de rappeler aux grandes familles aristocratiques leurs serments de fidélité à la couronne du Vale dans une époque troublée.
Désormais exposé au Museum Carnvalium, il est le vestige d’une époque clairement révolue où la région tenait par l’autorité d’une unique famille.

Si les origines des Dalyoha restent un sujet à controverse, c’est qu’il existe de nombreuses pressions exercées sur les historiens pour ne pas en questionner les grandes figures antiques qui servent le roman familial. De fait, il est communément admis qu’après la création de la Principauté, les Dalyoha gravitèrent autour du pouvoir, généralement comme conseillers, tuteurs des dauphins et à plusieurs reprises régents.


Famille Obéron


Famille Castelage
1301
La ville de Carnavale et ses quartiers

Carnavale

Carnavale est une immense mégalopole de plus de quinze millions d'âmes. Ancienne et riche, la cité est bâtie dans un style gothique dans ses quartiers les plus anciens et art déco dans ceux les plus modernes. Passées les années 1930, les grands travaux d'urbanisme ont été arrêtés faute d'un pouvoir démocratique central, laissant la ville baigner dans son jus historique et se détériorer dans ses zones les plus pauvres dû au désintérêt des entrepreneurs et des architectes.

Construite par accumulation de couches à cause du manque de places, Carnavale n'hésite pas à multiplier les étages et les plateformes suspendues, dressant des ponts dans les airs entre les immeubles afin de fluidifier le trafic routier et d'éviter aux différentes classes sociales d'avoir à trop se fréquenter. Afin d'éponger l'immense masse d'habitants qui vivent en son sein, la ville n'a eu d'autres solutions que de s'étendre vers le haut, de gagner sur le ciel quelques étages de plus, quelques mètres de civilisations. A l'image de ses architectes, Carnavale semble être le projet démiurgesque d'un dieu fou : Babylone moderne semblant défier les lois de la gravité et de l'harmonie elle s'étend en tous sens dans un fatras frôlant sans cesse l'anarchie et laissant croire à chaque instant qu'elle pourrait s'écrouler. Pourtant, à l'image des carnavalais, la ville se maintient dans l'adversité, solidement campée sur des fondations invisibles mais d'une force faite pour défier le temps.
7006
Grand Hôpital

Aperçu de la Tour de l'ange
La tour de l'ange

La tour de l'ange est le bâtiment principal du complexe Grand Hôpital, c'est ici que siège l'administration et que se situent les archives. Une partie des étages inférieurs devaient à l'origine accueillir des malades mais avec le développement des ailes extérieures puis l'augmentation de l'insécurité, elles servent désormais de lieux d'habitation pour les gardes de l'île.
Véritable hub central, la Tour de l'ange se dresse au cœur de l'île de Bourgléon comme un phare, visible à plusieurs kilomètres à la ronde.
Son nom tristement célèbre lui vient du premier directeur qui aurait mis fin à ses jours en se jetant du dernier étage pour des raisons inconnues. Certains parlent d'un élan de folie communiquée par ses patients mais d'autres racontent qu'il devenait gênant pour la famille Dalyoha, propriétaire des lieux et posait un peu trop de questions ce qui auriat conduit à son élimination. La famille aurait d'ailleurs choisi de conserver le nom de Tour de l'ange pour envoyer un message à ses successeurs.

Aperçu du Pont Saint-Pierre
Le Pont Saint-Pierre reliant Bougléon et Carnavale

Le Pont Saint-Pierre est une merveille d'architecture bâtie dans les années 1930 pour relier Carnavale avec l'île de Bourgléon. Edifice particulièrement onéreux, il a mobilisé la majorité des grandes fortunes de la ville autour de la promesse d'assainir la cité en facilitant le transferts de ses fous, malades et criminels vers un lieu adapté à leur prise en charge. Alors que le bâtiment était inauguré en grandes pompes, l'euphorie fut de courte durée puisqu'à peine un an plus tard la Principauté s'effondrait dans la guerre généralisée.
Le Pont Saint-Pierre continue toutefois de faire la jonction entre les deux mondes, symbole d'une époque prestigieuse désormais révolue où l'art carnavalais faisait la fierté de l'Occident. Ne trouvant plus aucune fortune disposée à l'entretenir, il tombe désormais lentement en ruine, bien qu'il reste praticable et pratiqué. Du fait de sa longueur, la traversée se fait plutôt en voitures mais il arrive parfois de croiser de pauvres hères faire le chemin à pied, soit dans l'espoir de recevoir des soins à Grand Hôpital, ou au contraire de fuir le complexe hospitalier.

Aperçu de la pharmacopée Dalyoha
Pharmacopée Dalyoha

L'un des rares lieux véritablement bien entretenu à Grand Hôpital est également inaccessible pour le commun des mortels. Seule la petite élite d'amis que compte la famille Dalyoha peut s'en voir ouvrir les portes, redoutablement bien gardées. Dans ces serres immenses et ouvragées, les plantes du monde entier poussent dans des micro-climats spécialement conçus pour elles. La grande majorité des végétaux qui prospèrent dans cet espace coupé du monde est destinée à fournir les laboratoires pharmaceutiques des Dalyoha mais certaines sont simplement là pour l'agrément.

