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[Conseil de Sécurité] – ONC - Page 2

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Logo de la Présidence de l'ONC

Projet de motion
Relatif à la création d'une agence de sécurité de l'ONC et d'un tribunal international complémentaire.


Logo potentiel de l'agence I.B.C
Avec cette motion, le représentant novigradien espère renforcer les prétentions de l'ONC à mener une justice internationale dans le monde libre.

Proposé par : Konstantin Ivanov, haut-représentant novigradien au sein de l'Organisation des Nations Commerçantes.
Date : 11 juillet 2011

Préambule au vote :



Cette proposition fait suite à la motion portée par les représentants de l’Alguarena et relative à l'instauration d'une liste commune de criminels recherchés et l'internationalisation de certaines décisions de justice locales. Considérant la montée à l’international d’une hostilité envers l’ONC et la recrudescence de la piraterie en mer, nous proposons la mise en place d’une agence annexe en charge de la lutte contre la criminalité à l’encontre des ressortissants des états-membres de l’ONC.

Constatant les difficultés organisationnelles qu’impliquent une mobilisation sous pavillon national des forces de sécurité des états-membres. Nous jugeons que la création d’un telle agence serait bénéfique pour le traitement des affaires qui ne requièrent pas une intervention militaire de grande ampleur.

En outre, nous proposons la création d’un organisme de droit international du nom de « International Bureau of Crime » (I.B.C) sous le patronage exclusif de l’Organisation des Nations Commerçantes. Les objectifs déclarés de l’IBC seront :

• La traque et l’arrestation des individus recherchés pour des crimes à l’encontre des Etats-membres de l’ONC.
• La lutte contre les actes de piraterie et la protection des voies commerciales maritimes de l’ONC.
• La lutte contre les actes de piraterie dans les airs et la protection des vols civils et commerciaux de l’ONC.
• La protection des bureaux physiques de l’ONC, de son Président et des représentants permanents.
• La mise en place d’un réseau de coopération policière entre l’ONC et les états extérieurs à l’organisation.
• L’identification et l’arrestation des criminels internationaux accusés de « crime contre l’humanité » par l’ONC.

En ce sens, nous souhaitons octroyer une habilitation à l’usage de la force aux futurs agents de cet organisme ainsi qu’une reconnaissance et une pleine coopération de la part des forces policières des États-membres de l’ONC. Afin de garantir une bonne représentation des intérêts des États-membres, nous proposons la nomination d’au moins un enquêteur par État-membre. Les capacités matérielles seront donc directement fournies par les États-membres.

Toujours dans l’esprit de mise en œuvre d’une politique de répression à l’encontre de ceux qui souhaitent s’en prendre à nos ressortissants. Nous accompagnons cette motion d’une seconde proposition complémentaire : la création d’une Cour Internationale de l’ONC afin de donner des moyens à l’IBC pour mener à bien sa mission. Cette cour de justice sera bien évidemment composée d’un magistrat-représentant par État-membre garantissant ainsi la pleine légitimité de la justice de l’ONC. Enfin, cette manœuvre serait un atout de plus pour garantir le soft-power de notre organisation.

Proclamation des résultats et synthèse des votes soutenus par les états membres de l'ONC :


POUR: NOVIGRAD, LOFOTEN, ALGUARENA, JASHURIA, YOUSLEVIE

CONTRE:

ABSTENTION: BANAIRAH, PERONAS, FORTUNA, VOGIMSKA, YUHANACA

Le texte de projet de loi est EN COURS

Synthèse des logiques partisanes POUR le projet de motion:



Synthèse des logiques partisanes CONTRE le projet de motion:

Synthèse des logiques partisanes S'ABSTENANT sur le projet de motion:


426
presidenceon


Position des Provinces-Unies au sujet de la motion présentée par la République Fédérale du Novigrad:
Pour


Søren Silvertrupp :

"Nous soutenons activement la proposition de notre estimé collègue Konstantin Ivanov, haut-représentant novigradien. Nous gageons que les Provinces-Unies, réputées pour la qualité de leurs services de renseignements et de leurs forces de sécurité, mettrons leurs ressources et leurs informations à la disposition de l'I.B.C si elle voit le jour.
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Position de la Fédération d'Alguarena

Portrait Ichtaca Divigracia
Ichtaca Divigracia est le représentant officiel de la Fédération d'Alguarena auprès de l’Organisation des Nations Commerçantes.


Position actuelle : POUR

Dans la cohérence la plus totale avec l'esprit justicier qui a animé notre dernière proposition de vote, autour de l'identification des criminels internationaux et le financement des aides à leur capture, la Fédération d'Alguarena soutiendra à travers ma voix, le projet porté par le haut-représentant novigradien au sein de l'Organisation des Nations Commerçantes, Konstantin Ivanov. Nous sommes même tentés, à travers notre démarche d'identifier des financements à la capture de criminels internationaux et la sienne, portée sur la pénalisation des actes répertoriés, d'assimiler les deux propositions aux votes que nous vous demandons humblement d'identifier comme un tout à la mise en application des présents textes.
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Position de la Troisième République du Jashuria

pasan
Pasan Sakda est le délégué jashurien auprès de l’ONC. Il siège à l’ONC au nom de la République des Deux Océans


Position actuelle : POUR

Le 11 juillet 2011, la Troisième République du Jashuria, représentée par l’honorable Pasan Sakda, délégué jashurien auprès de l’ONC, a rendu son verdict concernant la proposition de monsieur Konstantin Ivanov, représentant novigradien à l'ONC.

