Ouverture des Grands Programmes. Session de mars 2011Le Congrès Fédéral est en ébullition. Des grandes halles à la Chambre du Congrès en passant par la Place de l'Unité donnant sur l'Avenue de la Fédération, toute l'activité politique de Tanska se retrouve entre les murs des bâtisses de la Vieille. Norja s'agite, la session des Grands programmes va commencer.
La session des Grands Programmes, instaurée en 1912 à Norja s'était élargie à l'échelle nationale en 1945 à la fédéralisation. Elle avait permis le lancement de la construction du métropolitain Norjien mais aussi Ny-Norjien ou encore Järvien, de la création des Trains à Voyage Court, du programme nucléaire. Mais depuis quelques années, sinon décennies, elle avait perdue de son intérêt.
Par manque d'ambition politique, par des difficultés économiques importantes, par absence de compromis ou de consensus, les projets avaient manqués. Et avec eux, un certain dynamisme économique que les investissements publics ou privés permettaient ou provoquaient. Mais cette année semble quelque peu différente.
Le gouvernement de Jaka Lakkas, fort d'une majorité absolue au Congrès Fédéral (211 des 401 sièges), mais surtout de l'absence de divisions importante au sein du Parti Fédéral qui l'avait fragilisé pendant plus de 30 ans se veutconfiant. Fait nouveau, le Front Socialiste s'est rallié à quelques hypothèses évoqués ce qui laisser entrouvert la possibilité d'un choix partisan. L'inquiétude n'émane pas du Congrès Fédéral, mais de la Cour Sociale. Par le passé, plusieurs projets s'étaient vu refusés les financements par la Cour sociale car affectant "durablement" ou "déséquilibrant" l'Egalité fédérale. Article constitutionnel promu au quasi rang de précepte saint de la politique tanskienne. Non sans désavantage selon certains.
En cette année, les grands projets sont au nombre de 3.
Base scientifique Pagodroma et réseau universitairePortée par une union transpartisane rare réunissant tous les partis à l'exception du Front Tanskien et de "Un pays, un centre", le projet Pagodroma vise à l'installation permanente d'un complexe scientifique en Antarktis. Forte d'une tradition centenaire d'exploration et de découvertes, à la base de l'actuelle composition territoriale de Tanska, ce projet vise à renouer avec ce passé sans pour autant chercher à acquérir de nouveau territoire.
Pour autant, une simple base permanente en Antarktis (planifiée pour accueillir une centaine de scientifiques) ne suffirait pas à être qualifiée de "Grand Programme".
Ainsi, à cela s'est adjoint un programme universitaire conséquent. l'idée est simple : doubler, en 2 ans, le nombre de places en université scientifique et technologique dans chacune des provinces. Forte d'une industrie limitée mais de très haute technologie basée sur les microprocesseurs, Tanska souhaite poursuivre dans ce domaine. Les perspectives d'expansion sont limitées. Pas question de s'étendre à l'automobile, à l'industrie textile ou aux industries liées aux services. Bien qu'existantes, ces secteurs ne sont pas ou peu financés et ne comptent que faiblement dans l'économie tanskienne. Ce qui attire derrière cette idée c'est la possibilité d'étendre la maîtrise des semi-conducteurs et microprocesseurs par l'installation de complexe indsutriel pour chaque province.
L'idée n'est toutefois pas sans arrière pensée. Si le gouvernement maintient les intérêts socio-économiques du projet à plusieurs centaines de milliards de stykki [monnaie nationale], les possibilités futures sont autre. Deux s'ouvrent au gestionnaire. Non sans liaison. la première est l'optique d'un développement d'une force armée limitée en nombre mais importante technologiquement, notamment sur mer. Le programme "Une marine, trois océans" de la Force d'Auto-Défense Maritime est toujours dans les cartons. Mais des sources de TSF indiquent que le Gouvernement y réfléchit de plus en plus sérieusement.
La récente annonce de la fondation de l'escadron 1/75 "Fjall" irait dans ce sens et ne serait que le début.
La seconde option rejoindrait quant à elle un autre grand projet : le programme spatial scientifique. Il ne peut exister sans technologie de pointe, et donc sans semiconducteurs. A en croire un officiel du ministère de l'Economie proche du dossier, il ne serait pas question d'envoyer un homme sur la Lune. Loin de là. A l'inverse du programme teylais, les idées pencheraient plus sur un réseau satellitaire d'observations et de géolocalisations ainsi qu'une petite - et probablement temporaire - station orbitale.