La Pharmacopée fait autant office d'espace de travail pour les botanistes que de lieu de vie et de repos pour les malades les plus prestigieux ou pour les Dalyoha eux-mêmes lorsqu'ils se lassent de leur manoir. Un réseau de demeure luxueuses a ainsi été installé en arc-de-cercle autour des vastes serres, offrant une vue magnifique sur les jardins qui les entourent et les grands dômes de verre et fer forgé.

Les rumeurs racontent toutefois qu'il existerait certains espaces où un masque à gaz et une tenue de protection sont nécessaires pour pénétrer tant ils concentrent de poisons et de pollen toxiques, capables de décimer un quartier entier d'une grande ville si lâchés au vent. Mais ce ne sont que des rumeurs, n'est-ce pas ?

Aperçu du sanatorium André Jules-Ponces
Sanatorium André Jules-Ponces

Le sanatorium est le lieu le plus important de Grand Hôpital puisqu'il soigne gratuitement tous les malades qui se présentent à ses portes. L'institution survit grâce au mécénat dans des conditions de travail difficile tant les malades sont nombreux. Si par principe les médecins ont choisit de ne pas demander d'argent aux (nombreux) miséreux de Carnavale qui se présentent aux portes du sanatorium, les individus plus fortunés souhaitant recevoir des soins de qualité peuvent payer leur onéreux séjour pour profiter d'un cadre de repos idyllique. Le sanatorium se divise en deux espaces cloisonnés : la partie dédiée aux urgences et brassant chaque jours des milliers de malades incapables de régler leurs consultations et l'espace réservé à ceux pouvant se payer une chambre. Si le premier est un enfer bruyant et puant où les infections circulent plus vite encore du fait de la proximité de tous avec chacun, un lieu de mort, de pisse et de désespoir où se débattent au milieu des mourants et des éplorés une horde de médecins épuisés, l'autre est un lieu calme et entretenu dans lequel on pourrait volontiers passer ses vacances. Les riches du monde entier vienne à André Jules-Ponces pour bénéficier de l'excellente qualité des soins et de l'environnement apaisant et luxueux qui leur est offert... pourvu qu'ils en aient les moyens.

Le sanatorium possède également une expertise internationale et reconnue pour les transplantations et greffes d'organes. Une matière première dont il ne semble jamais manquer.

André Jules-Ponces était le maire de Carnavale de 1852 à 1874 et a largement contribué à développer des infrastructures de santé publiques, dont le sanatorium, avec le soutien de la famille princière du Vale et de la grande noblesse. Homme généreux et visionnaire, il reste une figure marquante de l'historie de Carnavale comme un élu dévoué au bien commun ayant apporté à la ville et à ses habitants beaucoup de bâtiments et de lois encore utiles aujourd'hui.

Aperçu de l'asile du Palais d'Hiver
L'asile du Palais d'Hiver

Second lieu iconique de Grand Hôpital, l'asile du Palais d'Hiver est l'une des institutions les plus récente mais déjà célèbre du complexe. Après l'exile de la famille Ulexandre par les Dalyoha, leur demeure ancestrale "le Palais d'été" a été récupéré par les propriétaires de l'île qui ont transformé les lieux en un bâtiment permettant d'accueillir les malades mentaux de Carnavale. Sorte d'ultime pied de nez à leurs ennemis déchus, le Palais d'été fut renommé Palais d'Hiver afin de souligner que la froide chaleur de la mort s'était définitivement abattue sur les Ulexandre.
Peu entretenu, l'asile fait plus figure de prison que de maison de soins et tombe en ruines dans certaines ailes quand ce ne sont pas des quartiers entiers qui sont abandonnés aux détenus en insurrection, les portes murées les condamnant à mourir de faim dans le noir. Aujourd'hui, le Palais d'Hiver fait figure de menace planant sur la ville, les gêneurs et autres adversaires politiques des Dalyoha y sont envoyé pour ne jamais en ressortir.

Isolé au milieu de deux hectares de forêt, le Palais d'Hiver est entouré d'un large et haut mur de brique garni de barbelé. Si les locaux sont vétustes, la sécurité de la zone est néanmoins toujours prioritaire, personne ne souhaitant assister à une évasion massive des gens enfermés là. Paradoxalement, malgré la réputation sordide du lieu, on dit que les médecins et infirmiers qui travaillent au Palais d'Hiver sont parmi les meilleurs du monde et payés à prix d'or pour les Dalyoha pour faire progresser la psychiatrie et les neurosciences... par tous les moyens.

Aperçu de l'Académie Princière de Médecine et de Biologie du Vale
l'Académie Princière de Médecine et de Biologie du Vale

Bien qu'elle ait un peu perdu de sa superbe, l'APMBV n'en reste pas moins une référence en terme de recherche médicale de pointe à travers le monde. Accueillant chaque année une dizaine de milliers d'étudiants, dont une grande partie étrangers, elle s'auto-finance grâce au dépôts de brevets et bénéficie du soutien de la famille Dalyoha. Unique université de médecine de la Principauté, elle jouit d'une réputation sulfureuse auprès de la population de Carnavale : à la fois jugée bénéfique pour tous puisque pourvoyeuse des médecins de Grand Hôpital, elle possède également une aura de mystère autour d'étranges expériences réalisés derrière les murs opaques des bâtiments gothiques. Il se raconte en effet qu'une part de l'excellence des étudiants proviendrait de leurs entrainements sur des individus encore vivants, disparus sans laisser de traces. Un secret jalousement gardé par les diplômés qui nient tous les rumeurs en blocs.
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Législation carnavalaise
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