A mesure que notre organisation se forge une destinée commune sur la scène internationale et que nos partenariats se renforcent, la proposition de l’honorable Konstantin Ivanov, représentant novigradien à l'ONC s’inscrit dans le prolongement des actions menées jusqu’ici pour faciliter la coopération entre les pays-membres de l’Organisation des Nations Commerçantes. L’enjeu de la constitution d’une cellule de recherche internationale, dont le nom reste à débattre, est crucial pour mener à bien cette idée d’intégration poussée entre nos pays.

Les arguments avancés par le Novigrad visent à la création d’une agence internationale spécialisée dans la traque et la mise sous les verrous des criminels recherchés dans les pays-membres de l’ONC. Ces dernières années, l’internationalisation du crime organisé est devenue l’un des fléaux du monde moderne. Nous ne comptons plus les actions menées par la justice au niveau national, pour déraciner les circuits mafieux, qui achoppent de manière désastreuse pour des questions de droit international car les prévenus ont réussi à passer la frontière, ou à externaliser suffisamment leurs activités illégales pour passer entre les mailles du filet.

Car il ne faut pas nous y tromper. Si la capture de criminels de guerre est un sujet important, le principal intérêt de cette proposition est de pouvoir mutualiser les données et les recherches sur les agences criminelles ayant un pied dans plusieurs pays. L’internationalisation du crime organisé, allié à la connaissance de plus en plus poussée des criminels sur nos méthodes et sur les faiblesses de notre système judiciaire nous conduisent mécaniquement à renforcer à la fois notre arsenal juridique national et à déplacer le champ de la recherche des criminels et de leurs réseaux sur le plan international. La création d’une agence internationale, capable d’opérer à une échelle plus large, est un argument de poids pour que nos pays puissent traiter le mal à la racine et extraire les mauvaises herbes avant qu’elles n’aient le temps d’essaimer dans d’autres secteurs.

A ce titre, et au vu des arguments exposés par le Novigrad, la Troisième République du Jashuria émet un avis favorable à la création d’un organisme de droit international du nom de « International Bureau of Crime » (I.B.C) pour les Etats-membres de l’Organisation des Nations Commerçantes. Les objectifs déclarés de l’IBC, ainsi que les éléments présentés par le représentant Ivanov, ont reçu l’approbation du Cercle Intérieur et la Troisième République du Jashuria est prête à soutenir pleinement cette initiative et à financer la création de cette agence internationale afin de faciliter la traque et l’arrestation des individus recherchés pour des crimes à l’encontre des Etats-membres de l’ONC.

La seconde proposition, à savoir la création d’une Cour Internationale de l’ONC afin de donner des moyens à l’IBC pour mener à bien sa mission ; reçoit aussi l’approbation des autorités jashuriennes.

Nous encourageons vivement les Etats-membres à voter sans réserve une telle proposition, qui va dans le sens d’un rapprochement de nos pays.


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Prise de parole de la Représentante youslève à l'ONC

Erlanah Hartys
Erlanah Hartys est la nouvelle représentante de la Youslévie à l'ONC depuis que Thaumas Emond ai décidé de démissionner afin de concourir à la direction du Conseil de la RFY aux élections législatives de 2014.



Chers membres du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Commerçantes,
Mesdames, Messieurs,

La République Fédératrice de Youslévie souhaite attirer l'attention sur la situation actuelle en Afarée, plus particulièrement concernant les épouvantables événements au sein de la République du Diambée. Nous assistons actuellement à ce que nous pouvons considérer comme, au moins, à un nettoyage ethnique ou, au pire, à un génocide. Les musulmans se font actuellement massacrer et expulser avec une minutie et une efficacité qui défie les lois de la logique et laisse penser que si les Diambéens continuent sur cette voie, il n'y aura plus un musulman en vie d'ici quelques semaines.
De plus, la gestion de cette crise par l'Union Absolue de l'Afarée ne peut que nous rendre encore plus inquiets. Deux millions de musulmans du Diambée sont à la porte du pays et risquent d'être obligés de le quitter pour rejoindre les autres pays membres de l'UAA. En plus de donner raison aux génocidaires diambéens , cette réception massive risquera de déstabiliser l'équilibre fragile dans ces pays et beaucoup d'éléments nous laisse à penser que les évènements du Diambée ne seront bientôt plus isolés.
Le chaos provoqué par le régime militaire de Moussa Diango ne doit pas se propager dans l'ensemble de l'Afarée. Il est donc urgent de mettre le holà à cette zizanie que nul ne semble en mesure de stopper aussi bien au Diambée qu'à l'UAA.

Il est évident qu'aujourd'hui l'Organisation des Nations Commerçantes est l'un des seuls organes capable à la fois d'enrayer l'engrenage génocidaire au Diambée et de raisonner l'UAA en apportant une solution crédible et réalisable à cette crise. Je le répète, il en va de la sécurité d'un continent entier, et par conséquent de l'ensemble de l'équilibre fragile que nous tentons de conserver à l'échelle du globe. De plus, si nous n'agissons pas, d'autres le ferons à notre place, sans doute pas pour le meilleur.

Nous proposons donc d'établir conjointement une motion qui, en premier lieu, définira les agissements au Diambée pour les condamner avec la plus grande fermeté. Pour la République Fédératrice de Youslévie, il semble évident que nous sommes face à des actes commis dans l'intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux - ici les musulmans Diambéens - soit un génocide.
Il nous semble aussi évident que les instigateurs de ce génocide sont connus. Le premier responsable est Moussa Diango, leader du régime militaire à l'origine de ce massacre. Il doit donc répondre de ses crimes devant un tribunal. Nous proposons donc l'ajout de Moussa Diango ainsi que des principaux commanditaires de ce génocide sur la liste des personnes actuellement recherchées par le BUREAU INTERÉTATIQUE DE LUTTE CONTRE LES CRIMES INTERNATIONAUX.
Enfin, la République Fédératrice de Youslévie propose un embargo total de l'Organisation des Nations Commerçantes à l'encontre de la République du Diambée.