Un programme spatial scientifique tanskien ?L'idée germait depuis longtemps. Elle a été officialisée par Jaka Lakkas mardi dernier. Afin de justifier cela auprès de la Cour sociale, l'idée est simple : chaque province doit participer audit programme.
Ainsi, les régions peu denses d'Etelämanner accueilleraient, sur leurs façades océaniques, une base de lancement. S'y ajouterait des installations d'assemblages et de maintenance. Les usines Halviennes, sur la rive nord de la Manche Blanche recevrait les installations nécessaires à la conception des missions spatiales ainsi que des différents lanceurs spatiaux ou charges utiles nationales. La province de Kyli se verrait elle dotée du centre de contrôle spatial chargé du suivi des missions actives et des lancements une fois une certaine altitude atteinte. Enfin, les régions continentales, les plus dotées, actuellement, en industrie de pointe se verraient confiées la précieuse tâche de construire les différents éléments de lanceurs et de charges utiles sans s'occuper, comme indiqué, de leur conception.
Si l'ensemble peut paraître peu efficient par sa décentralisation, Jaka Lakkas l'a justifié par la nécessité d'une répartition équitable. Bien. Un programme spatial, mais pour quoi faire ?
Tanska ne serait pas la première. Là n'est pas l'idée. Loin de là. A l'Hôtel de Sven l'Afaréen (immeuble accueillant le cabinet de la première ministre) ce choix est justifié par la nécessité de donner de nouveaux débouchés aux industries de pointes, par la volonté de mieux comprendre le fonctionnement de la Terre, de faciliter l'observation, l'analyse et la surveillance des territoires en particulier dans le cadre de programmes de reforestation ou encore pour l'agriculture. Scientifiquement, cela viserait aussi à des analyses de la Terre de façon plus générales, des services qui pourraient ensuite être revendus à d'autres états.
Cette partie scientifique trouverait son apogée dans le lancement, complètement hypothétique et que le gouvernement se cache bien de réellement évoqué, d'une station spatiale habitable et habitée en orbite basse. Les projets naissants évoquent pour le moment un volume habitable qui totaliserait 200m^3. Il est inutile de vous préciser qu'en l'absence de tout lanceur à disposition, tout programme de station apparaît jusqu'ici complètement dépassé, futuriste, ou vendeur d'un espoir et d'un programme des plus ambitieux que la République ait vu naître.
Le ministère de la Défense Nationale s'est, jusqu'ici, gardé d'évoquer toute possibilité d'exploitation militaire de toute capacité précisant que "Nous n'avons pas vocation à militariser des milieux qui ne le sont pas encore". Mais si l'espace le devenait ? Nous n'avons pas eu de réponse.
Le Canal KylienLe projet qui divise par excellence. D'une importance capitale, il est aisé à comprendre mais toute forme de consensus semble inexistant. Si "Un pays, un centre" s'y oppose évidemment par les dépenses démesurées qui seraient effectuées loin de la capitale, le Parti Fédéral de la majorité n'est lui pas uni. Il paraît peu surprenant de dire que la construction d'un tel canal, en tant que tel, irait à l'encontre absolue de l'Egalité fédérale. Différents ministres, à commencer le ministre de l'économie, Svend Skaarup, ont certes tentés de justifier cela pour des raisons commerciales évidentes tout en précisant que les travaux de conceptions, les machines et une partie du personnel seraient fournis par les autres provinces, l'idée ne convient pas.
L'opposition, aussi bien au sein du Front Socialiste que dans le Parti Fédérale - sans parler de l'Union des Indépandistes Kylien qui s'y oppose fondamentalement - reconnait les intérêts économiques d'un tel canal reliant les mer de Leucytalée et de Blême. Pour le ministère de la Défense nationale, une telle unification maritime solverait un nombre de problème incommensurables. Reste-t-il encore que la question de l'égalité fédérale pose problème. Hier, un conseillé du front socialiste que j'interrogeais me répondait sur la question avançant que "Peut-être le gouvernement devrait-il chercher des financements étrangers ?". Affaire à suivre.
La résolution de ces interrogations devrait survenir dans plusieurs jours sinon semaine en raison d'importantes consultations devant avoir lieu dans les territoires mais aussi avec de possibles partenaires.