Pour conclure, la République Fédératrice de Youslévie souhaite transmettre son plein soutien aux musulmans diambéens et exhorte les autres États, membres de l'ONC ou non, à prendre leurs responsabilités.

Merci de m'avoir écouté.
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Position de la République de Miridian

Position actuelle : POUR

Dans un premier temps nous aimerions remercier Madame Erlanah Hartys représentante de la Youslévie qui a mit un sujet de grande importance sur la table. L'État autocratique et autoritaire mis en place au Diambée et dirigé par le dictateur Moussa Diango est coupable d'un genocide sur son propre peuple. Il est évident que cette épuration ethnique visant la communauté musulmane révèle la nature violente et barbare d'un régime qui se maintient au pouvoir par la haine et la force. Comme l'a fait remarqué la représentante youslève en parallèle de ce drame humain, l'UAA organisation nouvellement créer à fait preuve d'un amateurisme et d'une naïveté confondante que je suspecte d'être de la complaisance. Leur gestion enfantine de la crise l'a aggravée et amplifiée avec de nombreuses hésitations accompagnées in fine par une décision irréfléchie et court termiste. Les pays afaréens encore pour la plupart en voie de développement ne sont pas prêt ni socialement ni financièrement pour un tel afflux de réfugié. Tellement préoccupés par vouloir donner une solution rapide au problème l'UAA ne semble pas avoir pris le temps de réfléchir si sa solution n'était pas en réalité aussi grave que le problème. La population musulmane en Diambée ne souhaite pas l'exil mais de vivre en paix dans ce qui est leur pays. Or pour cela la condition est chute du régime militariste de M Diango. Cette crise révèle la profondeur fracture qui sépare l'afarée, encore en proie à des conflits ethniques et dont les pays font pour la plupart preuve d'une incompétence ahurissante.

Avant toute volonté d'engagement il convient à nos yeux de réfléchir si une telle chose sert nos intérêts. Or la violence dont à fait preuve le Diambée ainsi que sa dimension militariste nous pousse à penser qu'il agira à l'avenir en agent de déstabilisation du continent afaréen. Dans le cas où le Diambée poursuit son développement économique et millitaire il pourrait à terme exporter sa haine des musulmans à l'étranger menaçant l'équilibre entier de la région. Voilà pourquoi comme l'a déjà noté la Youslevie nous encourageons la mise en place de mesures fortes.

Concernant la condamnation du génocide à travers un communiqué, nous l'approuvons. De plus nous validons aussi le fait que les commanditaires de ce génocide soit inscrits sur la liste des personnes recherchées par le Bureau Interétatique de lutte contre les criminels internationaux. Pour ce qui est de l'embargo sur le Diambée là aussi nous sommes d'accord. Enfin en plus de toutes ces mesures je propose au conseil de sécurité de procéder à un blocus naval du Diambée. Ce dernier étant faible navalement ne pourrait mettre en danger nos forces navales. De plus grâce à cette mesure, les transferts d'armements ainsi que le commerce vers l'étranger du Diambée seront suspendus. Cela permettra de fragiliser l'économie du pays et par ce fait de fragiliser le régime de Diango. Le tout en empêchant les transferts d'armements qui pourrait renforcer l'armée nationale du Diambée.

Merci pour votre attention
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Position des Provinces-Unies du Lofoten

Mary Alice Lockwood
Mary-Alice Lockwood, ambassadrice lofotène auprès de l’ONC. Elle siège à l’ONC au nom de la République Fédérale des Provinces-Unies du Lofoten depuis 2011.


Position actuelle : POUR

Nous souscrivons pleinement à la déclaration de notre estimée collègue de la république de Youslévie. ces faits, s'ils sont avérés, relèvent clairement de crimes contre l'humanité et constituent à nos yeux, un motif légitime, à minima, de condamnation ferme et entière, ainsi que l'inscription des responsables politiques ayant participé, initié, ou même couvert de telles activités génocidaires aux personnes recherchées par le BUREAU INTERÉTATIQUE DE LUTTE CONTRE LES CRIMES INTERNATIONAUX.

Dans ce cadre législatif, les Provinces-Unies proposent de mettre à disposition les services juridiques adéquats pour une telle traduction en justice, et de mettre en place une Commission d'Enquête Spéciale, afin d'investiguer sur les potentiels crimes et atrocités commises, de récolter preuves et témoignages en ce sens. Des agents spécialement formés à ce genre d'activités, qui ont déjà enquêté sur les crimes commis par les dictateurs prodnoviens, loduariens ou kroniens, pourront être dépêchés sur place quand cela sera possible.

Nous souscrivons à l'idée d'un ensemble de sanction économiques contre la République du Diambée et visant plus spécifiquement son gouvernement. Nous proposons également la mise en place d'une vaste opération humanitaire et sociale, dans le but de soulager et d'aider les victimes et populations civiles victimes d'exactions et de soulager les souffrances du peuple de Diambée.
En outre, le Diambée est voisin du Mandrarika, une autre zone explosive aux mains de seigneurs de guerre réputés ultra violents, qui a été ensanglanté pendant de nombreuses années. La région semble donc extrêmement instable et être le théâtre de violences perpétuelles inouïes. Afin d'éviter la contagion et de contenir les massacres de masse, à défaut d'une intervention directe, peut être devrions nous contacter d'autres nations alentours afin de mettre en place une coalition pour le maintien de la paix dans la région ?




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Position de la Fédération d'Alguarena

Ichtaca Divigracia
Ichtaca Divigracia, représentant fédéral pour l'Alguarena au sein de l'Organisation des Nations Commerçantes.


Position actuelle : POUR

La Fédération d'Alguarena souscrit pleinement au projet d'inscription du dirigeant Moussa Diango parmi les personnes recherchées par le Bureau interétatique de lutte contre le crime international. Toutefois en l'absence d'une quelconque enquête et investigation au Diambée, la Fédération d'Alguarena pense ne pas préciser davantage la désignation des charges retenues contre l'actuel dirigeant du Diambée, si ce n'est qu'il s'est manifestement rendu coupable de crimes et exactions contre des populations civiles, manifestement en raison de leur religion.

Il appartiendra à des enquêteurs et un juge désignés, de déterminer l'ampleur des crimes commis ainsi que que de préciser les motivations exactes qui les ont animées.

Pour contribuer, et à fortiori inciter à l'arrestation du chef de la junte diambienne Moussa Diango, la Présidence Fédérale consent à proposer trois millions de pesetas alguarenas (3 000 unités monétaires internationales) à partager entre les acteurs notables de sa capture, dès lors que ce dernier serait livré au présent bureau.
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Athina Ditripa, représentante de la Youslévie à l'ONC

C'était un petit évènement qui était en train d'arriver au Conseil de Sécurité de l'Organisation des Nations Commerçantes. Pour la première fois depuis la victoire du NPN (Néo-Partido-Nacionalista) aux législatives et l'arrivée d'Hemeraldo Vera à la tête de l’État en Youslévie, la délégation de la RFY allait prendre la parole. Ouvertement ONCeptiques, Vera et les néo-nationalistes youslèves avaient montrés leur défiance envers l'alliance notamment en ne prenant pas la parole au Conseil de Sécurité depuis plus de trois ans, soit le début du mandat de Vera.

La coopération avec certains des autres États-membres ne s'était pourtant pas arrêté. Au contraire même, les exercices et opérations coups de poings en collaboration avec l'amiral Deria, l'Empire Confédéral Uni ou même Velsna n'avaient jamais été aussi importants, en récurrence comme en implication pour la Youslévie. Toutefois, la République Fédératrice de Youslévie s'était bien gardée de mettre en place ces opérations dans le cadre de du traité de Novigrad et les officiels interrogés sur la question ont soutenus à maintes reprises que ces associations auraient eu lieu même sans l'ONC.

C'était donc une totale surprise de voir Athina Ditripa, qui avait brillé par son absence, lever la main pour demander la parole durant cette assemblée ordinaire du Conseil de Sécurité. Contrairement à ses prédécesseurs qui s'étaient toujours employés à parler dans la langue diplomatique d'usage. La diplomate parla durant tout son discours en youslève, obligeant donc ses homologues étrangers à prendre dans la précipitation les casques de traduction à leur disposition.


Athina Ditripa a écrit :
Chers membres du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Commerçantes,
Mesdames, Messieurs,
Vos Excellences,

Je prends la parole aujourd'hui devant vous pour vous faire part des inquiétudes de la République Fédératrice de Youslévie vis-à-vis de la situation en Messalie. Chers homologues non-Eurysiens, je peux tout-à-fait comprendre que ce qui se passe chez nous ne recueille que peu de grâce à vos yeux mais je vous prierai tout de même d'écouter avec la plus grande attention ce que nous avons à vous dire, il en va de la Paix et la Prospérité, deux des valeurs fondatrices de notre organisation.

La Messalie est donc sous la menace de groupes terroristes d'ultra-droite qui fomentent un coup d’État contre les actuelles instances étatiques messaliotes. Ces fascistes sont actuellement en train de prendre des forces dans l'ombre, mais aussi en pleine lumière, notamment par l'intermédiaire de leur principal bras politique, le parti de l'Olivier. Ce groupe prépare le terrain pour une prise de contrôle de la société messaliote dans la violence. Nous ne nous basons pas sur de simples doutes, ni même sur une intime conviction, nous avons des preuves de ce qui se prépare en Messalie. Notre réseau d'informateurs ainsi que des contacts au sein de ces groupuscules nous ont fait part de leurs inquiétudes concernant les véritables motifs de l'Olivier et de ses membres. Nous sommes par ailleurs prêts à vous les fournir au moment opportun.

Bien que nous n'ayons absolument aucune empathie pour les dirigeants actuels en Messalie nous, Youslèves, ne pouvons, en tant que Nation sœur, laisser les citoyens messaliotes à la merci d'une menace. Il est du devoir de la Youslévie de protéger la civilisation hellène de ceux qui chercheront à lui nuire, l'Olivier y compris. Il est également de notre devoir de protéger les intérêts économiques de l'ONC en Eurysie du Sud. Je sais d'ailleurs que mes chers homologues Antériniens et Fortunéens seront tout à fait d'accord avec moi. Nous ne pouvons laisser cette région retomber dans l'obscurantisme comme à l'époque de la dictature eurycommuniste de Baldassare Calabraise au Kronos. Nos efforts pour rendre cette région à nouveau attractive et prospère ne peuvent s'effondrer tel un château de cartes à cause d'un groupe terroriste profitant des errements d'institutions corrompues et dysfonctionnelles.

Par conséquent, nous estimons qu'il est important de montrer que la plus puissante alliance au monde fasse preuve de la plus grande fermeté envers l'Olivier ainsi que les groupes d'extrême droite en Messalie et mette le gouvernement messaliote face à ses responsabilités. Nous demandons donc l'inscription de l'Olivier, ses mouvements de jeunesse et tous les autres organes affiliés à ce pseudo-parti au registre des associations terroristes. De même, nous entamons les démarches nécessaires pour inscrire le leader oliviériste Régis Tomaso sur la liste des personnes recherchées dans le cadre du Bureau Interétatique de Lutte contre les Crimes Internationaux.
Nous savons pertinemment toutes les implications derrière nos accusations et nos propositions. Nous avons également conscience du danger que constitue l'Olivier et ses sbires, c'est pourquoi nous prenons ces mesures que certains considéreront drastiques mais qui, je vous l'assure, ne constituent que la première étape d'un grand plan que nous n'hésiterons pas à mettre à exécution si nous n'obtenons pas gain de cause auprès du gouvernement messaliote. Nous nous adressons directement à M. Tomarels et l'exhortons à réagir rapidement, à reprendre son pays en main et à se tourner vers les valeurs ancestrales messaliotes afin de ne pas rentrer dans les livres d'histoire comme celui qui aura fait sombrer son pays une énième fois dans la crise. Sachez par ailleurs que l'Olivier et Régis Tomaso sont d'ores et déjà inscrits sur la liste noire du Service de Sûreté et de Renseignement Extérieur Youslève. Nous transmettrons les fiches correspondent au BULCI dans les plus brefs délais.

Je n'ai rien à ajouter si ce n'est vive la Youslévie et la Messalie hellènes. Merci de votre attention.

Alors que Athina Ditripa s'éloigne du micro, un ange passe dans la grande salle accueillant le Conseil de Sécurité. Les autres représentants ONCiens se regardent avec stupéfaction. Il aura fallu attendre longtemps avant d'entendre le son de la voix de Ditripa mais beaucoup étaient déjà nostalgiques de son mutisme.
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Dossier Messalie (Session privée)

Intervention de la délégation velsnienne



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Intervenant: Son excellence Alessandro Benedetti, Sénateur, légat de la Grande République pour l'ONC et chargé de communications pour les relations ONC-OND.


C'était la première session du Conseil de Sécurité depuis l'adhésion de la cité velsnienne au sein de l'Organisation des Nations Commerçantes. Pour l'occasion, bien qu'étant davantage habitué au costume trois pièces, son excellence Benedetti arborait une toga traditionnelle fortunéenne, encore visible dans certains rangs du Sénat des Mille de Velsna de nos jours, mais de plus en plus rare.

La convocation de cette session n'avait pas été sans surprendre le légat velsnien pour l'ONC, d'une part en raison de la rareté des occurrences de la délégation youslève, qui n'avait guère figurée depuis longtemps au Conseil de Sécurité, mais également pour la raison invoquée dans l'intitulé de la la réunion, qui sortait grandement de l'ordinaire. Si la Messalie faisait l'objet d'un certain interêt aux yeux des autorités velsniennes, principalement sur motifs économiques, l'énoncé des revendications youslèves était particulièrement ambitieux, voire téméraire. Un langage qui parlait assez peu à une diplomatie velsnienne, d'ordinaire habituée à avancer ses pions de manière plus prudente.

L'usage de la langue youslève avait quelque perturbé le sénateur et légat Benedetti, qui ne parlait guère d'autre langue que le velsnien standard, et pouvait comprendre quelques bribes de fortunéen classique. Il se tourna vers sa traductrice, quelque peu confus:
- Anna. Quelle est donc cette langue appossible à parler ?
- Je...je crois que c'est du youslève excellence.
- Ah. Et pourquoi donc ?
- Parce que c'est la délégation de Youslévie.
- Ahhhhh, je vois. Je ne suis pas habitué à ces usages barbares, hésite pas à me reprendre dans leur langue si jamais...
- Ce sera fait, excellence.



Alessandro Benedetti a écrit :

Chère excellence,

Il va sans dire que nous sommes ébahis par votre éloquence, et touchés de l'attachement émotionnel que vous portez au patrimoine culturel de votre pays. Il est donc normal, à votre place, de vous soucier du sort d'une nation proche de la vôtre. Mais je pense qu'il nous faudrait davantage aborder la question massaliote sur un autre angle que celui de la culture et de la politique. Qu'est-ce que la Messalie ? Que signifie t-elle pour nous autres, membres de l'ONC. Chacun d'entre nous aura une réponse différente à vous apporter. Dans le cas de ma délégation, je puis donc vous dire ceci: la Messalie est un pôle économique en Eurysie de l'est, dont il faudrait tôt au tard nous intéresser. Il s'agit de l'une des premières bourses d'échange du continent, assorti d'une économie dynamique garantie par un droit du travail quasi nul. A ce titre, oui, la Messalie nous intéresse. Mais est-ce le cas pour cette formation politique que vous décrivez: l'Olivier.

Excellence Ditripa, nous sommes entièrement disposés à vous écouter et à vous entendre, à propos des éventuelles preuves d'une tentative de coup d'état imminente de la part de cette formation politique. Mais jusqu’à preuve du contraire, l'Olivier a des airs d'un parti de droite dure populiste comme il en existe partout ailleurs dans le monde, y compris dans nos propres pays membres: en Alguarena, chez nous à Velsna, en Youslévie... pourtant, il n'est pas venu à notre esprit l'idée de les interdire pour le moment. Pourquoi donc devrions nous être davantage inquiets par l'Olivier que par des formations qui partagent leurs traits à la ride près chez nous ? La comparaison avec le régime de Kronos est peu flatteuse, il est vrai, mais je pense que le contexte est ici largement différent. Nous n'avons pas puni Baldasare Calabraise sur de simples suspicions de coup d'état, nous l'avons puni sur base de preuves véritables de l'existence de camps de travail en premier lieu, et pour son statut d'ennemi du commerce et du bon sens de l'autre. Or, l'Olivier n'a encore fait ni l'un, ni l'autre. A titre personnel, je ne serai inquiet de l'Olivier que lorsque ceux-ci auront un programme économique foncièrement incompatible avec les idéaux de l'ONC, et que cela nous rendra la tâche de commercer avec cette place financière impossible. Là encore, cela n'a pas l'air d'être le cas, et ceux ci ont l'air de se montrer très malléables sur la question. Ils paraissent protectionnistes au premier abord, mais je pense qu'il suffit de gratter un peu pour voir en eux de parfaits capitalistes... partir de l'instant où les étrangers ne viennent pas de trop loin.

Pour ces deux raisons, donc, je pense que le fait d'inscrire les leaders de l'Olivier sur la même liste que des criminels de masse tels des Calabraise ou des Diango est quelque peu exagéré pour l'instant, mais cela ne veut pas dire que nous n'avons pas un contre-avis à vous proposer, et qui ne pourrait pas vous intéresser. L'argument de la dangerosité de l'Olivier aura du mal à passer, je le pense, y compris vis à vis du reste du monde. Mais il y a toujours une autre solution...

Nous sommes l'ONC: notre organisation a été constituée afin de réguler et de contrôler des grands flux commerciaux. Et si nous commencions à prendre le problème messaliote par là ? La Messalie est riche, elle est prospère...et vulnérable. Vous parliez d'un "grand plan", excellence. Il se trouve que nous avons réfléchi à la question, nous aussi, et que nous pourrions tous y trouver notre compte, si la Messalie était dirigée par des individus plus...dociles. Vous, vous auriez votre Messalie héllène, et nous, nous aurions notre part du gâteau, et j'estime que nous n'avons pas besoin de l'argument de l'Olivier pour commencer à mettre en place nos pièces d’échecs. Au contraire: des oliviéristes fidèles seront plus utiles que des olivieristes morts. C'est une question de contrôle, et de soutien populaire. Or, force est de constater que l'Olivier est la deuxième force politique de ce pays, et qu'une interdiction de cette formation, à ce stade de popularité, n'aura pour résultat que le déclenchement de troubles sans précédent, et contre-productifs. Et il m'étonnerait que les messaliotes veulent de votre "hellénisme" après un tel grabuge. C'est pour cette raison que vous devriez les rallier à votre projet, plutôt que de vouloir éliminer une faction aussi puissante.

Reste à nous trouver une autre excuse pour intervenir, et qui cadrerait un peu mieux avec la position historique de l'ONC. Et il se trouve que j'en trois deux très distinctes. En premier lieu, nous pourrions reporter les accusations d'instabilité sur une autre formation politique, d'un type auquel nous sommes davantage habitués. A tout hasard...un Parti Eurycommuniste réputé virulent fera bien mieux l'affaire pour intervenir. Pourquoi ne pas exiger l’interdiction des eurycommunistes messaliotes ?

Certes, c'est un bon début, mais c'est encore un peu maigre comme prétexte d'intervention. Non, il existe deux autres raisons pour laquelle Messalie est dangereuse, ce qui n'a pas été relevée dans votre intervention: son mode de gouvernement lui-même, et l'organisation de son économie. L'économie messaliote est d'une fragilité extrême, sans aucune forme de contrôle de régulation, même de mon point de vie très laxiste de velsnien, et qui prend la forme d'un ponzi, à peine dissimulé. Et si ce n'était que ça: la ville vit au rythme d'un suffrage censitaire, dans le cadre d'un scrutin d'où est exclue plus de 20% de la population de la cité. Ce motif de frustration d'une partie du peuple messaliote pourrait nous être extrêmement précieux, et un prétexte d'intervention plus solide que "l'héllénisme". Qui irait nous reprocher d'intervenir en Messalie sous le motif de rétablir une vraie forme de démocratie ? L'OND ? Elle est la première à le faire. Le Liberlintern ? Je pense qu'ils ont d'autres chats à fouetter. Si nous interdisons l'Olivier, on nous traitera de censeurs. Si nous intervenons sous prétexte d'imposer le suffrage universel en Messalie, nous serons des libérateurs. Le choix est simple, et je choisis la deuxième option.

Maintenant, je puis me permettre de poser cette question: quelle forme prendrait une intervention hypothétique en Messalie, et quels "ajustements" nous pourrions opérer là-bas, qui rendraient une telle manoeuvre rentable. Car il ne faut pas oublier que les autres pays intervenant à vos côtés, excellence, doivent y trouver leur compte. Au titre de ma cité, je puis déjà dire que nous serions très intéressés par une éventuelle redistribution des obligations du Conseil d'administration messaliote au profit des éventuels pays intervenants. Ainsi que d'une "restructuration" de la Banque Océane, qui pourrait s’apparenter à une mise sous tutelle temporaire. Sur le plan politique, si nous instaurions un suffrage universel, il nous faudrait du temps pour appliquer des réformes nous profitant. C'est pourquoi il faudrait adjoindre à ce nouveau système, et pour une courte période, un petit conseil exécutif muni de pouvoirs élargis, qu puisse gouverner par décret le temps de stabiliser la Messalie. Il nous faudrait des Hommes charismatiques, populaires, qui dégagent une aura...un petit groupe d'Hommes providentiels, si vous préférez. Nous en avons déjà quelques uns en réserve: Francisco Déria, Mogador Altarini, Salvatore Lograno... et bien d'autres. A terme, nous laisserions une coalition composée d'héllènes, de membres de l'Olivier et d'autres formations dociles au gouvernement, toujours sous la surveillance conjointe de l'Antérinie, de la Youslévie et de Fortuna. Mais ce ne sont là que des vues de l'esprit pour le moment, et nous demandons votre avis quant à cette approche.


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Henri de Saint-Cyr-de-la-Tour// Làzàre Jànos, député hongrois.

D’ailleurs, Excellence Ditripa, à propos de Messalie.

Le représentant antérinien écoutait attentivement ce qu’avait à dire l’émissaire de la Youslévie ; et pour être tout à fait honnête, il ne s’attendait certainement pas à ce que se soit elle qui prenne la parole la première. Après tout, son gouvernement, populiste et hélléniste se montrait assez réticent à l’idée de jouer un jeu modérément multilatéral ; la Youslévie est l’enfant terrible de l’O.N.C ; elle se veut indépendante, mener une politique d’envergure tout en en ayant pas les moyens. C’est d’ailleurs pour ça que Vera, le Premier ministre, ne fait qu’aboyer sans pour autant mordre ; l’économie youslève est stimulée par le marché onécien, sa défense est assurée par la flotte de la Sérénissime tandis que sa diplomatie est crédible grâce à la carte de l’O.N.C, précieux atout. Seulement, si pour l’Antérinien les Youslèves essayaient de tirer le plus de gloire de l’O.N.C sans trop se mouiller ; expliquant ainsi la rhétorique farouchement souverainiste et la promotion de unilatéralisme que semble atteindre la droite locale sans pour autant dédaigner les « sorties », les démonstrations de force qui flattent tant l’orgueil national qu’elles n’effraient les nations riveraines pour la plupart dénuées d’armée de mer et incapable de pouvoir s’opposer ni même condamner la puissante O.N.C, qui avec l’intégration de l’Antérinie, mets dorénavant la main sur tout l’Ouest leucytaléen ; la Patria Rhêmiana.

Après tout, Vera a pu se pavaner avec son croiseur devant Karty, il a pu bloquer le détroit avec la tacite bénédiction ou du moins la généreuse complaisance de Deria ; c’est l’O.N.C qui permets à la Youslévie de rayonner, de briller et d’illuminer son « pré carré » ; sa zone de préséance hellénistique qu’on ne saurait lui enlever. Pour Henri, c’est même probablement l’une des bases du contrat implicite entre l’O.N.C et Vera ; nul ne touche à l’Σφαίρα youslève et au monde hellénistique en échange de sa fidélité vis à vis de l’organisation. Par ailleurs, la Youslévie se réserve un droit d’intervention, une guerre préventive en quelques sortes, visant à lui garantir son hégémonie vis à vis des États considérés comme hellènes ; une politique de l’identité qui vise à fédérer les bordures culturellement « impures », mélangées, métèques même, autour du kratos youslève. En échange, de cela l’O.N.C conserve son hégémonie dans le sud leucytaléen, d’autant que les économies des États membres s’imbriquent et s’emmêlent formant un vaste réseau bénéficiant aux grandes entreprises et aux États membres ; richissimes, un véritable club au sein du top 10, et même du top 20. Une cumulation de la puissance économique, militaire et culturelle poussée à l’absurde ; au grotesque ; les quatre plus grosses puissances financières de l’O.N.C représentent pas moins de 9.000 milliards de Produit Intérieur Brut ; dépassant de très loin l’Alternative Libertaire (le Lib’) ou bien l’O.N.D ; sympathiques chatons en comparaison des félins onéciens.

Mais pour l’Antérinien, le plus important était le commerce et l’image de la Confédération ; que le fanatisme de Vera s’abatte sur Messalie n’est pas un problème, qu’il pousse les Messaliottes à la guerre n’est pas un soucis ; après tout, que peuvent quelques dizaines de gendarmes face à une division youslève, antérinienne ou fortunéenne ; la guerre est peut-être la pire méthode pour arriver à ses fins, n’empêche qu’elle reste un moyen sur. Et puis, qui regretterait le sort de la bien malheureuse Messalie ; lorsque l’ogre loduarien sort ses crocs et qu’il se jette sur l’Antares pour le dépecer, nul ne réagit. Lorsque la puissance kah tanaise s’écrase de toute sa force sur l’Hostaline, les réactions restent médiocres. Lorsque la coalition anti-chandekolzanne mène une opération interarmes qui mène à l’annexion totale d’un État dépendant indirectement de la Couronne akaltienne, nul ne s’en émeut. L’ordre international s’effrite, tangue et menace de s’effondrer ; alors qu’auparavant seules les guerres civiles troublaient le repos du monde, les fanfares guerrières le réveillent avec fracas. Aussi étrange que cela puisse paraître, l’apathie guette ; les Grands ne s’inquiètent plus de la multiplications des conflits, tant qu’ils ne mettent pas en péril leurs intérêts. Les instincts prédateurs se réveillent ; Karty l’Isolée devient Karty l’Impériale ; la Superbe Antérinie, régnant dans une splendide isolation mène pas moins de deux blocus en seulement une année. La puissance réveille les appétits et rallume l’ambition, étincelant poignard s’apprêtant à frapper à n’importe quel moment. Dès lors, qui irait plaindre Messalie quand une guerre de grande ampleur menace de ravager une seconde fois Cramoisie, qui soutiendrait la Cité de la Baie face aux colosses ? Qui irait regretter publiquement sa mort institutionnel quand l’O.N.D ravage Carnavale ou que le Kah ruine la Krésétchénnie. Certainement pas la Confédération…

A moins que cette dernière ne soit lésée par le nouveau gouvernement en place ; depuis la victoire des Conservateurs lors des élections Générales de 2018, les entreprises privées sont devenues un relai pour l’influence antérinienne ; Terrabilis peut alimenter le trouble en Hernandie tant que ça profite à la Confédération. La preuve en est que les Magnats, les 20 familles, préfèrent défiscaliser massivement en Nouvelle-Antérinie. Carbonnex se forme, petit à petit, un véritable empire pétrolier ; d’abord au Kamaltapente puis au Salviensk, et finalement la filiale Transpex a pris le contrôle d’une partie des axes de communication messaliottes. Quant à Terrabilis, elle est trop influente à Messalie pour se permettre de voir des hellènes chercher à prendre le contrôle du pays avec des nationalistes ; les affaires sont les affaires et elle ne cédera pas la moindre de ses actions. C’est une louve et elle tient à ses « petits ». D’autant qu’elle commence, lentement mais sûrement à enserrer ses proies ; le monde agricole messaliotte ne saurait continuer à vivre longtemps sans faire face à ce monstre ; un Ovide changeant de forme, tantôt s’affirmant comme une entreprise, tantôt en se présentant comme le syndicat des agriculteurs ce géant antérinien s’apprête à métamorphoser ce petit monde ; cette petite domination des Esperanza et de leurs acolytes devait disparaître, mais en douceur, dans le calme des salons ouatés et des anti-chambres feutrées. Dans le silence des offices notariaux. Pas besoin des éclats et des esclandres, nul envie de scandales ; il suffit seulement d’être fin ; et le contexte géopolitique ne doit pas rompre trop vite l’équilibre actuel.

C’est en ayant cela à la tête que l’Antérinien tapota sur son micro, il vérifiait que ce dernier était bel et bien allumé. Tandis que devant lui une petite affichette galonnée d’or ; Son Excellence de Saint-Cyr-de-la-Tour y était apposé.

« Excellence Ditripa ; je me dois de rejoindre les propos de la Grande République ; nous ne pouvons précipiter les choses. Les intérêts économiques antériniens, et même ceux des groupes velsniens, ne peuvent être mis en péril pour une cause si juste. Vous le savez tout aussi bien que moi, dans les milieux d’affaires, un loup déjà installé dans une bergerie vaut mieux qu’un lion chassant des gazelles trop agiles. La subtilité doit prévaloir dans toute les situations ; mieux vaut patienter ; le climat social messaliotte se détériore à vue d’oeil ; regardez cette campagne spectaculaire ! Le Bien contre le Mal ; une compétition handisport de manichéisme. La société se fracture ; la situation se détériore et les sondages corroborent cela ; nécessairement les fascistes se battront avec les Conservateurs. Et c’est à ce moment là qu’il faut en profiter !

Laissez le climat se détériorer et nous atteindrons plus sûrement encore nos objectifs ; nous n’agirons non pas comme des impérialistes, mais comme des restaurateurs de l’ordre et de la démocratie. Qui pourrait venir reprocher à l’O.N.C de libérer un peuple du chaos ? L’O.N.D le fait bien à Carnavale, le Lib’ le fait bien en Krésétchénnie… Il faut seulement attendre que le fruit soit prêt à tomber. C’est là que nous agirons. Il faut à tout prix faire passer cette intervention pour légitime et se garantir de la non ingérence des autres blocs ; après tout la Leucytalée est notre chasse gardée, et nous entendons encourager les Kah tanais ou les Onédiens à reconnaître cela, il faut donc les empêcher de trop s’aventurer dans nos eaux et à se mêler de nos affaires ; et donc ne pas leur en donner le prétexte.

De plus, je pense Excellences, qu’il nous faut autre chose que des arguments moraux ; nous ne sommes pas des idéalistes, nous ne sommes pas des Rouges ! Mais nous sommes des chefs d’Etats pragmatiques et raisonnés. Calabraise a été chassé car il représentait une menace pour le commerce avec ses exercices maritimes hors de propos dans l’un des premiers nœuds commerciaux du monde. Moussa Diango commettait un génocide et se lançait dans de la piraterie ; il a tout de même essayé de s’en prendre à l’aviation antérinienne ! Tout les deux étaient des menaces pour la sécurité des routes commerciales. Il faut être pragmatique ; pourquoi devrions-nous envahir Messalie ? Qu’elle tombe aux mains du fascisme n’est pas un problème ; qu’elle attente à nos intérêts commerciaux le devient. Vous le savez peut-être mais Monsieur de Grace, le nouveau Premier Ministre antérinien, profite même de cette menace pour développer les zones industrielles antériniennes ; avec un peu de chance les semi-conducteurs tanskiens iront se délocaliser près de Saint-Jean de Luz ! Par contre, si l’Olivier, le P.E.M ou bien le P.C.D touchent à nos fleurons agricoles, logistiques ou énergétiques ; le sang coulera !

Dès lors cela nous amène à notre second point ; il nous faut nous assurer le soutien des élites politiques locales ; après tout les Républicains sont des mafieux, les Réformateurs des corrompus ! Qu’est-ce-qui nous empêche de nous acheter le soutien des Oliviéristes ou des Chrétiens-Démocrates ? La guerre, à l’heure actuelle n’est pas une solution, c’est une possibilité à envisager si les Oliviéristes se montrent trop souverainistes avec les mauvais groupes… C’est par là que nous devrions commencer ; pousser l’Olivier a parler grec, et à agir dans le sens de la Youslévie, pour ce faire nous pourrions peut-être lui monnayer notre soutien financier et politique ; après tout quand les plus grandes puissances parlent de l’Olivier comme le « parti de l’avenir », ils gagnent en crédibilité, surtout avec des investissements massifs dans les mairies qu’ils tiennent. Gagnant-gagnant ; quant à l’idéologie, et bien, c’est comme les promesses politiques ; elle n’a besoin que de peu de choses pour se briser ! Dès lors avant la guerre, il faut prioriser toutes les solutions diplomatiques pour dialoguer avec l’Olivier et lui faire miroiter le soutien de l’O.N.C en échange de quelques « ajustements » politiques qui soient conformes avec le libre-échange, les affaires et… bien entendu ; l’hellénisme. Après tout, ils ne sont plus à une pirouette près… N’est-ce pas ? 
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